The Other Two – S01E10

Épisode 10 – Chase Performs at the VMAs – 17/20
L’épisode se concentre plus sur son intrigue que sur les gags, malgré quelques références marrantes à plein de célébrités, et c’est dommage, car on passe à côté d’une grande partie de ce qui fait l’humour de la série habituellement. Pourtant, l’intrigue progresse dans des directions sympathiques et l’épisode reste assez bien réussi : tout ne repose pas sur l’humour dans cette série ; les personnages en sont le cœur. Et c’est tant mieux.

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Spoilers

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I think we just needed time apart to… chase dreams.

C’est dommage, il ne me restait que trois épisodes alors que j’aurais été prêt à m’enchaîner la saison complète tellement je suis de nouveau à fond dans leur humour C’est une vraie série de qualité. Cet épisode de fin de saison se termine toutefois sur une première scène nous annonçant une énième catastrophe pour la vie de Cary et Brooke, cette dernière explosant la bière de Cary dans la rue, pour le principe.

Cinq heures plus tôt, Cary était pourtant coincé dans son restaurant où il devait faire la fermeture. C’était alors l’occasion pour lui de prendre un taxi et de retrouver Skip, son agent chauffeur de taxi. OK, je l’avais oublié, j’avoue. Ce qui est top, c’est aussi que j’ai pu voir un chat dans cet épisode, grâce à une pub de Cary passant dans le taxi.

C’est le moment que Cary choisit pour virer son agent, alors même qu’il est en route pour les VMA et risque d’être en retard. A son arrivée, Streeter, l’agent de Chase, veut le réconforter en lui disant que Chase a obtenu un rôle dans un film, sans la moindre audition. Mouep. On a connu mieux comme réconfort, mais la bonne nouvelle, c’est que Cary obtient une proposition de rôle lui aussi…

Pendant ce temps, Brooke gère comme elle peut son frère qui est complètement parasité par Streeter. Elle s’impose de plus en plus quand il s’agit de gérer les tenues de Chase et les excentricités loufoques de Streeter et ses envies de foutre des cochons partout. Mon dieu, je n’ai même pas parlé de son cochon dans l’épisode 9.

Lance revient lui aussi, juste à temps pour la toute première performance live de Chase. En live. Vraiment ? Tout semble parfait jusque-là dans la vie de nos héros, tout le monde étant super fier de Chase, Brooke tenant la main de Lance et Pat de Streeter… Cela sentait la catastrophe… et c’est ce qu’on obtient évidemment.

Chase est incapable de chanter live, et en plus Brooke a insisté pour que sa performance soit la plus simple possible. C’était la pire erreur possible et elle comprend soudainement les envies de costumes de Streeter. Face à une telle erreur et surtout face à la manière dont elle s’est imposée, Streeter lui balance qu’elle devrait vraiment devenir manager.

Tout ça est bien beau, mais il faut encore gérer la catastrophe qu’était la performance de Chase. C’est Cary qui s’y colle en retrouvant son frère et en le réconfortant comme il peut, lui annonçant qu’il a une super vie. Oui, mais non, ce n’est pas exactement comme ça que Chase perçoit sa vie pour l’instant. Ouh, je commence à voir comment on terminera l’épisode comme il a commencé là, d’un coup.

Il faut toutefois que la vie de nos deux héros soit complètement détruite en cours de soirée, et on n’y est pas encore. Brooke fait ce qu’elle peut pour finir heureuse, mais elle est responsable d’une des premières catastrophes de la soirée : elle avoue à Lance qu’elle est prête à revenir vivre chez lui… sauf que Lance n’est pas prêt, lui. Whaaat ? Il la suit partout pour lui dire ça ? Je ne m’y attendais pas du tout, je suis tellement triste !

Pour ne rien arranger, une fois toute la famille au restaurant, Chase annonce alors qu’il veut aller à l’université et arrêter sa carrière qui était plutôt cool sans plus. C’est du grand n’importe quoi, avec Streeter qui se sent prêt à se suicider, pour le gag. Cela n’a pourtant rien de drôle, contrairement aux toasts proposés par Pat quelques instants plus tard, réussissant toujours à descendre ses enfants en voulant être gentille avec eux.

La décision de Chase n’a rien de drôle non plus : il met aussitôt son frère et sa sœur au chômage. Le premier n’aura pas son film, la deuxième ne pourra pas rester sa manager. Elle décide aussitôt d’aller confronter Michael Shay, qui a eu la bonne idée de conseiller à Chase d’aller à l’université de New-York, qui a bien sûr accepté de recevoir la star.

C’est bien drôle à voir, même si ça n’a pas trop de crédibilité qu’elle arrive à l’approcher comme ça. De son côté, Cary a le droit de supporter Streeter parlant de relation sexuelle avec sa mère, donc on comprend un peu mieux comment Brooke et Cary finissent tous les deux déprimés sur Times Square. Ni l’un ni l’autre n’a réussi à accomplir ses rêves dans cette saison, même s’ils y étaient enfin parvenus au milieu de cet épisode.

Plus dur sera la chute, j’imagine. Si Brooke essaie de les consoler en insistant pour dire que le retour à la routine et la normalité sans célébrité dans la famille fera du bien à leur vie, le frère et la sœur ignore juste le fait que Pat, la mère, a sa propre grande nouvelle professionnelle qu’elle n’a pas pu annoncer… La saison 2 tournera ainsi autour de la célébrité de Pat, qui obtient son propre talk-show télévisuel et une pub sur Times Square. Oh, ça promet vraiment !

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EN BREF – Cette saison est excellente. Je le sais, parce que je l’ai vue sur plus d’un an complet, à regarder des épisodes par-ci par-là, sur des journées toujours radicalement différentes, mais elle a toujours réussi à me faire rire. C’est un gage de qualité pour une comédie. En plus, je suis attaché aux personnages et c’est toujours un plaisir de les retrouver.

Je considère donc que c’est très bon signe et j’ai hâte de voir la saison 2… De laquelle nous n’avons toujours pas de news. Pourtant, elle ne devrait plus tardé, même avec toutes ces histoires de confinement. J’espère qu’elle verra prochainement le jour !

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The Other Two – S01E09

Épisode 9 – Chase Drops His First Album – 18/20
La série sort de son schéma habituel avec un huis-clos très original et très réussi, qui m’aura fait éclater de rire une ou deux fois. Cela fait du bien d’avoir ce genre de série capable de me faire vraiment rire à chaque épisode. Il faut dire aussi que j’ai abandonné les sitcoms depuis un moment car je ne les trouvais plus drôles, donc je dois être redevenu bon public. Ce que j’aime particulièrement avec celle-ci, cependant, c’est le mélange réussi des émotions, avec rire et larmes à chaque fois. Un vrai régal.

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Spoilers

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This is gonna be fun OK and we’re not gonna die.

L’épisode se déroule dans un avion, c’est inattendu, surtout que le titre nous cache bien ça. Oui, Chase va sortir son premier album – trois chansons et neuf remix – mais il le fait avec une avant-première dans un avion, le tout organisé par Brooke qui continue de s’occuper de son frère comme une mère. La mère, toujours aussi allumée, préfère s’occuper de sa ligne de bijoux.

Une fois dans l’avion, Cary reproche à Brooke de lui avoir caché que sa mèche le ridiculisait, mais après tout, c’est une grande sœur, c’est bien normal de faire ça. En tout cas, je suis content de voir que Cary semble revenir de sa crise de célébrité… Il comprend aussi que Brooke est en train de se remettre avec Lance.

Comme d’habitude, leur drama se fait en parallèle de tout le reste et c’est le reste qui est le plus drôle pour cette fois, avec un avion plein de fans hystériques, de fausses mamans et de caméras partout – sauf dans les toilettes. C’est donc là que Brooke et Cary s’isolent pour parler d’un énorme problème : Chase décide de donner 10% de ses recettes d’album et de ses tournées à la recherche pour le cancer parce que c’était le jour de l’anniversaire de son père, s’il n’était pas mort du cancer. Son père n’est pas mort du cancer par contre. Aussitôt, Cary s’isole avec sa mère, puis Brooke avec Julie, de la maison de disque.

L’agent est aussitôt jaloux de la situation, parce qu’il se rend compte qu’il est mis à nouveau de côté. C’est une bonne chose : la série prend le temps de développer son histoire de manière plus longue également, sortant du simple schéma d’épisode pour aller à une construction sur la saison. Les gags fonctionnent tous, en plus.

Ainsi, Brooke balance face caméra qu’elle a mange les fesses du steward qui ne se souvient plus d’elle après avoir passé pas mal de temps à l’éviter, avant de parler à son tour à sa mère pour savoir pourquoi elle ne fait rien pour stopper son petit frère. Pendant ce temps, Cary a droit de supporter la chanson de son frère sur lui ; la clim tombe en panne et les pilotes de l’avion – deux femmes insupportables – sont le sujet d’un autre running gag tout l’épisode.

Julie finit par tomber sur la famille pour leur dire que sur le live stream, les gens font remarquer que le père de Chase n’est pas mort de son cancer. Cela finit à nouveau dans les toilettes avec la mère qui finit par péter un câble (et une ado à qui on conseille de se suicider) et sortir des toilettes pour balancer à tout l’avion – et à tout le live stream – que son mari était un alcoolique mort avec le sexe congelé au toit de la maison.

C’est terrible et super triste, parce que la série gère à merveille l’humour et le drame à la fois. Chase a droit d’entendre la vérité et d’ignorer sa mère, mais ça se fait dans un grand moment de silence qui suit une énorme dispute familiale où l’on apprend que la mère en veut à Brooke et Cary de les avoir abandonnés. Oh, l’agent en prend aussi pour son grade à un moment et Brooke finit par critiquer les pilotes et avoir droit à une remarque sur son sexisme. Cette série a les meilleurs running gags, mais c’est impossible de tout rendre à la critique, vraiment.

Julie est finalement très ravie de voir que « mon père a gelé » est un sujet à la mode sur le live stream et les réseaux sociaux. Forcément, la crise de la mère a été suivie par des centaines de fans qui commencent à vouloir se rapprocher de leur star en prétendant que la même chose leur est arrivée. Comme c’est un sujet peu évoqué – l’alcoolisme et ses ravages – elle voit ça comme une poule aux œufs d’or. Certes.

Le premier à lancer ce mouvement est sans surprise l’agent – qui finit par avouer à la mère qu’il ment – qui réussit ainsi à attendrir Brooke et Cary. L’épisode se termine donc de manière logique sur la décision maternelle de faire une pause dans la carrière de Chase. Julie arrive alors avec une nouvelle problématique : Chase est invité à chanter aux VMA, alors cette pause s’arrête aussitôt. C’était très sympa malgré tout d’avoir voulu la faire, hein.

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The Other Two – S01E08

Épisode 8 – Chase Turns Fourteen – 19/20
Les développements de l’épisode ne sont pas ceux que j’aurais aimé voir pour certains personnages, mais hormis cela, quel plaisir de retrouver la série après près d’un an sans la regarder. Je me la traîne depuis un an alors que je l’adore, ça n’a aucun sens. J’ai rapidement ri, j’ai eu un petit ascenseur émotionnel (parfait pour le Bingo Séries) et je suis obligé de continuer mon visionnage, là !

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Spoilers

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He’s doing Call me by your name.

Comme toujours, je reprends cette série après des mois et je suis super heureux de retrouver les personnages. Comment est-il possible que je passe autant de temps à me remettre à la série alors que les acteurs sont géniaux ? J’ai commencé à rire dès la première scène sur les photos de famille, parce qu’il était drôle de voir Chase être le centre de l’intérêt, au détriment de son frère et de sa sœur.

Pour les 14 ans de Chase, la mère organise une énorme soirée en boîte. C’est parfaitement logique pour un ado de 14 ans, je pense. Bon, la mère refile l’organisation à Brooke pour profiter à fond de la soirée. Sa nouvelle amie Mona lui donne donc de la drogue, et c’est génial. Elle a de bonnes blagues en stock pour tout l’épisode grâce à ça.

De son côté, Brooke gère toujours la carrière de son frère, avec plus ou moins de succès, même si elle n’est qu’assistante. Et plutôt moins surtout : alors que son frère a droit à une nouvelle voiture malgré son âge, elle est rejetée de la fête qu’elle a organisée elle-même, parce qu’elle a oublié de se mettre sur la liste et qu’elle a voulu faire entrer un ami qui va vite devenir plus, vu comment il est patient avec elle.

En effet, ils restent tous les deux à attendre devant l’entrée de la boîte, puis une fois prêt pour la fête, elle le traîne aux toilettes avec elle. Il est patient. Brooke retrouve son frère dans les toilettes. Et non, pas Cary checkant son derrière, mais bien Chase qui s’est bourré. Elle l’évacue par l’arrière de la boîte, et tant pis pour l’agent qui voulait juste lui offrir sa voiture devant la boîte.

Malheureusement, il va pouvoir attendre longtemps et n’être que chauffeur uber pour le reste de l’épisode (ou pas). Lance, le copain de Brooke, accepte de porter Chase sur ses épaules pour le ramener chez lui, quitte à se faire vomir dessus, et adore l’appartement de Chase… Ben purée, il est bien sympa quand même.

En parallèle, Cary est obsédé pendant tout l’épisode par sa propre célébrité en construction depuis son passage à la télévision, et il m’a juste fait de la peine. Il est tellement dans une crise de narcissisme et de célébrité qu’il en oublie de s’intéresser vraiment à Jeremy. Oui, Jérémy, le prof de théâtre gay, est de retour dans cet épisode. Je ne m’attendais pas ce qu’il soit de nouveau là dans la vie de Cary. Ce dernier se prépare pourtant à l’accueillir en faisant beaucoup d’efforts.

Il a une nouvelle coupe – avec une mèche blonde – et se prend pour une star… Au point de se retrouver à monter sur scène à la place de sa mère et chanter « joyeux anniversaire » à son frère. Seul. J’ai failli croire qu’ils avaient payé les droits de la chanson complète, mais non, c’est juste que c’est super long quand quelqu’un chante ça seul à ce rythme.

Il n’est vraiment pas mis en avant Cary au sein de cet épisode. Le pauvre. Tout cela est proposé au milieu de bonnes scènes que l’on voit peu souvent sur la préparation avant un premier rencard pouvant mener au sexe gay avec sodomie et des discussions qui nous montrent chaque fois la gêne grandissante de Jeremy. Il n’est pas au bout de ses peines, le pauvre.

Pour en arriver enfin au sexe, Cary lui propose de se rendre chez son petit frère pour éviter le colocataire gênant qu’il a… Mais purée, c’est tellement plus gênant d’être dans l’appartement de ton frère ! Surtout qu’évidemment, Brooke et Lance y sont aussi.

Surprenant Cary et Jeremy, Brooke révèle ainsi que leur père était un alcoolique, devant Chase qui entend tout ça et est heureusement rapidement évacué alors que la mère débarque sur le dos de l’agent, qui a appris que tout le monde se foutait de lui. Quelle série ! C’est fou à voir, mais qu’est-ce que j’ai rigolé devant cet épisode, surtout qu’il y a plein de runnings-gags sortant de nulle part, comme Mona et le type voulant juste une course Uber.

Finalement, c’est sans surprise que Jeremy largue Cary sans la patience d’attendre en arriver au sexe, surtout quand Cary est persuadé qu’il veut une photo avec Chase alors qu’il ne fait qu’être humain avec. Cary a tellement déconné, c’en est bien fait qu’il soit largué comme ça… mais ça me fait énormément de peine pour le personnage qui mérite quand même mieux.

La peine ressentie s’est en revanche envolée quand ils se sont lancés dans une excellente reproduction de la scène finale de Call me by your name, allant jusqu’à récupérer la même musique pour la bande originale. Brooke, qui vient de raccompagner Lance et d’obtenir un baiser, le souligne à sa mère, ce qui m’a fait encore plus rire puisque j’avais reconnu la référence.

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Gentleman Jack – S01E08

Épisode 8 – Are You Still Talking ? – 18/20
La série propose une fin de saison très solide, mais je n’en attendais pas moins. Elle aura su rester de qualité constante tout au long de ses huit épisodes et aura su me charmer grâce à sa qualité d’écriture sur laquelle je ne suis pas près de manquer d’éloges. Concrètement, le style incisif d’Anne Lister fait tout le charme de la série, mais il est très clair que tout repose sur ses épaules de toute manière. Et c’est tant mieux !

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Spoilers

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Sometimes, often, a good friendship is better than a marriage.

Ce dernier épisode repart sur une heure complète d’épisode, mais nous fait comprendre dès le départ qu’il n’a pas pour autant l’intention de trainer en route. Fidèle à elle-même, la série poursuit son rythme insoutenable et ses multiples scènes voyant Anne mener une vie tout de même sacrément épuisante.

Ainsi, Anne commence l’épisode par une lettre écrite à sa tante, qui permet de nous resituer chronologiquement bien après l’épisode précédent. On ignore complètement le cliffhanger, ce qui est plus que frustrant, pour savoir que finalement Anne passe son voyage avec Miss Ferrall, qu’elle ramène à Copenhague une fois que celle-ci a refusé de se marier à un russe de vingt ans son ainé.

Même si nous n’avons pas de vraie introduction pour elle – elle fut mentionnée rapidement dans l’épisode précédent – Miss Ferrall semble bien plaire à Anne, d’autant qu’elle cerne bien vite la personnalité de notre héroïne, ainsi que ses problèmes sentimentaux. La tante est toute heureuse d’avoir des nouvelles de sa nièce, cela dit, et la lecture de la lettre permet à la série d’enchaîner bien vite tout en nous faisant découvrir une fois de plus le style incisif, particulier et si appréciable d’Anne.

Malgré son voyage d’exception – et ses déceptions touristiques – Anne n’en reste pas moins inquiète de l’état d’Ann, dont elle sait uniquement qu’il a empiré.

Elle a en effet reçu une lettre de sa sœur (celle d’Ann) à Paris avant de partir. Un mois plus tard, quand elle arrive à Copenhague, elle espère donc de meilleures nouvelles de son amante, en vain. Il faut dire que Miss Walker passe désormais tout son temps à contempler l’océan. La pauvre n’a pas de chance aussi, avec son beau-frère qui est odieux à continuer d’inviter encore et encore Alexandre dans l’espoir qu’elle l’épouse.

Il faut dire qu’il n’est pas dupe le beau-frère, et qu’il a bien compris qu’elle était obsédée par Anne. Il refuse de suivre les conseils d’Anne et s’est clairement débarrassé de la lettre avec son adresse à Copenhague, tout en faisant en sorte que sa femme n’écoute pas les conseils qu’elle donnait. L’avantage, c’est au moins qu’Ann ne tente plus de se suicider, préférant désormais brûler son dessin d’Anne, pour mieux l’oublier, j’imagine.

Ce n’est pas gagné cette affaire ! L’avantage, c’est toutefois que sa sœur n’a pas envie qu’elle se marie avec Alexandre, parce qu’il est clair qu’il n’est pas ce qu’il prétend être et qu’il n’est pas parfait pour elle. J’ai un tel élan d’affection pour sa sœur : elle est géniale à avouer enfin à Miss Walker qu’Anne a écrit il y a plus de six semaines avec de bons conseils que son mari ne veut pas prendre en compte.

Mieux encore, elle propose aussitôt à Ann de retourner à Crow Nest au plus vite, avant d’être forcée à accepter un mariage qu’elle ne veut pas. Pour Ann, ces informations changent tout, en plus, puisqu’elle imaginait être abandonnée par Anne depuis tout ce temps. Elle cherche donc un moyen de rentrer chez elle, et envoie une lettre expliquant qu’elle a peur que le Capitaine Sutherland en veuille simplement à son héritage.

Anne étant à Copenhague, les Priestley organisent aussitôt son retour, évidemment. Ils essaient de le faire en l’absence de Sutherland, mais ce n’est pas si simple. Ou alors si : même quand il arrive, Ann prend la décision de le confronter et de lui expliquer clairement et aussi calmement que possible qu’elle a décidé de rentrer chez elle. C’est excellent de la voir s’affirmer enfin avec des décisions claires et un regain d’énergie clairement provoqué par le fait qu’elle sache qu’Anne tient encore à elle, malgré tout.

Ah, ça donne presque envie de vivre une relation aussi forte. Presque, parce que merci mais non merci la distance et les mois sans nouvelle, hein. Quelle horreur, le passé ! Je m’éloigne de la critique, là, cela dit. Pour y revenir, donc, Ann peut ainsi dire au revoir à sa sœur et demander à revoir au plus vite le docteur Belcombe, alors que les Priestley découvrent sa tentative de suicide, tout en insistant pour dire que ce soit une bonne chose qu’Anne soit si loin en Europe. S’ils savaient, pendant qu’ils jouent au meilleur jeu du monde (avec le meilleur mot, possible, franchement), ce qu’il en était en fait d’Anne !

De son côté, Anne passe un joli voyage, c’est déjà ça, et elle a des looks absolument sublimes et splendides. Elle passe aussi une bonne partie de son temps à écrire à Shibden, pas qu’à sa tante – dont la santé se dégrade, mais elle se dit juste fatiguée de toute l’énergie d’Anne, mais aussi à son père, histoire de le tenir au courant des différentes affaires en cours à Halifax. D’ailleurs, Mr Washington galère un peu et tout se passe plutôt mal pour les puits de Charbon.

Quand je parle de joli voyage, je tiens à dire tout de même qu’Anne rencontre la reine et est invitée à un bal d’anniversaire tout en blanc. Oui, elle quitte enfin son deuil de la rupture qui date d’il y a 17 ans parce que la reine le lui demande. Si tout n’est pas rose pour autant dans la vie d’Anne, surtout qu’on lui demande si elle a eu des nouvelles de son amie en Ecosse, elle prend tout de même le temps de danser au bal, avec une femme. Ah, Anne Lister, toujours les c… ovaires de se faire remarquer partout où elle passe !

Elle envoie donc une autre jolie lettre sur ce bal royal où elle était invitée, mais la réponse qu’elle reçoit en retour n’est pas celle qu’elle attendait. À Shibden Hall, sa tante adorée approche de sa dernière heure. Bien sûr, elle ne voulait pas l’inquiéter, mais Marian et le médecin ne le voient pas de cet œil. Ils envoient donc une lettre aussitôt à Anne, avec tout le jargon médical comme il faut. C’est tout aussi rapidement qu’Anne décide donc de rentrer chez elle à Halifax au plus vite, traversant pour cela une tempête maritime peu réjouissante et pas mal de nausées.

Elle refuse de s’arrêter en chemin, malgré tout, prenant bien des risques pour rentrer au plus vite auprès de sa tante qui… se porte comme un charme, parce que son état s’est amélioré. Elle s’énerve donc après le médecin qui n’y est pour rien, le pauvre, parce qu’elle a risqué sa vie, et celle de ses serviteurs. D’ailleurs, la série ajoute encore et toujours de l’humour, avec Eugénie vomissant en arrivant à Shibden Hall, sans être enceinte pour autant.

Une fois de retour, Anne n’a donc pas le temps de voir sa tante qu’elle est de nouveau confrontée à bien des problèmes : il y a donc l’histoire du médecin à engueuler, mais aussi celle des puits de charbon, avec des travaux se passant mal et un accident qui met sa situation financière en péril. En effet, elle risque fort de perdre Shibden, comme elle a fait son prêt dessus, et son père qui a tout compris n’est pas ravi du tout à la perspective de devenir SDF.

Anne enchaîne les mauvaises nouvelles, se rendant même sur place sans prendre le temps de se changer. La bonne nouvelle, c’est toutefois qu’Ann est retour à Crow Nest. À peine arrivée, et ravie d’y être, elle décide de se rendre elle-même à Shibden Hall pour obtenir l’adresse d’Anne à Copenhague et mieux découvrir qu’elle est de retour elle aussi à Halifax.

Ann se rend donc aussitôt auprès d’Anne, lui racontant le mariage misérable de sa sœur pour justifier son silence. Très vite, Anne lui ment en disant avoir passé tout son temps à penser à elle, chaque fois qu’elle fermait les yeux. OK, c’est une exagération plus qu’un mensonge, mais bon, on l’a vue coucher avec d’autres quoi.

Qu’importe, je viens gâcher le romantisme d’une jolie scène où Ann avoue à Anne qu’elle est enfin prête à se marier avec elle, à lui dire oui, mais un vrai oui cette fois, avec tout ce que ça engage, y compris vis-à-vis d’un détour par l’Eglise. C’est chouette, non ? Alors qu’Anne raconte avoir rencontré la reine du Danemark et rend enfin le sourire à Miss Walker, la série nous propose un très joli baiser entre les deux femmes. Concrètement, je doute que ce genre de baiser soit possible historiquement parlant, parce qu’elles sont quand même en extérieur et prennent un risque fou, mais le plan est superbe, alors ça me va bien !

L’épisode n’oublie pas pour autant l’intrigue des Sowden, avec le frère du père qui débarque. L’oncle Ben est surpris d’apprendre que son père est parti aux États-Unis. OK, d’accord : l’épisode oublie complètement cette intrigue, mais à ce stade, on s’en fout tous, non ? Je ne comprends pas ce que c’est venu faire là pour ce que ça apportant. La saison se termine en tout cas par le mariage entre Thomas et Suzanah, alors qu’Anne et Ann décident de se marier, en prêtant serment à l’église et en enfilant une bague chacune.

C’est une bien jolie fin pour la saison, qui aurait même pu être une fin de série : on assiste à ce double mariage, même si je cherche vraiment l’intérêt de celui de Thomas, commençant à culpabiliser du meurtre de son père là. Et son beau-père découvre que l’oncle n’a jamais écrit que son frère partait aux Etats-Unis, alors c’est la galère, là. On suivra ça en saison 2, j’imagine.

La dernière scène est toutefois réservée à Anne et Ann qui n’ont jamais paru aussi amoureuses qu’après leur mariage où elles ont la meilleure scène et les meilleures répliques, particulièrement quand Ann demande à Anne de ranger sa montre. Ah, l’amour est dans les petits détails et les sourires, clairement.

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EN BREF – J’ai enfin terminé la série ! Je l’aime beaucoup et ça se voit dans mes notes, mais j’ai eu énormément de mal à la regarder, parce que son rythme est vif, haché, parfois un peu étrange à insister sur des intrigues aussi vite oubliées… Oui, mais ! Les répliques sont géniales, le style d’Anne Lister porte la série vers le meilleur à chaque fois et ça permet d’oublier bien vite les défauts de la série pour se laisser conduire par elle.

Finalement, c’est donc un petit coup de cœur, surtout pour un drama historique – tout ce que je déteste, donc ! Un truc que je trouve dommage sur cette saison 1, c’est que les carnets du personnage principal, et donc son style et son code, sont un peu laissés de côté alors qu’ils auraient pu faire l’objet d’une intrigue plus passionnante que celle d’Eugénie.

Cela dit, mieux vaut que j’arrête de critiquer alors que j’ai passé de bons moments devant la série, chaque fois que j’arrivais à me plonger dedans. C’est une série qui demande de l’énergie et qui peut rapidement épuiser, surtout quand on fait de longues critiques comme moi, mais eh, j’ai hâte de découvrir la saison 2 quand elle verra le jour !

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