9-1-1 – S06E15

Épisode 15 – Death and Taxes – 16/20
Les sujets abordés dans cet épisode ne sont pas forcément évidents à traiter pour un scénariste… mais franchement, l’épisode s’en tire bien. On nous évite certains écueils redondants concernant le deuil et la mort, l’angle d’attaque est plutôt celui de la comédie pour les taxes, et l’ensemble finit par fonctionner bien comme divertissement. Simple et efficace, c’est un épisode que j’ai bien aimé.

Spoilers

Dans la vie, deux choses sont inévitables, et c’est sur celles-ci que se concentre cet épisode.


Is that why you ask so many innocent questions ?

Ah, super, cet épisode commence par nous montrer un homme qui est débordé parce que ses clients ont attendu le dernier moment pour faire leur déclaration d’impôts. C’est un joli moyen de me rappeler que je dois faire la mienne moi aussi, j’imagine. L’homme est en tout cas en train d’essayer de travailler lui aussi, mais ce n’est pas évident avec sa femme qui l’engueule de ne pas être capable de prendre le temps de venir voir ses parents.

En fait, l’homme est tellement préoccupé par sa conversation téléphonique qu’il ne capte même pas qu’il y a quelqu’un d’autre qui entre par effraction dans son bureau pour y foutre le feu. La scène était plus marrante qu’autre chose, même si je ne sais pas trop pourquoi ça m’a amusé de le voir rater à chaque fois la présence de cet intrus qui venait foutre le feu. Le pauvre intrus se fait finalement surprendre et sursaute, se foutant le feu par accident.

Pas d’inquiétude cependant, l’employé des impôts vient en aide à cet intrus et appelle la caserne 126 à temps. L’homme survit donc, et il va clairement le regretter. Il est gravement brûlé, a perdu une jambe dans l’opération si j’ai bien compris et va se retrouver en prison, probablement. Cela fait beaucoup… Cependant, ça n’empêche pas la victime de l’épisode de se remettre bien vite au travail, parce qu’il n’y a que deux choses inévitables dans nos vies (d’après Chimney et Buck) : la mort et les impôts. Ben super. Au moins, le titre de l’épisode est déjà donné comme ça.

La deuxième intervention de l’épisode ne se fait pas attendre non plus : on suit ainsi Athena mener une arrestation dans un quartier résidentiel tout tranquille. Elle vient aider à l’arrestation d’un homme qui a détourné les fonds de son association venant en aide aux SDF. Elle le retrouve aux toilettes, mais ne s’en inquiète pas plus que ça.

Elle aurait mieux fait de se demander ce qu’il y trafiquait. Pour moi, il a bouffé des preuves pour être sûr de s’en sortir avec une peine de prison moins lourde que prévue. On ne le saura pas immédiatement toutefois, parce qu’une fois dans la voiture avec Athena, l’homme perd connaissance. C’est pour ce genre de situation qu’il y a toujours deux flics dans les voitures de police, non ?

Athena est seule 100% du temps cela dit et ils n’ont jamais pris la peine de développer davantage le personnage. Ainsi, c’est elle qui se retrouve à devoir faire un massage cardiaque à l’homme pendant que Maddie lui envoie les pompiers. De manière surprenante, il ne s’agit pas de la caserne 126 pour une fois… Cela laisse Athena drôlement seule sur place et pour la suite. Elle cherche désespérément à comprendre ce qu’il s’est passé, culpabilisant de la mort de l’homme.

Bien sûr, l’enquête est en sa faveur : elle n’a absolument rien fait de mal et l’homme respirait encore quand il a été confié aux pompiers… Il n’empêche que cela la travaille. Elle en parle ainsi à Bobby, puis se rend à la morgue de l’hôpital pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé. On nous révèle qu’elle est pote avec la légiste, pourquoi pas, qui prend son repas au milieu des cadavres, ça tombe bien.

Athena obtient l’autorisation de regarder de manière officieuse le cadavre, au cas où ça puisse l’apaiser. A partir de là, c’est sans surprise que le corps n’est pas le bon. La manière officieuse devient forcément officielle, et l’enquête reprend pour retrouver l’homme qui n’est pas si mort que ça. Il me semble bien que l’acteur avait une tête un peu trop connue pour qu’on ne le revoit pas dans l’épisode.

J’aurais aimé qu’on nous sorte qu’il avait eu l’aide des pompiers inconnus pour que son bracelet d’épisode soit échangé avec celui d’un autre patient de l’hôpital, mais non, c’est finalement la flic qui a mal pu le surveiller, parce qu’un accident de bus a surchargé les urgences. Ils auraient pu nous faire une intrigue avec un accident de bus pour les pompiers, tant qu’ils y étaient.

Ce n’est pas le cas. À la place, ils nous proposent une enquête où l’homme a juste questionné Athena pour savoir quand retourner dans sa maison chercher l’argent. Grâce à ça, Athena sait précisément quand le retrouver et l’arrêter. Malheureusement, l’homme s’effondre à nouveau une fois au commissariat. Cette fois, il y restera, malgré les efforts d’Athena, puis de Ravi et Hen pour le ranimer. Grosso modo, la suspicion est qu’il meurt des suites de son overdose intentionnellement provoquée pour paraître mort deux jours plus tôt. Bon. Cela laisse un goût de trop peu, cette intrigue.

Nous reprenons ensuite le développement d’Eddie et Christopher dans cet épisode. Comme il est question de la mort, on nous sert une scène au cimetière pour qu’ils puissent voir la mère de Christopher. Je trouve ça bien que la série prenne le temps de faire ce genre de scènes : trop souvent, les personnages de séries meurent et sont totalement oubliés par la suite. Parfois, ils sont mentionnés… Mais aller les voir au cimetière ? Même Charmed ne l’a presque jamais fait (il y a bien l’épisode des furies, mais c’est un peu maigre) alors que bon, tout de même, ça aurait été justifié.

Autrement, j’ai bien ri de retrouver Chimney avec un tas de glaces dans cet épisode, parce qu’il y avait eu une promo dessus. Je ne l’imaginais pas forcément être du genre à dévaliser un supermarché pour cause de promo, mais c’était amusant de voir ça dans une série, pour une fois. Disons que ça ressemble à la vie pendant l’inflation galopante qu’on se mange en ce moment.

Chimney et Maddie ne sont pas rattrapés par la mort (heureusement), mais par la partie « taxes » de l’épisode : Maddie est angoissée de recevoir un courrier de l’IRS, parce qu’il n’y a aucune raison positive à recevoir un courrier de leur part. Chimney minimise autant qu’il peut pour la rassurer, jusqu’à ce qu’il trouve à son tour un courrier à son nom. Maddie et Chimney se mettent à stresser comme pas possible, ne comprenant pas ce qu’ils ont pu rater pour attirer l’attention du centre des finances.

J’ai trouvé que ça fonctionnait bien de les voir en couple comme ça et, à nouveau, je trouve qu’on ne voit pas assez les personnages se prendre la tête sur les impôts dans les séries. Je vais retenir ce surnom pour Chimney en tout cas : Papa Jail. Bon, de toute manière, ils ne peuvent pas faire grand-chose de plus que stresser. Chimney évoque donc ce qui lui arrive à la caserne et reçoit l’avis de tout le monde. Je suis content de voir que Ravi est toujours là, en tout cas. Je me demande pourquoi ils avaient dégagé l’acteur, franchement. Quant aux conseils que reçoit Chimney, ce n’est pas dingue : on lui dit qu’on ne peut pas échapper aux impôts et que tout le monde déteste ça de toute manière. Certes.

Finalement, la vraie raison est que tous les deux se sont déclarés à la tête de leur foyer et de la charge de leur fille. C’était plutôt amusant à voir, en vrai. J’ai beaucoup aimé voir Chimney stresser et se demander ce que tous les gens dans la salle d’attente faisaient là. Ce serait bien mon genre d’attendre comme ça, moi.

La conclusion de l’épisode sur cette intrigue est vraiment marrante, en tout cas : Chimney fait appel à l’homme du début d’épisode pour qu’il jette un œil à leur compte, parce qu’on leur dit de les refaire pour éviter la prison. Sa solution pour éviter les problèmes et faire des économies ? Chimney et Maddie devraient vraiment se marier. C’était surtout hilarant dans la manière d’être mis en scène.

Ce n’était toutefois pas exactement la conclusion : je pensais vraiment qu’on traiterait les conséquences dans un prochain épisode, mais non. On voit Maddie commencer à se poser plein de questions et en parler à Josh, se demandant s’ils doivent vraiment se marier. De son côté, Chimney semble vraiment le considérer : on le voit ainsi consulter le prix des bagues de fiançailles…

La troisième intervention de l’épisode est impressionnante et vraiment inattendue : on y suit un enterrement qui est interrompu par… une voiture qui détruit le mur de la chapelle en pleine cérémonie, on ne voit pas ça tous les jours. C’est une idée digne de la série, et bien sûr, ça fait plein de victimes. Le conducteur de la voiture, déjà, est un vieil homme qui ne comprend pas comment il est arrivé là. La femme qui parlait, ensuite, s’est tordue la cheville pour éviter la voiture. Et enfin, la femme dont c’était l’enterrement.

Ben oui, elle n’était pas morte : c’est un enterrement d’entraînement, en gros. C’est organisé par une doula de fin de vie, dont le job est d’aider les gens à accepter la mort. Ce genre d’enterrement avec la personne encore en vie est donc un moyen d’accepter au mieux ce qui arrivera inévitablement. Pour l’instant, ce qui est inévitable, c’est que Buck tombe totalement sous le charme de la doula. Et c’est réciproque, parce qu’un beau pompier qui s’est fait frapper par la foudre qui s’intéresse à toi comme ça, apparemment, ça ne peut qu’être attirant, n’est-ce pas ?

Tout ça m’a fait rire, mais pas autant que la manière d’embarquer la femme qui était au centre de l’attention pour cet enterrement… ou que le rencard entre Buck et la Doula. Ouais, on y a droit évidemment, mais finalement, ce qui semble attirer le plus la Doula, c’est l’expérience de mort de Buck. Il lui raconte tout son coma.

C’est vrai que ça fait un bon sujet de conversation avec cette Natalia. Buck finit par raconter son rencard à Eddie, en assurant qu’elle est différente des autres. Bon, ça règle la question de revoir Lucy (ou Taylor d’ailleurs ?) prochainement, j’imagine. Il raconte tout ça à Eddie alors qu’ils sont sur la tombe de la femme au faux enterrement, qui a fini par mourir à l’hôpital. Au moins, elle a eu l’occasion de revoir sa famille et ses amis avant.

La conversation entre Eddie et Buck est toutefois vraiment intéressante : on y découvre que Buck est revenu différent de son accident. Avoir frôlé la mort lui a donné envie de profiter bien plus de la vie. C’est une drôle de chose à évoquer devant la tombe de quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment, mais admettons.

Cela permet aussi à Eddie, en fin d’épisode, de changer de discours. Pendant l’épisode, il a assuré à sa mère qu’ils avaient le temps pour trouver un créneau afin de se voir… mais après tout cet épisode, il décide de profiter de l’instant présent et appelle sa mère pour être sûr de pouvoir la voir rapidement. Pfiou. Ca m’a rassuré : avec le placement de la scène en toute fin d’épisode, j’ai vraiment pensé qu’elle allait mourir, la pauvre. Tout les avertissements habituels des séries pour ça étaient là.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E14

Épisode 14 – Performance Anxiety – 16/20
L’épisode part dans absolument tous les sens, mais j’ai aimé qu’il propose grâce à ça du développement pour quasiment tous les personnages de la série. Chacun a son petit moment de gloire dans l’épisode, ce qui n’est pas toujours le cas, et la structure de l’épisode est vraiment sympathique. Alors bien sûr, il y a eu des intrigues qui ne m’intéressaient pas, mais c’est inévitable avec autant de personnages et d’interventions.

Spoilers

Crise d’angoisse et stress de ne pas être à la hauteur sont au rendez-vous.

 


You killed a baby. Again.

Le temps passe si vite que j’ai une semaine de retard, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à mes habitudes avec cette série. J’ai l’habitude de les voir par trois les épisodes, et là, je n’en ai que deux. L’assurance de passer une bonne journée, non ?

Pas forcément quand l’épisode commence par se concentrer sur Eddie. Bon, j’exagère, ça va un peu mieux cette année avec lui… Mais il reste le personnage que j’aime le moins dans la série. Pour cet épisode, Eddie est appelé par sa tante pour s’occuper d’un problème de plomberie. Du moins, en théorie. En pratique, elle lui organise un rencard en sa présence et en présence de la tante de sa nouvelle prétendante.

Ah, l’angoisse quand la famille s’en mêle. En vrai, tout part d’une bonne intention, évidemment, mais en 2023, c’est dingue de se dire que des tas de famille continuent de faire ça. J’ai l’impression que ça fait trente ans que je vois des séries proposer l’intrigue avec des personnages qui détestent cette méthode mais finissent par accepter d’aller en rencard parce que leur famille l’impose. Cet épisode fait de même avec Eddie.

Il a beau s’en plaindre à ses collègues à la caserne, il décide d’accepter de s’y rendre. Inévitablement. Et le rencard se passe à merveille, comme toujours : il stresse de devoir être à la hauteur de ce que les tantes attendent… Mais en fait, son rencard aussi n’est pas ravie de l’idée de sa tante, qui est habituée d’essayer de la caser avec la ville entière. Elle propose donc à Eddie de se mettre d’accord sur les mensonges qu’ils raconteront pour expliquer qu’ils ne se revoient pas malgré un rencard qui les met en valeur l’un et l’autre auprès des tantes.

Le truc, c’est que comme toujours dans ces cas-là, Eddie se rend compte que la femme lui plaît, en fait. C’était trop prévisible pour être amusant – ou alors, c’est parce que je déteste Eddie que l’intrigue m’a blasé. Il est possible qu’avec un autre personnage, ça serait mieux passé… mais j’en doute. En plus, le voir se morfondre de ne pas avoir eu de chance pour se présenter sous son meilleur jour à elle car elle s’est cassée immédiatement, ça l’énerve.

Ce n’est qu’en toute fin d’épisode qu’on y revient vraiment cependant. Eddie raconte les mensonges prévus à sa tante qui est étonnamment compréhensive et lui rappelle qu’on n’est jamais prêt à tomber amoureux de toute manière. Au passage, il découvre que sa tante a été mariée pendant deux ans avant son mari actuel. Bref, ça fait prendre conscience à Eddie qu’il n’a pas envie que la vie se déroule sans lui. Allons bon, il avance.

La première intervention de l’épisode n’était pas dingue, je trouve, parce qu’on y passe bien peu de temps. Il y a aussi que l’accident est largement mérité pour la victime : elle engueule son employée, ancienne collègue, de perdre trop de temps avec les sécurités des machines. Bien sûr, elle finit elle-même dans un accident avec la machine en question… Et encore, un accident… on dirait bien qu’elle fait exprès de foutre son bras dans la machine au moment où elle fonctionne. Sérieusement, quoi, elle SAIT que la machine est en marche, dans quel monde serait-elle assez rapide pour récupérer ce qu’elle a fait tomber dedans ?

Bref, elle est rapidement sauvée et nous n’en reparlons plus pour le reste de l’épisode. La seconde intervention était plus intéressante, je trouve, parce qu’il s’agissait d’une intervention uniquement au téléphone. J’adore Maddie et ça me fait plaisir de tomber sur ce genre de scènes où tout se déroule au téléphone et où on nous montre à quel point décrocher le téléphone dans un centre d’appels peut être incroyablement stressant. Bon, bien sûr, la vérité, c’est que 95% des appels doivent plutôt se terminer en « voici le numéro d’un médecin » pour traiter une grippe ou une gastro, certainement pas en appel aux enjeux aussi importants que ce à quoi fait face Maddie un épisode sur trois.

Il n’empêche que la question de vie ou de mort du jour n’en était pas une, justement : Maddie doit simplement rassurer un adolescent qui fait une crise d’angoisse avant une audition. Bon, la série s’est transformée en Glee sans crier gare quand l’ado s’est mis à chanter avec Maddie, mais au-delà de ça, l’idée était sympathique. Ce n’était pas sans rappeler Grace dans 9-1-1 Lone Star qui a aussi dû chanter pendant un appel, mais wow, Jennifer Love Hewitt a une très jolie voix.

La chanson est sympathique en plus et elle lui reste en tête pour la fin d’épisode où elle chante aussi avec Chimney pour leur fille. Mignon tout plein.

J’ai eu énormément de mal à regarder la troisième intervention. Le bodybuilding est un truc qui me dégoûte plus qu’il ne me fascine, et je ne saurais pas expliquer pourquoi. En plus, je m’attendais au pire avec l’accident à venir et la série a bien pris tout son temps à nous mettre en scène ce qui allait nécessiter l’intervention des pompiers.

Finalement, c’est à peu près ce que j’en attendais : un muscle finit par éclater et révéler que le père de l’homme qui gagne la compétition de bodybuilding était en fait un tricheur… alors que jusque-là, il était vu comme une légende. Le fils est dépité de voir que son père trichait, la foule aussi et ça complique un peu l’intervention. Heureusement, super-Athéna est là pour calmer tout le monde en les menaçant de les arrêter au micro. Jamais vu une foule se taire aussi vite… vraiment la série me vend toujours du rêve quand il est question de nous montrer l’autorité naturelle d’Athena. Si ça pouvait être si simple !

Bref, tout est bien qui finit bien dans cette intrigue, si ce n’est que le fils ne retrouve jamais ses habits, le pauvre. Le fils refuse finalement le trophée, parce que de toute manière, il le voulait pour son père et désormais, bof. Mouais. Il l’a gagné quand même et s’était foutu une pression de dingue, alors il aurait dû le garder.

Au cours de l’épisode, Bobby organise aussi des entretiens individuels en tant que capitaine. Je pensais que ça aurait plus d’importance que ça n’en a finalement dans l’épisode. Eddie passe le sien à se morfondre sur son premier rencard expéditif, alors apparemment le boulot n’a pas tant d’importance que ça dans cette caserne.

Ils sont tous beaucoup trop potes pour respecter encore une quelconque hiérarchie, j’imagine. C’est bizarre, je la trouve plus respectée et efficace dans Station 19, sans comprendre pourquoi. Inutile de dire que dans 9-1-1 Lone Star, la différence d’âge suffit à créer un bon rapport de hiérarchie… mais dans cette série, ce n’est pas ça.

Chimney y va tout confiant, mais ça ne se passe pas aussi bien que ce qu’il souhaitait. Comme son leadership n’est pas exceptionnel, Bobby décide de renvoyer son pompier à l’académie pour le remotiver. C’est du grand n’importe quoi quand on connaît leur amitié… mais c’est probablement ce que n’importe quel chef ferait.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’académie, Chimney retrouve Ravi. Le bleu des saisons précédentes dont j’avais oublié l’existence est de retour dans la série, c’est une bonne chose. Bon, le but de Bobby en renvoyant Chimney à l’académie est assez clair, contrairement à ce que dit Chimney à Ravi : il souhaite voir Chimney prendre de l’assurance en leadership.

Cela tombe bien, il y a plein de recrues qui attendent son aide, et notamment Novak, un jeune futur pompier très prometteur. Il est le seul à réussir le premier exercice proposé par Chimney, qui consiste à sauver un bébé des flammes. Cependant, Chimney repère aussi que Novak a possiblement le vertige. Il décide donc de le tester ainsi, et l’exercice se déroule mal. Novak se fige en plein milieu du mur d’escalade, la recrue qui est à ses côtés essaie de jouer les héros et finit par s’éclater au sol (j’ai mal pour son épaule) et Chimney est obligé de l’aider à descendre.

Les rêves de Novak vole en éclats… mais ce n’est pas si grave : Chimney le repère capable de gérer très bien la pression et de supporter qu’on lui crie dans l’oreille. Il lui donne donc le contact de Maddie pour en faire une nouvelle recrue du centre d’appels. Je réitère ce que j’avais déjà dit en début de saison : j’aime bien l’idée de suivre un nouveau personnage au centre d’appels, c’est vraiment la partie que je préfère dans la série. Plus il y en a, plus on a de chances d’avoir des scènes, alors ça me va ! On verra si Novak deviendra un personnage récurrent… mais j’en doute.

En effet, Chimney essaie de comprendre aussi pourquoi Ravi reste instructeur à l’académie quand il pourrait être pompier ailleurs, et c’est clairement le but de l’épisode. À mes yeux, instructeur, c’est un bon job, non ? Apparemment, c’est mal vu dans la série.

On découvre donc que Ravi s’y planque pour ne pas avoir à faire face à des interventions difficiles. Il a dû sauver les personnes d’une voiture suite à un accident : un père et ses deux enfants. Malheureusement, il n’a pu sauver que le père et un des enfants, quand le deuxième enfant est mort. Ce qui le hante, ce n’est pas le petit qui est mort, mais… le père qui voulait tuer ses enfants et qu’il a sauvé.

Effectivement, c’est violent… Mais de là à gâcher toute sa carrière ? Nope. Chimney nous ramène Ravi à la caserne. J’espère qu’on le verra plus souvent, à nouveau. Ceci dit, j’espère encore le retour de Lucy qui a disparu du jour au lendemain, hein. Je ne sais pas, une cheville cassée, ça ne justifie pas de disparaître si longtemps. En plus, j’aimais vraiment beaucoup le personnage, peut-être aussi parce que j’adore l’actrice.

Il faut encore que je revienne aux entretiens à la caserne. Celui de Buck se passe plutôt bien, même s’il est forcé de convaincre son capitaine d’arrêter d’être trop sympathique avec lui et de le laisser s’en tirer de tout suite à son accident. Il le regrette vite quand ça se retourne contre lui, avec Bobby lui demandant de lui renvoyer l’ascenseur et de lui faire son évaluation.

Oui, c’est l’obsession de Bobby, allez comprendre pourquoi. L’épisode garde toutefois Hen en dernier entretien, et tout s’y passe bien. Hen finit par en parler avec Athena, n’appréciant pas de voir que Bobby a tout fait pour la mettre en confiance et parler d’honnêteté, juste pour qu’elle soit obligée de lui faire des commentaires. Elle noie toutefois le poisson face à Bobby, puis finit par se confier à Athena sur un tout autre sujet : le père de son fils qui lui fait peur maintenant qu’il est de retour dans sa vie. Je ne m’attendais pas à ce que cette intrigue soit traitée dans l’épisode, franchement, et ça a plutôt bien marché.

C’était logique de toute manière : on est sur tout un épisode qui nous montre le stress de devoir faire face à une performance. La sienne est d’accueillir le père de son gamin chez elle, et la conclusion fonctionnait plutôt bien, de même que la conclusion de l’épisode était chouette. On y voit Chimney tenter de donner son avis à son capitaine, mais être interrompu par l’alarme de la caserne.

Son avis ? Il aimerait que Bobby arrête de tout transformer en devinettes et en jeu… mais Bobby trouve ça trop fun pour arrêter, apparemment.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E13

Épisode 13 – Mixed Feelings – 14/20
La série nous propose un épisode plutôt classique cette semaine, ce qui est un brin décevant après deux semaines de pause. Cela dit, il y a tout de même quelques développements qui auront un impact sur le plus long terme au milieu de gags efficaces, alors il n’y a pas de quoi se plaindre. Ce qui est étonnant, c’est que je termine l’épisode sans avoir le sentiment d’avoir retrouvé les personnages – elle ne me manque jamais vraiment, elle fait partie du décor à ce stade. Je crois que c’est positif.

Spoilers

Hen et Karen s’apprêtent à découvrir le secret de Denny, tandis que Buck se découvre un don.

 


The buzzing comes from inside the house.

J’ai eu une grosse sensation de déjà vu sur le début d’épisode de cet épisode qui voit un coach de sport faire un malaise après avoir bu toute sa bouteille. Il le fait devant toute sa classe, qui s’inquiète rapidement pour lui et appelle nos secours. Nos héros comprennent vite ce qui a dérapé : la boisson énergétique qu’il offre à ses élèves lui a fait faire une overdose – et rapidement, toute la classe tombe comme des mouches.

Non, vraiment, j’avais clairement l’impression d’un énorme déjà vu pendant toute la première intervention de l’épisode. N’ont-ils pas déjà fait le coup ? Cela me perturbe. C’était peut-être dans une autre série après. Le truc, c’est que même la scène suivante m’a fait douter : on y voit Athéna lire un livre – et elle nous fait un point de Bingo que j’ai déjà marqué hier en faisant ça – en attendant que Bobby rentre de son jogging matinal. Cela aussi m’a donné une impression de déjà-vu.

Ce qui m’a rassuré sur le fait qu’on était bien en saison 6 est une scène ensuite entre Chimney et Denny. Je l’ai trouvée plutôt très sympathique comme scène : Chimney dépanne Hen pour amener Denny à l’école, et ça aide Denny à se faire une raison sur les erreurs possibles des parents.

L’intrigue Denny est développée dans cet épisode, mais avant ça une deuxième intervention m’a fait découvrir une nouvelle angoisse : se faire couper les cheveux avec du FEU. Sérieusement, le coiffeur avec son chalumeau m’a clairement déclenché des crises de panique, alors j’étais plutôt content de voir que l’intrigue se dirigeait vers tout autre chose : un incendie rapide et une allergie à l’eau pour l’adolescente qui l’avait provoqué malgré elle et se retrouvait sous l’alarme incendie du local. Aïe. J’ai eu vraiment mal pour elle, surtout qu’elle n’était qu’un dommage collatéral pour la série.

En effet, la série voulait surtout en venir à Hen qui conseille à la mère de la gamine de ne pas s’en vouloir de ce qui est arrivé. Il était important de la voir donner des conseils sur la manière d’être un bon parent, parce qu’elle s’apprêtait à vivre une crise elle-même : Karen l’appelle pour lui dire que Denny n’est pas rentré à la maison… et c’est inquiétant, parce que ça fait des semaines qu’il n’est pas rentré en bus, contrairement à ce qu’il leur disait.

Hen le retrouve cependant à l’hôpital : Denny y est amené parce que son père a eu un accident de voiture en le ramenant de l’école. Outch. Hen découvre donc que Denny a repris contact avec son père de la pire des manières. C’est après plusieurs mois qu’elle s’en rend compte par contre, donc je les trouve un peu dans l’abus avec Karen de hurler sur le gamin. Si le pire devait se produire, il se serait produit bien avant… là, il semble qu’il a bien retrouvé un père qui s’occupe de lui.

Je ne sais pas, je n’ai pas d’enfant, c’est facile de juger, mais j’ai du mal à me dire qu’il a pu passer plusieurs mois à voir son père sans que personne ne s’en rende compte. Il y a un défaut de surveillance quelque part, non ? Elles ne semblent pas tellement s’interroger pourtant, préférant s’énerver – surtout Karen. Le soir, elles se retrouvent autour d’un verre de vin blanc à essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Difficile de savoir que son enfant a menti pendant des mois – difficile aussi de ne pas en vouloir au père, Nathanaël, qui n’a jamais pris la peine de les prévenir qu’il voyait son fils. En tout cas, Denny refuse à présent de parler à ses mères, ne comprenant pas le problème dans son attitude. Mouais. Il doit bien le savoir, sinon, il leur en aurait parlé dès le départ.

En tout cas, Nathanaël a eu besoin de se faire opérer, mais il va finalement bien. Denny qui fait la tête ? Facile à gérer : Hen appelle sa mère pour qu’elle lui parle… et elle arrive très vite à expliquer à son petit-fils la situation. En vrai, il n’y a rien de bien difficile à comprendre et ils terminent en câlin bien vite.

La grand-mère doit ensuite expliquer à sa fille que Denny a un peu raison quand même : il s’agit de son père, et même si Nathanaël brise sa promesse et les règles de base, c’est bien normal de vouloir une relation avec son père. L’épisode se termine donc avec Karen et Hen qui se rendent à l’hôpital pour rencontrer Nathanaël et établir quelques règles afin qu’ils puissent se voir. Elles m’ont fait de la peine à souffrir de la situation, mais c’est une bonne chose pour le long terme en vrai. En plus, l’idée que Denny puisse voir son père en présence de sa grand-mère est une vraie bonne idée, je trouve.

En parallèle, Buck se découvre une nouvelle capacité pour le calcul mental. Il le fait en début d’épisode pendant la première intervention, puis impressionne Christopher quand il est capable de calculer le carré de nombres complexes… Cela semble perturber Buck, alors Eddie fait quelques recherches pour en savoir plus. Après avoir été frappé par la foudre, il est apparemment possible de développer de nouvelles capacités. Du moins, c’est ce qu’il trouve sur Internet, mais qui est très questionnable.

Les scénaristes s’amusent probablement à partir d’anecdotes et témoignages, mais ce n’est pas si dérangeant, car ça fait quelques bons gags. C’était moins brillant quand on voit Eddy traîner Buck à une soirée poker avec la cheffe des pompiers, par contre. On voit donc Buck compter les cartes et plumer un peu toute une table de poker… C’est la pire exploitation possible de son don, et c’est surtout bien peu discret. Il pourrait au moins faire semblant de perdre quelques tours, surtout que la cheffe sait qu’il est possible de développer des dons après avoir été frappé par la foudre.

J’ai moins accroché à cet humour, pour le coup. C’était mieux lors de la troisième intervention de l’épisode, qui voit les pompiers aider une femme avec un vibromasseur perdu en elle et Buck qui se met à calculer les probabilités que ça arrive.

De son côté, Maddie commence sa journée en stress parce qu’elle est en retard… Cela se voit, vraiment énormément dans sa manière de se comporter, mais ça ne semble absolument pas gêner sa nouvelle voisine qui s’incruste carrément dans sa nouvelle maison avec des muffins. En soi, c’est plutôt sympathique, mais elle a un côté sitcom qui doit faire peur, à s’incruster comme ça et à regarder tout ce qu’il se passe dans la maison.

Carol, c’est son nom, tape très rapidement sur le système de Maddie, et ça se voit. Elle en parle à Chimney quand il découvre le plat de muffins, sans avoir pu en manger, le pauvre. Le problème, c’est que quand elle se décide à ramener le plat, Maddie rencontre alors Carol, sa vraie voisine. Et elle est loin de ressembler à la Carol qui s’est présentée à elle plus tôt. La scène m’a fait sourire : ce genre de suspense et mystère avec Jennifer Love Hewitt qui voit quelqu’un que personne ne connaît ? Eh, on se serait cru devant Ghost Whisperer. Et ce n’était pas pour me déplaire.

Rapidement, Chimney demande toutefois à Bobby et Athena de venir manger chez eux, histoire de s’occuper de ce mystère. Athena donne son avis de professionnelle (toujours bon d’entendre parler d’arnaques par des gens se faisant passer pour d’innocents patients) et conseille tout simplement à Maddie de rappeler la Carol qui lui a laissé son numéro, afin de monter une opération pour la prendre la main dans le sac – ou plutôt dans le courrier. En fait, c’est une ancienne prisonnière, et elle a organisé tout un trafic. Elle espérait pouvoir récupérer le courrier en l’envoyant vers une maison abandonnée.

La maison ne l’est plus cependant, et elle est bonne pour retourner en prison. Athena, elle, est bonne pour refaire un jogging avec son mari et prouver qu’elle est toujours sacrément sportive pour son âge – je ne m’en remets pas d’avoir découvert récemment l’âge de l’actrice à qui je donnais environ quinze ans de moins, pardon.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E12

Épisode 12 – Recovery – 14/20
Concrètement, cet épisode est tout ce qu’on peut attendre de la franchise, sans plus pour autant. Les deux intrigues mises au cœur de l’épisode permettent une bonne évolution des personnages et avancent à bonne vitesse pendant tout l’épisode ; c’est divertissant, ça passe vite, ça manque peut-être un peu d’interventions over the top, mais c’est un bon épisode.

Spoilers

Bobby continue de chercher la vérité sur ce qui est arrivé à Wendell.

 


He didn’t die there.

L’épisode reprend en 2018, avec un flashback nous montrant Bobby en pleine rechute alcoolique, demandant de l’aide à Buck et Hen. Ma foi, ça permet d’en découvrir plus sur lui, mais je ne suis pas certain d’avoir envie de me taper tout un épisode sur Bobby, juste après un épisode dans un monde alternatif. En plus, le flashback est accompagné d’un filtre que je n’aime pas beaucoup, honnêtement.

Bon, il va falloir faire avec, vu le titre. Je pensais qu’on allait s’intéresser à Buck un épisode de plus, parce que ça aurait pu être son rétablissement à lui, suite à son accident. Ce n’est finalement pas le cas, et ça me fait prendre conscience à quel point je préfère les personnages de 9-1-1 Lone Star à ceux de 9-1-1. BREF. L’idée est de nous montrer le jour où Bobby a rencontré Wendell, son parrain retrouvé mort il y a quelques épisodes.

C’est justement le jour où Bobby a été emmené aux AA par Buck et Hen que la rencontre a pu se faire ; et ça tombe bien parce qu’on vient de nous parler de cette scène et de son importance cruciale dans l’épisode précédent. On en revient ensuite au présent, où Bobby est dépité de voir que l’enquête sur la mort de Wendell est classée sans suite – il est mort d’overdose en-dehors de son centre de détox.

Bobby n’a pas pour autant envie d’abandonner son parrain comme ça. Même si Tamara refuse désormais de parler avec May, Bobby décide donc de la contacter par lui-même, avec l’aide d’Athena. Ben super, Athena aide son mari à harceler une nana qui n’a rien demandé ? C’est super. Cela dit, elle fait bien : Tamara a des révélations fracassantes à faire sur Wendell. En fait, il n’a jamais vraiment été un patient : il s’est inscrit à la clinique de détox uniquement parce qu’il savait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec cette clinique – il voulait protéger les toxicos et anciens toxicos qui s’y rendaient.

Bobby raconte toutes les nouvelles informations à Athena, ce qui lui permet d’envisager que Wendell pourrait être en mission sous couverture. Elle regarde donc les factures de Wendell et constate qu’il a acheté une caméra la semaine de sa mort, ce qui leur laisse espérer une possible vidéo quelque part pour les informer davantage de ce qui lui est arrivé. Athena mène aussitôt l’enquête pour savoir ce qu’il en est.

Contre toute attente, Bobby reçoit un appel de Tamara : elle est au centre de détox, mais elle a clairement consommé quelque chose. Elle lui laisse finalement le même genre de message que ce que Wendell avait laissé à Bobby avant d’être retrouvé cramé. Bobby n’ayant pas l’intention de répéter l’histoire, il se précipite aussitôt sur place, prévenant Athéna par message vocal.

C’est dommage de ne pas avoir réussi à l’avoir au téléphone plutôt : elle aurait pu lui conseiller d’attendre, et ça aurait mieux valu. En effet, sur place, Bobby a du mal à garder son calme et finit par agresser le gérant des lieux pour pouvoir retrouver Tamara au plus vite. Disons que ce n’est pas la plus brillante des idées pour lui !

Il réussit tout de même à retrouver Tamara sur place. Elle est complètement droguée, comme on s’en doutait suite à son appel téléphonique, mais Bobby arrive à temps pour prendre soin d’elle. C’est une bonne chose, surtout que Tamara finit par souligner que Wendell est mort à la clinique. C’est exactement l’inverse de ce qu’elle lui avait dit plus tôt, mais elle informe aussi Bobby que la caméra de Wendell est cachée dans cette pièce.

Ils cherchent ensemble à la trouver, même si Tamara est trop droguée pour ça désormais. Elle sait toutefois que la caméra avait pour but de tous les sauver à la base. Et effectivement, elle a bien besoin d’un sauvetage ! Un incendie se déclare à la clinique, comme par hasard. Cela ressemble fort à un mode opératoire, tout de même : le couple semble avoir l’habitude de droguer les gens avant de les cramer.

Bien sûr, ils avaient prévu leur coup : la femme accuse Bobby d’avoir foutu le feu à la clinique, après les avoir harcelés pendant des mois. Elle révèle surtout qu’elle s’est bien renseignée sur Bobby, sachant tout de sa famille. À mes yeux, elle s’accuse toute seule du crime qu’elle veut mettre sur le dos de Bobby avec ça. Pourtant, c’est Bobby qui est arrêté, surtout qu’il y a tout ce qu’il faut pour allumer un feu à l’arrière de son pick-up.

La police l’arrête, forcément, mais l’enquêtrice en charge considère que le cas est trop parfait pour que Bobby soit vraiment coupable. Sans blague. Bobby peut donc appeler Athena à la rescousse, et elle débarque dans sa cellule pour mieux informer la détective et son mari qu’elle sait désormais à quoi ressemble la caméra de Wendell.

Il n’en faut pas plus pour que l’affaire puisse être vraiment résolue. Le fait que Bobby attaque Trey à l’accueil de la clinique ? C’est vite oublié quand il est raconté par Tamara toute la vérité sur Wendell : il était venu enquêter sur cette clinique louche où personne ne guérissait jamais de son addiction et il s’est retrouvé forcé de se droguer par la femme le gérant. J’avoue ne pas avoir bien compris ce qui le poussait à se piquer – c’est un centre de détox, il suffisait de refuser à un moment. J’imagine que la tentation était trop forte, cependant.

Moi qui adore cette actrice, je suis déçu : elle va vite être envoyée en prison et être oubliée. On découvre donc que c’est elle qui a tué Wendell, mais aussi elle qui a drogué Tamara pour qu’elle attire Bobby à la clinique, afin de la brûler et toucher l’argent de l’assurance. Cette dernière partie du plan, par contre, venait de son mari apparemment. C’est bien, ils s’accusent l’un l’autre et la détective finit par repérer qu’ils avaient eu d’autres cliniques avant. Elle n’a pas eu beaucoup de boulot à faire pour les arrêter, c’est bien de sa part de chercher un peu plus loin.

En parallèle de tout ça, la série prend aussi la peine de développer le personnage de Wendell. Cela rend dommage de ne pas avoir pensé plus tôt à l’inclure, ce personnage. Maintenant qu’il est mort, on insiste sur l’importance qu’il avait dans la vie de Bobby alors qu’on ne l’a jamais vu à l’écran avant cette année. Cela permet d’insister sur le fait qu’il avait, par exemple, déconseillé à Bobby de se marier si vite à Athena. Alléluia. J’ai toujours trouvé que ce mariage impulsif n’avait pas trop de sens.

De son côté, Buck va bien et est sur pied, mais ça n’empêche pas Maddie d’être hyper inquiète pour lui. C’est mignon comme tout de voir la sœur s’occuper si bien de son frère, c’est vraiment une relation que je trouve bien écrite dans la série. J’ai l’impression qu’il n’y a plus que Maddie et May que j’adore vraiment dans la série – même si je n’arrive pas à savoir à quel moment précis j’ai perdu mon amour de Buck.

Après avoir réussi à virer Maddie de chez lui, Buck se retrouve avec la visite d’Hen. Celle-ci s’inquiète pour lui et vient voir comment il va. C’est cool de pouvoir être si amis avec ses collègues, j’imagine. En tout cas, Buck se sent super bien désormais, et il finit par confier à Hen que ça le perturbe de se sentir si bien – surtout qu’il se sentait bien aussi juste avant d’être frappé par la foudre.

Malgré ça, Buck se débarrasse d’Hen… pour mieux recevoir la visite de Connor. C’est marrant, lui aussi il est sorti de nulle part et il est tout le temps là désormais. Il commence à expliquer qu’il est dépassé par le concept de la grossesse – avant d’être interrompu par… Josh ! Maddie m’a fait rire franchement : Josh et Buck se sont-ils déjà parlés même ?

Oui, évidemment, si Buck reçoit autant de visites, c’est parce que Maddie s’est assurée que tout le monde viendrait le voir et s’assurer qu’il va bien. On ne sait pas bien si c’est pour la rassurer elle ou vraiment pour son frère, par contre. Une chose est sûre : ça énerve Buck, qui finit par se rendre chez Eddie… pour dormir en paix. J’ai eu de la peine pour Eddie, seul avec ses bières.

Au réveil de Buck, il m’a fasciné à avoir une carafe d’eau au réfrigérateur alors qu’il y a clairement la possibilité de se servir de l’eau fraiche intégrée à son réfrigérateur. Bon, cela dit, c’est vraiment moi qui m’attarde sur un détail, ça, parce que l’intérêt de la scène, c’était plutôt de voir Eddie donner de bons conseils à Buck.

Après tout ça, Buck se rend à l’hôpital pour quelques tests supplémentaires. Il apprend qu’il peut reprendre le travail, déjà, ce que je trouve vraiment abusé. J’aime bien l’actrice embauchée pour être son médecin, cependant, alors j’étais content d’avoir toute une scène. Buck lui demande encore des conseils : il cherche quoi faire de sa vie après avoir failli la perdre et s’intéresse à ce que d’autres ont pu faire. Apparemment, l’Italie est une destination courante ; de même que le divorce ou la démission. Ah. Voilà donc Buck qui se met à envisager un changement de boulot ? C’est embêtant tout de même.

Buck se rend malgré tout chez sa sœur pour lui demander d’arrêter de s’occuper de lui, parce qu’elle en fait trop. On découvre alors que l’angoisse de Maddie est ailleurs : elle veut vérifier qu’il va vraiment bien et qu’il ne fait pas semblant, comme elle avait pu faire semblant elle-même. Buck se sent donc en confiance pour parler avec elle de ses angoisses et de tout ce qui pourrait le travailler – on découvre donc qu’il a une liste de choses à checker au réveil pour être sûr qu’il est bien en vie.

La dernière scène de l’épisode revient sur Bobby, pour nous montrer qu’il s’inquiète de Tamara, qui a repris sa vie bien vite après sa rechute provoquée par la femme de la clinique. En fait, elle a même un job désormais. Quant à Bobby, il célèbre les dix ans de sobriété de Wendell en parlant de lui à une réunion d’alcooliques anonymes. Cela lui permet de voir un homme qui aurait bien besoin d’un parrain… La boucle Wendell est bouclée.

> Saison 6