Ahsoka – S01E04 – Fallen Jedi – 17/20

Je suis déçu par cet épisode, mais c’est probablement uniquement parce que j’en attendais trop. Je trouve que contrairement aux précédents, celui-ci peine parfois à gérer le rythme qu’il souhaite avoir. Plusieurs moments m’ont énervé parce qu’il me semblait évident qu’il y avait d’autres solutions et d’autres décisions à prendre bien plus rapidement pour peut-être s’en sortir. On sent toutefois que le but de l’épisode est ailleurs et on suit à marche forcée les scénaristes jusqu’aux excellents cliffhangers.

Spoilers

Sabine, Ahsoka et Huyang sont coincés et doivent réparer le vaisseau, alors que Morgan peut continuer d’étudier la carte.


Destroy it !

J’ai beau adorer la série, je me rends compte que je n’ai pas tellement envie de m’y mettre ce matin. C’est fou. Bref, j’ai préféré bosser que regarder cet épisode, mais la peur du spoiler a finalement été la plus forte et me voilà ! L’épisode est une fois de plus un peu court, seulement, la semaine dernière ça n’a pas été dérangeant du tout. J’ai découvert que la série était capable de m’embarquer bien loin bien vite. Et ça se confirme encore dès le résumé de cet épisode qui me replonge dans l’intrigue en cours avec efficacité.

Les réparations | Duels | La chute | Hera | Ahsoka

Les réparations

L’épisode commence ensuite avec les réparations du vaisseau d’Ahsoka par Huyang et Sabine. Cette dernière tente de contacter le monde extérieur, en vain. Les réparations ne sont pas assez rapides, mais Sabine n’aide pas pour autant Huyang. Elle préfère sortir pour prévenir Ahsoka, qui prend l’air, qu’elles ne peuvent pas décoller et pas contacter d’aide.

Ahsoka essaie de rester le plus calme possible, mais elle profite de l’occasion pour expliquer à Sabine qu’elles devront peut-être faire un choix coûteux : si seul l’ennemi est capable d’accéder à Thrawn, alors elles doivent peut-être l’en empêcher, quitte à faire une croix aussi sur Ezra. Bien sûr, je n’ai pas vu Rebels et je ne suis pas vraiment sûr des raisons pour lesquelles Sabine veut retrouver Ezra, mais une chose est sûre : on sent déjà monter la tension entre elles. Sabine ne renoncera pas à Ezra, même si elle assure à Ahsoka qu’elle peut compter sur elle. C’est juste évident.

En attendant, les méchants ont de sacrées longueurs d’avance : ils ont la carte pour se rendre auprès de Thrawn, mais ils repèrent également bien vite le vaisseau d’Ahsoka. C’est gênant, surtout qu’ils préparent déjà la suite, eux.

Très vite, des soldats armés se rapprochent donc du vaisseau de nos héros, qui ne sont pas tout à fait prêts à faire face. Oh, on voit bien Sabine charger et vérifier ses flingues, mais tout de même, je ne les sens pas prêts. Sabine est tellement stressée qu’elle ne voit pas ce qu’il y a sur la table à côté d’elle. C’est problématique et s’inquiète Ahsoka qui reprend la conversation commencée quelques minutes plus tôt. C’est… Bizarre. La construction de l’épisode est fragmentée, je comprends bien pourquoi, mais je trouve que c’est fait de manière maladroite pour cette conversation.

Elle est interrompue de toute manière : Huyang se fait attaquer pendant qu’il répare le moteur du vaisseau à l’extérieur et parvient à signaler le problème en coupant l’électricité du vaisseau. Ahsoka comprend aussitôt qu’il y a un problème, parce qu’elle sait qu’il ne voudrait pas empirer la situation. Ahsoka et Sabine sortent aussitôt du vaisseau pour lui venir en aide et la menace est vite réglée.

Malheureusement, les réparations du vaisseau sont retardées par cette nouvelle attaque. Les femmes décident alors de partir en exploration pour freiner les ennemis – il serait temps. Avant ça, Ahsoka demande à Huyang de réparer en priorité de quoi communiquer et Huyang demande aux deux femmes de rester ensemble car elles fonctionnent mieux ainsi.

Je comprends bien qu’il parle pour les fans, mais je trouve que ça sort de nulle part ça aussi : on est encore sur un problème de rythme, et c’est la deuxième fois de l’épisode. Je trouve ça déroutant après les trois premiers qui étaient impeccables. En fait, mon problème, c’est que je ne comprends pas ce qui le pousse à dire ça à ce moment – et aussi qu’un robot soit en train de faire dans le mélo.

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Duels

Bref, c’était mieux de voir Ahsoka et Sabine courir à travers les bois rouges pour essayer de stopper leurs ennemis d’atteindre Thrawn au plus vite. Ce qui est plutôt cool, c’est qu’elles tombent alors sur deux ennemis un peu plus forts que les précédents. Le hasard fait bien les choses pour le suspense tout de même. Alors qu’Ahsoka se bat contre un droïd et prend tout son temps avec sabre laser, Sabine se retrouve à faire face à la disciple ennemie qui l’avait transpercée avec un sabre il y a trois épisodes.

On sent qu’elles sont de même niveau, en vrai… mais ce n’est pas le cas du droïd et d’Ahsoka. Cette dernière parvient à le dégommer en un petit coup bien placé de sabre. Je ne vois même pas comment elle a réussi, en vrai, et c’était bien mieux de la voir se battre avec la Force un peu avant. Toujours est-il que quand Sabine et son adversaire voient qu’Ahsoka a tué le robot, elles arrêtent de se battre. Et là, vraiment, j’ai pété un câble.

Elles sont ennemies mortelles, mais elles prennent le temps de s’arrêter ? Pour le choc, OK. Mais ensuite, Sabine dit tranquillement à Ahsoka d’aller chercher la carte et prend tout son temps à revenir au combat. Un coup de sabre laser déloyal de la part de l’une ou l’autre et c’était déjà terminé, franchement.

À la place de ça, on a droit à un combat au sabre, encore. J’aime bien voir l’effet des sabres lasers sur les arbres, cependant, ça ajoutait un peu de fun à ce duel. Malheureusement, Sabine ne fait toujours pas le poids sur son ennemie et finit à terre. Elle tente bien d’utiliser la Force pour se protéger, mais c’est en vain. Par chance, elle a plus d’un tour dans son sac et j’ai bien aimé le coup de fusil qu’elle tire en refermant le poing. Elle n’a peut-être pas la Force avec elle, mais elle est excellente – une vraie Mandalorienne finalement.

Cela ne permet toutefois pas à Sabine de remporter le combat. Non, le combat est finalement interrompu par un grondement de tonnerre au loin et une disciple qui n’hésite pas à enfumer Sabine pour s’enfuir. Cela n’a aucun sens : elle pouvait totalement gagner, non ?

Pendant ce temps, Lady Morgan continue d’explorer la carte, dans l’espoir de ressentir à nouveau Thrawn et d’obtenir par calcul les coordonnées à suivre. Elle décide ensuite d’aller préparer le vaisseau en laissant derrière elle le maître de la disciple avec qui Sabine est en train de se battre. Eh, je suis déçu par plein de choses dans cet épisode, en vrai ! Je ne comprends pas bien la logique de laisser la carte ouverte avec un seul (ancien) Jedi pour la protéger.

Si c’est un bien inestimable, tu peux peut-être le protéger davantage, non ? Ou juste ne pas le laisser ouvert, d’ailleurs. Tout est fait pour qu’Ahsoka se retrouve à se battre contre Baylan, c’est le nom de cet ennemi, après avoir parlé un temps avec lui. La conversation était franchement faite de futilité et la bataille au sabre laser se fait avec beaucoup d’intensité dans les échanges de regard. C’est ma manière d’écrire que c’est lent à se mettre en place, vous l’aurez compris.

Le temps presse pourtant : Morgan est à quelques moments d’obtenir les coordonnées dont elle a besoin. Ahsoka semble soudainement s’en souvenir une fois qu’on nous le dit : elle tente donc de se jeter sur la carte pour la sortir de son socle et empêcher Morgan d’obtenir ce qu’elle veut. Malheureusement, elle met beaucoup de temps à y parvenir.

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La chute

Quand elle le fait enfin, elle se brûle la main et l’orage gronde – ce qui interrompt le combat entre Sabine et la disciple. Ahsoka est néanmoins capable d’agir à temps : Morgan n’a pas toutes les coordonnées. Par contre, alors que le combat reprend, Ahsoka est clairement affaiblie par sa blessure à la main. Rien ne va plus pour elle quand elle aperçoit ensuite la disciple de son ennemi. Ahsoka est donc sûre d’avoir perdu Sabine – ce qui n’est pourtant pas le cas.

Par principe, Ahsoka utilise la Force pour s’attaquer à la disciple et venger Sabine, ce qui lui fait perdre un temps précieux dans le combat contre Baylan. Sabine est encore en vie et Ahsoka finit par le découvrir quand elle est au plus mal. Bien sûr, Ahsoka lui demande de détruire la carte tant qu’elle le peut et pour être sûre que leur mission soit un succès.

Détruire un succès suppose toutefois de ne pas revoir Ezra, alors Sabine se contente de menacer Baylan de le faire. Le méchant n’hésite pas à jeter Ahsoka de la falaise pour se concentrer sur le vrai problème : il voit bien qu’Ahsoka est déçue par Sabine, il comprend qu’elle ne détruira pas la carte. Et effectivement, le problème pour notre héroïne, c’est que Sabine n’est pas prête à détruire la carte. Aaah. C’est frustrant : Sabine voit Ahsoka se faire tuer (du moins, c’est ce qu’on veut nous faire croire pour l’instant) et hésite encore plus à dire adieu à une chance de revoir Ezra – sans certitude pour autant !

Baylan comprend vite que Sabine n’osera pas détruire la carte et il s’amuse donc de la situation, sentant bien qu’Ezra est la seule famille que Sabine pense encore avoir. C’est cool ce que la Force permet d’obtenir comme info sur quelqu’un n’empêche, c’est mieux qu’Internet à ce stade.

Il n’empêche que ça signifie que Sabine se retrouve à être tentée par le côté obscur : le maître insiste pour lui dire qu’il ne lui fera pas de mal et qu’il suffit de lui donner la carte. Sabine n’explose toujours pas la carte, Baylan range son sabre… et putain. Ahsoka, c’est quand tu veux que tu surgis pour le tuer, non ?

On voit toutefois Sabine hésiter longuement à donner la carte et c’est bien plus intéressant comme ça. Elle prend alors la (mauvaise) décision de rendre la carte à ses ennemis, ce à quoi je ne m’attendais pas forcément dans une série Star Wars. Je ne sais pas, je m’attendais à ce que Sabine trouve une solution de dernière minute, ou qu’un sauvetage vienne de la part d’Hera par exemple. Ce n’est pas le cas : Baylan promet qu’il ne lui arrivera rien si elle les rejoint et donne la carte ; ce que Sabine finit par faire.

La disciple, qui s’appelle Shin (il serait temps de nous donner son prénom) s’énerve alors, mais elle est interrompue bien vite. En effet, Baylan insiste pour dire qu’il a donné sa parole et qu’il la tiendra. Lui, oui, mais… Morgan ? Je ne suis pas sûr. Elle obtient ce qu’elle souhaite avec le calcul des coordonnées et ordonne aussitôt la destruction de la carte. Sabine regarde ce qu’il se passe sans rien dire et sans rien faire. Elle a bien un regard en arrière pour l’endroit où est supposée être Ahsoka, mais c’est à peu près tout.

Faite prisonnière, elle est ensuite emmenée dans le vaisseau de Lady Morgan qui est surprise de la voir… mais bien trop satisfaite que Sabine soit là pour voir qu’elle envisage sans un scrupule de tuer Hera.

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Hera

En effet en parallèle de tout ça, à la base, Hera décide de désobéir aux ordres. Elle monte à bord d’un vaisseau sans autorisation et embarque son fils avec elle dans cette aventure. C’est un peu étrange d’emmener son fils en mission interdite comme ça, mais bon, on va faire comme si c’était normal. En plus, elle prend techniquement la fuite et ne sait pas quand elle reviendra… donc ne pas abandonner son fils est peut-être la chose à faire.

Une chose est alors sûre : elle a plein de fans parmi ses hommes. La générale est en effet suivie par Carson, puis par quelques autres vaisseaux également. En fin d’épisode, elle approche de la planète et parvient à prendre contact avec Huyang, obtenant toutes les infos sur la flotte ennemie et la situation bien rapidement.

Tout son équipage se dirige aussitôt vers l’énorme vaisseau ennemi, mais c’est une erreur de débutants : le vaisseau n’hésite pas à envisager de partir dans l’hyperespace, sachant bien que personne ne pourra les suivre dans cette petite flotte. Et si les remous provoqués par le saut dans l’hyperespace devait les conduire à tous mourir au passage, ce ne serait pas grave.

La série ne nous laisse pas sur un suspense insoutenable pour autant : Hera survit, contrairement aux vaisseaux de quelques-uns de ses hommes. L’épisode se termine ainsi sur le mauvais pressentiment du gamin d’Hera, alors qu’Huyang se retrouve seul sur la planète à tenter de contacter Sabine ou Ahsoka. Evidemment, elles ne répondent pas.

Les réparations | Duels | La chute | Hera | Ahsoka

Ahsoka

Evidemment, la série étant nommée Ahsoka, on se doute bien qu’elle n’est pas morte si simplement. C’est sans trop de surprise que l’épisode fait alors un détour avec un plan sur la falaise d’où elle est tombée, puis un plan étrange de vie après la mort.

Ahsoka se réveille au beau milieu de l’espace, sur une voie qui pourrait rappeler la course arc-en-ciel de Mario, sauf qu’elle est bleu clair. Elle entend alors contre toute attente une voix dans sa tête : celle de son maître, Anakin. Oula. Qu’est-ce qu’il fout là ? Qu’est-ce que c’est que ce cliffhanger sur les notes de musique associée à Dark Vador ? Bordel, je veux l’épisode suivant maintenant. Tss.

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Twisted Metal – S01E07 – NUTHOUZ – 17/20

L’épisode capitalise davantage sur l’action que sur l’humour, et c’est dommage, parce que c’est finalement ce que je préfère. Les scènes d’action sont toutefois plutôt bien maîtrisées et permettent à l’intrigue d’avancer dans le bon sens. En fait, c’est un épisode essentiel pour l’histoire plus qu’un épisode cherchant le fun. Bref, j’ai un peu moins accroché, mais ça reste toujours aussi sympathique.

Spoilers

Cette fois, c’est Sweet Tooth et John que nous apprenons à mieux connaître.

Who’s a good boy now, Billy ?

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

1989

Cet épisode démarre en 1989 sur un plateau télé et on est tellement loin du reste de la série que c’est surprenant. Ce n’est pas la première fois qu’ils font le coup, cependant, alors je me suis accroché en cherchant pourquoi on découvrait le tournage d’une vieille sitcom avec un ado capricieux jaloux de son collègue : il est supposé être le lead, mais la série vient de changer de titre pour y ajouter le nom du personnage de ce collègue.

Pendant le tournage, on découvre alors que Marcus, l’ado jaloux, ne fait plus rire personne avec son gimmick, sa « sweet tooth ». Franchement, je m’étais fait la réflexion que la seule possibilité pour ce flashback était d’être lié au clown. Cela ne manque pas : on découvre de qui il est jaloux… un simple chien. Oui, Billy est un chien et il fait mourir de rire tout le plateau, et même les parents de Marcus. C’est trop pour lui. Marcus pète alors un câble et décide de… tuer le pauvre chien qui n’avait rien demandé. Oh, mais on commençait à apprécier Sweet Tooth, fallait pas nous révéler ça maintenant !

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

New Chicago

De retour dans le présent, nous découvrons que New Chicago est bien renforcée de part et d’autre : la ville est entourée d’un mur d’enceinte et de douves. John et Quiet sont ainsi coincés quelques instants aux portes de la ville, avant de découvrir qu’un ascenseur s’ouvre pour les accueillir dans une petite cabine qui ne payait pourtant pas de mine.

L’ascenseur les mène finalement dans un souterrain avec une étrange voix grave pour les guider. C’est terriblement stressant pour John, mais Quiet s’amuse comme une folle dans ce qui ressemble fort à une attraction, avec la voix qui les emmène tout droit vers… un interphone. Il y a toutefois tellement de buée et vapeur dans le souterrain qu’ils ne s’en rendent pas compte immédiatement.

Malheureusement pour la voix qui voulait rester anonyme, John devine aussitôt son identité : il s’agit de Calypso. Il fallait y croire pour de vrai. Par contre, on ne verra pas son visage, puisqu’il communique par interphone et par l’intermédiaire de trappes permettant à John de récupérer le colis qu’il est venu chercher.

Au passage, Quiet se retrouve à devoir expliquer à John ce qu’est une pizza. Cela dit, Calypso leur refuse, de même qu’il refuse de donner de l’essence ou quoique ce soit d’autre. C’est clair : New Chicago restera un mystère auquel ni John, ni Quiet n’auront accès. C’est la rengaine expliquée dans le premier épisode : il y a l’extérieur et il y a l’intérieur, et ces deux mondes ne sont pas faits pour cohabiter.

Calypso était une idée sympathique, mais il est regrettable de ne pas en savoir plus sur lui ou Chicago. Franchement, ça fait huit épisodes que c’était l’objectif, et je pensais qu’on aurait au moins un aperçu. Ce n’est finalement pas le cas et nos héros se barrent donc avec le colis. Pour le retour toutefois, John décide de changer de route : il ne souhaite pas repasser par Topeka pour s’éviter un ennemi.

L’essence ? Facile, ils vont faire une pause dans un bar pour coursiers, tout simplement. Il n’en existe plus que deux et par chance, leur nouvel itinéraire peut les faire passer par là. Si Quiet a hâte d’y arriver, John lui explique qu’il y a des règles à suivre tout de même : ne pas parler de son job, ne pas ramener d’armes. Pas si simple cette affaire, surtout que Quiet lui rappelle que tout peut servir d’armes de toute manière, y compris ses armes. Et elle lui démontre en couchant avec lui. Tout en conduisant, parce qu’ils ont un planning à tenir. Ma foi, c’est logique.

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

Sweet Tooth

En attendant, on reprend dans cet épisode l’intrigue de Stone et de Sweet Tooth, forcément. Après les flashbacks sur Sweet Tooth, ce n’est pas surprenant du tout : on découvre en tout cas que le clown n’a pas chômé depuis sa dernière apparition dans la série. Il a attaqué deux QG de plus et continue de faire grandir son armée. Il a aussi un but désormais, et même Stone est capable de comprendre ça. Reste à savoir quoi.

Pour nous, c’est facile : il suffit de regarder l’épisode pour voir que le clown souhaite retourner à l’asile où il a grandi. Il souhaite se venger et raconte tout ça à Stu qui découvre la vérité assez atroce sur le clown : il a tué un chien avant la chute du monde parce qu’il en était jaloux. Bon, ça, il pourrait s’en remettre, même si ça le surprend que Billy ne soit pas une personne pour de vrai. En revanche, il est complètement choqué de découvrir que Sweet Tooth a enfermé ses parents dans l’asile : une fois le monde arrivé à son terme, les portes de l’asile se sont ouvertes et il a pu les traquer.

Il les a alors laissés mourir dans cet asile pour se venger. Maintenant, ils ne sont plus que des squelettes, mais ça n’empêche pas le clown de leur parler. Et de leur crier dessus. Et de les écraser du pied, parce que c’est fun. Une fois ses nerfs passés, Sweet Tooth annonce que c’est la fin du voyage. Et ça pour être la fin, c’est la fin : toute son armée s’est fait décimer par la police. Stu comprend juste à temps ce qu’il s’est passé pendant que Sweet Tooth blâme évidemment Harold, son sac plastique. Au moins, Stu peut sauver la vie de son nouveau boss.

En revanche, on nous révèle que côté tireurs, il y avait Stone, mais aussi Mike. Ce dernier et un de ses collègues sont envoyés vérifier que tout le monde est bien mort et récupérer le masque du clown. C’est amusant que Stone se barre sans vérifier ce qu’il en est, et surtout complètement con. Alors que Mike découvre avec soulagement qu’il n’a pas tué Stu et s’excuse de ce qu’il a fait, son collègue se fait tuer connement par un Sweet Tooth qui voulait juste une info supplémentaire sur son adversaire. J’ai ri de la manière dont il tue le garde, en vrai, la série est forte pour nous faire rire…

Le problème, c’est que Sweet Tooth décide ensuite de s’en prendre à Mike. Lui, il parle et dénonce Stone sans hésiter, mais c’est finalement Stu qui parvient à calmer le clown avant qu’il ne soit trop tard. Et c’est ainsi que Mike se retrouve à trahir Stone et être sauvé par Stu. Par contre, Sweet Tooth accepte que Stu puisse avoir son animal de compagnie à une condition : qu’il nettoie derrière lui.

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

Mary

En parallèle, John et Quiet arrivent finalement à leur lieu de pause. John confie à Quiet le soin de faire le plein pendant qu’il rentre dans le bar. C’est l’occasion pour Quiet de nous montrer que le sexisme n’est pas mort, puisqu’elle se fait doubler dans la file d’attente pour récupérer de l’essence en bidon. Si elle commence à s’énerver pour régler elle-même son compte au type qui ose lui faire ça, une blonde débarque et s’attaque à l’homme. Quiet rencontre ainsi une nouvelle amie, mais lui fait remarquer que les armes ne sont pas autorisées quand elle voit son couteau… qu’elle trouve cool. Le problème est en fait ailleurs : c’est que sa nouvelle amie, Mary, est une ex de John.

Cela fait rire Mary de découvrir que Quiet est avec lui, mais bizarrement, John est beaucoup moins amusé. Mary est très sympathique comme personnage en tout cas. Elle connaît plein d’anecdotes sur John, détruit un peu la réputation qu’il a tenté de se faire avec des mensonges et partage des souvenirs avec lui. C’est top.

Dès qu’ils ont un moment ensemble, John souhaite s’excuser auprès de Quiet, mais elle n’en a rien à faire. C’est hyper raccord avec le personnage de n’en avoir rien à faire du passé de John et de ne pas faire preuve de la moindre once de jalousie. Au moins, ça permet d’aller plus vite à la suite de l’épisode, où l’on découvre que Mary est désormais « milkman » elle aussi. Elle s’appelle même Bloody Mary.

Pendant que John récupère le temps perdu, Quiet récupère l’hygiène : elle découvre qu’il est enfin possible de prendre une douche, et ça, ça n’a pas de prix dans cette apocalypse. C’est vrai que ça doit puer. En sortant de la douche, Quiet découvre que Mary l’attend. Elle en profite pour mater ses cicatrices et essayer d’en savoir plus sur la nouvelle compagne de John.

Assez vite, Quiet comprend que Mary est en fait jalouse, surtout que la blonde découvre que John et Quiet ne se connaissent que depuis quelques jours et qu’ils font déjà un job ensemble. Elle, elle n’a jamais pu monter avec John dans Evelyn qui est, toujours selon Mary, la seule femme de la vie de John. Pfiou. Heureusement que Quiet ne se laisse pas manipuler comme ça et passe à côté de cette cinglée – parce que Mary apparaît de plus en plus cinglée.

Bon, si Quiet est assez maligne pour ça, ce n’est pas le cas de John, évidemment. Il se fait surprendre pendant qu’il pisse par une Mary qui n’hésite pas à faire de même et essayer d’en savoir plus sur lui, ce qu’il fait désormais et quel genre de livraison il effectue. John se laisse manipuler tellement simplement par Mary. Les souvenirs doivent parler entre eux, mais tout de même, c’est gros : c’est lui qui se met à parler de New San Francisco et du paquet qui lui permettra d’obtenir ce dont il a toujours rêvé. Mary comprend bien ce qu’il se passe.

Quiet aussi comprend, alors qu’ils sont en pleine fête, que Mary est en train de trahir John et elle ne se trompe pas évidemment. Mary fait rapidement passer à tous les autres coursiers ce que représente le colis de John et tous se retournent contre lui, ignorant totalement ce pauvre Slam, le barman qui peut tout dégommer avec son pénis. Que voulez-vous, c’est le genre d’humour de la série.

Il reste un problème : personne n’a pris le temps de se mettre d’accord pour savoir qui aurait le colis à la fin. Slam fait diversion en se servant de son pénis pour exploser une pastèque et la baston générale peut commencer. Logique. C’est une bonne scène d’action surtout qu’il y en a peu eu dans la série jusque-là : tous les coursiers essaient de s’entretuer, alors que Quiet et John bossent ensemble pour atteindre le même objectif. Ils ont ainsi une longueur d’avance.

Mary et Quiet se retrouvent ainsi à se battre l’une contre l’autre, et ça n’a plus grand-chose à voir avec le paquet apparemment. Pendant ce temps, John a la mauvaise idée de tuer un marchand – il y a déjà peu de coursiers dans le monde, mais il n’y en aura quasiment plus aucun s’ils continuent de s’entretuer comme ça.

Evidemment, Quiet prend le dessus sur son adversaire. Mary finit en larmes – c’est hot ce qu’il se passe entre elles, mais elle n’oublie pas que John l’a abandonnée et s’en sert pour apitoyer Quiet. Oui, elle est apparemment capable de faire preuve de pitié, un côté du personnage qu’on connaissait peu. C’est une erreur : Quiet fait le choix de lui tourner le dos en lui laissant la vie sauve. Evidemment, ça ne peut que mal terminer : Mary tente de la tuer, mais John la prévient juste à temps pour éviter le drame. Bref, Mary se retrouve avec une hache dans la poitrine. Cela lui fera une jolie cicatrice supplémentaire si elle survit.

Il finit par donner ses clés à Quiet pour repartir, parce qu’il a trop bu pour conduire. Quiet obtient donc une confiance qu’elle ne pensait possible de sa part et la preuve qu’il tient plus à elle qu’à Mary. Malheureusement, ils ne voient pas qu’ils laissent derrière eux une autre taupe qui n’hésite pas à prévenir Stone de leur destination. Les derniers épisodes promettent donc d’autres combats sympa pour nos deux coursiers… et ça me convient parfaitement !

1989 | New Chicago | Sweet Tooth | Mary

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Pokemon Horizons – S01E17 – Kaiden and Hogator – Secret Training ! – 17/20

C’est certes un filler, mais j’ai adoré cet épisode. Plutôt que de se concentrer une fois de plus sur le fil rouge, cet épisode propose une intrigue qui approfondit les personnages, les relations entre Pokémons et prouve que la série fonctionne bien aussi sur les épisodes indépendants. En fait, elle fonctionne même très bien. C’est typiquement un épisode de début de série et c’est chouette comme tout d’en avoir pour nouer des liens d’amitié entre eux et des souvenirs pour nous ! Bref, ça surfe efficacement sur la nostalgie des débuts.

Spoilers

Roy découvre que Chochodile et Zapétrel ne s’entendent pas à merveille.


Une nouvelle rivalité | Turbulences | Les conseils de Dot

Une nouvelle rivalité

L’épisode reprend sur la révélation du secret de Dot à Liko. C’est plutôt drôle de voir Liko complètement perturbée par le fait que son amie est celle dont elle a toujours été fan depuis le début. Elle n’ose pas l’interrompre même si elle en meure d’envie. Finalement, elle accepte d’aider Roy à chercher ses Pokémon.

J’aime beaucoup l’idée de base de cet épisode : il est rapidement révélé que Zapétrel ne supporte pas Chochodile parce qu’il lui gâche ses bains de soleil. Insupportable d’avoir de l’ombre dans ces moments-là, j’en sais quelque chose parce que j’essaie aussi de profiter du peu de soleil qu’on a cet été, hein. Quand Roy les retrouve, il est donc forcé de les séparer et de leur rappeler que c’est une belle journée. Et si ça pourrait fonctionner, quand Chochodile se met à chanter avec Roy en faisant une fois de plus de l’ombre à Zapétrel… ça tourne mal. J’ai éclaté de rire.

J’aime bien cette rivalité qui se dessine entre les deux pokémons. Franchement, ça nous fait sympathiser avec les deux pokémons de Roy. Bon, par contre, ça se fait une fois de plus au détriment de Liko : Roy me paraît beaucoup plus intéressant. Les scénaristes semblent s’en rendre compte eux aussi, avec une partie de l’équipage qui demande à Liko si elle serait prête pour un deuxième pokémon aussi. Elle, je ne sais pas, mais nous oui ! Après, ça fera beaucoup de personnages à gérer…

En attendant, on voit Roy faire tout ce qu’il peut pour réconcilier ses Pokémons qui se battent en permanence, même au moment de manger. Et ça me fait rire qu’il espère le faire en les faisant chanter alors que tout ce que Zapétrel semble capable de faire, c’est l’attaque Hurlement. La solution n’est pas une chanson : Friede montre la voie à Roy en se lançant dans un entraînement improvisé pour Dracaufeu et Pikachu.

Les deux se battent donc l’un contre l’autre, et Zapétrel en prend bonne note : Pikachu est un pokémon électrique et ça l’intéresse de voir ses techniques. Bref, la rivalité entre les deux Pokémons est finalement mise à profit par Roy qui décide de les faire s’entraîner ensemble contre Pikachu. Rien de bien nouveau sous le soleil : Pikachu est trop fort pour eux.

Zapétrel est loin d’accepter cette idée et se bat vraiment à fond contre Pikachu. Malheureusement, ça se termine mal pour les Pokémons de Roy : ils perdent le combat et s’en prennent l’un à l’autre… à nouveau. Tout ça pour ça.

Une nouvelle rivalité | Turbulences | Les conseils de Dot

Turbulences

Maintenant que le secret de Dot n’en est plus un, j’espérais qu’on nous épargnerait les lives de Gurumin, mais malheureusement, ce n’est toujours pas le cas. Bon, Dot a d’autres priorités aussi heureusement : elle continue de gérer ce que fait le dirigeable. Elle est ainsi capable d’expliquer à Friede qu’ils se dirigent droit vers des turbulences.

Tout le navire se met aussitôt à travailler pour faire face à ces intempéries… mais Roy ne se met pas à l’abri, trop occupé à vouloir réconcilier ses Pokémons. Bon, là, ça devient prévisible : ils arrivent en plein dans les turbulences, mais sont encore sur le dessus du dirigeable. Inévitablement, le vent finit par faire s’envoler Zapétrel.

Cela tombe bien tout de même : c’est l’oiseau qui s’envole et est emporté par le vent ! Il peut donc revenir de lui-même vers le dirigeable, mais il est encore trop léger pour bien gérer la direction. Roy est donc forcé de se mettre en danger pour sauver son Pokémon. Zapétrel le lui rend bien en maîtrisant enfin l’attaque qu’il galérait à faire plus tôt dans l’entraînement…

Une fois tout le monde en sécurité, Roy et Liko en arrivent à la conclusion que Zapétrel s’est retrouvé plus fort pendant les turbulences grâce aux vents : c’est grâce à ça qu’il gagne en puissance et peut provoquer de l’électricité. Il faut maintenant trouver une solution pour avoir plus de vent pendant les entraînements. La solution est simple : il suffit d’utiliser Chochodile pour ça. Malheureusement, Roy ne réfléchit pas encore comme ça ? Il demande donc conseil à Dot.

Une nouvelle rivalité | Turbulences | Les conseils de Dot

Les conseils de Dot

Pour la première fois, Dot invite Roy et Liko à entrer dans sa chambre pour prodiguer ses conseils. Cela nous fait complètement chavirer Liko : elle se rend compte qu’elle est dans la chambre de son idole et oublie totalement d’écouter ce que Dot propose. En vrai, ça m’a fait rire, c’est un développement plutôt logique et efficace. Et Roy, lui, il en vient à ma conclusion : il peut entraîner ses Pokémons en combinant les forces et techniques de chacun.

Malheureusement, Zapétrel et Chcochodile ne s’aiment toujours pas et mettent du temps à bosser ensemble. Quand c’est enfin le cas, Roy explique qu’ils font un entraînement secret et refuse que quiconque les interrompe. Liko leur apporte tout de même un sandwich, et elle fait bien : les trois s’entraînent tout le reste de la nuit pour finalement défier Pikachu au petit matin.

Ils mettent au point une attaque spéciale où Chochodile monte sur la tête de Roy et Zapétrel sur celle de Chochodile. Ils prennent un peu de hauteur, ce qui permet à Roy de les envoyer dans le ciel. Quelques jets de flammes permettent à Chochodile d’en prendre encore plus tandis que Zapétrel s’envole donc en partant de plus haut. Il charge ainsi en énergie ses ailes et tout le combat se passe bien pour eux.

Du moins, au début. Ils attaquent Pikachu par-dessus et dessous, ce qui le fait galérer un temps… mais Pikachu est trop fort pour eux malgré tout. Et voilà comment Roy perd une nouvelle fois son entraînement et comment Pikachu se retrouve énervé d’avoir perdu son chapeau pendant le combat. La conclusion de tout ça ? Zapétrel se met à chanter avec Roy et Chochodile et Liko se dit qu’avoir un autre compagnon pourrait être fun finalement. Ah lala, j’ai adoré cet épisode, c’est simple et efficace ! Et on a un mystère pour le prochain épisode : Pikachu est capable de voler !

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One Piece – S01E02 – The Man in the Straw Hat – 19/20

On ne s’ennuie jamais dans ce manga, mais il a ses longueurs. L’adaptation semble se débarrasser de toutes les longueurs et avance à toute vitesse dans les différents arcs du manga, n’hésitant pas à superposer et mettre en parallèle dans son récit des éléments qui se passent à plusieurs tomes d’écart. Cela rend le rythme encore plus vite, mais sans se faire au détriment des personnages, qui apprennent à se connaître et dont les interactions sont déjà géniales. Bref, une vraie réussite !

Spoilers

Luffy, Nami et Zoro rencontrent Baggy le Clown.


Don’t mess with my hat.

Oui, je fais durer le plaisir de la découverte de cette série, mais pas trop non plus : je suis curieux de voir ce que va donner la suite de ce très bon premier épisode et de l’adaptation. Et puis, je n’ai pas encore vu mon personnage préféré et il n’y a pas d’inédit de The Winter King cette semaine, alors j’ai un peu de temps devant moi pour faire semblant d’être à jour dans les séries.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Shanks

L’épisode commence par une petite ambiance western lorsque Luffy enfant se lance dans un entraînement tout personnel contre une bouteille de whisky. C’est finalement une chaise qu’il casse avec son attaque Gum Gum et ça permet de comprendre qu’il s’est entraîné avant de devenir ce qu’il est aujourd’hui dans le présent. C’est une bonne chose, je trouve, et j’ai eu l’impression que c’était fait un peu plus lourdement que dans le manga.

Dans le même genre, les explications sur le Fruit du Démon sont apportées par la barmaid qui révèle à Luffy qu’il va perdre sa force au contact de l’océan – et je ne sais pas, mais ce n’est pas exactement la même chose que de ne pas savoir nager. Moi, c’est ce que j’ai retenu des mangas en VF. Mais bref. L’essentiel est ailleurs : la psychologie de Luffy est éclaircie pour tous, avec l’idée qu’il mange le fruit du Démon pour devenir le plus précieux qui soit aux yeux de Shanks… alors que Shanks lui explique qu’il repart avec son équipage, pour quelques années et sans prévoir de revenir. Allez, bonne recherche du One Piece !

Pourtant, quand le pirate du premier épisode revient à son tour pour boire son whisky et qu’il menace Luffy, Shanks réapparaît mystérieusement. Son but est évidemment de protéger Luffy et il est suffisamment badass pour cela, n’hésitant pas à utiliser son équipage aussi pour battre tous les pirates. Le personnage apparaît clairement très classe dans ce flashback, et pourtant, je n’aime pas les flashbacks habituellement, donc c’est cool qu’il me réconcilie avec.

La série me réconcilie aussi avec Shanks : tous mes élèves le vendent comme un personnage super cool, mais je ne suis pas encore si loin dans les mangas. La scène suivante m’a donc totalement spoilé ma lecture et, OK, wow, badass le Shanks. On le voit secourir Luffy qui a été embarqué en mer par le pirate, avant d’être attaqué par un monstre marin.

Luffy se retrouve à se noyer dans la mer pendant que le méchant se fait bouffer par l’impressionnant monstre, mais ça ne s’arrête pas là pour lui. Shanks est en effet capable de le tirer de l’eau et de le réveiller, le sauvant de cette noyade. Il reste à régler le problème du monstre marin, ce que Shanks est capable de faire en le regardant droit dans les yeux et en lui demandant de se barrer. Shanks a clairement un pouvoir – et a donc mangé un fruit du démon aussi. Bien.

Vous me connaissez, je déteste les spoilers et on pourrait croire que ça me soule de découvrir cette scène de cette manière, mais en vrai, je me surprends moi-même. Je trouve ça plutôt cool : je connais très bien toute l’intrigue du reste de la série, alors j’aime avoir ce genre de découverte. Disons que ça permet à la série d’avoir un côté neuf pour moi. En plus, ça m’apprendra à regarder une adaptation alors que je ne suis pas à jour (du tout) dans le manga.

Et puis, le choc est réel comme ça : Shanks a perdu un bras en sauvant Luffy. Ce n’est qu’un bras ? Mais enfin ! Je comprends enfin pourquoi il plaît à mes élèves. Un jour, j’arriverai à l’arc qui le concerne dans le manga et, à vrai dire, il est possible que ça me motive à lire à nouveau. Comme quoi, tout est possible ! En attendant, la série gère bien l’adaptation et le choc du bras coupé. Wow.

En revanche, la scène finale de l’épisode, avec Shanks qui donne son chapeau à Luffy ? Cela aurait dû être un moment hyper touchant et émouvant, mais je suis passé à côté. J’ai trouvé qu’on versait dans un sentimentalisme qui n’arrivait pas à m’atteindre. Ce n’est peut-être que moi – et surtout mon cœur de pierre.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Baggy le Clown

Dans le présent, l’intrigue est mile fois plus prenante que je ne l’imaginais. Je veux dire, je sais déjà ce qu’il en est en théorie, mais j’ai adoré retrouver les personnages et les interactions entre eux sont extrêmement bien rendues. Luffy fait donc preuve d’une énorme impatience pendant que Nami tente d’ouvrir le coffre dérobé dans l’épisode précédent. Bien sûr, Zoro est encore là, mais lui, il dort tant qu’il peut.

Franchement, l’adaptation fait du bon boulot dans l’écriture des personnages et montre bien à quel point les personnages sont réussis : ces interactions qui se mettent en place font tout le sel de One Piece pour moi. Bon, il y a aussi l’intrigue qui est plutôt cool pour ça : ainsi, on avance vite et Grand Line se rapproche un peu plus quand Nami parvient à ouvrir le coffre et trouver une carte qui pourra les y mener.

Zoro est déçu de ne pas y voir d’argent, on fait un détour par le chapeau de Luffy qui est son plus grand trésor et on en revient vite à l’explication que c’est sur Grand Line que Luffy espère trouver le trésor de Gold Roger, le One Piece. C’est efficace comme tout et je sens quand même que l’adaptation décide de passer par quelques raccourcis plutôt efficaces.

Annoncé dans l’épisode précédent, Baggy le Clown finit par poser problème à notre équipage : il les gaze sans qu’ils ne s’y attendent et abordent leur navire. Dès lors, Luffy, Nami et Zoro sont faits prisonniers. Comme Luffy est le héros, il résiste un peu plus longtemps que les autres et est capable de s’avaler la carte que Nami venait juste de trouver – histoire de mettre en sécurité ce trésor qu’est la connaissance. Les effets spéciaux, et le plan en question, m’ont fait un peu rire sur les détournements imaginables.

En tout cas, on en arrive bien vite à un des gros plus d’une adaptation en live : le cirque de Baggy est impressionnant maintenant qu’il est porté à l’écran. Enfermés d’abord dans une cage, nos héros sont loin de s’imaginer qu’ils sont en fait au beau milieu d’un chapiteau où tout un spectacle est finalement en train de se dérouler autour d’eux. Très vite, toutefois, ce show est interrompu par l’arrivée de Baggy demandant au public – enchaîné – d’arrêter d’applaudir. Meilleure introduction possible, en vrai.

L’air de rien, je trouve que cette représentation est un peu plus flippante. Moi aussi, il faudrait m’enchaîner pour me faire applaudir avec autant de ferveur à un spectacle de cirque, surtout aussi chaotique. Et puis, le personnage de Baggy est absolument génial : l’écriture et le jeu de Jeff Ward – excellent, il n’y a pas à dire – permettent vite de comprendre qu’il est une menace sérieuse faisant peur à tous les gens présents.

Tous ? Bien sûr que non. Luffy s’amuse de le rencontrer après avoir vu sa tête mise à prix et finit par dire qu’il le co-nez. Oh, ce n’est pas le jeu de mots qu’il fait intentionnellement, mais cela énerve Baggy d’entendre qu’on se moque de lui comme ça. Jeff Ward rend parfaitement la démence que j’imaginais pour ce personnage. C’est un excellent choix de casting. Dans le même genre, Luffy est incroyable ; cet acteur bordel, il est parfait pour ce rôle !, et je commence à me faire à Nami. Pas à Zoro, pas encore (déjà que mon correcteur automatique a du mal à se faire à son nom avec un seul r !).

Bon. Avançons, un peu : Luffy est hilarant, mais il ne fait pas rire Baggy et son public à ses ordres. Il faut dire qu’il affirme que la quête de Baggy pour le One Piece sera vaine, parce que Luffy sera lui-même le premier à le trouver. Simple et efficace, cette guerre des égos se met en place vite fait pour faire comprendre va quoi se dirigera l’épisode.

On avance toujours aussi vite et c’est une excellente chose. Zoro, toujours prisonnier en théorie, intervient à son tour pour mettre un terme aux discussions interminables : Baggy veut récupérer la carte, mais Zoro s’en fout. Bon, il n’est pas en position de négocier toutefois. Nami s’y essaie alors, et c’est mille fois plus réussi : j’adore son personnage de toute manière.

C’est toujours très efficace de la voir négocier : elle propose donc à Baggy un talent exceptionnel pour son spectacle. On voit tout de suite où elle veut en venir, contrairement à Luffy qui est surpris qu’elle jette son chapeau dans les airs. Il le récupère avec son pouvoir et hop, toute attention est détournée de Nami.

Nami est géniale, mais elle fait l’erreur de s’arrêter en s’enfuyant : elle découvre en sortant du chapiteau que toute la ville est détruite. Oh, Baggy, dont les hommes la récupèrent vite, lui explique qu’il a tout de même laissé les mains des gens dans la ville. Il n’a donc pas tout détruit. Bordel, je vais me retrouver à kiffer encore plus Baggy que dans le manga où j’avais déjà trouvé qu’il faisait un bon méchant. Je pense que c’est le côté adaptation qui veut ça. J’aime beaucoup aussi l’ambiance de l’épisode et les décors de cirque. Je trouve que ça fonctionne bien et que ça donne une ambiance amusante à l’épisode. Et la musique ! Je ne parle pas assez de l’excellente bande originale de la série, mais vraiment, j’adore. C’est épique et ça nous embarque.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Torture

Bon, amusante et flippante à la fois, j’imagine : Nami et Zoro sont faits prisonniers dans des cages – pas un problème pour Nami – tandis que Luffy est torturé. Il a fait l’erreur de dire à voix haute que la carte était dans un lieu sûr, alors Baggy décide de l’étirer autant que possible pour enfin savoir où est la carte. Par contre, la torture tourne à une petite longueur qui explique pourquoi l’épisode dure une heure : Baggy passe de la torture physique à psychologique. C’est inévitable pour introduire le passé de Baggy, mais ça a eu un petit côté « oh, on va passer à un flashback ».

Finalement, la série a la bonne idée de se concentrer sur la performance de Baggy. Jeff Ward est un acteur que j’adorais déjà, mais ça ne fait que se confirmer avec ce rôle : Baggy révèle donc qu’il connaît Shanks, mais que ce dernier n’est qu’un traître. La vérité sort peu à peu de la bouche de Luffy – mais pas la carte – car il ne supporte pas d’entendre Baggy critiquer Shanks, et on peut avancer vers autre chose.

Du moins, en théorie. En pratique, le maire de la ville transformé en bourreau refuse d’écarteler davantage Luffy, et ça permet d’en arriver à la révélation de toute la folie machiavélique de Baggy. Ce dernier n’hésite pas, en effet, à proposer d’écarteler un enfant pour motiver le maire à suivre ses ordres. Mieux encore : Luffy se libère finalement quand il se rend compte du vice de cet ennemi et que cela l’énerve, mais le premier coup qu’il donne à Baggy permet de révéler que le clown a mangé un fruit du démon lui aussi.

Franchement, je le savais déjà et la surprise en est moindre, inévitablement, mais j’ai trouvé que c’était bien amené par la mise en scène. En plus, les effets spéciaux, sur lesquels je les attendais forcément, sont plutôt excellents et fluides. La tête qui se retourne sur les genoux d’une prisonnière ? Fluide, incroyablement réussie. Bref, l’adaptation a de la gueule, je suis ravi ! Les démembrements de Baggy sont réussis et j’ai bien ri de voir le coup de poing plein de gaz que se prend Luffy finalement.

Pendant ce temps, Nami essaie toujours de se libérer de sa cage, mais elle est interrompue par l’arrivée d’un type en monocycle. Elle demande à Zoro de le distraire, ce qui ne motive pas notre chasseur de primes, pas habitué à discuter. C’est pourtant simple pour lui de le distraire et ça fonctionne très bien : Cabaji, c’est le nom du type sur le monocycle, voue une haine profonde à Zoro. En effet, il sait très bien que Zoro a tué son frère.

Il prend donc le risque d’énerver Baggy en s’attaquant à son tour à ce prisonnier qu’il est pourtant censé garder en vie. La mise en scène est parfaite : Zoro est attaché à une roue que l’on fait tourner, et l’acteur semble avoir subi ce châtiment. Vous me direz, c’est une attraction comme une autre, mais tout de même. Pendant que la roue tourne à toute vitesse, Cabaji lance quelques couteaux. Cela dit, Zoro n’a pas peur de lui pour autant.

L’air de rien, la série en profite pour approfondir le personnage de Zoro également : il révèle que maintenant que Luffy croit en lui et en son aventure, il a envie de le suivre et a quelqu’un auprès de qui retourner. Du coup, il fait équipe avec Nami pour mettre KO bien vite Cabaji et encore plus vite (comprendre « hors écran ») tous les acolytes de Baggy. Le duo Nami et Zoro fonctionne super bien, avec déjà un retour de réplique bien senti sur l’habitude de Nami de se faire des plans.

Si j’ai bien ri lorsque Luffy se fait assommer, le problème, c’est que lorsque Luffy se réveille après avoir été une nouvelle fois gazé, il se retrouve dans une nouvelle cage. Baggy ayant mangé un fruit du démon, il connaît son point faible : c’est l’heure de la douche pour Luffy. De l’eau coule pour le noyer, et c’est un problème puisqu’en plus il ne sait pas nager et est affaibli au contact de l’eau. On est sur une excellente intrigue pour le suspense, mais évidemment, Luffy refuse totalement de venir en aide à Baggy et de lui révéler où est la carte.

Mieux encore, il appuie sur les points faibles du clown, qu’il connaît également : il lui explique qu’il ne sera jamais aimé de personne – et qu’il ne fera rire personne. Cette fois, c’en est trop pour Baggy qui décide de noyer Luffy pour de bon, tout en lui volant son chapeau bien sûr. Luffy pète un câble, et la noyade lui rappelle ses aventures avec Shanks.

S’il est sur le point de mourir, il est évidemment sauvé de justesse par Nami et Zoro qui font en sorte d’exploser le caisson plein d’eau de Luffy. Quand il se réveille et recrache ses poumons, il crache aussi la carte. Baggy se jette dessus, ce qu’il peut faire aussi parce que Luffy, lui, se jette sur son chapeau. Cela devrait normalement marquer la défaite de Luffy, mais ce serait mal connaître l’univers du manga.

Finalement, tout tourne en sa faveur. Nami et Zoro sont certes décontenancés pendant un temps de ce clown qui se démembre de lui-même, mais ils finissent par aider Luffy à mettre en boîte les différents morceaux de Baggy. En vrai, j’ai trouvé que l’adaptation rendait un peu moins bien que le manga : on peine à comprendre comment ils arrivent si vite à mettre en place ce plan. Ils le font tout de même, et c’est tant mieux : on se retrouve avec un Baggy de taille réduite. Il n’a plus que ses mains, ses pieds et sa tête quand Luffy l’expédie loin avec son propre corps transformé en bazooka.

Notre trio peut donc repartir à l’aventure : Luffy récupère la carte qu’il donne à Nami, sa navigatrice. Avant le grand départ, Luffy décide tout de même de libérer toute la ville des fers de Baggy. Et même s’il est un pirate, il ne fait pas d’eux ses prisonniers car il est un autre genre de pirate. Des mots qui font mouche pour Nami et Zoro, mais aussi pour tout le village 100% fan de lui. C’est si mignon.

Dans le même genre, j’ai trouvé beaucoup plus touchant – comme dans le manga d’ailleurs – de voir Nami réparer le chapeau de Luffy, abîmé par Baggy. Pourtant, cela ne l’empêche pas d’être apparemment une traître quand elle passe un coup de fil pour dire qu’elle a la carte… Ah, on ne s’ennuie jamais avec One Piece, et la série nous le montre bien.

En plus, j’ai aimé que l’épisode se termine aussi par la réplique de Shanks reprise par Luffy : si le chemin te semble trop facile, ce n’est pas le bon. Un bon résumé de One Piece.

Shanks | Baggy le Clown | Torture | Koby

Koby

En parallèle de toute ce spectacle de Baggy, nous suivons aussi le personnage de Koby qui fait son entrée dans la marine. J’avoue que j’avais oublié qu’il avait déjà cette intrigue, les adieux de l’épisode précédent, ça m’allait bien. Koby rencontre en tout cas le vice-amiral Garp assez rapidement. Et la rencontre ne se passe pas à merveille : Koby est tellement terrifié que le vice-amiral comprend vite qu’il cache quelque chose. Garp convoque donc Koby dans son bureau.

En quelques questions, il comprend que son nouveau cadet travaille pour les pirates qui ont attaqué la ville peu avant. Koby finit par raconter toute la vérité : il était esclave pour Alvida, puis a été libéré par Luffy. Et voilà, le nom de Luffy est désormais connu de la marine et Koby passe pour un menteur – ou un pirate sous couverture, au choix.

J’en profite pour souligner que Garp est plutôt casté à merveille lui aussi. L’acteur excelle dans ce genre de rôle et promet à Koby qu’ils retrouveront Luffy ensemble. Après un énième discours peu intéressant, voilà donc les marines qui s’embarquent pour aller retrouver et arrêter le pirate Monkey D. Luffy.

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