Daredevil Born Again – S01E02 – Optics – 16/20

Tout en gardant le style et en baignant dans l’ADN de la série d’origine, cet épisode commence à marquer davantage de différences et dévoiler à quoi ressemble cette version 2025 de la série. Les changements opérés fonctionnent tellement bien qu’ils arrivent à tous me convaincre : j’ai l’impression que les scénaristes ont su cerner la plupart des défauts et des points qui me dérangeaient dans la série d’origine. À ce stade, ils auraient pu nous proposer 22 épisodes directement.

Spoilers 

Fisk est élu maire. Bonne année.

If you lose the cops, you lose the city.

Comment ça, Fisk est élu le jour du Nouvel An, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvres New-yorkais. J’aime bien, tout de même, que la série prenne le temps de montrer que malgré la ferveur populaire, il y a une beaucoup de gens silencieux qui ne sont pas ravis entre les murs de leur appartement – grâce à l’ouïe de Matt. Du coup, on l’entend sans qu’on nous le montre, mais vous comprenez ce que je veux dire, pas vrai ? Fisk souhaite la bonne année à ses électeurs, tout en promettant de mettre un terme aux agissements des justiciers masqués, parlant de Spiderman au passage.

Oui, bien sûr que Fisk fait des discours à rallonge pour les new-yorkais. Il aime toujours autant s’écouter parler. J’aimerais tellement que quelqu’un lui dise et trouve le moyen de le faire taire. Même dans son bureau, il parle de manière interminable de l’âge indéterminé du bureau comme si cela avait une quelconque importance. C’est toujours une façon de ne pas parler de ce qui importe vraiment : sa directrice de campagne lui fait remarquer que le silence de Vanessa commence à être gênant pour son image auprès des électeurs plus traditionnels.

J’imagine qu’il va les récupérer en se comportant comme un politique de base : en déplacement, il se retrouve face à une route abîmée qu’il fait aussitôt réparer sans attendre de permis. Simple, efficace, de quoi se faire saucer sur les réseaux parce qu’il y avait un grand embouteillage. Mouais.

Je suis surpris que l’épisode conserve l’idée du documentaire BB tourné dans les rues de la ville. Pour un premier épisode, c’était un moyen facile de montrer où l’on en était et de réintroduire des éléments. Dans un épisode deux, ça semble confirmer une tendance pour toute la saison. Cela donne l’impression d’une page de publicité. Ces reportages, présents tout au long du premier épisode, ont en fait une autre utilité : celle d’introduire le personnage de BB, la journaliste qui les réalise.

Celle-ci demande à rencontrer le maire Fisk, se servant pour ça de sa connexion avec un des employés de Fisk. Sa rencontre est supposée être celle d’une journaliste avec le maire, mais elle s’avère plutôt être conseillère politique… avant de demander des infos sur Vanessa et concrètement de se faire congédier.

Elle donne tout de même des conseils importants à Fisk : il décide de continuer d’utiliser BB, parce qu’elle peut lui être pratique. Elle lui a expliqué qu’il avait une bonne partie des flics à dos, et notamment le chef de la police, et que ça ne l’aiderait pas à être un bon maire. Fisk se rend donc à un enterrement de policier (tué par un client de Matt, j’y reviens dans la suite de la critique) pour découvrir que c’est vrai : le chef de la police le déteste et lui souhaite un bien court mandat. C’est problématique.

Le commissaire essaie donc de démissionner ensuite, en promettant que d’autres flics suivront, mais Fisk l’en empêche. Un petit chantage bien senti à base de photo de son fils illégitime suffit à le faire changer d’avis, mais ça sent plutôt mauvais pour les conditions de travail des flics ensuite. Et bloqué comme ça, le commissaire promet que son travail ne sera pas exceptionnel.

Un nouveau personnage est introduit dans le métro new-yorkais : un justicier pas masqué qui vient en aide à un type qui ne peut pas se défendre et s’en prend à ses deux agresseurs. On sent facilement venir la catastrophe : un des agresseurs finit par se faire dégommer par le métro. Le problème ? Les agresseurs sont de la police. Hector Ayela se fait donc arrêter.

Par chance pour lui, alors qu’il est tabassé par quelques flics pour faire une confession, Matt passe par là et entend ce qu’il se passe. Il décide aussitôt de le représenter, parce qu’il sait qu’il ne ment pas quand il se dit innocent et qu’il évoque un accident. S’il ne voulait pas tuer un flic – qu’il ne savait pas être flic – ses battements de cœur indique toutefois qu’il ment à Matt quand il dit ne rien cacher d’autre.

Kirsten n’est pas trop heureuse d’apprendre que son partenaire prend un cas pro bono alors qu’ils sont déjà en galère avec d’autres cas. En plus, ce pro bono donne l’impression qu’ils sont contre les policiers désormais, mais bon, Matt parvient à la convaincre. Il convainc aussi Cherry de continuer de bosser pour lui malgré son désaccord de s’opposer à la police : Cherry croit Matt quand il dit le client innocent, mais il apprend vite qu’il y a d’autres choses à chercher dans le passé d’Hector, parce qu’il n’a pas tout dit à Matt.

Le problème de ce cas ne fait que commencer pour Matt, cependant. En effet, il apprend vite que l’affaire attire les médias du coin : c’est une affaire de policier tué, bien sûr que les médias s’en mêlent, bien sûr que le procureur se retrouve face à Matt quand notre avocat défend Hector. Les chances d’Hector sont minces. Cherry, Kirsten et Matt n’ont pas trop d’autres choix que de dire la vérité à la femme d’Hector quand elle leur demande s’il a une chance de s’en sortir.

Elle est en froid avec son mari, alors bien sûr, c’est compliqué pour elle de se rendre au procès comme si de rien n’était. Elle assure qu’il a changé depuis leur mariage, et pour cause. En enquêtant sur Hector, Cherry découvre que leur client est le Tigre Blanc, un autre justicier masqué de New-York. Certes, il n’avait pas son costume en tuant le policier par accident, mais ça change toute l’optique du procès de savoir ça. D’où le titre de l’épisode, donc.

Matt se débrouille donc pour que le juge ne divulgue pas l’information pendant le procès : il est plutôt doué en tant qu’avocat et c’est une bonne chose. C’est un aspect nouveau et différent de la série de voir autant le développement d’une affaire judiciaire. Cela fonctionne sacrément bien, je trouve. J’aimais déjà voir ça dans She-Hulk, mais là, il me semble que la série a de quoi proposer des cas de la semaine qui fonctionneraient bien.

En attendant, Matt suit un des flics du commissariat – celui qui a survécu dans le métro – pour mener à bien sa défense. Grâce à ça, il est aux premières loges quand il entend que le flic a retrouvé l’homme qu’Hector a sauvé dans le métro et qui s’est enfui sans demander son reste. Grâce à cela, Matt peut arriver avant les flics dans l’appartement de Nick, la victime sauvée. Il le met à l’abri en l’envoyant auprès de Cherry puis reçoit les flics qui sont à sa recherche pour le tuer et mettre derrière eux leur crasse.

Pas de chance pour eux, ils tombent donc sur un avocat arrogant et chiant. Se sentant tout-puissants, il décide de le tuer pour s’en débarrasser. C’est une mauvaise idée : Matt ne se laisse pas faire et leur file une sacrée raclée. C’est douloureux à voir, bien saignant et gloups, je n’aimerais pas être à leur place. Et ensuite ? Eh bien… il faudra attendre le prochain épisode pour en savoir plus – et pour savoir pourquoi le flic véreux avait sur le poignet un tatouage du Punisher. Vas-y, faudrait vraiment que je sois à jour sur la saison 2 de Punisher en fait…

En parallèle du reste, Heather sort un livre qu’elle dédicace dans une librairie. Psy et autrice sur la psychologie ? Cela se tient. Elle rencontre un jeune qui veut être sa patiente et un homme qui travaille pour Fisk. Mouais. Si on ne le savait pas, il serait passe-partout ce monsieur ; il ne la drague pas tellement, il ne cherche pas à la recruter… Étonnant comme scène. Heather poursuit tout de même son début de relation avec Matt, et tout s’y passe bien.

Elle est tout de même obligée de décaler un rencard avec lui pour s’occuper d’un nouveau patient inattendu pour elle : elle se retrouve à gérer la thérapie de couple du maire et de Vanessa. Ils ne s’entendent plus et ça la fout mal pour l’image médiatique du maire, évidemment qu’ils avaient besoin d’une thérapie !

Sinon, avant de conclure cette critique, je dois dire que je pense que j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Karen – savoir que Fisk est maire doit la dévaster aussi – mais le choix est fait de s’éloigner de la série d’origine, j’ai l’impression. Et en même temps, quand on voit le développement de Karen en saison 3 (c’était inexistant, avec juste un flashback malvenu), c’est peut-être une bonne chose finalement. Je ne sais pas trop.

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Daredevil Born Again – S01E01 – Heaven’s Half Hour – 18/20

J’ai presque envie de mettre la note maximale à l’épisode tant ce retour commence par une véritable masterclass. Rarement un revival n’aura réussi à replonger si vite dans une ambiance tout en mettant la barre un peu plus haut. La qualité est toujours là, la beauté des plans, l’atmosphère de la série d’origine… Franchement, c’est une véritable saison 4 et elle est déjà bien mieux que la 3 parce qu’il n’est plus question de suivre des schémas qui ont fait leur temps. Bref, c’est top pour une reprise. Je suis tout de même curieux de voir ce que proposera la série pour la suite de la saison, en revanche : il manque très clairement cet aspect, je trouve.

Spoilers 

Matt ne le sait pas encore, mais c’est la dernière soirée de Daredevil qui commence en début d’épisode.

Not nostalgia. Reverence for the past yet hope for the future.

Joli début de série ce petit générique Marvel Studios et l’ouverture de l’écran très progressive avec ensuite un fondu entre la skyline de la ville et des phares arrière de voitures. On est tout de suite replongé dans l’ambiance de la série d’origine et je suis surpris de constater que la série ne traine pas en besogne. Contrairement à ce que Netflix aurait fait, nous retrouvons immédiatement le trio de personnages que l’on a tous envie de voir interagir dans cette première scène.

Karen, Matt et Foggy sortent d’un restaurant pour se rendre dans un bar, papotant avec nostalgie (ou pas) de ce qu’était Hell’s Kitchen et du départ à la retraite de Cherry, un policier. C’est à son pot de départ qu’ils se rendent, histoire qu’on nous réintroduise un peu à l’univers : Foggy est toujours avocat (mais est célibataire parce qu’il drague une avocate ?) qui défend même des criminels qu’il n’aime pas trop, les super-héros justiciers masqués sont la norme en ville tandis que Karen et Matt se tournent toujours autour.

On ne sait pas exactement combien de temps s’est passé entre les deux saisons. Pour moi, ce fut une éternité. Alors que tout va bien dans ce bar, les choses dérapent bien vite. Foggy reçoit un appel que Matt entend avec ses pouvoirs. Bordel, j’aime déjà les effets que la série ajoutent pour l’utilisation de ses super sens (parce qu’il n’a pas vraiment de pouvoir). L’écran s’élargit pour indiquer le problème, puis se rétrécit pour que Matt entende tout.

Ainsi donc, on apprend que Foggy héberge un certain Benny chez lui, pour le protéger. Seulement Benny l’appelle par crainte d’entendre du bruit en bas de l’immeuble. Inquiet pour lui, Matt décide de mettre son costume de justicier et de se rendre sur place pour lui venir en aide – la petite musique qui va bien, c’est tellement un générique. Malheureusement, tout ça n’est qu’un piège visant à éloigner Matt de ses amis.

Il s’en rend compte un peu trop tard, en entendant un autre appel de Benny à Foggy, histoire que le premier s’excuse. Et il peut : devant le bar du pot de départ de Cherry, Foggy se fait tirer dessus. Le tueur veut clairement laisser Karen en vie à ce stade, parce qu’il n’a aucun mal à tirer sur Foggy et les deux flics qui sortent du bar pour lui venir en aide, mais pas sur elle. S’en suit une scène d’action comme seule Daredevil a toujours su les faire, mais avec des petites nouveautés dans le traitement de l’image, du format de l’écran, de la luminosité.

Bordel. C’est une masterclass, tout simplement. On a parfois un peu de mal à voir exactement qui est qui parmi les fumigènes, mais en même temps, il y a des fumigènes, c’est pour une raison. Matt sauve in extremis Karen en débarquant pour s’en prendre à Dex, qui fait un véritable massacre dans le bar. Tout au long de la baston, Matt prend le temps d’écouter ce que dit Karen à Foggy – parce que dans la rue, elle essaie de contenir l’hémorragie et de garder en vie son ami.

C’est fou comme c’est terriblement efficace comme scène. On reprend l’habitude du travelling, mais avec une focalisation plus forte encore sur les sens de Matt. Et wow, juste wow. Le combat mène petit à petit Matt sur le toit de l’immeuble où il s’attaque à Dex. C’est évidemment lui le type qui a voulu tuer Foggy et prendre sa revanche. La série ne perd pas de temps : elle tue Foggy – ce ne peut pas être une surprise, même si ça l’est. Ils ne savaient pas quoi faire de son personnage en saison 3. Le tuer maintenant, c’est un bon moyen de choquer et de relancer la série.

Bon, ça fait chier en revanche. Matt est traumatisé d’entendre son cœur s’arrêter de battre. Moi aussi à vrai dire. Sans surprise, Daredevil se venge en balançant du toit son ennemi – et pauvre Karen qui entend un corps tomber mais ne sait pas de qui il s’agit avant de se retourner ! Je dis sans surprise, mais il y en a une : Daredevil ne tue pas normalement… sauf que là, la rage était évidente. On parle de Foggy, tout de même. Cherry débarque alors sur le toit et découvre la vraie identité de Daredevil. Matt. La mort de Foggy lui fait trop mal : Matt laisse tomber le masque, littéralement, du haut de l’immeuble. La musique, le générique, wow. Les frissons. C’est un retour incroyable. Dans la rue, en revanche, ce connard de Dex est encore en vie… Au moins, Matt continue de tenir sa promesse.

Le générique m’a semblé un peu plus lent que celui de la série d’origine, mais la première scène de cette série est une telle réussite que je peux tout pardonner. Ce début d’épisode suffit à donner envie de mettre 20/20. C’était beau, prenant, puissant, avec tout de suite des enjeux. Et pourtant, la série nous propose de revenir ensuite un an après la mort de Foggy. Ils ont osé se débarrasser de ce personnage comme ça, c’est fou. Et Daredevil a failli tuer quelqu’un en plus.

Un an après, Matt regrette encore son ami, alors qu’une course politique à la mairie a commencé. Il y a de quoi faire : un petit reportage vidéo nous apprend que Daredevil ne s’est plus montré depuis un an et que ça devient n’importe quoi en ville côté sécurité. Inévitable. Matt se rend tout de même au travail, où il bosse désormais avec l’avocate que Foggy draguait. C’est un jour particulier : c’est celui où Matt doit témoigner contre la personne qui a tué son meilleur ami. En plus de tout, c’est aussi le jour où il retrouve Karen – il semble qu’ils ne se soient pas beaucoup parlé.

Dex a bien survécu et a été arrêté : il a droit à un vrai procès, lors duquel il n’a bien sûr aucun regret ou remord. Et il est condamné à perpétuité. Mouais. Je trouve ça gros et expéditif tout de même : pourquoi s’en prendre à Foggy en particulier ? Qu’est-ce qui l’a mené à agir comme il l’a fait ? On l’avait quitté en train de subir une chirurgie pour survivre et… On le retrouve comme ça ? Et combien de temps après ?

Bref. Le procès : une peine à perpétuité, c’est le minimum. Ce n’est pas le plus gros intérêt cependant : le but est de voir plutôt Matt et Karen pour comprendre ce qu’il en est de leur relation. La perte de Foggy a créé un fossé entre eux, une véritable crevasse terrible de distance, de non-dit, de regret. Ils ne parviennent pas à ne pas se disputer et Karen part bien vite. Oh, elle le fait après avoir demandé à Matt s’il comptait remettre le masque de Daredevil, tout de même. Il lui assure que non car il n’est plus comme ça – il ne s’en sent plus capable.

Pas étonnant, finalement, que Kirsten, sa nouvelle associée, lui tende un piège : elle l’envoie recruter une nouvelle avocate pour le cabinet, Heather, mais celle-ci s’avère en fait être une psychothérapeute. Il a bien besoin de parler après tout, mais le but de Kirsten est plutôt d’organiser un blind date – sans jeu de mots, promis. Et contre toute attente, ça s’avère efficace. Le quiproquo ne tient pas longtemps, mais Heather et Matt parlent un bon moment.

Il faut toutefois travailler : Matt retourne au cabinet, reproche son attitude à Heather, puis retrouve Cherry. Ah, sa retraite se passe bien : il mène à présent des enquêtes pour Matt. Celle du moment ? Elle concerne Fisk, bien évidemment !

Bien sûr, le synopsis promettait un retour de Fisk et il se fait bel et bien dans cet épisode. On commence par retrouver Vanessa qui gère les affaires de son mari d’une main de maîtresse. Il nous manquerait presque un peu de contexte pour savoir où était Fisk exactement – il finissait la saison 3 en prison, mais bon, il s’est baladé un peu depuis dans le MCU. Aujourd’hui, il nous revient sans son caractéristique costume blanc, contrairement à Vanessa.

Il faut à présent nous réintroduire le couple et son fonctionnement. Fisk aime toujours autant s’écouter parler pour convaincre Vanessa qu’il a encore du pouvoir. Oh, c’est le cas et sa simple présence met fin à la réunion de Vanessa et des Cinq familles, mais tout de même. Son vrai retour se joue toutefois ailleurs : en politique. Le soir même, il décide donc de lancer sa campagne pour devenir maire de New-York. Quelle surprise. Matt entend la nouvelle et désespère, évidemment ; mais « Fisk can fix it » est un slogan qui accroche déjà les réseaux sociaux.

Le Caïd lance sa campagne par une allocution télévisée, mais pas que : il faut organiser le combat à présent. Une réunion est l’occasion pour les scénaristes de nous présenter toute son équipe. Cependant, équipe ou pas, réussite politique ou pas, une chose est sûre : Fisk fait le buzz. Quand Matt marche en ville, il entend que tout le monde parle de lui, en bien ou en mal. L’essentiel, c’est qu’on en parle et qu’il occupe l’espace médiatique, je suppose.

En tout cas, il n’est pas surprenant que Matt demande de l’aide à Cherry pour savoir ce qu’il en est : même si Fisk paraît sincère, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de Fisk. Il joue évidemment sur l’insécurité pour faire oublier sa capacité à écraser des crânes à mains nues. Cela ne peut suffire à Matt, bien sûr : il décide donc d’aller lui rendre visite et d’en avoir le cœur net.

Les deux ennemis se retrouvent face à face dans un silence factice mais oppressant, mais Fisk accepte immédiatement de parler avec Matt. Les deux reprennent contact avec du small talk assez basique sur Hell’s Kitchen, la perte de poids ou les enfants qu’ils n’ont pas. Fisk ne quitte pas son rôle de bon maire en devenir, mais il interroge surtout Matt sur la disparition de Daredevil. Sans surprise (et cette fois vraiment sans surprise), Matt lui explique que d’avoir failli tuer Poindexter lui a fait perdre le privilège de rester justicier. Il a compris qu’il faisait des dégâts lui aussi en tant que justicier.

Pour ne pas sombrer du mauvais côté de la barrière, il a arrêté d’en être un. Fisk comprend toutefois que Matt a aimé être comme ça, dangereux et sans limite. Il entend donc la menace que lui fait Matt – un pas de travers et il sera là – mais réplique aussi : une fois qu’il sera maire, Fisk s’en prendra aux gens en costume, parce que les justiciers n’ont rien à faire à New-York selon lui.

La série enchaîne sur une scène étonnante : Matt est en rencard avec Heather dans ce qui paraît être le soi-même, mais en fait, pendant ce rencard, Matt entend que Fisk a gagné l’élection de maire. Comment ça la campagne est déjà finie ? Je m’attendais tellement à ce que ce soit l’intrigue de la saison de le voir mener campagne que je suis surpris de le savoir déjà maire. Cette saison va avoir un problème après cet excellent épisode : il n’y a pas tellement d’enjeux sur du long terme pour l’instant.

Retrouver tout le monde fait plaisir, tout de même. La victoire de Fisk ? Il la savoure en expliquant à Vanessa qu’il sait pour Adam (elle le trompe alors ?) et en promettant de ne pas le tuer car il n’est plus comme ça. Il se lance alors dans son premier discours en tant que maire, où il assure aimer New-York alors que, de son côté, Matt embrasse pour la première fois Heather (c’est plutôt elle, en vrai). Il est dégoûté de la victoire de Fisk, mais il semble être le seul à penser ça dans la rue : il y a toute une manifestation populaire et des élans de joie de le voir gagner l’élection. Flippant.

L’épisode se termine sur de jolis plans, avec Fisk dans une lueur de lune bleue et Matt éclairé en rouge. Esthétiquement très beau, mais… vers quoi se dirige-t-on pour la suite ?

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Daredevil Born Again (S01)

De quoi ça parle ?

Le synopsis de cette saison est surprenant à mort quand on ouvre Disney + : grosso modo, on apprend que Matt Murdock et Wilson Fisk se retrouvent en collision. Encore.

Ce que j’en attends

Je ne sais pas trop finalement. Comme tout le monde, j’avais beaucoup aimé la série Daredevil sur Netflix et le choc avait été grand lors de l’annulation, mais contrairement à tout le monde, ce que j’avais aimé, ce n’était certainement pas Fisk. En fait, ce méchant me blase et m’ennuie. Moi, c’est Elektra qui m’avait totalement fasciné lors de mon visionnage de la saison 2 et je ne comprends pas du tout la hype qu’il y a autour de Fisk, un méchant que je trouve générique au possible et qui ne fait que s’écouter parler – et s’écouter parler, pour moi, ce n’est pas développer la psychologie d’un personnage.

Pourquoi regarder cette saison alors ? Eh bien ! J’aime bien le personnage de Matt Murdoch aussi et Netflix avait réussi à créer un vrai univers. Certes, cet univers m’a perdu en cours de route et je n’ai jamais terminé de tout visionner parce que je trouvais que c’était long et lent, mais j’ai espoir que Disney + parvienne à reprendre en modifiant un peu l’ADN pour le rendre plus prenant. Matt a fait des apparitions dans Spiderman ou She-Hulk où il était dans un registre différent, ça me donne de l’espoir.

La saison 3 ? Les critiques ne sont pas sur le blog, mais elles viendront. J’ai rattrapé la série avant de me lancer dans ce revival, c’est évident. Enfin… Cela ne l’est peut-être pas tant que ça : je n’ai jamais terminé la saison 2 de The Punisher par exemple. Quoiqu’il en soit, c’est parti pour cette saison 1 sur 2 (au moins). En espérant que ça me prenne plus aux tripes que la saison 3 et que les scènes d’action soient toujours aussi incroyables.

Note moyenne de la saison : 16/20

Daredevil Born Again – S01E02 – Optics – 16/20

Tout en gardant le style et en baignant dans l’ADN de la série d’origine, cet épisode commence à marquer davantage de différences et dévoiler à quoi ressemble cette version 2025 de la série. Les changements opérés fonctionnent tellement bien…

X-Men ’97 (S01)

Synopsis : Un an après la mort de Charles Xavier, les X-Men ne sont toujours pas tout à fait remis…

Pour commencer, le 20 mars dernier, les X-Men faisaient enfin leur grand retour sur Disney + avec la diffusion de la saison 1 de X-Men ’97, déjà renouvelée pour une saison 2. En tant que suite directe de la série animée culte des années 90, X-Men: The Animated Series, cette nouvelle version a su captiver mon attention, tout en attirant a priori un nouveau public. Je me rends compte que si j’en ai parlé plusieurs fois dans le podcast 42 minutes, je n’ai jamais pris le temps d’écrire un article de blog dessus. Du coup, voilà, je règle le problème ce midi avec cet article qui va être un peu un fourre-tout de ce que j’ai pu en penser. On n’est pas sur la rigueur habituelle des articles de ce blog, on va dire, mais je voulais garder une trace de la série ici !

Avant de commencer cette nouvelle version créée par Beau DeMayo, il faut que la série se déroule un an après les événements de la série originale, plongeant directement dans de nouvelles aventures. Ainsi, la série réintroduit des personnages emblématiques tels que Wolverine ou Storm, mais elle ne perd pas de temps à le faire, se contentant de proposer l’arrivée d’un nouveau X-Men (que j’aime beaucoup d’ailleurs).

Les deux premiers épisodes, diffusés en même temps, servent à poser les bases de l’intrigue en rappelant le contexte de la série originale tout en introduisant de nouveaux arcs narratifs. Franchement, je m’étais dit que je reverrai les 5 saisons de la série d’origine avant de commencer le dessin animé. J’ai donc revu… une seule saison, vous me connaissez, toujours débordé. Certes, j’ai oublié plein de trucs des autres saisons, mais tant pis ! La nouvelle série se regarde même si on n’a pas vu la série d’origine, ce qui est plutôt sympa. Ils sont un peu lourds en introduction par moment, mais pour ceux qui, comme moi, ont grandi avec la série originale, c’est un véritable plaisir de retrouver ces personnages et cet univers familier.

S01E01 – To Me, My X-Men – 16/20
Le premier épisode commence par réintroduire les X-Men dans un monde encore marqué par la disparition de Charles Xavier. Cet épisode met l’accent sur la nouvelle dynamique de l’équipe et pose les bases des conflits à venir. Si j’ai trouvé le rythme un peu lent, il est essentiel pour remettre les choses en place et permettre aux nouveaux venus de comprendre l’univers des X-Men.
S01E02 – Mutant Liberation Begins – 17/20
Le deuxième épisode poursuit sur sa lancée, avec l’introduction de nouveaux personnages et la mise en place des premiers conflits. Les X-Men doivent faire face à de nouvelles menaces tout en essayant de maintenir l’ordre au sein de l’équipe. J’ai trouvé que ces épisodes étaient un peu longs, surtout pour les spectateurs familiers avec la série originale. Cependant, ils sont essentiels pour les nouveaux venus et l’épisode propose des pistes vraiment surprenantes pour les arcs que la série suivra.
Le style d’animation, bien que vieillot, a été légèrement modernisé, ce qui donne un charme nostalgique tout en restant accessible​. Ça m’a fait prendre conscience de ce que je savais déjà : ce qui me manque dans les séries d’aujourd’hui, c’est une équipe avec des super pouvoirs qui doivent combiner leurs pouvoirs.
S01E03 – Fire Made Flesh – 15/20
L’épisode 3, que j’ai regardé un dimanche matin comme lorsque j’étais enfant, est un véritable hommage à la série originale. On y retrouve des éléments classiques des X-Men, comme les luttes internes et les dilemmes moraux. Cet épisode est un tournant, avec des révélations surprenantes et des arcs narratifs complexes qui commencent à se dessiner. Les thèmes de la tolérance et de l’acceptation sont au cœur de cet épisode, rappelant pourquoi les X-Men sont toujours aussi pertinents aujourd’hui.
S01E04 – Motendo-Life/Death pt.1 – 14/20
Dans cet épisode, on retrouve vraiment la série originale avec la présentation de deux intrigues en parallèle. La première m’a vendu du rêve en me renvoyant vraiment en enfance, l’ambiance jeu vidéo, les personnages mis en avant (Jubilee et le petit nouveau), le développement très rapide d’une histoire complète… J’avais l’impression d’être en train de lire un comic, c’était génial.
Malheureusement, j’ai bien plus décroché pour la deuxième partie. Storm prend le devant de la scène. Les scénaristes ont fait un excellent travail en explorant son passé et ses motivations, mais ils ont du mal à réintroduire le personnage – au sens où j’ai oublié une trop grosse partie de ce que l’animé avait développé sur elle dans la version originale. C’est donc un épisode qui montre bien la profondeur des personnages et la richesse de l’univers des X-Men… mais ça se fait un peu à son détriment sur la deuxième partie qui casse le rythme et me rappelle que je n’ai pas la mémoire que je pense avoir pour les détails d’il y a vingt ans !
S01E05 – Remember It – 20/20
L’épisode 5 est sans doute l’un des meilleurs de cette saison télévisuelle – au sens large, donc, pas seulement pour la série, mais toutes séries confondues. Il réunit tout ce que j’aime dans les X-Men : des personnages bien développés, des intrigues captivantes et une action effrénée. Cet épisode est une véritable démonstration de force, prouvant que la série peut encore nous surprendre et que ce revival était nécessaire. C’est un hommage aux meilleurs moments de la série originale tout en apportant une touche de modernité.
Comment vous dire que j’ai sauté au plafond quand j’ai vu qu’on récupérait enfin dans la série Diablo, qui est juste l’un de mes X-Men préférés (c’est à cause de X-Men Evolution). La dynamique qu’il a avec Malicia est vraiment quelque chose qui me manquait et que je n’espérais même pas revoir tant pour moi c’était foutu d’avance. Bref, l’enfant en moi était trop content et c’est exactement ce qu’il fallait pour que je sois dépité par les twists de fin qui perturbent totalement l’univers…
S01E06 – Life/Death Pt.2 – 12/20
Qui s’en fout, franchement ? Après l’incroyable épisode 5, l’épisode 6 m’a laissé totalement sur ma faim. L’intrigue était moins captivante et les personnages moins intéressants, et pour cause : c’était la suite directe de l’épisode 4. Cette inégalité est peut-être le plus grand défaut de la série : un épisode peut être excellent, tandis que le suivant peut décevoir. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt général de la série, qui reste solide dans son ensemble.
S01E07 – Clairvoyance – 17/20
Pour aller dans le sens du titre de cet épisode, c’est fou comme avec son intrigue sur Genosha, la série parvient à être hyper actuelle et plutôt clairvoyante sur la politique actuelle. L’épisode s’en tire très bien à mes yeux surtout pare qu’il propose enfin la suite de l’épisode 5 et que c’est justement ce qu’on voulait voir. On est loin de la série pour enfant qu’on pourrait attendre d’un dessin-animé, mais pour moi, le deuil fait partie intégrante de l’univers des X-Men. Ici, il est sacrément bien présenté, tout en faisant en sorte que l’intrigue avance. Bien joué.
S01E08-09-10 – Tolerance is Extinction – 16/20
Les derniers épisodes de la saison continuent de développer les arcs narratifs mis en place précédemment, pour arriver à sa fin logique, mais en passant par des moments qui n’arrivent pas toujours à convaincre (les zombies/robots mutants, c’est un peu too much pour moi). L’avant-dernier épisode est particulièrement marquant, avec des moments de tension et de suspense. Le final de la saison, bien que satisfaisant, laisse de nombreuses questions en suspens, préparant le terrain pour une éventuelle saison 2 qui va nous faire voyager dans le temps… Hâte de voir ce que ça pourra donner !

En bref

X-Men ’97 est un retour réussi qui parvient à capturer la magie de la série originale tout en apportant des éléments nouveaux. Que vous soyez un fan de longue date ou un nouveau venu, cette série mérite d’être regardée et a beaucoup fait parler d’elle pendant la diffusion. Il y a un petit problème de rythme, mais ça correspond à mes souvenirs du dessin animé de mon enfance : un épisode sur deux est génial… un épisode sur deux est donc moins bon. Ca fait quand même 50%.

Les scénaristes ont plein d’idées et ça se sent, ça part dans tous les sens tout en restant plutôt maîtrisé. Ce que j’aime bien c’est que, un peu comme dans l’animé d’origine, ils vont vite donc ils ont le temps d’évoquer plein de choses et en même temps il y a des conséquences sur l’épisode d’après donc c’est bien foutu. Bon, juste quand tu tombes sur un épisode où c’est pas une intrigue qui t’intéresse, c’est pas des persos qui t’intéressent, ça peut vite devenir long.

Sinon, un des gros points forts de cette saison 1 à mon sens est qu’elle prend le temps de vraiment développer les personnages sans se concentrer sur un en particulier (alors même qu’on a tout un épisode sur Storm, oui). Quel plaisir d’avoir enfin un animé X-Men qui ne tourne pas QUE autour de Wolverine… Oui, je sais, c’est ironique de dire ça aujourd’hui, à moins de 48h de la sortie de Deadpool et Wolverine. Mais bon… j’en reparlerai sur le blog à un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !