The Walking Dead World Beyond – S01E02

Épisode 2 – The Braze of Glory – 14/20
C’est déjà mieux cette semaine car cette fois l’histoire a bien commencé et je peux m’accrocher à certains personnages davantage. Il aurait fallu commencer par là et faire de l’épisode 1 un tas de flashbacks, puisqu’ils semblent tenir aux flashbacks… Cela redonne un peu d’espoir pour la suite sans être encore parfaitement convaincant pour le moment. De toute manière, on sait que je vais rester devant pour la suite de la saison, parce que la franchise reste divertissante quoique je puisse en dire de négatif par ailleurs. Ils sont forts…

> Saison 1


Spoilers

We all came in, we all come out.

Je sais que je n’ai pas vu grand-chose cette semaine et regarder cet épisode ne devrait pas être une priorité, mais voilà, je suis devant quand même histoire de rester à jour. J’avais bon espoir de voir d’autres choses ensuite, mais malheureusement les dieux de l’informatique sont également contre moi avec un ordinateur qui est en train de me claquer entre les doigts, à coup de freeze de la souris ou du clavier. Pas de virus en vue d’après l’antivirus et une restauration en cours… mais la souris est bloquée pendant cette restauration !

Si je parle de tout ça, c’est parce qu’au passage, j’ai été forcé de rallumer l’ordinateur en forçant le redémarrage et que word ne m’a absolument pas enregistré la critique. J’en étais alors à trente-deux minutes de l’épisode. Et je n’ai pas l’intention de le revoir, donc le résumé se fera de tête et depuis la tablette, vous me pardonnerez les fautes, le clavier n’y est pas exceptionnel.

En même temps, cet épisode est plutôt facile à résumer, avec la meilleure intrigue de la semaine dernière qui est oubliée au profit des deux autres… exactement comme je m’y attendais, en fait. Ainsi donc nous retrouvons principalement les adolescents dans cet épisode à la chronologie pas mal décousue. On commence par le cliffhanger ou presque, avec Hope (je me souviens de son nom, c’est bon signe) qui a des flashbacks de sa mère et de son meurtre.

Rien de bien passionnant, et on enchaîne par Iris en train de se battre avec son zombie. Bien, la série fait ainsi le choix de reprendre où elle nous avait abandonnés la semaine dernière et ça m’irrite assez vite de voir qu’Iris refuse d’être aidée alors qu’elle ne fait pas le poids face au zombie. C’est pourtant facile de viser le cerveau d’après les flashbacks voyant Félix expliquer comment s’en prendre aux zombies.

J’aime bien l’idée de cours pour survivre… mais il serait temps de les appliquer pour ces adolescents. Ils laissent donc Iris se battre seule contre un zombie qui manque de la tuer, particulièrement quand elle tombe dans un ravin. Finalement, elle survit et peut lui vomir dessus, mais ce n’est pas sans difficulté pour elle et pour nous. En plus, je suis de moins en moins convaincu par le maquillage de la série, parce que là, le zombie avait clairement un masque d’Halloween… on est loin de la qualité de make-up d’il y a dix ans et ça sort un peu de la série de voir autant le contour des yeux…

Bref. Nos ados se remettent vite en chemin, ce qui est l’occasion de creuser la relation entre Iris et Silas. Leurs états d’âme, je n’en avais un peu rien à faire, je dois dire. J’aimerais pourtant accrocher avec eux, mais pour l’instant, nope. En parallèle, c’était un peu mieux pour Elton et Hope. On apprend que le premier est un génie des maths qui laisse tout juste une période de quinze ans à l’humanité avant son extinction alors que Hope se trimballe une boule de bowling. Pourquoi ?

Ils reprennent ensuite la route, mais on découvre qu’Hope laisse volontairement des traces derrière elle, jouant au Petit Poucet pour Félix. Intéressante construction de personnage qui se retrouve désormais à être l’exact opposé de ce qu’elle était dans le premier épisode. J’aime bien l’idée. J’aime aussi l’idée du zombie servant de ruche. Les effets spéciaux étaient chouettes sur cette scène… tout ça pour rien, finalement, puisque c’est vite oublié par les scénaristes lorsque les ados fuient en courant.

Il faut dire qu’outre les abeilles, ils sont poursuivis aussi par un zombie à deux doigts de nous tuer Elton en sortant pourtant de nulle part. Silas est bien incapable de le tuer et c’est bien dommage car ça n’aide pas à accrocher au personnage et parce que le zombie les retrouve de manière parfaitement improbable durant la nuit.

En effet, nos héros passent la nuit à jouer à la balle de bowling – ça rapproche de dire « Big Mo » en cœur apparemment – et au Monopoly, dans une cabane en haut d’un arbre trouvé en chemin. C’est chouette comme tout comme lieu, si l’on excepte donc le zombie qui les retrouve et ne se laisse même pas tuer par la balle de bowling. Eh, ça se saurait si une balle de bowling était suffisante pour détruire le cerveau en un seul coup…

Même si le zombie fait du bruit, tout le groupe décide de le laisser là en attendant de repartir le lendemain. Soit. Ça fait juste tellement de boucan que ça devrait pourtant en attirer d’autres. Et je ne parle même pas du fait que ça empêche de dormir. Iris semble s’en rendre compte et se débrouille donc pour s’en débarrasser de manière un peu conne, manquant de peu d’y rester aussi, comme sa sœur en début d’épisode.

Décidément… Par contre, j’ai eu un peu plus peur pour elle que pour Iris je dois dire, donc peut-être que je commence à m’attacher aux personnages. Enfin, à certains, mais pas à Silas par contre. Insupportable à continuer de culpabiliser celui-ci !

Le lendemain, le groupe repart vers le brasier de la gloire, objectif de cet épisode. J’aime bien, on sent que les scénaristes ont des idées au moins. Le brasier de la gloire ? Un cimetière de pneus en train de brûler depuis des années et attirant tous les zombies du coin depuis autant d’années avec sa lumière et ses bruits. J’aime bien l’idée, même si bonjour la pollution hein !

Cet objectif est toutefois plus loin que prévu et plus dangereux que ne l’imaginaient les ados qui mettent au point un plan plus qu’improbable pour s’en sortir. Hope n’est pas du tout convaincue, mais sa sœur et Elton insistent alors que Silas refuse de faire demi tour, même si on ne sait toujours pas pourquoi. Il est donc décidé que les ados attendront le lendemain matin avant d’aller au brasier et de passer à l’est de celui-ci pour s’en sortir.

Durant la nuit, les mêmes duos se reforment, avec Silas et Iris d’un côté, Elton et Hope de l’autre. Cette conversation entre Hope et Elton est l’occasion pour nous de savoir qu’Elton ne se sent pas encore comme une relique. Selon lui, dans l’extinction d’une espèce, les reliques sont les tous derniers représentants de l’espèce, et ils n’en sont pas encore là. Tout ça finit par faire pleurer Hope. Cela n’a pas grand sens, mais ça marche plutôt bien, je trouve, le personnage devient vraiment intéressant.

En parallèle de tout ça, nous retrouvons également Huck et Felix en randonnée à travers la forêt. Félix explique à Huck la raison pour laquelle il pense savoir où se rendent les quatre adolescents, tout en parlant de son copain et de l’inquiétude de savoir que le père des filles a décidé de communiquer avec elle tout en risquant l’alliance.

Moi, j’ai bien aimé la sécurité autour du campus, mais je ne comprends pas du tout pourquoi ils sont en forêt alors qu’on a vu les ados en ville. Ils arrivent pourtant vite en ville et retrouvent le zombie plein de vomi d’Iris… enfin vite, il faut avant ça se taper encore d’autres flashbacks, avec le petit bruitage à la LOST, svp. Dans ceux-ci, on découvre donc davantage d’informations sur la vie de Felix. On aurait pu s’en passer, mais bon. En plus, je ne comprends pas comment a été fait le casting, parce que l’acteur adolescent choisi ne ressemble pas à l’acteur adulte, et il paraît avoir 15 ans alors qu’il est censé jouer un personnage à la fac. Bon. Admettons.

Le passé de Félix ? Rien de bien excitant : il est surtout question de son coming-out, qui ne s’est pas tout à fait produit comme il l’espérait. En effet, son père a découvert que son fils était un « faggot » (tapette, donc) en fouillant ses mails et il l’a aussitôt viré de chez lui avec moults insultes et désapprobation. Et tant pis si son fils est celui qui ramenait l’argent à la maison avec son job étudiant. Merveilleux.

Malgré ce rejet familial, Felix propose encore d’apporter de l’argent à son père, qui le refuse, c’est déjà ça. Et quand « le ciel tombe » ? Oh, ben Felix se précipite vers la maison familiale pour tenter de sauver ses parents qui ne lui ouvrent toujours pas la porte, même si c’est clairement l’Apocalypse. Vraiment, de très belles personnes les parents de Felix, on leur souhaite bien du bonheur dans leur vie post-apocalypse. Pff. Ca m’énerve l’homophobie gratuite, vous n’avez pas idée. Paraît que ça fait vendre et que ça fait bien dans les séries… mais ça m’a blasé à un point !

Dans le présent, Felix rumine tout ça dans l’épisode, même si on ne sait pas bien pourquoi. Il est aussi hyper énervé contre Hope qu’il juge responsable de ce qui est en train de se passer, alors qu’elle n’a rien fait la pauvre. Mieux que ça, elle décide tout de même de lui laisser la piste qu’il suit inlassablement – et qui le mène en fin d’épisode à un panneau sur lequel il est écrit que leur groupe s’appellera « endlings ». C’est toujours mieux que les « empties », ma foi.

La marche doit être sacrément fatigante et longue, en tout cas. Il y a des gros problèmes de décalage, je trouve, parce qu’on nous dit que Huck et Felix n’ont pas dormi durant leur première nuit de marche, mais ils mettent un temps infini à trouver les adolescents. Après 48h sans dormir, Huck demande aussi à dormir dans un garage, quand même.

Felix ne ferme pas l’œil de la nuit et lui raconte toute sa petite vie misérable, je la plains franchement, elle n’a clairement pas signé pour ça pourtant, Huck. On découvre aussi que la cicatrice qu’elle a à la joue vient bien d’un zombie, mais nous n’en saurons pas plus pour l’instant. Chouette, de nouveaux flashbacks en vue, manquait plus que ça. Quant à Felix, il ne dort toujours pas et décide même de se barrer au milieu de la nuit, sans la réveiller. Peut-on être plus con que ça ?

Tant qu’à faire. Je veux dire, ce boulet fini décide alors… de partir sans la réveiller. Pardon ? OK, je comprends son idée, mais ça n’a aucun sens. La scène suivante révèle qu’il est finalement revenu… mais il a des traces sur la main. Allons savoir ce qu’il a fait encore. Enfin, on le devine facilement et un autre flashback finira par nous le révéler. Vraiment, quelle écriture étrange de nous montrer en flashback un truc qui se déroule dans l’épisode alors que l’épisode a déjà lui-même trop de flashbacks !

Pendant son absence, Felix a donc décidé d’aller tuer ses parents, mais en fait non. Il n’a toujours pas pu trouver la force de passer le pas de la porte, à dégommer. Oh, oui, attendez, faut que je nuance, quand je dis qu’il veut tuer ses parents… évidemment, ceux-ci sont déjà zombifiés, hein. Par contre, ils sont toujours dans la maison. Bref, tout ça pour ça. Le lendemain de cette balade inutile vers la maison de ses parents – qui habitent donc à un peu plus de deux jours de marche du campus ? – il raconte à Huck qu’il n’a pas réussi à mettre un terme à ses parents de zombies, alors qu’ils trouvent le panneau laissé par Hope après sa conversation avec Elton, lors de laquelle ils ont tous les deux parlé du fait qu’ils allaient être des reliques de l’humanité sur le point de s’éteindre.

Tout ça nous mène donc enfin au brasier, teasé en début d’épisode, et très clairement sujet du cliffhanger à venir. Nos héros adolescents parviennent à s’en approcher et à ne pas tousser dans la fumée qui doit pourtant bien prendre à la gorge… Ce genre d’odeur, honnêtement, c’est infernal.

On retombe alors sur des images déjà vues dans la bande-annonce. Ils comprennent rapidement qu’ils doivent oublier leur plan d’aller à l’Est, parce qu’il ne fonctionne pas trop.

On reprend donc sur les flashbacks avec Felix leur apprenant comment se référer au soleil pour savoir dans quelle direction aller ; puis leur expliquant que sans ça, ils naviguent à vue. C’est exactement ce qu’il se passe dans cette fin d’épisode, avec nos héros perdus dans le brouillard. C’est con, tout de même. Ils sont donc dans la fumée, entourés par les zombies et ils avancent à vue, comme si de rien n’était.

Hope finit par sentir son stress monter et rapidement, nos héros se rendent compte qu’ils sont entourés par les zombies. Il y en a de tous les côtés et ils ne voient plus la clôture sur laquelle ils comptaient pour s’en sortir. Ce n’est pas gagné cette affaire. Ils finissent par l’apercevoir, certes, mais ils sont poursuivis par de nombreux zombies.

Il n’y en a toujours aucun qui se fait exterminer pour de bon, mais nos héros parviennent à survivre au milieu des cendres. Ils se mettent alors à tousser pour mieux découvrir qu’ils ont encore à faire s’ils veulent vraiment s’en sortir. Elton propose alors d’utiliser l’un d’eux comme appât pour sortir de ce pétrin. L’idée ne plaît pas aux filles. Tu m’étonnes ! Les adolescents font le choix de rester ensemble coûte que coûte et on en arrive alors au début d’épisode : la nuit tombe, Hope repère un talkie-walkie et elle se barre seule dans la fumée et les cendres alors que le reste du trio dort… Quel cliffhanger ! Ca va que je commence à bien l’aimer.

Ce qu’il manque à la série pour le moment ? Un vrai sens du danger. Avec seulement six personnages principaux, je les vois mal commencer à les tuer tout de suite… Or, c’est un peu ce qui fait tout le sel de ces séries normalement. Après, je remercie au moins la série d’une chose : il y avait des avions dans le ciel pendant le flashback de Felix, et ça, c’est chouette parce que c’est un point du Bingo Séries ! Quant à ma restauration d’ordinateur, elle est terminée et l’ordinateur refonctionne à peu près… Il est juste hyper lent, je ne suis pas rassuré, et j’ai perdu une heure pour rien.

> Saison 1

Filthy Rich – S01E03

Épisode 3 – Psalm 25:3 – 16/20
J’hésite sur la note à donner à cet épisode. Sa forme – une émission de télévision – n’était pas exceptionnelle et il y avait bon nombre de segments peu intéressants… mais il y a des intrigues qui me motivent vraiment et une scène que j’ai trouvé vraiment bien écrite et jouée, au point de comprendre où était la force de la série. Maintenant, j’espère que la série parviendra à aller puiser chaque semaine dans ce genre de confrontation sans être trop redondante. Et en attendant, l’enrobage soapopéra est très kiffant quand même !

> Saison 1


Spoilers

What’s the difference if we both bring people to ecstasy?

J’aime toujours autant les résumés de la série par Becky, même si ça traîne en longueur cette semaine, je trouve. Il s’est déjà passé beaucoup de choses en deux épisodes, l’air de rien. On reprend cette semaine sur l’intrigue autour de Ginger, et un gospel vraiment sympathique sur la chaîne de télé des Monreaux.

Bien évidemment, Ginger a accepté de passer à la télévision puisque le succès du Sunny Club l’aide tout autant dans ses affaires. Par contre, accéder au studio, c’est compliqué pour elle, mais on est tous là pour ça après tout. Ginger arrive à temps pour le segment avec Margaret. Avant ça toutefois, Margaret essaie toujours de gérer tous les enfants de son mari comme elle peut, et ce n’est pas gagné. Antonio accepte bien sûr de passer à la télévision avec elle, pour faire la cuisine, alors que Jason a beaucoup plus de mal à l’idée d’être rendu célèbre en public. Il refuse donc que même une photo de lui soit diffusé pendant l’émission, et ça fait du mal à Margaret qui galère carrément à le présenter à cause de ça.

C’est pourtant logique qu’il ne veuille pas, et Rose le comprend parfaitement… même si elle n’aime pas trop être embrassée en coulisse par celui qui est censé être son frère. Le ship est totalement abusé entre eux, avec même une lettre de Marc que Rose doit lire à l’antenne. C’est n’importe quoi, sur le nombre de lettres que doit recevoir la chaîne, c’est ce courrier-là que Margaret choisit ?

Ce n’est pas crédible, mais c’est rigolo à voir, je reconnais. Bizarrement, la série perd son temps avec Eugene qui se rend dans un magasin pour une embauche… avant d’être scotché devant la télévision, évidemment allumée sur son canal où il découvre que Margaret est en train d’introduire dans l’émission tous ses enfants. Voilà qui craint. Il s’installe confortablement pour voir ce qu’il en est, alors que sa nouvelle patronne est au courant de l’affaire et inquiète de voir qu’il ne dit rien à Margaret qui le croit toujours mort.

En coulisse de l’émission, le révérend se pointe avec des amis d’Eugène qui ressemblent vraiment beaucoup à des mafiosos, comme le souligne Ginger. Rose, elle, ne voit que des oncles sympathiques venant aider dans la gestion des affaires. Antonio reconnaît l’un d’eux, parce qu’il l’admire depuis un moment… avant de découvrir que celui-ci connaissait sa mère. Oh, ça sent l’histoire pourrie tout ça.

En plus, voir les amis de son défunt mari dans le public de l’émission ne rassure pas trop Margaret. Il s’agit après tout des investisseurs de son entreprise.

Par contre, ça motive Antonio à se faire remarquer. Ben oui, il est censé cuisiner avec Margaret, mais il préfère faire un peu de boxe pour impressionner sa star de toujours. Il débarque donc torse nu sur scène histoire de donner quelques coups face à une Margaret qui ne doit pas bouger. C’est rigolo à voir et plus intéressant que le groupe d’enfants qui chante grave bien pendant une bonne partie de l’épisode.

Bien sûr, Antonio est aussi énervé par le segment où Rose doit lire des lettres de fans, parce qu’il s’est terminé par une lettre critiquant Ginger et son attitude osée de l’épisode 2. Ginger s’arrange une fois de plus pour être le centre de l’attention dans cet épisode, et ça fonctionne. Elle quitte le studio quelques secondes avant le moment où elle est censée monter sur scène, mais Margaret parvient à la convaincre de venir avec elle.

Evidemment, elle voulait quitter le studio pour une bonne raison : elle venait d’apprendre que sa mère était menacée par un fan de Margaret au motel. C’est évidemment ce qu’elle pense, mais pas vraiment ce qui est en train de se passer. Ce qu’il se passe, c’est que la série est en train de nous introduire une intrigue supplémentaire avec un homme dangereux qui fait une obsession sur la mère de Ginger. En temps normal, j’aurais imaginé que Ginger n’était pas la fille d’Eugène, mais il y a eu un test ADN… Donc à moins que ce fou ne soit le frère caché d’Eugène, ce ne sera pas ça le retournement de situation.

La mère est en tout cas bien au courant de qui est ce type, mais elle n’en informe personne, pas même la sœur de Ginger qui se retrouve à récolter une enveloppe de sa part, laissée sur un pare-brise. On verra ce qu’il en est plus tard.

En attendant, on est laissé sur l’excellent segment vidéo entre Ginger et Margaret. Tout commence par un acte de paix de la part de Margaret qui comprend qu’elle doit arrêter de jouer avec le feu dans l’intérêt de la sécurité de la mère de Ginger. Arrêter de jouer avec le feu, c’est toutefois peu intéressant pour elle qui faisait de bonnes audiences avec ça.

Pas de quoi s’inquiéter, Ginger sait comment faire pour maintenir les audiences au plus haut. On enchaîne alors sur une conversation entre les deux femmes qui s’échangent de chouettes politesses à coups d’arguments bibliques plus ou moins intéressants. Il s’agit clairement de la meilleure scène de l’épisode : les deux actrices sont très fortes, j’aime les rôles qu’elles jouent et surtout la manière dont elles jouent.

Au niveau de l’écriture, c’est un débat intéressant. Je ne dis pas que j’écouterai ça à la télévision en-dehors d’une série fun comme celle-ci, mais je trouve que la scène est vraiment prenante. Plus encore, le moment où Ginger part en vrille et se met à balancer qu’Eugene avait une jolie relation amoureuse avec sa mère dans le dos de Margaret introduit dans la série un excellent moment qui parvient quasiment à faire craquer Margaret.

Oui, Margaret pète un véritable câble dans sa tête, avec une scène à couper le souffle. OK, l’actrice est peut-être botoxée, mais elle est parfaite dans son rôle, et j’aime bien comment tout ça est mis en scène. Le début de sa réponse était parfait pourtant, mais la fin, avec les insultes, beaucoup moins. J’aime pourtant cette réflexion sur le mariage qui commençait à émerger malgré tout, mais bon. Le message passe pour nous, pas pour l’audience de la chaîne fictive de Margaret.

Sans trop de surprise, ça part en vrille du coup. Margaret a beau lancer la pub, c’est trop tard, elle a créé trop de fans haineux pour Ginger. Celle-ci se prend donc un frappé glacé en pleine face juste au moment où les caméras recommencent à tourner. C’est con. Elle pète alors un câble contre Margaret, et c’est presque touchant de la voir craquer comme ça et dire qu’elle a toujours admiré Margaret. Triste, mais craquant.

Pendant ce temps, Becky est dégoûtée de ne pas être à la place de Ginger, parce qu’elle se retrouve avec Eric à faire semblant de creuser pour une œuvre caritative. Eric reprend l’entreprise familiale, alors il a le droit d’échapper à la télévision, c’est déjà ça de pris pour lui : il est loin du studio pour mettre en scène la bienveillance de sa famille. Tout ne se passe pas exactement comme il le prévoyait pour autant, puisqu’il se fait insulter par des enfants au moment de creuser.

Ces enfants ont une bonne raison de le faire : tout le quartier est absolument pourri, avec des maisons qui sont inondés sans que personne ne fasse rien pour les aider. Contre l’avis de Becky qui souhaite l’en empêcher, Eric se rend aussitôt au studio pour parler aux investisseurs… Pas sûr que ça serve à grand-chose, tout ça.

De son côté, Luke continue de faire pression sur les Monreaux, parce qu’il est à la recherche des secrets d’Eugene. Pour se faire, il utilise ses connexions avec l’avocat de Margaret, et ce dernier n’en est pas ravi. Une espèce de tension s’installe entre eux quand il le vire du studio, mais ce n’est pas du tout une tension de haine, plutôt une tension sexuelle inassouvie. On verra où va la série avec ça ; pour l’instant, je n’arrive pas à comprendre d’où sort leur « amitié » ou l’intérêt de ces deux personnages pour la série. Et eux non plus, quand on voit comment c’est joué.

Tout ça est compliqué à terminer comme épisode, mais on continue sur ce show complètement déjanté de Margaret qui tient à montrer tous ses enfants. Même si Jason lui a spécifiquement demandé de ne pas apparaître à la télévision, elle décide donc de le montrer pour montrer que l’on peut se repentir sincèrement et que ce fils dealer de drogue ne l’est plus aujourd’hui. Le problème, c’est que Nora, la productrice, est forcée de montrer le visage de Marc à la télévision.

Marc est immédiatement reconnu par ses potes dans le Colorado, alors il est à peu près sûr que son secret tombera à l’eau dans le prochain épisode. Rose s’en plaint bien sûr avec véhémence auprès de sa mère, mais celle-ci est heureuse d’avoir réussi à garder la face devant son audience, évidemment. La série ne perd pas de temps, et ce n’est pas la seule intrigue qui nous laisse en plein suspense. Loin de là !

Puisque Margaret s’appuie sur les investisseurs lors de son speech de réconciliation avec Ginger – mais en l’absence de celle-ci – où elle insiste sur l’importance de la création d’un pont entre tous les croyants pour apprendre à vivre ensemble (c’est beau), Ginger découvre que les investisseurs sont des clients de son site et, aussitôt, elle décide de filmer les clients pour les ridiculiser ensuite. Oh lala, ça va faire de bonnes audiences, mais ça va aussi couler toute la boîte, tout ça. D’autant plus qu’Eric décide enfin de montrer son visage à la sœur de Ginger.

Au mieux, Ginger s’en servira pour lui faire du chantage. Si elle pète un tel câble, ce n’est pas sans raison non plus : l’homme qui a laissé une enveloppe au motel a la bonne idée de menacer très clairement sa mère, avec une photo d’elle et une balle de flingue. Charmant.

Le cliffhanger de l’épisode ? Le Révérend travaille avec les investisseurs dans l’ombre et est bien content du fight entre Ginger et Margaret, car ça détourne l’attention de lui, des investisseurs et… de l’homme qui a menacé la mère de Ginger, lui aussi dans la combine. Ajoutez à ça qu’Eugene vole dans la caisse de son nouvel emploi pour retourner auprès de sa famille avant de se faire arrêter et vous obtenez quelques cliffs savoureux tout de même. Un bon soap !

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The Walking Dead World Beyond – S01E01

Épisode 1 – Brave – 12/20
On n’est pas sorti de l’auberge avec une série comme celle-ci… Certes, c’est pour adolescents, mais tout de même, ce serait pas mal si on nous proposait autre chose que des personnages de boulets. Pour le moment, le seul personnage qui a réussi à m’accrocher est celui de l’antagoniste, que je ne suis même pas sûr de retrouver pour la suite de la saison. C’est lent, douloureux d’ennui et je suis seulement satisfait grâce à une ou deux scènes sympathiques et à la pluie de demi-réponses apportées par cet épisode. Parce que oui, ça apporte des pistes de réponse sur une intrigue de la franchise, alors je ne peux pas en dire que du mal. Malins, ces scénaristes !

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Spoilers

01

The dead still have this world.

La série commence directement par quelques plans de zombies à moitié dessinés qui nous mettent immédiatement dans l’ambiance zombies. La série nous explique que tout cela n’était qu’un cauchemar d’Iris, introduite comme le personnage principal. Une adolescente « présidente » qui veille à la bonne intégration d’un nouveau parmi eux, alors qu’elle vit dans une communauté franchement cheloue qui ressemble vite fait à Alexandria, en pire.

On retrouve ensuite Nico Tortorella avec un pseudo-clone foiré d’Emori de The 100. Allons savoir qui ils sont, tous ces personnages. On suit aussi une adolescente qui montre discrètement sous un bus. Moui. Elle manque de se faire tuer par un zombie en cours de route, pour le bien du suspense, et se rend sur la tombe de Kari Bennet, sa mère.

Purée, j’ai enfin un cimetière dans mon mois de visionnage de séries et il faut que ce soit de jour. Tant pis pour ce Bingo Séries, mon résultat sera médiocre et puis c’est tout. Médiocre, comme ce début de série ? Peut-être bien. On est introduit au beau milieu d’une journée à laquelle on ne comprend pas grand-chose, avec tout un tas de membres de la communauté prenant le bus sans se rendre compte de l’existence d’une passagère bien peu discrète.

Par contre, la série nous apporte tout de suite quelques réponses d’une intrigue qui a commencé il y a des années dans la série-mère. Les personnages se rendent en effet dans une clairière pour accueillir un hélicoptère de la « République Civique ». Ah. C’est donc bel et bien un semblant de gouvernement avec armée qui s’est formé quelque part aux États-Unis. Hâte d’en savoir plus !

En attendant, on rencontre donc Kublek, la représentante de cette République civique qui se présente à Nico Tortorella. Ce dernier dit s’appeler Felix Carlucci et être le représentant de la colonie du Campus Omaha, et il est accompagné d’Emori-wannabe dont le nom dans cette série est Huck. Soit. Kublek débarque donc d’un endroit mystérieux (où est retenu Rick, ne l’oublions pas) pour venir assister à la Journée des Monuments et taire la présence de la clandestine qui lui fait pourtant un doigt d’honneur.

Tout le monde n’est donc pas ravi de l’existence de cette République, et Iris fait ce qu’elle peut pour rattraper les dégâts également causés par sa sœur sur une banderole de bienvenue.

C’est l’occasion pour nous d’entendre parler d’une alliance des Trois entre Omaha (eux), la République Civique (les invités) et Portland. OK. Admettons.

Le bus finit par retourner à Omaha, la communauté sacrément bien organisée de nos héros, et on y découvre le prénom du nouveau Silas. Il est aussi révélé que la clandestine est bien la sœur d’Iris, comme je le supposais, et qu’elle est très cool à l’inviter à sa soirée. La relation entre les sœurs est sympa lorsque cette clandestine qui n’a toujours pas de prénom se pointe chez elle.

C’est le moment où j’ai capté que j’étais sur Prime Video : grâce au très bon lecteur de cette plateforme, je découvre que cette clandestine porte le nom de Hope. Oh ben c’est original comme prénom ça dans une série post-apocalyptique. Allez, il faut retenir de cette scène que les sœurs s’entendent plus qu’elles ne veulent le faire croire au reste du monde, malgré leur différence.

La Journée des Monuments ? Une fête où les Monuments sont les survivants de l’apocalypse zombie. La mère des filles est morte depuis dix ans, alors que le père fait partie de la République Civique. On apprend que cela fait dix ans que la Chute de la civilisation a eu lieu. Ce qui sépare les filles ? Hope en veut à la République totalement secrète qui n’a rien de public d’avoir pris leur père, pour rien.

Bizarrement, Iris semble lui cacher un livre avec des messages secrets de son père. Pour le reste, elle est une étudiante super sérieuse en cours, histoire de rencontrer aussi le personnage d’Elton, un étudiant quelque peu rêveur.

Si Iris ne donne pas de nouvelle de son père à Hope, c’est peut-être pour une bonne raison : on découvre que sur cette seconde journée – après encore un cauchemar où elle est zombifiée – Hope fait encore de la merde et vole de l’alcool. Cela ne plaît pas à Felix qui est donc l’équivalent du shérif d’Omaha, mais aussi le tuteur des filles depuis le départ de leur père pour un échange scientifique bénéfique à l’alliance des 3.

Enfin, ça, c’est en tout cas ce que dit Kublek quand elle parle aux filles, mais ce n’est pas le point de vue d’Hope, qui est sûre qu’Iris ne fait que donner le change. Elle entend ses cauchemars chaque nuit après tout, et tout ça, c’est encore avant de recevoir un message du père expliquant qu’il n’est pas en sécurité. Bon. Ce n’est pas brillant du tout ce début de série.

On retrouve ensuite Iris en visite auprès d’une psy qui reçoit des biens médicaux… Clairement, après dix ans, la vie a repris son cours normal pour cette communauté d’Omaha, qui s’est réfugié sur un campus, et la psy est plus qu’incompétente. Cela fait un moment qu’Iris la consulte, mais c’est la première fois qu’elle semble vraiment vouloir lui faire comprendre que sa vie est trop dirigée vers le futur et pas assez vers le présent.

Pour lui en faire prendre conscience, elle l’enferme dans le passé, avec un flashback nous révélant la nuit de la Chute du ciel – aka un avion qui s’est crashé en ville alors que la famille Bennett (celle d’Iris et Hope) voulait simplement rejoindre le Campus à temps, avec les autres. Bien. Iris finit par reconnaître que la psy en train de mourir à petit feu a raison, mais ça ne mène nulle part.

La série prend tout son temps à en arriver à ce que l’on sait qu’il va se passer, et j’ai bien compris qu’il faudrait attendre la fin de l’épisode pour que la série commence vraiment. C’est dommage, parce qu’il n’y a qu’un épisode cette semaine. En attendant, notons que dans cette série aussi, personne ne connaît le mot zombie. Après les Walkers et les Infected, voici donc les Empties – les Vidés. C’est de pire en pire à chaque série franchement.

Côté construction des personnages, ce n’est pas glorieux, par contre. On enchaîne en effet avec une conversation entre Huck et Hope, les deux rebelles de la série. Il est assez clair qu’Hope a de la rancœur en elle, mais ça fait quatre scènes qu’on en revient là, alors bon, il est franchement temps de passer à autre chose, même si le but ici est de faire en sorte qu’on s’attache à elle en voyant aussi qu’elle a perdu sa mère aux bras d’un zombie dix ans plus tôt. Enfin, on nous le dit, mais les flashbacks tournent en rond sans rien vraiment montrer.

La série en montre un peu plus dans le présent avec Iris qui trouve le message de son père, envoyé sur une machine qu’elle cache dans son bureau avec tellement de précaution que Silas et Elton lui tombe dessus quand l’armoire est ouverte. Hope, qui arrive juste après, en est si surprise qu’elle le dit à voix haute et Iris tient tellement à son secret qu’elle montre le message de son père disant qu’il n’est pas en sécurité à sa sœur devant Elton et Silas.

Euh ? Elles sont complètement teubées ? Une fois que le secret que leur père communique avec elles malgré l’illégalité que ça représente d’après les accords de l’Alliance (oh, la migraine, sérieux), Elton et Silas doivent prouver qu’ils ne diront rien à personne. Il aurait peut-être failli y réfléchir avant. Elton révèle alors qu’il sort souvent en cachette du camp. Oh, il est mignon ce gamin à vouloir voir le monde comme ses parents, mais qu’est-ce qu’il est cliché. Quant à Silas, il n’a personne à qui le dire.

Pas besoin de le faire, de toute manière : après avoir vite fait parler des quatre hélicoptères et containers que la RC souhaite cacher à Omaha alors qu’Hope les a vus, Hope et Iris le font d’elles-mêmes en montrant le message à Felix dont on découvre que le mec – Will – est le chef de la sécurité. Attendez, Felix est gay et pas en couple avec Huck ? Au moins, ça explique de qui ils parlaient tous les deux juste avant.

Felix a toute confiance en son mec et en l’alliance, refusant d’envisager qu’il puisse être en danger, surtout qu’il est avec le père des filles qui est le plus grand génie vivant sur Terre d’après lui (il est biochimiste spécialisé en immunologie, un rêve de carrière pour Iris). Du coup, Felix décide de ne rien faire du tout, ce qui énerve passablement Hope, alors qu’Iris se laisse bolosser par la vie apparemment.

Tout ça mène donc les filles à s’engueuler en pleine rue, où elles sont interrompues par Kublek qui ne comprend pas trop pourquoi les adolescentes craignent tant la République et ne lui font pas confiance. Peut-être qu’elles ont vu Star Wars, tout simplement ?

Pour gagner leur confiance, elle finit par révéler qu’elle est maman (euh on s’en fout ?) d’une fille engagée dans l’ARC, l’armée de la République Civique… Ah, ça sent la connexion avec Isabelle de Fear the Walking Dead, ça (par ici si vous ne savez pas de qui je parle). Un peu bourrée avec l’alcool de contrebande fabriqué par Hope qui a lu la recette dans un livre (ben bien sûr, oui), Kublek décide de donner aux filles un papier crypté qui est censé prouver que leur père est bien en vie. Il s’agit d’un plan d’une partie de l’Etat de New-York.

Oups, elle leur donne clairement une destination là, le voyage va pouvoir commencer ! En attendant, les filles prennent le compliment qu’on leur adresse à leur dire qu’elles sont les filles de leur père et décident d’aller se bourrer avec une bouteille de leur père, ce qui fait rire Felix qui a espionné toute la conversation.

Cela dit, au matin, la joie des filles est vite oubliée : elles ont reçu un autre message de leur père disant qu’il n’est vraiment pas en sécurité, que ça tourne mal pour lui et qu’il ne faut pas en parler à Felix. Ah ben super le père, il est utile de dire ça à ses filles dis donc, il a vraiment réfléchi le coco. En plus, ça tombe une petite heure avant le discours d’Iris, la pauvre.

Iris se rend alors chez sa psy avant le discours, pour mieux découvrir que celle-ci est morte et est devenue un zombie. On s’y attendait un peu. Le système est bien foutu dans cette communauté, avec des portes grillagées pour éviter aux zombies de faire trop de dégâts. Par contre, c’est un coup dur pour Iris juste avant son discours du Jour des Monuments.

Elle décide donc d’improviser après une jolie introduction par Kublek qui est ravie de présenter la fille de son ami Léo… pour mieux le regretter. Le discours d’Iris part rapidement en vrille vu qu’elle l’improvise et s’enferme dans la mort de sa psy. Elle aurait peut-être pu éviter de monter sur scène, non ?

En tout cas, Iris décide donc d’avouer la vérité : elle ne fait pas confiance à Kublek. Elle le dit à tout le monde, et Kublek a beau se défendre, personne ne l’entend en théorie. Personne ne cherche à censurer cette adolescente en roue libre et tout le monde l’écoute bien religieusement. Crédibilité zéro, mais était-on à ça près ?

Une fois le discours achevé, Iris retrouve Hope pour lui annoncer son envie de partir d’elle-même à la recherche de son père. Ben voyons ? C’est complètement une idée stupide, mais Hope se laisse embarquer, notamment parce qu’elle se souvient de la mort de sa mère. Contrairement à ce qu’elle a raconté à sa sœur et son père, la mère ne s’est pas fait tuer par un zombie, mais par… une femme enceinte bien en vie, avec un flingue, qui voulait récupérer la voiture visée par Kari. Le vrai problème ? La femme enceinte a tiré quand Hope, encore enfant, a voulu faire un pas vers elle pour protéger sa mère.

Kari s’est fait tuer de sang-froid devant sa fille ? Pas grave du tout pour Hope qui a pris la décision de tuer la femme enceinte avec un flingue. Puis, elle est forte, parce qu’elle n’a pas du tout visé, hein, la balle semble même partir toute seule et vers le mauvais endroit. Il s’en est passé des choses dans le passé. Je le dis avec ironie, mais en vrai, cette scène était de très loin la meilleure de l’épisode (surtout au départ : à la mort de la mère, j’ai eu de la peine pour Hope. Après, elle a ramassé le flingue et c’était fini).

Hope se laisse donc convaincre même si l’idée est complètement débile et qu’il y a, comme le souligne Elton, 1800 kilomètres à marcher. Malgré tout, Elton est ravi d’avoir enfin une excuse pour aller marcher à travers le monde. Il leur dit donc qu’il maîtrise le karaté et pourra aider Hope à tuer des zombies. Silas aussi est de la partie, pour des raisons obscures, mais avec un peu de chance la série aura autre chose à lui en dire.

Notre équipe de boulets adolescents se met donc en route dans ce monde post-apocalyptique pour aller retrouver Leo, le père des filles dont on ne sait pas grand-chose. C’est mal barré cette affaire.

Quand la disparition des quatre adolescents est apprise par Felix, il est aussitôt certain que les adolescents ne pourront pas s’en sortir. Tu m’étonnes. Au moins, il connaît leur destination, c’est déjà ça. Il en parle brièvement à Huck, mais on enchaîne bien vite sur une scène de nuit où Silas retrouve la corne de tricératops qu’il cherchait partout et qu’il voulait offrir un jour à sa sœur. On apprend que sa mère était enceinte le jour de la Chute.

Ah. AHAH. AHAHAHAHAHAHA. Il n’en parle qu’à Silas, donc Hope ne sait pas encore la vérité, mais c’est tout de même parfait tout ça. En plus, il a une photo de sa mère Elton, alors c’est clair que ça ressortira vite dans la suite de la série. Ca fait un moment marrant dans un futur proche pour nous convaincre de continuer la série alors même que Felix attend toute la nuit avant de partir avec Huck à la recherche des adolescents.

Toute une nuit, c’est largement suffisant pour se faire tuer, franchement. La fin d’épisode révèle alors une sacrée catastrophe du côté du Campus alors que les adolescents font face au premier zombie, qu’Iris veut tuer elle-même : tout le campus est tué par les hommes de la République Civique sous les ordres de Kublek. Allons savoir pourquoi, il est juste question d’une fille ou femme à retrouver… Le mystère est entier, mais ce n’est pas tellement un suspense qui prend sur moi cette fois-ci. En plus, j’imagine que ce sera tout simplement la fille de Kublek qui est recherchée… Elle semblait partir en vrille et ne plus respecter les ordres, non ?

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Emily in Paris – S01E01

Épisode 1 – Emily in Paris – 19/20
La série est exactement ce que j’en attendais, et même plus avec un casting très chouette et surprenant à bien des égards. Les clichés sont tous là, savamment dosés pour être drôles plutôt que chiants. J’y retrouve ce que j’aime et ce que je déteste de Paris, la fluidité de l’écriture est là et vraiment, on sent que c’est plein de bonne volonté et de mauvaise foi. Tout ce que j’aime, donc. Et aussi, l’épisode durait moins de trente minutes, mais j’ai eu l’impression d’avoir vu plus qu’en quarante minutes tellement j’ai de choses à dire. Dingue !

> Saison 1


Spoilers

Unless I miss something, you don’t speak French.

Grosse inspiration pour le titre de cet épisode qui commence tel un épisode de Younger avec ses plans de Chicago, sa petite musique et son héroïne qui fait du sport. C’est juste parfait. Et pardon ? PARDON ? PARDON ! Kate Walsh est dans la série pour jouer le rôle de Madeline Wheeler, la patronne d’Emily. Les deux s’entendent à fond et sont dans la relation de travail que tout le monde adoooore aux Stats.

Le vrai problème débarque alors dans la série avec Madeline qui se met à vomir en sentant un parfum. Ca sent la grossesse impromptue au plus mauvais moment possible, et ça ne manque pas. Elle qui rêvait de vivre enfin à Paris maintenant que le rachat d’une firme de parfum français – Savoir – était effectué, elle se retrouve coincées aux Etats-Unis. J’espère qu’on la reverra tout de même !

On suit ensuite Emily dans un bar où elle rejoint son copain qui a tout du cliché du connard sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle lui annonce qu’elle est partie pour vivre un an à Paris afin de remplacer Madeline, et ça ne lui plaît que moyennement, même s’il se fait assez vite à l’idée. Difficile de refuser à Emily de vivre sa carrière pleinement, surtout quand elle lui annonce que son appartement parisien est payé d’avance et qu’elle a déjà tout prévu en un après-midi : elle veut absolument son année à l’étranger, avec déjà les congés placés et les aller-retours Paris/Chicago pour elle et son mec.

Ainsi, l’arrivée à Paris est super rapide, avec immédiatement une petite chanson en Français. Ah non, mais si en plus la série se démerde pour remplir ma playlist du mois, je ne suis pas rendu au bout de tout ce que j’ai de positif à dire dessus. Et si tout ça est rapide, il y a tout de même pas mal d’infos livrées au passage.

Dès son arrivée en taxi, Emily fait évidemment le tour de Paris en taxi, passant devant un milliard de monuments avant de se stopper dans le cinquième arrondissement, place de l’Estrapade. Elle y rencontre Gilles Dufour, un membre de l’entreprise Gilbert qui est là pour lui faciliter la vie à son arrivée dans la capitale française et dans son nouvel appartement… Et là, la série surprend en ayant l’excellente idée d’être crédible et cohérente : son appartement est au cinquième sans ascenseur. Emily découvre déjà la joie des rez-de-chaussée et des immeubles parisiens, ce qui me fait bien rire, surtout que c’est un détail réaliste qui fonctionne bien.

Ici, l’humour est dans le cliché, mais dans un cliché plus vrai que bien des détours en France dans les séries. En plus, la concierge/femme de ménage est déjà parfaite, à la regarder super mal au rez-de-chaussée. On admire tout de même la manière dont Emily reprend son souffle super vite après cinq étages, surtout quand elle découvre la vue parisienne depuis sa chambre de bonne, vue qui est censée lui couper le souffle.

La chambre de bonne ? On n’en fait pas vraiment le tour, mais elle paraît tout de même assez grande pour le coup. Bien évidemment, Emily est à peine arrivée que Gilles la drague lourdement, à la française ma foi, mais putain que les clichés sont excellents dans cette série… Déjà. Emily change aussi son Instagram, avec un nouveau @ et une première photo merveilleuse pour la promo de la série…

Non, mais désolé, mais je suis déjà tellement fan de cette série et de son introduction. C’est fluide, ça passe tout seul et les clichés sont juste dosés comme il faut pour qu’on puisse en rire sans avoir l’impression non plus que tout ce qui est raconté est faux. C’est réaliste, avec juste la petite dose de fiction et d’abus qu’il faut pour qu’on s’en marre.

A l’arrivée dans sa nouvelle entreprise, Emily découvre les joies de bosser à Paris, et là encore, on tombe déjà dans les clichés, mais ça me fait rire. Entre le collègue gay et odieux dès le départ, la patronne qui lui parle en français et est dépitée de se rendre compte qu’elle n’en parle pas un mot et

M. Brossard le fondateur de Savoir qui veut directement lui faire la bise, évidemment, puis fume dans son bureau, Emily est servie – et nous aussi.

Ah, les parisiens. Il y a du vrai dans ces clichés… Oui, ils sont tous hyper stéréotypés dans la série, mais c’est pour le bien du choc culturel qui est crédible et fonctionne bien. Le décalage fait rire, surtout quand M. Brossard déteste les américains et ne se gène pas pour lui dire, en soulignant que les américains font en sorte de créer l’obésité avant de trouver des remèdes à commercialiser pour la soigner.

La mauvaise foi est totale, surtout quand Emily lui fait remarquer que la cigarette tue aussi. Ah, la place de la cigarette dans cette série… Bon, là, on est sur un cliché résiduel, parce que fumer à l’intérieur reste interdit tout de même. Mais bon. Les français sont géniaux, la rédaction de cette scène entre Emily, M. Brossard et Sylvie, sa patronne, est parfaite, avec tout ce qu’il faut de racisme et de mauvaise foi à la française. Non, désolé, c’est juste tellement drôle à suivre. Je sais que plein de choses ne vont pas, mais moi, je suis à fond déjà.

Les acteurs français sont parfaits en plus, je ne pensais pas qu’il y en aurait autant… ni que la lassitude de bosser avec l’étrangère serait si vite établie dans la série. Il faut des débuts difficiles avant qu’Emily ne découvre les avantages de la vie parisienne et ne s’y attache, mais en attendant, ça fonctionne bien. Je ne suis pas sûr en revanche qu’une saison 2 puisse avoir grand intérêt si tout l’humour de la série s’arrête à ces décalages culturels… J’espère que l’épisode 2 commencera déjà à introduire d’autres choses.

La présentation en américain est excellente, avec le stress faisant crier Emily – puis, le cliché de l’américain qui crie est juste après tout, non ? Emily fait donc une réunion sur les réseaux sociaux avec toute l’équipe, avant de découvrir que Patricia, la collègue ne parlant pas anglais et s’enfuyant de la réunion, est celle qui les gère. Elle n’aime pas tellement le travail de Patricia, évidemment.

La série nous introduit clairement le fait que tout le monde la déteste dans la boîte et que ses relations avec sa patronne seront bien différentes de ce qu’elle a pu avoir avant aux Etats-Unis. Eh, ça marche bien.

Quand elle revient dans son appartement, Emily redécouvre le plaisir d’avoir cinq étages à monter, sans ascenseur et sans savoir où est l’interrupteur. Ah, Paris, tu es si désagréable. J’ai adoré la voir galérer avec sa clé avant de découvrir qu’elle n’était finalement pas au bon étage. Pourtant, moi aussi, je galère souvent avec mes clés dans les vieux immeubles parisiens aux portes improbablement difficiles à ouvrir, avec chaque fois leur petite technique (« il faut tourner la clé un peu plus » ; « tire la porte vers toi en tournant la clé » ; « tire vers toi, mais pousse quand t’as le déclic du loquet », putain mais achetez de nouvelles serrures les parisiens !).

Comme elle se trompe d’étage, notre héroïne rencontre Gabriel, son voisin sexy du 4e qui vient de Normandie et est ravi de tomber sur Emily. Ben voyons. C’est beau la vie à Paris, dis-donc. Le personnage est introduit pour plus tard et nous servira de petit triangle amoureux avec Doug, le fiancé d’Emily, mais j’ai déjà ma préférence dans ce cliché de normand à Paris.

En attendant, Emily se rend le lendemain à la boulangerie pour acheter un pain au chocolat à une boulangère hyper désagréable qui la corrige sur son accent et est ma foi très parisienne. Tout le monde y met de sa mauvaise foi dans la série, je le fais aussi dans la critique, désolé. En revanche, ça me fait rire qu’Emily découvre à quel point c’est bon de manger des pains au chocolat. Elle a eu du bol, toutes les boulangeries ne se valent pas dans la capitale…

Lorsqu’elle arrive à Savoir, Emily est bonne pour deux heures d’attente. En effet, elle découvre ainsi que la boîte ouvre à 10h30. Toujours fun ce genre de cliché, même s’il faut voir à pas déconner. 9h30 ou 10h, je veux bien… 10h30, c’est gros, quand même. Sylvie, elle, débarque à 11h15, et ça en revanche, c’est cohérent.

Patricia est un putain de cliché qui a peur de l’américaine, mais ce genre de cliché profite bien à l’humour de la série. Arrive alors la terrible pause déjeuner où sa patronne promet qu’elle prendra une cigarette et où tout le monde a déjà une bonne excuse pour ne pas manger avec la nouvelle. J’ai de la peine pour elle, mais… ouais, non, s’intégrer dans une boîte, c’est loin d’être évident tout de même. Elle achète donc de quoi se faire le plus frenchy des sandwichs, mais sa baguette est détruite par deux gamins riches et mal élevés, comme on en voit souvent dans les quartiers chics.

Laurent et Sybil, à qui la nourrice parle mandarin, sont insupportables. La nourrice, Mindy, est tout l’inverse. Venant de Shangai, après un détour par Indianapolis et avec une mère coréenne, Mindy est bien sympathique avec Emily. Au moins, elle se fait une amie rapidement, même si lui faire une confiance aveugle en lui donnant son portable pour qu’elle entre son numéro là, c’est un truc que je ne peux que vous déconseiller si quelqu’un vous parle dans Paris. Mais bon.

En rentrant au boulot, Emily se rend bien sûr compte que toute l’équipe a fait son déjeuner ensemble en terrasse d’un restaurant juste devant la boîte, mais aussi que tout le monde l’appelle « la plouc ». Heureusement, elle sait l’écrire correctement dans Google Translate, ce qui n’a aucun sens mais lui fait se rendre compte que Mindy a raison : les français sont ouvertement méchants devant elle. Oh, la pauvre… Mais cette entreprise avec ses employés tous plus gamins les uns que les autres ? Là encore, hyper crédible.

La représentation de Paris ? Ben désolé, mais avec ses terrasses pleines et ses lumières allumées en pleine journée, c’est carrément crédible. Elle découvre aussi la joie des gens qui viennent lui parler juste pour récupérer une chaise. J’ai tellement ri ! Luc débarque alors en trottinette avec sa cigarette électronique. Il fume tous, forcément, stoooooooop (mais combien d’amis parisiens ai-je qui sont exactement comme ça ?). Au moins, il l’aide à s’intégrer bien rapidement et facilement en lui expliquant où réside son problème.

Emily vit pour travailler, quand les français travaillent pour vivre. Luc reste comme tous les autres français de la série même s’il entame la conversation avec elle : il est hyper arrogant à la française, avant de détourner l’ignorance d’Emily en arrogance. Ah les français et les jeux de mots. Emily découvre les joies du décalage culturel et même si le trait est carrément forcé pour le bien de la série, je trouve une fois de plus que dans cet échange, il y a bien de la crédibilité.

Est-ce que ça fait du bien à l’image des français ? Probablement pas. Est-ce que je reconnais dans ces stéréotypes des situations vécues et des gens ? Totalement. Au moins, les réseaux sociaux d’Emily commencent toutefois à fonctionner sérieusement bien. Il n’y a pas trop de crédibilité à ce que ça commence uniquement à 230 followers vu son physique, son passé d’américaine à Chicago et l’absence de hashtags sous ses photos, mais admettons.

Le moins crédible dans la série ? Emily est déjà habituée aux horaires français, et ça c’est quand même quelque chose. Doug l’appelle en pleine nuit pour prendre de ses nouvelles, parce que pour lui, il est 19h. Ce charmant fiancé se déshabille pour qu’ils puissent faire l’amour à distance, les voilà donc qui se retrouvent à faire comme ils peuvent pour que leur relation fonctionne. C’est super égoïste de la part de Doug tout ça, mais ça ne m’étonne pas de ce personnage qui ne me plaît pas tellement après trois scènes uniquement…

La communication coupe bien sûr au moment de son orgasme à lui, bien rapide, la laissant à devoir galérer avec son sextoy et une surcharge électrique qui fait sauter les plombs. Et quitte à être dans l’excès et les clichés, c’est tout le quartier qui perd l’électricité, hein.

Cette série va beaucoup trop me plaire !

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