Stargate Origins (S01)

Synopsis : La série se déroule en 1938 et narre la jeunesse de Catherine Langford, fille du professeur qui a lancé les recherches sur la porte des étoiles après sa découverte en 1928 à Gizeh.

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Pour commencer, j’ai été le premier surpris de mon excitation face au teaser de la série diffusé lors du Comic Con de San Diego. Cela faisait bien longtemps que je pensais avoir laissé derrière moi mon côté fan de cet univers vis-à-vis duquel j’ai toujours été du genre sceptique, et je disais même que je ne regarderai probablement pas la nouvelle série… Je n’ai vraiment aimé SG-1 qu’à partir de sa saison 7 ou 8 (mieux vaut tard que jamais), j’ai adoré les premières saisons d’Atlantis (qui sont celles m’ayant donné envie de m’intéresser à la franchise) mais pas les dernières, je n’ai jamais regardé les SGU… Quant au film d’origine, je n’en ai gardé aucun souvenir. Pourtant, cet été, trois notes de musique du générique m’ont donné envie de me replonger dedans. Il faut dire que le générique de Stargate a toujours fait partie de ce qui me donnait envie de regarder la série.

Pour en revenir à Origins, je me suis donc d’abord montré particulièrement intéressé par ce projet proposant de revenir à la toute base de la porte des étoiles. C’est un concept simple et efficace, mais rapidement limité par le canon : Catherine Langford est censée n’avoir jamais traversé la porte, d’après Daniel. Or, toutes les affiches promos de la série nous présente Catherine comme une exploratrice perçant le mystère des chevrons. C’est une incohérence majeure, mais je ne vais pas juger avant d’avoir vu : peut-être qu’elle décidera à la fin de faire comme si elle n’avait jamais traversé, apeurée par le potentiel de la découverte.

Enfin, un dernier mot concernant le format de cette… websérie. Eh oui, ils ne sont pas fous au point de relancer la franchise par la grande porte, le but d’Origins est de ramener les fans sur une application payante. Du coup, c’est plus un contenu bonus qu’autre chose, avec des épisodes de 10 minutes. Bref, je suis sceptique, mais tout de même curieux de ce que ça peut donner. Et puis, des épisodes de moins d’un quart d’heure, c’est pratique pour le planning.

Ci-dessous, mes avis sans spoiler. Pour la critique complète, cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – 15/20
Difficile de se faire une idée précise en dix minutes : il y aurait du potentiel pour une histoire plus longue, mais tout semble être précipité. C’est définitivement un contenu bonus plus qu’une volonté de relancer la franchise, et c’est donc dommage d’avoir voulu le présenter comme un revival de la saga. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais ça aurait pu être tellement mieux que c’est frustrant. Quant au casting, on a connu mieux, justement…
S01E02 – 13/20
Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.
S01E03 – 16/20
Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film.
S01E04 – 14/20
En dix minutes, il est difficile de faire avancer l’action autant qu’il le faudrait sur un épisode « classique ». Il faut donc se faire au rythme pour savourer un peu mieux cet épisode qui apporte finalement pas mal d’éléments de la mythologie de la série et toujours beaucoup d’humour, notamment dans la chorégraphie d’un combat très efficace (la chorégraphie, pas le combat).
S01E05 – 16/20
La dynamique de groupe des personnages porte la série et c’est tant mieux. Je regrette que seul le trio parvienne à se rendre si intéressant alors que les autres intrigues de la série sont bien plus molles, mais dans l’ensemble, c’est réussi, surtout sur la fin d’épisode qui donne vraiment envie de revenir sans avoir pour autant à proposer un énorme cliffhanger.
S01E06 – 15/20
C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours, mais je n’ai pas tellement de choses à raconter sur l’épisode !
S01E07 – 16/20
Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.
S01E08 – 16/20
Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.
S01E09 – 17/20
Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.
S01E10 -20/20
La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure et pour rétablir sa mythologie qui a quelque peu dévié en cours de route. Contre toute attente, les scénaristes s’en sortent bien et proposent une fin de saison bien plus convaincante que les épisodes précédents. Et ça donnerait presque envie d’une suite, ou d’une autre série Stargate.

Stargate Origins – S01E01-03

Spoilers

Ci-dessous ma critique des trois premiers épisodes de Stargate Origins.

01.jpgÉpisode 1 – 15/20
Do you have any idea of what you’ve uncovered here?

L’ambiance musicale est là dès la première seconde, avec un épisode qui commence en 1928 et ne traîne pas en introduction : nous découvrons Catherine en Égypte, attirée par un collier et rappelée à l’ordre par son père qui vient de découvrir la porte des étoiles.

Dix ans plus tard, Catherine a le collier autour du cou et drague un soldat, son copain, tout en lui expliquant le peu qu’elle sait sur ce qu’elle n’appelle pas encore la porte des étoiles. Elle pense donc qu’il s’agit d’une météorite fondue. Passionnant.

Elle présente son copain à son père, qui est ravi mais malgré tout perturbé par un télégramme d’un scientifique ne rentrant pas de Berlin, contrairement à ce qui est prévu. Bienvenue en 1938. Les soucis de Langford ne sont pas terminés : il fait face à la démission de sa fille, qui s’est vue proposer un nouveau poste. Si l’engueulade qui suit est à peu près bien jouée, il est difficile de ne pas éclater de rire face à l’écriture tout de même précipitée et à la réaction disproportionnée des personnages.

Des nazis débarquent ensuite dans l’entrepôt où se situe la porte des étoiles, et ils ont tout de grands méchants. Ils ont surtout plein de réponses que Langford n’a jamais eues, grâce à un parchemin acheté en Thaïlande.

Catherine est loin d’être aussi naïve que son père et plutôt que de dialoguer, elle prend un flingue et espionne les questions de son père apprenant que la porte est une porte. Discrète, Catherine se fait capturer par un soldat, ce qui nous mène à un cliffhanger où le nazi veut ouvrir la porte.

Et c’est déjà fini. Dix minutes, ça passe beaucoup trop vite pour se faire un vrai avis. Enfin, je peux déjà dire que j’adore les accents des Langford, beaucoup moins celui des nazis. Je peux également dire que l’écriture semble précipitée à de nombreuses reprises pour tenir les dix minutes, et du coup, ils auraient mieux fait d’en faire un épisode de vingt minutes, car dix ce n’était pas assez. Les acteurs sont probablement bons, mais la rapidité du ton les force à surjouer certaines réactions. Quant à l’écriture, elle n’a pas inventé l’eau chaude pour le moment.

02.jpgÉpisode 2 – 12/20
Everyone has one side better than the other.

Dix minutes ce n’est pas assez ? Très bien, partons donc sur huit ! Les nazis activent la porte des étoiles à la grande surprise des Langford. Bon, nous on sait déjà ce qu’il en est, mais j’ai bien aimé l’humour autour de la cicatrice du nazi.

La porte s’ouvre sur des effets spéciaux manquant de financement et reste ouverte pour le reste de l’épisode. Heureusement que c’est censé puiser énormément d’énergie, hein. On se souvient des difficultés à garder la porte ouverte dans SG-1, alors cette websérie se fait plaisir avec un épisode qui paraît du coup super long, tellement j’ai attendu que la porte se referme par accident tout du long.

Bon, l’épisode a pour but principal d’établir toute la mythologie concernant la porte : les allemands savent comment l’ouvrir et utilisent des coordonnées qui les mènent on ne sait où, ils testent tout de même pour voir si c’est dangereux avec la main d’un des leurs, puis envoient directement le professeur Langford dans l’autre monde. Pourquoi pas – c’est logique d’envoyer l’otage en premier. Plutôt que de le faire revenir pour être sûr que c’est en toute sécurité que l’on traverse, les nazis décident de tous traverser à l’exception d’un soldat chargé de veiller sur Catherine. On continue dans la précipitation, donc.

Malheureusement, la série se concentre sur Catherine plutôt que sur ceux traversant la porte. Les mains toujours attachées, Catherine parvient à assommer le soldat chargé de la garder grâce à un ridicule coup de poing. Toujours ligotée, elle se débrouille pour récupérer le carnet avec les coordonnées, le flingue et les clés de la voiture du soldat. Grâce à ça, elle peut s’enfuir et rejoindre son copain (James) et son pote (Wasif) dans un cliffhanger hyper surjoué.

Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.

03.jpgÉpisode 3 – 16/20
A message for our führer?

On explose les statistiques avec un épisode de 13 minutes qui nous propose de passer de l’autre côté de la porte avec les nazis et la journaliste les filmant. C’est plutôt intéressant de voir Langford comprendre que le travail de sa vie a été solutionné par d’autres et les quelques détails que nous avons nous permet de comprendre qu’ils sont sur une planète qui ressemble beaucoup à l’Égypte. Le soldat nazi est pressé d’en découvrir plus sur les habitants de cet endroit – et vu les coordonnées, nous sommes sur Abydos, longtemps avant le premier voyage de SG-1.

Ils tombent sur une femme avec un bébé qui a tout d’une reine. Le nazi s’impatiente et saute les étapes de présentation polie. Du coup, l’un des soldats figurants se fait tuer en deux secondes par l’arme portée par la reine et tout le groupe de terrien s’agenouille devant la reine. Langford est persuadé d’avoir voyagé dans le passé car celle-ci parle une langue morte (bonjour la logique, elle vient de tuer un homme, à distance, d’une main, mais il se croit dans le passé ?) alors que le nazi pense avoir à faire à une de celles ayant créé le passé.

De son côté, Catherine ramène son copain-soldat et son collègue égyptien à l’entrepôt où ils retombent sur le nazi. La scène se veut purement comique avec un allemand aux sous-vêtements apparemment empruntés à Catherine. Cela sort tellement de nulle part que l’humour m’a un peu échappé, je dois dire.

Catherine maîtrise donc le nazi par elle-même, l’attache puis réussit à convaincre James et Wasif de l’aider à rouvrir la porte. C’était bien plus engageant que les premiers épisodes de les voir travailler ensemble, dans une scène qui avait un bon rythme, de l’humour et des enjeux dramatiques. Catherine fait tout ce qu’elle peut pour les convaincre de traverser et finit par les pousser l’un après l’autre, mais pas sans prendre le temps de se quereller avec James et de l’embrasser avant. Le caractère de Catherine n’est pas sans rappeler celui de l’Agent Carter dans ce bout d’épisode, et c’est une excellente chose. L’épisode se termine avec Catherine traversant pour la première fois la porte, et tant pis pour toute la mythologie de la saga.

Finalement, la série change de perspective dans cet épisode, et ce n’est pas plus mal. Il n’est pas uniquement question de Catherine et ça fonctionne bien mieux. Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film. Affaire à suivre, avec la diffusion de deux épisodes jeudi prochains, en espérant que je les trouverai.

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Here and Now (S01)

Synopsis : Une famille contemporaine multi-raciale constituée du mari, de l’épouse, de trois enfants adoptés de Somalie, du Vietnam et de Colombie, ainsi que d’un enfant biologique voit ses liens être testés.

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Pour commencer, le simple synopsis de la série m’aurait fait lever les yeux au ciel et passer directement à autre chose si nous n’étions pas sur une série proposée par Alan Ball sur HBO. Même si j’en ai détesté la fin, le duo est à l’origine de True Blood tout de même, donc ça mérite au moins le coup d’œil. En plus, il y a au casting Stéphanie de Grey’s Anatomy, une autre excellente raison de tester.

Je ne sais pas trop quoi en attendre – je sais en revanche que je n’ai en fait pas le temps de commencer une nouvelle série et que je ferais mieux de m’abstenir, mais c’est plus fort que moi. Si le synopsis part sur un drama familial, la présence d’Alan Ball à la direction et un autre synopsis lu ailleurs me conforte dans l’idée qu’on aura quelque peu du paranormal également. En plus, cette année 2018 s’avère pour le moment excellente dans tous les lancements de séries/saisons, au moins sur les premiers épisodes, donc je pars confiant. On verra si je fais bien.

Comme d’habitude, ci-dessous se trouve mon avis sans spoiler, et c’est en cliquant sur le titre que vous accédez à tous les détails de ma critique et au résumé de l’épisode. Bonne lecture !

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Eleven Eleven – 17/20
Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ashley et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur). La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.
S01E02 – It’s Coming – 17/20
Cet épisode dure une heure, et c’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.
S01E03 – If a Deer Sh*ts in the Wood – 15/20
La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.
S01E04 – Hide & Seek – 15/20
Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.
S01E05 – From Sun Up To Sun Down – 16/20
La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé au compte-goutte dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu, y compris à ceux que je détestais jusque-là !
S01E06 – Fight. Death. – 17/20
Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.
S01E07 – Wake – 15/20
Il n’est clairement pas facile de trouver du temps d’écran pour tout le casting et ça aboutit à quelques sous-intrigues vraiment décevantes auxquelles je n’ai pas accroché. L’ambiance de la série reste en revanche très prenante, avec une fascination étrange pour ces personnages et leurs failles. Je suis intrigué de voir où ça va depuis sept épisodes et je sors de cet épisode avec le même sentiment d’avoir vu bien plus qu’une heure de série (franchement, à 30 minutes, je croyais qu’on approchait de la fin). C’est tellement étrange.
S01E08 – Still Gotta Mean Something – 15/20
Je crois qu’il faut que je me decide à prendre conscience que je ne saurais jamais quoi penser de cette série, c’est comme ça. Ce nouvel épisode continue de partir dans des délires (pseudo) métaphysiques en abordant tout un tas de sujets de société. Il n’apporte pas de solution, ni de réponse concrète, mais des propositions, des ébauches, et c’est au fond tout ce qu’on en aura. Quant au mystère général, cette fois, il semble enfin avancer (pour mieux reculer, évidemment).
S01E09 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.
S01E10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.

Here and Now – S01E01

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’intrigant pilot d’Here and Now.

01.jpgÉpisode 1 – Eleven Eleven – 17/20
Right now is all that ever exists.

La série commence par quelques flashs avec le son inversé, ce n’est pas du tout stressant. Il s’agit d’un rêve d’un jeune homme, apparemment, qui y voit une femme se griffer le visage sur la plage car elle assiste à quelque chose de choquant arrivant à Ramon. OK. On va faire comme si on comprenait quelque chose et se laisser embarquer par la balade en vélo de Ramon, le jeune homme qui rêve et qui semble draguer un serveur et pote.

Ramon reçoit un appel de sa mère et sa sœur Kristen, en route vers un magasin (Bingo) où elles achètent de quoi faire l’anniversaire du père (Bingo !!). Au moins, cet épisode n’est pas perdu. La famille semble bien allumée en tout cas, entre les rêves de Ramon et sa drague foireuse, sa sœur qui fume des joints et en parle librement à sa mère, elle aussi droguée dans sa jeunesse et apprenant à sa fille qu’elle prenait aussi du LSD dans sa jeunesse. Génial, quoi.

Loin de tout ça, nous assistons à une séance de psy de Lydia, une femme déprimée par la vie en général, mais qui aime son psy la faisant enfin vivre son existence dans le moment. Enfin, psy, il est révélé ensuite que Duc, c’est son nom, ne fait que construire la motivation. Loin de tout ça encore, nous assistons à sa sœur, une styliste, en train de descendre totalement son assistante et accepter de boire un verre avec Duc avant l’anniversaire de leur père.

Enfin, nous découvrons la vie du fameux père, jouant à Candy Crush (je crois, je n’y ai jamais joué – révélation de dingue, je sais) alors qu’il a des admirateurs pour son travail de psy. Il s’agit aussi de ses soixante ans, et il invite à la fête un de ses étudiants/admirateurs/on sait pas bien (finalement, on apprendra plus tard que c’est son assistant). Une fois que c’est fait, il retrouve une prostituée avec qui il a l’habitude de coucher au point qu’elle lui offre un sextoy pour son anniversaire. C’est du beau.

Cela n’empêche pas le perso de faire une crise de la soixantaine et de pleurer toutes les larmes de son corps dans sa voiture. Euuuuuké. Il continue ensuite sa déprime dans la douche où il vide le shampooing de sa femme, juste pour le principe. Tu parles d’un soixantenaire stable dans sa tête !

Lorsqu’on retrouve Ramon, c’est parce que sa machine de sport se met à buguer à 11 minutes et 11 secondes. Déjà que plus tôt son regard était attiré par la pendule qui indiquait 11h11, on comprend vite que la soirée sera intéressante à 23h11.

Il retrouve son nouveau mec, le vendeur qui semble s’occuper d’une laverie et lui fait faire un détour par le pressing où sa mère lui a demandé d’y aller. Après s’être acquitté d’une facture de 11$11, Ramon accepte de faire un détour par chez lui avec son nouveau mec avec qui il couche. C’est pour être de bonne humeur à l’anniversaire. Au passage, il s’informe aussi sur les gens poursuivis par « 11:11 », qui d’après internet sont des gens avec une mission positive à accomplir. Voilà qui promet.

Bon, du coup Ramon n’arrive pas spécialement à l’heure à l’anniversaire de son père, alors qu’il devait y être en avance pour que Kristen lui parle de son nouveau hobby de faux compte Facebook pour draguer et de la drogue qu’elle enchaîne à tout va. Merveilleux. Sans trop de surprises, ils se mettent alors à se droguer ensemble et se raconter leur vie.

Je reproche juste à la série de me faire galérer avec les prénoms, pour le moment. Ashley, la styliste, retrouve son frère Duc (le « psy ») à qui elle ramène un top model… alors qu’elle est mariée et a une petite fille dont Malcolm, le mari, s’occupe. Elle jure à Duc qu’elle n’a pas l’intention de coucher avec. Cela ne l’empêche toutefois pas d’être un peu garce avec Duc, qui semble avoir choisi de rester puceau. Leur relation est top, à s’engueuler en permanence et continuer la conversation comme si de rien n’était.

Ils se droguent ensuite alors que Malcolm arrive en avance et est traitée comme une merde par sa belle-mère. Quant à Duc et Ashley, ils racontent leur vie au top model, et ce n’est pas rose : leur enfance d’enfant adopté est loin d’avoir été merveilleuse. Ils ramènent malgré tout Randy à la soirée qui mélange tout le monde à l’américaine.

Tout le monde, et surtout la terrifiante Audey, la mère de famille, ravie de rencontrer Henry, le rencard de Ramon. Duc et Randy passent leur temps ensemble, et ce dernier déprime qu’Ashley ne veuille pas coucher pas avec lui. Par chance pour lui, une fois que Kristen a fini de se droguer avec Ramon, elle a un énorme crush sur lui, alors que Ramon s’en prend à sa mère beaucoup trop inclusive et gênante avec Henry.

Le père, Greg, est plus ou moins heureux de la fête, ravi du cadeau d’Ashley, beaucoup moins de celui de Duc. Audrey correspond quant à elle à tout ce qu’Ashley et Duc en disait plus tôt : elle veut juste faire une fête pour montrer à tout le monde qu’elle est parfaitement géniale, que sa famille est parfaite et qu’elle peut tout contrôler. Elle n’est pas au bout de ses peines avec la soirée qui vire au désastre.

En effet, Greg fait un discours révélant à tous sa dépression profonde, et Malcolm le filme. C’est beau et absolument gênant pour tout le monde, donc en tant que téléspectateur, c’est marrant, surtout que ça se fait en parallèle de la perte de virginité de sa fille, qui porte un masque de cheval tout du long. Terrifiant et tellement triste.

Il faudrait que le discours s’arrête, mais ça continue. Il faudrait que Randy ait assez de tact pour lui faire enlever le masque, mais il continue. Et Greg déprime tout le monde à son anniversaire. Heureusement, Ramon met un terme à tout ça, en entendant subitement un bruit confus et en voyant des flammes s’envoler des bougies pour former un « 11h11 ». Voilà donc le côté surnaturel que j’attendais.

Après la fête dont on ne saura rien de la fin suite à cette dépression collective et hallucination solitaire, les parents emmènent Ramon chez le psy pour savoir ce qu’il peut avoir. Le couple finit plus en thérapie de couple qu’autre chose. Audrey s’inquiète de la schizophrénie possible de son fils, d’autant plus que son frère à elle l’était.

Le pauvre médecin est débordé, surtout qu’Audrey veut vraiment tout contrôler et est insupportable. Ramon n’a pas spécialement envie de devenir un patient du psy… jusqu’à ce qu’il aperçoive une photo de la femme de son rêve du début d’épisode, qui s’avère finalement être la mère du psy. Et bim, cliffhanger.

Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ash et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur).

La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.

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