Filthy Rich – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.

> Saison 1


Spoilers

And that’s why we don’t walk away for a million dollars

La série donne le ton dès le début et il est clair qu’il ne faut pas la prendre au sérieux, mais c’est déjà tellement drôle ! On y suit l’héroïne de la série qui sort d’une maison en flammes pour admirer le spectacle, contente d’elle. Ah, ça promet déjà tellement.

Quatre mois plus tôt – forcément, c’est une série qui nous la joue comme ça – nous retrouvons cette même femme en pleine prière, et elle est loin du démon que l’on vient juste d’apercevoir. Elle est dans ce qui ressemble à une loge de télé, son vieux mari lui offre une bague ultra luxueuse, évidemment, et ils ont une fille, Rosie, on ne peut plus cliché.

Sur un plateau de télé, on retrouve un chanteur en plein show même s’il ne sait pas chanter de manière exceptionnelle. Oh purée, j’adore déjà cette série, c’est tellement du grand n’importe quoi, ça va être aussi fun que prévu, je sens. Ce n’est pas à prendre au sérieux tout ça, en tout cas. En effet, il s’agit carrément d’un révérend et d’un chant religieux. Normal.

Il s’agit en fait d’une chaîne de télévision très catholique – et on note que l’héroïne a un joli collier crucifix pour le Bingo Séries, on ne sait jamais. Oh lala, ça part tellement en vrille. Quand elle arrive sur scène, après un signal de sa productrice, Margaret Monreaux, c’est son nom, a de jolies ailes d’ange et oh mon dieu tellement de maquillage qu’avec en plus son lifting… c’est plus lisse que ma propre joue.

Ailleurs, nous suivons la vie de Ginger, une ado loin de cette chaîne de télévision ultra catho, mais dont la mère se torture à regarder tout ça, au beau milieu d’un studio de caméras pour des sites porno. OK. On a des antagonistes, comme ça. Pendant que Ginger tente de convaincre sa mère d’arrêter de regarder tout ça, on ne peut que supposer qu’il s’agit de la fille du mari riche qu’on vient juste de voir à la télé.

Ouais, à la télévision, l’émission continue d’ailleurs. Eric, le fils, pose problème à parler pornographie, mais la mère n’hésite pas à relancer un peu de pub pour Sunny Club, son équivalent d’Amazon. OK. Bon, tout ça est déjà super drôle, mais ça va manquer d’intérêt si on continue trop longtemps comme ça.

Cela tombe bien, ce n’est pas le cas : on nous confirme qu’Eric et sa femme ne sont pas trop dans le cœur de la mère, Margaret, et hop, on enchaîne sur la mort du mari. Oui, il meurt dans un crash d’avion alors qu’il s’apprêtait à profiter de prostituées richement payées. C’est con. Et sans surprise, il a des enfants illégitimes à contacter juste après l’enterrement bien catho comme il fallait : un boxer dans le Queens, un beau-gosse plein de marijuana dans le Colorado et Ginger sont donc convoqués par le notaire, et c’est drôle comme il faut. Ah, un bon soap comme on les aime.

Cinq enfants en tout, donc, y compris la fille de Margaret qui n’était pas sa fille apparemment, vas-y Jérôme, galère à retenir tous les prénoms maintenant. La mère balance ça à Eric et Rose de la pire des manières possibles et ils le prennent relativement bien tout de même, contrairement à la mère qui a mis au moins deux scènes à s’en remettre. Hum. On se fout de nous un peu, mais l’optique prise est celle de l’humour, évidemment.

Margaret insiste particulièrement pour qu’Eric ne révèle ni au révérend, ni à sa femme, la vérité sur les enfants illégitimes. C’est tout de même carrément mal barré, surtout quand on voit les enfants… Ginger, quoi. C’est ma future préférée, c’est sûr. On la voit arriver à l’hôtel où elle est convoquée et partager son ascenseur avec Antonio et Jason. Ginger comprend vite ce qu’il se passe et se présente à ses frères, mais aussi son neveu, parce qu’Antonio est papa. Et parce qu’ils s’appellent Antonio et Jason, aussi, j’ai un peu oublié de le dire.

Margaret les accueille, en présence de Rosie et Eric, avec toute l’hypocrisie de riche dont elle est capable. Parfait. Ginger en profite pour bien s’amuser de la réaction d’Eric qui a découvert que sa sœur biologique était à la tête d’un studio de vidéos porno (ou juste érotique ?). Merveilleux. Ginger a aussi une sœur, d’ailleurs, Rachel, qui fait partie des actrices de ce studio. Pfiou.

Rosie, elle, se retrouve à être dragué par un de ses non-frères. Ah, c’est parfait, ça manquait d’un peu de romance tout ça. Vous savez de quoi ça manque aussi ? D’argent ! Un million de dollars est donc la somme proposée par Margaret aux trois bâtards en échange de leur silence et de leur renoncement aux parts de l’entreprise qu’Eugene, le mari, leur a filé. Ben oui, il est sympa le vieux, il leur propose des parts de l’entreprise sans avoir prévenu avant sa femme.

Ginger refuse évidemment, parce qu’elle sait bien que l’entreprise familiale vaut un peu plus que ça. Margaret comprend le refus, mais insiste sur le silence des trois bâtards (désolé, c’est le terme adéquat). Oh, elle est énervée, c’est évident, mais elle sauve les apparences autant que possible avec un sourire aussi hypocrite qu’imaginable. J’adore ce genre de séries avec des twists comme ça.

Le révérend est évidemment au courant, parce que Becky, la femme d’Eric, est au courant. Purée, et Becky ressemble à Becky du Cœur a ses raisons en plus, je n’ai pas fini de rire avec cette série ! En-dehors de la réunion, Ginger est contactée par un journaliste, quand bien même les journalistes sont interdits dans l’hôtel. Ca ne va pas être un secret bien gardé tout ça. Ginger a bien du mal à convaincre son frère, Antonio, de ne pas récupérer le million qu’on lui offre. Elle n’a pas l’intention de renoncer à son pouvoir nouvellement goûté. Elle a l’habitude d’en avoir, Antonio non. Evidemment.

Jason ? Il n’est pas avec eux pour parler de ce qu’ils pourraient faire. Il est alors révélé que Jason, le beau gosse drogué, ment : il n’est pas le fils d’Eugene, mais il connaît apparemment son fils… à l’hôpital, probablement dans le coma. D’accord, il a donc pris la place et l’identité de son frère ? Mais c’est merveilleux, ça ! Il s’arrange pour récupérer son ADN et le filer ensuite aux Monreaux, parce qu’il est évident que Margaret a eu la bonne idée d’essayer de récupérer leur ADN en leur servant un gâteau. On ne sait jamais, ahah.

En parallèle, pour faire taire des rumeurs qui pourraient naître, Margaret reprend son travail à l’antenne, mais on sent qu’elle galère à le faire… Tu m’étonnes. Elle en parle à son audience, parce que cela fait un mois qu’elle est en deuil. Soi-disant. Elle a l’habitude de sauver les apparences et ça se voit, mais c’est aussi plutôt drôle et, soyons honnêtes, Kim Cattrall est une actrice qui est toujours drôle à regarder.

Il y a de l’argent en jeu, et on va finir par le savoir. Je ne suis pas sûr que la série possède assez d’argent pour suivre le train de vie des Monreaux sur du long terme : Margaret consulte en effet son notaire (et meilleur ami ?) à dos de cheval, parce que pourquoi pas. Elle organise ensuite un gala où elle est bien embêtée de voir débarquer… Ginger.

C’est un gala entre femmes, alors forcément, elle s’impose dans la famille, et ça plaît énormément à Rosie. Cela me plaît bien moi aussi, mais son look extravagant énerve Margaret qui se venge bien rapidement en l’invitant à parler devant des enfants pour dire ce qu’elle fait comme travail, puisqu’elle en est si fière. Bim. Bien sûr, Ginger est confrontée à sa vie et c’est galère pour elle d’en parler à des adolescentes.

C’est tout de même un pari risqué pour Margaret, mais j’aime bien ce côté un peu bitchy et cette relation qui s’instaure entre elles. Qu’elle ose dire à Ginger qu’elle n’est que dix minutes de plaisir dans la vie d’Eugene, c’est en revanche une mauvaise idée, parce que je sens bien que ce n’est pas le cas. Margaret s’apprête à regretter bien des choses, je sens. En effet, son fils lui reproche ensuite de ne pas tenir compte du testament d’Eugene et de ne pas le laisser prendre le relai en tant que PDG de leur entreprise, comme son père le voulait.

Il n’est pas au bout de ses peines – et sa femme non plus – parce que bien sûr, Margaret a pris la décision d’être elle-même le PDG de la société. Et tant pis si ça termine pour Margaret en une baffe à son fils – normal. La baffe a lieu au début d’un week-end se déroulant dans la maison de chasse familiale où les trois bâtards sont également invités.

La réplique de Ginger, « So she can shoot us », m’a bien fait rire, de même que le drogué qui considère qu’il ne vaut pas plus que deux millions de dollars. C’est naze, c’est du soap tout ce qu’il y a de plus classique, mais c’est drôle. Quant à l’arrivée des trois dans la maison, c’est marrant aussi, avec Antonio qui débarque avec son fils, Ginger qui se méfie de la gentillesse apparente et fausse de Margaret et Jason à il ne faut pas longtemps pour qu’il ose embrasser Rosie, évidemment.

Perturbée, celle-ci se barre, mais ça fait la base d’une future intrigue bien fun. On enchaîne sur un repas de famille tendu où Margaret propose non plus un million, non plus deux millions, mais bien 1% des parts de la société familiale dont elle est PDG.

Bien sûr, Ginger préfère réclamer 5%, faut pas lui faire à elle. Bitch. Elle n’hésite pas à montrer au passage qu’elle a bien appris sa leçon et les textes Bibliques, sortant toutes les occurrences l’intéressant du chiffre 5 dans la Bible. Elle a même fait le calcul pour venir en aide à Rose, en lui montrant que sa nouvelle fortune pourrait lui permettre de monter sa propre ligne de vêtements, comme elle le souhaite.

Ginger marque un grand coup et scelle définitivement une amitié avec Rose, là. Elle est ensuite contactée par le notaire qui décide de lui laisser une lettre écrite par Eugene, parce que oui, Eugene savait qu’il avait des enfants illégitimes et suivait toute leur vie, de loin. Evidemment. Il lui a écrit, avant de mourir, qu’il l’a toujours aimé et qu’il est fier de qui elle est. Mouais. Ce pourrait tout aussi bien être une manipulation de Margaret, ça. On verra bien.

Après tout ça, on repart sur Sunshine Network où on découvre qu’Eric a une bien meilleure voix que le révérend. S’il chante bien, on a le problème tout de même qu’il est prêt à dévoiler toute la vérité pendant son segment dans l’émission de sa mère, au calme comme on dit. Le révérend est dans le coup, évidemment, et même si Margaret essaie de tout interrompre, c’est en vain, parce que le révérend est en fait un ennemi plus ou moins déclaré de Margaret.

Eric décide toutefois de s’en aller sans dire la vérité, voyant le mal qu’il pourrait faire à sa mère. C’est meugnon. De son côté, Ginger s’habitue beaucoup trop à sa vie de palace, au point de négliger sa famille. Elle confie donc à sa sœur qu’elle commence à aimer sa nouvelle famille, grâce à la lettre de son père.

Ginger comprend exactement à ce moment-là qu’elle est en train d’être manipulée par Margaret. C’était tellement évident, pourtant ! Elle s’en rend compte parce qu’Eugene était gaucher et que la lettre est écrite par un droitier. Ah bon ? Je ne sais pas comment on fait pour savoir ça, mais elle le sait. Enervée, Ginger recontacte Luke, le journaliste. Evidemment. Antonio essaie de la stopper, en vain, et finit par attendrir Margaret avec son fils… et lui révéler que Ginger a décidé de parler à la presse. Il fait bien de faire ça, parce que Margaret peut ainsi saboter la conférence de presse de Ginger en montant sur scène avant elle.

Elle révèle elle-même que son mari a fait trois enfants hors mariage, et qu’elle le pardonne, comme Dieu pardonne, comme le révérend pardonne. Ben voyons. C’est fun comme il faut, ce rebondissement. Jason s’enfuit évidemment quand son nom est donné, puisque ce n’est pas le sien, alors qu’Antonio est plutôt content, lui.

Ginger n’a d’autres choix que de se reconnaître en échec pour l’instant… mais bon, ça va, sa mère et sa sœur débarquent à ce moment bien choisi. Ginger finit dans les bras de sa mère et ça promet de très bons affrontements. Je m’attendais à un meilleur cliffhanger, cela dit, et je l’ai eu. Contrairement à bien des séries, il n’y a finalement pas de mort dans ce premier épisode. Eugene est encore en vie, en Louisiane. J’adore, tout simplement.

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Filthy Rich (S01)

Synopsis : La série suit la vie de la famille Monreaux, richissime grâce à sa chaîne de télévision catholique qui cartonne aux États-Unis.

Pour commencer, je ne vais tout de même pas accumuler du retard dans la saison 2020-21 dès aujourd’hui, non ? La série aurait dû débarquer en mai dernier, mais avec le coronavirus, la chaîne a eu la bonne idée de vouloir se garder quelques cartouches pour la rentrée. Nous sommes à la rentrée des séries sur les networks et Filthy Rich n’est pas du tout une série calibrée pour ce genre de diffusion… Tant pis !

Ca reste très drôle à regarder et ça va être bien fun avec des twists comme j’aime. C’est un soap qui fournit exactement ce que j’en attendais : ça me va. Rien d’incontournable… mais je vous laisse juger par vous-même avec la critique du pilot ci-dessous.

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – Pilot – 16/20
C’est tout à fait ce que j’en attendais, et j’en suis content, mais ce n’est vraiment pas fameux comme rentrée. C’est une série d’été, diffusée fin septembre, et puis c’est tout. Merci Covid d’avoir décalé ce soap qui n’aura probablement pas de saison 2 (ou qui en aura une grâce à lui ?). C’est chouette, ça va me passer le temps.
S01E02 – John 3:3 – 16/20
C’est toujours savoureux et la série sera sympathique à suivre sans rien révolutionner et probablement sans me marquer sur du très long terme. De toute manière, ce n’est pas ce que je lui demande, donc je vais me contenter d’une dose hebdomadaire (hum, sans prendre de retard ?) et puis… on verra pour le reste. Je ne parie pas spécialement sur un renouvellement, sauf si le Covid force la chaîne à renouveler des séries faute de nouveaux projets.
S01E03 – Psalm 25:3 – 16/20
J’hésite sur la note à donner à cet épisode. Sa forme – une émission de télévision – n’était pas exceptionnelle et il y avait bon nombre de segments peu intéressants… mais il y a des intrigues qui me motivent vraiment et une scène que j’ai trouvé vraiment bien écrite et jouée, au point de comprendre où était la force de la série. Maintenant, j’espère que la série parviendra à aller puiser chaque semaine dans ce genre de confrontation sans être trop redondante. Et en attendant, l’enrobage soapopéra est très kiffant quand même !
S01E04 – Romans 8:30 – 12/20
Cet épisode fait un flop total alors que j’étais plutôt pressé de découvrir ce qu’il allait advenir de tous les personnages après une pause d’une semaine. Je n’ai pas réussi à accrocher du tout à l’intrigue proposée, et je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de la série. J’espère que ça redeviendra mieux par la suite, mais pour l’instant, vraiment, il n’y a pas une seule des décisions de l’épisode qui a réussi à vraiment me plaire. Et pas de spoiler dans cet avis, je sais, mais le cliffhanger qui n’en est pas vraiment un enfonce le clou.
S01E05 – Proverbs 20:6 – 15/20
Je ne sais pas trop pourquoi j’ai tant traîné à continuer la série, mais me revoilà devant pour un petit épisode réussi. Il est dommage que la série soit annulée, parce que ce soap me plaît bien. Les personnages sont marrants et les twists fonctionnent de manière assez fluide. Bref, j’en ai pour mon argent quand je viens devant, je m’amuse bien et c’est tout ce que je cherchais en ce dimanche pluvieux !
S01E06 – Hebrews 9:15 – 13/20
Plus les épisodes passent, plus il y a des personnages que je n’apprécie pas. Certains sont mêmes en train de me taper de plus en plus sur le système. La série étant annulée, je me dis que je peux bien aller au bout, au moins pour les personnages de Ginger et d’Eric que j’apprécie pas mal ; mais je doute finalement qu’elle me manque une fois son dernier épisode achevé. Elle est bien pour le dimanche soir, je choisis les intrigues qui m’intéressent dedans et je n’écoute que d’une oreille les autres… Et d’un épisode à l’autre, j’ai totalement changé d’avis.

Fin de la saison vue… un an plus tard. La série est annulée, mais j’ai quand même écrit quelques rapides critiques avec spoilers des derniers épisodes, juste ici :

Top 45 – 43 – Filthy Rich

Salut les sériephiles, Il est temps de poursuivre ce calendrier de l’avent avec un petit article un peu spécial : il sera plus long que les autres, car je vais également évoquer des épisodes en particulier, que je n’ai pas eu le temps d’aborder auparavant. 43 – Filthy Rich – Saison 01 – 14,2/20 –…

Ratched (S01)

Synopsis : L’infirmière Mildred Ratched se rend à l’hôpital psychiatrique de Lucia pour y obtenir un job, alors que l’hôpital s’apprête à recevoir un nouveau patient, qui a commis plusieurs meurtres.

Saison 1Pour commencer, j’ai peut-être dit dans un TFSA tout récent que American Horror Story ne me manquait pas tant que ça, mais ça ne m’empêche pas d’apprécier un peu de Ryan Murphy de temps à autre. Avec cette série au casting largement déjà vu dans ses précédents projets, à commencer par Sarah Paulson, j’ai l’impression de m’engager en terrain connu – une impression qui a perduré pendant tout le premier épisode.

La série est jolie à suivre, elle est intéressante du point de vue du Bingo Séries et elle a l’avantage d’être une des rares productions à sortir en septembre 2020. Bien joué Netflix, donc. Allez, voyons plus précisément ce que ça donne avec la critique des épisodes les uns après les autres. Il n’y en a que huit et, même si huit heures c’est long, je compte bien tous les voir à un moment ou un autre. C’est dans mes cordes, normalement.

S01E01 – Pilot – 16/20
Ryan Murphy nous fait du Ryan Murphy en compagnie de Paulson, et ce n’est donc pas exceptionnellement remarquable. C’est tout de même agréable à regarder, l’histoire est intéressante et le fait que ça se déroule en 1947 avec plein de couleurs vives n’est pas sans me rappeler de bons souvenirs de Why Women Kill. Dommage que la série possède déjà pas mal de longueurs en un épisode, finalement. Avec dix minutes de moins, elle aurait été très, très cool.

The Other Two – S01E10

Épisode 10 – Chase Performs at the VMAs – 17/20
L’épisode se concentre plus sur son intrigue que sur les gags, malgré quelques références marrantes à plein de célébrités, et c’est dommage, car on passe à côté d’une grande partie de ce qui fait l’humour de la série habituellement. Pourtant, l’intrigue progresse dans des directions sympathiques et l’épisode reste assez bien réussi : tout ne repose pas sur l’humour dans cette série ; les personnages en sont le cœur. Et c’est tant mieux.

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Spoilers

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I think we just needed time apart to… chase dreams.

C’est dommage, il ne me restait que trois épisodes alors que j’aurais été prêt à m’enchaîner la saison complète tellement je suis de nouveau à fond dans leur humour C’est une vraie série de qualité. Cet épisode de fin de saison se termine toutefois sur une première scène nous annonçant une énième catastrophe pour la vie de Cary et Brooke, cette dernière explosant la bière de Cary dans la rue, pour le principe.

Cinq heures plus tôt, Cary était pourtant coincé dans son restaurant où il devait faire la fermeture. C’était alors l’occasion pour lui de prendre un taxi et de retrouver Skip, son agent chauffeur de taxi. OK, je l’avais oublié, j’avoue. Ce qui est top, c’est aussi que j’ai pu voir un chat dans cet épisode, grâce à une pub de Cary passant dans le taxi.

C’est le moment que Cary choisit pour virer son agent, alors même qu’il est en route pour les VMA et risque d’être en retard. A son arrivée, Streeter, l’agent de Chase, veut le réconforter en lui disant que Chase a obtenu un rôle dans un film, sans la moindre audition. Mouep. On a connu mieux comme réconfort, mais la bonne nouvelle, c’est que Cary obtient une proposition de rôle lui aussi…

Pendant ce temps, Brooke gère comme elle peut son frère qui est complètement parasité par Streeter. Elle s’impose de plus en plus quand il s’agit de gérer les tenues de Chase et les excentricités loufoques de Streeter et ses envies de foutre des cochons partout. Mon dieu, je n’ai même pas parlé de son cochon dans l’épisode 9.

Lance revient lui aussi, juste à temps pour la toute première performance live de Chase. En live. Vraiment ? Tout semble parfait jusque-là dans la vie de nos héros, tout le monde étant super fier de Chase, Brooke tenant la main de Lance et Pat de Streeter… Cela sentait la catastrophe… et c’est ce qu’on obtient évidemment.

Chase est incapable de chanter live, et en plus Brooke a insisté pour que sa performance soit la plus simple possible. C’était la pire erreur possible et elle comprend soudainement les envies de costumes de Streeter. Face à une telle erreur et surtout face à la manière dont elle s’est imposée, Streeter lui balance qu’elle devrait vraiment devenir manager.

Tout ça est bien beau, mais il faut encore gérer la catastrophe qu’était la performance de Chase. C’est Cary qui s’y colle en retrouvant son frère et en le réconfortant comme il peut, lui annonçant qu’il a une super vie. Oui, mais non, ce n’est pas exactement comme ça que Chase perçoit sa vie pour l’instant. Ouh, je commence à voir comment on terminera l’épisode comme il a commencé là, d’un coup.

Il faut toutefois que la vie de nos deux héros soit complètement détruite en cours de soirée, et on n’y est pas encore. Brooke fait ce qu’elle peut pour finir heureuse, mais elle est responsable d’une des premières catastrophes de la soirée : elle avoue à Lance qu’elle est prête à revenir vivre chez lui… sauf que Lance n’est pas prêt, lui. Whaaat ? Il la suit partout pour lui dire ça ? Je ne m’y attendais pas du tout, je suis tellement triste !

Pour ne rien arranger, une fois toute la famille au restaurant, Chase annonce alors qu’il veut aller à l’université et arrêter sa carrière qui était plutôt cool sans plus. C’est du grand n’importe quoi, avec Streeter qui se sent prêt à se suicider, pour le gag. Cela n’a pourtant rien de drôle, contrairement aux toasts proposés par Pat quelques instants plus tard, réussissant toujours à descendre ses enfants en voulant être gentille avec eux.

La décision de Chase n’a rien de drôle non plus : il met aussitôt son frère et sa sœur au chômage. Le premier n’aura pas son film, la deuxième ne pourra pas rester sa manager. Elle décide aussitôt d’aller confronter Michael Shay, qui a eu la bonne idée de conseiller à Chase d’aller à l’université de New-York, qui a bien sûr accepté de recevoir la star.

C’est bien drôle à voir, même si ça n’a pas trop de crédibilité qu’elle arrive à l’approcher comme ça. De son côté, Cary a le droit de supporter Streeter parlant de relation sexuelle avec sa mère, donc on comprend un peu mieux comment Brooke et Cary finissent tous les deux déprimés sur Times Square. Ni l’un ni l’autre n’a réussi à accomplir ses rêves dans cette saison, même s’ils y étaient enfin parvenus au milieu de cet épisode.

Plus dur sera la chute, j’imagine. Si Brooke essaie de les consoler en insistant pour dire que le retour à la routine et la normalité sans célébrité dans la famille fera du bien à leur vie, le frère et la sœur ignore juste le fait que Pat, la mère, a sa propre grande nouvelle professionnelle qu’elle n’a pas pu annoncer… La saison 2 tournera ainsi autour de la célébrité de Pat, qui obtient son propre talk-show télévisuel et une pub sur Times Square. Oh, ça promet vraiment !

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EN BREF – Cette saison est excellente. Je le sais, parce que je l’ai vue sur plus d’un an complet, à regarder des épisodes par-ci par-là, sur des journées toujours radicalement différentes, mais elle a toujours réussi à me faire rire. C’est un gage de qualité pour une comédie. En plus, je suis attaché aux personnages et c’est toujours un plaisir de les retrouver.

Je considère donc que c’est très bon signe et j’ai hâte de voir la saison 2… De laquelle nous n’avons toujours pas de news. Pourtant, elle ne devrait plus tardé, même avec toutes ces histoires de confinement. J’espère qu’elle verra prochainement le jour !

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