The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E02 – Alouette – 18/20

Il y a évidemment des facilités scénaristiques dans cet épisode, mais sincèrement, je trouve que la franchise se renouvelle plutôt bien avec cette série. Les directions proposées sont chouettes, le rythme est bon et c’est une bonne série de zombies avec les idées perchées et les scènes d’action que j’attends pour une série de zombie. Bref, c’est efficace, j’ai passé un vrai bon moment devant l’épisode et ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

On en apprend plus sur le passé d’Isabelle.


Et lui, c’est une bonne sœur aussi ?

Est-ce que c’est vraiment le titre de cet épisode ? Alouette, gentille alouette ? Vraiment ? La culture française devrait peut-être rencontrer quelques frontières plus fermées parfois, mais bon.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Paris

L’épisode commence par un flashback, et ça m’a beaucoup surpris. Nous sommes renvoyés bien avant l’apocalypse zombie, quand la capitale parisienne s’éclatait bien dans des boîtes sur rooftop. C’est là que nous rencontrons une Isabelle complètement dépitée et déprimée en train d’observer la vue de la capitale. Nous sommes loin, très loin de ce que l’univers de The Walking Dead propose habituellement et loin, très loin du couvent : Isabelle est ainsi vue en train de passer d’un mec à l’autre toute la soirée, enchaînant aussi au passage les verres d’alcool et la drogue.

Bref, elle sait faire la fête et s’éclate bien à vue de nez. En vrai, et je m’en doutais, elle est surtout très fotte pour voler de l’argent, des cartes de crédit et des montres sur la piste de danse. Qu’est-ce qu’elle est maligne ! L’idée est assez claire : elle faisait déjà le nécessaire pour survivre avant l’arrivée des zombies.

C’est un rôle qui me surprend un peu pour Clémence Poésy, mais en même temps, ça lui va plutôt bien de jouer ce personnage borderline et chaotique. Borderline et chaotique ? C’est aussi comme ça que se termine la nuit dans la capitale parisienne. Avant même de prendre le métro et de croiser des drogués au crack, voilà donc Isabelle qui entend des gens hurler dans la rue et qui aperçoit un type en mordre un autre.

Le métro ? Quand elle essaie de le prendre, c’est le chaos. Le métro ne s’arrête pas car il est en fait en train d’être envahi par les zombies. C’est le chaos dans la rame, des gens hurlent, des vitres sont pétées… et des zombies finissent par apparaître au coin de la station dans laquelle elle s’était engouffrée.

Bordel, c’est efficace. Certes, les affiches publicitaires pour l’opéra révèlent que tout ça se déroule en 2010/2011, avant que je ne prenne fréquemment le métro, mais bon, j’ai pris le métro samedi moi et ça ressemblait vraiment à ça. En plus, j’ai pris la ligne 12, tout comme elle. Bon, je ne suis pas passé par sa station de métro, heureusement, mais l’idée, c’est que J’ADORE ce début d’épisode. La capitale parisienne pris d’assaut par des zombies ? Je vais passer une bonne nuit moi (ouais, j’ai vu l’épisode dimanche soir même si je ne publie que lundi, c’est comme ça).

J’aime bien que la série prenne la peine de nous faire cette introduction. En vrai, c’est quand même la meilleure partie des séries de zombies, non ? Bon, Isabelle est finalement sauvée de justesse par un type qui débarque en voiture et lui permet de s’échapper. Il lui parle en anglais, elle exécute tout ce qu’il dit. Elle lui donne quand même son adresse, ce qui lui permet d’arriver rapidement chez elle et de réveiller Lily.

Sa coloc ou sa fille ? Ce n’est pas encore clair, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait mieux fait de laisser Lily dormir et de partir sans elle : Lily se dit un peu malade, et c’est comme ça que ça commence, non ? En tout cas, c’est top d’avoir ce genre de scènes, ça manquait dans la série d’origine. Et puis, là, je peux me projeter plus facilement, c’est Paris, quoi.

Paris | La fuite | L’école | Le château

La fuite

Bon, ça n’est pas Paris pour longtemps : les personnages fuient la capitale à bord la voiture du type qui a un flingue et qui n’est pas ravi de se faire vomir dessus par Lily. Ouais, elle est malade, mais ce n’est finalement pas la grippe, elle est juste enceinte de quelques mois. C’est con pour elle, ça ne peut que mal terminer cette intrigue, non ? À moins qu’elle ne soit la mère de Laurent.

En plus, ils s’arrêtent pour elle dans une station-service et ça me paraît la pire idée du monde. Une station-service ? Là où tout le monde s’arrête ? Ce n’est jamais une bonne chose d’aller là où il y a plein de monde dans ces séries. Pourtant, ça finit bien pour Isabelle : quand l’homme refuse de continuer sa route avec Lily, Isabelle prend le choix de se débarrasser de ce protecteur qui ne veut plus de Lily. C’est trop triste pour lui : il se fait avoir comme un bleu, elle lui prend ses clés dans un câlin qui n’avait que ce but évident.

Cela dit, ça ne règle pas tous les problèmes d’Isabelle : Lily est enceinte et beaucoup de contractions. Quand elles croisent le SAMU, elles espèrent pouvoir obtenir de l’aide. Tout ce qu’elles y gagnent, c’est que Lily se fait mordre par un infirmier-zombie avant de remonter en voiture. Quelques heures plus tard – et putain, j’ai du mal à croire qu’elles ne croisent personne sur les routes de France en traversant tout le pays depuis la capitale ! – elles arrivent alors au couvent où Isabelle est sûre qu’elles seront acceptées.

Elle rencontre rapidement tous les personnages que l’on connaît déjà et qui sont morts dans le premier épisode, mais aussi Sylvie, qui n’était pas une nonne à l’époque – juste une élève du catéchisme dont les parents ne sont jamais venus la chercher. Pas cool. C’est à l’arrivée dans le couvent que les deux femmes découvrent la morsure de Lily, malheureusement, et qu’on nous précise qu’elle est enceinte de sept mois. Bref, c’est la mère de Laurent, quoi. Les scénaristes ont dû jouer à The Last of Us

Oh, on nous justifie aussi le titre de l’épisode à ce moment, avec Isabelle qui rappelle à Lily ce que sa mère chantait petite (ah, elles sont donc sœurs ?) : alouette, gentille alouette. Pas sûr que la scène valait la peine de se taper la chanson en tête pendant une semaine !

L’épisode termine donc sur la mort en couche de Lily, avant la naissance du bébé. Voilà donc pourquoi Laurent serait le Messie : il est né alors que sa mère était un zombie. Il n’est pas un zombie pour autant, lui. Improbable, tout de même. C’est très violent pour Isabelle, forcément : elle récupère le bébé en vie alors qu’elle doit se faire à la mort et aux grognements de Lily. Paie ton miracle ! Et le père qui se met à prier pour la survie de l’âme de Lily alors qu’elle est zombifiée, c’est violent. Non, j’aime beaucoup cette intrigue en vrai – et Laurent obtient son nom d’une statue de St Laurent dans le couvent, évidemment.

Paris | La fuite | L’école | Le château

L’école

En parallèle de tout ça, la série nous ramène tout de même dans le présent aussi. On découvre que Daryl est en route avec Isabelle, Laurent et une autre nonne, la fameuse Sylvie du flashback. Ils doivent traverser la France en calèche, mais rapidement, ils sont forcés de se séparer de leur cheval.

En effet, ils tombent sur une rue pleine de zombies et Daryl décide d’effrayer Astérix, le cheval, pour qu’il les débarrasse des zombies. Cela dit, comme dans toutes les séries de la franchise, les zombies ne sont pas les pires ennemis : les pires ennemis, ce sont les humains ! Voilà donc notre petit groupe qui est attaqué rapidement par des gamins qui ne visent pas très bien avec des fléchettes. Daryl échoue totalement à protéger Laurent et les femmes avec lui. C’en est presque drôle, surtout que quinze secondes plus tôt, Isabelle affirmait que la vérité sur la mort d’Astérix et la violence du monde pouvait attendre.

La violence du monde les rattrape donc sous la forme d’adolescents qui les emmènent dans l’école qu’ils ont investi depuis l’apocalypse. Nos prisonniers ne le restent pas longtemps quand Isabelle explique qu’elles sont bonnes sœurs, le prouve par une petite prière, puis présente Daryl comme un père américain qui a été infoutu d’apprendre le français en plus de dix ans. J’ai bien aimé la petite pique sur les américains, dans une série américaine, c’était top !

Bon, l’idée derrière cette école ? C’est vraiment n’importe quoi parce que l’apocalypse est en cours depuis trop longtemps pour que ça passe : les parents des enfants ne sont jamais venus les chercher à l’école alors ils ont appris à survivre ensemble, ils ont chassé, fait pousser de la bouffe… C’est improbable, hein, mais j’aime vraiment beaucoup cette intrigue et les décors proposés. Il y a une incohérence dans la temporalité, mais si on met de côté ce détail, c’est sympa comme ambiance.

Bien sûr, les enfants n’étaient pas seuls : ils avaient leur prof, Mme Dubois. Bordel, comptez pas sur moi pour survivre plus de dix ans avec mes élèves dans le collège en cas d’apocalypse zombies, quand même ! J’ai une vie aussi, non ? Bon, pas Mme Dubois apparemment. Elle est d’ailleurs en fin de vie, à moitié morte dans son lit là. C’est triste.

L’épisode enchaîne malgré tout vers plus de détails et une intrigue qui s’égare un peu : Daryl se fait passer pour un père récitant le bénédicité, on passe d’une langue à l’autre en permanence et il est question d’un château gardé par un type trop dangereux… mais qui a les médicaments dont Mme Dubois a besoin. Cela ne plaît pas à la leader adolescente de ce groupe de gamins, mais ça créé évidemment des dissensions dans les rangs d’avoir Daryl qui insiste pour aller chercher les médicaments. Il y voit son intérêt – un cheval – mais il a besoin d’un guide pour y aller, alors ça ne le dérange pas de faire croire à des gamins qu’ils pourront sauver la prof, même s’il sait que c’est perdu d’avance !

J’aime bien cette idée d’école, mais vraiment, j’ai du mal à croire que des enfants puissent survivre si longtemps par eux-mêmes. Et puis, ils sont tellement nombreux ! Ils n’ont jamais eu la grippe ? Il n’y a jamais eu de zombies ? Comment c’est possible ? Ils ont même du sacré matériel dans l’école, avec une télévision marchant encore pour regarder une vieille sitcom sur cassette… Et des vélos pour alimenter la télévision ! Purée, elle est sacrément forte la madame Dubois d’avoir réussi à créer tout ça.

Daryl passe ensuite la nuit dans le même lit qu’Isabelle, mais ils ne font que parler du passé – l’occasion de nous rappeler que Daryl avait un frère avant. Le lendemain, il prend la route avec la leader du groupe qui comprend vite qu’il n’est pas prêtre. Forcément. La conversation entre eux n’est pas des plus intéressantes, si vous voulez mon avis, alors j’en fais l’économie : ils arrivent vite au château où ils espèrent trouver cheval et médicaments.

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Le château

Daryl enferme la leader derrière la première porte qu’il trouve pour la protéger avant de s’aventurer dans le château. Il y entend un ado crier dans une pièce souterraine et s’y rend aussitôt. Daryl est un sacré sauveur de l’humanité et des enfants dans cette série bordel. Franchement, Daryl lui fait beaucoup trop vite confiance, cela n’a aucun sens. Il lui apprend à se servir d’un flingue et lui demande son nom. Le gamin viendrait de l’école et affirme s’appeler Hérisson, mais bon, il insiste pour que Daryl l’appelle plutôt Hedgehog ? Euh ? Pourquoi ? Ton nom, c’est ton nom, merde ?

Bref, pas le temps de se poser trop de questions. Ils sont rapidement interrompus par un type qui leur tire dessus. Daryl apprend donc à Hedgehog à tirer pour faire diversion, puis se débrouille pour le rejoindre. Je ne comprends pas bien : le château est supposé être hyper dangereux, mais en fait, il y a juste un américain qui tire sur tout ce qui bouge ?

Daryl ne le tue pas tout de suite, préférant en faire son prisonnier. Malheureusement pour lui, ce texan finit par se faire bouffer par des zombies alors qu’il tentait de s’échapper. Ce n’était pas gagné pour lui de toute manière, ça se voyait dès le départ. Par contre, ça fait une sympathique scène d’action avec un moment pas bien crédible où Daryl tombe sur un tas de zombies sans se faire mordre.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi il s’amuse à faire exploser un bidon d’essence et met au passage sa vie en danger, mais soit. On s’y fait, j’imagine. Par chance, alors qu’il est dans la merde, la leader des enfants et un de ses potes débarquent pour le sauver juste à temps. Comme toujours. Parmi les zombies, malheureusement, il y a aussi Julien, le frère d’un des ados de l’école. C’est triste. On se doutait qu’il était mort vu comment la série avait insisté sur son absence au repas de la veille. Bref, c’était un peu une facilité qui n’a pas eu l’impact émotionnel prévu.

En parallèle, nous suivons Laurent qui tente de s’intégrer comme il peut dans la vie de l’école. Il fait un cache-cache avec les autres, mais il n’est pas très fort pour autant. En fait, ça termine super mal : tous se moquent de lui, et puis c’est tout. En plus, la série n’est pas bien crédible : ils sont tous français mais continuent de parler anglais alors que Daryl n’est plus là. J’aimais bien au départ l’idée que les gamins parlent anglais pour s’entraîner en présence de Daryl – genre, c’était une explication débile, mais elle avait le mérite d’exister – mais ensuite… Ca n’a aucun sens ! Ils vont chasser la bête de Gévaudan ensemble, mais en anglais ? WTF.

Cela donne l’occasion à Laurent de retrouver Astérix, ou plutôt son cadavre. Le pauvre cheval s’est fait bouffer par des zombies et ça rend le gamin tout triste. Il s’en prend donc à Isabelle et Sylvie quand elles le retrouvent, parce qu’elles ont menti. Ouais, pendant ce temps, Isabelle et la deuxième nonne s’occupent de veiller sur Mme Dubois. Elles en profitent pour parler de Laurent qui se pose plein de questions sur sa place dans le monde, et j’ai bien aimé cette perte de temps qui ne traînait pas trop en longueur pour autant.

Tout ça mène finalement à la fin de l’épisode où Daryl revient à l’école avec la leader… mais trop tard. Mme Dubois meurt juste au même moment, forçant la leader à prendre le rôle de manière permanente cette fois. De manière peu crédible, les personnages décident toutefois de reprendre la route et de ne pas s’attarder à l’école un peu plus.

C’est triste pour Laurent : il s’était fait une (petite) amie sur place et ne voulait plus partir du tout, mais on ne le lui laisse pas le choix, finalement. Il ne comprend pas pourquoi, en plus, Isabelle continue de lui mentir, de le traiter comme un bébé et de lui répéter qu’il est spécial. Et pourtant, il l’est !

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E01 – L’âme Perdue – 16/20

La série part dans un délire auquel je ne m’attendais pas forcément, mais qui est efficace pour lui donner une vraie identité qui tranche avec les autres séries de la franchise. Je trouve que les enjeux sont présentés plutôt clairement et que l’ensemble fonctionne bien. La photographie est magnifique, l’ambiance proposée est efficace et il y a une intrigue qui… m’intrigue. C’est beaucoup plus que ce que j’en attendais, et ça justifie la bonne note malgré un ensemble plutôt passe-partout pour l’instant. Je note par rapport à mes attentes, et c’est bien mieux que ce que j’attendais.

Spoilers

Daryl échoue sur une plage française, et ce n’était pas dans ses plans.


Why not bet on hope ?

Parfaitement, cet épisode d’une heure commence par une magistrale faute dès son titre pseudo-poétique en français incapable de foutre un accent correctement. Rien ne va donc, dès les premières secondes, surtout que la première réplique de la série va à Judith. Pas besoin de nous rappeler qui est Daryl et où la série l’a abandonné, puisque nous le retrouvons loin de tout.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

L’arrivée

Le voilà perdu en pleine mer, proche des côtes françaises. Faudra qu’on m’explique comment il est possible de se retrouver attaché comme ça à un radeau d’ailleurs, et sans qu’aucun zombie sachant nager ne vienne le bouffer. J’imagine que la série devra le faire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, elle se concentre sur l’arrivée de Daryl sur une plage. On le sent à bout de forces, mais ce n’est pas bien grave : il trouve de quoi boire sur la plage, puis commence rapidement à marcher vers l’intérieur des terres.

Il souhaite comprendre où il est et on le comprend plus vite que lui : il est en France, avec un joli panneau directionnel vieilli par la production pour l’occasion. En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne : les décors sont on ne peut plus français, mais on nous crame des véhicules un peu partout (remarque, ça aussi c’est français dans l’idée, ça n’a pas dû être compliqué à trouver) et on nous fout des cadavres au milieu de villes touristiques.

J’aime beaucoup comment les façades sont brûlées pour l’occasion et oui, je me retrouve à critiquer les décors plus que le reste, parce que c’est tout ce qu’il y a à commenter pour l’instant. Je veux dire, Daryl finit par trouver une bouteille Cristalline, des chips et un improbable magnétophone où un homme a documenté son voyage, en anglais tant qu’à faire.

Qu’importe. Daryl se met ensuite en tête d’essayer de retourner aux USA. Il enregistre donc son propre message, affirme qu’il essaie encore de rejoindre le Commonwealth en Amérique et regarde une carte lui permettant de comprendre qu’il est en France. Bien. Il se lance donc dans un périple pour retourner aux USA, et pour ça, il décide de prendre la route vers l’intérieur des terres, en passant par des rails. Je ne comprends pas bien le projet, je dois dire. L’intérieur des terres ? Mec, tu t’éloignes des USA là. T’es sacrément nul en géo, en plus du reste ?

Cela ne m’étonne pas. Après, c’est chouette. La série reprend les habitudes de la franchise, avec un personnage qui parcourt des rails pleins de cadavres et des paysages magnifiques. Je ne sais pas si vous le saviez, mais la France, c’est magnifique. Heureusement d’ailleurs : sans ces plans majestueux de la France, on se ferait sacrément chier. Montagnes, viaduc, Daryl fait un long trajet qui le mène dans une autre ville déserte.

Vu la longueur de son trajet, il a pourtant dû en croiser d’autres, en théorie. Qu’importe. La ville est déserte, mais ça n’empêche pas de découvrir que les zombies seront nommés ici « affamés ». Ben oui, Daryl entre dans le premier bâtiment avec les mots « attention affamés » qu’il croise. C’est… idiot ? Le mot « attention » est transparent, bordel, comment peut-il décider d’entrer dans le seul bâtiment avec un avertissement ?

Le pire, c’est que non seulement il fait ça, mais qu’en plus, il semble être surpris par le fait que des zombies l’attaquent à l’intérieur. Nous voilà donc face à la première scène d’action de la série. Elle est plutôt chouette en vrai, avec Daryl se débarrassant d’une dizaine de zombies. Le truc en plus, pour cette série, c’est que les zombies semblent radioactifs. Leur sang semble donc acide et quand un zombie attrape le bras de Daryl, il se brûle aussitôt.

Bon, ça n’empêche pas Daryl de s’en sortir. On peut alors passer au générique et… Clémence Poésy est là-dedans ? Je ne savais même pas, où j’avais oublié. Le générique semble proposer une extension logique à ceux de la franchise, avec des décors qui nous montrent toute la France et sont plutôt chouettes. Il va traverser la France, le Daryl. Soyons heureux pour lui – et pour les images qu’on va nous proposer.

L’arrivée | Maribelle & Guillaume | Le couvent | Le Sergent | Cliffhanger

Maribelle & Guillaume

Après le générique, nous découvrons que Daryl a bien marché depuis son arrivée : il est en effet à 15 kilomètres de Lourdes. Moi, ça me fait rire, parce que j’avais cru comprendre qu’il arrivait par le Mont St Michel, mais non, non, il a débarqué par le sud de la France. Cela donne plus de choses à voir niveau paysage, j’imagine.

Et puis, il y a déjà pas mal de ruines qui donnent envie de se croire dans une apocalypse zombie après tout. Bon, par contre, quand Daryl parvient à traduire le panneau « Dieu vous aime » qu’une femme – Clémence Poésy, la voilà – a posé, il est surtout mort de rire. Deux choses sont à retenir : Clémence Poésy l’observe de loin d’une part et il y a un étrange « Pouvoir des vivants » qui semble apposé un peu partout en France. On sent qu’il y a donc une faction en place.

Daryl ne semble pas s’en soucier et finit par croiser les premiers français de la série. Il rencontre ainsi une certaine Maribelle, au français étrange (son « inquiéquiétez » me fait tellement rire… mais je me demande si ce n’est pas juste un problème de montage) et à l’intrigue encore floue. Maribelle explique donc que son grand-père, Guillaume, apparemment aveugle, est blessé à la cheville dans un anglais incertain.

C’est plutôt amusant, et voilà Daryl qui commence à faire confiance à ce duo improbable. Il les aide à s’en sortir face à deux hommes après quelques souvenirs de la seconde guerre mondiale partagée par Guillaume. Les deux hommes sont hostiles sans qu’on ne sache trop pourquoi, mais c’est une série apocalyptique, alors ce n’est pas surprenant. Daryl n’hésite pas, en tout cas, à venir en aide à Maribelle quand elle est sur le point d’être enlevée

C’est un peu n’importe quoi cette manière dont la série nous présente des personnages hostiles qui ne semblent pas si potes que ça entre eux finalement. Quand l’un est fait prisonnier par Daryl et est clairement sur le point de le mourir, le second s’en fout pas mal et tire directement sur Daryl. Voilà donc le héros de la série blessé, mais pas encore mort, hein. Forcément. Il peut même s’en sortir plutôt bien et est sur le point de tuer l’homme quand Maribelle le stoppe, lui demandant de conserver la poudre. C’est vrai que nous ne sommes pas aux USA.

Cela dit, on passe aussitôt à une scène où Guillaume révèle qu’il n’est pas si blessé que ça, qu’il a une très bonne vue finalement et que Maribelle n’est pas si friendly. Le duo s’attaque donc à Daryl, déjà blessé, vole ses provisions et est sur le point de le tuer quand soudainement… Daryl est sauvé par Clémence Poésy. Forcément.

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Le couvent

Après quelques incontournables flashbacks de Judith et de la quête de Daryl lancée en fin de saison 11, voilà donc Daryl qui se réveille au beau milieu d’un couvent. Pardon ? Clémence Poésy est une nonne maintenant. C’est à la mode, les nonnes dans les séries. Bon, on apprend vite qu’elle s’appelle Isabelle. Finalement, les zombies sont appelés aussi les « brûlants », mais ils ne sont qu’une sorte d’« affamés ». Ah, le vocabulaire des séries de la franchise, ça me vend du rêve. Au moins, Isabelle nous donne plein d’informations utiles : elle a un anglais impeccable et peut ainsi expliquer à Daryl ce qu’il en est. Le voilà dans un tout petit couvent, surtout après 12 ans d’apocalypse zombies. Pardon, affamés.

C’est tout petit, mais il y a encore des enfants pour s’amuser dans ce lieu étrange – même si on apprend un peu plus tard qu’il n’y en a en fait qu’un seul, qui s’appelle Laurent et qui a été éduqué par les nonnes. Et le père Jean. Allons bon. La série passe alors par l’immanquable plan du héros torse nu pour nous montrer toutes ses cicatrices. Isabelle n’est pas dérangée pour autant par la nudité de Daryl quand elle débarque. Elle lui explique un peu plus la mythologie derrière l’histoire française, avec une Union de l’espoir formée par les religieux du pays. Super.

En vrai, je le dis comme ça, mais j’aime bien tout ce qui est mis en place par la série. On sent que, contrairement à Dead City, le plan est de nous proposer une plongée dans une mythologie bien définie. C’est plutôt efficace : Daryl découvre le couvent en compagnie de Clémence Poésy et on commence à nous faire comprendre que, comme tout couvent qui se respecte dans une apocalypse, il y a toute une histoire de prophétie à accomplir.

Daryl ne soupçonne rien à la base : Isabelle en parle avec la mère supérieure uniquement, cette dernière comprenant qu’Isabelle voit en Daryl un élu. Contrairement à elle. Pendant que cette conversation a lieu, Daryl se retrouve à rencontrer Laurent. Concrètement, ce gamin est insupportable : il est présenté comme un petit génie à l’anglais impeccable, au français impeccable (et franchement, la série s’en sort bien pour le français en vrai) et aux connaissances scolaires très affinées. Franchement, il est déjà plus malin et intelligent que Daryl.

Pourtant, quand on nous dit qu’il doit faire des récitations à Père Jean sans nous montrer le père Jean, j’ai senti la couille dans le pâté venir. Cela n’a pas manqué : Père Jean est en fait un zombie désormais. Daryl finit par le découvrir et pète logiquement un câble, comprenant qu’il est temps pour lui de se barrer. Ce n’est pas exactement le plan qu’Isabelle avait en tête pour lui. Au contraire, elle espérait de lui qu’il prenne soin de Laurent, parce qu’elle pense que le gamin pourra être le Messie. Père Jean ? Les sœurs attendent qu’ils ressuscitent, tout simplement. Ben oui. L’apocalypse zombies est un test pour l’humanité, tout simplement.

C’est très chrétien comme vision des choses et ça fonctionne à peu près comme mythologie pétée. Bien sûr, cette histoire de Messie est plutôt risible, mais dans les dessins de Laurent, il y a eu récemment un dessin d’un homme perdu dans les eaux. C’est suffisant pour donner plein d’espoir à Isabelle. Elle finit par tout expliquer à Daryl, lui demandant d’emmener Laurent avec lui pour qu’il soit en sécurité et puisse accomplir sa prophétie.

Ce n’est pas si simple pourtant de croire en de telles sornettes et Daryl décide donc de se barrer. Oh, Laurent lui explique qu’ils se reverront, mais maintenant, il a un plan : Isabelle a parlé de rumeurs promettant qu’au Havre il y aurait des navires partant pour l’étranger.

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Le Sergent

En parallèle, néanmoins, les choses tournent plutôt mal pour Maribelle et Guillaume. J’ai bien aimé leur scène à traduire le journal de Daryl et se foutre de la langue anglaise, et ça a mené à un bon rebondissement : des soldats les retrouvent et cherchent à savoir ce qu’il est advenu des potes qu’ils avaient. C’est logique et bien sûr, leur leader est évidemment le frère de l’homme tué par Daryl et Maribelle.

Même si le duo ne veut pas parler à ces ennemis, ils n’ont finalement pas le choix. Un peu de torture, le meurtre un brin violent de Guillaume et Maribelle se met à tout raconter. Plus ou moins. Elle mène les soldats sur les lieux du crime, où le frère peut voir que celui qu’il cherchait est devenu un affamé. Il pète logiquement un câble et Maribelle en profite pour accuser Daryl et s’en sortir de cette galère dans laquelle elle est.

Comme il y a un flyer de Sœur Isabelle sur place, les soldats se rendent ensuite au couvent que Daryl vient juste de quitter. Bon, on comprend donc qu’il y a dans les régions deux groupes : les soldats violents et sanglants, les bonnes sœurs dans le couvent. C’est très clair comme opposition, assez simpliste, mais efficace.

Les soldats ont plus de pouvoir et de force que les femmes, ils peuvent donc entrer dans le couvent et poser plein de questions sur Daryl. Les sœurs feignent l’ignorance, cachent Laurent, font comme si elles ne savaient rien, mais ce n’est pas utile face à la soif de revanche du leader des guerriers. Et bien sûr, après un peu de suspense pas très efficace, les soldats trouvent Père Jean, forcément. Cela donne un moyen de pression au Sergent qui fait aussitôt du chantage à Isabelle.

Celle-ci refuse de dire ce qu’elle sait sur Daryl, alors le Sergent tue sans hésiter le zombie de Père Jean. Enfin, ce qu’il restait à en tuer, quoi. Laurent débarque de nulle part à ce moment-là, et le petit génie finalement, ne sait pas être un bon acteur quand il s’agit de jouer la tristesse. Le scénario n’est pas dingue en même temps, ça ne doit pas être simple. Laurent est aussitôt recruté pour être un guerrier pour Genet, qui qu’il soit. Cela fait peur aux sœurs, mais Daryl débarque alors juste à temps pour sauver tout le monde. C’est beau.

Les guerriers comprennent aussitôt que les sœurs cachaient l’américain et ça vire au combat, inévitablement. Les bonnes sœurs se font massacrer, mais elles sont prêtes à se battre malgré tout. Cela avait été introduit plus tôt dans l’épisode : elles avaient une armurerie dont elles n’hésitent pas à se servir contre l’envahisseur. Bon, ça me paraît être un massacre parfaitement inutile tout ça. Parlez, bordel, communiquez ! Cela aurait été plus simple… mais moins fun. Des bonnes sœurs avec des armes, c’est marrant.

Finalement, les guerriers cherchent Daryl dans tout le couvent, pendant que la massacre a lieu. Isabelle le sauve de justesse quand le Sergent le retrouve. Malgré tout, le Sergent parvient à s’enfuir. Oh, Daryl veut bien le tuer, mais la Mère supérieure le retarde et l’en empêche finalement. Pourtant, elle était blessée et finit par mourir de sa blessure.

L’épisode se termine donc sur quelques promesses : je doute que Maribelle ne revienne pas par la suite, le Sergent s’échappe et a un regard de vengeance en lui et Daryl… se met à vouloir avoir la foi. Il est donc prêt à emmener Laurent et papote un temps à Isabelle lors d’une veillée au coin du feu pour pleurer les mortes au combat. Allons bon. Le pire, c’est que je trouve ça sympa comme ambiance et comme enjeux. C’est plus efficace que Dead City en tout cas !

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Cliffhanger

Contre toute attente, la série achève son premier épisode par une scène au Havre où l’on découvre des hommes peu ravis de l’escapade d’un prisonnier. Une femme, qui a clairement le pouvoir, raconte un peu sa vie familiale pour expliquer qu’elle blâme le capitaine, pas l’équipage. Un docteur explique alors qu’il y a des expériences en cours sur les zombies. Un américain, le prisonnier qui s’est échappé, a lancé une mutinerie et a fait bien du mal aux expériences en cours.

Daryl est présumé mort, mais ce n’est pas suffisant pour la femme qui dirige les opérations. Elle décide d’envoyer ses hommes à la recherche de Dixon. Un américain en France, ça va vite se trouver après tout.

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The Walking Dead : Daryl Dixon (S01)

Synopsis : Daryl Dixon échoue dans le sud de la France, mais on ne sait pas trop comment. Il compte retourner aux USA… mais bon courage !

Pour commencer, je dois avouer que je me suis laissé prendre par surprise par la sortie de cet épisode. Bien qu’annoncé pour septembre depuis un moment, je m’étais convaincu inconsciemment qu’il me restait quelques mois avant sa sortie et je me disais que j’allais en profiter pour commencer à rattraper mon retard dans les autres séries de la franchise. Finalement, non.

Pire que tout, je me disais que mon lundi matin allait être consacré à la sortie d’articles sur le blog, et finalement je me retrouve à regarder le premier épisode en sachant que je n’aurais pas le temps d’en publier la critique. C’est fou, la vie, non ?

Non, pas vraiment. Ce qui est fou, c’est d’annoncer un spin-off sur Daryl avant même la saison finale de la série, assurant de la survie d’un personnage que j’aurais aimé voir mourir. Et en plus, le tournage a eu lieu en France ! Je suis curieux de voir ce qu’ils vont trouver pour justifier la présence de Daryl si loin des USA et j’ai l’impression d’être déjà spoilé de plein de choses à cause de photos de tournage sur les lieux extérieurs – notamment à la Défense. Je suis sûr que ce sera pour le dernier épisode !

Qu’importe ! Cela me rend curieux de savoir ce que la France est devenue pendant cette apocalypse. Après tout, c’est bien le seul truc positif de ces multiples spin-offs : ils envoient les personnages un peu partout et ça nous permet d’en découvrir plus sur l’univers étendu de la franchise. Et de savoir comment partout dans le monde appeler les zombies sans utiliser le mot zombies.

Note moyenne de la saison : 

One Piece – S01E01 – Romance Dawn – 18/20

Franchement, c’est une adaptation très réussie pour du live-action d’un manga aussi populaires. Je ne doute pas qu’il y aura des puristes pour tout critiquer, et j’en fais un peu partie à ne pas accrocher à tous les acteurs ou au choix de changer certains procédés dans la narration, mais c’est un premier épisode fluide et qui donne bien à voir ce que proposera la série par la suite. C’est efficace, c’est fun, c’est divertissant et c’est effréné, parce qu’il se passe bien trop de choses dès ce premier épisode. Petite réussite pour Netflix, ça faisait longtemps !

Spoilers

Luffy souhaite devenir le roi des pirates. Pas simple.


Why would anyone want to become a pirate ?

J’ai déjà l’impression d’être agressé par le titre tout en majuscule de l’épisode et la miniature de Nami pour me faire cliquer sur l’image de la série sur Netflix, ça part mal cette affaire !

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Gold Roger

Bizarrement, je ne m’attendais pas à un début avec une voix off et une carte, mais je trouve que ça fonctionne bien pour l’univers. Après tout, un monde de pirate sans carte, ça n’est possible ! À l’inverse, c’est sans trop de surprise que la série commence 22 ans avant le début de la série avec Gold Roger capturé. Bim. Point du Bingo Séries avec une jolie affiche « Wanted ». Je savais que je pouvais compter sur One Piece pour l’avoir !

Que cela n’empêche pas le gouvernement de faire une grossière erreur : Gold Roger est exécuté devant une foule immense dans la capitale. Avant ça, il a droit à quelques derniers mots lors desquels il assure avoir réalisé tous ses rêves et invite la foule à en faire autant : son trésor est bien caché, à eux d’aller le trouver. Je ne peux m’empêcher de penser que la fin du manga sera inévitablement de nous dire que le trésor n’est qu’une pièce – après tout, c’est le titre – mais est surtout tout le voyage et le mode de vie des pirates.

On verra bien. En attendant, la série peut commencer : la foule se met aussitôt en quête du trésor et part dans tous les sens, et Gold Roger meurt en changeant à tout jamais le monde qui entre dans l’âge d’or de la piraterie. Simple et efficace comme lancement et comme enjeux global pour la série, ça fonctionne toujours aussi bien : tout le monde part à la recherche du One Piece, le trésor de Gold Roger.

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Alvida

Une fois que c’est fait, nous sommes propulsés sur l’East Blue Sea où l’on nous introduit le personnage de Luffy. Les attentes sont énormes et la série joue totalement avec nous, en commençant par un gros plan sur le chapeau fétiche de Luffy. Eh, ça aussi ça fonctionne. Quand il relève la tête, bim, petite excitation de début de série.

Par contre, on s’éloigne déjà beaucoup du manga : on nous épargne l’enfance de Luffy et l’histoire du fruit du démon pour l’instant, en nous indiquant seulement que Luffy nage « comme une enclume ». Son caractère est le bon, par contre : il parle à un oiseau pour se présenter et tenter de le recruter, en vain, et on nous fait tout de suite comprendre que l’univers de la série sera un peu perché. Je veux dire, Luffy est taré, se parle tout seul, crie de joie, s’enferme dans un tonneau pour ne pas couler avec son bateau…

C’est tout con, mais ça marche bien comme raccourci, malgré un petit côté Pirate des Caraïbes. Autant je n’y pensais jamais à ces films quand je lisais les mangas, autant maintenant que je regarde sous forme de live-action, je ne peux qu’y penser. En effet, Luffy se retrouve dans un tonneau pris entre deux feux – ou plutôt entre deux navires. Les pirates s’attaquent entre eux à coups de canon et on nous introduit le capitaine Alvida. La capitaine Alvida. Une femme ! Bonne idée, ma foi.

Elle attaque donc avec son équipage un autre bateau dans le but de retrouver Zoro. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans le navire ennemi et elle n’apprend pas grand-chose d’utile de la part de ses ennemis. Il n’en faut pas plus pour qu’elle montre qu’elle n’a pas de pitié et qu’elle tue le capitaine adverse. On nous introduit alors son larbin, un garçon blond aux lunettes rondes. Ouais, on sent qu’on vient d’un manga quand on voit ces lunettes excessivement grandes, mais bon, ça participe à l’humour et à l’univers. Et bien sûr, le tonneau de Luffy finit sur ce bateau lui aussi.

Durant la nuit, Luffy sort donc du tonneau pour mieux tomber nez à lunettes avec le larbin du navire – du moins, c’est comme ça que Kobby est introduit ici. Malheureusement, la série tombe alors dans un écueil que je pensais qu’elle souhaitait éviter : le flashback. Luffy raconte ainsi à Kobby qu’il est un pirate, même s’il n’en a pas l’air, et parle brièvement de son enfance pour révéler qu’il a toujours voulu être pirate. La scène sur le bateau en flashback était clairement en trop dans la narration de l’épisode. Autant le manga présentant ça dans l’ordre chronologique réussissait à nous accrocher un peu, autant cette obsession des flashbacks dans les séries depuis Lost commence à se faire vieille. Et c’est dommage, parce qu’en plus, je ne vois pas ça durer dans le temps sur toute la saison.

Bref, j’ai plutôt envie de me concentrer sur le présent de l’action, avec un Luffy qui a évidemment faim et dont le caractère loufoque va vite apparaître à tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore : alors qu’il faut être discret et que Kobby se fait le plus petit possible quand ils sortent de la cale, c’est dans un mouvement très Luffyiesque que Luffy réveille tout le navire.

Bim, l’action est relancée : Alvida est déçue de voir que Kobby le trahit, Luffy affirme qu’il sera roi des pirates et Alvida lui rappelle qu’elle est la pirate la plus puissante. Je connais déjà l’histoire, mais je me laisse facilement emporter malgré tout : le casting est franchement bon, j’adore cette interprétation du personnage d’Alvida. Elle n’est évidemment pas du tout comme je l’imaginais, mais son rôle est top – c’est bien écrit, son jeu me fait rire et apporte à la série la touche d’humour qu’il fallait.

Rapidement, Luffy défie par son caractère la capitaine Alvida, en affirmant que Kobby est libre (he’s a free elf ?) et qu’il pense qu’Alvida est un cachalot. Il n’en faut pas plus pour qu’Alvida sorte sa batte – son arme caractéristique – et tente de tuer Kobby, mais là encore, Luffy n’hésite pas à le sauver. Dès lors, la première bataille pour Luffy commence et c’est tout fun : on voit Alvida qui s’énerve à tenter de frapper Luffy, en vain. On nous révèle ainsi les pouvoirs de Luffy : c’est un homme-élastique. Il survit quand on lui tire dessus et il se déforme à l’envie à chaque coup de batte.

Alvida, hyper puissante jusque-là, est donc tournée en ridicule bien rapidement et Luffy utilise même son poing pour la faire tomber du navire. L’attaque spéciale de Luffy ? En vrai, ça passe mieux que je l’imaginais. Je pensais que ça rendrait forcément ridicule en live-action. Là, les effets spéciaux sont quand même bons – pas exceptionnels, mais ça passe – et la pause que ça impose dans la bataille ne m’a pas sorti de l’épisode.

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Kobby

Une fois Alvida éjectée du bateau – en feu, en plus ! – Luffy propose à Kobby de le suivre sur un canot de sauvetage. Ce n’est pas comme s’il lui laissait vraiment le choix, cela dit, mais bon, ça permet à l’épisode d’avancer un peu. Kobby peut ainsi poser plein de questions à Luffy sur son passé. On repart ainsi dans le flashback où l’on voit Luffy tenter de se crever l’œil, en vain, et être soigné par Shanks. Je ne suis pas convaincu plus que ça par le casting de Shanks d’ailleurs.

Il me semble qu’il est pourtant supposé être l’une des grandes attentes de la série. On va faire avec : le personnage est toujours top avec Luffy et il donne de bonnes leçons au petit qui veut devenir un pirate. Malheureusement, Luffy n’en fait qu’à sa tête et n’est pas très obéissant : il décide donc de manger un drôle de fruit qu’il trouve dans la cale du navire et qui fait partie du trésor de Shanks.

Shanks, lui, ne surveille pas assez Luffy, tout occupé qu’il est à se prendre la tête dans un bar et à se résigner à faire face aux pirates débiles qu’il croise sur son chemin. J’aime la leçon qu’il tente de donner à Luffy ensuite sur le fait que la violence ne peut pas tout résoudre (un comble, dans cet univers de pirate) et la mise en scène menant à la révélation du pouvoir de Luffy est plutôt bonne.

On revient dans le présent ensuite où Luffy explique qu’il a mangé le Gum Gum Fruit, un fruit du démon. Soit. Les différents éléments de la série sont plutôt bien introduits et vraiment, je trouve très cool l’acteur choisi pour incarner Luffy. Il fonctionne vraiment en Luffy, c’est chouette. Quant au caractère du personnage, il me soule souvent dans le manga, mais pour le moment, j’accroche bien à l’humour qu’il apporte – c’est un peu plus dosé, peut-être.

S’il affirme qu’il veut aller sur Grand Line, Kobby lui fait remarquer qu’il a besoin d’une carte pour ça. C’est la première fois que Luffy s’en rend compte et il est vite convaincu que Kobby lui sera utile pour ça. Il écoute tout de même son rêve de rejoindre la marine et décide de mettre au point un plan qui permettra à tous les deux d’obtenir ce qu’ils veulent.

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Nami & Zorro

Cet épisode introduit également le personnage de Nami, il le fallait bien. Ce scénario est un peu trop éclaté à mon goût, parce que plutôt que de suivre une trame linéaire comme le manga, il fait le tour de plein de choses en parallèle. C’est l’avantage d’une série, c’est sûr, mais ça complexifie un peu le nombre de personnages pour un premier épisode. Cela me donne l’impression que la série s’adresse avant tout à des lecteurs du manga ou des fans de l’animé – tout est expliqué pourtant, mais ça me paraît aller trop vite pour tout ingérer d’un coup.

Nami, donc, est introduite comme une damoiselle en détresse sur un canot. Elle est secourue par deux pirates complètement débiles qui se laissent berner par un coffre sur le canot de sauvetage de Nami. Le coffre est évidemment vide et elle profite de leur faim d’argent pour leur voler leur navire. Simple et efficace. L’actrice ? J’adore sa voix et elle joue bien, mais vraiment, la couleur des cheveux, c’est too much pour que j’accroche pour l’instant. Ils auraient pu trouver un roux plus naturel – même si ça collait moins au manga.

Contre toute attente, cet épisode propose aussi de faire un détour par l’île de Sixis. C’est l’avantage d’une adaptation : ils peuvent déformer un peu le matériel d’origine. Plutôt que de suivre le début de l’aventure de Luffy uniquement, on nous introduit donc déjà d’autres personnages. Je ne sais pas si je suis convaincu, mais il faut faire avec : nous découvrons donc le personnage de Zorro (grosse attente pour le casting, j’ai hâte de voir ce que ça va donner) être contacté par Baroque Works par l’intermédiaire de Mr 7. Y a pas à dire, ce costume est ridicule sur papier, mais c’est encore pire en vrai !

Mr 7 explique à Zoro qu’il est intéressé par ses talents et souhaite le recruter, mais ce n’est pas trop le délire de Zoro, qui refuse un tatouage sur le visage s’il n’est pas le numéro 1 – avec son doigt d’honneur. OK. Niveau écriture, le personnage de Zoro est vraiment top et badass. L’acteur a un peu plus de mal à me vendre le personnage pour le moment. Quoiqu’il en soi, il nous tue Mr 7 en quelques secondes. Les combats n’ont jamais été si courts dans One Piece, non ?

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Shells Town

En parallèle, Luffy et Kobby arrivent à Shells Town où le but est pour Kobby de rejoindre la marine et pour Luffy d’obtenir une carte. Une fois en ville, Luffy est terrifié de constater qu’il existe des dizaines d’affiches « Wanted », parce qu’il y a beaucoup de pirates et pas son visage sur les affiches. Et ça, ce n’est pas normal pour lui. Kobby, lui, est juste terrifié par l’existence même des pirates.

J’aime bien l’amitié improbable entre eux et je trouve que ça fonctionne bien, comme dans le manga en soi, d’avoir cette relation entre eux. Et puis surtout, on en arrive à un moment bien fun où tout le monde est réuni dans la même taverne. En effet, alors que Luffy se remplit l’estomac en présence de Kobby, Nami débarque et drague un type de la marine – le plus petit possible (et c’était fun) – alors que Zorro arrive au bar.

C’est par lui que l’action va reprendre, quand un type s’en prend à une enfant qui était sympa avec Zorro et lui offrait de la nourriture. Zorro n’apprécie pas du tout l’attitude de ce Malfoy en carton (désolé, mais c’est ce qu’il m’a renvoyé) et il est toujours aussi badass. Il tente donc de forcer le blond à manger une boulette de viande qu’il vient de faire tomber par terre et le blond veut aussitôt l’attaquer.

C’est une mauvaise idée : Zorro n’a même pas besoin de dégainer l’un de ses trois sabres pour le mettre à mal, tout en explosant aussi la tronche de tous les marines qui essaient de l’arrêter. Luffy est fan de Zorro à peu près aussitôt, Nami en profite pour assommer un garde, Kobby se planque sous une table. Franchement, l’action est sympa et mène à la révélation que Zorro se bat vraiment contre Malfoy : le blond lui propose tout ce qu’il veut parce que son père lui donnera.

Son père ? Le capitaine Morgan, richissime marine… Qui lui doit de l’argent. En effet, Zorro ramène le corps de Mr 7 pour collecter la prime. C’est son business : récolter les primes. Le problème ? Il a attaqué des marines, et ça, c’est récompensé par sept jours sur une croix, sans nourriture et sans eau. Un petit régime, donc. Zorro préfère encore ça plutôt que d’être embauché par les marines comme Morgan lui propose.

Alors que Zorro fait face à cette punition, Luffy et Kobby retournent dans leur canot pour passer la nuit. Plutôt que de dormir, ils papotent et c’est l’occasion pour Kobby que le monde ne fonctionne pas en noir & blanc, mais en nuances de gris. Il est surpris d’avoir vu un marine être méchant avec une petite fille, parce que ça ne correspond pas à sa vision du monde : un pirate a protégé la petite, contrairement à la marine dont c’est le but.

Le lendemain, le blondinet revient évidemment voir Zorro qui est désormais sur une croix pour se foutre de lui. Il est absolument insupportable et mérite vraiment ce qui est sur le point de lui arriver. Nous n’y sommes pas encore cependant. Pour l’instant, on voit plutôt Nami s’infiltrer parmi les marines avec l’uniforme et Luffy tenter d’entrer dans la base en passant par les canalisations. Malheureusement pour lui, Luffy se contente d’atterrir devant Zorro crucifié.

La conversation s’engage entre eux malgré la volonté de Zorro de ne pas lui parler, et ça fonctionne vraiment bien. Il n’y a pas à dire, le matériel d’origine est génial : on nous révèle ainsi que Zorro est un chasseur de pirates qui souhaite de devenir le meilleur en combat de sabre là où Luffy souhaite être le roi des pirates. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir, le caractère sympa et un peu naïf de Luffy suffit à faire le reste : il libère Zorro pour qu’il puisse suivre son destin et repart par les égoûts.

Il tombe alors dans une salle pleine de cartes où Nami se trouve justement. Elle essaie de voler la carte de Grand Line en se faisant passer pour une marine, sauf que ce n’est pas si simple : elles sont en fait toutes dans le bureau de Morgan et Nami sait certes mentir, mais elle se fait vite griller. Comme elle sait se battre, ce n’est pas un souci. Bref, Luffy tombe sur elle quand elle est déjà hors de danger et il lui dit aussitôt qu’il a tout entendu et qu’elle cherche sa carte.

Si Nami n’est pas tout à fait d’accord avec ce possessif, elle suit malgré tout Luffy qui se balade ensuite dans le bâtiment comme s’il était tout à fait normal d’y être. Vraiment, c’est un personnage marrant Luffy, il n’y a pas à dire, sa simplicité d’esprit et sa volonté de toujours demander ce qu’il veut comme si c’était normal de l’obtenir le rend hyper sympathique et attachant.

Bon, pas pour Nami, qui a juste peur qu’il les fasse repérer, ce qui ne manque pas d’arriver. Une fois face à face avec Morgan, donc, Nami se retrouve à reprendre ses mensonges pour expliquer qu’elle emmenait Luffy en prison – et Morgan la croit. Luffy est fasciné et trouve aussitôt qu’ils forment une super équipe, mais c’est encore avant de savoir que Nami est une voleuse professionnelle qui a réussi à voler les clés de Morgan.

Bon, s’il est fasciné et qu’il demande à Nami de rejoindre son équipage – comme il l’a fait à Kobby et Zorro plus tôt – Nami refuse. Elle veut bosser seule et refuse d’être associée aux pirates, car elle les déteste. Elle accepte tout de même que Luffy la suive jusque dans le bureau de Morgan où elle cherche la carte pendant qu’il joue avec tous les objets du bureau. Cela lui permet de découvrir le coffre caché de Morgan, et c’est bien drôle à voir.

Bon, ils sont tout de même pressés par le temps quand Morgan apprend qu’ils sont là et débarquent à la porte du bureau. Ce n’est pas vraiment un problème pour Luffy cependant : il décide d’utiliser ses pouvoirs pour arracher la porte du coffre. Nami lui vient en aide et hop, les voilà qui passent par la fenêtre avec le coffre entier. C’est con. Mais c’est marrant. Surtout qu’ils sont en haut d’une tour. Pas de quoi s’inquiéter avec les pouvoirs de Luffy cependant.

Pendant ce temps, Zorro suit sa vengeance personnelle. Il avait promis qu’il ferait gémir le fils de Morgan et ça ne manque pas. C’est assez simplifié, en même temps, par le fait qu’il le retrouve complètement nu en train de s’amuser avec son sabre (non, c’est pas une image, je parle d’un vrai sabre). Quand il s’apprête alors à quitter le bâtiment, il tombe dans la cour intérieure sur Nami et Luffy en train de se battre avec tous les gardes.

La scène d’action est vraiment très sympa à suivre. C’est ce que doit se dire Zorro, parce qu’il décide finalement de rejoindre Luffy et Nami pour les aider à se battre contre les marines. Le ménage est vite fait et nos trois héros se retrouvent alors à se battre contre Morgan qui est amusé de les voir tous les trois ensemble. Si Luffy affirme qu’ils sont un équipage, les deux autres refusent et hop, on enchaîne sur un combat plutôt bien mené.

Les chorégraphies sont stylées, les pouvoirs de Luffy plutôt bien exploités et les trois sabres de Zorro révèlent chacun où ils vont dans ce combat qui est sympathique à suivre. Bien sûr, le trio finit par gagner, même si Nami est plutôt occupée à chercher comment embarquer le coffre. La solution est pourtant simple : il suffit d’utiliser les bras de Zorro tout simplement.

Ils se rendent donc tous sur le bateau de Nami – même s’ils ne sont toujours pas un équipage. Luffy refuse de partir sans Kobby, toutefois, et c’est con parce que les marines cherchent toujours à les arrêter. Parmi eux, il y a une fois de plus le fils de Morgan, ridiculisé encore un peu plus par Zorro qui lui a refait sa coupe. Il y avait tant de possibilités pour le ridiculiser, c’est presque la version gentille.

Toujours est-il qu’il compte bien les arrêter… jusqu’à ce que Kobby le frappe. Malgré tout, Kobby ne souhaite pas partir avec Luffy. Eh, ça fait beaucoup de mangas d’un coup dans ce premier épisode, tout de même. C’est efficace cependant, et j’aime bien que ça aille si vite. Kobby refuse donc de les suivre alors qu’ils partent sur Grand Line parce qu’il souhaite mener sa propre vie et devenir un marine. La prochaine fois qu’ils se verront, ils seront ennemis… mais pour l’instant, let’s go, ils sont amis et il les aide à s’enfuir.

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Cliffhangers

Plusieurs cliffhangers viennent ponctuer ce premier épisode, et je crois bien que… je n’ai pas été assez loin dans les mangas finalement ? Je n’ai aucun souvenir de Garp qui reçoit un coup de fil (enfin, d’escargot) et apprend que la carte de Grand Line a été volée par trois pirates. Par contre, j’ai très hâte de voir l’arc de Baggy le Clown et je suis content d’en avoir un aperçu dès cette fin d’épisode. Le clown affirme qu’il s’agit de sa carte et qu’il va la récupérer, et franchement, la folie de Baggy est parfaite pour Jeff Ward. Je suis content de le retrouver, même si ce rôle est très, très loin de celui qu’il avait dans Agents of S.H.I.E.L.D.

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