Daredevil Born Again – S02E01 – The Northern Star – 15/20

C’est un retour plutôt efficace du point de vue de l’action et qui sait ménager ses effets, mais le problème, c’est qu’on en sait déjà trop sur les guests à venir. Du coup, on les attend plus qu’autre chose et la surprise de fin d’épisode n’en est absolument pas une, tout ça est un peu trop prévisible à mon goût. En plus, on s’éloigne parfois de l’intrigue principale en fil rouge pour s’intéresser à des sous-intrigues pour l’instant totalement éclatées et morcelées, ça ne parvient pas à me convaincre, même si je ne doute pas que toute la lumière sera faite un peu plus tard dans la saison.

Spoilers 

Matt fait couler un navire de Fisk pour révéler son trafic d’armes.

Oh, you think the evidence matters ?

Autant l’an dernier, j’étais content de moi car j’avais réussi à rattraper toute la saison 3 de la série d’origine avant de commencer la nouvelle saison, autant cette année, c’est n’importe quoi : je voulais rattraper Punisher et Jessica Jones, je n’ai pas vu un seul épisode ; je voulais poster dans les temps, j’ai une semaine de retard. C’est le taf, que voulez-vous ?

Mon autre gros souci cette saison, c’est que je me rends compte que j’ai tout oublié de la saison 1. Cela fait pourtant à peine un an, mais le résumé ne me rappelait pas toujours quelque chose. Il y a des scènes que je découvrais au fur et à mesure alors que je les ai déjà vus. Heureusement, le résumé est long et permet efficacement de se remettre les pièces du puzzle en place. La pièce la plus importante, je l’avais déjà : Fisk est élu maire.

Comme toujours, l’épisode commence par un micro-trottoir, pour nous montrer que les gens sont heureux d’avoir un New-York sous loi martiale. Lol. La propagande, c’est toujours efficace aux USA. On sent bien que ce micro-trottoir est orienté, plus encore qu’en saison 1. Après ça, nous assistons à l’arrivée d’un navire en ville et on sait déjà qu’il aura son importance : il a le nom que porte aussi l’épisode, l’étoile du Nord. Pourquoi ça me donne envie de retourner à Disneyland profiter de Frozen Ever After plutôt que d’aller au taf après cet épisode ?

Il y a des mystères peu profonds, on va dire. En tout cas, la saison commence tout de suite par un peu d’action : Daredevil, muni de son plus beau costume, s’infiltre à bord de ce bateau en mettant KO tous les hommes qui font leur ronde dedans. C’est ironique ce que je vais dire, mais je reproche un peu à la série de nous laisser avancer à l’aveugle dans cette scène d’action, parce qu’on ne voit pas grand-chose. Là où on est habitué à de belles chorégraphies de combat, le but est ici au contraire de ne pas trop en montrer. Je suppose que ça permet quelques économies du point de vue du budget.

Même si l’attaque de Daredevil est rapidement repérée, les hommes pilotant le navire continuent de vouloir faire arriver le bateau à bon port. C’est peine perdue : celui-ci finit par couler dans un enchaînement d’événements que je trouve quelque peu flou. Qu’importe : cette saison commence par un petit Titanic et de beaux effets spéciaux. Daredevil s’en sort bien et c’est tout ce que la série voulait montrer : un héros capable de s’en sortir dans des conditions extrêmes, parce qu’il est aveugle mais a une super ouïe. Du point de vue technique, j’aime bien la facilité des changements de taille d’écran, encore et toujours. Du point de vue logique, je peine à comprendre comment il peut rejoindre le rivage, mais bon.

Le générique est toujours très chouette en tout cas, et ça, c’est un vrai point fort de la série.

Après tout ça, Daredevil rentre dans son bar favori. Celui-ci semble à l’abandon à première vue, mais on comprend assez vite qu’il s’agit d’un gymnase où nos héros s’entraînent. Nos ? Matt y retrouve Karen et lui explique enfin ce qu’il en était du Northern Star. C’est un navire qui était plein d’armes à feu : Fisk se sert du port de New-York pour faire du trafic d’armes. C’est bien de couler le navire, mais ça fait couler les preuves aussi. Karen et Matt cherchent donc un moyen de prouver ce que Fisk fait, mais pas avant d’avoir pris le temps de s’embrasser – et plus, bien sûr.

Le lendemain matin, nous découvrons qu’ils vivent carrément ensemble dans ce qui semble être un grenier assez spacieux et lumineux.

De son côté, Fisk déclare que New-York est victime d’une attaque terroriste de Daredevil : le bateau coince complètement le port, paralysant tout le trafic maritime de la ville. C’est dur, je trouve, parce que Fisk est évidemment le connard et le méchant, mais là pour le coup, bloquer la ville… Daredevil n’est pas des plus malins. Il s’est filmé à bord du Northern Star pour bien signer son crime, si jamais ce n’était pas clair.

Bien sûr, les actions de Fisk déplaisent à la gouverneure de l’Etat et au gouvernement lui-même : Fisk doit aussi faire face à une petite réunion avec ses opposants lui rappelant qu’il y a une hiérarchie et qu’il est en roue libre, à confondre justicier et terroriste, à imposer une loi martiale, etc. On nous introduit aussi une intrigue parallèle avec un type, Charles, qui vient de Washington pour régler le merdier. Pardon, de Langley. Ouep, la CIA s’en mêle. Charles est un personnage insupportable qui débarque en pleine réunion à la mairie et fait preuve de tout son pouvoir politique en un coup de fil : les opposants de Fisk se couchent donc face à lui, sans qu’on ne sache exactement pour répondre à quelle injonction politique venant de plus haut.

Je suis un peu paumé devant certaines scènes de cet épisode, honnêtement. Ainsi, on assiste à une descente de policiers en ville, avec des policiers qui font preuve de violence gratuite dans un bar. Il s’agit en fait, mais ce n’est révélé qu’après, de nous montrer que la milice de Fisk a tous les droits pour mener l’enquête sur le Northern Star. Ils arrêtent donc les deux hommes qui pilotaient le navire pour les torturer et avoir plus d’infos sur ce qu’il s’est passé exactement. Après une petite séance de torture, le capitaine se fait donc tuer d’une balle dans le crâne, alors que bon, il n’y était pour rien. Fisk est toujours un méchant.

C’est lui qui est derrière tout ça et il l’assume totalement, même devant Vanessa. Il rencontre donc Charles avec elle pour remettre Charles en place et régler le problème du Northern Star. Il est ainsi révélé que Charles fait partie du trafic d’armes et que son job ici est de déplacer les armes coulées sans que personne à New-York ne les remarque. Easy peasy. Il s’agit juste de trouver des hommes qu’on peut facilement sacrifier pour déplacer les armes dans un entrepôt avant de les tuer dans ce qui paraitra être un accident.

Bien sûr, si les micro-trottoirs sont trafiqués et orientés politiquement, il y a aussi une réponse sur internet, avec des parodies et un influenceur (au moins) dénonçant les mensonges mainstream de la télévision. J’aime bien cette idée, en vrai. Et puis, ça permet aussi de nous réintroduire la journaliste de la saison 1 – elle assiste désormais à des fêtes où on la félicite sur son travail. Elle joue un double-jeu avec Karen, qui porte une perruque digne de Riverdale pour se déplacer en pleine journée (et nuit) sans être remarquée, puisqu’elle lui transmet toutes les infos qu’elle a. La scène n’était pas géniale, avec quelques regrets de Karen sur la mort de l’oncle… mais je me suis déconnecté de toute cette intrigue, j’avoue.

Nous retrouvons aussi la psy de la saison 1 dans cet épisode. Elle interroge un justicier dont elle doit faire l’évaluation psy avant son procès – officiellement. Officieusement, elle lui rappelle qu’il est là selon des lois martiales qui le sépare de tous ses droits. Une fois l’interrogatoire fait, elle est contactée pour modifier ses réponses et faire en sorte que l’homme soit bien vu comme un sociopathe. Elle est totalement manipulée par Fisk et ses hommes, c’est triste. Ils le font grâce à son choc post-traumatique de l’agression en saison 1. Et puis, c’est facile de manipuler des réponses à un QCM quand tout est fait au crayon à papier, en plus…

J’avais un peu oublié, mais dans tout ça, Matt a toujours un bureau et des collègues, en théorie. Ceux-ci s’inquiètent pour Matt et croule sous le boulot pour oublier que Matt est aux abonnés absents. Notre avocate préférée, Kirsten, est évidemment inquiète de la disparition de celui-ci, mais elle tient une belle poker face devant tous ceux qui ne sont pas Cherry (l’ex flic). Elle se voit pourtant proposer de belles offres de corruption de la part du procureur, mais elle les refuse.

De son côté, Cherry a des contacts avec Matt, toujours. Ils ont même des contacts en plein jour, certes dans des lieux isolés, mais bien visibles. Matt informe donc Cherry de tout ce qu’il sait sur le trafic d’armes de Fisk, parce qu’il a besoin de son aide pour le démanteler.

Il a une journée chargée pour un fugitif Matt : il se rend ensuite dans le bar où la police a arrêté les hommes du Northern Star pour offrir son aide d’avocat à la propriétaire. Je ne vois pas bien ce qu’il peut faire, mais soit. Le soir, il retrouve Karen chez lui et ils partagent un petit moment émotion à se souvenir de Foggy. C’est triste. En parallèle, la propriétaire du bar rencontre un SDF qui lui explique qu’il bossait sur le Northern Star et qu’il a besoin d’aide.

Si elle assure pouvoir lui donner, le réseau de Matt commence à souffrir quelques revers. Cherry se fait tabasser chez lui par la milice de Fisk. Heureusement, Matt sent à l’avance que ça craint pour lui quand Cherry annule leur RDV. Il peut donc venir à temps pour sauver Cherry de ces hommes. Malheureusement, il entend aussi le rythme cardiaque de Cherry : es problèmes au cœur de l’ex policier le rattrapent et perturbent Daredevil pendant son combat. On l’a connu plus efficace notre justicier, mais bon, le souvenir de Foggy et de son rythme cardiaque s’arrêtant le perturbe vraiment.

Bref, Matt est mis KO par des flics en surnombre. Ainsi, la milice démasque Daredevil et découvre que c’est Matt Murdock. Sans surprise, tous les hommes qui voient son visage se font alors tuer par un allié qui reste hors écran, mais envoie une petite lame « you’re welcome » à Matt. Qui est aveugle et ne peut la lire. Hum.

PS : Comment ça y a deux épisodes qui sortent aujourd’hui ? J’ai le temps pour un seul cet après-midi, c’est malin !

PS2 : J’espérais tellement plus après le cliffhanger de la saison 1, mais non, il faut prendre tout son temps pour voir le réseau de Matt vraiment à l’œuvre…

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Daredevil Born Again (S02)

On en était où ?

Tout ce dont je me souviens, c’est que Fisk est devenu maire et que Matt réunissait une équipe d’Avengers de nuit (pardon, de Defenders, peut-être ?). Je suis sûr que ce sera suffisant, cela dit.

Ce que j’en attends

Pas grand-chose ? Je suis déjà bien trop spoilé sur les retours à venir dans le MCU, alors j’attends ça, mais je me doute que ce ne sera pas pour le premier épisode. Pour le reste, la série est censée apporter de belles chorégraphies de combat, quelques surprises dans une intrigue inutilement alambiquée et de nouvelles scènes pour me faire soupirer bien fort car je n’aime pas Fisk.

En vrai, je suis content de retrouver une petite dose de super-héros Marvel dans ma vie parce que ça manque vraiment beaucoup ces derniers temps. Dans le genre, Daredevil est loin d’être la plus mauvaise série à retrouver. Les personnages ne me manquent pas particulièrement, mais je suis à peu près sûr que je vais adorer les revoir. En plus, je tiens à souligner que c’est chouette d’avoir une saison par an. Vous savez, c’est le rythme logique et normal pour une série, en fait. Il ne me manque que les 22 épisodes par saison qui vont avec (je vais continuer de m’en plaindre longtemps et sur toutes les séries, parfaitement, parce que j’ai le droit de devenir un vieux con si je veux).

Bref, si les critiques d’un vieux con ne vous rebutent pas, voilà donc ce que je pense de chaque épisode de cette saison 2 :

Note moyenne de la saison : –/20

Scrubs (2026) – S01E04 – My Poker Face – 16/20

Quelques bons fous rire me rassurent sur la qualité de ce retour. Au risque de me répéter : je suis content de retrouver les personnages et je trouve que ça fonctionne vraiment bien comme revival. En fait, c’est à se demander pourquoi ça ne s’est pas fait avant. C’est cliché, mais hyper plaisant de voir les personnages qu’on adore devenir ceux qu’ils détestaient avant de se reprendre en main, c’est plaisant d’avoir le point de vue des persos désormais plus âgés sur leur manière de rester jeunes. Bref, c’est une série pour ceux qui étaient là il y a vingt ans, et c’est mon cas, alors…

Spoilers

JD a repris sa vie en main alors il chasse à présent sa jeunesse perdue.

You do you, Tarzan.

Je suis en retard dans toutes mes séries (ou presque), mais je peux bien caser un épisode de 20 minutes quelque part dans mon planning, quand même ? J’ai en plus l’impression d’être vingt ans en arrière en lançant cet épisode, c’est fou.

L’épisode commence par JD qui emménage dans son nouvel appartement tout en étant satisfait d’avoir aussi réussi son divorce et d’être aussi à l’aise à présent dans l’hôpital. Il en parle avec Eliott, tout aussi satisfaite. Tout est bien dans cet épisode pour JD, donc, sauf quand il essaie de monter son lit. Ouais, pardon, j’ai tellement éclaté de rire à voir JD essayer de monter son lit que je devais en parler ici. L’idée était excellente.

Quand Turk lui rend visite pour se plaindre de sa vie – et des femmes dans sa vie – la série reprend vraiment ses vieilles habitudes. Sont-elles de bonnes habitudes ? Je ne suis pas sûr. Il n’empêche que l’idée est rapidement prise d’organiser une soirée Poker chez JD et de transformer l’appartement en appartement de bro… Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Pas grand-chose d’après les rêveries de JD et ses souvenirs de Macarena en flashback.

Il ferait mieux de changer d’avis, surtout quand il invite Sibby et qu’on découvre qu’elle est une addict. Ou quand Turk ne vient pas parce que eh, sa femme lui envoie quelques nudes. Ma foi, ça colle avec Carla et c’est une bonne manière de compenser son absence. Ce qui est sûr, c’est que la soirée poker n’est pas aussi fun que prévue pour JD (le pauvre, mais c’est très fun pour nous) là où Turk passe une excellente soirée. Cela mène à une scène où JD veut arracher le cœur de Turk, et c’est très drôle.

La réconciliation se fait grâce à un patient jeune papa qui a un cancer des poumons et, forcément, ça les fait remettre certaines choses en perspective. La fin d’épisode voit donc JD se faire à sa nouvelle normalité des soirées post-hôpital sans Turk. Il passe du temps avec les internes et Sibby, ça permet quelques gags et ça fait plaisir.

Les internes se plaignent à Turk d’être considérées comme des larbins et des baby-sitters. Le problème pour elles, c’est que Turk n’en a rien à faire des problèmes des internes, parce qu’il a trop à gérer lui-même. Pourtant, il faut s’en occuper quand la guerre entre les internes s’envenime : je redécouvre donc qu’il y a cette bataille habituelle entre internes en chirurgie et internes en médecine.

Ils décident donc de les emmener voir le même patient, histoire de mieux constater qu’au-delà des divisions entre eux, il y a aussi une tension sexuelle entre certains d’entre eux. Simple et efficace.

Eliott est un peu dépassée par son patient du jour – et par son régime TikTok. Il ne veut que des protéines et est sûr de mieux savoir qu’elle ce qui est bon pour lui, parce que son ancêtre est Tarzan. Le gag est facile, mais il m’a fait rire, comme chaque scène avec Sibby, finalement, et comme, à l’époque, chaque scène avec Eliott. La voir galérer avec le poids m’a fait mourir de rire, de même que la voir être acerbe avec son patient. Franchement, elle est dépassée par la nouvelle génération et ça fait d’elle ce que certains médecins étaient quand elle était encore jeune.

Le patient est donc à l’hôpital parce qu’il est mal nourri – ce qui force Eliott à lui dire de manger des fruits. Ce qui est triste, c’est qu’Eliott se montre ensuite désobligeante avec son interne accro aux portables. Cela la force à faire semblant de lire la Bible pour pouvoir utiliser son téléphone discrètement. J’ai tellement ri, même si ça fait d’Eliott une boomer. Le plus inattendu, c’est que c’est finalement JD qui en fait prendre conscience à Eliott. C’est une évolution intéressante pour les personnages, j’aime bien l’idée.

J’aime beaucoup l’idée aussi que ce soit finalement l’interne qui se rend compte que leur patient est anorexique et obsédé par son poids. L’intrigue ne nécessite pas Tik Tok pour comprendre ça, en vrai, mais ça marche de voir Eliott avoir tort – et ça marche de nous rappeler que les gens exposent beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, aussi.

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Scrubs (2026) – S01E03 – My Rom-Com – 16/20

Si je n’ai pas pleuré de rire devant l’épisode, je trouve qu’il fonctionne déjà mieux que les précédents et parvient à trouver son rythme. On cerne davantage les nouveaux personnages, les anciens reprennent vraiment des couleurs, les dynamiques sont cohérentes et rappellent celles de la série d’origine tout en développant de nouvelles nuances… Bref, c’est écrit de manière fluide (peut-être un peu trop simple parfois) et je passe ma critique de l’épisode à dire que ça fonctionne. Il ne manque plus grand-chose pour que ce soit encore plus drôle.

Spoilers

Elliot doit se faire à l’idée que son ex-mari est son boss.

They’re all my patients, Elliot

L’épisode commence par ce qui pourra rapidement redevenir un gag régulier : JD fait les rondes avec ses internes et ça permet quelques blagues faciles sur la sexualité des seniors. Allez, pourquoi pas. C’est assez raccord avec l’ambiance de la série, ça paraît même être recyclé.

L’intrigue principale de l’épisode est rapidement introduite : JD et Elliot doivent se réhabituer à bosser ensemble, ce qui n’est pas simplifié par le fait qu’ils soient divorcés et que JD soit désormais son chef. Inévitablement, ça termine en dispute. C’est chouette que Carla soit de retour pour commenter la relation entre Elliot et JD. Elle le fait avec Turk, s’immisce dans la relation JD/Turk et c’est parfait.

Toute l’intrigue tourne autour de JD prenant des décisions énervant Elliot, et c’est hilarant avec simplicité : je retrouve davantage la dynamique et l’humour de la série dans cet épisode et avec cette intrigue. Elliot qui tombe dans le couloir ou qui se fait draguer par Raffi, l’informaticien de l’hôpital, ça m’a énormément convaincu – autant que le fait que tout l’hôpital commente la situation et critique les deux médecins (et les octaves qui grimpent vite).

Je n’ai pas aimé la rêverie de JD, une fois de plus, mais tout le reste fonctionnait bien – et la rêverie m’a fait rire en toute fin d’épisode dans le combat avec Turk, même si la trahison de son secret, pfiou, tu parles d’un pote. La résolution de l’intrigue principale qui voit JD demander à Elliot de faire quitter l’hôpital à une de ses patientes refusant les soins est simplissime, avec Elliot faisant un transfert sur sa patiente âgée décidant de mourir seule et se confiant finalement à JD sur sa peur de finir seule. Pfiou, cette phrase était interminable, pardon. Pour simplifier : JD décide donc d’aider Elliot, parce qu’il veut être là pour elle avant qu’ils ne soient trop vieux.

Au milieu de tout ça, j’aime beaucoup le fait que Sibby soit de nouveau là dans cet épisode, mais j’ai quand même l’impression que les scénaristes galèrent à trouver une utilité à ce personnage. L’actrice est super drôle, mais la présence du personnage est un peu forcée, je trouve, surtout dans sa première scène. Après, toutes les blagues sur Là-Haut ont fonctionné sur moi, car je suis bon public. La blague, c’est que le mari de la vieille patiente ressemble au héros de Là-Haut (pas tellement en vrai), et oui, ça m’a fait rire principalement parce que l’actrice surjoue tout ça. Elle a ce qu’il faut pour faire rire en s’adaptant à l’humour de la série et est un très bon ajout comique. J’espère juste qu’elle ne soulera pas trop, parce que ce genre d’humour a ses partisans autant que ses détracteurs.

Sinon, du côté des internes, Elliot se sent obligée d’envoyer Tosh (je l’apprécie bien plus dans ce troisième épisode) chercher le patient, ce qui provoque quelques gags de plus et permet à la patiente, finalement, de décider de rester en vie pour faire chier son ex. Ce n’est pas tout à fait l’histoire d’amour mignonne qu’on nous vendait, mais c’est efficace pour conclure l’intrigue.

Une deuxième intrigue de l’épisode voit les internes s’inquiéter des résultats qu’ils obtiennent sur des applications pour noter les médecins. Ce n’est évidemment pas grandiose, ça permet à nouveau des blagues excellentes, à la fois sur les internes et sur JD. Ce dernier découvre que tout le monde ne l’aime pas parmi ses patients et il est particulièrement énervé de voir qu’on dit qu’il n’a pas les qualités pour être chef car il est trop narcissique.

Je supposais dès le début qu’on saurait assez vite que ça venait de quelqu’un du casting, mais en attendant, ça fonctionnait bien de le voir être un chef catastrophique. Il préfère acheter des robots à ses amis et des machines pour faire le ménage. C’est idiot, mais ça fonctionne. Évidemment, en fin d’épisode, Elliot explique que c’est elle qui a écrit la review négative. Le timing était le bon pour que ça fasse rire et ça permettait de relier toutes les intrigues de l’épisode (ou presque), ce qui est toujours bienvenu en comédie (mais moins dans mes critiques, car c’est un petit enfer à écrire de manière séparée et logique).

De son côté, Turk obtient le robot qu’il espérait dans l’épisode précédent – c’est l’intrigue C de l’épisode, qui ne tourne pas autour de Turk, mais d’Amara. En effet, c’est l’occasion de développer quelques nouveaux internes. On découvre ainsi un peu plus Amara, la bonne élève qui fait tout pour être bien vue… et qui est en fait une ancienne élève ayant fait école à la maison et ne sachant pas conduire. Il n’en faut pas plus pour que ses collègues la voient comme bizarre et que ça ouvre la voie à quelques blagues.

Amara ne parvient pas à faire fonctionner le robot comme il faut. En revanche, elle tape dans les yeux d’un des internes – et ça n’échappe pas à Blake, autre interne qui s’amuse de la situation. Bien sûr, ça permet aussi de développer Dashana : elle est amie avec Amara et décide de lui laisser la chirurgie qu’elle voulait à l’origine. Cela la rend encore un peu plus appréciable, surtout qu’elle parvient à Turk d’aider également Amara en lui apprenant à conduire.

En revanche, un point négatif de l’épisode est que la nouvelle némésis de JD ne soit pas là. Ils ont beaucoup insisté sur son personnage dans les deux premiers. J’imagine que comme toutes les séries de network, Scrubs doit composer avec des limitations de budget et des acteurs qui ne sont pas présents tous les épisodes. Sur seulement neuf épisodes, et au risque de me répéter, ça donne l’impression qu’on va manquer de temps pour tout développer autant qu’ils aimeraient le faire. J’espère donc déjà un renouvellement pour leur laisser une vraie chance par la suite.

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