The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues secondaires qui ne se dévoilent pas encore.

Spoilers

Maggie et Negan se retrouvent entre deux feux et choisissent un camp.


I was only a monster when I absolutely needed to be.

Qui est là ? Ben moi apparemment, mais je ne sais pas bien pourquoi. C’est la facilité. On est lundi, quoi de plus normal que de lancer un épisode de la franchise, non ? Le premier épisode ne m’a pas fasciné, mais il avait ses moments et de bons acteurs. Puis, il ne faut apparemment pas sous-estimer la force de l’habitude sur moi !

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New-York

L’épisode commence par une petite horde de zombies qui souhaite entrer dans le local où Maggie et Negan sont enfermés avec une vieille dame. Il y a clairement un problème de rythme dès cette première scène, avec Maggie qui assure tout sereinement que la femme a pris son sac avec toutes les affaires dont ils ont besoin… Ben, pourquoi vous restez plantés là à attendre que les zombies entrent alors ?

Negan et Maggie pourchassent donc la femme, mais en prenant tout leur temps. Vraiment. Negan tente même de négocier et l’acteur semble n’en avoir rien à foutre ? C’était super étrange comme moment de les voir laisser la femme monter à une échelle et les devancer comme si de rien n’était, juste parce qu’ils la laissaient le faire. Putain, mais pourchassez-les vraiment ?

La course poursuite est étonnante, en plus, parce qu’on sent que la femme les invite à la suivre – ce dont on a confirmation par la suite. Il faut d’abord monter la fameuse échelle du conduit d’ascenseur, avec le petit suspense des zombies au sol sous eux, en plus. C’est bien sympathique tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est la femme et, en plus, on ne voit vraiment pas grand-chose tant il fait noir dans ce conduit.

On finit par récupérer de la lumière quand la femme qu’ils pourchassent atteint une fenêtre de l’immeuble et utilise à son tour une tyrolienne, sans la moindre sécurité autre que ses bras hein, pour rejoindre l’immeuble d’en face. C’est donc le mode de transport le plus commun à New-York désormais, mais ça ne donne pas trop envie quand on voit à quel point il est facile de tuer les gens en coupant le fil ou à quel point la musique ajoute du drama et du suspense chaque fois qu’on voit une tyrolienne.

La femme leur renvoie tout de même de quoi traverser eux aussi et au moins, la situation amuse Negan, c’est déjà ça. Maggie est plus frileuse quand il s’agit d’utiliser la tyrolienne, mais ils n’ont pas franchement le choix, surtout qu’un tas de zombies les rattrape. J’aimerais comprendre comment exactement : sont-ils montés à l’échelle ? Ce n’est pas trop possible en théorie, mais dans la dernière saison de la série-mère, on a eu droit à quelques exceptions…

Bon, toujours est-il que Maggie finit par accepter d’utiliser la tyrolienne et de rejoindre Negan de l’autre côté de l’immeuble, mais elle oublie de prendre de l’élan. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous montrer directement une autre limite de ce mode de transport qui est plus que dangereux, surtout que bien sûr, Maggie est au-dessus d’une autre horde de zombies… Bon, ce n’est pas comme si elle pouvait survivre à une telle chute.

Elle survit toutefois, sans accepter l’aide de Negan, et ça leur permet de rejoindre la vieille dame qui ne parle pas un mot d’anglais apparemment, mais souhaite quand même communiquer avec eux comme elle peut – pour échanger des biens et leur déconseiller de suivre de mauvaises idées. Comme elle s’appelle Esther et répète plein de fois « yallah », j’imagine qu’elle parle hébreu. Si on sait qu’elle parle Esther, ce n’est pas parce qu’elle se présente à notre duo de héros, mais parce qu’elle les emmène tout droit dans un piège : ils rencontrent ainsi des alliés d’Esther qui sont plus sains d’esprit qu’elle apparemment.

Ils sont armés jusqu’aux dents et refusent de faire confiance à Maggie quand elle leur sert ce qui est évidemment un mensonge. Pour une fois, elle aurait pu tenter à peu près de dire la vérité ! En tout cas, Maggie et Negan découvrent tout un campement de survivants dans un immeuble. Ils n’y restent pas vraiment, évidemment, parce qu’ils sont plus rapidement emmenés dans une des salles de bain de l’immeuble où ils sont faits prisonniers.

Finalement, heureusement que Negan est là : c’est lui qui apporte le plus d’intérêt à la série pour le moment. Son attitude désinvolte et le fait qu’il s’amuse face à tout ce qu’il se passe le rend plus intéressant que Maggie pour le moment. Il a aussi plein d’informations sur le Croate, histoire de nous le vendre comme un grand méchant plus méchant que lui. Alors. Bon. Je veux bien que ce soit un méchant, mais s’il a été homme de main de Negan, c’est que Negan a été pire que lui, désolé. Et il se trouve clairement des excuses quand il affirme avoir été un monstre uniquement quand il avait besoin de l’être alors que bon, on l’a vu être un monstre bien des fois sans vraie raison valable.

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Burazi

Bon, le petit récit sur le monstre qu’a été le Croate a beau être fait par l’excellent conteur qu’est Jeffrey Dean Morgan, ça ne m’a pas captivé outre mesure. On a compris : c’est un méchant, il a tué (et/ou violé ?) une enfant alors que Negan avait donné l’ordre du contraire et Negan s’en est séparé en lui tirant dessus. Ouep.

Negan a évidemment raté son coup quand il a eu l’occasion de lui tirer dessus, se contentant de défigurer ce grand-méchant qui, c’est évident, aura désormais une dent contre lui. Vraiment, Maggie a bien fait de s’allier avec Negan… Bon, allez, elle a bien fait pour de vrai : il a eu la bonne idée de récupérer un os de pigeon et de le tailler, ce qui leur permet finalement de gagner la confiance de leurs geôliers.

Eh oui, ces idiots libèrent Negan et Maggie parce qu’une étrange menace les retrouve : les Burazi. Aucune idée de ce qu’il se passe, en vrai, mais effectivement un commando de motards débarque et s’amuse à vouloir tuer tout le monde. Je ne sais pas, il me semble que dans cette situation, des prisonniers comme Maggie et Negan ne devraient pas tellement intéresser les potes d’Esther

On retrouve Negan tel qu’il l’a toujours été : il emmène son nouvel otage au reste des Burazi pour se montrer comme le monstre qu’il sait être. Son « toc, toc, qui est là ? » est plutôt amusant, que ce soit quand il éclate sa tronche contre des vitres ou quand il annonce de la pluie. En plus, on voit très bien ce qui est sur le point de se passer : la mort d’Esther a réveillé en lui le monstre ; et il assure avoir besoin de l’être à nouveau.

Il égorge alors son otage et faire pleuvoir le sang, puis les tripes sur ses potes. Il fait ça devant une Maggie qui ne dit rien mais observe – et l’actrice joue suffisamment bien pour qu’on la voit osciller entre fascination et terreur de retrouver le Negan des débuts. Moi, je trouve que c’est une bonne chose, parce qu’il faut au moins ça pour que la série puisse se démarquer.

Negan balance ensuite le corps par-dessus le balcon, et personne ne semble prendre la peine d’essayer de tirer sur Negan pendant toute cette scène. Franchement, je suis partagé. Il est terrifiant, d’accord, la scène est excellente, OK, mais je peine à croire que tous les ennemis restent sagement à le regarder comme ça.

Et en même temps, c’est exactement ce qu’il s’était passé quand Negan a tué Glenn… Le fait que Negan soit encore capable d’autant de charisme, le fait que Maggie le laisse faire pour être protégé par lui, ça signifie peut-être que la série a trouvé ce qu’elle voulait raconter. On verra bien mais en tout cas, ça m’a fait plaisir de découvrir cette scène avec l’ancien Negan enfin de retour !

Après tout ça, Maggie et Negan peuvent donc retourner auprès des nouveaux alliés qu’ils se sont faits. Ceux-ci les remercient après une longue veillée et cette fois, on peut enfin avoir une vraie conversation entre eux et Maggie. Cette dernière décide en effet d’expliquer la vérité : le Croate, le psychopathe, Van Gogh… Il a kidnappé son fils et elle veut le retrouver. Sa nouvelle amie, avec une arme méga classe je tiens à le dire, est alors radicale et lui annonce que ça peut se faire, si elle souhaite mourir.

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Le marshal

Pendant ce temps, le marshal se réveille toujours en vie dans le pressing. Il est entouré de zombies, évidemment, et reste donc sur place un moment, cherchant un moyen de s’en sortir. Pas évident. Il finit par trouver, hors écran, et nous le suivons donc ensuite, en milieu d’épisode, en train de fouiller un immeuble dont il avait l’adresse. Soit.

Il décide alors de défoncer une porte, et je pense bien que j’ai raté une information importante quelque part dans cette affaire. J’ai aussi complètement décroché de cette scène très silencieuse (sympa la musique), à défaut d’y voir grand-chose. Encore une série qui est faite pour être vue dans le noir, apparemment, parce qu’il est plus intéressant de le faire découvrir des cadavres dans l’obscurité alors même qu’il fait jour et qu’il y a une putain de fenêtre en fait.

Bon, on apprend tout de même que le marshal est religieux et j’ai eu l’impression qu’il venait découvrir le cadavre de son père… Il se fait ensuite, une fois de plus, bloquer son chemin par des zombies mais parvient à s’enfuir par la fenêtre, tout ça pour mieux tomber dans un piège bien foutu.

Il reste ainsi coincé toute la journée dans son piège, attirant des zombies qui ne sont pas assez grands pour le mordre. Le piège est évidemment l’œuvre de Burazi, les hommes de main du Croate. C’est le Croate lui-même qui vient libérer le marshal de son piège et lui assure qu’il est en sécurité, mais j’ai comme un doute que les Daft Punk soient là pour être vraiment sympathiques avec lui… On verra bien.

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Hilltop

Après le générique, on retrouve aussi Ginny et c’était plus qu’inattendue. Enfin, je me doutais bien qu’elle aurait d’autre temps d’écran dans la série, mais pas forcément qu’on la verrait s’intégrer à ce nouveau Hilltop qui semble tout de même beaucoup plus grand qu’avant. Nina la conduit donc à l’école d’Hilltop, parce que oui, il y a une salle de classe.

Nina semble avoir adopté Ginny dans cet épisode, l’accueillant ensuite chez elle – enfin non, chez Maggie, c’est la chambre d’Hershel en fait – et essayant de lui faire comprendre qu’elle considérera un jour Hilltop comme sa famille.

Vous savez ce qu’il manquait à la série pour être encore moins passionnante ? Des flashbacks. Problème réglé dans l’épisode avec une scène nous présentant les liens entre Maggie et son fils – on passe donc de Ginny dans le présent à Hershel dans un passé récent. Ce dernier semble commencer avant l’heure sa crise d’ado, refusant d’aller en cours pour s’entraîner à se battre contre des zombies. C’est clair que ça semble aussi barbant que l’EPS cette affaire. En attendant, c’est ce flashback qui est barbant, avec un ado qui n’aime pas ses dessins et refuse de communiquer avec sa mère. Et puis, je ne sais pas à quoi servent Ginny et Hershel dans la série pour l’instant.

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The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode, mais je ne me vois pas la bingewatcher comme je le pensais faire un temps. Quant aux mystères, ils sont assez minces pour l’instant et j’ai surtout l’impression qu’on nous retarde quelques évidences. La promo de la série en a trop dit, en même temps.

Spoilers

Danny est arrêté après avoir été impliqué dans une fusillade dont il est soupçonné être l’auteur.


Ghost house got itself a ghost

Bon. Dès la première scène, je me suis dit que Tom Holland avait du boulot à faire s’il voulait être un vrai psychopathe et que les cheveux longs ne suffiraient pas… mais en fait, en quelques secondes de métro, la série avait déjà réussi à me convaincre que je n’avais pas affaire à Spiderman.

La fusillade | L’interrogatoire | Une famille formidable | La drogue | La fuite

La fusillade

La réalisation est très étouffante, avec des gros plans et une caméra possiblement à l’épaule si on en croit les mouvements qu’elle fait pour nous donner l’impression d’être dans le métro nous aussi. Danny, c’est le nom du héros et on le sait déjà, n’y est pas seul apparemment, parlant avec une jeune femme à propos de quelque chose de mystérieux dont on ne sait rien au premier abord. « Arrête de le regarder » lui dit-elle sans qu’on ne sache trop ce qu’il regarde.

Comme elle semble clairement lui indiquer quoi faire et dire tout ce qu’il pense, je me suis mis à douter de l’existence de cette jeune femme assez vite. Nous la suivons pourtant en train d’accompagner Danny en ville et prendre en filature un homme dont on ne sait rien pour le moment. Il est assez vite évident que Danny est là pour le tuer, puisqu’on nous révèle enfin ce qu’il regardait dans le métro : un sac en kraft contenant un flingue. Ah, les États-Unis.

Quand il finit par trouver l’homme qu’ils suivaient avec la femme, Danny sort donc son flingue et… est incapable de tirer. Elle lui prend le pistolet des mains et se met à courir après l’homme, tout en lui tirant dessus plusieurs fois. Danny reste quant à lui paralysé un moment, avant de se mettre à courir après elle et de récupérer l’arme. Il le fait pile à temps pour l’arrivée de la police qui, bien sûr, le soupçonne aussitôt et le pourchasse. Bien. Le doute et la paranoïa peuvent déjà s’installer comme ça.

La fuite mène Danny jusqu’à chez lui où il explose un miroir, histoire qu’on continue de nous indiquer qu’il faut être paranoïaque de tout ce qu’on voit, probablement. Chez lui, Danny tombe sur un coloc qui n’hésite pas à le prendre par le col malgré son flingue et lui reprocher d’avoir fait de la merde – en effet, Ariana n’est pas rentrée. Ah.

Elle s’appelait donc Ariana. Essayons de retenir toutes les informations, je sens que tous les détails auront une importance. Si le colocataire donne un passeport à Danny et lui conseille de fuir, celui-ci ne le fait pas immédiatement, préférant d’abord brûler quelques documents dans sa cheminée. Cela permet à la police de le retrouver et de procéder à son arrestation. Bien. Le mystère est prenant déjà.

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L’interrogatoire

C’est un début efficace, et on enchaîne très rapidement avec un nouveau point de vue : c’en est fini de voir les choses de la perspective de Danny, nous voici désormais du côté des enquêteurs (avec un acteur que j’aime beaucoup et dont je ne savais pas qu’il jouait dans la série ; décidément, ce casting est excellent). L’enquêteur est convaincu d’avoir affaire à un serial killer, d’autant plus qu’Ariana et le propriétaire (pas le colocataire donc !) sont aux abonnés absents eux aussi.

Cependant, il n’a tué personne pour le moment : Danny s’est contenté de tirer dans le vide et de blesser des gens. C’est pour cela que la police fait appel à une professeur, Rya donc, pour examiner Danny et essayer de comprendre s’il est un serial killer ou non.

Le générique est très sympathique. Comme pour Secret Invasion, j’ai l’impression qu’il est généré par une intelligence artificielle, mais ne plus réussi. On dirait vraiment des illustrations de Dixit animées. C’est un voyage magnifique que propose ce générique, la musique est entraînante et plonge dans une atmosphère à la fois inquiétante et onirique, c’est parfait pour un thriller. Franchement, je suis convaincu par les dix premières minutes de la série.

Après le générique, l’intrigue peut donc commencer : on part sur quelque chose d’assez simple, avec la professeur en psychologie qui vient interroger Danny en prison. Elle a une heure pour faire le tour de la question et l’évaluer, tout en cherchant à savoir ce que sont devenus Ariana et Yitzhak (le propriétaire).

Rya commence par poser des questions de base sur Ariana et Yitzhak, puis sur le passé de Danny. Cela ne semble pas évident de le cerner, parce qu’il ne souhaite pas vraiment être dans la coopération. Pourtant, assez vite, il finit par expliquer comment il s’est retrouvé dans la maison où la police l’a arrêté : cela se fait inévitablement à coup de flashbacks.

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Une famille formidable

On commence par un flashback où on le découvre vivre dans une maison américaine bien typique, avec un (beau-)père qui sent bon l’alcoolisme et la violence – même si on ne le voit pas boire – et qui s’énerve parce que Danny prend des douches trop longues. Il s’énerve aussi sur sa femme, gentille épouse en train de préparer le bacon du petit déj. Elle est jeune, bien plus que lui, non ?

Bordel. C’est trop basique, trop cliché, pas bien passionnant. La réalisation sauve un peu les choses, même si le filtre jaune n’est pas des plus agréables et que les mouvements de caméras sont particuliers. On nous confirme rapidement que l’homme est violent et est le beau-père de Danny, puis nous suivons Danny dans une journée typique au lycée.

Ce n’était pas forcément ce que j’imaginais pour cette série. Heureusement, la caméra bouge vite, ce qui permet d’être plongé dans l’intrigue et de ne pas voir le temps passer. Il faut dire aussi que les scènes s’enchaînent assez vite. On nous présente ensuite le personnage de Johnny, le meilleur ami de Danny. Comme il ne va pas en cours avec lui et que la caméra se concentre à nouveau sur des très gros plans où les deux personnages sont ensemble, le doute ne peut que s’immiscer : Johnny existe-t-il vraiment ? J’ai un gros doute.

J’imagine qu’on le saura tôt ou tard et en attendant, j’ai essayé de m’accrocher au fait que Danny se rendait à une soirée étudiante dans un jardin. Il y retrouve un autre ami qui parle à Johnny. Soit il a deux amis imaginaires, soit Johnny existe donc. Pas le temps de vraiment se poser la question qu’on enchaîne sur une scène où Danny aperçoit une certaine Anabelle Stone, dont il tombe immédiatement sous le charme.

Puis, tous les étudiants semblent être bourrés et/ou drogués, avec des danses lascives et pas bien loin de l’onirisme. Quand la nuit tombe, ils ont aussi des bâtons pour faire des étincelles et plein de lucioles autour d’eux dans le jardin… Vraiment, c’est une ambiance étrange. Rapidement, parce que tout va rapidement dans la série apparemment, Anabelle se pointe auprès de Danny pour lui parler et se présenter.

Je ne la trouve pas si magnifique que ça, d’ailleurs, surtout quand on sait que Tom Holland est avec Zendaya, hein. Il perd au change dans la fiction. Finalement, Anabelle et Danny sont interrompus par l’arrivée d’une de ses amies, alors qu’Anabelle espérait pouvoir se droguer avec Danny. Pas de chance, ni l’un i l’autre n’ont un joint. La série s’embarque ensuite dans un petit montage musical de la fête et de la joie de Danny d’avoir parlé à cette jolie fille… mais ce n’est absolument pas ce pour quoi je suis là, moi.

Je m’attends à une série plus sombre, et je sais que je ne me trompe pas. Danny peut donc vite perdre son magnifique sourire quand il rentre chez lui pour mieux tomber sur son beau-père qui l’attendait. Celui-ci est clairement en train de l’espionner pour s’en prendre à lui, mais ce n’est pas ce qu’il se passe : Danny voit en effet une voiture se garer devant la maison fantôme au bout de la rue. De celle-ci sort le fameux Yitzhak, et c’est donc pour cela qu’il raconte tout ça à sa Rya.

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La drogue

Elle lui demande forcément à quel moment il l’a rencontré précisément, et c’est le lendemain que ça s’est fait, avec Johnny et Mike. Les trois garçons se présentent à ce nouveau voisin qui explique venir d’Israël, mais il n’y a toujours pas trace d’Ariana. Et bien sûr, on nous complexifie le récit autant que possible avec quelques allers-retours aux questions de Rya et des aperçus d’autres moments de la vie de Danny. La série introduit plein de pistes et de mystères comme ça… avant de mieux se concentrer sur la vie d’ado de Danny.

C’est un drôle de rythme franchement. Et puis, ce n’est pas passionnant forcément d’avoir la vie banale d’un ado américain avec ses amis idiots. Je veux dire… Johnny leur propose d’acheter de la drogue, encore, parce que c’est l’obsession de tous les jeunes, évidemment. Et je dois bien dire que j’ai décroché de la scène un moment, parce que bon, ça ne me passionnait pas.

Pourtant, on nous proposait un débat passionnant pour savoir si c’était une bonne idée de voler de l’argent au beau-père de Danny. La nuit, celui-ci se décide à aller fouiller la chambre pour découvrir et retenir le code secret d son beau-père, puis il se retrouve à devoir lui prendre son porte-feuille de la poche arrière de son jean alors qu’il dort. Et tout se passe bien pour Danny, évidemment. Il se retrouve ainsi à utiliser la carte de son beau-père pour retirer de l’argent sans autorisation et être bien riche. Youpi !

Il n’a plus qu’à aller au parc pour acheter de la drogue à un certain Angelo. Rien de plus simple, même s’ils croisent quelques flics au passage. Par contre, rien de plus simple, certes, mais aussi rien de plus inutilement long. Comme prévu, l’épisode durant cinquante minutes, il faut bien des longueurs. Les longueurs viennent aussi de la structure même de la série : on nous met Danny en danger quand le dealer est violent, mais on sait bien qu’il ne lui arrivera rien.

Bon, l’ado a en tout cas sa dose d’adrénaline, Johnny reste en arrière pour choper la drogue et hop, on peut enchaîner sur le plan le plus stupide de l’histoire, avec Johnny qui promet de vendre la drogue au lycée. Le but est évidemment pour eux de s’enrichir en revendant la drogue. Ils en ont acheté plein… mais un après-midi suffit à ce que Johnny vende tout. Bien.

Fort de ce succès, Mike parvient même à convaincre Danny d’aller parler à Anabelle. Cette dernière lui présente Eden, qui ne lui dit pas bonjour et est odieuse avec lui, mais ça ne désarme pas totalement Danny. Il raconte toute la drogue qu’il a dans son casier et en profite pour inviter Anabelle à un rencard. Elle accepte et tout, mais elle joue clairement sur deux tableaux quand on voit ensuite Bill, le stéréotype du quaterback, débarquer et être bien proche d’elle. Il est pourtant en couple avec Eden.

Cette dernière, bien sûr, n’a pas hésité à raconter tout ce qu’elle venait d’apprendre sur la drogue dans le casier de Danny à Bill, et hop, le voilà qui se retrouve face à un contrôle de casier de la part du principal. Par chance pour lui, Johnny et Mike veillent au grain et ont pris soin de déplacer et vendre toute la drogue avant ce contrôle. Humph.

C’est plutôt marrant comme mise en scène, avec Bill qui se fait ensuite engueuler par le principal, mais ça me fait inévitablement me poser quelques questions pour savoir qui existe vraiment ou non autour de Danny. Dur d’en être sûr à ce stade de la série. En tout cas, je n’ai pas trop de doute sur Anabelle pour l’instant. On assiste comme prévu au rencard de ces deux-là, avec un joint bien évidemment et avec une étrange manière de Danny de pousser Anabelle sur la balançoire. Qui se met devant la balançoire pour ça, sérieux ?

Bon, l’essentiel, c’est que tout se passe bien pour Danny : il se retrouve bien vite à embrasser Anabelle qui savait ce qu’il voulait de toute manière. Le soir, il peut ainsi la peindre pour lui envoyer son portrait en cadeau. Il met ensuite un joint dans l’enveloppe, parce que pourquoi pas, et l’emmène au lycée, ce qui pue la mauvaise idée au moins autant qu’un joint sent mauvais.

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La fuite

Le problème, c’est qu’Anabelle n’a plus du tout envie de sortir avec Danny après ce premier rencard. Je n’ai bien suivi pourquoi – peut-être n’était-ce qu’un défi ? C’est étrange. Les ados sont étranges de toute manière. Elle n’est pas foutue de l’annoncer elle-même à Danny, préférant envoyer Eden faire le sale boulot. Cette dernière, qui déteste Danny apparemment, n’y va pas de main morte et n’hésite pas à envoyer valser au sol l’enveloppe que Danny lui tend pour qu’elle la remette quand même à Anabelle, qui voit tout ça.

Pour ne rien arranger, le principal passe par-là à ce moment-là et voit un joint rouler hors de l’enveloppe. Voilà donc Danny qui se met à fuir le lycée en courant, comme si ça pouvait suffire à lui éviter les problèmes. Pour ne rien arriver, quand il y arrive, il entend son beau-père laisser un message sur le répondeur pour accuser sa mère de lui avoir volé de l’argent.

Danny décide donc de se barrer de la maison… mais c’est une mauvaise idée : Bill l’y attend, avec quelques-uns de ses amis, pour venir le tabasser, parce qu’il s’est fait virer du lycée à cause de lui. Bien sûr, oui. Cela me paraît excessif d’être viré du lycée juste pour un petit mensonge comme ça, mais c’est surtout complètement con de s’en prendre à Danny comme ça. M’enfin, ça se saurait si les harceleurs étaient malins.

Ils sont rapides en tout cas et n’ont aucun mal à rattraper Danny quand celui-ci court pour leur échapper. S’ils commencent à le tabasser, ils n’ont pas l’occasion d’aller jusqu’au bout : Yitzhak débarque à temps pour les arrêter et tabasser d’abord Bill, puis ses potes. C’est intéressant, parce que ça veut dire que Danny a possiblement réussi à se débarrasser de tous les ados d’un coup.

C’est intéressant aussi parce que ça permet à Danny de rencontrer une nouvelle fois Yitzhak. Ce dernier sait exactement comment le soigner et l’invite également à entrer chez lui où Danny croise pour la toute première fois Ariana. On apprend de plus, en sortant du flashback, que Danny n’est ensuite jamais rentré chez lui, restant plutôt dans cette maison qu’il a considéré ensuite comme une maison.

L’épisode peut alors se terminer sur quelques interrogations de Rya, qui veut savoir où les gens autour de Danny disparaissent tous les uns après les autres, y compris Adam, son meilleur ami d’enfance. C’est une bonne intensité dramatique de fin d’épisode, mais ça n’empêche pas qu’il y a eu des longueurs et qu’on manque, pour l’instant, de perspective pour que l’histoire soit totalement réussie à mon goût.

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The Crowded Room (S01)

Synopsis : Danny Sullivan est arrêté suite à son implication dans une fusillade à New York en 1979. Son interrogatoire mené par Rya Goodwin révèle des éléments mystérieux de son passé, bouleversant sa vie de manière inattendue.

Pour commencer, permettez-moi de vous dire que je suis très enthousiaste à l’idée de regarder la série, principalement parce que Tom Holland incarne le rôle principal de Danny Sullivan et que cette information justifie à elle seule le fait que je vais encore commencer une nouvelle saison (la troisième cette semaine) au lieu de rattraper toutes celles que je n’ai pas encore terminées. La vérité, c’est qu’aucune ne me donnait envie là tout de suite…

En même temps, celle-ci non plus, a priori. On ne peut pas dire que l’histoire de Sullivan, impliqué dans une fusillade à New York en 1979, m’intrigue au plus haut point. Je suis curieux de voir comment Tom Holland apportera son talent d’acteur à ce personnage complexe, certes, mais c’est à peu près tout. Sans lui en tête d’affiche (bon, et le restes du casting, d’accord), j’aurais à 100% passé mon chemin.

Avant de me plonger dans la série, j’ai donc une certaine appréhension, parce que les épisodes durent une heure. Certes, la série est jouée par un casting talentueux et je ne m’inquiète pas pour l’alchimie entre les personnages ou les performances, mais j’ai peur que la série soit trop longue et ne parvienne pas à rester captivante à vouloir trop proposer une atmosphère pesante.

J’espère que la série saura tenir ses promesses et nous offrir un vrai divertissement, porté par les performances de l’ensemble du casting, et en particulier de Tom Holland. Je suis impatient de voir comment cette histoire complexe se déroulera et comment elle bouleversera la vie de ses protagonistes… mais j’ai quand même pris plusieurs semaines avant de me lancer dans la série, parce que le travail s’en est mêlé.

The Crowded Room – S01E01 – Exodus – 16/20

Ce n’est pas le coup de cœur que j’aurais aimé avoir, mais ce n’est pas non plus une série trop ennuyeuse comme je le craignais. Elle a ses longueurs, mais le casting est formidable et la réalisation sauve pas mal de choses à elle seule. J’aime bien l’ambiance qui se dégage de ce premier épisode,…

The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je…

The Walking Dead: Dead City (S01)

Synopsis : Maggie et Negan se rendent dans un Manhattan post-apocalyptique, depuis longtemps isolé du reste du continent. La ville est remplie de morts-vivants et d’habitants qui ont fait de New York City leur propre monde.

Pour commencer, je dois avouer que l’attente pour la saison 1 de The Walking Dead: Dead City a été longue, mais elle m’a semblé courte malgré tout ! Contrairement à ce que j’imaginais, je ne suis donc toujours pas à jour dans les autres séries de la franchise avant de me lancer dans celle-ci. Malgré tout, je suis pressé à l’idée de découvrir cette série et de voir comment elle se démarque de la série originale et je prends donc ENFIN le temps de regarder une série au milieu de semaines extrêmement chargées par le travail.

Oui, je sais, il aurait mieux valu me concentrer sur les saisons que j’ai entamées sans les terminer, mais ça ne serait pas tout à fait moi si j’avais fait ça. Bien sûr, je ne peux m’empêcher de me demander comment cette série se connectera à l’univers global de The Walking Dead et de craindre de me faire spoiler… mais bon, l’univers des zombies me manque un peu tout de même.

Je suis impatient de voir si les créateurs ont réussi à apporter de la fraîcheur à cette franchise bien établie et, à force, aussi pourrie que la peau d’un zombie ou si l’on aura juste une suite sans surprise de ce qu’était la série d’origine et qui a laissé en vie Maggie et Negan rien que pour nous proposer cette série…

The Walking Dead: Dead City – S01E01 – Old Acquaintances – 12/20

Aïe. Comme prévu, on en sait déjà beaucoup trop sur les personnages choisis par ce spin-off, donnant juste l’impression d’avoir un seizième tour de ce qu’on sait déjà d’eux et des conversations qu’ils ont déjà eu en boucle. Alors certes, la série tente d’instaurer son ambiance et certes, il y a deux trois moments qui…

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The Walking Dead: Dead City – S01E02 – Who’s There? – 13/20

OK, l’épisode n’est pas beaucoup plus réussi que le précédent, mais je trouve que sur la fin, il parvient à justifier son existence en dévoilant une nouvelle facette de la relation entre ses héros. Pour le reste, nous en restons à du convenu pour la franchise, avec un affrontement entre deux camps et des intrigues…

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The Walking Dead: Dead City – S01E03 – People are a Resource – 09/20

C’est sûrement beaucoup trop tôt pour proposer un énième spin-off de la franchise : tout semble désespérément convenu et prévisible, c’est trop souvent creux pour avoir vraiment matière à l’horreur. Oui, il y a de bonnes idées dans les scènes d’action et certains moments donnent espoir que ça puisse être bien, mais en vrai, on en…

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The Walking Dead: Dead City – S01E04 – Everybody Wins a Prize – 10/20

Je ne passe pas sous la moyenne parce que l’épisode n’est pas si mauvais en soi. En fait, il peine juste à surprendre en fournissant exactement ce à quoi on peut s’attendre, jamais rien de plus. C’est prévisible, c’est convenu, c’est plutôt cool du côté de la production et des scènes d’action. Non, vraiment, chaque…

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The Walking Dead : Dead City – S01E06 – Doma Smo – 08/20

Drôle d’épisode final que celui-ci, parce que certes, les scénaristes proposent les scènes qu’ils voulaient proposer, mais on sent en tant que téléspectateur qu’ils galèrent à y arriver et qu’une fois qu’ils y sont, eh bien, ils n’ont plus rien à raconter mais il reste presque une moitié d’épisode. Les personnages prennent ainsi des décisions…

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