Ghosted (S01)

Synopsis : La série suit les aventures de deux hommes recrutés pour enquêter sur les activités inexpliquées de Los Angeles, l’un croyant au surnaturel et l’autre étant sceptique.

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Pour commencer, je ne commence la série que parce qu’elle bénéficie depuis son annonce d’un buzz plutôt positif. Il faut dire qu’une sitcom qui ose s’aventurer du côté de la science-fiction et du surnaturel, ça m’intrigue, car on n’en voit que trop peu (je sais, je sais, je n’ai qu’à regarder Chuck et je serais servi pour la science-fiction). Son buzz positif, la série le doit à ses acteurs et notamment Adam Scott, qui portent déjà tout le comique de la série.

Le trailer était plus bon, mais je suis heureux de ne pas trop m’en souvenir : généralement, ça gâche la découverte d’une série en donnant toutes les scènes-clés, surtout pour une comédie. En même temps, il faut bien regarder pour se faire une idée de si ça peut nous plaire ou pas. Vous la sentez ma frustration des trailers ?

En tout cas, je suis prudent avec cette série, surtout qu’elle est diffusée sur la FOX, généralement plutôt connu pour être assez peu sympa avec les séries sortant trop des cadres – et en même temps, ce sont eux qui ont renouvelé Fringe à perte. Allez, je regarde et je vous dis ce que j’en pense !

L’avis sans spoiler : Avec un rythme vif, cette comédie parvient à faire sourire et provoque un ou deux rire. Les personnages sont rapidement introduits, de même qu’un fil rouge, qui fait hésiter entre une vraie série SF ou une comédie. Je suis curieux de voir la direction que Ghosted prendra car ils possèdent une intrigue digne d’une série plus longue. Les blagues passant pour le moment bien et la série bénéficiant pour l’instant d’une bonne réception critique, on tient peut-être là une des réussites de la saison. Je recommande, car elle devrait continuer à faire parler d’elle.

S01E01 – Pilot – 16/20
Techniquement, l’impression d’un épisode de 40 minutes en 22, mais c’est plutôt drôle comme rythme. D’ailleurs, la série n’essaye pas par tous les moyens d’être drôle, ce qui fait que ses blagues passent plutôt bien. C’est un pilot sympathique qui donne envie de voir la suite.
S01E02 : Jermaine the Zombie – 15/20
Moins dense que le pilot, cet épisode offre la possibilité de cerner ce que sera la série avec une intrigue à la semaine qui ignore totalement son fil rouge. Dommage, mais l’humour parvient à rattraper le tout.
S01E03 : Whispers – 16/20
Un bon humour, un fil rouge enfin développé et des guest-stars de qualité ont fait de cet épisode un vrai plaisir. Je suis très heureux du casting de Britt Lower dans la série, ça me console de l’annulation de Man Seeking Woman.
S01E04 – Lockdown – 18/20
Un super humour, du rythme, un huis-clos et une intrigue rondement mené ; le seul reproche qu’il me vient à l’esprit est l’absence du fil rouge, présent seulement une fois de temps en temps de toute évidence.  Ils pourraient faire mieux de ce point de vue-là, mais autrement, c’est parfait.
S01E05 – The Machine – 13/20
L’humour est toujours là, mais en revanche, l’intrigue n’était pas géniale. Ils avaient au moins un bon guest-star, c’est déjà ça, et une conclusion sympathique ; mais on tient là leur moins bon épisode assez clairement.
S01E06 – Sam – 16/20
Une fois n’est pas coutume, cet épisode relève le niveau de la série en proposant un huis clos hilarant et réussi permettant de s’attacher un peu plus aux personnages. C’est donc très positif, même si la fin m’a paru énormément bâclée, faute de temps pour développer une intrigue qui aurait pu (et aurait dû) tenir 40 minutes…
S01E07 – Ghost Studz – 15/20
Malgré une intrigue de base pas très originale, la parodie prend bien dans cet épisode et j’ai passé un bon moment. En revanche, une sous-intrigue parfaitement inutile vient gâcher une partie de ces 20 minutes, et c’est dommage.
S01E08 – Haunted Hayride – 14/20
Une mi-saison d’une banalité sans nom, avec plus de temps d’épisode consacré à la dynamique du duo qu’à l’intrigue. Cela aurait été sympathique dans les premiers épisodes, mais ça commence à faire tard pour ce genre de scènes (heureusement, elles sont drôles et bien écrites). L’intrigue était banale et ignore toujours le fil rouge des débuts. Dommage.
S01E09 – Snatcher – 14/20
La reprise de la saison se fait dans la routine : l’épisode est bon sans être exceptionnel. La série ne décolle décidément pas, mais on ne peut pas dire non plus qu’elle s’écrase. Elle se poursuit sur un rythme un peu trop lent et c’est toujours aussi dommage. J’en attendrais un tout petit peu plus.
S01E10 – Hello Boys – 15/20
Contre tout attente, les scénaristes se souviennent finalement qu’ils avaient des envies de fil rouge et d’une intrigue suivie cette saison, et ça constitue le cœur de cet épisode. Après huit épisodes où tout cela était quasi-inexistant, c’est un peu tard et c’est très dommage, mais ça donne quand même envie de savoir ce qu’ils avaient dans la tête. Quant à l’humour, je n’ai pas réussi à me mettre dedans, mais il m’a paru au même niveau que d’habitude.

Ten Days in the Valley (S01)

Synopsis : Cette nouvelle série d’ABC suit la vie de Jane Sadler, une productrice de série policière et maman d’une petite fille qui s’avère être débordée de travail. Le fil rouge de cette saison de 10 épisodes est la disparition de la fille de Jane.

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Pour commencer, j’hésite à me lancer dans cette série. Je le fais pour me valider le point 17 du Bingo Séries sur les pilots (et oui, je suis comme ça) et parce qu’il a au casting deux acteurs que j’aime bien, Emily Kinney (The Walking Dead, Conviction) et Adewale Akinnuoye-Agbaje (LOST). L’histoire en elle-même me semble être un drama plutôt classique avec des allures de séries policières.

Je n’ai pas grand-chose de plus à dire de cette série avant de la commencer, je ne vais donc pas m’éterniser en introduction et passer tout de suite à la suite.

L’avis sans spoiler : Je continuerais pour le moment à regarder cette série car j’évite de ne juger qu’au pilot, mais très sincèrement, ce n’est pas la série du siècle. Comme prévu, l’intrigue est plutôt classique, avec une multitude de pistes pour la disparition de la fille de Jane, qui n’intervient qu’en milieu d’épisode. J’aime surtout l’idée du personnage principal producteur de série, car ça permet de découvrir plus en détails le milieu. Là au moins, on espère qu’ils ne pourront pas faire un travail d’écriture trop mauvais sur une profession qu’ils connaissent, mais en fait, soyons clairs : on se trompe, la série enchaîne les clichés. Des clichés, on en a aussi dans l’écriture plutôt paresseuse de ce pilot. Pour le reste, rien de révolutionnaire, c’est une série plan-plan qui était parfaite pour mon trajet dans le train (oui, j’ai passé ma journée dans le train, et alors ?). Oh, et une fois n’est pas coutume, la dernière scène de l’épisode était dans la bande-annonce…

Attention aux spoilers dans la critique ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 12,5/20

S01E01 – Day 1 : Fade In – 12/20
Beaucoup de pistes à explorer dans les neuf autres épisodes, donc, mais rien qui ne devraient me retourner le cerveau. La succession de clichés n’en reste pas moins divertissante – et n’exige pas trop de concentration… Je pense continuer cette série, mais je risque vite de prendre du retard dans son visionnage. Nous verrons bien.
S01E02 – Day 2 : Cutting Room Floor – 12/20
Les audiences du pilot étant décevantes, ABC a confirmé qu’il s’agirait uniquement d’une mini-saison. Je ne peux pas dire que la série soit mauvaise, mais elle n’est en tout cas pas bonne. Son mystère est là et la promesse d’une vraie fin est intéressante ; mais très clairement, il n’y a rien qui rendra cette série inoubliable.
S01E03 – Day 3 : Day Out of Days – 12/20
Divertissant, mais toujours sans grande surprise ni saveur, c’est un nouveau 12/20 pour cette série qui ne parvient pas à me passionner avec ses méthodes peu crédibles.
S01E04 – Day 4 : Below the Line – 13/20
Il ne faut pas perdre espoir, je reprends mon visionnage cette semaine après une pause de… 7 mois. Tout ce temps après je n’attends plus grand-chose de la série (si ce n’est un point du Bingo Séries) et la voilà qui s’en tire avec un point de plus que lors des épisodes précédents. C’est toujours plein d’incohérences et le scénario n’est pas crédible, mais il y a quelques rebondissements que je n’avais pas vu venir en fin d’épisode. Cela relance la série et, ma foi, je vais peut-être prendre un peu de temps pour la terminer, finalement.
S01E05 – Day 5 : Back to Ones – 12/20
La série ne sera jamais brillante je pense, mais elle passe pas mal de temps à filmer Emily Kinney, ce qui est amplement suffisant pour que je trouve ça cool. Avec le cliffhanger de l’épisode précédent, j’étais pris à nouveau (ou pour la première fois ?) dans le drama proposé par la série, mais avec cet épisode, je replonge petit à petit dans l’ennui d’une histoire bien tirée par les cheveux et pas forcément habilement menée. La curiosité restera plus forte et m’amènera quand même au bout de la série, je me connais…
S01E06 – Day 6 : Down Day – 12/20
De bonnes avancées dans l’épisode ne compense pas les scènes incohérentes que la série propose par moment pour avancer plus vite. Le mystère est malgré tout prenant et j’ai envie d’avoir le fin mot de l’histoire, alors je reviens chaque fois pour un épisode de plus. À ce rythme-là, ils vont réussir à me faire finir la saison… alors que bon, ça ne mérite pas forcément mon attention.
S01E07 –Day 7 :  Breaking Down the Story – 13/20
Cet épisode était chargé en informations et avait un bon rythme, ce qui permet de relever un chouilla la note habituelle. Ce n’était toujours pas brillant et la cohérence n’y est plus depuis longtemps, mais je suis pressé que le plus gros secret de Jane, enfin dévoilé, ait son impact sur l’enlèvement que racontent ces dix journées.
S01E08 – Day 8 : Against the Type – 14/20
Je crois qu’on tient là ce qui sera le meilleur épisode de la série, et ça ne vole pas bien haut malgré tout. J’ai bien aimé voir enfin certaines intrigues se conclure, mais il y a tellement d’avancées dans cet épisode, et après tellement de pauses, que j’ai presque la satisfaction d’un season finale en le voyant. Ce sera donc dur de revenir pour les deux derniers épisodes, mais je le ferai parce que bon, à ce stade, autant la finir enfin !
S01E09 – Day 9 : Re-Cast – 14/20
La série repart de plus belle dans cet épisode qui est ironiquement leur meilleur et atteint enfin un niveau vraiment potable. Les réponses pleuvent de manière bien plus logique que lors de l’épisode précédent, le rythme est véritablement haletant et la conspiration derrière l’enlèvement de Lake prend un peu plus de sens. Je regrette une fin quelque peu en Deus ex machina, mais ça promet une fin de saison avec les dernières pièces du puzzle, c’est déjà ça !
S01E10 – Day 10 : Fade out – 12/20
Eeeet la fin ne parvient pas à conserver le niveau de l’épisode précédent, nous servant à nouveau une histoire cousue de fil blanc et pas bien crédible. Quelques pistes ne sont pas exploitées, inévitablement, mais dans l’ensemble on a une conclusion sur les intrigues majeures de la série. Ce fut long et laborieux, malgré quelques bonnes scènes, de rares surprises et un casting fait de bons acteurs mal dirigés et ayant a priori la flemme de se donner à 100%.

The Inhumans (S01)

Synopsis : Sur la Lune se trouve la ville d’Attilan, peuplée d’inhumains, des êtres humains dotés de pouvoirs extra-terrestres. Ceux-ci sont dirigés par une famille royale sur le point de se déchirer à cause de visions politiques différentes : le roi souhaite vivre pacifiquement sur la Lune, son frère souhaite retourner sur Terre.

Ci-dessous, retrouvez mon avis sur tous les épisodes de cette saison.

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Pour commencer, j’ai déjà longuement raconté mes attentes et a priori vis-à-vis de cette série il y a un mois. Comme je n’en ai pas lu une seule bonne critique, je la commence de manière très sceptique et je n’en attends pas grand-chose. Sait-on jamais, peut-être que je serais surpris !

Ces premiers épisodes entrent bien sûr dans le cadre de mon très catastrophique Week-end en séries #3, qui avait tout pour être parfait et qui débute tellement mal que je ne sais même pas si j’arriverais à voir de quoi me faire le niveau difficile. On verra bien, de toute manière, je ne vais pas jeter l’éponge si vite alors que je l’organise.

L’avis sans spoiler : C’est moins catastrophique que ce que l’annonçait la critique. Si la série n’a rien d’exceptionnel, elle n’en reste pas moins un bon divertissement. On sent qu’il y a du budget mais qu’il est parfois mal exploité, que c’était un film médiocre avant d’être une série. Le problème, c’est qu’il n’est pas facile de transformer en série ce qui était un film. Il y a du potentiel, en tout cas, et je pense que la série se défend. Peut-être que c’est grâce au bad buzz qui fait que je m’attendais à quelque chose de vraiment mauvais que je dis ça, mais si on considère que la série est diffusée sur ABC, ce pilot se tient parfaitement. Après, de là à payer pour le voir au cinéma… je peux comprendre les retombées négatives, surtout que les cheveux de Medusa, c’est un gros NON.

Spoilers

Note moyenne de la saison : 13,5/20

01.jpgÉpisode 1 – Behold… the Inhumans ! – 14/20
And now I’m a freak?

Sérieusement, même le titre hurle à la famine qualitative ! Je suis frustré : bien que filmé en IMAX, je n’ai réussi à trouver ce premier épisode qu’en 720p, ce qui donne une drôle de nuance : on sent bien que la photo est censée être qualité cinéma, mais ce n’est pas le cas. Je vais partir du principe que les images sont magnifiques malgré tout.

La première scène est digne de LOST : pluie torentielle, bambous et blonde perdue en train de se faire tirer dessus. La pauvre est inhumaine et se fait pourchasser pour ça. Elle est aidée par un inhumain sorti de nulle part lui racontant tout ce qu’il sait. C’est trop tard pour sauver la blonde, elle se fait tuer.

Il faut ensuite un détour par la traditionnelle scène de sexe entre Medusa et le roi muet. Plus besoin de draps : les cheveux de Medusa suffisent. Ils sont en pleine cité d’Attilan, sur la lune. Personne ne les a jamais trouvés, mais c’est sur le point de changer : un robot californien se heurte à la barrière de protection et est explosé par un sabot.

Les scientifiques sont intrigués et du côté des Inhumans, un conseil royal est immédiatement réuni pour savoir quoi faire. L’intrigue est donc on ne peut plus banale avec l’idée d’une mise en place de guerre à venir entre la Terre et Attilan. Il y a de quoi faire une bonne série, mais ça ne marche que moyennement.

La mythologie inhumaine est réexpliquée de manière bien floue et je suis heureux d’avoir suivi Agents of S.H.I.E.L.D pour savoir exactemen de quoi il en retournait avec le terrigen. C’est grosso modo une matière extraterrestre qui transforme les simples humains en inhumains, avec des pouvoirs. Facile à expliquer, je ne vois pas pourquoi ils contournent autant les choses, car ça ajoute une difficulté à entrer dans le délire pour ceux qui considèrent Inhumans comme leur point d’entrée. La série s’appuie donc sur la mythologie d’Agents of S.H.I.E.L.D quitte à spoiler sa saison 2 (et me faisant penser que la saison 5 sera liée à celle d’Inhumans), mais sans redévelopper toute son origine. Je trouve cela bien étrange comme manière de procéder, car ils se privent clairement d’une partie de l’audience.

Côté scénario, on tombe sur une famille royale classique : un roi pacifiste, Blackbolt, une reine toute puissante, Medusa, un prince « bâtard » version inhumaine, c’est-à-dire sans pouvoir déclaré, une princesse jeune et quelque peu rebelle. Le prince, Maximus, n’est bien sûr pas heureux de la manière dont les inhumains vivent sur la lune. C’est lui qui veut retourner sur Terre, quitte à provoquer une guerre.

Il leur apprend donc la mort du premier inhumain que nous avons vu lors d’un dîner de famille, provoquant de nombreux remous politiques – alors même que nous ne sommes pas sûrs qu’il soit mort. Très vite, il est évident que le roi est en pleine perte d’autorité, avec toute une table qui se retourne contre lui.

L’inhumain au sabot est envoyé sur Terre à la rescousse, alors que Blackbolt s’isole pour réfléchir. Cela permet un flashback inutile concernant la rencontre entre Medusa et le roi… ainsi qu’une confrontation entre Medusa et Maximus. Les deux ont donc un passé possiblement amoureux, mais Medusa s’est débarrassée de lui et le lui rappelle en l’attaquant de ses cheveux ratés. Cela fait comprendre à Maximus qu’il connaît un inhumain avec des visions.

Il essaye ensuite de convaincre un conseiller du roi qu’il faut retourner sur Terre, mais ça ne prend pas et il se fait arrêter. Enfin, ça, c’est la théorie, mais bien sûr, nous assistons enfin au coup d’état dont il est question dans le synopsis officiel, spoilant complétement les choses : « Après un coup d’état militaire, la famille royale des Inhumains s’échappe à Hawaii où ils doivent trouver un moyen de se retrouver et de retourner sur leur planète avant que leur mode de vie ne soit à jamais détruit. »

Le coup d’état donne enfin le début de l’action, surtout que Maximus possède le contrôle de la garde royale. C’est aussi lui qui manigance les attaques contre les inhumains sur Terre. Grosso modo, une scène d’action sur deux sont réussies, mais alors le plus drôle, c’est la tonte de Medusa, ainsi débarrassée de ses pouvoirs. J’ai bien dit le plus drôle, oui. C’est censé être un grand moment dramatique, mais comme les cheveux de Medusa sont ratés, j’ai eu du mal à me sentir triste pour elle.

En plus, la musique dramatique ne colle pas du tout au jeu d’acteur, mais alors pas du tout. C’était juste à mourir de rire. Maximus abandonne Medusa à son sort et, bien sûr, la sœur de Medusa parvient à récupérer sa sœur. Elle demande à son chien téléporteur d’emmener sa sœur auprès des autres… Le problème, c’est que le chien l’emmène en fait… sur Terre, seule.

Les autres personnages sont séparés suite à de bonnes scènes où ils comprennent le coup d’état un chouia trop tard.

Grosso modo, les images sont magnifiques et les effets spéciaux plutôt réussis… quand il ne s’agit pas de faire bouger les cheveux de Medusa, une catastrophe, ou de certains autres pouvoirs du même genre. En fait, c’est tout ce qui est animé qui a du mal à paraître crédible ; le gros chien téléporteur n’étant pas exceptionnel non plus.

Ce dernier récupère ensuite Blackbolt, mais ne revient pas à temps pour la sœur de Medusa.

Le casting est réussi dans l’ensemble (pas la sœur de Medusa, clairement), mais ce n’est pas étonnant car le budget était celui d’un film. Pourtant, l’écriture est très clairement celle d’une série du côté des actes mis en place. Je me demande si ça a pu être monté pour donner cette impression malgré une écriture de film, mais je crois vraiment que ça n’avait pas le potentiel d’être un film.

La bande son est en revanche parfaitement digne d’un film, bien que trop omniprésente, donc gonflante par moment. Grosso modo, je comprends les critiques mauvaises bien que je sois plus convaincu que ce que j’ai pu lire. Le très gros problème de cette production, c’est qu’elle paraît être un film au rabais avec un scénario trop classique. Elle n’a rien d’une série si ce n’est l’écriture, rien d’un film si ce n’est le casting, on est dans un entre-deux constant qui livre un résultat médiocre. C’est un film médiocre autant que c’est une série médiocre, alors que l’on sent le budget et la bonne volonté générale. J’y mets donc une bonne note parce que je suis plongé malgré tout dans l’histoire et que j’ai trop l’impression de trouver les trois quarts des défauts uniquement parce qu’on m’a martelé que ce n’était pas une bonne série. Je suis perplexe, mais je veux lui donner sa chance.

Le cliffhanger n’est pas génial, révélant en flashback que Blackbolt a le pouvoir de tuer lorsqu’il ouvre la bouche, expliquant pourquoi il est muet.

02.jpgÉpisode 2 – Those Who Would Destroy Us – 15/20
We are not defeated. Not ever.

Le coup d’état est un succès pour Maximus qui accuse sa famille d’avoir quitté la ville. Comme les critiques le révélaient, il y a effectivement déjà des flashbacks des cinq dernières minutes. C’est à peine abusé. Toute la famille royale se retrouve donc à Hawaii et doit se retrouver. Mon plus gros problème dans l’affaire, c’est que je suis du côté de Maximus, clairement censé être le méchant de la série.

Medusa est tout de même bien plus jolie une fois rasée et débarrassée de sa masse chevelue ratée. Elle contacte Blackbolt qu’elle comprend être sur Terre sans qu’il ne parle et se débrouille pour prendre un bus la ramenant en ville. Elle en profite pour pleurer ses cheveux, mais elle a l’air de s’en remettre plutôt vite je trouve. Quand je pense au nombre de fois où j’ai fouillé mon sac hier parce que j’avais « perdu » mon iPhone et à quel point je me sentais perdu sans… j’ai du mal à croire qu’elle vive si bien que ça la perte d’une partie d’elle-même (ouais, je compare un objet à ce qui est clairement un membre de son corps).

Elle réussit à entrer en contact avec sa sœur, qui se débrouille pour récupérer un bracelet de contact de manière pas crédible du tout. Après une rapide conversation peu utile, elle décide de détruire son propre bracelet. On comprend qu’elle risque d’être traquée, mais bon.

Pendant ce temps, en Californie, la scientifique qui a vu que son robot était détruit par un sabot comprend également que trois inhumains sont arrivés à Hawaii, sans savoir ce qu’ils sont bien sûr. Elle se fait retirer le projet quand elle en parle à son boss, mais elle trouve ça cool car c’est l’occasion d’aller à Hawaii. Une fois sur place, elle trouve tout de suite la trace de Blackbolt.

À la plage, le chef de la garde royale est toujours à la recherche de l’inhumain soi-disant tué en début de série. Il en profite pour se noyer et être rescapé par des surfeurs qui passaient par là, comme par hasard.

Ken Leung, dont je n’ai toujours pas le nom dans la série (je sais, je pourrais regarder un dossier de presse, mais je pars du principe que normalement, on devrait le savoir simplement en regardant la série) part à la recherche de son roi et s’écrase au pied d’une falaise. Il est totalement paumé sur Terre, c’en est ridicule.

À Attilan, tout se passe bien pour Maximus qui se met tout le monde dans la poche assez facilement. C’est amusant à suivre et comme je le disais, j’ai envie d’être pour le méchant en regardant cette série car c’est finalement celui qu’on connaît le mieux. Tout le problème de ces premiers épisodes est qu’ils n’introduisent pas les personnages. J’imagine que les scénaristes ont supposé qu’on lirait les comics ? Nous ne connaissons rien des personnages, rien de leurs pouvoirs et même les noms sont difficiles à choper par rapport à d’autres séries.

Maximus envoie la nouvelle chef de sa garde royale à Hawaii elle aussi, mais il est précisé que le transport fait mal au pauvre inhumain qui la téléporte, histoire de justifier pourquoi ce n’est pas toute une armée qui débarque. La chef a pour mission de retrouver la famille royale et l’arrêter, évidemment. Grâce au bracelet de Medusa, elle sait exactement où aller. Elle tue le chauffeur du bus sans trop de raison, puis se retrouve attaquée par la reine qui parvient à la tuer rapidement. Ce n’est pas bien passionnant comme avancée, et j’étais presque déçue qu’elle meurt si vite, ce qui me laissait sceptique. J’ai bien fait : le cliffhanger révèle qu’elle est encore en vie et toujours à la recherche de la famille royale.

De son côté, Blackbolt comprend qu’il a besoin de nouveaux vêtements. L’adaptation à la vie terrestre est marrante. Il se fait évidemment courser par la police pour vol de vêtement, agression d’un garde, puis d’un flic. Bien sûr, quand il se fait taser, il laisse s’échapper un son qui bousille une voiture de flic et leur fait comprendre qu’il est inhumain. Cette partie de l’épisode était sympathique à voir, y compris au commissariat où il finit par accepter de collaborer.

La fin d’épisode se résume par un discours de Maximus au peuple, y compris ceux dont le pouvoir n’est pas encore révélé. Son but ? Faire avancer la politique d’Attilan vers plus de liberté et une invasion de la Terre. Passionnant. Cela permet aussi un montage pour savoir où en sont chacun des personnages : le roi est en prison, Medusa seule et paumée, l’ancien chef de la garde avec ses surfeurs… Et Attilan acclame son nouveau roi, Maximus.

Très franchement, c’est moins pire que ce que j’en avais lu. Ce n’est pas la série du siècle, mais il y a de bons moments dans ces deux épisodes. J’ai tenu longtemps devant Heroes qui avait à peu près autant de potentiel à mes yeux, mais beaucoup plus d’épisodes. La série est victime de son bad buzz et des remous en coulisse plus que d’une qualité médiocre. Je reconnais que ça m’aurait fait chier de payer une séance de cinéma, encore que la qualité d’image valait probablement le coup, mais si on la prend comme une série et non comme un film, c’est tout à fait à la hauteur de ce que fournissent habituellement Marvel et ABC. C’est juste un peu plus mal écrit, donc ça va demander aux spectateurs de s’accrocher. Je serais là pour la suite.

03.jpgÉpisode 3 – Divide and Conquer – 08/20
Maximus is king… of no one!

C’est la dégringolade qualitative dans cet épisode et j’ai même hésité à l’arrêter à un moment. Par chance pour lui, j’étais dans le RER et n’avait plus de batterie sur mon portable, ni de livres sur moi, sinon, je n’aurais probablement pas été au bout. Les audiences ne sont pas bonnes, mais pas catastrophiques non plus, et certains se risquent même à parier sur l’existence d’une saison 2…

Je ne sais pas encore si je vais tenir jusqu’à la fin de la première saison, tellement la série m’a rappelé les mauvais moments que je passais devant Heroes Reborn, elle aussi souvent reléguée à mes trajets en train. Peut-être que le contexte de visionnage n’aide pas, surtout que je venais de passer une très bonne journée sur Paris et que j’avais deux cocktails du Dernier bar avant la fin du monde dans le pif. Tout ça n’est pas franchement la critique de l’épisode, je sais, mais j’ai tellement peu aimé ce troisième volet que je ne suis pas pressé de me replonger dedans pour la critique.

Si je commence par le positif de cet épisode, je crois que je vais devoir m’attarder sur les flashbacks – et ça en dit long car c’est généralement ce qui me rebute le plus dans les séries. Ils permettent de faire un répit dans le casting plutôt mauvais de cet épisode et apportent quelques réponses sur Blackbolt. Du coup, quand il a tué ses parents, il connaissait déjà son pouvoir, alors je ne comprends plus rien. Quant à Maximus, son don d’inhumain serait d’être redevenu humain. J’ai comme un doute, mais je ne connais pas le matériel d’origine.

Dans le présent et dans la cité lunaire, Maximus, un des seuls acteurs potables de la série il faut bien le dire (ou alors, c’est le rôle plutôt bien écrit qui l’aide ?), trouve que c’est une bonne idée de demander à Crystal, la sœur de Medusa dont j’ai enfin capté le nom cette semaine, de faire un discours à sa gloire. De manière hyper prévisible, elle se joue de lui, lui fait croire que oui elle va le reconnaître comme son roi, avant de se retourner de manière hypra dramatique pour déclarer qu’il est le roi de personne. Comme c’est toujours aussi bien joué, j’ai éclaté de rire. Dans le RER, toujours, oui.

Crystal parvient ensuite à ridiculiser les quelques gardes tentant de l’empêcher de s’enfuir (allez, pour la défense de la série, les meilleurs gardes sont envoyés sur Terre) et retrouve son chien en cellule. Censé être sous sédatif, celui-ci se réveille malgré tout et la téléporte sur Terre, alors que Maximus se sert de sa fuite pour continuer de retourner la population en sa faveur. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

Comme je le disais dans la parenthèse plus haut, Maximus a aussi envoyé ses meilleurs guerriers en renfort sur Terre pour récupérer la famille royale. Parmi ceux-ci, un certain Mortus, lourdement introduit comme un inhuman hyper dangereux. Je le sens d’ici que ce sera une déception quand il se fera tuer comme une merde. La garde royale et Mortus se lance à la recherche de Gorgon, l’ancien chef.

Celui-ci fait toujours équipe avec ses surfeurs et tend un piège à ces guerriers. Ils tombent les deux pieds dedans en le sachant, ce qui provoque un combat improbable : les surfeurs sont donc d’anciens militaires avec toute l’artillerie qui va bien. Ce n’est même pas le plus improbable, les chorégraphies rappelant les pires épisodes de Buffy (où la chorégraphie était souvent assumée comme telle).

Gorgon finit par apercevoir Mortus, redécouvre ses pouvoirs et s’enfuit avec ses surfeurs. Fin de l’épisode pour lui et pour les gardes ; il ne se passe donc rien par-là, mais c’est l’une des intrigues qui avance le plus vite, c’est dire.

En effet, de son côté, Karnak, car c’est comme ça que s’appelle Ken Leung dans la série (merci Google, ce n’est pas la série qui m’aura permis de le savoir), est pris en otage par des hawaïens organisant un trafic de marijuana. Il découvre que ses pouvoirs ne fonctionne plus trop, drague une de ses geôlières qui le sauve et parvient à avoir la vie sauve grâce à celle-ci. Le voilà donc embarqué dans du trafic de drogue après avoir apparemment abandonné l’idée de retrouver sa famille (HEIN ???), une sous-intrigue qui sort tellement de nulle part que je me demande si ce ne sont pas les scénaristes qui se sont cognés la tête contre une falaise.

Pendant ce temps, Medusa se balade en ville et même les gags de la série tombent complétement à plat quand elle essaye d’ordonner à un distributeur de lui donner de l’argent. Non seulement c’était prévisible, mais en plus, c’était mal joué. Pourtant, l’actrice a ses moments de fulgurance maintenant qu’elle n’a plus de cheveux, mais c’est rarement convaincant.

Elle n’est pas aidée non plus par le script qui lui permet de rentrer dans une villa qui n’a aucun système d’alarme, de voler des vêtements comme par hasard à sa taille et d’avoir des nouvelles de Blackbolt, en prison. Ne me demandez pas comment, mais en tout cas, en fin d’épisode, elle arrive en prison après avoir vu un numéro de téléphone – donc soit elle sait ce qu’est le téléphone, soit… démerdez-vous pour tenter de trouver une logique. J’ai pardonné des énormités bien pire à Once Upon a Time plus d’une fois, après tout.

Lorsqu’elle arrive en prison, elle assiste à l’évasion de Blackbolt. Ce dernier reste en effet bien peu de temps en prison. Par chance, il est mis dans la même cellule qu’un autre inhumain qui semble avoir pour mission de le manipuler, mais ce n’était pas trop clair. En prison, la vie se passe bien pour lui du coup.

Le muet est même acclamé en héros par les autres prisonniers, ce qui finit par déclencher une émeute contre les gardes. C’est rapide, mais c’est possiblement la meilleure intrigue et la meilleure scène de l’épisode ! Blackbolt parvient à s’enfuir grâce aux pouvoirs de son nouvel allié (a priori ses mains peuvent se transformer en chauffage) et est récupéré en hélicoptère par un Henry Ian Cusick sorti de nulle part dans cet épisode. L’éternel Desmond Hume de LOST m’a habitué à mieux choisir ses rôles avec The 100 et Scandal, là je vous avoue que je suis dans la perplexité la plus totale.

Medusa court donc après l’hélicoptère, à la Buffy, mais il est trop tard pour elle. Par chance, la scientifique des premiers épisodes, que l’on a vu jouer à la journaliste tout l’épisode pour réussir à parler à Blackbolt, passe par là et lui demande ce qu’il se passe.

Medusa sort donc un flingue (dont je ne réalise que maintenant que je ne suis pas certain de savoir d’où il sort) et la prend en otage, lui demandant de suivre l’hélicoptère. C’est le cliffhanger de cette semaine et ça ne me motive toujours pas à revenir. Autant la semaine dernière, j’étais emballé et je trouvais que le début était moins mauvais qu’annoncé par les critiques, autant ce troisième épisode enchaîne les scènes mal jouées et mal écrites au point de rendre le tout sacrément indigeste.

Il n’y a aucun mystère, Maximus est définitivement le meilleur personnage (et acteur) de la série (suivi loin derrière par Blackbolt dont le personnage est cool quand même), ce qui est gênant puisqu’on est censé vouloir sa mort et rien ne parvient à sauver cet épisode, si ce n’est mon ennui dans le train, donc. Le deuxième cliffhanger, je l’ai d’ailleurs vu dans l’escalator de la gare : Crystal a un accident qui laisse son toutou blessé. En même temps, il est toujours censé être anesthésié.

Gros foirage dans les règles de l’art cette semaine, je n’ai vraiment pas accroché et si ce n’était pas pour ses liens avec le Marvel Universe et possiblement Agents of S.H.I.E.L.D, je crois bien que je n’essaierais pas même pas de continuer.

04.jpgÉpisode 4 – Make Way for… Medusa – 13/20
When I shoot you it will not be an accident.

C’est moche comment même leurs titres crient à la médiocrité avec du faux putaclic s’inspirant des promotions de comics américains. Allez hop, dès la première phrase, je suis désabusé vis-à-vis de cette série, mais j’en attends tellement plus rien que j’ai décidé de la regarder sur la terrasse avec tous les reflets bien dérangeants. Oui, nous sommes le 14 octobre, mais ily a du soleil et j’en profite, n’en déplaisent aux habitants de la lune. L’avantage ? Les effets spéciaux rendent très bien quand on ne les voit pas bien.

Histoire d’arranger mes affaires, la série reprend de nuit – me faisant regretter de ne pas avoir pensé à un point pleine lune pour le Bingo d’Halloween – dans l’hélicoptère où le docteur Evan Declan explique qui il est à Blackbolt et son nouvel ami. Bon, je regrette un peu de ne pas mieux connaître mes classiques, car je n’ai aucune idée de qui il est.

Pour l’instant, il paraît être un allié voulant étudier les inhumains, quelqu’un de bien quoi. Blackbolt lui apprend comme il peut qu’il est à la recherche de sa femme, et Declan lui promet de la retrouver.

Par conséquent, Blackbolt se laisse analyser par Declan, qui est surpris de découvrir son ADN circulaire parfait.

Le problème, c’est que Declan n’est pas si gentil : il travaille pour Maximus, sans savoir vraiment pour qui il travaille, de toute évidence. Enfin ça, c’est jusqu’à ce que Maximus lui demande de le tuer depuis Attilan, où il continue d’être de loin le plus intéressant car c’est le meilleur acteur, même quand il s’en prend à son ancien meilleur ami et que la scène n’a aucun intérêt.

En fait, le plan de Maximus est de découvrir comment redevenir inhumain, et il veut le faire avec l’approbation du conseil, tant qu’à faire. C’est pour ça qu’il a embauché Declan pour bosser sur l’ADN des inhumains afin de comprendre comment être de nouveau inhumain maintenant qu’il est redevenu simple humain. Le problème avec ce plan parfait, c’est qu’il ne peut pas faire tuer Blackbolt, Declan ayant besoin de son ADN.

À Hawai, Declan fait justement ce qu’il peut pour aider Blackbolt à retrouver Medusa, lui présentant les autres inhumaines, mais Blackbolt comprend, avec son camarade, qu’il a échangé une prison pour une autre. Du coup, ils s’enfuient, mais ils tombent sur la garde royale, et notamment Mordis.

Malgré un chantage stupide à base de « nous avons ta femme », Blackbolt ne cède pas et il ne faut que quelques secondes pour que sa situation s’arrange et que Mortis fasse exploser tous ses adversaires.

Medusa est de son côté toujours avec Louise, la scientifique. Elle la braque et la force à poursuivre l’hélicoptère. La reine sait donc se servir d’un accélérateur sans que la voiture ne cale. Allez, pourquoi pas, c’est rigolo, je pardonne bien des choses à Once Upon a Time après tout. Elles se font donc repérer par la police, mais ça par contre, Medusa ne comprend pas bien ce que c’est.

Du coup, elle leur tire dessus et bavardent ensuite avec Louise, qui comprend comme une grande que Medusa vit sur la Lune. C’est la première fois de la série qu’un personnage nous balance clairement les noms de tout le monde, je crois, il commence à être temps. Medusa fait confiance à Louise qui décide de l’aider, allons savoir pourquoi.

Depuis son ordinateur portable, Louise traque donc les résultats satellite pour retrouver l’hélicoptère, tout en sympathisant avec Medusa. La scène est plutôt marrante, mais j’aurais toujours du mal avec cette amitié vu son début… Bon, elle fonctionne bien, malgré un nouveau flashback totalement inutile et un humour de Louise auquel je n’accroche pas trop.

Les deux sont poursuivies par les flics, ce qui complique sacrément les choses. Elles s’enfuient une fois de plus et sans problème, tout en continuant de sympathiser alors que Medusa est une reine totalement insupportable. L’avantage, c’est que ça permet quelques moments qui m’ont fait sourire, j’avoue. L’inconvénient, c’est que Medusa fait terriblement bande-dessinée et très peu personnage de série. Elle sonne faux, comme pas mal d’autres choses dans la série.

Grâce à l’aide de Louise, Medusa retrouve l’hélicoptère, donc Blackbolt. C’est elle qui le sauve de la garde royale. Les retrouvailles sont terriblement clichées, mais quelque peu marrantes, j’avoue. Le couple royal se barre en voiture avec Louise et la nouvelle chef de la garde qui peut les aider à retrouver les autres membres de la famille, alors que Mordis survit à l’explosion, truc improbable, et devient le nouveau méchant à leur recherche, j’imagine.

À Attilan, Maximus continue son coup d’état et se débarrasse à présent du conseil pour être libre de faire tout ce qu’il veut. Il garde quand même avec lui son ancien meilleur ami, même s’il ne le pardonne pas pour autant.

Pendant ce temps, Karnak arrange les trafiquants de drogue (Ted et Reno) en les aidant à mieux irriguer leur plantation et en continuant de flirter avec Jen. Il ne sait pas qu’il n’a pas encore leur confiance entière, mais bon, ça ne l’empêche pas de profiter d’un petit détour sur la plage avec sa nouvelle meuf. Par chance, les inhumains portent des caleçons, alors il peut se baigner avec Jen, même s’il ne sait pas nager.

Celle-ci l’embrasse et lui fait découvrir la mer, sous l’œil attentif de Reno qui n’a pas l’air ravi de voir la seule nana du groupe se caser avec quelqu’un qui n’est pas lui. Les deux finissent effectivement par coucher ensemble, ignorant que Reno a tué Ted pendant qu’ils se baignaient. O… kay.

De son côté, Gorgon doit gérer les surfeurs militaires, et ce n’est toujours pas passionnant. Il cherche à rejoindre Karnak, trop occupé à passer du bon temps pour s’occuper de lui. Il abandonne donc les surfeurs pour retrouver le reste de sa famille, mais l’avantage c’est qu’il explique enfin que Blackjow, le chien, est juste un gros flemmard qui a donc eu la flemme de les emmener tous exactement au même endroit.

Enfin, Crystal sympathise avec le mec qui l’a percuté qui, comme par hasard, à une amie vétérinaire vivant au bout de la même route. C’est beau le hasard non ? Du coup, clairement, tout le monde a un allié, et Crystal a même droit à un love interest.

En effet, l’amie vétérinaire, Audrey, est l’ex de Dylan, le mec qui l’aide. Du coup, le champ est libre, même si l’ex est assez chiante. Il y a toutefois quelques bonnes blagues sur le statut de princesse de Crystal, même si elle n’est toujours pas bonne actrice. Ainsi, un humain la touche pour la première fois lors d’un high five.

Cet épisode s’en sort mieux que la semaine dernière, ce qui n’était pas compliqué tout de même, et propose des avancées dans l’intrigue. Je suis content de la réunion Blackbolt/Medusa, car les voir séparés était super chiants et bloquait les deux personnages. En revanche, il n’y a pas à dire, la saison souffre énormément d’être aussi éclatée en termes d’intrigues. S’il n’y avait pas autant de personnages chacun dans leur coin, ça irait donc mieux, mais là, la moitié de l’épisode se concentre sur des personnages secondaires à la vie sur Terre vraiment pas passionnante. C’est un défaut d’écriture qui devrait se corriger, j’espère, d’ici l’épisode 6 ; histoire d’avoir ensuite deux épisodes pour retourner sur la Lune et renverser Maximus.

Même si je suis plus convaincu par cet épisode, il n’en reste pas moins que la série est loin d’être parfaite et que son écriture rencontre de nombreux problèmes, bâclant certaines intrigues (Karnak !) et s’attardant trop sur d’autres (Medusa). C’est un gros problème de rythme, pas toujours aidé par des jeux d’acteurs souvent incertains.

05.jpgÉpisode 5 – Something Inhuman This Way Comes – 13/20
I look forward to the family reunion

Oh la jolie référence Shakespearienne du titre qui me donne envie de m’y remettre après un mois. J’ai ré-oublié tous les noms, mais pas trop les intrigues vu le résumé. Je vois les quatre derniers épisodes de cette saison d’une traite avec beaucoup de retard et uniquement afin de me mettre à jour avant la diffusion d’Agents of S.H.I.E.L.D.

L’épisode commence sous la tente de Jen et Karnak qui ont bien savouré la nuit. Le problème, c’est que leur pote Reno leur tire dessus et les traque rapidement. Cela promet. Rapidement, cependant, il est tué par son pote dealer qui rachète sa drogue, parce qu’il n’aime pas ceux qui tue leurs alliés. Il est logique que par conséquent, il tue ses alliés, j’imagine.

L’avantage, c’est que ce contre-temps donne de l’avance à Karnak, qui en profite pour soigner Jen dans les bois, à coup de pouvoirs et autres facilités scénaristiques. Ce n’est pas si facile pour lui cela dit, car ses pouvoirs sont toujours cassés, même si on ne sait pas pourquoi, au-delà du fait qu’il s’est cogné la tête.

Le couple nouvellement formé retourne au campement et se fait piéger par les dealers évidemment de retour. Jen réussit à s’enfuir, mais Karnak est laissé dans de beaux draps, donc elle revient l’aider et les deux sont capturés.

De leur côté, le couple royal est toujours amené par sa chauffeuse terrienne, Louise. Il est question de la tonte de Medusa qui semble énerver le roi, mais c’est ça la famille après tout. Ils sont stoppés par Locus dans le coffre, car elle a localisé Karnak. Cela tombe bien, il a besoin d’aide.

Black Bolt a tout de même l’occasion de « parler » à Maximus à travers l’intercom de Locus et l’aide de Medusa. Ils passent l’épisode à traverser la forêt, Louise cherchant à comprendre tout le système politique d’Attilan et remettant en cause les décisions du couple royal. C’est intéressant de les voir douter, mais aussi de constater le jeu de Serinda Swan. Elle était tellement différente quand je l’ai vue au Comic Con ; plus joyeuse et plus… sincère ? Son jeu me fascine moins que son panel, j’en arrive à avoir du mal à imaginer que c’est la même personne.

Les flashbacks de l’épisode se concentrent sur la relation entre Karnak et Gorgon, mais ce n’est pas bien passionnant franchement. Il est juste question du drapeau américain sur la lune, en gros. Cela permet d’explorer leur relation et la confiance entre eux, de même que le caractère de Karnak qui est incapable de prendre des décisions avec son pouvoir.

Dans le présent, Gorgon continue de traquer Karnak pendant tout l’épisode. Il débarque à temps pour stopper la torture de Karnak par les dealers et s’enfuir. Ils ne s’enfuient pas longtemps parce que les dealers sont rapidement stoppés par le groupe du couple royal. Les retrouvailles familiales ont lieu et tout va bien dans le meilleur des mondes, mais Jen s’enfuit pour appeler la police et vivre sa vie loin des inhumains. Mouais, pas forcément nécessaire, mais pourquoi pas. On nous en remet une couche sur le couple qu’elle forme avec Karnak, qui a la bonne idée de nous indiquer qu’il la connaît depuis…

Une journée, six heures et quarante-six minutes ! Voilà, la série se ridiculise toute seule, en nous disant qu’ils sont en couple depuis si peu de temps, mais se comportent comme s’ils se connaissaient depuis des semaines. Et puis, ils en ont vécu des choses en une journée.

Locus s’effondre soudainement et sans raison, parce qu’elle a pris une balle quelque temps plus tôt et hors écran. Le seul but est de faire un cliffhanger intrigant où il est révélé que Crystal est sur l’île. MOUAIS. C’était vraiment mauvais comme répétition, mais bon.

Pendant ce temps, Crystal & Dave sont amenés par Lockjaw auprès de Medusa. Cela sent bon la réunion de famille qu’espère Maximus. Cependant, Lockjaw est toujours aussi précis et cela permet au couple d’ados pas si adolescents que ça de flirter sur la page. C’est toujours aussi gênant de voir que Crystal joue si mal ; mais en plus, l’écriture est vraiment mauvaise. On en revient à une scène de baignade de couple, ça a donc en plus la sympathie d’être répétitif.

Loin de tous ceux-là, les expérimentations de Declan continuent sur les inhumans et notamment sur la méchante carbonisée de l’épisode précédent. Celle-ci se relève d’entre les morts, une fois de plus, tue un des médecins, mais pas Declan. Cela tombe bien, car Maximus souhaite qu’il reste en vie. Elle réussit à contacter les autres inhumans qui étaient à la poursuite du pote de prison de Black Bolt, qu’ils ont réussi à capturer.

L’épisode manquait quelque peu de Maximus, mais c’était moins pire que ce que je pensais. Celui-ci en a marre de sentir que son meilleur ami est sur le point de le trahir et remet en doute toutes ses décisions.

Bref, un bon épisode avec malheureusement beaucoup de mauvaises choses en parallèle. Locus meurt en demandant à Black Bolt d’être le roi qu’Attilan mérite. Ah les belles et grandes phrases pour faire réfléchir à la politique imaginaire d’une cité monarchique à la dérive…

06-2.jpgÉpisode 6 – The Gentleman’s Name is Gorgon – 14/20
I’m not afraid of you.

Il est agréable de pouvoir enchaîner, ça m’évite d’avoir à oublier les noms des personnages que j’ai réappris à la va-vite tout à l’heure.

L’épisode commence par un cauchemar de Maximus digne d’un joli flashforward et qui mène à un réveil ridicule du roi. Ce n’est pas l’acteur qui est mauvais hein, juste l’écriture.

Crystal et Dave sont de retour à la ferme avec Audrey les aidant, mais Audrey n’est pas certaine de vouloir être si mêlée à une histoire d’inhumains. Crystal s’attaque à son portable, ce qui la fait fuir mais créé un nouveau problème ; alors que Dave lui propose de créer un signal avec son pouvoir pour que sa famille la retrouve.

Ils se rendent donc au point le plus haut de la ville pour créer un orage censé signaler sa présence.

Auran, la brûlée d’il y a deux épisodes revenus à la vie, contacte le couple royal grâce à un intercom réparé par Louise au beau milieu de la forêt et de leurs randonnées. Cela les force à se séparer : le couple part à la recherche de Crystal qui n’a pas encore mis en place son signe ; alors que Gorgon et Karnak partent à la recherche d’Auran. Le plan est proposé par Black Bolt, mais Medusa fait la traduction à sa sauce concernant Maximus, dont le traitement après tout ça est sujet à débat et n’est pas encore certain.

C’est tourné de manière à ce que des enfants comprennent tout ça, mais ça n’est pas bien exceptionnel à voir du coup ; j’ai l’impression d’être traité comme un gamin par la série. C’est dommage. Le couple royal se dispute ensuite sur le sort de Maximus : Black Bolt veut le tuer, Medusa veut que le peuple décide. Logique. Ces scènes sont quand même de meilleurs exemples d’écriture : après tout, Medusa nous fait un monologue à chaque fois, donc il faut que toutes les informations de Black Bolt soient aussi données par elle. Et là pour le coup, ça marche.

Le couple royal fait confiance à Louise pour retrouver Crystal, mais aucun des trois ne capte assez vite le signal orageux qu’elle leur laisse ; préférant papoter tranquillement sur le fait que les humains sont quand même gentils.

Auran réceptionne une nouvelle armée d’inhumains sur Terre, mais les soldats agissent trop comme des touristes pour elle. Declan lui apprend que ses tests ADN ont révélé que ses expériences de régénération ne pourront pas continuer éternellement, et elle ne semble pas prête à l’imaginer, mais ça a du sens par rapport au personnage.

Gorgon et Karnak arrivent au laboratoire pour sauver le nouveau pote du roi. Même si Karnak est cassé, personne ne le sait, et cela lui laisse un avantage énorme. La confiance en soi, ça change tout les amis, voilà la leçon de cet épisode. Il finit par se confronter à Mortis, tout en se cachant de lui, ce qui permet de le surprendre, grâce à Gorgon.

Gorgon et Karnak libèrent Sammy qui est heureux d’apprendre qu’il n’est pas un monstre. Rapidement, il ne reste plus qu’Auran dans le labo, et elle bluffe en braquant Declan. Cela ne fonctionne pas trop et lance rapidement le combat sur la deuxième bonne chanson de l’épisode. Tout le budget soundtrack a dû y passer, et l’épisode est clairement une énorme promotion pour Ruelle ; que j’aime bien depuis Shadowhunters. Elle finit par se rendre, n’osant pas mourir une fois de plus car elle se rend compte que sa main est toujours brûlée alors qu’elle devrait être guérie. Peut-être que Declan ne lui ment pas donc.

D’ailleurs, Declan apprend de Karnak la vérité sur l’identité de Maximus et comprend qu’il est manipulé depuis un moment. Tout est bien qui finit bien pour ce groupe, sauf que Mortis n’accepte pas d’être fait prisonnier si facilement. Il souhaite utiliser son pouvoir pour se suicider, tout en faisant exploser tout le monde. C’est rigolo, parce que c’est Auran qui semble la plus flippée par cette idée. Ce sont finalement Gorgon et Mortis les plus en danger.

Durant tout l’épisode, Dave et Crystal continuent de flirter en attendant l’arrivée du couple royal qui a bien évidemment le timing parfait : ils débarquent en plein baiser. Ils retrouvent vite Blackjolt, se débarrassent des humains (et du problème Audrey au passage) pour rejoindre Gorgon et Karnak. Le problème, c’est qu’entre temps, Gorgon est mort dans l’effondrement du bâtiment engendré par la combinaison de son pouvoir et de celle de Mortis. Bien. Juste ce qu’il faut pour énerver la famille avant le retour sur la lune.

Du coup, pendant ce temps, à Attilan, le meilleur ami de Maximus, Tibor je crois, est forcé de joindre la Résistance et de remarquer qu’il veut la mort de son nouveau roi. Du coup, il le manipule pour lui faire croire à une conspiration contre lui (ce qui est vrai, en soi, mais c’est tellement grillé qu’il en est responsable). Au moins, on récupère un peu de Maximus dans cet épisode, ce qui est très cool, comme c’est le meilleur personnage de la série.

C’est sur lui et son entraînement auprès de Gorgon que les flashbacks reviennent. Le problème, c’est que je continue de penser que ces flashbacks sont franchement inutiles et ne nous apprennent rien de plus sur les personnages.

Dans le présent, Maximus continue d’avoir l’aide de son medium, Brojana, mais celui-ci ne lui révèle pas tout. Malgré ça, Maximus comprend la trahison par lui-même et tue Tibor, tout en parvenant à convaincre Brojana de le suivre.

07.jpgÉpisode 7 – Havoc in the Hidden Land – 15/20
You want to become one of us. We want that too.

Vous savez quoi ? L’avantage d’avoir un mois de retard, c’est que j’ai trouvé sans peine une excellente qualité, et ça, ça fait plaisir d’avoir de la HD.

L’épisode reprend in media res avec la famille royale vengeant la mort de Gorgon en arrêtant les traitres et en découvrant le plan de Maximus (retenter sa chance de devenir inhumain) grâce à Declan. Bon, cela lance l’épisode avant un enterrement rapidement de Gorgon, qui est probablement l’un des plus expéditifs de série. Tout le monde s’en fout en vrai, on repart sur un débat pour le sort de Maximus et de ses alliés.

Medusa est la plus rebelle de tous, ayant appris au contact de Louise. Elle n’est pas d’accord avec le désir de revanche de Karnak et son mari ; tentant comme elle peut de les convaincre de ne pas faire de la merde.

Crystal est envoyée passer un message à Maximus qui accepte de rencontrer sa famille à midi. Cela promet.

La famille retrouve ensuite l’inhumain soi-disant mort dans le pilot et cela provoque des tensions interminables et bien chiantes entre le couple royal. Heureusement que Serinda Swan est finalement une bonne actrice (je suis en conflit perpétuel vis-à-vis de Medusa, oui), car elle porte la série sur ses épaules pendant le premier quart de l’épisode. Black Bolt a heureusement un bunker tout prêt pour mener la guerre contre son frère et son propre peuple. Medusa n’en savait donc rien, d’où les problèmes de couple.

Auran est renvoyée, morte, auprès de Maximus et quand elle se réveille, elle est déçue de comprendre son plan : elle admirait le simple humain devenu roi, pas le gamin voulant devenir inhumain. Je la comprends, moi aussi, le personnage commence à me gaver. Comme quoi, tout n’est pas si mal écrit, j’accroche désormais à la méchante après avoir été du côté du méchant. Il faut dire qu’Auran est désormais en pleine rédemption ; même si Karnak vient juste de la tuer.

On en arrive vite à la confrontation entre les deux camps dans cet épisode. Oh, bien sûr, c’est l’avant-dernier épisode, donc ce n’est pas si simple. Maximus feint d’accepter le marché du couple royal qui arrive à une solution arrangeant tout le monde, acceptant que Maximus essaye de redevenir inhumain et d’être l’un des leurs.

C’est rigolo, mais ce mauvais choix de mots énerve Maximus qui récupère Declan avant de trahir une nouvelle fois son frère et sa belle-sœur. C’est stupide de sa part, mais pas intrigant.

De retour dans le bunker – une jolie manière de restreindre le budget de l’épisode quand même, Medusa tente une fois de plus de se faire entendre auprès de son mari. Je me doute qu’elle aura le fin mot de l’histoire à être la grande gentille comme ça, mais ils prennent le temps de retarder au maximum les choses : il reste un demi-épisode à combler avant le final.

Karnak demande à son tour de recommencer le rituel pour devenir inhumain, espérant probablement regagner son pouvoir grâce à ça. Il décide d’entrer en contact avec Auran après un refus du couple royal. Il sait que celle-ci commence à regretter ses choixet la manipule pour récupérer son attention. Parfait, déjà que je l’aimais bien, elle remonte dans mon estime à l’écouter.

Le plan de Karnak est plutôt simple : il récupère un bout de l’ADN d’Auran dans l’espoir de ressusciter Gorgon en lui faisant repasser le rituel. Cela ne fonctionne pas et était juste un moyen de combler l’épisode (enfin, ça pourrait marcher plus tard) tout en faisant d’Auran un personnage important.

Declan est donc désormais aux mains de Maximus qui souhaite pouvoir choisir ses pouvoirs grâce aux recherches du scientifique. Il est évident que ce n’est pas si simple, mais bon, Maximus a l’air d’y croire malgré les avertissements répétés de Declan.

Oh, en parallèle de tout ça, Crystal avoue à Medusa qu’elle aimerait vivre sur Terre plutôt que sur la lune. Ouais, casse-toi et quitte la série au passage s’il te plaît, t’es pas au niveau en tant qu’actrice…

Il faut que je souligne que depuis deux épisodes, la série s’en tire tout de même bien mieux : maintenant que tous les personnages sont réunis, le nombre d’intrigues est moins important et ça fonctionne. Je remarque aussi la quasi absence de flashback, et c’était nécessaire. Dans cet épisode, on a juste un discours de Medusa sur le passé illustré par des images, et ça tue moins le rythme.

J’étais ainsi plus absorbé dans l’épisode et moins à fond dans ma prise de notes pour la critique. Bon, on fera comme si ; je ne sais pas si grand-monde lira cet article aussi longtemps après la diffusion de toute manière.

La fin de l’épisode voit Maximus perdre le contact d’Attilan alors que le fameux mutant du premier épisode se révèle un assassin redoutable de la garde du nouveau roi et attaque Maximus. Le mettant KO. C’était une jolie scène de combat chorégraphiée menant à une confrontation entre Maximus et Black Bolt.

Au cours de celle-ci, Maximus avoue à son frère qu’il a pris soin de mettre en place une mesure de sécurité qui verra la destruction de la ville lunaire s’il meurt. Mouais. Oh, et EVIDEMMENT, Gorgon ressuscite miraculeusement auprès de Declan en fin d’épisode. Ben voyons.

L’épisode est quand même passé plus vite que les deux précédents et avait de bonnes choses en stock. C’est toujours ça !

08.jpgÉpisode 8 – And Finally : Black Bolt – 14/20
Our city is in ruins, we can’t stay here.

Crystal et Medusa sortent de nulle part dans le bunker après la révélation de Maximus. Ce dernier rappelle une fois de plus que son frère fait n’importe quoi, mais Black Bolt veut préparer une évacuation de la cité. En effet, il indique que les humains ne sont pas leurs seuls ennemis, ce qui semble être un joli clin d’œil à ce qui pourrait être l’intrigue de la saison 5 d’Agents of S.H.I.E.L.D. 

De son côté, Karnak continue d’errer dans la cité, mais il est rapidement arrêté. Je peux en dire autant de Gorgon, mis KO après avoir attaqué Declan. Les deux sont mis en cellule ensemble, mais ça ne dure pas bien longtemps. Ils s’échappent sans problème et tombent sur Triton, le fameux inhumain pas mort du pilot (je finis par connaître tous les prénoms, magie, magie).

Medusa reprend contact avec Louise (ça faisait longtemps) pour trouver un refuge pour toute la cité lunaire en cas de nécessité. C’est con pour Louise qui voulait y venir. En même temps, le dôme qui protège la cité est en train de s’effondrer et disparaître, ce qui menace de tuer tout le monde.

Louise récupère les cristaux inhumains pour les mettre en sécurité et contacte son boss pour trouver un lieu permettant d’accueillir 1400

Crystal contacte Eldrac, le portail, et lui demande son aide pour évacuer la ville. Il accepte également. C’est beau comme tout le monde accepte d’aider la famille royale dans cet épisode. Il en va de même pour les alliés de Maximus qui l’aide à se libérer de Black Bolt de manière beaucoup trop simple.

Auran fait l’erreur de revenir du côté de Maximus, mais je ne lui ferais pas confiance à la place du roi. Il fait de nouveau appel à Brojana qui lui promet qu’il deviendra roi. Cela sent bon le mensonge quand même : évidemment, c’est elle qui permet à Medusa d’entrer en contact avec Maximus pour une dernière confrontation.

C’est rigolo comment ça manque d’action tout en étant super rythmé. Tout le monde est prisonnier et s’échappe sans vraie raison, mais bon ça permet d’avancer j’imagine. Quant à Gorgon, sa résurrection n’est pas si simple et le fait se comporter comme une sorte de zombie pourri qui rajoute une émotion quelque peu ratée. Cela doit probablement mieux passer sur papier, mais bon.

La confrontation entre Medusa et Maximus m’a fait lever les yeux au ciel un certain nombre de fois quand même, avec une Medusa qui fait tout ce qu’elle peut pour sauver sa ville en raisonnant son beau-frère. Cela ne fonctionne toujours pas et elle détruit un des derniers cristaux devant lui.

Ils n’ont plus le choix d’organiser l’évacuation cette fois et ça passe par un nouveau discours longuet de Medusa, terminant comme par hasard au moment crucial où le dôme s’effondre. L’évacuation se fait donc tranquillement vers la Terre, alors que Medusa abandonne le collier du père de Louise sur la lune, à sa demande.

Toute la famille royale, minus Maximus, est enfin réunie dans la même pièce à Attilan pour s’enfuir. Bien sûr, Black Bolt reste en arrière pour retrouver son frère et le ramener à la raison. C’est le moment de la scène de révélations dramatiques sur la famille royale : les parents des deux frères n’ont jamais voulu faire opérer Black Bolt, le document royal était un faux créé par Maximus. Ah, voilà, Black Bolt a tué ses parents pour rien ; c’est du beau.

Finalement, Black Bolt ne tue pas son frère, mais lui met le coup de poing le plus comique de 2017 avant de l’enfermer dans le bunker qui résistera à la destruction du dôme et dans lequel il a assez de vivres pour tenir une éternité. Eldrac le portail est sacrifié, mais Black Bolt réussit à rejoindre la Terre.

La conclusion de la série voit la famille royale réunit au complet sur Terre alors que dans l’espace quelque chose s’active sur la lune ; allons savoir quoi. Black Bolt confirme qu’ils échangent une menace contre une autre et tout le monde s’installe sur Terre, mais on ne saura pas où précisément.

Bon, il y a du terrain pour une saison 2, mais je ne suis pas sûr d’en avoir envie. Ils peuvent aussi choisir de tout expliquer et conclure dans Agents of S.H.I.E.L.D s’ils le souhaitent. Je sens qu’il y a de quoi faire beaucoup de liens entre les deux de toute manière. Affaire à suivre, une fois de plus, parce que cette arrivée de 1000 inhumains sur Terre, je doute que ça se passe en toute tranquillité dans le MCU vu la situation politique vis-à-vis d’eux…

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EN BREF – On nous a vendu une grosse série Marvel pour nous proposer finalement un divertissement ABC à peine réussi et très enfantin sur plein de points. Ce n’est pas un échec, mais ce n’est pas non plus une grosse réussite. Je sens que l’histoire a du potentiel, mais elle est gâchée par des scènes souvent mal écrite et/ou mal jouée, réparties dans à peu près tous les épisodes. Peut-être que la série manque de temps pour parvenir à instaurer ce qu’elle voulait, je ne sais pas.

Cela m’a donné envie de lire les comics un jour, car je crois que sur papier, ça a de quoi être bien meilleur. Et c’est dommage parce que l’adaptation avait de quoi réussir. Plusieurs adaptations ont été réussies jusqu’ici dans l’univers Marvel… ce n’est pas le cas de celle-ci qui fait un peu tache dans le MCU.

Je n’irai pas jusqu’à déconseiller totalement la série, mais ce n’est clairement pas quelque chose que je conseillerais non plus. Disons que c’est un divertissement qui plaira aux plus jeunes, un objet de curiosité pour les plus vieux, une jolie histoire mal traitée par des scénaristes voulant profiter d’un riche potentiel qu’ils n’ont pas su exploiter à sa juste valeur.

En un mot comme en cent, dommage. Je reviendrais probablement (à reculons) pour une saison 2 car il y avait de bons moments, mais si le sort que lui réserve ABC est l’annulation, je ne serai pas au fond du gouffre, croyez-moi bien !

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Me, myself & I (S01)

Synopsis : Cette comédie examine la vie d’un homme sur une période de 50 ans et à travers trois périodes distincte de sa vie : son adolescence en 1991, sa quarantaine en 2017 et sa vieillesse en 2042.

Spoilers 1×04

Capture d'écran 2017-10-24 22.25.13.pngÉpisode 4 – Star Wars – 15/20
I am your father.

Je l’ai déjà dit avant et ailleurs, j’aime bien Star Wars sans être un grand fan, mais j’ai adoré la thématique de cet épisode qui ne parlait pas de Star Wars pour en parler lourdement, mais pour montrer Alex comme un grand fan. Et il n’est pas bien dur de se reconnaître là-dedans en tant que grand fan de séries. Comme d’habitude, l’épisode propose donc le fil directeur « Star Wars » sur les trois périodes chronologiques de la série.

À 14 ans, Alex est déjà fan de Star Wars et ça permet de bons gags, notamment avec une VHS effacée. Le vrai point d’intrigue est toutefois de montrer le rapprochement entre Alex et son beau-père. Il se rend avec son frère à une séance de cinéma nocturne où il n’avait pas le droit d’aller, parce qu’elle est nocturne en plein milieu de semaine. C’est tout prévisible, mais ça fonctionne bien, avec un beau-père qui finit par le couvrir pour gagner sa confiance.

À 40 ans, Alex fait le tri dans ses affaires et décide de montrer Star Wars à sa fille. Etonnamment, cette semaine, c’est à cette intrigue que j’ai le plus accroché. J’ai trouvé marrant sa réaction face à une Amy qui n’en a rien à faire de Star Wars et, pire !, qui l’a déjà vu avec son grand-père. Pourquoi pas. Il décide ainsi de se venger en gâchant un match de basket à son beau-père. Franchement, c’est dégueulasse de faire un truc pareil, je ne supporterai pas qu’on me fasse ça d’un épisode… et je sais que mon père ne supporterait que je lui fasse ça avec un match de foot. C’est un beau parallèle, n’est-ce pas ?

Finalement, Alex peut voir le premier Star Wars avec cette fille, mais celle-ci déteste évidemment. Il tourne cette page de sa vie et comprend que ce qui compte est le bonheur de sa fille. Le sujet ne pouvait être traité différemment, et c’est tant mieux.

À 60 ans, Alex a enfin l’opportunité de voyager dans l’espace. Allez pourquoi pas, c’est une évolution intéressante pour la société et ça permet le gag de l’annulation avec la pluie. Dur de penser qu’une petite journée de pluie suffit à stopper une navette spatiale, surtout quand on est soi-même à voir l’épisode dans un avion au beau milieu d’un nuage bien noir.

Il fallait bien ça pour justifier l’intrigue, même si je n’ai pas trop aimé. Alex finit par faire une croix sur son rêve car il a trouvé mieux à faire : il aide Eleanor à faire tourner son business car lui sait cuisiner, contrairement à elle. Mouais. Du coup, il préfère rester cuisiner gratuitement plutôt que d’aller dans l’espace. Oui, bien sûr, crédibilité quand tu nous tiens.

L’écriture était extrêmement prévisible du début à la fin et pas forcément très drôle… mais je me suis reconnu dans le personnage sur plein d’aspect, et notamment dans ses plus grands défauts, à tous les âges. Je ne sais pas si c’est très valorisant pour moi, tout ça.

Ci-dessous mon avis sur chacun des épisodes de la saison.

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Pour commencer, cette série ne m’aurait probablement pas attiré il y a quelques années, mais je suis retombé depuis dans la marmite des séries comiques et plus j’en vois, mieux je me porte. Si je ne suis pas fan des acteurs choisis qui ont apparemment déjà leur petite réputation, je débute cette série parce que j’ai bon espoir du côté de son synopsis.

En effet, les trois chronologies abordées ont tout pour plaire. Je suis impatient de revivre les années 90 par ce biais-là et l’humour a de quoi résonner d’une période à l’autre. Je ne doute pas que les scénaristes sauront jouer de la chronologie pour nous faire vivre une histoire complète et qui s’amuse de ses rebondissements et révélations au compte-goutte. En fait, cela me rappelle un peu ce qu’How I met your mother proposait avec sa structure en flashback et ses effets d’annonce dans le récit.

Autrement dit, je mets déjà cette comédie sur un piédestal, mais il reste à savoir si je fais bien de le faire…

L’avis sans spoiler : Ce pilot avait une bonne écriture, une excellente dynamique entre les personnages et les époques, ainsi qu’une rythmique bien montée. Le problème, c’est que tout était déjà dans la bande-annonce de deux minutes et, même si je ne l’ai pas revue depuis le mois de mai, je savais déjà 90% de ce qui allait se passer dans l’épisode. C’est toujours mon grand problème avec les pilots, de toute manière, surtout en comédie : les trailers sont même souvent plus drôles que le résultat final, parce que plus condensé. Par conséquent, il est un peu tôt pour juger, mais ça part bien en tout cas, sans être merveilleux non plus.

01Épisode 1 – Pilot – 16/20
Dude, your life is a mess.

La série débute sans perdre de temps par un gros plan sur son personnage principal qui nous raconte sa vie, à la manière d’un confessionnal de téléréalité. C’est surprenant et déroutant, mais pas autant que la plongée directe en 1991, lorsqu’Alex Riley avait quatorze ans et s’est retrouvé à devoir vivre avec son nouveau beau-père, et surtout le fils de celui-ci, Justin ; qu’il a détesté au premier coup d’œil car soutenant une équipe de basket différente.

En 2017, nous le retrouvons arriver chez lui en catastrophe après avoir oublié le repas de sa fille pour l’école sur la table de la cuisine. La catastrophe ? Une ambulance garée devant chez lui. Pas d’inquiétude, Sarah, sa femme, est simplement en train de le tromper avec un ambulancier.

Enfin, en 2042, il connaît le pire jour de sa vie lorsqu’il fait un arrêt cardiaque et pense mourir. Voilà, trois jours horribles dans la vie d’un homme ; c’était la bande-annonce et le plus intéressant peut commencer : l’histoire de comment il a reconstruit sa vie dans les trois cas.

En 1991, Alex s’ajuste à sa nouvelle vie avec son frère et son beau-père, s’avérant être un inventeur de génie. Il tombe instantanément amoureux de Nori. Justin fait tout ce qu’il peut pour que la vie de son « petit-frère » soit à la hauteur de ce qu’il espère pour lui. Aussi insupportable soit-il, je l’aime bien, le Justin et je me demande déjà ce qu’il est devenu par la suite.

Justin s’arrange donc pour qu’Alex danse avec Nori. Tout se passe à merveille, sauf qu’il lui donne un chewing-gum. Alex s’étouffe avec son chewing-gum et le recrache directement dans la bouche de Nori, obtenant aussitôt un surnom reluisant, « Chokey » (to choke voulant dire « suffoquer, s’étouffer »).

Par chance, son beau-père lui remonte le moral avec une métaphore de basketball. C’est mignon tout plein, mais le personnage enchaîne les références au basket et autant vous avouer que je vais vite être paumé ! Il est cool de les voir bien s’entendre, en tout cas. Il n’empêche qu’il se décide à éviter Nori désormais, tout mort de honte qu’il est. C’est complétement con, surtout qu’elle veut continuer à lui parler, mais bon.

En 2017, l’inventeur de génie galère comme jamais : il n’a aucune idée géniale, vit chez son meilleur ami Sam, car il n’a pas eu la maison dans le divorce, et ne voit Abby, sa fille, que quelques jours par semaine. Cela ne l’empêche pas d’avoir une relation au top avec elle. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est que Sarah déménage à San Francisco avec son futur mari, un chef cette fois.

Il essaye donc de reprendre sa vie en main et passe par toutes les étapes de base : la religion, le yoga, la drogue… sans grand succès. Il se rend donc auprès de son beau-père qui lui donne l’idée qui va relancer sa carrière : la cale-cric qu’il avait inventé pour éviter que la table de cuisine ne reste bancale. Mouais. Admettons, il y a des tas de carrières qui sont lancées à partir de rien après tout.

En 2042, Alex reprend le travail en annonçant sa démission. Cette fois, l’inventeur de génie a quand même réussi à monter son propre empire ; mais il décide de démissionner. Rapidement, Abby nous annonce que Justin est toujours en vie, du côté de Sacramento (oui, j’imaginais déjà le pire pour le personnage de Justin).

Sans s’y attendre, il retombe sur Nori, elle aussi célibataire, ça tombe bien. Du coup, l’épisode se termine sur un baiser entre eux parce que la philosophie de vie d’Alex est de continuer à tenter de marquer des paniers.

Comme je le disais dans l’avis sans spoiler, le trailer m’avait déjà raconté tout ce qu’il y avait à savoir de cet épisode, alors cela m’a un peu refroidi. J’ai du coup mis une meilleure note que ce que mon instinct disait de faire. Je suis curieux de voir comment ça va évoluer, mais c’est pour l’instant un bon feel-good sans prise de tête avec des personnages sympathiques. Il risque de lui manquer une bonne part de réalisme avec des coups durs en tout cas, car les trois pires journées de la vie d’Alex sont déjà là ; et il les vit plutôt bien et avec beaucoup d’humour. Le sujet se prêterait à quelques moments d’émotions, mais il faudra pour cela se tourner plutôt vers This is us qui a un postulat assez similaire quand on y réfléchit.

02.jpgÉpisode 2 – First Steps – 14/20
I could eat waffles for every meal.

L’introduction est longue et reprend l’ensemble du premier épisode pour s’assurer de ne perdre personne en cours de route. Ah les premières saisons !

Du côté de l’adolescence d’Alex, son « frère » continue de vouloir tout contrôler et le veut malade quand il sait qu’il ne peut déjeuner avec. En soi, ce n’est pas censé être un problème, mais même Eleanor paraît s’inquiéter pour lui, ce qui en dit long.

Justin décide de rater le début de son contrôle de maths pour s’assurer que son nouveau frère ne fasse pas n’importe quoi. Il l’oblige à s’asseoir contre un mur… ce qui fonctionne bien, car le lendemain, il mange sur la rampe de la cafétéria, le coin des cools. Le truc, c’est que Justin a payé pour cela.

Par conséquent, Alex se venge en emmenant les losers sur la rampe des gens cools. Le problème ? Il trébuche et tombe à la renverse, entraînant avec lui le reste des impopulaires, parmi lesquels se trouve bien sûr son futur meilleur ami. La révélation était sympathique, même si je l’ai vu venir en milieu d’épisode.

La quarantaine est définitivement la partie de l’épisode qui m’intéresse le moins encore cette semaine. Son meilleur ami le force à sortir pour rencontrer des gens et il finit par le faire lorsqu’il tombe sur Lauren, une divorcée qui mange des gaufres. Il s’en confie à sa fille, Amy, et part aussitôt en rencard. C’est le premier après six mois de divorce, et si tout se passe bien, il n’ose pas embrasser Lauren.

L’histoire s’arrête là pour eux deux, en tout cas pour cette semaine. Comme il n’a ni son adresse, ni son numéro, ça risque d’être compliqué, mais tout n’est pas perdu. En même temps, qui écrit sur la main de quelqu’un quand il y avait plein de serviettes dans le restaurant ? Et en admettant que c’était pour le côté romantique, pourquoi écrire dans la paume où ça a toutes les chances de disparaitre ? Stupide !

Et lors de la soixantaine d’Alex, il est l’heure du premier rencard avec Eleanor. Il est conseillé par Amy qui est pleine de bons conseils, mais comme il ne l’écoute pas, c’est la douche froide. Eleanor a en effet un petit-ami, peu sérieux.

Le lendemain, il reçoit un message d’Eleanor qui lui dit avoir parlé avec son mec. Il espère donc le meilleur pour sa relation avec elle… Pour mieux apprendre qu’elle est fiancée car son copain l’a demandé en mariage. C’est con, mais ça donne des perspectives pour la suite.

C’était un nouvel épisode sympathique, mais je dois avouer que je n’ai pas ri une fois. Je me laisse embarquer par l’histoire, mais c’est tout pour le moment. J’aime bien la manière de passer d’une chronologie à l’autre et je trouve que ça fonctionne bien, surtout que nous n’avons pas le temps de nous ennuyer avec environ sept minutes de chaque.

Capture d'écran 2017-10-12 16.25.16.pngÉpisode 3 – The Card – 15/20
And today, well today is my birthday.

C’est comme si la série avait lu le thème du TFSA de la semaine dernière et s’était décidé à nous narguer.

À 14 ans, Alex obtient une carte signée de Michael Jordan… et la donne à Eleanor. Plutôt que de la récupérer normalement, son frère lui conseille d’en faire une fausse et de l’échanger avec celle qu’il a donné à Eleanor. Oui, bien sûr, c’est tellement logique. Tout ce plan craint, mais ils parviennent à procéder à l’échange, ruinant au passage la réputation d’Alex. Quant à l’échange, ils ne sont même pas sûrs d’avoir la bonne carte, alors… C’était une bonne intrigue, avec quelques blagues sympathiques et réussies.

A 40 ans, Alex passe son anniversaire avec sa fille pour aller jouer à des attractions. Là-bas, il réussit à se faire inviter à un week-end mères/filles pour Abby, mais c’est tellement cher qu’il ne peut y aller. Par chance, il a une carte signée par Michael Jordan qu’il peut revendre. Il a donc récupéré la bonne carte et tout se passe à merveille : il réussit à faire plaisir à sa fille sans se ruiner plus que ça. En plus, cette fois, il avoue la vérité à son père, heureux de rendre sa petite-fille heureuse. Mouais, c’est une jolie histoire sur l’amour parental, mais ça ne me transcende pas plus que ça, j’avoue.

À 60 ans, Abby l’abandonne et il passe sa journée seul. Cela sent clairement l’anniversaire surprise en fin d’épisode, surtout quand tout le monde semble subitement oublier. Il y a quelques bons moments, notamment au fast-food où Eleanor ne travaille pas et où la technologie du futur continue d’être un moyen de se moquer du personnage. On découvre enfin ce qu’est devenu Justin : gouverneur. Et bah, c’est pas gagné quand on voit ce qu’il donne à 14 ans.

La fin d’épisode, comme prévu, voit Alex passer un bon anniversaire à toutes les époques, y compris pour la soixantaine où il est bien en compagnie d’Abby et Justin. Abby a d’ailleurs le cadeau parfait pour lui : la carte signée par Michael Jordan.

C’était un nouvel épisode sympathique, même s’il est peut-être un peu tôt pour déjà nous faire un épisode d’anniversaire. Je commence aussi à réfléchir sur le long terme et, clairement, ce n’est pas une si bonne idée de nous habituer à de tels liens entre les trois époques, parce que ça va vite être redondant et pas du tout crédible. Pour le moment, ça fonctionne bien, en tout cas, alors c’est plaisant à voir.

Capture d'écran 2017-10-24 22.25.13.pngÉpisode 4 – Star Wars – 15/20
I am your father.

Je l’ai déjà dit avant et ailleurs, j’aime bien Star Wars sans être un grand fan, mais j’ai adoré la thématique de cet épisode qui ne parlait pas de Star Wars pour en parler lourdement, mais pour montrer Alex comme un grand fan. Et il n’est pas bien dur de se reconnaître là-dedans en tant que grand fan de séries. Comme d’habitude, l’épisode propose donc le fil directeur « Star Wars » sur les trois périodes chronologiques de la série.

À 14 ans, Alex est déjà fan de Star Wars et ça permet de bons gags, notamment avec une VHS effacée. Le vrai point d’intrigue est toutefois de montrer le rapprochement entre Alex et son beau-père. Il se rend avec son frère à une séance de cinéma nocturne où il n’avait pas le droit d’aller, parce qu’elle est nocturne en plein milieu de semaine. C’est tout prévisible, mais ça fonctionne bien, avec un beau-père qui finit par le couvrir pour gagner sa confiance.

À 40 ans, Alex fait le tri dans ses affaires et décide de montrer Star Wars à sa fille. Etonnamment, cette semaine, c’est à cette intrigue que j’ai le plus accroché. J’ai trouvé marrant sa réaction face à une Amy qui n’en a rien à faire de Star Wars et, pire !, qui l’a déjà vu avec son grand-père. Pourquoi pas. Il décide ainsi de se venger en gâchant un match de basket à son beau-père. Franchement, c’est dégueulasse de faire un truc pareil, je ne supporterai pas qu’on me fasse ça d’un épisode… et je sais que mon père ne supporterait que je lui fasse ça avec un match de foot. C’est un beau parallèle, n’est-ce pas ?

Finalement, Alex peut voir le premier Star Wars avec cette fille, mais celle-ci déteste évidemment. Il tourne cette page de sa vie et comprend que ce qui compte est le bonheur de sa fille. Le sujet ne pouvait être traité différemment, et c’est tant mieux.

À 60 ans, Alex a enfin l’opportunité de voyager dans l’espace. Allez pourquoi pas, c’est une évolution intéressante pour la société et ça permet le gag de l’annulation avec la pluie. Dur de penser qu’une petite journée de pluie suffit à stopper une navette spatiale, surtout quand on est soi-même à voir l’épisode dans un avion au beau milieu d’un nuage bien noir.

Il fallait bien ça pour justifier l’intrigue, même si je n’ai pas trop aimé. Alex finit par faire une croix sur son rêve car il a trouvé mieux à faire : il aide Eleanor à faire tourner son business car lui sait cuisiner, contrairement à elle. Mouais. Du coup, il préfère rester cuisiner gratuitement plutôt que d’aller dans l’espace. Oui, bien sûr, crédibilité quand tu nous tiens.

L’écriture était extrêmement prévisible du début à la fin et pas forcément très drôle… mais je me suis reconnu dans le personnage sur plein d’aspect, et notamment dans ses plus grands défauts, à tous les âges. Je ne sais pas si c’est très valorisant pour moi, tout ça.