Severance – S01E09 – The We We Are – 19/20

Bien que ce soit un excellent épisode, je trouve une fois de plus qu’il est un peu lent à en arriver là où il va. C’est 100% volontaire, de manière à ce que l’ambiance mystérieuse s’installe pleinement. C’est kiffant, mais aussi extrêmement frustrant car les réponses ne sont pas près d’arriver à ce rythme-là. Rendez-nous les saisons de 22 épisodes, vraiment.

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I wanna remember my fucking kid being born!

J’ai attendu deux ans pour voir la série, mais j’ai enchaîné cinq épisodes en une journée, c’est vraiment pas très malin de ma part. Hâte que la saison 2 commence avant même de finir la première, et pourtant, j’ai aussi très envie de finir cette première saison après des cliffhangers de dingue dans l’avant-dernier épisode. Ils sont malins.

Mark

L’épisode reprend avec Dylan tournant rapidement les interrupteurs de tous nos personnages. Ils ne font pas dans la subtilité avec immédiatement un écran divisé en trois pour bien nous faire comprendre que nous comprendrons ce qui arrive pour chacun d’entre eux. C’est rapidement un bon gros wtf : Mark a donc droit à un câlin de Cobel. Bizarrement, il ne réagit pas du tout quand il la voit. Je m’attendais à quelque chose de bien plus grand pour son réveil dans les bras d’une boss qui le maltraite depuis deux ans. C’est… surprenant.

Celle-ci se rend bien compte qu’il est un peu bizarre, mais elle est loin de se douter que sa puce s’est désactivée… ou activée, du coup ? En tout cas, Mark se rend dans la salle de bain et est tout stressé de ne pas savoir où il est. Cela fait beaucoup d’un coup de se retrouver avec une soirée plein d’inconnus. Bien sûr, Devon vient le voir, bébé en main et il tente de savoir si ça peut être son bébé ou non.

Il ne comprend qu’après coup qu’il vient de croiser sa sœur. Il rencontre ensuite Rebeck, une nana bien perchée avec qui il doit partager un livre, puis retombe sur Devon. Jamais vu une femme qui tire si vite son lait, honnêtement ! En tout cas, elle veut tout de suite parler du grand changement de vie de Mark dont elle ne sait rien – mais lui non plus ne sait rien, ce qui pose un peu problème. Mark en est à se demander s’il peut faire confiance à sa sœur, évidemment.

Ils sont interrompus avant qu’il ne puisse se décider : la lecture du livre commence. Il est amusant de voir Mark prendre conscience qu’il a pour beau-frère l’auteur du livre qui lui a ouvert les yeux, mais il n’a pas le temps de se faire à l’idée que Cobel est déjà sur son dos. Elle semble se rendre compte que Mark a changé et qu’il est tendu – et à force de le cuisiner, elle finit par découvrir la vérité : il l’appelle Miss Cobel.

Avant ça, il a l’occasion de dire à Ricken qu’il adore son livre, ce qui perturbe grandement Ricken. Je trouve qu’il ferait pourtant mieux de raconter toute la vérité à quelqu’un à ce stade. Sa sœur n’arrête pas de lui filer entre les bras à cause du bébé, c’est on ne peut plus énervant. Elle finit toutefois par confier Eleanor, le bébé, à Miss Cobel. C’est la pire idée du monde, mais elle ne peut pas le savoir. Cobel s’enfuit super vite de la fête, cherchant à rejoindre les locaux de Lumon à toute vitesse.

Pendant qu’elle le fait, Mark raconte tout à Devon. C’est chiant de voir que la série use d’une ellipse plutôt que de tout nous montrer, mais c’est intéressant que Mark puisse lui communiquer le message de sa mission tout de même. Il peut également en apprendre plus sur sa vie – son passé de professeur d’Histoire, l’existence de Gemma. Alors que Devon envisage les possibilités qu’ils ont devant eux pour tirer Mark de sa mauvaise posture, ce dernier pense enfin à lui demander ce que Cobel fait chez elle.

Devon ne met pas longtemps à comprendre qu’il fait référence à la femme à qui elle vient de confier son bébé pour lui parler. C’est terrible pour elle, et elle met aussitôt fin à la conversation pour partir à la recherche de son bébé. Quel enfer ! Mark est dévasté de ce qui est en train de se passer, évidemment, mais ça ne lui dit pas pour autant quoi faire. Il aide donc à fouiller la maison. Par chance, on y retrouve Eleanor en bonne santé, simplement abandonnée dans un siège bébé. Par bonheur, Mark y trouve une photo de son mariage avec Gemma.

C’est terrible, car il comprend que Gemma est encore en vie, mais il n’a pas le temps de révéler tout ce qu’il sait : il hurle à sa sœur « elle est en vie », juste avant que Dylan ne lâche les boutons. Putain de cliffhanger, je veux tellement la suite même si je suis sûr que Devon n’aura pas compris qu’il parle de Gemma. Bon, il a le cadre en main, ça peut aider.

Irving

Irving se réveille alors qu’il en train de peindre une fois de plus le couloir menant à l’ascenseur. Ce n’est pas top comme manière de procéder, je trouve, le personnage est obsédé par Severance, mais je ne suis même pas sûr qu’Irving sache ce qu’il est en train de peindre. Il parvient à trouver la source de la musique et l’arrêter, ce qui est toujours ça de pris.

Il sort ensuite de son atelier de peinture pour trouver son chien, qui s’appelle Radar, et voir des médailles militaires sur une commode. Puis, il trouve dans une chambre une valise qui contient un uniforme de l’U.S Navy, un drapeau et une photo avec écrit « papa » en son dos. Le mystère s’épaissit pour lui, même s’il est certainement celui qui vit la soirée la moins stressante.

Cela dit, il trouve pas mal de réponses qui sont autant de questions : il aurait intenté un procès contre Lumon avec d’autres employés de la boîte, parce qu’il s’est blessé sur place. Dans la liste très longue des autres employés concernés, il tombe évidemment sur Burt. Son obsession devient alors de trouver où il habite.

Il sort donc de chez lui et trouve assez rapidement sa voiture. Contre toute attente, il sait comment conduire. Est-ce qu’il faut comprendre que c’est un réflexe qu’on ne perd pas ? En chemin, il ne se rend même pas compte qu’il croise Cobel. Cette dernière parvient finalement à contacter Milchick et lui annoncer ce qu’il se passe, assurant qu’elle gérera Helly – au gala – mais qu’il doit gérer Dylan.

Irving, quant à lui, parvient bien à atteindre la maison de Burt, mais ce n’est pas un happy end qui l’y attend. Burt semble en effet heureux en couple – avec un homme certes, mais un qui ne ressemble pas du tout à Irving et totalement à un acteur de LOST. J’imagine qu’il aura un rôle plus conséquent en saison 2, du coup. En attendant, eh bien, le cliffhanger voit Irving se jeter sur leur porte et hurler – parce que j’imagine que c’est en Burt qu’il a confiance. Pas de chance, Dylan lâche les boutons juste au moment où la porte allait s’ouvrir. Frustrant.

Helly

De son côté, Helly se réveille en tenue de gala et alors qu’elle est en train de parler à… Natalie ! Une fois de plus, la série veut nous retourner le cerveau, mais ça ne marche que sur nous car le personnage de sait pas à qui elle s’adresse. Elle s’appelle en tout cas Helena et est une femme très distinguée. J’ai du mal à comprendre pourquoi elle envoie son innie à Lumon si elle bosse déjà pour le Bureau hors des murs de Lumon. Nous ne faisons qu’effleurer la surface avec les nouvelles questions que ces réponses posent.

Helly rencontre en effet la femme d’Angelo, le sénateur – et la femme qui a accouché en même temps que Devon. Tout est trop lié sans l’être, ça me perturbe. La femme du sénateur confirme en tout cas qu’elle a eu de l’aide pour faire ses trois enfants, se servant évidemment de Severance pour cela. Helly apprend en tout cas que son père est en vie et que ce qu’elle s’apprête à révéler lors du gala va changer la donne.

Oh, bordel, je sens qu’elle va être de la famille Eagan à ce stade. En tout cas, la série révèle alors que le couple s’éloigne d’elle qu’Helena a écrit un livre sur sa vie – et sur son expérience de Severance. Ben voyons. Il est un peu surprenant de voir qu’il y a plein de photographies de sa vie au bureau – parce qu’on voit ces collègues qui semblent être des stars.

Il faut dire qu’il y a de quoi : ils bossent avec une fille Eagan, qui quand elle n’est pas à Severance, passe son temps à accorder des interviews pour dire qu’il est génial d’être dissociée. Tu m’étonnes qu’elle refuse la démission d’Helly : ça la fout mal que la fille soit incapable de supporter la procédure quand elle est censée être l’héritière et le porte-parole du projet. Helly a une sacrée poker face, en tout cas : elle fait une crise d’angoisse mais attend évidemment d’être aux toilettes pour la faire comme il se doit.

Elle est stoppée dans celle-ci par son père qui débarque subitement. S’il assure qu’il a pleuré quand il a appris ce que son innie a voulu lui faire, il lui dit tout de même qu’il est sacrément fier d’elle et de sa persistance dans le projet. On comprend que c’est un projet d’une vie entière et qu’Helena a toujours été pour. C’est une sacrée ironie qu’Helena soit une porte-parole pour la procédure Severance quand Helly pense absolument tout le contraire. Par chance, elle est consciente le soir où Helena doit faire son discours. Le sera-t-elle encore au moment crucial ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite alors qu’elle récite le petit poème de la breakroom.

Elle se rend ensuite dans les coulisses de la scène, comprenant bien qu’elle pourra ainsi faire un discours où elle dira la vérité – quand Natalie lui propose d’expliquer qu’Helly est comme sa sœur. Juste avant de monter sur scène, bien sûr, Miss Cobel arrive et lui promet de faire souffrir Mark, de le martyriser autant qu’elle le pourra si elle raconte toute la vérité. Et pourtant, c’est ce qu’elle décide de faire une fois sur scène : elle affirme à tout le public qu’ils sont maltraités dans le sous-sol de Lumon et qu’il faut les sortir de là.

Elle fait donc son discours juste à temps, et ça, c’est quelque chose auquel je ne m’attendais pas.

Dylan

Pendant ce temps, Dylan est obligé de se couper en deux : il est à bout de bras pour maintenir les interrupteurs dans la bonne position. Ce que j’aime bien, c’est qu’il n’a aucune certitude sur ce qu’il fait. À plusieurs reprises, l’épisode nous montre à quel point il est mal en point dans cette position et on comprend bien que les boutons peuvent être désactivés à tout moment.

Malheureusement, il est vite évident qu’ils ne le seront qu’en fin d’épisode. J’ai envie de voir comment ils vont réagir une fois dans Lumon, moi. J’imagine que ce sera pour la saison 2. En attendant, Milchick se tape son meilleur sprint pour rejoindre Dylan et tenter de stopper la procédure en cours. Dylan a heureusement eu l’intelligence de bloquer la porte, ce qui lui fait gagner quelques minutes supplémentaires. Milchick tente de couper le lien qui bloque la porte, tout en essayant de convaincre Dylan d’arrêter ce qu’il fait. Le chantage aux biens matériels n’est pas tout à fait efficace, mais il comprend vite que parler des trois enfants de Dylan peut être une excellente idée.

Finalement, Milchick parvient à entrer dans la pièce, mais c’est un peu trop tard tout de même. Il force Dylan à lâcher les boutons et… la suite dans la prochaine saison. Un jour.

En bref

J’ai tellement attendu avant de voir la série que j’en attendais beaucoup, beaucoup, plus et que je suis un peu déçu par son rythme très lent. Pour autant, j’ai fini par entrer dans les théories et la course aux révélations. Chaque réponse apporte de nouvelles questions et je n’arrive pas bien à savoir où ils veulent nous emmener. Une chose est sûre : ils savent où ils vont et les mystères ont probablement des réponses très claires.

Il faudra toutefois attendre pour avoir le fin mot de cette histoire, si on l’a un jour. J’aime beaucoup la série en tout cas, ne serait-ce que pour son ambiance si spéciale. Espérons qu’elle durera suffisamment de temps pour apporter toutes les réponses. Il est facile d’en douter quand on voit qu’il faut attendre deux ans entre les saisons… Je sais, le covid est passé par là. Mais bon, la grève des scénaristes aussi…

Bon, sinon, la saison 2 a un milliard de pistes à explorer : Miss Casey/Gemma est la plus évidente, mais je n’oublie pas qu’on a Reghabi qui a disparu dans la fac avec le cadavre de Graner, qu’on ne sait pas encore où Dylan se place dans le puzzle, qu’Irving a toute une vie à nous révéler, que Cobel vient de voir sa couverture grillée alors qu’elle était virée… Bref, on n’a pas fini de se prendre la tête avec cette série, je pense.

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Severance – S01E08 – What’s for Dinner ? – 17/20

Que cet épisode est frustrant. On sait très bien où il veut en venir, mais il prend tout son temps pour y arriver, parce qu’il s’agit en fait d’une longue transition vers l’épisode final. C’était donc un très bon épisode, mais il est arrivé un moment où on a bien compris qu’il se payait notre tête et gagnait du temps. Et ça, c’était tout de même dommage. Bref, j’ai hâte de voir le dernier épisode !

Spoilers 

Les employés ont un plan à mettre en action.

I suppose that’s what you could called my good old days.

Irving

Pour la première fois, nous suivons la vie de l’outie d’Irving en ce début d’épisode. C’est particulièrement troublant : il passe apparemment son temps à peindre des tableaux qui représentent tous le tableau menant à la break room. Irving est donc un artiste qui utilise beaucoup de peinture noire – exactement le même genre que ce qu’il voit couler vers son bureau… Il peint en écoutant une musique qui est loin d’être celle qu’on pourrait imaginer pour son personnage et en évacuant une rage bien contenue dans les autres aspects de sa vie – celle de son innie comme celle de son outie que l’on rencontre alors qu’il lit au bord de l’eau avec son chien.

100%

L’épisode choisit pour une fois de nous montrer l’arrivée au travail des quatre employés au cœur de la série. S’ils paraissent au travail, on comprend vite que leur plan est déjà au point. Helly se tue à la tâche pour atteindre les 100% de son dossier. Tout le monde n’attend plus que ça dans le bureau, au point d’envisager de l’encourager pour qu’elle puisse bien le faire avant à 17h.

Tout le monde attend, oui, même Cobel et Milchick. Cette dernière en profite pour planifier une session de bien-être entre Mark et Mrs Casey. Bien sûr. Bon, on nous prépare pour ce qui sera le twist de fin de saison : Mark découvrant que Gemma est en vie, ou Mark découvrant que sa voisine est Cobel. Au choix. On attend !

En attendant, donc, Helly parvient à son 100%. C’est la fête pour les employés, qui sont ravis de voir l’objectif atteint. Ils pourraient pourtant vouloir mettre l’entreprise en échec, mais c’est qu’en fait, ils ont un plan en tête. Bon, arriver à 100% du tri de quelques nombres, ça s’accompagne d’une petite séquence en 8-bit dans les montagnes où Kier Eagan lui-même félicite Helly de son travail et lui dit qu’il l’aime. Creepy.

Cobel félicite en tout cas Mark car toute son équipe a réussi à atteindre l’objectif. Pour la fête (une gaufre-party) organisée, Mark demande alors à ce que ce soit Dylan qui soit récompensé. Ah. Le but est qu’il puisse rester à Lumon suffisamment de temps pour activer les puces Severance de ses collègues.

Bien-être

Avant d’en arriver à ça, Cobel souhaite en tout cas féliciter Mark avec une petite session de bien-être, en compagnie de Miss Casey. Le problème, c’est que quand il arrive sur place, il apprend qu’il s’agit de sa dernière session avec elle. En effet, elle vient juste d’être virée et sa pièce va disparaître pour de bon. Pour une fois, elle autorise donc Mark à l’interrompre pendant qu’elle lui lit des informations sur son outtie.

C’est l’occasion d’apprendre que la vie de Miss Casey a duré seulement 107h, et qu’elle a passé la plupart de son temps avec Mark. Ah. Elle est donc vraiment utilisée comme test pour les puces Severance, c’est dingue. Il devrait bien se douter que c’est étonnant comme information, mais ce n’est pas le cas. Au lieu de ça, il se demande surtout comment venir en aide à Miss Casey. Malheureusement, il ne le peut pas et ne se rend même pas compte qu’il s’agit de sa femme. J’ai quand même de grandes questions par rapport à ce twist. Il est rassurant de voir qu’elle est bien amnésique, comme les autres, mais quand Cobel demande à Milchick de la ramener en salle de test, on comprend bien qu’elle n’a probablement pas de vie à l’extérieur. Elle n’est qu’une innie et ça explique sûrement ses bizarreries.

La scène où elle rejoint son ascenseur, semblable à celui qu’Irving dessine, est terriblement triste. Qu’est-ce que Dichen Lachman est une actrice douée, bordel !

Les œufs

Malgré le départ anticipé en retraite de Miss Casey, dont la meilleure journée a été avec eux, la fête de la gaufre se déroule comme prévu. Avant qu’elle ne commence, Milchick leur apporte des œufs que Kelly trouve délicieux. Elle en parle brièvement avec Dylan, lui proposant encore d’être celle qui reste en arrière pour qu’il puisse revoir son fils. Ils sont toutefois sûrs qu’il ne s’agit là que d’une première étape de reconnexion…

La fête continue ensuite, avec un Irving qui remet de plus en plus en question sa foi envers Eagan, au point d’écraser un œuf dans son livre. Enfin, Mark et Helly ont l’occasion de s’interroger sur leurs actions, sachant bien qu’ils prennent un risque. Ils partagent leur peur de découvrir qu’ils sont des connards – même s’il n’y a aucun doute là-dessus pour Helly – et de se faire prendre, mais malgré tout, sont déterminés à le faire.

La fête est interrompue, finalement, parce que Milchick a un problème de management à régler. Cela fait angoisser nos quatre héros, mais ils n’ont pas plus d’information que cela. Nous si : Cobel vient de se faire renvoyer, contre toute attente, par une Natalie servant de porte-parole au Bureau – la hiérarchie de Cobel. C’est super violent : ils ont découvert la tentative de suicide d’Helly et le fait que Cobel passait beaucoup de temps avec la sœur de Mark, et ça ne leur plaît pas.

C’est finalement Milchick qui l’escorte hors de Lumon, après un très bref échange avec le Bureau de ses supérieurs – se contentant de confirmer qu’ils étaient là au moment où elle a été virée. Sans autre formalité. Elle a à peine un carton d’effets personnels quand elle se retrouve à prendre l’escalier – et pas l’ascenseur.

Pendant ce temps, les quatre raffineurs se préparent à une soirée difficile. Mark a beaucoup réfléchi à tout ça : il a peur de se réveiller en conduisant, ou en skiant. Il rappelle à ses collègues qu’il faut être prêts à tout et surtout qu’ils ont une mission très claire : ils doivent trouver quelqu’un à qui confier ce qu’il leur arrive, quelqu’un de confiance qui pourrait les aider à sortir de là.

Ce n’est pas évident comme projet. Avant de partir, Mark décide de leur lire un passage du livre de son beau-frère, rappelant que le temps leur appartient et qu’il n’est pas à leur patron. C’est beau. Dylan révèle qu’il connaît aussi par cœur le même extrait, et ça les fait tous sourire de partager ce secret interdit en commun.

Il est alors l’heure de se dire au revoir. Irving se demande ce qu’il aura pour dîner avant de partir, là où Helly est apparemment beaucoup plus stressée que lui. Elle décide donc de dire au revoir à Mark avec un peu d’humour, soulignant qu’ils sont peut-être mariés, puis avec un baiser, rien que ça. C’est trop précipité comme relation. Je sais que ça fait huit épisodes qu’on attend ce baiser, mais en vrai, je ne vois pas pourquoi et comment Helly suicidaire est désormais amoureuse du type qu’elle détestait. Mais bon, c’est comme ça.

La soirée

Après tout ça, Milchick revient pour conduire Dylan jusqu’à sa gaufre-party. Il s’agit en fait d’un dîner de quelques gaufres qu’il doit manger en solitaire dans la maison reconstituée de Kier Eagan, avant de se rendre dans le lit du fondateur. C’est tellement étrange comme délire. J’ai l’impression d’avoir changé de séries et d’être à nouveau dans Evil.

Il est révélé que la fête est en fait une petite orgie. Dylan doit mettre un masque de Kier pour se mettre au lit, puis il voit des strip-teaseurs (des deux sexes, tous avec des masques plus étranges et perchés) débarquer dans la pièce. J’imagine que c’est un sacré moment de vie pour un innie qui n’a jamais un instant à lui et ne peut jamais satisfaire sa libido.

Pourtant, Dylan se barre apparemment sans regret de cette soirée, le plus discrètement possible. Il se précipite alors vers la salle de la sécurité. Il fait alors tout ce qu’il faut pour que la procédure inversant les effets de la puce Severance puisse avoir lieu.

En parallèle de tout ça, Cobel laisse éclater sa rage d’avoir été virée. Elle n’était pas prête du tout pour ce rebondissement, continuant d’insulter Natalie dans sa voiture et détruisant une bonne partie de sa maison et de l’autel qu’elle y voue à Kier au passage. Elle est interrompue par l’arrivée de Mark qui lui demande si elle veut se rendre à la fête organisée par sa sœur.

Ah. C’est super lent dans la mise en place, et en même temps tout se rejoint enfin. C’est fou. Il serait temps que ça se fasse, ces révélations. Bon, bien sûr, Mark arrive au pire moment pour Cobel/Selvig, alors elle l’envoie balader. Finalement, elle se ravise et lui assure qu’elle prendra elle-même sa voiture pour s’y rendre, afin de pouvoir rentrer plus vite si besoin. C’est effectivement un bon plan.

Mark arrive donc chez Devon en premier, et on découvre que la fête est en fait organisée pour la sortie du livre de Ricken. Cela va être sympa d’avoir Mark qui se réveille sur place et récite tout le livre alors qu’il est clair que l’outtie ne l’a pas lu. 

Mark explique alors à sa sœur qu’il veut lui parler d’une décision radicale. Selvig choisit ce moment pour arriver et est évidemment curieuse quand elle est seule à seule avec Cobel. Il lui révèle donc qu’il envisage de changer de boulot… Cela semble traumatiser un peu Cobel, qui lui suggère de s’enfuir le plus loin et le plus vite possible de ces gens, avant de lui faire un câlin. Pile au moment où Dylan enclenche les boutons pour rendre les souvenirs de tout le monde. Y compris Helly, qui a subitement une vie pour le cliffhanger – je commençais à me dire qu’elle allait se réveiller à côté de Miss Casey !

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Wild Cards – S01E04 – Strangers on a Wave – 16/20

Voilà un épisode qui donne l’impression que les scénaristes lisent mes critiques, parce qu’ils ont travaillé exactement le point qu’il fallait pour améliorer le début de la série. C’est toujours un procédural, mais c’est un peu fun et ça devient efficace car on s’intéresse davantage aux personnages – limite on s’attache à eux. Bon travail, donc, et bon divertissement aussi.

Spoilers 

Un surfeur est retrouvé mort sur la plage, Max & Cole sont appelés pour mener l’enquête.

See, we already finish each other sentences.

Un peu trop de travail cette semaine pour regarder l’épisode dès jeudi matin, mais hors de question de prendre du retard dans la série alors que j’essaie de rester à jour dans mes visionnages lors de cette période plutôt creuse de diffusion. Bref, un samedi soir avec un peu de fièvre, c’est parfait aussi pour cette série.

L’épisode commence par un live où l’on entend quelques coups de feu, et hop, on est directement le lendemain : Max et Cole sont appelés pour étudier le corps retrouvé sur la plage. Pardon ? Comment ça on les appelle désormais sur les meurtres directement sans stratagème élaboré pour qu’ils tombent dessus par hasard ? C’est un peu dommage, j’aimais bien ce petit élément comique dans les premiers épisodes.

Cole & Simmons

Bon, tant pis, on fera avec. Ce début d’épisode voit donc notre duo rencontrer un personnage secondaire qui reviendra forcément à un moment ou un autre puisqu’elle est le médecin légiste du commissariat. Elle apporte un peu d’humour et surtout l’information que le corps retrouvé sur la plage est celui d’un surfeur. On s’en doutait un peu : on est sur une plage dès le début d’épisode, puis on sait par le générique de la série que Cole va avoir un moment où il est surfeur.

Et c’est donc celui-ci : ça se fait dès le début de l’épisode. Incroyable, Cole arrête enfin d’être fade ? Il suit les idées habituelles de Max : elle n’approuve pas du tout la méthode des autres flics du commissariat qui ne s’adaptent pas aux surfeurs qu’ils interrogent. Cole décide donc de se faire passer pour un surfeur, puis de se faire arrêter par Simmons, un des deux collègues cons qu’il subit depuis le début.

En quelques scènes, le personnage de Cole devient d’un coup plus intéressant : on découvre donc que Simmons est son ancien partenaire et il y aura clairement des choses à découvrir sur ce duo. Ils se détestent trop pour qu’on ne nous sorte pas une sacrée histoire dans leur passé. J’ai adoré les voir en tout cas se défouler l’un sur l’autre quand Cole demande à Simmons de l’arrêter. Le but ? Que ça se passe devant les surfeurs pour se les mettre dans la poche.

Il y en a une qui est fière, c’est Max. Le commissaire assiste à tout ça et est moins ravi qu’elle, mais la méthode fonctionne en vrai. S’il a bien envie de mettre à nouveau de côté Cole, il est forcé de reconnaître que c’est même plutôt efficace dans la suite de l’épisode. Alors que Cole entre sous couverture (avec des cheveux toujours impeccables malgré l’eau de mer), Max est mise de côté. Ce n’est pas elle qui se déguise, alors elle se retrouve coincée au commissariat.

Elle en profite pour poser des questions à Simmons sur son passif avec Cole. J’aime bien que ça permette de le découvrir plus et d’en apprendre davantage sur lui : c’est exactement ce que je reprochais au début de la série de ne pas nous le développer assez. Ainsi donc, il était partenaire avec Simmons, tout se passait bien entre eux jusqu’à une affaire qui a rendu Cole obsessif. Ensuite, on a trouvé la drogue dans sa voiture, et voilà, c’en était fini de leur amitié – même si Simmons reste convaincu que Cole est innocent.

Max profite ensuite du reste de l’épisode – et d’une planque – pour poser des questions plus ou moins discrètement à Cole sur cette affaire déclarée résolue par Li mais qui continuait de hanter le détective. Elle n’a pas de réponse immédiatement, évidemment : il veut en dire le moins possible.

Jesse & Marcy

En parallèle de tout ça, « Jesse », le nom sous couverture de Cole, s’intègre assez rapidement au groupe de surfeurs du début d’épisode – celui qui refusait de parler aux flics. Grâce à cette mission sous couverture improvisée, il apprend plein de choses sur les meurtriers potentiels du surfeur. Ils ont beau organiser une cérémonie en hommage à leur pote, ils sont étranges et Cole le sent bien. En plus, s’il est accepté par un des surfeurs, il y en a un autre qui voit d’un mauvais œil l’arrivée de cet étranger dans leur groupe.

Il s’arrange donc pour l’exclure à un moment où tout le groupe de surfeurs s’isole, mais c’est mal connaître Cole. Il appelle Max et les deux se mettent à suivre les surfeurs. Cette filature est efficace : ils découvrent rapidement que le groupe deale de la drogue en la cachant dans des planches de surfs. C’est original comme idée. Tout cela les mène ensuite en planque pour suivre la drogue et essayer d’en savoir plus sur le meurtrier. Et c’est ainsi que les personnages se séparent.

Il n’en faut pas plus pour que Max décide de passer à l’action, contrairement aux ordres donnés par Cole. Elle s’infiltre donc dans une chambre de surfeur pour retrouver les sacs de drogue. Elle a beau porter des gants et ne rien toucher, elle me fait rire : elle a des cheveux tellement longs qu’elle ne peut qu’en perdre.

À distance, Cole s’inquiète évidemment pour elle alors qu’il suit en filature un autre type, mais il a tort : elle fait plutôt un bon boulot et trouve finalement une piste qui va lui permettre de se déguiser. L’avantage, c’est que l’actrice s’éclate chaque semaine. Elle se retrouve cette semaine avec une perruque blonde à faire rougir de jalousie Veronica de Riverdale et un accent franchement pas terrible. La voilà donc qui interprète Marcy pour obtenir plein de réponses de la part d’une femme qui bosse pour une compagnie qu’elle soupçonne liée au trafic de drogue.

C’est amusant à voir, même si déjà un peu répétitif de la secrétaire de l’épisode sur les sportifs. Après, on comprend bien le fonctionnement de Max : elle dit aux gens ce qu’ils veulent entendre et les flattent pour obtenir toutes les infos dont elle a besoin. Elle les transmet aussitôt à Cole qui, pour la troisième fois de l’épisode, lui demande de ne rien faire. Il devrait commencer à la connaître pourtant. S’il la met de côté, il demande toutefois l’aide de Simmons pour aller arrêter le suspect cerné par Max/Marcy.

Résolution

Malheureusement, Simmons trouve surtout un cadavre. Les trois détectives (bon, wannabe détective dans le cas de Max) enchaînent donc sur une conférence téléphonique qui leur permet d’ajuster un peu le plan. Je suis déçu qu’on n’en sache pas plus sur la soirée karaoké de Max qui avait l’air fun : on passe directement au lendemain où Cole prétend avoir été arrêté une nouvelle fois par les flics pour faire peur aux surfeurs et dépister les réactions des uns et des autres. Malin, efficace.

De son côté, Max continue de se faire passer pour Marcy, malgré un changement de garde-robe un peu étrange et pas du tout adapté à l’épisode où elle est censée infiltrer une entreprise en deuil. Le pantalon blanc, c’est osé. En tout cas, à l’aide d’une clé USB, elle parvient à pirater un ordinateur – se servant au passage de son meilleur ami-serviteur, Ricky. Je suis vraiment curieux sur l’identité réelle de ce partenaire ; et sur les raisons de sa fidélité à Max. Les scénaristes lui trouvent chaque fois un nouveau rôle, c’est un vrai couteau-suisse le type.

Max aussi, en vrai : elle passe d’infiltration sous couverture à balade dans les conduits d’aération de l’entreprise – absolument pas poussiéreux et ne salissant pas son pantalon blanc – pour observer sa nouvelle meilleure amie et leur suspect principal coucher ensemble. Il est alors révélé que ce sont eux qui ont manigancé les meurtres pour avoir chacun ce qu’ils veulent : le surfeur a tué le patron de sa copine pour elle, parce que le patron voulait supprimer son job en gros ; la copine a tué le surfeur pour que son copain devienne le chef de gang des surfeurs. Simple et efficace.

Tout aussi simple et efficace est l’intervention de Simmons dans l’épisode. Je trouve étonnant qu’il soit tant séparé de sa partenaire habituelle, par contre, parce qu’elle est sacrément peu développée par rapport à lui, d’un coup.

Bon, sinon, histoire d’avoir un peu d’action dans l’épisode, il est évident que Max tombe du conduit d’aération directement sur les meurtriers. Plutôt que de se débarrasser d’elle, ils en font aussitôt une prisonnière, mais comme Cole était au téléphone avec elle, il intervient aussi vite que possible pour lui venir en aide. Max, elle, peut découvrir que c’est bien Kathy sa nouvelle pote le cerveau de l’opération, tandis que Cole organise des recherches efficaces pour retrouver Max à l’aide de Ricky et de Simmons. Sacrée équipe.

Le truc un peu moins crédible ? Max est menacée par un flingue, on lui demande de se suicider, mais pas une seconde, elle ne sort de sa couverture et ne quitte son accent. Bien sûr, les flics arrivent pile à temps pour arrêter les méchants avant que Max ne meure, hein. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf que Max remarque une fois de plus que Li est super cassant envers Cole. Elle décide d’aller le défendre auprès de leur supérieur commun, ramenant au passage l’histoire de drogue datant de l’année précédente. On a ainsi la vision de Li : il avait peur de Cole parce qu’il n’a pas géré le meurtre non élucidé de son frère. Vivement que ça revienne le hanter dans un prochain épisode !

On n’a pas le temps pour creuser ça cette semaine, évidemment. À la place, on termine l’épisode par Max s’incrustant chez Cole pour parler avec lui – du fait qu’elle a failli mourir, certes, mais aussi de la fameuse affaire de l’année précédente. Finalement, ça se termine surtout par une petite danse sympa, et franchement la série est sympa et divertissante. Elle fonctionne de mieux en mieux chaque semaine.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E08 – The Prophecy Comes True – 15/20

Une fin de saison anticlimatique au possible, parce qu’elle ne parvient pas à rendre surprenant les twists qui pourtant le sont et tente en permanence de nous assurer que tout est absolument évident dans leur récit, la preuve, ceci est arrivé sans qu’on le voie ou ceci a été dit. Bon. La série est sympathique, c’est pour les enfants après tout. J’aurais pu m’y attendre. Sûrement.

Spoilers 

Percy pourra-t-il arrêter la guerre ?

And you thought you were just a kid.

Je n’ai pas réussi à dégager du temps cette semaine pour voir des séries, et ce sera pire la semaine prochaine ! Je profite quand même d’un moment légèrement plus calme entre deux pour regarder cet épisode – c’est une fin de saison tout de même, et j’ai une élève qui a voulu me parler de la série aujourd’hui. Bref, ça m’a donné envie de voir ce qu’il allait en sortir de ce dernier épisode, même si je vois mal la série rattraper tous ses défauts en 40 minutes.

Arès

Et la preuve est là dès la première minute : alors que Percy s’apprête à se battre contre Arès, on découvre qu’il a eu le temps de s’entraîner à se battre à l’épée avec Luke. C’est typiquement le genre de scènes qu’il manquait dans le deuxième épisode – ou dans le troisième – pour qu’on comprenne à quel point ils étaient devenus potes.

Comme ils le sont devenus, Luke a pu expliquer à Percy comment demander un duel un contre un en mettant quelques règles pour avoir ce qu’on veut. Voilà donc Percy qui décide de défier le dieu de la guerre en duel parce qu’il a compris qu’il était manipulé par Cronos. Soit. Annabeth découvre tout ça elle aussi, mais il est trop tard pour stopper Percy. Celui-ci a pris sa décision.

Il se lance donc dans un duel en assurant que lorsqu’il ferait couler le sang d’Arès en premier, celui-ci serait forcé de laisser tomber son plan. Pas évident de gagner en duel contre le roi de la guerre, cependant. Percy se fait donc dégommer un moment, mais sans que le sang ne coule pour autant. Une énorme vague de tsunami débarque alors (Poseidon ? Ou Percy ? Peu clair) et permet à Percy de prendre le dessus. Hop, fin du combat en à peine une minute et Arès assure à Percy qu’il a gagné surtout un ennemi pour la vie. Le type s’énerve tout seul et est menaçant alors que c’était lui le bâtard depuis le départ ?

Vraiment, c’est trop. Il honore tout de même les règles du duel et se barre en laissant le casque d’Hadès derrière lui, ce qui permet comme toujours d’avancer dans l’intrigue. Percy entend alors une voix féminine qui l’appelle. Comme d’hab, ça semble tout de même sortir de nulle part cette histoire. Percy se dirige en tout cas vers la maison secondaire de sa mère, celle de l’épisode 1. À l’intérieur, il retrouve une adversaire qui n’était là que pour récupérer le casque d’Hadès depuis le départ, en s’en prenant à Percy.

L’Olympe

Il faut dire qu’Hadès pensait que c’était Percy qui l’avait. Drôle de théorie. En tout cas, Percy rend le casque d’Hadès en espérant que le dieu des Enfers respecte lui aussi sa part du marché. On n’a pas plus d’infos que ça en vrai, zéro garantie, mais voilà, Percy a confiance dans les dieux qui manquent tout le temps. Il a alors comme nouvel objectif de se rendre sur l’Olympe. Ses deux amis essaient de l’en empêcher, comprenant bien qu’il s’agit d’un lieu où Percy risquera sa vie car jamais Zeus ne le laissera vivre.

Et pourtant, Percy insiste et assure qu’il souhaite s’y rendre pour avertir le dieu du plan de Cronos. Cela fait à peu près sens, en vrai, jusqu’à ce que Percy explique qu’il ne l’envoie pas par mail parce qu’il cherche la gloire. Et puis, une fois de plus, les scénaristes nous disent que Percy a appris que la dernière guerre sur l’Olympe avait déclenché la seconde guerre mondiale… mais à aucun moment on a vu ça dans la série. C’est énervant à force : non seulement, j’ai l’impression qu’on nous retire des scènes de temps à autres, mais en plus, on nous dit que dans les scènes qu’on avait, on n’avait pas tout ? C’est énervant.

En deux secondes, Percy se retrouve ensuite prêt à se rendre sur l’Olympe, et vraiment : comment ? Comment s’y rend-il ? Après des jours à être traqué par tous il arrive à retraverser le pays comme si de rien n’était, et en se débarrassant en plus de ses amis (bon, Annabeth lui offre son collier en protection, mais…) ? C’est peu crédible, ça me sort trop de la série. C’est dommage en plus : c’est une série, il y aurait le temps de développer des choses normalement.

Finalement, on se retrouve trop vite avec un Percy qui grimpe dans l’ascenseur de l’Olympe et vient rendre l’éclair de Zeus à Zeus lui-même. Zeus (oh, j’adore Lance Reddick, quel plaisir de le retrouver dans un rôle si classe… dire que c’est son dernier rôle, je suis si triste !) laisse étonnamment Percy s’expliquer. Je m’attendais à un dieu un brin plus colérique – au lieu de ça, il est muet et calme, ne semblant même pas s’inquiéter de l’annonce que Cronos est en train d’émerger du Tartare. Bon, il décide tout de même de laisser Percy vivre parce qu’il lui a donné cette information.

Poseidon

Pourtant, Percy refuse de se barrer comme ça : il espère toujours mettre fin à la guerre. Ce n’est pas satisfaisant pour Zeus qui veut une victoire. C’est aussi énervant d’avoir un gamin qui veut absolument le remettre à sa place : Zeus essaie donc de le tuer, mais il est interrompu par Poseidon lui-même. Contre toute attente, le dieu de la mer vient donc sauver son fils interdit et capituler face à son frère, pour mettre un terme à la guerre. Pfiou. Des épisodes qu’on nous vend une guerre à venir pour ça ? C’est frustrant. Zeus accepte le marché de son frère, bien content d’avoir gagné la guerre et lui demande de faire en sorte qu’il ne revoit jamais Percy. Et c’est tout. Anticlimatique au possible, cette affaire !

En tout cas, Percy comprend uniquement le mot « Patros » dans la conversation entre les dieux, qui se fait en grec. Percy est suffisamment malin pour capter qu’il est donc face à son père Le casting est plutôt réussi, je trouve, c’est crédible de les imaginer père et fils. Le père n’est pas tout à fait sympa avec son fils pour autant, répondant brièvement à ses questions avant de le forcer à repartir pour le campement. Tout ça pour ça ? Je suis passé à côté des enjeux, encore ; je crois.

À la Colonie, Percy est énervé de découvrir que Clarisse, qui avait volé l’Eclair, est encore là comme si de rien n’était. Personne n’a osé la dénoncer sans preuve… Il s’agit là de la trahison annoncée par l’Oracle en début de saison : Luke est l’ami qui n’a pas expliqué à Chiron ce qu’avait fait Clarisse. Et oui, il a fait ça parce qu’il est le vrai traître de cette série et qu’il est de mèche avec Orion.

Luke continue de se dire ami de Percy, cependant. J’aime beaucoup ce personnage : il n’est pas tout blanc ou noir, mais bien dans la nuance. Il a son propre but, vouloir se cacher des dieux pour faire revenir Cronos. Contre toute attente, le grand méchant de la saison, le vrai combat climatique de cette fin, c’est donc un combat contre Luke. Le truc, c’est que c’est un twist qui devrait surprendre et être incroyable, et je suis sûr qu’il l’est dans le livre, mais dans la série… Meh. C’est balancé trop vite et avant d’avoir eu assez de scènes pour qu’on s’attache vraiment à Luke.

Et comme tous les combats de la série depuis le départ, ça se termine par une pseudo-défaite de Luke quand Annabeth révèle qu’elle était là pour toute leur conversation, invisible. C’est lourd. La trahison de son frère est à peine une surprise pour elle apparemment, on ne la voit pas vraiment choquée en tout cas. On passe donc très vite à la conclusion de la saison : Luke s’est barré pour rejoindre Cronos et il y aura donc une suite possible à la série avec l’émergence de Cronos qui se joue dans l’ombre.

La fin

Et voilà pour cette fin de saison, avec Percy qui affirme son nom dont il est fier, puis le départ de la Colonie. Dommage. Avant ça, on apprend tout de même que Grover a quant à lui eu son permis, ce qui fait qu’il peut reprendre la quête de Pan. Il aura donc sa propre quête pour la suite – fouillant les mers pour le trouver, mais quoiqu’il arrive, le trio promet de se retrouver un an plus tard. A dans un an pour une éventuelle saison 2 alors. En théorie. En pratique, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

En attendant, je termine tout de même cette saison où Percy revient chez sa mère, une fois de plus. Il fallait bien conclure cette intrigue aussi : la maman est en vie et l’y attend. Evidemment. Elle ne savait pas trop s’il était en vie, mais les retrouvailles sont charmantes au moins. En théorie. En pratique, il ne s’agissait que d’un rêve.

Pauvre Percy. L’autre grand méchant de la saison promet en tout cas à Percy que sa survie est la clé de son retour. Cronos n’a pas l’air sympathique du tout pour un grand-père. La bonne nouvelle, c’est qu’à son réveil, Percy retrouve bien sa mère. Ils sont de retour dans l’appartement du début et tout est bien qui finit bien – avec même le beau-père qui finit pétrifié par la tête coupée de Méduse. Je simplifie beaucoup, d’accord, mais c’est ça, non ?

En bref

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais en commençant cette série, mais ce qui est sûr, c’est que ce n’était pas à ça. C’est bien une série pour enfants, mais pas si manichéenne et pas si réussie. C’est très étrange, parce qu’on dirait vraiment que c’est écrit pour les enfants, mais en même temps, le récit est plein d’ellipses et de moments où la liaison entre les scènes/les épisodes n’est pas si évident à comprendre pour des enfants – ou alors, je suis plus bête que les enfants.

Du côté des qualités indéniables, il y a la qualité du casting. Les enfants sont vraiment géniaux, les adultes le sont encore plus, avec une réunion d’acteurs que j’adore dans les guests. Cela aide vraiment à revenir, à défaut d’accrocher à la série autant que je le voudrais.

Les livres ? Je me demande si je les avais lus finalement, parce que peu de choses me disaient finalement quelque chose. Je retrouve l’aspect mythologie que j’avais en tête, mais je n’ai aucun souvenir des twists. En même temps, j’ai dû les lire une fois il y a vingt ans – et même certainement plus. Bref, je n’ai que moyennement accroché finalement. Il y avait plein de qualités, mais dans l’ensemble, je ne suis sûr que ça vaille le coup pour autant.

Bref, je ne sais pas, je suis pas convaincu d’être déçu si Disney n’annonce pas de saison 2. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas encore annoncé.

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