Twisted Metal – S01E05 – CRZSRDS – 18/20

Cet épisode a une structure un peu plus alambiquée, et c’est une bonne chose : ça prouve qu’en quatre épisodes, la saison a déjà réussi à mettre en place pas mal d’éléments. L’ensemble fonctionne très bien. Certains éléments sont prévisibles, bien sûr, mais c’est une mi-saison efficace – et ça fait regretter que la saison ne soit pas plus longue. Aussi, ça me fait regretter que la diffusion ne soit pas hebdomadaire, parce que maintenant que je suis attaché au personnage, je trouve que ça aurait pu le faire. Cela dit, j’ai ralenti mon rythme de visionnage (et toujours pas commencé à poster les critiques sur le blog, oups).

Spoilers

Nos héros sont presque arrivés à Topeka.

To the end of our road together.

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Les Hanson

Bien, ce début d’épisode nous confirme que la série est lancée et tente désormais de prendre ses libertés. Plutôt que de reprendre sur un arc narratif que l’on connaît déjà, elle se concentre en effet sur un début in medias res avec Quiet qui en veut à John d’avoir fait un dérapage en voiture. Effectivement, la voiture est en plein milieu de la route, et pour cause : on découvre rapidement que John a provoqué un accident.

Il ne fait pas ça sans raison : il souhaite en fait récupérer ce qu’un voleur leur a pris pendant une pause pipi. Provoquer l’accident permet de tuer le voleur (ça semble être une conséquence indirecte pas forcément souhaitée) et donc de récupérer ce qui a été volé… à savoir les CDs de John. Allons bon, on est reparti pour d’excellents choix musicaux, je le sens. Après tout, le monde est tombé dans le chaos en 2002.

Et ça ne manque pas : c’est parti pour un épisode au son des Hanson. J’ai tellement ri en voyant la pochette de l’album – je crois que c’est la première fois que je la voyais, mais bon, c’est écrit dessus, j’ai vite compris ce qu’il en était. Cette chanson est toujours aussi incroyable, mais elle détournait un peu trop mon attention de l’essentiel : nos héros approchent de Topeka.

Tellement, en fait, que Quiet décide qu’elle peut finir la route à pied. Le problème, c’est que John ne l’entend pas de cette oreille, maintenant qu’ils sont amis – et peut-être même un peu plus quand on voit les échanges de regard entre eux – il ne compte pas l’abandonner si près de son objectif. Il lui promet donc d’achever son rôle de « milkman » en délivrant son colis, et aussi de voir ce qu’il en est de cette ville paradisiaque qu’il décrit.

Ce n’est pas ce que Quiet souhaite : on l’avait vu voler une fleur dans l’épisode précédent, la voilà qui s’en sert désormais pour endormir John. J’aime bien la manière dont ce rappel de l’épisode précédent est fait, c’est logique, c’était le cliffhanger, ça fonctionne bien. John est alors inconscient pour quelques heures, et elle abuse de le laisser comme ça. Elle aurait pu au moins le laisser dans la voiture. La mauvaise nouvelle pour lui, c’est qu’il est alors récupéré par un pervers à moitié nu et totalement déglingué du cerveau. Bon, ça ne sera qu’une petite péripétie parce que l’épisode ne dure que 29 minutes et qu’on a beaucoup de temps. Le type est totalement fou et envisage a priori de violer le cadavre de John. Comme John est en vie, il parvient à lui voler son couteau et reprendre le dessus sur lui.

Malheureusement pour John, il ne sait pas viser et c’est à se demander pourquoi il essaie d’envoyer le couteau directement sur l’homme quand on l’a vu rater son lancer de hache avec Quiet – ils s’amusaient à jeter ça dans les roues d’une voiture. Désarmé, John lui fait alors un placage et… parvient à le tuer bien rapidement. Par accident, une fois de plus.

Tout ça permet finalement à John de découvrir la vérité : Quiet a laissé un mot tout de même, pour lui expliquer qu’elle avait envie d’aller tuer Stone comme elle a tué Sheperd – c’était donc ça son nom. Elle s’assure quand même que John sache qu’il était en train de se masturber quand elle l’a tuée, parce que eh, c’est important. Non, en vrai, la lettre est plutôt sympathique, les interventions de John en la lisant le sont tout autant et on sent que c’est un joli au revoir pour ces personnages… Juste ce qu’il faut pour qu’on puisse y croire.

Seulement voilà, John n’est pas prêt à abandonner Quiet, même pour sa livraison. Il s’est fait à sa présence et ne pense qu’à elle désormais. Il se retrouve à devoir peser le pour et le contre entre une vie sur la route avec Quiet et une vie avec du papier toilette à volonté. Bizarrement, il choisit le papier toilettes – mais quand on voit le sourire qu’il a en découvrant que c’est à volonté, bon… Eh, ça se comprend. Il prend l’autoroute et abandonne Quiet…

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Sweet Tooth

En parallèle de tout ça, Sweet Tooth est toujours la recherche de son public. J’avais fini par me dire que la promo de la série était abusée et que ce ne serait pas un vrai personnage au-delà de son épisode, alors je suis content de voir que ce n’est pas le cas finalement. Voilà donc notre clown favori qui débarque au barrage de l’épisode 2. Non, vraiment, la série a déjà installé pas mal d’éléments en quelques épisodes.

Bref, le barrage routier n’est pas trop au point pour empêcher Sweet Tooth d’y entrer. J’ai de la peine pour le garde qui fait face à ce clown meurtrier. Ce dernier le laisse donc avec une grenade dégoupillée dans la bouche. C’est un peu risqué quand on voit que la grenade fait en explosant. Franchement, il n’était pas loin de mourir lui-même ce clown, parce que si le garde avait explosé quelques secondes plus tôt… bam.

L’avantage, c’est que Sweet Tooth arrivant au barrage permet de retrouver le personnage de Stu. Je l’aimais bien et j’aurais été triste que la saison se termine pour lui sur sa dernière scène précédente. Dans cet épisode, on découvre qu’il est dans la salle d’attente, sur le point d’être emmené vers la ligne rouge. Par chance pour lui, Sweet Tooth débarque à temps pour l’empêcher : il tue tout simplement tous les gardes du point de contrôle, parce qu’il déteste les prisonniers.

Tous les prisonniers acclament aussitôt Sweet Tooth – et il faut reconnaître que le spectacle était très sympathique à voir. Enfin, sympathique. C’est gore, c’est sanglant, mais c’est ce qu’on attend d’un clown tueur. Et au moins, Stu est du bon côté désormais : à quelques jours près, il se serait fait tuer. Là, au contraire, il obtient la protection du clown qui se prend d’amitié pour lui. Sweet Tooth est ravi de le rencontrer en tout cas, et ça se sent.

Et malgré tout ce qu’il s’est passé entre eux, quand Stu remarque que Mike est en train de les observer… il n’ose pas le dénoncer. Le petit placement de produit était marrant, d’ailleurs. En tout cas, même si Stu ne dit rien, Mike s’est carrément pissé dessus tellement il a cru que c’était foutu pour lui. Cela permet à Stu de le juger. En vrai, ça peut se comprendre, la situation est flippante pour lui le pauvre… mais c’est bien car ça redonne un peu de pouvoir à Stu.

Cela mène finalement à une scène plutôt touchante où Sweet Tooth propose à Stu de devenir les S Brothers sur la route. Il lui présente en même des options assez claires : le monde désormais, c’est tué ou être tué. Et Stu trouve ça plus cool d’être du côté du clown. Mieux encore : lui qui se répugne à tuer des gens qui n’ont rien demandé propose à Sweet Tooth de faire la tournée de tous les points de contrôle qu’il révèle sur une carte routière.

Dans chacun d’entre eux, Sweet Tooth pourra tuer des policiers et se faire acclamer par les prisonniers qu’il libérera. Stu promet ainsi à Sweet Tooth des fans pour la vie et il n’en faut pas plus pour convaincre le clown que c’est une bonne idée. Voilà donc comment il se trouve un public : en libérant tous les « criminels », qui ne le sont pas vraiment tous, des policiers de Stone. Cela promet pour la suite de la saison.

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

Topeka

Pendant ce temps, Quiet approche de Topeka. C’est l’occasion pour nous de découvrir deux nouveaux gardes qui pissent sur un cadavre (mais pourquoi ?) tout en commentant la mort ridicule de Shepard, retrouvé à moitié nu avec un magazine de dessins porno, mais aussi avec la tête éclatée. Pas vraiment un suicide, donc.

Si l’on rencontre ces nouveaux personnages, c’est parce que Quiet se sert de leur voiture de police pour entrer dans Topeka de manière illégale. C’est assez facile de se planquer à l’arrière de leur voiture apparemment. Les deux mecs ne font absolument pas attention à ce qu’il se passe autour d’eux.

Ils auraient mieux fait pourtant : Quiet aime bien leur foutre la honte en les tuant. Elle vole donc la chemise de policier de l’un d’entre eux pour se faire passer pour un officier à son tour.

Le problème est que Quiet se met alors à halluciner la présence de son frère dans la voiture. Cela permet d’avoir quelques interactions au moins, parce que sinon l’épisode aurait été bien silencieux. On connaît ainsi les états d’âme de Quiet, à défaut de connaître son prénom. Son frère la met en garde, craignant qu’elle ne finisse comme lui et prend le temps de papoter avec elle.

Et il a bien raison : Stone est acclamé à Topeka ! Il a carrément une statue à sa gloire, lui qui a fondé un monde nouveau. Quiet en est choquée au point de s’arrêter pour regarder la statue. Elle est rapidement repérée avec cette attitude suspecte et, pas de bol, elle est repérée très précisément par la personne qui est chargée de la retrouver. Quiet réussit certes à s’enfuir, mais elle est vite identifiée, ce qui gâche son effet de surprise auprès de Stone.

L’avantage, c’est qu’elle a la radio pour savoir ce qu’il se passe… seulement voilà, Stone le sait : il se sert donc de la radio pour parler avec elle et lui donner un rendez-vous. C’est con, parce qu’elle venait de se laisser convaincre par son frère que se barrer était la meilleure solution. Stone a plutôt envie de faire d’elle un exemple : il lui laisse le choix de fuir, mais en la pourchassant, ou de venir lui parler.

Le lieu de rendez-vous est intéressant : c’est un parc d’attraction. Bon, par contre, elle est un peu con Quiet à foncer sur la première voiture de flic u’elle y voit en étant persuadée que ce sera celle de Stone. Elle se fait évidemment rentrer dedans… et c’est parti pour une jolie course poursuite où elle parvient à échapper de justesse à une roquette. Malheureusement, sa chance a des limites : elle finit par s’en prendre une autre.

Elle y survit, mais je ne donne pas cher de sa peau pour autant, parce que Stone est toujours là, prêt à lui tirer dessus. Cela aurait pu faire un bon cliffhanger, mais ce n’est pas le genre de la série de nous laisser sur un tel péril. Alors que Stone s’approche d’elle pour lui tirer dessus et la tuer, la voiture de l’agent de police explose d’un coup.

Il aurait mieux fait de dire à ses hommes de le suivre et le protéger… Ce n’est pas ce qu’il a fait et, par chance, John a retrouvé la trace de Quiet pile à temps. Il utilise le missile obtenu dans l’épisode précédent pour faire exploser Stone. Bon, on se débarrasse du grand méchant un peu trop simplement, je me demande ce que donnera la suite de la série maintenant.

En tout cas, Quiet s’effondre malgré tout, et ça fait un sacré cliffhanger de mi-saison : John la retrouve, mais elle est mortellement blessée… Sans ça, on était limite sur une fin de saison, déjà. Hâte de voir ce que donneront les cinq épisodes suivants maintenant !

Les Hanson | Sweet Tooth | Topeka

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Pokemon Horizons – S01E14 – Fly! Kaiden!! – 15/20

Franchement, c’est le genre d’intrigue simple qui fonctionne à merveille pour retourner en enfance. Je suis bien content de ce que propose cet épisode, c’était fun et agréable à voir. Une petite réussite, vraiment. En plus, malgré une intrigue qui n’a rien à voir avec le fil rouge, celui-ci n’est pas totalement laissé de côté et on avance l’air de rien. Oh, c’est un animé, c’est fait pour qu’on avance lentement, mais ce n’est pas si dérangeant !

Spoilers

Roy profite de l’imprévu technique pour retrouver Zapétrel.


Il faut vraiment que je me bouge sur la publication des critiques de cet animé. Dire du bien de la série dans le podcast n’est pas suffisant si je ne publie plus rien sur le blog.

La panne | Roy | Faire voler Zapétrel | Liko

La panne

Comme l’épisode précédent, on commence celui-ci par l’idée de la panne qui empêche le dirigeable de s’en aller. Dot fait tout ce qu’elle peut pour le réparer, mais c’est finalement Friede qui trouve la solution : il utilise son Dracaufeu pour faire fuir les Magneton qu’ils repèrent enfin au-dessus du dirigeable. Ce ne doit pourtant pas être discret comme Pokémon… Heureusement, les Magneton ne cherchent pas à se battre non plus. Ils sont nombreux, je doute que Dracaufeu fasse vraiment le poids face à autant d’ennemis.

En tout cas, Friede se met aussitôt en tête de suivre un des Magneton en ville pour comprendre de quoi il en retourne. Malheureusement pour lui, il tombe dans une embuscade que l’on voit arriver de loin. Dracaufeu et lui ne font pas le poids face aux attaques surprises de deux Pokemon commandés à distance par le méchant de la série : il utilise un mjcro et des écouteurs pour cela. C’est original et ça met Friede dans l’embarras.

Il n’a finalement pas le choix que de faire téracristalliser son Dracaufeu pour venir à bout de ces deux ennemis. Ils y parviennent sans mal, mais ça termine en queue de poisson tout de même : les deux ennemis se téléportent auprès du méchant et laissent Friede seul.

La panne | Roy | Faire voler Zapétrel | Liko

Roy

Comme annoncé dans l’épisode précédent, Roy a en effet sa propre quête dans cet épisode, et j’aime beaucoup ça parce que ça me rappelle les débuts de l’animé : il cherche à comprendre le problème du Zapétrel déjà vu dans l’épisode précédent. Quand il finit par le retrouver, c’est pour mieux se rendre compte qu’il n’est toujours pas avec le reste des Zapétrel. Il se tient à l’écart d’eux et ça fait clairement de la peine à Roy de découvrir ça.

Chochodile s’ennuie par contre de cette observation et finit par s’attirer des problèmes du côté des Pokemon abeilles. Le voilà donc pris en charge par un Pokemon face auquel il ne peut rien : il s’enfuit donc et entraîne dans cette course poursuite improvisée Roy, puis Zapétrel. C’est l’occasion de constater une fois de plus que Zapétrel ne sait pas voler.

La course poursuite finit donc rapidement avec Chochodile et Roy qui plongent dans un petit ruisseau. Roy est heureux de retrouver ensuite Zapétrel et gagne sa confiance en lui donnant à manger. C’est alors l’occasion pour lui de comprendre qu’il ne sait pas volet et de se donner la mission de le faire voler. On s’en doutait avec le titre de l’épisode de toute manière. Il était toutefois drôle de voir Roy se mettre en tête de démontrer à Zapétrel qu’il était fun de sauter dans les airs et finir dans l’eau.

En parallèle de tout ça, Liko passe encore plus de temps avec le cuisinier du navire… et bof. Je n’ai pas trop aimé cette intrigue où il la remercie d’essayer d’être amie avec Dot, parce que c’est important. Genre, je ne sais pas, que les adultes se mêlent de ce qui les regardent, non ? Et puis, ce cuisinier adulte qui offre des bonbons à Liko là ? Il est bizarre ce Murdock !

C’est l’adulte de la situation, mais il ne constate pas non plus qu’il est surveillé par un Pokemon de leur ennemi. À la place, Liko et lui tombent finalement sur Roy et Zapétrel. Ils passent alors tout un après-midi à regarder Roy essayer de trouver une solution pour que Zapétrel affronte le vertige qui le paralyse. Oui, oui, tout l’après-midi : Friede les rejoint alors que la nuit tombe et ils y sont encore.

La panne | Roy | Faire voler Zapétrel | Liko

Faire voler Zapétrel

Quand Roy a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs. Il passe donc la nuit à chercher une solution pour faire voler Zapétrel. Ce n’est pas encore officiellement son Pokemon, mais ça ne saura tarder. J’aime quand il n’y a pas besoin de se battre pour ça ! À la place, Roy prend soin d’utiliser la canne à pêche du vieux pour lui faire un harnais de sécurité.

L’idée est bonne, sauf que c’est oublier le courant électrique qui passe dans les ailes de Zapétrel quand il vole. Le harnais lâche donc et fait tomber Zapétrel… mais il s’en tire juste à temps : il apprend ainsi à voler et se retrouve mêlé aux autres Zapétrels qui passent par là. Il obtient donc ce qu’il voulait : tout ce travail, c’était pour pouvoir voler avec les autres, après tout.

Roy est fier d’avoir accompli cet exploit, mais Murdock débarque pour le féliciter et lui dire qu’il est temps de dire au revoir à Zapétrel : Dot a fini le reboot du dirigeable. Tout est bien qui finit bien, donc, sauf pour Zapetrel : il n’est pas si heureux de voir Roy s’en aller sans lui. Ah, ça rappelle bien des adieux d’autres Pokemon cette scène. Par chance, Zapetrel n’est pas prêt à dire adieu à Roy. Il se précipite donc vers lui.

Roy et Murdock s’en rendent compte juste à temps : une bourrasque fait perdre l’équilibre de vol à Zapétrel et il se retrouve prêt à se crasher au sol. Roy ne veut pas laisser faire ça et il suit le conseil de Murdock : il utilise une Pokéball. Bordel, que c’était bien comme moment : Roy capture Zapétrel, ça se fait avec la petite musique de victoire et tout, je retourne en enfance avec une intrigue comme celle-ci, moi ! Un vrai plaisir.

La panne | Roy | Faire voler Zapétrel | Liko

Liko

Le plaisir est de courte durée : alors que le dirigeable est prêt à repartir, ils ont un dernier contretemps. En effet, Liko n’est plus avec eux : elle a reçu sur son portable une pub pour les soldes sur des épices que cherchait spécifiquement Murdock. Elle est pas belle la vie ? Ben non, c’est évidemment un piège du méchant de la série. Il profite que Liko soit seule en ville pour l’hypnotiser avec son Pokémon et lui voler le médaillon qu’elle portait encore autour du cou. Oups.

La panne | Roy | Faire voler Zapétrel | Liko

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The Winter King – S01E01 – 13/20

Heureusement que j’adore l’acteur principal, parce que ce n’est autrement pas très glorieux. Malheureusement, la série souffre de longueurs et a du mal à introduire correctement son intrigue, prenant trop de temps pour en venir à ce qu’on attend vraiment. En fait, c’est un premier épisode qui me donne plutôt l’impression d’être un deuxième, ou un troisième. Les enjeux ont besoin d’être éclaircis. Rapidement.

Spoilers

Arthur ramène au roi le cadavre de son demi-frère et héritier du royaume.


You hate us. But surely, surely, you hate the Saxons more.

AIE. Cela commence si mal : la série nous propose une première scène un peu cryptique, avec un rappel du contenu historique écrit comme dans un manuscrit d’époque et un gros plan sur son héros. L’avantage, c’est que son nom ne sera pas tu pendant longtemps : il s’appelle Arthur, il est joué par un acteur que j’adore et qui justifie à lui seul que je sois là. J’espère que la série à la hauteur pour me faire rester.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

La mort du prince

En vrai, ça commence plutôt bien pour ça : on découvre Arthur traumatisé par ce qui a dû être une bataille épique, avec plein de cadavres autour de lui. L’un doit être ramené à sa famille et l’on quitte vite ce champ de bataille, direction Caer Cadarn. À mon sens, il y a une vraie réussite dans la reconstitution du champ de bataille et de cette balade à travers champs. En fait, ça me rappelle un peu l’ambiance qu’il pouvait y avoir dans The Outpost et, si je ne mens pas, c’est un peu un feeling que j’espérais retrouver. Je n’ai plus de séries avec cape et épées après tout !

Bon, arrivé à la capitale, Arthur s’enferme dans son silence alors qu’on le harcèle pour qu’il ramène au plus vite le prince à son père. Arthur finit par accepter de le faire, même si c’est une situation que personne ne lui envierait. C’est un point de départ comme un autre pour introduire le personnage, mais tant qu’à faire, commencer par un peu plus d’action aurait pu être bienvenu.

À la place, nous sommes balancés en pleine intrigue géopolitique, avec un prince mort qui a tué plein de saxons et un roi qui n’apprécie pas de voir son héritier mort pour rien. Le Royaume se retrouve apparemment sans héritier, en plus. Eh, ils ne sont pas bien clairs sur les rôles de chacun dans cette scène ou c’est moi ? Qu’est-ce que c’est que cette famille royale encore ?

Les choses s’éclaircissent peu à peu. Bien sûr, on reproche à Arthur d’être un bâtard – littéralement un fils de pute, donc – et de vouloir protéger son pays alors qu’il n’est que ça, mais on lui reproche aussi la mort du prince, parce que traverser une plaine comme ils ont décidé de le faire était une mauvaise idée. Bon. Soit. Les relations entre Arthur et son pôpa ne sont pas au beau fixe. On aurait pu s’en douter.

Comme je m’en doutais, d’ailleurs, la série possède déjà quelques longueurs que je trouve bien regrettables. Et puis, on tente vraiment de nous faire croire que le roi allait décapiter Arthur là ? Même le voir s’acharner sur lui et le tabasser une fois que sa fille a eu le bon goût de l’arrêter n’a pas tellement de sens. Bref, on manque de contexte pour cerner correctement les personnages – et ce n’est pas faute de connaître la légende arthurienne ! Je me dis que si même en connaissant les personnages, ils sont trop mal introduits pour comprendre qui est qui, alors c’est qu’il y a peut-être un petit problème de scénario.

Ou alors, c’est juste moi qui dois me concentrer davantage, allez savoir. Pas facile de se concentrer quand on se retrouve ensuite avec un High King qui part dans un long monologue de reproches à tous les nobles présents dans la pièce. Après tout, son frère vient de mourir parce que personne n’est parti en campagne pour lui, avec des excuses aussi bidons que le mariage de leur fille par exemple. Ouais, c’est pas exactement bidon, je sais, mais les reproches sont sincères.

Pour marquer l’exemple, il envisage donc de tuer Arthur, bâtard. Je ne vois pas bien ce que ça marquerait, en vrai. À la rigueur, ça l’empêcherait d’accéder au trône, mais bon… Allez, après la fille du roi, c’est à présent un autre seigneur qui s’oppose à la mort d’Arthur. Au dernier moment, il propose de plutôt le bannir du royaume et d’avertir tous ceux qui oseraient lui venir en aide.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

L’exil

Nous ne sommes pas vraiment sur la série que j’espérais pour l’instant. En tout cas, Arthur survit sans surprise à cette scène et est jeté en-dehors du palais. Il trouve pourtant encore le moyen de donner des conseils avant ça : il explique tout simplement son plan de bataille pour que le royaume soit victorieux face aux Saxons. Ouais, ouais, il est viré du château et du royaume, mais il souhaite encore la victoire du royaume – et ses hommes les plus fidèles se demandent comment gagner la bataille sans lui.

Il faudra qu’ils trouvent une solution en tout cas, parce qu’Arthur s’enfuit ensuite, d’abord à pied, puis sur un cheval qu’il vole. En chemin, il observe de la fumée au loin et découvre tout un village de pêcheurs brûlé quand il s’en approche. Les pêcheurs ? Ils sont tous tués eux aussi, embrochés un peu partout et dans des tranchées. Bref, c’est l’angoisse et une vraie vision d’horreur. Et alors qu’Arthur pensait tout le monde mort, il entend soudainement des gémissements. Un enfant a survécu, bien que tout de même embroché comme les autres.

Il le sauve, fait demi-tour vers le cœur du royaume et l’emmène à cheval avec lui, jusqu’à Avalon. Je profite de cette énième lenteur de l’épisode pour remarquer à quel point l’acteur est méconnaissable avec les cheveux longs et la barbe. Et puisque je parle de barbe, la transition est facile pour introduire un autre personnage qu’on connaît bien : Merlin.

Bon, le Merlin de cette série n’a rien à voir avec celui de Kaamelot : c’est le Seigneur noir quasi sans barbe qui a proposé l’exil d’Arthur. Forcément, Merlin n’est pas trop ravi de voir Arthur débarquer alors qu’il l’a fait bannir, mais il accepte tout de même d’aider l’enfant qu’il ramène. Il en profite pour apprendre que le village de pêcheurs a été détruit, pour passer la main au-dessus de ses blessures pour avoir une vision de ce qu’il s’est passé et pour interroger Arthur.

En fait, il lui reproche surtout d’avoir donné une occasion au roi de s’énerver contre lui en parlant en emmenant le corps de son frère au pied du roi. C’était idiot de sa part : le roi culpabilisait d’avoir envoyé son héritier au combat car il était incapable de se battre correctement. Et malgré tout ce qu’il vient de lui arriver, Arthur en est encore à défendre un frère qui ne l’aimait pas et à protéger l’honneur du roi : il refuse l’accueil que Merlin lui propose pour la nuit, préférant obéir au roi. Tout ce qu’il voulait, c’était confier ce seul survivant à Merlin – demandant ainsi à Merlin de prendre soin de lui comme il avait pris soin de lui. On note qu’il a demandé la même chose à Nimue aussi.

Ah, Arthur passe pour un grand sauveur et un véritable héros, la petite musique épique nous le signale et… tout ça est aussitôt cassé par une révélation inattendue : Nimue s’occupe à merveille du gamin qu’Arthur a ramené, pour mieux se rendre compte que ce gamin est en fait un… Saxon. Un esclave, probablement. Oups.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Derfel

Allez, nous sommes à la moitié de l’épisode, il est donc temps d’en arriver enfin à ce qu’on attend d’une série sur la légende arthurienne : la légende pour de vrai. Je suis plutôt reconnaissant que tout ça ne soit pas proposé en flashback plus tard dans la série, mais en même temps, trente minutes pour en arriver à une scène d’introduction, c’est long aussi. Oui, oui, une scène d’introduction : nous sommes désormais huit ans plus tard et Arthur n’est pas le centre de ce nouveau récit qui est fait.

Ce nouveau futur commence par Nimue et son saxon devenu sexy en train de batifoler gentiment aux abords du village où un festival se prépare. Le saxon ? Son nom est Derfel et la relation proche qu’il entretient avec Nimue ne plaît pas du tout à Lady Morgane – il peut avoir d’autres femmes, mais certainement pas elle. Moi, ça commence à me plaire que chaque personnage soit un peu plus identifié, parce que c’est nécessaire pour s’y retrouver dans cette adaptation, tout de même.

Et pour s’y retrouver, notons qu’Hywel propose à présent à Derfel de reprendre la ferme quand il ne sera plus en âge de le faire – parce que tout ce qu’il a comme héritier, c’est une héritière et qu’au cinquième siècle avant JC, elle n’allait tout de même pas diriger une ferme. Une fois que c’est fait et que Derfel n’est pas tout à fait sûr d’accepter cette proposition, on peut voir le festival avoir lieu. Il y a un peu de son et lumière, un peu de magie et beaucoup de baisers entre Derfel et Nimue. Ils envisagent déjà le mariage au prochain solstice, mais Nimue semble impatiente d’obtenir autre chose de Derfel.

Seulement, au moment de coucher avec lui, elle a une vision d’un loup et d’un chien qui lui aboie dessus. Confuse, Nimue est clairement stressée par la situation : elle annonce alors que les dieux veulent qu’elle choisisse entre Derfel et eux. Merlin, qui entend aussi le loup, débarque aussitôt pour expliquer à Nimue qu’elle sera la prochaine druide du royaume, et la plus puissante de toute. Son chemin pour cela sera tortueux, long et solitaire. Elle ne doit pas se marier, ni même coucher en fait, ou elle perdra ses pouvoirs. Oh. Sacré contraceptif ! C’est aussi une rupture inévitable entre Nimue et Derfel – et c’est un peu brutal pour Derfel qui n’avait rien demandé.

Pour ne rien arranger à sa situation, il tombe ensuite sur une ancienne esclave qui lui rappelle sa mère. Bref, Derfel passe une soirée de merde et n’hésite pas à boire pour oublier. Il s’en prend alors à la mauvaise personne, à savoir Lunete, la fille d’Hywel, puis se barre à cheval.

Il finit par avoir un accident qui le renvoie une fois de plus au moment où Arthur lui a sauvé la vie. À ce moment-là, Arthur lui a dit qu’il serait un guerrier et c’est à présent le crédo de Derfel. Il retourne finalement chez lui pour mieux découvrir que c’est la panique. Au lendemain du festival, le royaume est en effervescence car la reine, Norwenna, est en train d’accoucher. Et hop, nous voilà entraînés avec Derfel à l’accouchement de Norwenna.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Mordred

C’est un accouchement qui tente de nous montrer de nouveaux enjeux et de dessiner ce que sera la série, mais je trouve qu’ils ont vraiment du mal à être convaincants sur le sujet pour le moment. L’accouchement permet en tout cas à Merlin d’avoir quelques visions supplémentaires sur le futur de cet héritier qui, ça tombe bien, est un garçon. C’est exactement ce que le roi espérait. Cependant, ses espoirs sont vite brisés par Merlin.

Il explique ainsi que cet héritier est peut-être un garçon, mais c’est aussi un handicapé, légèrement difforme, et surtout un bébé qui a le mal en lui. Il est promis à un destin funeste et mettra, selon lui, le royaume en péril car il l’a déjà vu tuer plus tard ses propres hommes. Le roi ne l’entend pas de cette oreille et compte bien élever correctement son fils pour éviter que ça n’arrive.

Il reproche ainsi à Merlin d’avoir d’autres ambitions que celles qu’il devrait avoir. Merlin lui rappelle en même temps qu’il a un autre fils et qu’Arthur doit absolument être ramené à temps au royaume. Le roi s’y refuse et annonce que le Prince Mordred est son nouvel héritier. Ouep, malgré les avertissements de Merlin.

Ce dernier décide donc de se barrer du royaume une fois pour toutes : il part à la recherche d’Arthur qui est, toujours selon lui, le seul capable d’arrêter ce qui est en train de se produire avec ce Mordred. Ce faisant, Merlin choisit à son tour l’exil et laisse Nimue reprendre son rôle de druide sans le moindre avertissement au préalable. Elle doit donc se rendre à Avalon, où Mordred et Norwenna seront envoyés aussi pour être protégés, même si Merlin n’y est plus. Morgane insiste donc pour que Nimue s’y rende au plus vite et les accompagne, et tant pis si cela casse ses adieux à Derfel.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Gundleus

Oui, Derfel décide de ne pas retourner à Avalon et de ne pas reprendre la ferme d’Hywel, finalement. Il souhaite au contraire apprendre à se battre pour le royaume. Nous voilà ainsi partis pour le traditionnel montage où un personnage apprend à se battre ? J’y ai cru, mais non, on se contente de voir Derfel s’en prendre avec son épée à un bout de bois. Il a la rage en lui et sera donc un formidable guerrier.

Il se fait ainsi repérer par Owain, l’ami d’Arthur à qui ce dernier avait confié son plan pour battre les Saxons. On sent l’admiration de Derfel, on voit Owain donner des conseils, ça devrait bien finir cette histoire. Par contre, on sent que la série a du mal, pour le moment, à savoir où elle veut aller : ça part dans tous les sens. Ainsi, on enchaîne à présent avec l’arrivée des Siluriens sur place. Ce sont techniquement des ennemis du royaume si on en croit les réactions de tout le monde. En fait, Morgane demande que leur chef subisse un sort 100 fois pire qu’Arthur.

Ce n’est pas ce que le roi compte faire par contre : il entame au contraire une conversation avec leur chef, Gundleus, et le tout est espionné par un Derfel qui ne me semble pas du tout discret, mais que personne ne voit pour autant. Le problème, c’est que Derfel reconnaît en Gundleus l’homme qui enlevé sa mère sous ses yeux et que maintenant le roi veut lui pardonner tous ses péchés. C’est con.

La mort du prince | L’exil | Derfel | Mordred | Gundleus | Gaul

Gaul

Et après tout ça, il est temps d’en arriver au cliffhanger : Merlin arrive à Gaul, les terres d’un autre roi. Il demande à parler au seigneur des hommes qu’il croise, et on voit bien où la série veut en venir quand l’homme à qui il le demande nous demande un seigneur grand guerrier : Merlin a retrouvé Arthur.

Il le surprend pendant sa petite douche sous la cascade et tout est bien qui part en sucette car la légende va pouvoir commencer. Après une heure, ce n’est pas plus mal ! Merlin demande à Arthur de revenir à la maison pour sauver le royaume, et hop. Ah, c’est frustrant, on allait enfin avoir des scènes avec Iain ! J’imagine qu’il faudra revenir la semaine prochaine, désormais.

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The Winter King (S01)

Synopsis : Au Ve siècle, bien avant que la Grande-Bretagne ne soit unie et alors que la vie était souvent éphémère, Arthur Pendragon passe du statut de paria à celui de guerrier et leader légendaire.

Pour commencer, je dois avouer que The Winter King est une série qui m’a échappé jusqu’à sa diffusion, passant complètement sous mon radar. Cela s’explique aisément : une série anglaise, historique, avec des épisodes d’une heure… Tout ce que, normalement, je n’apprécie pas particulièrement. Cependant, la légende arthurienne, je la connais bien, et je suis vraiment curieux de voir ce que cette réécriture peut apporter.

Et puis, on ne va pas se mentir, ce qui m’attire particulièrement dans cette nouvelle série, c’est la présence d’Iain de Caestecker dans le rôle principal. Je l’ai adoré dans Agents of S.H.I.E.L.D et j’ai apprécié ses débuts dans The Fades. Il était donc logique pour moi de suivre sa carrière – si j’ai survécu à Overlord, je peux supporter une série anglaise, non ? J’aurais aimé en faire autant avec Elizabeth Henstridge, mais j’ai malheureusement raté sa série. Cette fois-ci, je ne compte pas faire la même erreur.

De plus, la diffusion de la série à partir du 20 août, avec un épisode par semaine, tombe à pic, surtout en pleine grève des scénaristes. C’est l’occasion idéale pour remplir mon planning ! L’avantage de ne pas avoir entendu parler de cette série auparavant est que je n’ai aucune idée de ce qui m’attend. Bien sûr, l’atmosphère historique de la série m’inquiète un peu, mais je garde espoir. La légende arthurienne est riche en magie, ce qui devrait, je l’espère, contrebalancer un ton qui pourrait être trop sérieux. Et, comme pour toutes les séries anglaises, j’espère qu’elle ne se terminera pas sur un énorme cliffhanger (surtout si elle annonce une apocalypse, comme toutes celles que j’aime). Au pire, c’est une série inspirée d’une saga de livres que je n’ai pas lue… Pas de cliffhanger insolvable, donc !

Bref, j’espère quand même que cette aventure sera à la hauteur de mes attentes, mais pour le savoir, il ne me reste plus qu’à lancer le premier épisode…

Note moyenne de la saison :