Here and Now – S01E01

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’intrigant pilot d’Here and Now.

01.jpgÉpisode 1 – Eleven Eleven – 17/20
Right now is all that ever exists.

La série commence par quelques flashs avec le son inversé, ce n’est pas du tout stressant. Il s’agit d’un rêve d’un jeune homme, apparemment, qui y voit une femme se griffer le visage sur la plage car elle assiste à quelque chose de choquant arrivant à Ramon. OK. On va faire comme si on comprenait quelque chose et se laisser embarquer par la balade en vélo de Ramon, le jeune homme qui rêve et qui semble draguer un serveur et pote.

Ramon reçoit un appel de sa mère et sa sœur Kristen, en route vers un magasin (Bingo) où elles achètent de quoi faire l’anniversaire du père (Bingo !!). Au moins, cet épisode n’est pas perdu. La famille semble bien allumée en tout cas, entre les rêves de Ramon et sa drague foireuse, sa sœur qui fume des joints et en parle librement à sa mère, elle aussi droguée dans sa jeunesse et apprenant à sa fille qu’elle prenait aussi du LSD dans sa jeunesse. Génial, quoi.

Loin de tout ça, nous assistons à une séance de psy de Lydia, une femme déprimée par la vie en général, mais qui aime son psy la faisant enfin vivre son existence dans le moment. Enfin, psy, il est révélé ensuite que Duc, c’est son nom, ne fait que construire la motivation. Loin de tout ça encore, nous assistons à sa sœur, une styliste, en train de descendre totalement son assistante et accepter de boire un verre avec Duc avant l’anniversaire de leur père.

Enfin, nous découvrons la vie du fameux père, jouant à Candy Crush (je crois, je n’y ai jamais joué – révélation de dingue, je sais) alors qu’il a des admirateurs pour son travail de psy. Il s’agit aussi de ses soixante ans, et il invite à la fête un de ses étudiants/admirateurs/on sait pas bien (finalement, on apprendra plus tard que c’est son assistant). Une fois que c’est fait, il retrouve une prostituée avec qui il a l’habitude de coucher au point qu’elle lui offre un sextoy pour son anniversaire. C’est du beau.

Cela n’empêche pas le perso de faire une crise de la soixantaine et de pleurer toutes les larmes de son corps dans sa voiture. Euuuuuké. Il continue ensuite sa déprime dans la douche où il vide le shampooing de sa femme, juste pour le principe. Tu parles d’un soixantenaire stable dans sa tête !

Lorsqu’on retrouve Ramon, c’est parce que sa machine de sport se met à buguer à 11 minutes et 11 secondes. Déjà que plus tôt son regard était attiré par la pendule qui indiquait 11h11, on comprend vite que la soirée sera intéressante à 23h11.

Il retrouve son nouveau mec, le vendeur qui semble s’occuper d’une laverie et lui fait faire un détour par le pressing où sa mère lui a demandé d’y aller. Après s’être acquitté d’une facture de 11$11, Ramon accepte de faire un détour par chez lui avec son nouveau mec avec qui il couche. C’est pour être de bonne humeur à l’anniversaire. Au passage, il s’informe aussi sur les gens poursuivis par « 11:11 », qui d’après internet sont des gens avec une mission positive à accomplir. Voilà qui promet.

Bon, du coup Ramon n’arrive pas spécialement à l’heure à l’anniversaire de son père, alors qu’il devait y être en avance pour que Kristen lui parle de son nouveau hobby de faux compte Facebook pour draguer et de la drogue qu’elle enchaîne à tout va. Merveilleux. Sans trop de surprises, ils se mettent alors à se droguer ensemble et se raconter leur vie.

Je reproche juste à la série de me faire galérer avec les prénoms, pour le moment. Ashley, la styliste, retrouve son frère Duc (le « psy ») à qui elle ramène un top model… alors qu’elle est mariée et a une petite fille dont Malcolm, le mari, s’occupe. Elle jure à Duc qu’elle n’a pas l’intention de coucher avec. Cela ne l’empêche toutefois pas d’être un peu garce avec Duc, qui semble avoir choisi de rester puceau. Leur relation est top, à s’engueuler en permanence et continuer la conversation comme si de rien n’était.

Ils se droguent ensuite alors que Malcolm arrive en avance et est traitée comme une merde par sa belle-mère. Quant à Duc et Ashley, ils racontent leur vie au top model, et ce n’est pas rose : leur enfance d’enfant adopté est loin d’avoir été merveilleuse. Ils ramènent malgré tout Randy à la soirée qui mélange tout le monde à l’américaine.

Tout le monde, et surtout la terrifiante Audey, la mère de famille, ravie de rencontrer Henry, le rencard de Ramon. Duc et Randy passent leur temps ensemble, et ce dernier déprime qu’Ashley ne veuille pas coucher pas avec lui. Par chance pour lui, une fois que Kristen a fini de se droguer avec Ramon, elle a un énorme crush sur lui, alors que Ramon s’en prend à sa mère beaucoup trop inclusive et gênante avec Henry.

Le père, Greg, est plus ou moins heureux de la fête, ravi du cadeau d’Ashley, beaucoup moins de celui de Duc. Audrey correspond quant à elle à tout ce qu’Ashley et Duc en disait plus tôt : elle veut juste faire une fête pour montrer à tout le monde qu’elle est parfaitement géniale, que sa famille est parfaite et qu’elle peut tout contrôler. Elle n’est pas au bout de ses peines avec la soirée qui vire au désastre.

En effet, Greg fait un discours révélant à tous sa dépression profonde, et Malcolm le filme. C’est beau et absolument gênant pour tout le monde, donc en tant que téléspectateur, c’est marrant, surtout que ça se fait en parallèle de la perte de virginité de sa fille, qui porte un masque de cheval tout du long. Terrifiant et tellement triste.

Il faudrait que le discours s’arrête, mais ça continue. Il faudrait que Randy ait assez de tact pour lui faire enlever le masque, mais il continue. Et Greg déprime tout le monde à son anniversaire. Heureusement, Ramon met un terme à tout ça, en entendant subitement un bruit confus et en voyant des flammes s’envoler des bougies pour former un « 11h11 ». Voilà donc le côté surnaturel que j’attendais.

Après la fête dont on ne saura rien de la fin suite à cette dépression collective et hallucination solitaire, les parents emmènent Ramon chez le psy pour savoir ce qu’il peut avoir. Le couple finit plus en thérapie de couple qu’autre chose. Audrey s’inquiète de la schizophrénie possible de son fils, d’autant plus que son frère à elle l’était.

Le pauvre médecin est débordé, surtout qu’Audrey veut vraiment tout contrôler et est insupportable. Ramon n’a pas spécialement envie de devenir un patient du psy… jusqu’à ce qu’il aperçoive une photo de la femme de son rêve du début d’épisode, qui s’avère finalement être la mère du psy. Et bim, cliffhanger.

Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ash et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur).

La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.

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Counterpart – S01E04

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 4e épisode de la première saison de Counterpart.

04.jpgÉpisode 4 – Both Sides Now – 16/20
I’m a lot of things right now.

Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à regarder cette série le lundi alors que je suis impatient de la voir chaque semaine. J’ai un vrai problème à me remettre dans mes séries en ce moment, et la pause des Jeux Olympiques n’aide pas non plus. Allez, peu importe, vous n’êtes a priori pas là pour que je vous raconte ma vie, mais plutôt l’épisode et ce que j’en ai pensé.

Cette semaine, on commence par un message passé d’un monde à l’autre, à travers l’intermédiaire de tout un tas de personnes, ce qui permet d’imaginer que tout le monde n’est pas au courant de ce qu’il se passe. En tout cas, Alt-Howard parvient à faire passer un message de l’autre côté.

Après le générique, Howard briefe Alt-Howard sur sa vie pépère et ça déprime ce dernier qui veut jouer aux cartes pour mieux le connaître. Cela nous permet d’apprendre qu’Howard et Andrei jouent au Go depuis qu’ils se sont rencontrés à l’hôpital. Donc son ami « inutile » s’appelle Andrei. Les guillemets ? Je me doute qu’il aura un rôle à jouer un jour ou l’autre. Si Alt-Howard veut tout savoir d’Howard, l’inverse ne se vérifie pas avec un Alt-Howard toujours aussi secret. Cela promet pour l’arrivée d’Howard dans le nouveau monde.

Avant de changer de monde, Quayle briefe une dernière fois Howard. Avec le look d’Alt-Howard, il devient déjà plus difficile de différencier les deux personnages, même si la démarche y est encore. Quoiqu’il en soit, Howard change de monde sans trop de problème (même s’il assiste à une tentative de faire passer un paquet de cigarettes dans l’autre monde).

Dans cet autre monde, Howard rencontre Raash, un ami devant s’occuper de lui, et découvre que l’ensemble des gens sont traumatisées par l’hygiène et la peur de la maladie. Cela promet, mais il est malheureusement enfermé par Raash dans un appartement. Heureusement pour lui (et pour nous parce que ça sentait bon l’ennui autrement), la fille d’Alt-Howard, Anna, débarque et embarque Howard, pensant avoir affaire à son père, à l’hôpital où sa mère a été admise pour overdose. Bien. Emiliy n’est donc pas morte. On ne paye pas Olivia Williams pour qu’elle soit tuée en trois épisodes, évidemment.

Howard et sa fille alternative dont il ne sait rien se rendent donc à l’hôpital, où ils retrouvent Alt-Emily. Howard est là pour le réveil d’Alt-Emily, mais il rencontre aussitôt l’amant de sa femme, dans cette version en tout cas. Comme personne ne lui a rien dit, c’est du grand n’importe quoi, mais ça se passe plutôt bien.

Alt-Emily est accusée de se droguer, et personne ne peut croire la vérité, donc elle n’essaye même pas. Howard tente comme il peut de créer une relation saine avec sa fille, mais franchement, ce n’est pas gagné. Finalement, Alt-Emily rentre chez elle en compagnie d’Howard, et elle a parfaitement conscience qu’elle n’est pas avec son ex-mari, mais avec un voyageur. C’est amusant de la voir deviner la vérité et lui dévoiler froidement qu’il fait de la merde qui va attirer l’attention sur eux.

Elle n’est pas au bout de ses surprises : Howard a également invité Anna à dîner. Bon, s’il fait à manger, la soirée vire rapidement à la catastrophe avec une Anna qui ne comprend pas le comportement adolescent de ses parents (heureux de se retrouver, forcément : Howard retrouve Emily et Emily l’homme qu’elle aimait il y a des années) et se barre. Une scène pour rien, donc.

Cela permet d’apprendre qu’Emily a fait une fausse couche quand elle attendait sa Anna, et Howard sympathise avec Alt-Emily. Il reste dormir dans la chambre d’Anna, découvrant ainsi des échographies et toute l’enfance d’une fille qu’il n’a jamais pu avoir.

Le lendemain matin, Howard décide de faire équipe avec Alt-Emily et informe Raash qu’il compte bien vivre la vie de son double comme il l’entend. Et on s’arrête là pour cette intrigue.

Quayle continue de vivre sa vie de bureau, et ce n’est pas simplifié par un Alt-Howard qui fait n’importe quoi dès le premier jour, pétant un câble et quittant son nouveau poste en Stratégie pour prendre un jour de congé. Alt-Howard raconte enfin à Quayle tout ce qu’il sait sur l’Emily de ce monde, son contact ne faisant absolument pas confiance à l’étage de la stratégie.

Alt-Howard emmène Quayle voir Heinrich, un ami de l’autre monde qui s’est installé dans celui-ci. Quayle veut surveiller Alt-Howard… mais les laisse finalement tous les deux dans la boucherie d’Heinrich pour qu’ils rattrapent le temps perdu. C’est l’occasion pour nous de glaner des informations supplémentaires sur Pope et le réseau utilisé pour on ne sait pas bien quoi faire.

Heinrich confirme les dires d’Emily sur la présence d’une taupe à l’étage des stratégies. C’est gênant, surtout que ça fait des années que c’est le cas. Alt-Howard en parle avec Quayle, mais moi, ce serait le premier en qui je n’ai pas confiant.

Baldwin est pendant ce temps amenée dans une planque où elle se fait interroger par sa supérieure qui semble toujours partante pour la draguer. Mais qui es-tu ?

De son côté, Lambert, l’ambassadeur de la semaine dernière, se rend faire un massage où il retrouve la copine de Baldwin qui travaille très clairement pour lui. Comme la semaine dernière, Lambert n’a pas l’air dérangé plus que ça d’avoir tout son personnel qui le voit à poil. Ce n’est pas le cas du personnel, mais bon, tant pis pour elle clairement. Lambert propose à « Clare », car c’est son nom, d’utiliser à son avantage sa relation avec Baldwin. La situation est toujours aussi cryptique.

Clare retrouve ensuite une Baldwin à moitié à poil (décidément, Clare sait choisir ses partenaires de scènes) et décide de jouer effectivement sur la corde affective. Si au départ elle ne veut pas se laisser embrasser, les deux femmes finissent ensuite par faire l’amour.

Cela permet à Clare d’endormir la vigilance de Baldwin, de récupérer son flingue et de la laisser se faire tuer par un autre tueur à gages, alors que Baldwin pensait pouvoir terminer sa liste de meurtres pépère. Heureusement pour elle, Baldwin est assez sur ses gardes pour réussir à déjouer la tentative d’assassinat contre sa personne et tueur l’homme engagé pour le tuer.

Bref, les informations continuent d’être distillées au compte-goutte et tout avance lentement, avec trois intrigues totalement séparées et que je vous ai développées au maximum quand j’aurais pu faire une critique d’une demi-page pour résumer ce qu’il se déroulait vraiment. C’est toujours bizarre ce genre de série pour moi, j’ai beau bien aimer, je trouve le rythme sacrément lent et quand c’est comme ça, je me débrouille toujours pour décrocher au moment des informations utiles. Mais bon, ils ont réussi pour l’instant à garder mon attention et m’interpeller avec leur conspiration. On verra ce que donne la suite.

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LA to Vegas – S01E05

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 5e épisode de LA to Vegas.

05.jpgÉpisode 5 – The Fellowship of the Bear – 16/20
What do you think it is? September, 10th?

Après une semaine de pause pour je ne sais trop quelle raison, j’ai totalement oublié de regarder l’épisode en début de semaine. Comme mieux vaut tard que jamais, voici enfin ma critique avant que la semaine se termine pour de bon ; c’était moins une.

Le Capitane Dave se met l’équipe de nettoyage à dos, ce qui est la pire des idées. En effet, ils se vengent en ajoutant à l’avion une horrible odeur. Et c’est à lui de se charger de trouver la provenance de l’odeur grâce à un bon speech marrant de Ronnie flattant son égo. C’était marrant à voir et bien maîtrisé.

Dave et Bernard font donc équipe pour trouver l’odeur. Si cette sous-intrigue développait à la fois les personnages et le duo Dave/Bernard, j’ai eu du mal à vraiment accrocher. En plus, ils m’ont fait un faux espoir pour le Bingo avec les bougies, et en fait non. Il n’y a pas non plus une conclusion merveilleuse avec cette histoire, mais elle est le point de départ des deux autres intrigues car le vol est retardé indéfiniment à cause de cette odeur suspecte.

Cette semaine, Colin fait le voyage avec son fils, Nate, c’est parfait et bien drôle ; permettant de bonnes interactions entre passagers et une intrigue secondaire où la peluche de Nate est portée disparue dans l’aéroport. Ronnie et Colin se retrouve donc à passer un excellent moment – et en fait tout l’épisode – à chercher l’ours. Si l’avion manque quelque peu cette semaine, il est cool de voir la série étendre son terrain de jeu à l’aéroport et à une salle des objets perdus immenses. Bonnes blagues faciles aussi avec les agents de sécurité, ça fonctionnait bien. En plus, ça permettait le rapprochement de Colin et Ronnie, avec cette dernière racontant encore tout un tas de détails sur sa vie passée décidément extrêmement riche.

C’est donc Alan qui surveille Nate pendant tout ce temps, apportant une dynamique supplémentaire et marrante à l’épisode, pour que tout finisse par l’explosion du pauvre ours en peluche par l’équipe de déminage. Colin entre en grande dépression, et c’était un peu trop farfelu comme résolution pour être pleinement drôle, mais tout le reste valait le coup alors. Finalement, Ronnie donne son propre ours en peluche à Nate, avant de comprendre qu’elle aurait pu lui donner n’importe quelle autre peluche, ce qui aurait été la solution logique. Il y avait un bon humour dans toute cette partie de l’épisode, et un running gag sur une mallette du cartel devant être à 17h à Los Angeles faisant espérer des passagers plus atypiques pour la suite de la série.

Enfin, la dernière intrigue de l’épisode se concentre sur Nicole qui est en pleine dépression – et qui continue d’être celle qui me fait le plus rire. En effet, son patron a dit à un client qu’elle était majeure. Et pas « tout juste majeure ». Bref, elle vieillit et pour son business c’est la cata. Artem fait ce qu’il peut pour lui remonter le moral et si je n’aime pas beaucoup ce personnage, force est de constater que le duo est excellent.

Artem l’emmène à une partie de poker avec la sécurité histoire de lui montrer qu’elle est jeune et a encore plein de choses à apprendre. Pas de bol : elle apprend très vite et plume Artem, qui entre à son tour en pleine dépression alors qu’elle sort tout juste de la sienne. Finalement, elle le laisse gagner pour lui faire plaisir à une seconde partie ; et il récupère ainsi le pactole, avant de lui faire comprendre par accident qu’il s’est joué d’elle et avait une poker face aussi en-dehors de la partie de carte.

Si le départ de l’intrigue m’a fait bien rire, j’ai trouvé la conclusion un peu décevante, mais c’est aussi parce que j’avais envie d’en voir plus car j’ai bien accroché à ce nouvel épisode.

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Counterpart – S01E03

Spoilers

Ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Counterpart.

03.jpgÉpisode 3 – The Lost Art of Diplomacy – 16/20
You ask for the world.

Allez, je me lance à nouveau dans la série malgré un retard de quelques jours, car j’ai bien accroché aux premiers épisodes. La série reprend sur un flashback qui nous montre l’accident d’Emily six semaines plus tôt, devant un magasin sagement nommé Cosima (Bingo !? Peut-être pas, comme je me dis que c’est peut-être un cinéma… je me garde ce point pour un autre épisode).

Dans le présent, Howard vient lui rendre visite et lui apprend qu’il a eu une promotion. Pendant ce temps, Baldwin est interrogée par la police. Gênant.

Dans le monde parallèle, Emily se rend au cinéma pour avoir un rendez-vous secret avec quelqu’un du bureau qui lui apprend que Baldwin a été arrêtée dans l’autre monde. Du coup, elle décide de s’y rendre elle-même, nous apprenant au passage que même dans un monde parallèle, les gens téléphonent au beau milieu d’un film au cinéma.

Elle se retrouve à devoir faire équipe avec Ian, son amant de l’épisode précédent qui n’a pas l’air d’apprécier de devoir la ramener dans l’autre monde. Quant à son permis, elle obtient le droit à un visa de six heures, uniquement pour se rendre dans l’ambassade de l’autre monde, ce qui semble lui suffire, même si elle n’aime pas bien les règles qu’on lui impose.

Peter Quayle, l’un des boss d’Howard dont j’apprends le nom, est occupé avec une prostituée quand il apprend à son tour les événements concernant Baldwin… événement qu’il apprend de la part de son beau-père. Il se rend chez Howard pour engueuler Alt-Howard, surtout qu’il n’est pas bien content de sa matinée (tu m’étonnes). Ils mettent au point un plan pour régler le problème Baldwin, et ça implique une séparation des Howard, histoire de réduire le budget de l’épisode, j’imagine.

Alt-Howard rend visite à Claude Lambert, un autre voyageur qui n’est pas avare quand il s’agit d’organiser sa sécurité. Cela ne suffit pas à s’assurer que ses rendez-vous débarquent quand il n’est pas en caleçon. Je n’ai pas bien compris son intérêt dans l’épisode, j’avoue, mais il trahit Howard en le gardant prisonnier jusqu’à l’arrivée de Ian et Emily, chargés d’enquêter sur l’affaire Baldwin.

Emily demande l’aide d’Howard et lui apprend surtout que celui ayant tenté de faire en sorte qu’elle le tue n’est autre qu’Alexander Pope. Bon, celui qui se faisait appeler « Pape » dans l’épisode 2 ne se faisait pas appeler Pape, c’était juste son nom de famille. Eh, bon, on ne peut pas tout savoir avec juste de l’audio ehe, l’erreur est humaine.

Elle lui demande également s’il ne la pardonnera jamais de lui avoir caché qui elle était réellement – un suspense que l’on a le droit de se garder un bon moment encore, je crois. Ils sont interrompus par le retour de Claude, qui n’empêche toutefois pas Howard de passer un message codé intrigant à sa femme. Décidément, les scénaristes aiment beaucoup nous balader.

Pendant ce temps, Howard, lui, fait équipe avec l’homme du service Stratégie de son monde, Aldrich. Leur but est d’aller interroger Baldwin pour obtenir des informations. Celle-ci accepte de répondre uniquement aux questions d’Howard, qu’elle a aperçu la veille et que, bien sûr, elle aime bien. Du coup, ils causent un peu de ce que ça fait d’avoir un double – Howard lui apprenant qu’il aurait préféré ne jamais le rencontrer.

Il demande aussi à Baldwin de s’expliquer sur cette drôle de mission qui était de tuer Emily. Elle affirme qu’il ne s’agissait que d’une mission comme une autre pour elle, ce qui est intrigant. Malheureusement, nous n’en saurons pas beaucoup plus car ils sont interrompus, Baldwin devant retourner dans son monde.

En effet, Peter, lui, se rend au bureau et découvre la catastrophe de l’intérieur, tentant comme il peut de la gérer. Il s’écrase beaucoup devant son beau-père demandant des nouvelles de sa petite-fille alors qu’il aurait bien fait en sorte de garder Baldwin pour lui quelques heures de plus.

Il se retrouve dans un dîner diplomatique avec Claude et son beau-père. Le sujet est bien sûr Baldwin, son monde d’origine voulant la récupérer dès que possible, en échange d’informations que leur monde voudrait bien obtenir, du genre un vaccin italien bien efficace. Comme la première offre n’est jamais la meilleure, le beau-père demande plus – un emplacement de pétrole, par exemple. Ce repas d’affaire nous permet surtout de comprendre que si Howard mange des fruits génétiquement modifiés, Alt-Howard mange des fruits de mer venant d’un océan plus propre de son côté. En revanche, il n’a pas de portable, ce qu’on apprend grâce à une bourde de Peter ayant laissé le sien allumé.

Ah la bourde, il leur montre de la technologie que l’autre monde n’a jamais créé. En revanche, on découvre aussi que le SIDA n’existe plus dans aucun des deux mondes, grâce à des échanges d’informations judicieux. Quant à Peter, il ne parvient toujours pas à obtenir ce qu’il veut et Baldwin doit donc retourner dans son monde.

Du moins, c’est la théorie. Son convoi est attaqué, aspergé d’essence et elle est libérée par sa copine de l’épisode précédent. Bien sûr, Howard était dans le convoi, donc Baldwin demande à ce qu’il soit épargné, s’attirant les foudres de sa hiérarchie.

Alt-Howard, lui, se voit retirer son visa. Il a 12h pour retourner dans son monde, et il ne compte pas le faire : à la place, il décide d’envoyer Howard dans l’autre monde pour vivre sa vie. Cela pose tout de même problème puisqu’il n’est même pas au courant qu’Emily est en vie dans l’autre monde. Je suis pressé de voir ce que ça donnera.

Emily (et je devrais plutôt dire Alt-Emily), elle, récupère une feuille à l’endroit indiqué par Alt-Howard lors de leur entrevue à l’ambassade – Alt-Howard lui donne donc quelque chose en retour de son aide vis-à-vis de Pope. La feuille ? Oh ce n’est pas rien du tout, loin de là. C’est une lettre d’Emily, mais celle du monde d’Howard, déclarant qu’ils savent qu’elle est la source d’Alt-Howard et qu’elle est en danger. Oh oh, elle en savait donc énormément sur l’autre monde et avait une liaison avec Alt-Howard, ou en tout cas un contact. Elle demande aussi à Alt-Howard de prendre soin d’Howard.

Et alors que cette révélation est en cours de digestion pour nous, Alt-Emily rentre chez elle et se fait empoisonner par une aiguille dans sa serrure. Elle meurt donc impuissante, assistant à la mise en scène de son suicide. Bon, ben finalement Howard viendra dans un monde où Emily est bien morte.

Le mystère est vraiment prenant. Plus la série avance, plus j’ai l’impression d’en découvrir plus et de tout savoir, pour chaque fois me retrouver plus loin des réponses qu’en début d’épisode. En revanche, ça ne me fait pas perdre de vue que si cet épisode était chargé en informations, il était extrêmement pauvre en action – et j’ai fini par m’ennuyer une ou deux fois. Je suis sûr qu’ils peuvent mieux faire.

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