The Other Two – S01E09

Épisode 9 – Chase Drops His First Album – 18/20
La série sort de son schéma habituel avec un huis-clos très original et très réussi, qui m’aura fait éclater de rire une ou deux fois. Cela fait du bien d’avoir ce genre de série capable de me faire vraiment rire à chaque épisode. Il faut dire aussi que j’ai abandonné les sitcoms depuis un moment car je ne les trouvais plus drôles, donc je dois être redevenu bon public. Ce que j’aime particulièrement avec celle-ci, cependant, c’est le mélange réussi des émotions, avec rire et larmes à chaque fois. Un vrai régal.

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Spoilers

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This is gonna be fun OK and we’re not gonna die.

L’épisode se déroule dans un avion, c’est inattendu, surtout que le titre nous cache bien ça. Oui, Chase va sortir son premier album – trois chansons et neuf remix – mais il le fait avec une avant-première dans un avion, le tout organisé par Brooke qui continue de s’occuper de son frère comme une mère. La mère, toujours aussi allumée, préfère s’occuper de sa ligne de bijoux.

Une fois dans l’avion, Cary reproche à Brooke de lui avoir caché que sa mèche le ridiculisait, mais après tout, c’est une grande sœur, c’est bien normal de faire ça. En tout cas, je suis content de voir que Cary semble revenir de sa crise de célébrité… Il comprend aussi que Brooke est en train de se remettre avec Lance.

Comme d’habitude, leur drama se fait en parallèle de tout le reste et c’est le reste qui est le plus drôle pour cette fois, avec un avion plein de fans hystériques, de fausses mamans et de caméras partout – sauf dans les toilettes. C’est donc là que Brooke et Cary s’isolent pour parler d’un énorme problème : Chase décide de donner 10% de ses recettes d’album et de ses tournées à la recherche pour le cancer parce que c’était le jour de l’anniversaire de son père, s’il n’était pas mort du cancer. Son père n’est pas mort du cancer par contre. Aussitôt, Cary s’isole avec sa mère, puis Brooke avec Julie, de la maison de disque.

L’agent est aussitôt jaloux de la situation, parce qu’il se rend compte qu’il est mis à nouveau de côté. C’est une bonne chose : la série prend le temps de développer son histoire de manière plus longue également, sortant du simple schéma d’épisode pour aller à une construction sur la saison. Les gags fonctionnent tous, en plus.

Ainsi, Brooke balance face caméra qu’elle a mange les fesses du steward qui ne se souvient plus d’elle après avoir passé pas mal de temps à l’éviter, avant de parler à son tour à sa mère pour savoir pourquoi elle ne fait rien pour stopper son petit frère. Pendant ce temps, Cary a droit de supporter la chanson de son frère sur lui ; la clim tombe en panne et les pilotes de l’avion – deux femmes insupportables – sont le sujet d’un autre running gag tout l’épisode.

Julie finit par tomber sur la famille pour leur dire que sur le live stream, les gens font remarquer que le père de Chase n’est pas mort de son cancer. Cela finit à nouveau dans les toilettes avec la mère qui finit par péter un câble (et une ado à qui on conseille de se suicider) et sortir des toilettes pour balancer à tout l’avion – et à tout le live stream – que son mari était un alcoolique mort avec le sexe congelé au toit de la maison.

C’est terrible et super triste, parce que la série gère à merveille l’humour et le drame à la fois. Chase a droit d’entendre la vérité et d’ignorer sa mère, mais ça se fait dans un grand moment de silence qui suit une énorme dispute familiale où l’on apprend que la mère en veut à Brooke et Cary de les avoir abandonnés. Oh, l’agent en prend aussi pour son grade à un moment et Brooke finit par critiquer les pilotes et avoir droit à une remarque sur son sexisme. Cette série a les meilleurs running gags, mais c’est impossible de tout rendre à la critique, vraiment.

Julie est finalement très ravie de voir que « mon père a gelé » est un sujet à la mode sur le live stream et les réseaux sociaux. Forcément, la crise de la mère a été suivie par des centaines de fans qui commencent à vouloir se rapprocher de leur star en prétendant que la même chose leur est arrivée. Comme c’est un sujet peu évoqué – l’alcoolisme et ses ravages – elle voit ça comme une poule aux œufs d’or. Certes.

Le premier à lancer ce mouvement est sans surprise l’agent – qui finit par avouer à la mère qu’il ment – qui réussit ainsi à attendrir Brooke et Cary. L’épisode se termine donc de manière logique sur la décision maternelle de faire une pause dans la carrière de Chase. Julie arrive alors avec une nouvelle problématique : Chase est invité à chanter aux VMA, alors cette pause s’arrête aussitôt. C’était très sympa malgré tout d’avoir voulu la faire, hein.

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The Other Two – S01E08

Épisode 8 – Chase Turns Fourteen – 19/20
Les développements de l’épisode ne sont pas ceux que j’aurais aimé voir pour certains personnages, mais hormis cela, quel plaisir de retrouver la série après près d’un an sans la regarder. Je me la traîne depuis un an alors que je l’adore, ça n’a aucun sens. J’ai rapidement ri, j’ai eu un petit ascenseur émotionnel (parfait pour le Bingo Séries) et je suis obligé de continuer mon visionnage, là !

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Spoilers

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He’s doing Call me by your name.

Comme toujours, je reprends cette série après des mois et je suis super heureux de retrouver les personnages. Comment est-il possible que je passe autant de temps à me remettre à la série alors que les acteurs sont géniaux ? J’ai commencé à rire dès la première scène sur les photos de famille, parce qu’il était drôle de voir Chase être le centre de l’intérêt, au détriment de son frère et de sa sœur.

Pour les 14 ans de Chase, la mère organise une énorme soirée en boîte. C’est parfaitement logique pour un ado de 14 ans, je pense. Bon, la mère refile l’organisation à Brooke pour profiter à fond de la soirée. Sa nouvelle amie Mona lui donne donc de la drogue, et c’est génial. Elle a de bonnes blagues en stock pour tout l’épisode grâce à ça.

De son côté, Brooke gère toujours la carrière de son frère, avec plus ou moins de succès, même si elle n’est qu’assistante. Et plutôt moins surtout : alors que son frère a droit à une nouvelle voiture malgré son âge, elle est rejetée de la fête qu’elle a organisée elle-même, parce qu’elle a oublié de se mettre sur la liste et qu’elle a voulu faire entrer un ami qui va vite devenir plus, vu comment il est patient avec elle.

En effet, ils restent tous les deux à attendre devant l’entrée de la boîte, puis une fois prêt pour la fête, elle le traîne aux toilettes avec elle. Il est patient. Brooke retrouve son frère dans les toilettes. Et non, pas Cary checkant son derrière, mais bien Chase qui s’est bourré. Elle l’évacue par l’arrière de la boîte, et tant pis pour l’agent qui voulait juste lui offrir sa voiture devant la boîte.

Malheureusement, il va pouvoir attendre longtemps et n’être que chauffeur uber pour le reste de l’épisode (ou pas). Lance, le copain de Brooke, accepte de porter Chase sur ses épaules pour le ramener chez lui, quitte à se faire vomir dessus, et adore l’appartement de Chase… Ben purée, il est bien sympa quand même.

En parallèle, Cary est obsédé pendant tout l’épisode par sa propre célébrité en construction depuis son passage à la télévision, et il m’a juste fait de la peine. Il est tellement dans une crise de narcissisme et de célébrité qu’il en oublie de s’intéresser vraiment à Jeremy. Oui, Jérémy, le prof de théâtre gay, est de retour dans cet épisode. Je ne m’attendais pas ce qu’il soit de nouveau là dans la vie de Cary. Ce dernier se prépare pourtant à l’accueillir en faisant beaucoup d’efforts.

Il a une nouvelle coupe – avec une mèche blonde – et se prend pour une star… Au point de se retrouver à monter sur scène à la place de sa mère et chanter « joyeux anniversaire » à son frère. Seul. J’ai failli croire qu’ils avaient payé les droits de la chanson complète, mais non, c’est juste que c’est super long quand quelqu’un chante ça seul à ce rythme.

Il n’est vraiment pas mis en avant Cary au sein de cet épisode. Le pauvre. Tout cela est proposé au milieu de bonnes scènes que l’on voit peu souvent sur la préparation avant un premier rencard pouvant mener au sexe gay avec sodomie et des discussions qui nous montrent chaque fois la gêne grandissante de Jeremy. Il n’est pas au bout de ses peines, le pauvre.

Pour en arriver enfin au sexe, Cary lui propose de se rendre chez son petit frère pour éviter le colocataire gênant qu’il a… Mais purée, c’est tellement plus gênant d’être dans l’appartement de ton frère ! Surtout qu’évidemment, Brooke et Lance y sont aussi.

Surprenant Cary et Jeremy, Brooke révèle ainsi que leur père était un alcoolique, devant Chase qui entend tout ça et est heureusement rapidement évacué alors que la mère débarque sur le dos de l’agent, qui a appris que tout le monde se foutait de lui. Quelle série ! C’est fou à voir, mais qu’est-ce que j’ai rigolé devant cet épisode, surtout qu’il y a plein de runnings-gags sortant de nulle part, comme Mona et le type voulant juste une course Uber.

Finalement, c’est sans surprise que Jeremy largue Cary sans la patience d’attendre en arriver au sexe, surtout quand Cary est persuadé qu’il veut une photo avec Chase alors qu’il ne fait qu’être humain avec. Cary a tellement déconné, c’en est bien fait qu’il soit largué comme ça… mais ça me fait énormément de peine pour le personnage qui mérite quand même mieux.

La peine ressentie s’est en revanche envolée quand ils se sont lancés dans une excellente reproduction de la scène finale de Call me by your name, allant jusqu’à récupérer la même musique pour la bande originale. Brooke, qui vient de raccompagner Lance et d’obtenir un baiser, le souligne à sa mère, ce qui m’a fait encore plus rire puisque j’avais reconnu la référence.

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Gentleman Jack – S01E08

Épisode 8 – Are You Still Talking ? – 18/20
La série propose une fin de saison très solide, mais je n’en attendais pas moins. Elle aura su rester de qualité constante tout au long de ses huit épisodes et aura su me charmer grâce à sa qualité d’écriture sur laquelle je ne suis pas près de manquer d’éloges. Concrètement, le style incisif d’Anne Lister fait tout le charme de la série, mais il est très clair que tout repose sur ses épaules de toute manière. Et c’est tant mieux !

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Spoilers

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Sometimes, often, a good friendship is better than a marriage.

Ce dernier épisode repart sur une heure complète d’épisode, mais nous fait comprendre dès le départ qu’il n’a pas pour autant l’intention de trainer en route. Fidèle à elle-même, la série poursuit son rythme insoutenable et ses multiples scènes voyant Anne mener une vie tout de même sacrément épuisante.

Ainsi, Anne commence l’épisode par une lettre écrite à sa tante, qui permet de nous resituer chronologiquement bien après l’épisode précédent. On ignore complètement le cliffhanger, ce qui est plus que frustrant, pour savoir que finalement Anne passe son voyage avec Miss Ferrall, qu’elle ramène à Copenhague une fois que celle-ci a refusé de se marier à un russe de vingt ans son ainé.

Même si nous n’avons pas de vraie introduction pour elle – elle fut mentionnée rapidement dans l’épisode précédent – Miss Ferrall semble bien plaire à Anne, d’autant qu’elle cerne bien vite la personnalité de notre héroïne, ainsi que ses problèmes sentimentaux. La tante est toute heureuse d’avoir des nouvelles de sa nièce, cela dit, et la lecture de la lettre permet à la série d’enchaîner bien vite tout en nous faisant découvrir une fois de plus le style incisif, particulier et si appréciable d’Anne.

Malgré son voyage d’exception – et ses déceptions touristiques – Anne n’en reste pas moins inquiète de l’état d’Ann, dont elle sait uniquement qu’il a empiré.

Elle a en effet reçu une lettre de sa sœur (celle d’Ann) à Paris avant de partir. Un mois plus tard, quand elle arrive à Copenhague, elle espère donc de meilleures nouvelles de son amante, en vain. Il faut dire que Miss Walker passe désormais tout son temps à contempler l’océan. La pauvre n’a pas de chance aussi, avec son beau-frère qui est odieux à continuer d’inviter encore et encore Alexandre dans l’espoir qu’elle l’épouse.

Il faut dire qu’il n’est pas dupe le beau-frère, et qu’il a bien compris qu’elle était obsédée par Anne. Il refuse de suivre les conseils d’Anne et s’est clairement débarrassé de la lettre avec son adresse à Copenhague, tout en faisant en sorte que sa femme n’écoute pas les conseils qu’elle donnait. L’avantage, c’est au moins qu’Ann ne tente plus de se suicider, préférant désormais brûler son dessin d’Anne, pour mieux l’oublier, j’imagine.

Ce n’est pas gagné cette affaire ! L’avantage, c’est toutefois que sa sœur n’a pas envie qu’elle se marie avec Alexandre, parce qu’il est clair qu’il n’est pas ce qu’il prétend être et qu’il n’est pas parfait pour elle. J’ai un tel élan d’affection pour sa sœur : elle est géniale à avouer enfin à Miss Walker qu’Anne a écrit il y a plus de six semaines avec de bons conseils que son mari ne veut pas prendre en compte.

Mieux encore, elle propose aussitôt à Ann de retourner à Crow Nest au plus vite, avant d’être forcée à accepter un mariage qu’elle ne veut pas. Pour Ann, ces informations changent tout, en plus, puisqu’elle imaginait être abandonnée par Anne depuis tout ce temps. Elle cherche donc un moyen de rentrer chez elle, et envoie une lettre expliquant qu’elle a peur que le Capitaine Sutherland en veuille simplement à son héritage.

Anne étant à Copenhague, les Priestley organisent aussitôt son retour, évidemment. Ils essaient de le faire en l’absence de Sutherland, mais ce n’est pas si simple. Ou alors si : même quand il arrive, Ann prend la décision de le confronter et de lui expliquer clairement et aussi calmement que possible qu’elle a décidé de rentrer chez elle. C’est excellent de la voir s’affirmer enfin avec des décisions claires et un regain d’énergie clairement provoqué par le fait qu’elle sache qu’Anne tient encore à elle, malgré tout.

Ah, ça donne presque envie de vivre une relation aussi forte. Presque, parce que merci mais non merci la distance et les mois sans nouvelle, hein. Quelle horreur, le passé ! Je m’éloigne de la critique, là, cela dit. Pour y revenir, donc, Ann peut ainsi dire au revoir à sa sœur et demander à revoir au plus vite le docteur Belcombe, alors que les Priestley découvrent sa tentative de suicide, tout en insistant pour dire que ce soit une bonne chose qu’Anne soit si loin en Europe. S’ils savaient, pendant qu’ils jouent au meilleur jeu du monde (avec le meilleur mot, possible, franchement), ce qu’il en était en fait d’Anne !

De son côté, Anne passe un joli voyage, c’est déjà ça, et elle a des looks absolument sublimes et splendides. Elle passe aussi une bonne partie de son temps à écrire à Shibden, pas qu’à sa tante – dont la santé se dégrade, mais elle se dit juste fatiguée de toute l’énergie d’Anne, mais aussi à son père, histoire de le tenir au courant des différentes affaires en cours à Halifax. D’ailleurs, Mr Washington galère un peu et tout se passe plutôt mal pour les puits de Charbon.

Quand je parle de joli voyage, je tiens à dire tout de même qu’Anne rencontre la reine et est invitée à un bal d’anniversaire tout en blanc. Oui, elle quitte enfin son deuil de la rupture qui date d’il y a 17 ans parce que la reine le lui demande. Si tout n’est pas rose pour autant dans la vie d’Anne, surtout qu’on lui demande si elle a eu des nouvelles de son amie en Ecosse, elle prend tout de même le temps de danser au bal, avec une femme. Ah, Anne Lister, toujours les c… ovaires de se faire remarquer partout où elle passe !

Elle envoie donc une autre jolie lettre sur ce bal royal où elle était invitée, mais la réponse qu’elle reçoit en retour n’est pas celle qu’elle attendait. À Shibden Hall, sa tante adorée approche de sa dernière heure. Bien sûr, elle ne voulait pas l’inquiéter, mais Marian et le médecin ne le voient pas de cet œil. Ils envoient donc une lettre aussitôt à Anne, avec tout le jargon médical comme il faut. C’est tout aussi rapidement qu’Anne décide donc de rentrer chez elle à Halifax au plus vite, traversant pour cela une tempête maritime peu réjouissante et pas mal de nausées.

Elle refuse de s’arrêter en chemin, malgré tout, prenant bien des risques pour rentrer au plus vite auprès de sa tante qui… se porte comme un charme, parce que son état s’est amélioré. Elle s’énerve donc après le médecin qui n’y est pour rien, le pauvre, parce qu’elle a risqué sa vie, et celle de ses serviteurs. D’ailleurs, la série ajoute encore et toujours de l’humour, avec Eugénie vomissant en arrivant à Shibden Hall, sans être enceinte pour autant.

Une fois de retour, Anne n’a donc pas le temps de voir sa tante qu’elle est de nouveau confrontée à bien des problèmes : il y a donc l’histoire du médecin à engueuler, mais aussi celle des puits de charbon, avec des travaux se passant mal et un accident qui met sa situation financière en péril. En effet, elle risque fort de perdre Shibden, comme elle a fait son prêt dessus, et son père qui a tout compris n’est pas ravi du tout à la perspective de devenir SDF.

Anne enchaîne les mauvaises nouvelles, se rendant même sur place sans prendre le temps de se changer. La bonne nouvelle, c’est toutefois qu’Ann est retour à Crow Nest. À peine arrivée, et ravie d’y être, elle décide de se rendre elle-même à Shibden Hall pour obtenir l’adresse d’Anne à Copenhague et mieux découvrir qu’elle est de retour elle aussi à Halifax.

Ann se rend donc aussitôt auprès d’Anne, lui racontant le mariage misérable de sa sœur pour justifier son silence. Très vite, Anne lui ment en disant avoir passé tout son temps à penser à elle, chaque fois qu’elle fermait les yeux. OK, c’est une exagération plus qu’un mensonge, mais bon, on l’a vue coucher avec d’autres quoi.

Qu’importe, je viens gâcher le romantisme d’une jolie scène où Ann avoue à Anne qu’elle est enfin prête à se marier avec elle, à lui dire oui, mais un vrai oui cette fois, avec tout ce que ça engage, y compris vis-à-vis d’un détour par l’Eglise. C’est chouette, non ? Alors qu’Anne raconte avoir rencontré la reine du Danemark et rend enfin le sourire à Miss Walker, la série nous propose un très joli baiser entre les deux femmes. Concrètement, je doute que ce genre de baiser soit possible historiquement parlant, parce qu’elles sont quand même en extérieur et prennent un risque fou, mais le plan est superbe, alors ça me va bien !

L’épisode n’oublie pas pour autant l’intrigue des Sowden, avec le frère du père qui débarque. L’oncle Ben est surpris d’apprendre que son père est parti aux États-Unis. OK, d’accord : l’épisode oublie complètement cette intrigue, mais à ce stade, on s’en fout tous, non ? Je ne comprends pas ce que c’est venu faire là pour ce que ça apportant. La saison se termine en tout cas par le mariage entre Thomas et Suzanah, alors qu’Anne et Ann décident de se marier, en prêtant serment à l’église et en enfilant une bague chacune.

C’est une bien jolie fin pour la saison, qui aurait même pu être une fin de série : on assiste à ce double mariage, même si je cherche vraiment l’intérêt de celui de Thomas, commençant à culpabiliser du meurtre de son père là. Et son beau-père découvre que l’oncle n’a jamais écrit que son frère partait aux Etats-Unis, alors c’est la galère, là. On suivra ça en saison 2, j’imagine.

La dernière scène est toutefois réservée à Anne et Ann qui n’ont jamais paru aussi amoureuses qu’après leur mariage où elles ont la meilleure scène et les meilleures répliques, particulièrement quand Ann demande à Anne de ranger sa montre. Ah, l’amour est dans les petits détails et les sourires, clairement.

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EN BREF – J’ai enfin terminé la série ! Je l’aime beaucoup et ça se voit dans mes notes, mais j’ai eu énormément de mal à la regarder, parce que son rythme est vif, haché, parfois un peu étrange à insister sur des intrigues aussi vite oubliées… Oui, mais ! Les répliques sont géniales, le style d’Anne Lister porte la série vers le meilleur à chaque fois et ça permet d’oublier bien vite les défauts de la série pour se laisser conduire par elle.

Finalement, c’est donc un petit coup de cœur, surtout pour un drama historique – tout ce que je déteste, donc ! Un truc que je trouve dommage sur cette saison 1, c’est que les carnets du personnage principal, et donc son style et son code, sont un peu laissés de côté alors qu’ils auraient pu faire l’objet d’une intrigue plus passionnante que celle d’Eugénie.

Cela dit, mieux vaut que j’arrête de critiquer alors que j’ai passé de bons moments devant la série, chaque fois que j’arrivais à me plonger dedans. C’est une série qui demande de l’énergie et qui peut rapidement épuiser, surtout quand on fait de longues critiques comme moi, mais eh, j’ai hâte de découvrir la saison 2 quand elle verra le jour !

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> Saison 1

Gentleman Jack – S01E07

Épisode 7 – Why’ve You Brought That ? – 17/20
Un épisode un peu plus court que les autres ne fait pas de mal à la série qui réussit à recentrer mieux son intrigue, même si toutes les petites histoires continuent de partir chacune de leur côté. L’avantage, c’est que cette fois, elles interagissent davantage entre elles et que tout est bien mieux explicité. Je pense que ça s’explique aussi par le fait qu’il s’agit de l’avant-dernier épisode de la saison et que tout est mis en place pour la fin.

> Saison 1


Spoilers

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She eats dog, this one.

Oula, le résumé d’épisode repart sur des intrigues que j’ai suivies en janvier, je sens que ça craint pour moi. En plus, pour ne rien arranger, je découvre que finalement, le Thomas avec qui Anne est censée partir en vacances n’est pas celui que l’on suit depuis le début de la série. Après les deux Ann(e), c’est parti pour deux Thomas.

Anne lui présente rapidement le voyage telle qu’elle l’envisage, devant une Marian subjuguée par la beauté du nouveau valet de sa sœur. La scène n’apporte pas grand-chose, si ce n’est de l’humour. Elle accompagne donc Thomas en ville, où elle rencontre Mr Rawson qui est odieux avec elle. En effet, il la nargue à lui dire que Mr Abbott s’est fiancé à une autre, puis à lui dire que sa sœur est en train de lui vendre Shibden Hall.

Ce n’est évidemment pas le cas, mais Marian est bouleversée quand elle revient à Shibden Hall, craignant que sa sœur ne parte en vacances pour mieux être absente pendant la vente. Elle voit sa sœur d’un bon œil, dis donc. Il n’empêche qu’Anne est bien embêtée par la situation, parce que Rawson se permet beaucoup de choses maintenant qu’il a compris qu’Anne n’avait plus de parti à qui vendre ses possessions.

Cette dernière décide donc de se venger en l’invitant à déjeuner pour l’entendre s’excuser directement. Elle aussi, elle sait faire des coups bas : pour s’assurer qu’il vienne, elle décide de le critiquer auprès de sa mère, en racontant tout ce qu’elle sait de lui et qui est loin de le montrer sous un jour favorable. De toute manière, je ne sais pas s’il a des jours favorables, Christopher Rawson !

Il n’arrête pas de lui couper la parole, mais elle est plus maligne que ça. Elle a compris qu’il continuait de voler du charbon, et elle, en échange, elle continue de lui servir à boire pour s’assurer qu’il soit bien vite bourré. Elle l’accuse donc d’alcoolisme sur toutes ses actions depuis le début de la saison, de l’accident à Marian humiliée, en passant par son agression. Anne est toujours aussi excellente, surtout que cette fois, elle a un témoin en Marian. Elle est très forte… mais j’avoue qu’une fois de plus, la série passe beaucoup de temps sur cette scène qui n’est pas celle qui m’intéresse le plus.

Malgré tout, Rawson refuse de reconnaître qu’il vole son charbon. Cela force Anne à reconsidérer ses affaires et à faire un emprunt… mais avec comme seule sécurité Shibden Hall, à savoir très exactement ce qui énervait tant Marian en début d’épisode. Ah.

Une fois que c’est fait, Anne continue de préparer son voyage et dit ainsi au revoir à sa tante, lui demandant de prendre régulièrement des nouvelles de Miss Walker grâce à la tante de celle-ci, de manière à pouvoir lui en donner.

Avant de partir, Anne retourne également à York pour parler avec le médecin de Miss Walker – le frère de Mary/Mariana Lawton (ça y est, je resitue enfin tout le monde) qui s’appelle donc Steph et qui ne semble pas, à l’époque, connaître le secret médical. Il explique donc à Anne que Miss Walker n’a jamais été internée finalement, puisqu’une fois le voyage fait, elle ne semblait plus en avoir besoin. C’est inquiétant vu la spontanéité de sa famille à vouloir la marier au premier venu pour éponger les dettes, mais bon. Le médecin est sacrément malin, en tout cas, expliquant à Anne que si Ann veut vire une vie normale, il lui faudra de la douceur et surtout de l’amour. Elle en a, mais à distance.

D’un Thomas à l’autre, le début d’épisode s’amuse avec nous, revenant ensuite à Thomas Snowden demandant à voir Mr Washington. Cela fait donc deux mois qu’il flirte avec sa fille Suzannah, même si nous n’avons eu que trois scènes avec ces deux-là. En tout cas, Thomas est malin, expliquant que Miss Lister est celle qui a eu la bonne idée de lui conseiller de se marier. C’est sûr, avec sa renommée, ça aide un peu comme argument pour le fermier. Le père, en revanche, ne semble pas prêt à envisager l’hypothèse de voir sa fille se marier comme ça.

Seulement, avant de partir en voyage, Anne demande à Marian de s’occuper de cette affaire et d’aider Thomas. L’au revoir entre les sœurs est sympathique, et ça mène rapidement à une scène où Mr Washington vient annoncer à Thomas qu’il est d’accord. Ce faisant, il se renseigne toutefois sur son père, et la mère a la mauvaise idée de dire qu’elle en a eu des nouvelles dans une lettre qu’elle ne peut évidemment pas retrouver. Le mensonge est clairement une mauvaise idée, là.

Notre pauvre Eugénie part en voyage elle aussi, accompagnant Anne et Thomas, mais on découvre cette fois qu’Elizabeth n’a pas été sympa avec elle, en racontant à Thomas ce qu’il s’était passé pour Eugénie avec le valet précédent. C’est très étonnant venant d’Elizabeth que l’on ne connaissait pas comme ça, et ce n’est pas bien chouette pour Eugénie qui passe son épisode à se prendre la tête avec Thomas, dans ce qui pourrait être des gags si on n’avait pas eu tout ce focus sur elle en début de saison. Là, c’est juste triste comme évolution.

De son côté, Miss Walker vit désormais chez sa sœur et dessine des croquis d’Anne. Sans surprise, sa sœur, débordée par ses enfants, lui explique que son mari a invité son cousin Alexandre à les rejoindre. Alexandre, c’est justement le cousin à qui on veut la marier. Il lui propose même de prendre le thé avec lui, ce qu’elle accepte, même si elle ne veut pas se marier avec.

Elle en parle une fois de plus à sa sœur, qui lui explique que de toute manière, même si elle ne se marie pas avec, il n’est pas malin pour Ann de retourner à Crow Nest. En effet, Anne étant parti en voyage à présent, elle se retrouverait seule dans la maison immense, et la solitude ne lui fait pas du bien, on le sait. En même temps, il est très clair que vivre avec sa sœur en ne pensant qu’à Anne tout le temps, ça ne lui réussit pas non plus. Elle semble s’enfermer dans son silence et sa solitude, même en compagnie de sa sœur.

Pendant son voyage, Anne passe par Londres, comme prévu, pour mieux y retrouver Mariana qui a appris de mauvaises nouvelles, avec la mort d’un adolescent de seize ans dans un bien mauvais accident bien terrible. La série les enchaîne, mais pas autant qu’Anne n’enchaîne les conquêtes. Ainsi, elle n’hésite pas à recoucher avec Mariana dès qu’elle en a l’occasion.

Malgré ça, elle raconte à Mariana qu’elle avait demandé Miss Walker en mariage. Même si celle-ci est désormais mariée à Charles, elle en est tout de même jalouse, parce que c’est une idée qu’elles avaient eu ensemble, quand elles étaient en couple. En plus, avec la mort du neveu de son mari, elle sait que sa situation personnelle est désormais compliquée en cas de mort de Charles.

Ben oui, elle est dépendante des hommes, mais il n’y en a pas d’autres dans la famille. Maintenant qu’il est mort, s’il doit arriver quelque chose à son mari, elle a bien l’intention de revenir auprès d’Anne… Cette dernière est loin d’être stupide et voit que cette volte-face ne se fait qu’en l’absence de Charles et de vrais héritiers pour s’occuper d’elle, ce qui est totalement abusé de la part de Mariana.

Bien sûr, elle se dédouane des intentions qu’Anne lui prête, mais il faudrait être sacrément bête pour la croire. Anne en a bien conscience et refuse de l’attendre, même si je n’ai pas pu m’empêcher de penser que Charles était tout de même beaucoup plus âgé que ça femme et ne devait pas forcément en avoir pour tant de temps que ça à vivre désormais. Il n’empêche que les deux femmes se disputent assez longuement sur le sujet.

Finalement, Mariana lui demande des excuses, plutôt que d’en faire elle-même, alors qu’à mon sens, c’est clairement à elle d’en faire. Certes, elle ne fait que se conformer à la société et à ce qui est attendue d’elle, contrairement à Anne, mais ce n’est pas ça qui lui donne raison ou le droit d’être aussi égoïste. Elle enchaîne encore en reprochant son look à Anne, surtout qu’elle ressemblait encore plus à un homme à l’époque où elles étaient ensemble.

Tout ça mène enfin à Anne demandant à Mariana de venir vivre avec elle à Shibden, dès à présent, quitte à ce qu’elle annule son voyage à Paris. Je trouve que ce côté d’Anne mis en avant par la série n’est pas bien glorieux : elle semble plus prête à tout pour se caser enfin qu’être vraiment amoureuse de Miss Walker. En soi, pourquoi pas, mais après toutes les scènes où elles sont ensemble, c’est fou. En plus, ce n’est pas comme si cet épisode insistait aussi pour nous faire comprendre qu’Anne tient encore à Miss Walker.

Le truc, c’est juste que la voir encore si proche de son ex n’aide pas à la rendre tout à fait sympathique, parce qu’elle passe d’une femme à l’autre. D’ailleurs, avant de partir pour Paris, Anne a un million de choses à faire et d’amies à voir, n’en déplaise à Mrs Lawton. Elle a tant à faire : un bébé qui vient de naître et une amie qui l’invite à dîner, et franchement, elle semble avoir des journées où elle n’a jamais le temps de se poser. Au moins, ça lui permet d’enfiler une jolie robe pour un dîner d’affaire. Là-dessus, la série est claire : on n’assiste qu’à une partie de la vie d’Anne.

Une fois dans la capitale, elle n’a pas le même emploi du temps qu’à Shibden Hall tout de même, ne pouvant jamais se poser. Là-dessus, force est de constater que les siècles passent mais que rien ne change : chaque fois que je me rapproche de la capitale, moi aussi, j’ai tout de suite un million d’endroits où aller.

Dans tout ça, Charles revient plus vite que prévu de son enterrement et empêche définitivement tout espoir pour Anne de voir Mariana venir vivre avec elle à Shibden. Même si cette dernière se dispute fréquemment avec son mari, elle n’est pas encore prête à le quitter et à risquer sa réputation pour Anne. Si ça me fait de la peine pour elle, ça n’enlève rien à ce que j’ai pu dire plus haut sur l’inconstance d’Anne qui me laisse sceptique – ou plutôt sur sa constance à vouloir se caser définitivement, tout en étant finalement bien peu fidèle.

La fin d’épisode voit Miss Walker aller de plus en plus mal, sans nouvelle d’Anne, alors que cette dernière se sent justement mal d’abandonner son amant. Elle entend Charles et Mariana se disputer et se met aussitôt en chemin, avec l’intention d’aller en Ecosse, mais rechange encore d’avis au dernier moment, décidant d’aller plus vite à Paris alors que ses serviteurs se détestent. De son côté, Anne brise un verre par accident avec sa main et… fait une tentative de suicide. On la voit venir dans cet épisode, franchement, mais ça reste surprenant par rapport aux épisodes précédents.

> Saison 1