A Series of Unfortunate Events (S01)

Avis : Une série Netflix avec Neil Patrick Harris au casting, en faut-il vraiment plus pour expliquer pourquoi je me suis lancé dans le visionnage de cette série ? Faut-il parler du fait que ce soit les Orphelins Baudelaire et que, du coup, j’ai lu ça dans une autre vie ? Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire, alors sans plus tarder, voici mon avis sur ces huit épisodes, couvrant les quatre premiers livres de la série !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 18/20

01.jpgÉpisode 1 – The Bad Beginning : Part One – 20/20
We have absolutely nothing

Oh un générique super original avec une ambiance déjà bien définie et Neil Patrick Harris qui m’ordonne en chantant de regarder ailleurs ? C’est largement plus qu’il n’en faut pour m’accrocher et, coup de bol, la première scène ne dit pas autre chose tout en m’impressionnant avec le craquage réussi (et parfait) de deux allumettes dans le même plan. Il faut toujours qu’une allumette ne s’allume pas quand je m’y tente. Peu importe, pour en revenir à la série, il faut bien peu de temps pour accrocher à cette série qui transporte aussitôt dans cet excellent univers délirant mais merveilleusement bien retranscrit avec la présence d’un narrateur à l’écran. J’avoue que j’étais plutôt frileux par rapport à cette adaptation, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je change d’avis et sois totalement convaincu par la réussite incroyable de la mise en scène et le jeu à la hauteur des acteurs, y compris enfants, ce qui n’est jamais simple à trouver. Neil Patrick Harris semble fait pour le rôle et ne pouvait probablement rêver mieux tant le rôle est fait pour lui. Ce pilot est une pure réussite qui propose une histoire qui se tient et ouvre quelques-uns des mystères à explorer pour la saison, finissant sur le couple des parents et là, perso, le fan en moi a hurlé de joie : Cobbie Smulders ?! Je n’étais pas du tout au courant, mais c’est tellement génial de la revoir dans un rôle – et en plus dans la même série que NPH. Ah Barney et Robin… Je ne pouvais pas demander mieux ! C’est sans hésitation que je monte la note à 20.

02Épisode 2 – The Bad Beggining : Part Two – 18/20
Yessica Haircut is my name

Bon, si j’adore le générique de cette série, je trouve un peu dommage qu’il soit si plein de spoilers, il fallait que je le dise. Ce n’est pas non plus bien grave, car il y a de bien nombreuses qualités pour le compenser. Ce second épisode propose un flashback sympa pour expliquer la manipulation du Comte Olaf auprès de Mr Poe pour réussir à obtenir la garde des orphelins Baudelaire. Je continue de rêver devant la bibliothèque de Justice Strauss, mais c’est assez dingue de posséder autant de livres tout en étant si naïve. Dans cet épisode, Olaf tente en effet de se marier à Violet et tout le plot d’une longue heure va tourner autour de ça et la crédulité de tout le monde qui y assiste sans comprendre le problème. Bien évidemment. Tout cela permet la mise en place d’un épisode très réussi dans un univers toujours aussi déjanté, qui ne perd son point que par sa longueur, qui aurait pu être moindre en réduisant la longueur de certains plans ou en équilibrant mieux sur plusieurs épisodes. Autre petit défaut, j’ai trouvé le début d’épisode assez lourd avec un « previously on » intégré à l’épisode qui n’était franchement pas nécessaire vu que la diffusion sur Netflix fait que l’on peut être à peu près certain que les deux premiers (au moins) seront vus à la suite. Cela aurait à la rigueur pu être utile en diffusion à la semaine – et ça m’arrangerait si Netflix proposait certaines de ses séries originales comme ça, car je suis juste incapable de m’arrêter en cours de route. Pour conclure sur une note plus positive, j’ai adoré les innombrables jeux de mots sur figuratively/literally, qui ne sont pas étrangers à n’importe quel fan d’HIMYM (2×09 les gars). Et comme il y a NPH et Cobbie Smulders dans cet épisode, il est difficile de ne pas y penser.

03.jpgÉpisode 3 – The Reptile Room : Part One – 19/20
Life is a conundrum of esoterica.

Pris d’une curiosité inutile, j’ai changé la langue sur le générique et, surprise, il est bel et bien traduit en plusieurs langues. C’était un peu inévitable tant il est constitutif de l’épisode – puisqu’il le raconte en annonçant assez clairement « Spoiler alert »… Au moins, c’est fait, et l’épisode en lui-même n’arrête pas de nous annoncer la suite. L’exposition est aussi un peu lourde quand on en arrive au troisième épisode, mais c’était aussi le cas des livres, de mémoire. Les orphelins Baudelaire arrivent donc enfin chez leur oncle et le pauvre acteur a bien du mal à égaler l’inégalable Neil Patrick Harris, mais l’effort est clairement là et l’univers toujours parfaitement créé. L’intrigue est bien plus entraînante dans cet épisode où le comte Olaf revient s’en prendre aux enfants quand ils se croient en sécurité, et cela provoque d’excellentes scènes au suspense bien plus haletant. Quant aux personnages, Sunny continue d’être un bon comic relief, Violet a un petit côté irritant que je ne saurais trop expliquer (peut-être son faux air de Jennifer Lawrence, allez savoir, de toute manière, je piffrais pas l’actrice dans Supergirl, alors ça n’aide pas) et Klaus continue d’être génial, comme dans mon souvenir (mais bon, ayant lu le livre gamin, inutile de vous préciser à qui je m’identifiais hein ?). Et pour conclure le très très bon de cet épisode, le méta était parfaitement maîtrisé.

04.pngÉpisode 4 – The Reptile Room : Part Two – 16/20
That’s absurd?

L’épisode reprend sur la mort de Monty et la série continue dans son absurdité parfaitement mise en scène avec l’arrivée de Mr Poe sur les lieux, puis de tous les complices d’Olaf. Les dialogues absurdes s’enchaînent et sont bien savoureux, surtout que Mr Poe est une vraie réussite d’interprétation, comme la majorité des personnages de toute manière, même si les acteurs sont tous dépassés (et de loin) par un Neil Patrick Harris en très grande forme. C’est malgré tout l’épisode qui possède le plus de longueurs (avec le labyrinthe notamment). Il se laisse regarder, mais il est plus facile d’être distrait devant, puisque les quiproquos sont le seul vrai intérêt et que les effets spéciaux ne sont pas tous au point (le paquebot), donnant envie de regarder ailleurs. Jacquelyn débarque à nouveau pour aider les orphelins qui doivent désormais se rendre chez leur tante Joséphine. Bref, rien n’est terminé, mais en même temps, c’est le milieu de la saison. L’intrigue autour des parents n’est toujours pas éclaircie et même pire, elle ne fait que s’obscurcir. La structure en double épisode est plutôt sympa pour un visionnage en plusieurs soirées, j’aurais pu m’organiser comme ça, mais ça se saurait si je n’enchaînais pas les épisodes !

05Épisode 5 – The Wide Window : Part One – 17/20
The safest strategy is to be afraid of them all.

Tante Joséphine est donc totalement dingue, et pas de bol, c’est à son tour de garder les orphelins Baudelaire. Elle est simplement hilarante avec ses nombreuses peurs et Alfre Woodard l’interprète à merveille. Je ne doutais pas de ses capacités d’actrice, mais elle prouve une fois de plus son brio, qui parvient presque à éclipser NPH. Et les enfants s’en tirent plutôt pas mal à côté de ces acteurs renommés, même si je continue à préférer Klaus à Violet. Tante Joséphine est une Grammar nazi, donc même si elle tombe amoureuse du comte Olaf comme une bleue, je ne peux pas lui en vouloir et je l’adore aha ! Grosso modo, cet épisode a perdu la fraîcheur que la série proposait dans ses premiers épisodes, principalement parce qu’on commence à connaître l’univers. Pourtant, la délocalisation constante, tous les deux épisodes, fonctionne à merveille et apporte assez de renouveau pour toujours garder l’intérêt. Quant à Neil Patrick Harris, il excelle dans son rôle et est quasiment méconnaissable une fois déguisé en capitaine, c’est juste incroyable à quel point c’est un très bon caméléon, capable de jouer la folie sous toutes ses facettes. Il ne me reste plus qu’à dire que cet épisode se termine sur un gros cliffhanger autour du sort de la tante.

06Épisode 6 – The Wide Window : Part Two – 19/20
You made a serious grammatical error!

Je ne me souvenais pas du bouquin, mais merci Klaus, car dès que j’ai vu la lettre, j’ai remarqué les fautes de grammaire/conjugaison et je ne suis même pas anglais ! Soyons clairs, si je me suicide, promis, je laisse une lettre sans faute… et s’il y en a, enquêtez en mon bon souvenir ! Bon, après, si je me suicide, enquêtez, parce que j’ai pas l’intention de me suicider, hein. Et puis, vous allez me dire qu’il y a des fautes dans mes articles, et vous aurez raison, mais c’est parce que je ne me relis pas… C’est mal, je sais, mais je pense qu’une lettre de suicide, je vais me sentir forcé de la relire avant de passer à l’acte, ce que je ne souhaite toujours pas faire. Peu importe, revenons-en à cet épisode qui respecte une fois de plus la structure habituelle de la série – que je me souviens avoir trouvé redondante dans les livres qui finissent par me revenir un peu. Je ne sais plus si j’ai tout lu, je crois que j’en avais raté quelques-uns, mais c’était il y a tellement longtemps et j’ai tout lu d’un coup. Donc, structure habituelle, ouragan et orphelins trop forts grâce à leurs allergies (sacrément bien jouée pour la langue de Klaus, sérieusement). La maison de la tante qui est détruite par l’ouragan part totalement dans l’absurde, mais ça fonctionne bien avec l’humour de la série, de même que le voyage en bateau et la correction incessante des abus de langage et fautes de grammaire. C’était absolument atroce (et plutôt rassurant sur mon niveau d’anglais) d’être irrité par toutes ces fautes d’ailleurs. Même si la structure était habituelle, j’ai trouvé la construction particulièrement bien jouée avec la très bonne utilisation des peurs de Joséphine et des petits détails distillés tout au long des épisodes 5 et 6. J’ai particulièrement aimé le cliffhanger qui promet un peu de changement.

07.jpgÉpisode 7 – The Miserable Mill : Part One – 18/20
I’m having a very terrible childhood right now

Les orphelins arrivent donc à Lucky Smells après de courtes péripéties et les voilà à recevoir quelques réponses bien décevantes sur leurs parents… et moi, je commence à être frustré de me dire que la fin de saison approche et que je ne me souviens plus des livres – vous voyez très bien où ça risque de me mener ! Cet épisode nous en apprend donc plus sur les parents, même si les infos sont données au compte-goutte. C’est assez intéressant à voir se mettre en place, même si l’intrigue dans la scierie n’est pas ma préférée du tout et que l’histoire d’amour du comte Olaf sort de nulle part. C’est un épisode un peu plus faible que les autres, mais bon, ce n’est pas comme si la série ne pouvait pas se le permettre. Et puis cet avant-dernier volet a l’avantage de voir Klaus se faire lobotomiser pour deux-trois minutes, les parents enfin rejoindre leurs enfants qui ne sont pas les Baudelaire contre toute attente et les Baudelaire qui reçoivent la visite de Dr Orwell et d’un Neil Patrick Harris qui semble totalement gérer en femme. Cette fin remonte clairement le niveau en tout cas. Au passage, gros coup de gueule contre Netflix qui t’affiche la fin de l’épisode lors de l’attente du chargement et en miniature de présentation. Un peu abusé, quoi, et ce n’est pas la première fois.

08.jpgÉpisode 8 – The Miserable Mill : Part Two – 16/20
Haven’t you learn anything this year? Week? Season?

Mr Poe subit des conséquences bien désagréables à la disparition des orphelins, ce qui promet quelques scènes amusantes. Klaus est à nouveau lobotomisé depuis qu’il a ses lunettes et ça vire à l’accident. Le début de l’épisode était un peu trop long. Le mystère des parents est laissé de côté trop longtemps et tous les jeux de mots sur le noir et blanc est une idée sympa, mais un peu trop lourde. Bon, j’avoue, qu’ils m’ont récupéré avec une bonne citation de Beckett et un Neil Patrick Harris qui fait une excellente femme. C’est presque un problème d’ailleurs : le comte Olaf est un beaucoup trop bon acteur ! Bon, ce dernier épisode m’a un peu moins convaincu, il faut bien l’avouer, les reproches d’Olaf à Orwell sont assez justifiés : ça marchait mieux quand il était seul et que ça ne partait pas dans un délire d’hypnose. Quoiqu’il en soit, l’histoire en elle-même fonctionne, mais l’absurde est poussé un tout petit trop loin pour moi. Peu importe, je serais là pour une saison 2 et il est possible que je ne résiste pas à l’envie de relire les livres d’ici là. Le cliffhanger est plutôt très bien fichu et donne envie de se jeter immédiatement sur la suite… qu’ils auraient pu tourner au passage, franchement. Non ? Bon, non peut-être pas. En tout cas, je l’attends impatiemment, en espérant d’autres chansons comme celle-ci, parce que c’est toujours un plaisir d’entendre la voix de NPH.

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EN BREF – Une excellente adaptation de très bons bouquins que j’avais aimé petit. Empruntés à la biblio, ce sont toutefois des livres à peine lus une fois. Je ne suis même pas sûr d’avoir tout lu, car la révélation sur les parents dans l’épisode 7 ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que c’est plutôt big quand même.

Et sinon, pour parler de la série en elle-même, c’est une énorme et excellente surprise. Bien sûr, j’en attendais beaucoup de bien, mais pas autant. Là, la narration d’origine est parfaitement respectée, les images subliment le texte, l’absurde est hyper bien rendu dans le scénario, avec quelques références meta intelligemment glissées tout au long de la saison, et l’univers si particulier est là. Difficile de ne pas accrocher et de ne pas se sentir retomber en enfance. Bref, c’était une excellente production Netflix, peut-être même celle qui me plaît le plus à ce jour (en concurrence rude avec Kimmy Schmidt) et clairement la meilleure saison que j’ai vu en 2017 pour l’instant. Elle était facile celle-là, pas vrai ? Énorme coup de cœur !

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The Magicians (S01)

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Une bonne semaine de 2017 s’est déjà achevée et je n’ai toujours pas regardé un seul épisode de mon challenge séries ! C’est le constat inadmissible de mon 7 janvier et donc je me suis jeté sur mon lit pour entamer le visionnage de The Magicians, première série que j’ai choisi cette année.

Alors mon choix n’est pas innocent : on me l’a vivement recommandée cette série et c’est présenté un peu partout comme un Harry Potter pour adultes. Bon, vu les images promos, je dirais plutôt pour ados, mais je peux me tromper. Je n’en sais pas grand-chose avant de commencer, et ce n’est pas plus mal comme ça, je me préserve de toute déception ou trop forte anticipation – même si j’avoue que j’ai vraiment envie d’une bonne série fantastique. A priori, elle devrait faire l’affaire, mais j’ai appris à me méfier depuis la déception que fut Shadowhunters, dont j’ai commencé la saison 2 juste avant d’ailleurs.

Qu’en est-il ? Et bien je vous invite à le découvrir dans la critique à chaud de chacun des épisodes, ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

01.pngÉpisode 1 – Unauthorized Magic – 13/20
Am I hallucinating?

Une première scène cryptique aux effets spéciaux pas forcément hyper travaillés, voilà qui n’est pas fait pour me rassurer à l’entrée dans ce nouvel épisode.C’est vite oublié et laissé de côté pour se concentrer sur le personnage de Quentin Coldwater et l’institution d’une mythologie fantasy à la Narnia s’appelant Fillory. Et Fillory, c’est le livre qui a permis à Quentin et sa pote Julia de survivre à un lycée difficile. Pourquoi pas, on comprend assez vite où tout cela les mène : à Fillory. Ou en tout cas, dans un New York parallèle où ils sont testés pour leurs capacités magiques sans beaucoup plus d’explications que cela. Julia se plante mais fait en sorte de s’en souvenir en se blessant alors que Quentin découvre l’université de Brakebills et fait quelques rencontres de personnages qui seront là pour rester, comme les plus vieux ou comme Alice. Le temps semble passer assez vite et Julia est en pleine dépression pour son anniversaire. Ce n’est pas Quentin qui va l’aider en lui disant qu’elle manque probablement de potentiel, mais bien le méchant de la série (enfin j’imagine). Pourquoi pas. Et Quentin de son côté se retrouve lié à une histoire qui le dépasse, parce que c’est une série fantastique, avec Alice et deux autres dont je n’ai pas encore le nom. Bon, outre ce résumé, il vaut bien que je donne mon avis : c’est bateau, mais ça se laisse regarder. Franchement, j’en attendais un peu mieux : les choses se déroulent un peu trop vite et sur un schéma globalement prévisible pour ce type d’intrigue ouvrant sur un monde magique et une université. Le mélange séries ados/fantastiques fonctionne plutôt pas mal cependant et le cliffhanger est intrigant, avec le premier truc vraiment surprenant, à savoir une menace sortie de nulle part et plutôt puissante, qui connaît évidemment Quentin, notre petit élu comme le furent tant d’autres avant lui. Ce pilot semble donc avoir pas mal de potentiel mais est pour l’instant un peu prévisible. J’aime bien, sans plus, or moi je cherchais à devenir accro… et malgré la rapidité de la chronologie, j’ai trouvé pas mal de longueur dans l’épisode.

02.jpgÉpisode 2 – The Source of Magic – 14/20
All we can do is make them magicians

L’épisode reprend quasiment où le premier nous a laissé : Quentin se réveille de son attaque qu’on nous repasse en flashback, au cas où. Évidemment, ce sont nos quatre héros (Quentin, Alice, Penny et Kady, j’ai appris le nom des accros au sexe) qui se sont débarrassés de l’agresseur du doyen. La scène est sympa, mais aurait gagné à être montré avec suspens, plutôt qu’en flashback. Quoiqu’il en soit, voilà Quentin et Alice qui passentle reste de l’épisode à se demander si ce sont eux les responsables de l’attaque avec leur sort ou si c’est lié à Fillory. Ils finissent par se faire prendre parce qu’ils sont vraiment pas doués et après une petite terreur, Quentin apprend qu’il peut rester et continuer son apprentissage de la magie. De son côté, Julia poursuit sa découverte de la magie du mauvais côté, du moins dans l’ombre de Brakebill. Elle y est testée en compagnie d’une autre novice. Le test est sympa, un peu long, mais il faut bien combler l’épisode/la saison.Sans grande surprise, l’autre novice s’avère être la pro qu’elle ne semble pas être, comme dans n’importe quelle série qui se respecte. Le coup de l’otage qui s’avère de mèche, c’est un grand classique. Un peu moins classique est l’intrigue de Kady qui est de mèche avec la branche des magiciens qui ne sont pas à Brakebill. Humph, je commençais à bien l’aimer, zut. Je me sens bête d’être passé à côté de ça, mais pas aussi bête que Julia qui se laisse tatouer.

03.jpgÉpisode 3 – Consequences of Advanced Spellcasting – 15/20
I’m a squat-mancer

Cette fois, l’épisode reprend quelques temps plus tard. Julia est ainsi devenue une vraie experte et c’est tant mieux. Si ce n’est pas la peine de s’attarder sur l’apprentissage, cela veut dire qu’il y a une bonne intrigue à venir. Un peu dommage quand même de ne pas en savoir plus, je me demande si c’est mieux expliqué dans le bouquin, mais bon. En attendant, Julia doit apprendre à faire le vide dans sa tête pour maîtriser la magie. Pourquoi pas, ça donne un objectif à cet épisode. De son côté, Quentin continue de se rapprocher d’Alice qui veut toujours contacter son frère. À la place, c’est son frère qui entre en contact, juste après un test déterminant la spécialité des étudiants. Alice s’amuse donc avec la lumière alors que Quentin n’a pas encore de spécialités. OK, OK. Elle apprend ensuite que son frère a fait un burn-out magique en voulant aider une de ses potes. Passionnant. Il est donc un « Niffin » et la nouvelle obsession de sa soeur et de le ramener. Quentin obtient son propre objectif grâce à son tuteur : il doit l’aider à retrouver un bouquin magique perdu pour pouvoir continuer à faire la fête dans leur fraternité. Cela lui permet de retrouver et confronter Julia, confrontation que j’attendais plutôt pour un épisode plus tardif. C’était assez sympa et je commence à être vraiment accroché à cette série finalement.. merci Jules, c’est entièrement et uniquement grâce à toi, espèce de cinglée. Quant à Penny, il apprend qu’il est un « voyageur » ; il peut donc voyager partout dans le monde, et même les mondes. On en arrive alors au cliffhanger d’une Alice qui s’enfuit de la fac après avoir presque retrouvé son frère. L’intrigue fonctionne plutôt bien et c’est cool d’avoir ce type de résolution si vite dans la série. Allez, une dernière phrase pour souligner l’excellence des choix musicaux.

04.jpgÉpisode 4 – The World in the Walls – 16/20
Laughing at you? What kind of a friend would do that?

Quentin se réveille dans un hôpital psychiatrique et The Magicians se permet de nous faire l’épisode de la folie bien plus tôt que ce que les autres séries du genre proposent habituellement. Je veux dire c’est quand même un énorme classique vu et revu dans tout un tas de séries/comics/films, et que là en plus, c’était largement et lourdement suggéré dans les épisodes précédents que ça arriverait. Aucune vraie surprise si ce n’est que ça arrive tôt dans l’établissement de la mythologie de la série, mais en même temps, on a déjà fait le tour de pas mal de choses.J’ai plutôt bien aimé la manière dont c’était traité cependant, jusqu’à l’intermède musical totalement wtf qui me laisse Taylor Swift en tête. Merci bien. En revanche, je trouve ça un peu tiré par les cheveux que tout vienne de Julia. Leur confrontation dans l’épisode précédent n’est pas assez forte pour mener à ça, je trouve. Cela dit, c’était bien joué comme manière de retarder un peu l’intrigue générale (Alice quoi) tout en l’accélérant du côté de Julia et de sa supérieure dont j’ai toujours pas retenu le nom, la top bitch de New York, quoi. L’épisode passe vite, c’est le premier, et c’est une excellente chose. Autre petit coup de cœur qui se confirme pour le personnage de Penny également, il me saoulait au départ, mais depuis deux épisodes, il devient sacrément intéressant avec son don. Bon, c’est un épisode un peu à part dans la série donc, mais qui parvient à tisser des liens intéressants sur la fin et offre des pistes plutôt prometteuse. Dit autrement, une belle réussite, mais en même temps, c’est très rare que ce type d’épisode tombe à côté avec moi, c’est une perspective que j’adore… mais dans laquelle personne n’excellera jamais autant que Buffy, désolé.

05Épisode 5 – Mendings, Major and Minor – 14/20
You should know better than to mess with Google magic

Marina (j’ai retenu son nom !) a puni Julia qui tente tout ce qu’elle peut pour revenir dans le monde magique, tout en gérant son mec au passage… qu’elle finit inévitablement par tromper avec celui qui l’a ramené dans le monde magique, juste pour avoir sa dose. Oui, non, j’abandonne la subtilité, toute cette magie est clairement une métaphore de la drogue, ce ne sont pas les premiers à le faire de toute manière. Son intrigue est plutôt triste, parce que James (son fiancé donc) finit par ne plus la reconnaître à cause de Marina. Décidément, Julia n’a pas de bol et c’est tant mieux, car c’est elle qui me donne envie de continuer la série. Du côté de Brakebill, une espèce de journée banalisée orientation est organisée pour que chacun se trouve un mentor. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet le retour d’Alice, j’imagine que c’est déjà ça, surtout que sa famille lui fait gagner une popularité dont elle se passerait bien. Rien d’exceptionnel de ce côté-là, donc.Quentin apprend que son père est cancéreux et ne souhaite pas se soigner, ce qui permet une excursion du côté de ses relations avec lui, déjà mises à mal dans l’épisode précédent. Franchement, c’est purement et simplement ennuyant, et c’est ennuyeux que ce le soit. Je me rends compte que j’aime bien la série, en plus, puisque si ça me saoule, c’est que je sais que ça pourrait être mieux. Là franchement, sa quête pour sauver son père ne m’a pas fasciné et a rendu le perso encore un peu plus relou. Penny s’affirme comme le plus intéressant une fois de plus avec une projection astrale qui l’amène chez la Bête qui a rendu aveugle le doyen. Cela donne presque l’impression que l’intrigue avance… alors que non. Un épisode qui comble bien la saison, quoi, avant d’aller faire un vrai tour du côté de Fillory !

06Épisode 6 – Impractical Applications – 14/20
The Beast isn’t in the books

Julia continue d’être une énorme badass qui remue ciel et terre pour avoir sa dose de magie, et c’est sacrément drôle. Elle se trouve ainsi une nouvelle amie qui lui donne de nouveaux sortilèges, mais ce n’est toujours pas suffisant, alors il faut s’en prendre à Marina. L’obsession de Julia commence à être vraiment chiante à force, et elle est passée de coup de coeur à grosse relou, et la mère de Kady ne l’aide pas, j’avoue. Cela dit, il est kiffant de les voir bosser ensemble à voler Marina. Pas de bol, la plus vieille des deux y perd la vie. Il me reste heureusement Penny, qui continue d’entendre la voix venue de Fillory, mais il n’apprécie pas vraiment Quentin, alors il ne le croit que moyennement. Et il n’a pas le temps de vraiment s’y attarder car la nuit lui apporte à lui et à l’ensemble des premières années un bon bizutage en règle. Aussi longtemps après le début des cours qu’on ne voit jamais, c’est pas des plus crédibles, mais ça permet de justifier un rapprochement entre Quentin et Penny qui trichent pour passer une première étape. Vraiment pas convaincu par cet épisode de bizutage qui n’avait que pour but de développer un peu les personnages, notamment Kady, et les faire enfin développer leurs capacités communes. Bref, la classe supérieure les fait mieux travailler que leurs profs quoi. La toute fin relève un peu le niveau avec le rituel où chacun dit la vérité et fait avancer les dynamiques de chacun en duo. Très sympa, même si un peu WTF de les voir se foutre à poil pour rester dans l’école. Le cliffhanger est intrigant, mais pourquoi pas, ça fonctionne.

07Épisode 7 – The Mayakovsky Circumstances – 13/20
Why don’t you two just fuck?

Donc nos quatre étudiants préférés se retrouvent en Antarctique pour passer encore un autre test. Pourquoi pas, mais c’est un peu chelou. Ils y laissent leur voix au passage et ça c’était drôle. Alice et Quentin s’embrassent enfin, mais en même temps c’est un couple auquel je n’accroche pas une seule seconde alors bon… C’était intéressant de les voir contrôler de mieux en mieux leur magie, cela dit, mais ça part vraiment en vrille et j’ai du mal avec leur obsession de la nudité des persos alors qu’ils ne peuvent de toute manière rien montrer. Ridicule, quoi, mais marrant de voir ces deux-là totalement obsédés. Idem pour Penny, j’ai aimé le voir développer ses pouvoirs et sa relation avec Kady. Pas de bol, celle-ci se fait découvrir par l’école et elle l’abandonne donc comme une merde. J’ai trouvé ça un peu trop simple comme développement. Julia, elle, se retrouve à devoir gérer sa vie perso lorsque sa sœur débarque pour la sauver de sa consommation de drogue. Vraiment pas ouf comme intrigue et j’espère que ce sera mieux au prochain. De leur côté, Eliott et Margo préparent un voyage à Ibiza et plus ça va, moins j’accroche à ces personnages, qui finissent par invoquer un génie. C’est déjà mieux avec le personnage de Todd qui introduisait du comique, mais pas avec Mike, qui introduisait un pseudo mystère en fin d’épisode. Bref, l’épisode n’apporte pas grand-chose et je ne vois pas bien où ils veulent en venir. C’est peut-être le gros point noir de cette saison : elle ne développe pas une intrigue assez claire, elle emporte juste ses persos sans vrai but précis d’un point à un autre, souvent sans transition.

08.jpgÉpisode 8 – The Strangled Heart – 13/20
Why is your face making that face?

Le retour à Brakebill n’est pas de tout repos pour Quentin qui fait face à une Alice très chiante qui veut séparer le renard d’elle pour savoir si elle est vraiment amoureuse de Quentin. Le premier semestre s’est donc déjà achevé et Kady s’est bien barrée, dommage. Penny continue d’essayer de maîtriser ses voyages et se retrouve coincé dans un groupe d’étude avec Alice et Quentin. Comme par hasard, dis donc. Julia se retrouve dans une clinique traitant l’addiction et ça ne lui réussit pas, elle continue d’être parfaitement chiante et c’est bête parce qu’elle commençait quand même super bien. Bien évidemment, l’un de ses médecins est un magicien lui aussi, et ça permet d’instaurer aussitôt un flirt. Cela permet à Julia de se relancer dans la magie. Mouais. Eliot continue sa relation avec Mike qui se fout royalement de lui, et du coup, il est difficile d’accrocher à cette partie de l’épisode, mais pas autant que le doyen tentant de récupérer sa magie. L’intérêt autour de Mike est bien meilleur quand il s’attaque à Quentin et finit par blesser Penny. C’est clairement l’intrigue de l’épisode et ça tombe bien, car elle est intéressante. Il est temps d’essayer d’en savoir plus sur Fillory et malheureusement ça finit par un double meurtre d’Eliza puis Mike. Eliott se retrouve donc à tuer son mec et le doyen finit dans une énorme dépression. Le seul avantage ? Alice et Quentin se réconcilient aussitôt. Beaucoup de longueurs et de détours pour en revenir parfois au point de départ, c’est bien dommage que le potentiel de la série ne soit pas mieux exploité. Cela dit, les effets spéciaux sont bons, les dialogues aussi et l’on commence enfin à voir un peu mieux vers quoi les scénaristes se dirigent. Alléluia.

09.jpgÉpisode 9 – The Writing Room – 15/20
I’m a super-villain, now talk.

L’épisode commence par Quentin recevant la lettre d’excuse de Julia, mais il ne s’en soucie pas vraiment des masses, s’occupant plutôt de son précieux manuscrit, volé par Penny. C’est marrant parce que Penny fait un très mauvais conteur et que les trois héros décident de se rendre en Angleterre, et avec Eliott en plus. L’intrigue change un peu de ce que la série a proposé jusque-là et ça fonctionne très bien. Une fois de plus néanmoins, le côté université est totalement abandonné, c’est dommage de nous présenter un synopsis parlant d’une université magique et de finalement ne pas s’attarder sur cet aspect de l’histoire qui aurait pu être vraiment pas mal. Cet épisode explore donc une maison hantée qui nous fait découvrir l’intrigue derrière Fillory. J’ai beaucoup aimé le côté fantôme et les flashbacks, en revanche, il est impressionnant de voir avec quelle rapidité Quentin accepte la chute de son dieu… Tout ça pour trouver un bouton bien caché, c’est bien joué, et ça offre un bon cliffhanger. De son côté, Julia décide d’utiliser la magie pour faire le bien, et si c’est intéressant de découvrir une nouvelle facette de la magie, je ne suis que moyennement convaincu par la manière dont c’est proposé et exploité. Je pense que cela servira pour la suite de la saison/série de voir Julia développer ce don cela dit, donc c’est utile. En plus, le personnage de Julia s’en sert pour grandir, peut-être qu’elle sera moins chiante après avoir tué sa nouvelle pote, allez savoir.

10Épisode 10 – Homecoming – 14/20
All magic where I from is sex magic, don’t you know that?

Rebecca ! Pardon, Eve, je t’aime ! Bon, allez, un peu de sérieux. L’épisode se concentre sur Penny qui a disparu après avoir saisi le bouton : il se retrouve à Neitherland, ce qui est bête, car il s’y fait poursuivre. Pas grave, il est capable de retrouver Quentin dans ses rêves les plus fous (mouais, marrant sans plus). Tout le monde se lance donc dans une opération sauvetage, qui passe par Alice et Quentin allant rendre visite chez les parents de celle-ci, qui pratiquent donc des orgies comme hobby. OK, OK. Elle a donc un passé tortueux et torturé, youpi. Cela semble vraiment trop tiré par les cheveux, mais bon. Penny se retrouve dans une bibliothèque contenant tous les livres du monde et ça fait rêver – et en même temps cauchemarder d’imaginer les bides qu’elle doit contenir. Il récupère au moins des informations précieuses de cette manière. De leur côté, Eliott et Margo se trouvent embarqués dans une sous-intrigue qui se veut humoristique et s’avère assez étrange côté exploitation : Margo se découvre un clone chez son ex. Pas du tout flippant. Enfin, toujours moins flippant que les conversations entre Alice et Quentin après que celle-ci lui avoue qu’elle ne jouit pas à chaque fois. Ou lorsque pour faire revenir Penny avec eux, il faut qu’ils fassent l’amour. Enfin, Julia se retrouve à accueillir tout un groupe chez elle, et j’ai vraiment raté une étape sur ce qu’il se passe. Elle se retrouve en tout cas nez à nez avec Kady, et ça sent la vaste opération de recyclage de personnages. Et ça ne rate pas : les deux se retrouvent d’accord pour trouver les actions du groupe pas si ouf lorsqu’elles finissent dans une boucle temporelle et comprennent que leurs potes veulent juste invoquer une divinité (sort of). Tu m’étonnes. Tout cela donne un épisode plutôt marrant à suivre, et qui en plus fait avancer l’intrigue générale. Pas mal.

11.jpgÉpisode 11 – Remedial Battle Magic – 16/20
We should have listened to you, Q.

L’épisode commence par le groupe d’étudiants prenant la décision de passer un marché avec la Bête, ce qui mène à leur mort à tous, en une ou deux minutes (mais une semaine dans la série). Tout cela n’est qu’une simulation grâce à un sortilège, alléluia. Le reste de l’épisode les voit tenter de trouver une solution, et ce n’est pas évident. Les Travelers décident de tous se suicider les uns après les autres, ce qui fait que Penny est un peu dans la merde, surtout que la Bête lui parle de plus en plus et qu’il ne sait plus quoi faire pour ne pas l’entendre. Julia, Kady et le reste du groupe continuent leur petit délire et la première s’avère être une élue touchée par Dieu, blablabla. Nous revoilà dans une série fantastique, donc. Les deux intrigues séparées se réunissent enfin dans cet épisode, par l’intermédiaire de Kady, utile à tout le monde décidément. Pourtant, elle atteint une impasse avec Julia, lorsqu’elles apprennent que leur divinité est morte. Bon ben voilà, Julia part dans une petite crise de foi. Et c’est dans un rêve qu’elle apprend que tout est encore possible. Pendant ce temps, le groupe des étudiants se sépare de ses émotions pour devenir de meilleurs magiciens, et surtout pour que leurs pouvoirs reviennent. Cette partie de l’épisode est surtout intéressante car elle permet le rapprochement de Penny et d’Alice… mais surtout un plan à trois Eliott/Margo/Quentin, surpris par Alice. Aïe. Voilà un épisode qui a su me surprendre dans ses twists, surtout qu’il y en a beaucoup que je n’ai pas trop senti arriver. C’était plutôt bien foutu.

12.jpgÉpisode 12 – Thrity-Nine Graves – 15/20
All of y’all look like you did a crime last night

Julia et Kady continuent leur quête pour ramener la déesse dans ce monde et c’est sans grande surprise que ça finit en scène de cul entre Julia et son nouveau mentor. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est attendu. Penny est le seul à ignorer ce qu’il s’est passé pendant la nuit, et c’est juste beaucoup trop drôle. Je ne suis pas super fan de cette méthode des flashbacks qu’ils ont pour éviter l’écriture de certaines scènes, mais bon, c’est leur esthétique et leur marque de fabrique alors… Le trio a du mal à s’en remettre et Alice couche avec Penny pour se sentir mieux. OK. Ce n’est pas du tout tordu comme situation, heureusement qu’ils ont les bouteilles d’émotion pour ne pas s’entretuer avant d’aller à Neitherland. Malheureusement, tout se passe mal : Quentin est renvoyé à l’université, le reste du groupe récupère ses émotions dans la bibliothèque. Quentin se souvient soudainement qu’il a des professeurs et obtient enfin des réponses. Cela lui permet de se réconcilier avec Julia et d’avoir là encore des réponses, et putain, c’est là qu’on se rend compte qu’il est temps d’aller vers le season finale. Eliott et Margo réussissent à trouver le moyen de se faire virer de la biblio, ce qui la transforme uniquement en scènes inutiles. Le groupe parvient finalement à s’enfuir grâce à l’aide d’un membre de la classe qui a disparu et qui était introduit dès le pilot. Au moins, ça paraît construit comme intrigue et ça les mène à Fillory. Et tant mieux, parce que de leur côté, Julia et Quentin font un petit voyage dans les années 40 pour accéder à Fillory, rien que ça. C’est un peu trop tiré par les cheveux, même pour moi. On verra ce que propose le dernier épisode, mais franchement, ça va loin. D’un autre côté, l’action et les rebondissements sont bons, donc difficile de se plaindre !

13.jpgÉpisode 13 – Have you brought me little cakes? – 17/20
Geek out, we’re in the book.

Quentin ne peut faire autre chose qu’écrire son voyage à Fillory. Cela offre donc un épisode sympa car un peu original, avec une narration totalement différente. La série aura su prendre des risques narratifs tout au long de la saison, et c’est une bonne chose. Il se passe tout un tas de péripéties dans cet épisode, dont pas mal sont annoncées dans les épisodes précédents ou en tout cas évoqués dans les récits sur Fillory. La saison apparaît donc parfaitement maîtrisée et ce n’est pas simple quand il est question de boucles temporelles. Julia et Quentin trouvent le moyen de revenir dans le présent et de retrouver le groupe. L’air de rien, l’intrigue avance plus vite que jamais et Eliott se retrouve marié et coincé à Fillory en un rien de temps alors que Penny retrouve enfin Victoria, la nana coincée dans son donjon. L’intrigue se divise dans tous les sens et ça créé un épisode mouvementé qui m’a perdu en cours de route : pour la première fois dans la série, j’avais du mal à deviner ce qui allait se passer, et c’est tant mieux, ça manquait beaucoup avant.  D’autres pistes restaient à explorer, comme la divinité de Julia qui est présentée comme fausse et finit par la violer en utilisant le corps de son copain mort. Rien que ça. La série part vraiment super loin dans cet épisode, elle est dans la surenchère constante. Du coup, l’épisode se conclue en beauté : Penny perd ses mains, tout le monde se fait laminer sans le moindre combat et Julia passe un marché avec Martin, qui était en fait le grand méchant depuis le début. C’est parti en vrille totale, enfin, et ça me laisse plein de questions sur le contenu de la saison 2. Bonne nouvelle, je la découvrirais bientôt ! C’est l’avantage d’avoir un an de retard…

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EN BREF – Ce n’est pas tout à fait la série que je voulais voir, du moins pas au début. Je regrette quelques longueurs, de nombreux détours en cours de route et surtout, surtout, l’absence de vrais cours d’université. Quoiqu’au moins comme ça, ça paraît être une vraie fac, ça se saurait si on y bossait. Tout le monde devient expert en deux épisodes, c’est un peu dommage d’aller si vite tout en arrivant à perdre son temps. L’intrigue de fond peine à se faire voir pendant une grosse partie de la saison et la division Julia/Quentin tout du long est un peu dommage, surtout quand on voit ce que la série peut proposer une fois qu’ils sont réunis. En fait, ce dernier épisode est exactement ce que je m’attendais à trouver quand j’ai ajouté The Magicians à mon challenge : de la très bonne fantasy avec un level de WTF digne de True Blood, histoire de bien rendre accro. Reste à savoir si la saison 2 parviendra à rester à ce niveau. En tout cas, l’addiction à la série a finit par prendre et je retiens mes coups de coeur pour les persos de Julia (par moment) et Penny. En revanche, Quentin ou Alice, c’est juste pas possible. Je réserve encore mon avis sur Margo aussi, parce qu’un coup, elle me blase, un coup, je l’adore. Allez, à dans une vingtaine de jours pour la suite et HOP, une série à jour dans mon challenge !

P.S : Je suis hyper heureux de voir que l’actrice de Julia est bien la Lily de Grey’s Anatomy (saison 8 ?). Lorsque j’avais vu ses deux épisodes, je m’étais dit que l’actrice deviendrait forcément quelque chose et j’étais dég qu’elle ne reste pas plus longtemps, d’une manière ou d’une autre, dans Grey’s. Je ne me suis pas trompé, youpi !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

 

Stranger Things (S01)

Avis : Dans la série des « Mieux vaut tard que jamais », je me suis enfin mis à jour sur Stranger Things au pire des moments, c’est-à-dire quand je n’avais absolument pas le temps de m’embarquer dans une nouvelle série, à moins de 24h de mon départ en vacances. Tant pis, j’assume.

Alors non, je ne suis pas passé à côté de la folie de cette série, mais j’ai réussi à échapper aux spoilers par on ne sait quel miracle. Depuis sa sortie, je meurs d’envie de savoir si c’est aussi bien qu’annoncée et je ne sais toujours pas trop de quoi ça parle, parce que je me suis tenu aussi loin que possible des informations sur la série. Je sais bien qu’il y a une histoire de Démogorgon. C’est tout… mais comme je ne sais pas ce que c’est, ben…

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Sans plus tarder, voici mon avis.

Note moyenne de la saison : 17/20

01Épisode 1 – The Vanishing of Will Byers – 16/20
It was a seven.

Voici un pilot qui réussit assez bien à intriguer en situant ses personnages et une situation initiale plutôt basique : une petite ville des USA, un shérif à la cool et une touche de fantastique, le tout dans le passé. Le mystère vient bien de la touche fantastique : on voit des enfants jouer à une partie de ce qui ressemble à Donjons & Dragons et l’un d’eux se fait avoir par le Demogorgon. Pas de bol, il disparaît pas longtemps après. Cela aurait peut-être été un peu moins gros comme ficelle si je n’avais pas lu le nom de ce monstre partout, tout l’été, mais c’était bien fichu. Le reste de l’épisode nous montre donc sa mère se mettre à stresser et aller voir le shérif Hopper pour lancer les recherches, sa disparition ayant évidemment un impact sur l’ensemble des personnages présentés. Hopper, par exemple, a perdu sa fille, même si l’on ne sait pas encore comment. En parallèle, une petite fille au crâne rasé apparaît de nulle part avec un tatouage 011 sur le bras et une incapacité à parler. En revanche, côté capacité elle semble avoir des pouvoirs. C’est mystérieux à souhait et l’enquête qui se déroule dans le passé est frustrante par rapport aux moyens de la scientifique d’aujourd’hui. Pas d’empreinte, pas de relevés scientifiques, juste des faits, c’est d’un frustrant ! Du coup, les potes de Will s’unissent pour aider à le retrouver et Eleven semble attirer les convoitises et être redoutables. Une intrigue en parallèle pour ce pilot donc, qui finit évidemment par les réunir de manière un peu grossière. Cet épisode est clairement pensé comme le début d’un tout à enchaîner, ce que je ne vais pas me priver de faire, car il était assez passionnant malgré quelques petites longueurs, notamment autour du personnage de Nancy.

02Épisode 2 – The Weirdo on Maple Street – 16/20
You’re in trouble, aren’t you ?

L’épisode reprend un peu après la fin du premier, avec Eleven ramenée chez Mike par les trois garçons. La relation entre eux commence à se tisser et c’est très sympa à voir. Elle se fait donc surnommer Elf et fini par lui en apprendre plus sur elle : elle est en danger autant qu’elle est dangereuse, et les trois découvrent ses pouvoirs un peu contre leur gré. De son côté, Joyce, la mère de Will a du mal à garder son calme et crise. Jonathan, lui, décide d’aller chercher son frère chez son père, ce qui est évidemment un échec. Nancy continue sa relation avec Steve et je n’accroche que parce que l’actrice est magnifique. Pour l’instant, l’intrigue est encore trop obscure pour en tirer quoique ce soit. Cela se termine par une petite fête espionnée par Jonathan qui rentre de son voyage. La musique de cette série se confirme comme excellente avec ce second épisode. Côté défaut, j’ai quand même un gros problème avec les gamins qui crient dans toutes leurs scènes chez Mike. Genre personne ne les entend ? Je veux leur maison, je peux pas passer un coup de fil sans que toute ma maison ne soit au courant que je parle sérieux ! La fin de l’épisode vient sauver un début un peu plat : Eleven révèle la situation de Will, Joyce est confrontée à un ensemble de phénomènes paranormaux et Barbara, la meilleure pote de Nancy, disparaît à son tour, emportée par le Demogorgon à son tour, ce qui était malheureusement bien prévisible et alors que Nancy couche avec Steve. Ils n’auront pas perdu de temps. La série continue donc au même rythme : beaucoup de mystères qui s’entrecroisent et une fin qui donne envie de revenir.

03.jpgÉpisode 3 – Holly, Jolly – 18/20
You were supposed to help us find him alive.

Le début de cet épisode est bien plus violent que le précédent : il poursuit au même moment, histoire de profiter de Nancy et Steve, mais surtout du calvaire vécu par Barbara. Il est intéressant de passer de l’autre côté pour essayer de comprendre un peu comment ça fonctionne. De son côté, Joyce continue de partir en vrille malgré un Jonathan qui tente de la rationaliser. S’il savait qu’elle avait raison. La mère de Mike passe aussi pour l’aider à tenir le coup, mais se fait gentiment virer après un petit flip construit autour de la petite sœur, Holly, qui donne entre autre son nom à cet épisode. Le coup des lumières de Noël est sympa, et en plus, je vois ça à la bonne période. Egalement dans la continuité de l’épisode précédent, les garçons et Eleven tentent de monter un plan pour sauver Will. Elf se retrouve ensuite seule à regarder la télé et nous péter une canette de coca en flashback, rien de bien détonnant. Elle rejoint ensuite ses amis pour draguer Mike, mais je peine à voir à quoi rime tout cela. Hopper poursuit son enquête et s’approche de la vérité en enquêtant dans le labo du Dr Brenner, où se poursuivaient les activités autour d’Eleven. Nancy vit mal sa nuit d’amour avec Steve et c’est d’autant plus dur qu’elle ne peut pas compter sur Barbara pour l’aider à passer la journée. Heureusement qu’elle a son Steve, qui découvre les occupations de Jonathan la veille. Forcément, ça se passe mal pour lui et l’appareil est cassé. Tout l’épisode prend donc pas mal de temps pour retarder le moment où quelqu’un s’inquiète de la disparition de Barbara et pour nous expliquer les flashbacks aperçus concernant Elf, tout en nous en disant plus sur son passé meurtrier. Nancy finit par remonter la piste de Barbara et comprendre sa disparition. Une fois de plus, la toute fin de l’épisode déchire tout avec le corps de Will retrouvé juste après une scène nous faisant penser qu’il est encore en vie, puisque sa mère communique avec lui. Alors est-il encore en vie ou pas ? C’est une question qui ne trouvera pas de réponse avant l’épisode suivant.

04Épisode 4 – The Body – 16/20
Will is calling for me

Un épisode qui porte ce titre a une sacré responsabilité derrière lui, parce que je l’associe immédiatement à l’un des meilleurs épisodes de Buffy. Ceci étant dit, les premières scènes installent un niveau incroyable : la mère de Will apprend la mort de celui-ci et paraît totalement tarée, Eleven trouve un moyen d’entendre Will chanter « Should I stay or should I go » et Barbara est totalement oubliée. Difficile de ne pas aimer et de ne pas être accroché. Le mystère autour du corps repêché s’alourdit assez vite quand on apprend que c’est l’Etat qui a géré l’autopsie : il est d’un coup évident que nous avons affaire à un complot. En parallèle, les garçons déguisent Elf en vraie petite fille afin de réussir à l’emmener à l’école pour communiquer avec Will. Leur plan fonctionne après quelques détours histoire de combler l’épisode, mais n’apporte rien de bien concret pour eux, si ce n’est un incendie. Le shérif Hopper mène son enquête toujours et continue de se rapprocher, tout en étant encore assez loin pour n’avoir aucune réponse. Il finit néanmoins par découvrir que le corps de Will est une jolie poupée très réaliste mais pleine de mousse, et ça c’est très embêtant quand on annonce un décès. Ceux qui avancent le plus dans l’épisode sont malgré tout Nancy et Jonathan, qui à défaut de détruire un mur pour parler avec Will, se mettent à travailler ensemble sur la disparition de Barbara, évidemment liée. Ils découvrent ainsi une photo de notre cher monstre, ce qui fait tout de même bien avancer les choses. Bref, une mi-saison un peu prévisible, mais avec toujours sa dose de mystères agréable à suivre.

05Épisode 5 – The Flea and the Acrobat – 17/20
Will’s body was a fake

Hopper poursuit son enquête, encore, toujours. J’ai l’impression de n’écrire que ça sur lui, mais c’est un peu le cas, son intrigue perso se résume à cela, mais cette fois il touche au but. Quant aux garçons, ils comprennent que Will est dans un monde parallèle, celui des ombres, identique mais sombre et vide, avec tout un tas de monstres dedans… au moment où Hopper en trouve l’entrée dans le laboratoire. Enfin les choses avancent… pour mieux reculer, quand ils se réveillent chez lui. La théorie du complot est désormais évidente pour lui. Les garçons ont plus de chance car personne ne les soupçonne encore : ils arrivent à sous-tirer tout un tas d’informations utiles à M. Clarke et donc à avancer. Nancy et Jonathan continuent eux aussi leur enquête et se rapprochent ainsi, alors que la jeune fille s’éloigne de Steve, qui s’accroche (et on le comprend). Ce rapprochement passe aussi par une engueulade, mais bon, c’est du très classique. Joyce est soulagée du retour de son ex, mais c’est de courte durée quand elle comprend qu’il est de retour pour l’argent. Pour elle les choses avancent quand Hopper vient lui révéler qu’elle n’est pas folle alors que les gamins eux reculent : suite à une dispute entre Mike et Lucas, Elf s’en prend à Lucas, ce qui a pour conséquence de diviser le groupe. Elf disparaît ainsi. Ce n’est rien par rapport au cliffhanger, puisque Nancy a trouvé le passage vers le monde des ombres et qu’elle s’y engouffre seule… Oh oh. L’épisode avance donc et donne enfin quelques réponses et confirmations, c’est agréable.

06.jpgÉpisode 6 – The Monster – 18/20
Nancy, I’m right here, just follow my voice

Plus de peur que de mal : Nancy réussit à revenir dans les bras de Jonathan sans aucune blessure, mais le portail se referme derrière elle. Ils rentrent chez elle, terrifiés et se mettent dans le même lit. Au petit matin, ils partent sur leurs bonnes théories et s’enfuient, ce qui fait qu’évidemment la mère de Nancy s’en rend compte. Quant à Joyce, l’absence de son aîné ne semble pas l’inquiéter plus que ça, ce qui est quand même un peu gros étant la situation. Cependant, pas d’inquiétude, Hopper et Joyce continuent leur enquête. Grosse originalité dans cette phrase qui résume la série, mais bon. Mike, lui, se demande où est passée Eleven et tente de se réconcilier avec Lucas pour partir à sa recherche. Ça ne fonctionne pas : Lucas continue de son côté et approche très fortement de la vérité, Mike et Dustin continuent de se faire agresser par leurs meilleurs amis jusqu’à l’arrivée d’Elf pour les sauver. Evidemment. Et pour conclure, Nancy et Jonathan se retrouvent dans de beaux draps en préparant leur chasse au monstre, ce qui permet d’imaginer un épisode 7 qui va tenter la réunion de pas mal de monde, d’autant plus que le cliffhanger suggère qu’Eleven est plus en danger que jamais.

07Épisode 7 – The Bathtub – 18/20
Bad men are coming !

Voici un épisode sacrément bien foutu qui, enfin !, prend le temps de réunir tout le monde et de confronter les informations, ce qui permet de tout résoudre en genre dix secondes. Chaque pièce du puzzle prend sa place et c’est très agréable : Nancy et Jonathan retrouvent Hopper et Joyce et tous les quatre font enfin équipe pour retrouver les garçons et Eleven, qui sont pris dans quelque chose qui les dépasse totalement. Et c’est d’autant plus cool que ça permet d’améliorer un peu les effets spéciaux dans une course poursuite à vélo très sympa. Par contre, faut m’expliquer dans quel monde des camions ne vont pas aussi vite que des vélos, mais bon. C’était un épisode très réussi, qui ne laisse pas beaucoup de temps pour se poser, avec une bonne première partie pleine d’action et une seconde partie qui permet la confrontation des différents éléments pour enfin avancer. On apprend ainsi le décès définitif et prévisible de Barbara grâce à Eleven qui se la joue Olivia Dunham (et oui, Fringe restera ma référence à jamais, désolé !). Suspens, action et effets spéciaux sont donc au rendez-vous, avec une pointe de science et deux très bons cliffhangers. Il est évident que Joyce et Hopper se précipitent dans un piège, c’est pourquoi Nancy et Jonathan partent de leur côté. Cette série commence à créer une petite habitude : tout ce qu’il se passe est évident, répétitif et prévisible, mais c’est fait de telle manière qu’on ne peut pas leur en vouloir et qu’il est malgré tout dur de prendre de l’avance : la réalisation et le casting sont impeccables, donc on se laisse porter sans réfléchir outre mesure. Et puis les dynamiques entre persos sont excellentes aussi, notamment cette scène entre Nancy et Mike sur les secrets, c’est une très jolie relation frère/sœur qui tombe très juste. Ce n’est donc pas une série pour faire réfléchir, mais bien pour savourer, au beau milieu de l’été normalement, mais ça marche très bien aussi dans le grand froid de décembre !

08.jpgÉpisode 8 – Upside Down – 19/20
It has to be dead… it has to be !

On reprend donc directement là où on en était. Nancy et Jonathan sont complétement tarés et préparent assez de pièges pour buter une horde d’animaux sauvages. Les choses se compliquent quand Steve débarquent à son tour, mais ça ajoute une belle dose de comique très appréciable avant la confrontation avec le Demogorgon. Gros coup de cœur pour ces trois-là en tout cas, sans parler de la batte de Jonathan qui n’est pas sans rappeler Negan. J’ai adoré cette partie de l’épisode, parfaitement maîtrisé sur tous les points et qui auraient presque été suffisantes en elle-même. Hopper passe un accord avec le gouvernement pour aller récupérer Will, en compagnie de Joyce. Les voilà donc paumés dans le monde à l’envers, mais aussi dans les flashbacks pour Hopper. C’est très dommage d’avoir attendu la fin de saison pour nous proposer ces aperçus de sa vie passée qui auraient été plus appréciables dans un épisode proposant moins de suspens. Parce que du suspens, il y en avait, y compris du côté des gamins qu’on ne voit que trop peu dans leur gymnase pendant toute la première partie de l’épisode, avant de les retrouver totalement coincés par les méchants. Par chance, Elf n’est pas si vidée de toute son énergie que ça et elle bute absolument tout le monde en quinze secondes. C’est juste du massacre de base, et ça devient un peu gênant d’avoir envie d’être de son côté quand elle résout tous ses problèmes en tuant tout le monde en permanence. C’est cependant une belle manière de se débarrasser de cette intrigue et d’attirer le Demogorgon à eux. Le tout menant à un sacrifice d’Eleven impeccablement joué. Impressionnant pour une jeune actrice, cela fournit une conclusion magistrale à l’intrigue et à un monstre increvable. La toute fin de l’épisode prend ensuite son temps, mais pas trop, pour proposer la fin d’une partie des intrigues, mais surtout pour entretenir le mystère sur une seconde saison à venir. Les pistes ouvertes sont parfaites, puisqu’elles n’en disent pas trop et ne nous rendent pas non plus dingue dans l’attente. Autrement dit, encore une série que je serais heureux de retrouver pour une seconde saison !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

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EN BREF – Une série Netflix sans scène de sexe intempestive ? Alléluia ! Pardon, je m’égare déjà : c’était une série aussi cool qu’annoncée, alors que j’avais peur de m’ennuyer devant à force de la voir survendue partout. Elle n’est pas exceptionnelle non plus, elle a ses défauts, notamment du côté de la cohérence. En revanche, rien à redire du tout sur le casting excellent, ce qui n’est pas évident avec des enfants. Si j’ai eu un peu peur du jeu de Dustin ou Lucas au tout début, ça s’est rapidement amélioré, probablement grâce à une direction impeccable. L’humour et les dynamiques que je cherche dans toutes les séries étaient là, la réalisation tout à fait parfaite, avec un bon travail photo et une ambiance musicale au top. Bref, c’est une série qui a eu un succès mérité et qui propose de sacrées performances à tous les niveaux ! Pourtant, je trouve qu’elle n’a pas encore atteint la perfection, parce qu’il manque encore des choses à sa mythologie, des grands thèmes prises de tête et sûrement encore un tout petit plus d’émotion pour m’avoir à 100%. Il faudra voir ce qu’elle propose pour sa saison 2 !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Semaine 41 : du 10 au 16 octobre

Bonsoir tout le monde !

Cette semaine est inévitablement un peu plus light que la dernière, mais il y a de quoi faire quand même. Je vous annonce tout de suite que mon article de la semaine prochaine ne sera peut-être pas publié le dimanche parce que… je vais au Comic Con le samedi, alors j’aurais du retard dans mon boulot 😉

Peu importe pour l’instant, concentrons-nous sur les sept derniers jours !

00Les inédits de la semaine

C’était une semaine un peu allégée grâce au débat présidentiel américain de dimanche dernier qui a charcuté mes inédits du lundi. Nous sommes partis sur un petit rythme routinier dans pas mal de séries, mais il faut noter cette semaine le début de Channel Zero, une excellente surprise, et celui de Falling Water, pour laquelle mon avis est quand même plus mitigé.

Mardi voyait le retour de Supergirl dont l’univers s’étend considérablement avec ce début de saison 2 grâce à un changement de chaîne qui fait du bien à ce guilty pleasure. J’en profite du coup pour rappeler que les notes que je donne sont indicatives, subjectives et surtout je note par rapport à la série. Un 17 chez Supergirl ne vaut pas tout à fait un 17 chez Agents of S.H.I.E.L.D que j’adore bien plus et dont j’attends plus de choses. C’est un peu injuste de noter plus durement les séries que j’aime ? Probablement, mais c’est inévitable. Je vous annonce déjà un top de la saison en septembre 2017 dans lequel les choses seront rectifiées car je classerai les ex-aequo selon mes préférences ! En attendant, les séries sont classées dans l’ordre où je les ai vues cette semaine. J’ajoute un symbole cette semaine après la note, indiquant la tendance de la note par rapport à la semaine précédente.

L’anecdote inutile, enfin : vendredi, il y avait un espèce de mode autour des secrets et des choses à dire ou pas, sur quatre épisodes de 40 min, 3 avec le mot « tell » dans le titre, et ça m’a fait marrer. Je sais, ce n’est pas drôle, je vous ai dit que ce serait inutile !

– Westworld (1×02), 19/20 ↗
– Once Upon A Time (6×03), 14/20 ↗
– Supergirl (2×01), 17/20 °
– Conviction (1×02), 14/20 ↘
– Agents of S.H.I.E.L.D (4×03), 15/20 =
– This Is Us (1×03), 15/20 =
– Channel Zero (1×01), 18/20 °
– Younger (3×03), 17/20 ↗
– You’re the Worst (3×05), 15/20 ↘
– American Horror Story (6×05), 18/20 ↗
– Blindspot (2×05), 13/20 =
– Grey’s Anatomy (13×04), 14/20 ↗
– How To Get Away With Murder (3×04), 14/20 =
– Notorious (1×04), 14/20 ↗
– Falling Water (1×01), 14/20 =
– Superstore (2×04), 18/20 ↗
– The Good Place (1×06), 16/20 ↗

Bonus Eve.pngLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, je m’aventure du côté des personnages secondaires pour trouver ma performance préférée. Je n’ai pas eu besoin de réfléchir beaucoup, tant le jeu était convaincu immédiatement : Famke Janssen était un choix évident pour son guest-starring dans HTGAWM. Sans elle, j’aurais été condamné à vous parler de Cendrillon dans OUAT (outch) ou à la rigueur du guest de Monica Barbaro, dont j’ai dit tout ce que j’avais à dire déjà dans l’article sur l’épisode de Notorious.

Bref, rien de tout ça car Famke Janssen a déchiré l’écran une fois de plus. Elle n’est pas à présenter je pense : je l’ai découverte il y a seize ans déjà (BIM, je suis VIEUX) dans son incontournable rôle de Jean Grey dans la franchise X-Men. Seize ans, putain.

Actrice mondialement reconnue, je ne vais pas faire dérouler ici son CV impressionnant. Je peux mentionner bien sûr ses deux épisodes d’Ally McBeal que j’ai pu voir cette année ou ses apparitions marquantes dans la saison 2 de Nip/Tuck lors de laquelle elle jouait un rôle parfaitement important et incontournable, qui participe pour moi du culte que beaucoup vouent à la série encore aujourd’hui. Elle prouvait à l’époque qu’elle n’avait pas froid aux yeux (et ailleurs) avec le rôle d’Ava Moore.

Son rôle d’Eve dans HTGAWM le confirme à nouveau puisqu’elle y interprète (attention spoilers pour ceux qui n’ont pas vu la saison 2) le rôle de l’ex petite-amie d’Annalise, rien que ça. La relation des deux femmes a connu un retour de flamme l’an dernier en début de saison qui était surprenant par rapport au personnage d’Annalise, qui devenait ainsi bisexuelle alors que rien ne le laissait présager en début de série (où il paraissait plus évident de miser sur Bonnie pour cela). Twist simpliste comme seul cette série parvient à les faire, cela avait offert un certain dynamisme à la série qui s’essoufflait vite après deux ou trois épisodes.

Aussi, c’est un peu sans surprise qu’Ève avait disparu de la circulation en cours de route. C’est avec surprise en revanche que je l’ai vue débarquer dans cette saison 3 pour une danse endiablée avec son ex. Cette scène dégageait tant de joie de vivre et de jeunesse (putain, elle a 51 piges quand même) qu’elle méritait déjà presque d’atterrir en performance de la semaine, rien que pour ça. Bien sûr, l’actrice ne s’est pas arrêtée là et la fin de l’épisode nous a révélé qu’Annalise était partante pour un énième retour de flamme. Il était alors temps de marquer la rupture, rupture bien plus réussie que celle d’Oliver et Connor il y a deux semaines. Eve est en couple, elle ne peut se permettre d’embrasser Annalise.

Et sur le visage de Famke Janssen, c’est un cœur brisé qui se devine aisément. Ce n’est pas facile à jouer, surtout pour un couple dont on ne sait finalement pas grand-chose et qui n’a rien d’exceptionnel ou de réjouissant à première vue (j’entends par là : clairement pas un ship en ce qui me concerne). Pourtant, c’est parfaitement maîtrisé et c’est LA performance de la semaine.

(ça me donnerait presque envie de me mettre à Blacklist pour la retrouver…)

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne.

How To Get Away With Murder (3×04) – Scars, IAMX

Ben oui, c’est plus fort que moi, l’OST d’HTGAWM est juste génialissime et chaque semaine, je me fais avoir comme un bleu devant. Cette fois, ce n’est pas un énorme coup de cœur, mais j’ai reconnu direct la voix d’IAMX que j’ai découvert pendant la saison 2 (ah oui, ça fait un moment que ça dure cette connerie) et forcément je suis allé chercher ça. À noter que j’aime beaucoup aussi l’extrait de « Can’t do without you » de Caribou qui était en début d’épisode, mais que la version complète de la chanson (6 minutes) était finalement assez décevante, du coup elle ne figure pas vraiment dans cet article (mais un peu quand même maintenant).

Notorious (1×04) – Rumours, Whissell

Autre show d’ABC, Notorious semble très douée pour dénicher des chansons au rythme parfait pour m’aider dans mes quinze minutes de marche. La scène n’avait rien de marquant, mais mon oreille a tout de suite approuvé cette chanson qui n’a que le défaut d’être trop courte et de ne pas avoir de vraie fin. Très sympa pour se déhancher en faisant la cuisine, en marchant, en dissertant, bref, pour se maintenir dans une dynamique vive et pour rester éveillé. C’est pas gagné ces derniers temps où je préférerais rester au lit.

01

Côté Comics

Cette semaine, j’ai enfin pris le temps d’entamer vraiment la partie comics du blog, que j’avais envie de faire depuis un bout de temps déjà ! Pas d’énorme introduction pour cette partie, tout est dans le titre, je commente simplement les séries de comics que je commence cette année, à savoir pour le moment Jessica Jones, Mosaic, Buffy et Angel. Il est possible que je fasse un bon gros articles sur les comics Agents of S.H.I.E.L.D si j’arrive à les rattraper un jour, mais ils sont tellement ancrés dans l’univers Marvel qu’il y a trop de choses à lire !

– Jessica Jones #1, 14/20
– Mosaic #0, 15/20
– Mosaic #1, 16/20

02Les autres actus du blog

Mardi, j’ai pu publier mon article sur la troisième saison de One Tree Hill. Malheureusement, je ne vous parlerai pas de la saison 4 ce mardi, car je n’ai pas encore vu celle-ci ! Oui, je sais, j’ai intérêt à me motiver si je veux conclure à temps mon challenge…

Comme prévu, j’ai aussi publier un article de présentation sur Containment, afin de convaincre ceux qui ne l’auraient pas encore fait d’au moins tester la série !

Rien d’autre à signaler pour le moment.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes