NCIS S19E12 (express)

Épisode 12 – Fight or Flight – 13/20
Si j’aime le personnage au coeur de cette intrigue, il n’y avait quand même pas grand-chose pour me plaire dans le format de l’épisode et pour son intrigue. C’est convenu, nécessaire, un peu trop en retard et réussi malgré tout.

Spoilers

Nick fait-il des combats clandestins pour passer ses nerfs ? Le suspense est à son comble.

Quel dommage, ce début d’épisode ! On essaie de nous faire croire que Nick va perdre un combat de boxe dont on sait très bien qu’il sortira vainqueur de toute manière, et on tente au passage de nous faire envisager que non, ce n’est pas parce qu’il est sous couverture qu’il se retrouve à combattre dans ce qui ressemble fort à un ring clandestin.

Vraiment, quelle surprise de découvrir que finalement, il n’en était rien et il était bien sous couverture… On s’y attendait d’autant moins que ce n’est pas du touuuuuut ce que NCIS Hawai’i a proposé comme structure d’épisode il y a une semaine. Et franchement la comparaison n’est pas à l’avantage de la série-mère, en plus, parce que je crois que je préfère Lucy à Nick, désolé Nick. 

Concrètement, l’idée de revenir sur le personnage de Nick pour nous montrer tout son mal-être après le départ de Bishop et l’abandon de Gibbs est une vraie bonne idée. Cela se fait tardivement dans la saison, mais un peu comme Kasie et son flingue, ça avait été suffisamment suggéré précédemment pour donner l’impression d’une vraie évolution. C’est en revanche tout ce qu’il y a à retenir de l’épisode, et j’en retiens que c’est fait vraiment « à l’américaine », avec une exagération peu flatteuse pour le personnage de Nick.

Genre, qu’il soit en déprime, pose des lapins à ses collègues et veuille se battre, j’entends. Qu’il soit prêt à se laisser frapper et envisager de mourir sur un ring clandestin sous couverture, ça n’a juste aucun sens. Evidemment que tous les personnages s’inquiètent pour lui et sont là pour lui ? Evidemment que ça n’a pas de sens de se transformer en punching ball ? C’était d’une lourdeur. La seule vraie réussite dans cette intrigue était finalement la présence de Jimmy.

Son discours à la fin était très beau et permettait de remettre les choses dans leur contexte, tout en offrant une perspective sur le deuil de ce personnage qui en a bavé aussi et en nous rétablissant la situation pour que le prochain épisode se déroule sans qu’il ne reste la moindre conséquence de ce que l’on venait juste de voir. C’est un peu dommage, tout de même. Dans quel monde est-ce qu’on laisse Nick rentrer chez lui avec un flingue et enquêter pour le NCIS après ce qu’il vient de se passer sur le ring ?

Dans celui des séries américaines, assurément. Et c’est tout ce qu’il y avait à retenir de l’épisode, avec peut-être la relation Parker/Vance qui continue de se développer. Le but est encore d’en faire un nouveau Gibbs qui s’entend tout aussi bien avec son patron sans trop chercher à créer de nouvelles dynamiques pour la série. C’est dommage. On perd aussi les blagues sur l’application alors que ça aurait pu être sympa…

En ce qui me concerne, je continue en revanche de shipper Jimmy et Jessica. Je me demande s’ils oseront aller sur ce terrain-là. Ce serait super sympa de changer un peu la formule pour une fois… surtout que ça manque clairement d’un will they/won’t they depuis ce début de saison, et ne manque à personne. Ou en tout cas pas à moi.

Voilà donc pour cet épisode : je me rends compte que je n’ai plus aucune idée de l’enquête en elle-même, parce que j’ai trouvé que c’était lourd. On nous introduit tout de même un agent qui ne sert qu’à compléter la couverture de Nick et McGee puisque Knight ne pouvait pas le faire. Cette dernière semble avoir vite oublié qu’elle n’était pas de la team A il n’y a pas si longtemps d’ailleurs, et à vrai dire, j’aurais aimé voir nos agents confrontés au fait qu’ils n’étaient plus la meilleure équipe depuis le départ de Gibbs… mais bon, les scénaristes ne peuvent pas se permettre ça.

Je ne sais pas ce que ça donne niveau audience, mais je trouve que la série est trop dans sa routine ces derniers temps, ça reste convenu par rapport à la saison 17, et mieux que la 18, mais ça, ce n’est pas compliqué !

NCIS S19E11 (express)

Épisode 11 – All Hands – 15/20
Sincèrement, ça commençait vraiment mal pour cet épisode, mais il se rattrape de manière surprenante en cours de route. J’ai fini par aimer les différentes idées mises en place en début d’épisode qui me paraissaient pourtant toutes plus soporifiques les unes que les autres. Comme quoi !

Spoilers

L’équipe est amenée à enquêter sur un navire en pleine mer.

Mon dieu que l’introduction de cette semaine était inutilement longue pour ce que c’était. Quand le type se plaignait qu’il n’allait rien se passer alors qu’on savait que c’était sur le point d’arriver, j’ai cru que j’allais perdre patience. Peut-être que j’étais fatigué ce soir et que c’est pour ça, je ne sais pas. Une chose est sûre, c’était assez prévisible que ça allait partir en vrille, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point – et surtout que ce soit hors écran.

Cette enquête de la semaine a tout de même réussi à me surprendre grâce à ce twist simple : pour une fois, il se passe vraiment quelque chose hors écran qui a un impact sur l’épisode. J’adore le côté huis clos que prend l’épisode une fois que l’équipe arrive sur le navire, et j’étais content de voir que Jimmy était de la partie, contrairement à McGee. Je trouvais ça un peu plus original – et j’avoue que sur le moment, j’ai cru qu’ils allaient rapprocher un peu plus Knight et Palmer. Ce ne fut pas le cas, tant pis.

C’était une vraie bonne surprise cette fusillade sur le navire, parce que tout le début de l’épisode me faisait craindre le pire niveau ennui. J’avais l’impression qu’on était reparti sur les épisodes peu intéressants qu’on oublie vite, surtout avec le projet photo pour la nièce, là. Finalement, le but de l’épisode était simplement d’apprendre à mieux connaître Jessica Knight. Et ça marche, car j’ai retenu son prénom. 

Pour quelqu’un qui n’aime pas les enfants, elle passe bien du temps à vouloir faire plaisir à sa nièce, tout de même. Ce projet photo tout pourri finit par avoir un intérêt plus tard dans l’épisode quand on comprend qu’elle tient énormément au dessin que les méchants ne manqueront pas de trouver. La fin avec ce dessin ? Je n’étais pas fan vu ce qu’en fait le terroriste, mais soit.

Bordel, je n’arrive pas à faire une bonne critique linéaire, là, on va reprendre. Il y a trois intrigues principales qui s’entremêlent dans cet épisode, et toutes ne se valent pas.

La moins intéressante est à mes yeux celle concernant McGee et son concours avec les geeks du NCIS qui lui font la tronche. J’ai trouvé ça sacrément mal amené et même si c’est chouette de découvrir davantage le NCIS, je ne sais toujours pas pourquoi les scénaristes nous ont pondu ça. Ont-ils perdu un pari ? Veulent-ils insérer de nouveaux personnages pour un futur drama ? Ce n’était pas clair, mais pas terrible également.

La deuxième intrigue est celle sur le navire de guerre. Si l’enquête de la semaine m’a laissé de marbre en elle-même, elle mène à une prise d’otage efficace. J’ai aimé voir l’équipe être coincé sur le bateau, aimé qu’ils vident bien vite les chargeurs. Bon, par contre, les pilotes de l’hélicoptère qui tombent, c’était vraiment abusé ! Les effets spéciaux aussi, d’ailleurs, ça faisait trop jeu vidéo…

Qu’importe, l’essentiel est donc que Nick et Jessica sont rapidement pris en otage. J’ai trouvé que ça fonctionnait à merveille ces scènes. Le fait que Nick se laisse défoncer sans rien dire, c’était raccord avec le personnage et efficace. Le fait que Jessica se joue totalement des terroristes, c’était génial. J’ai tout simplement adoré la scène de son interrogatoire, où l’actrice fait du très bon boulot : on sait qu’elle leur ment, mais on découvre donc cette nouvelle facette de son personnage. On la savait forte sous couverture, la voilà excellente menteuse et manipulatrice. 

Le fait qu’elle arrive si bien à obtenir des informations tout en menant une conversation cohérente et en jouant des émotions me fait revoir ce que je pensais de l’actrice à son arrivée. Elle me paraissait trop fade, trop peu crédible en agent… et là, progressivement, les choses changent. Par contre, comme ils ont détruit le dessin devant elle, je m’attendais à une bien meilleure vengeance de sa part. Elle n’a pas l’occasion de se venger, et c’est dommage.

Si elle n’en a pas l’occasion, c’est parce que Parker tend le piège le plus énorme de l’univers aux terroristes – et qu’ils tombent dedans. Les terroristes s’enfuient donc en hélicoptère en laissant derrière eux les otages sans le moindre remords. C’était aussi gros que le message codé que reçoivent McGee et Kasey dans l’épisode : évidemment que Parker est avec eux et fait en sorte de les piéger.

Vraiment, cette fin d’épisode m’a déçu, je m’attendais à plus explosif et intéressant comme conclusion. Tant pis. En attendant, tout ça permettait d’en arriver aussi à la résolution de la troisième intrigue de l’épisode : au début, Vance demandait à Parker ce qu’il pensait de l’équipe et Parker lui répondait qu’il ne la considérait pas comme son équipe car ils étaient là depuis trop d’années (oui, surtout Jessica, n’est-ce pas ?). 

Sans surprise, le but de l’épisode était donc de rapprocher les différents membres de l’équipe. L’épisode se termine sur un selfie tout sympa et Parker qui dit bien qu’il s’agit de son équipe. Simple et efficace, donc, mais peut-être trop simple dans sa résolution, justement. Un brin déçu par cette fin alors que l’épisode était plein de promesses en son milieu justifiant bien tout ce qui avait été mis en place. Dommage !

Cela dit, il était temps d’en arriver à un stade où toute l’équipe se sentait enfin être une équipe, comme au bon vieux temps !

NCIS S19E10 (express)

Épisode 10 – Pledge of Allegiance – 12/20
Un épisode ultra-prévisible principalement à cause de ses choix de casting. S’il était divertissant, il est facilement oubliable à nouveau et le plus intéressant vient peut-être de ce que je projette sans que ce ne soit là plutôt que de ce qui est effectivement écrit et présent dans l’épisode. C’est problématique, mais c’est comme ça.

Spoilers

Une femme apprend que son fiancé militaire est un traître à la nation puisqu’il a volé une clé de sécurité ultra-importante pour la sécurité nationale.

C’est mauvais signe : j’ai vu l’épisode ce matin et je me souviens déjà mieux de l’avant-dernier épisode vu il y a plusieurs semaines que de celui-ci. Il faut dire que ce n’était pas bien brillant, malgré une guest-star que j’adore. En fait, tout le problème était justement là : on n’embauche pas Amanda Schull pour lui faire jouer indéfiniment une fiancée éplorée. J’ai immédiatement su qu’elle ne mourrait pas dans la première scène, de même que j’ai bien vite deviné qu’elle allait être coupable de quelque chose.

Cela ne manque pas : les scénaristes profitent de la présence de l’actrice pour lui donner un rôle où elle peut bien jouer la terroriste extrémiste après avoir joué la veuve éplorée tout l’épisode. Le problème ? J’ai beau l’adorer, je n’ai pas trouvé qu’elle gérait particulièrement la partie où elle devait être méchante. Le changement dans son jeu est à peine visible, finalement, et elle ne faisait pas tellement peur. C’est dommage. J’étais tout de même content de retrouver l’actrice, même si elle confirme qu’elle n’est pas si talentueuse que ça ? Je ne sais pas, je n’adhère pas à son jeu, écoutez.

Son fiancé ? Je ne l’ai jamais soupçonné, connaissant trop les ficelles du NCIS pour le savoir coupable. Tout l’accablait trop et la série en faisait bien trop sur ses origines et tout le racisme dont il était victime, jusque dans les médias d’ailleurs, pour que ce soit un vrai coupable. J’ai bien aimé la scène où Torres et Knight remettent en place le raciste, d’ailleurs, même si c’était très grossier dans l’exécution.

On finit par avoir l’habitude avec eux. On finit aussi par s’habituer à tous les nouveaux personnages. Une fois de plus, on nous fait comprendre que Knight est plutôt proche de Palmer, puisqu’elle a une information sur son compte en banque (hors écran) que les autres n’ont pas. Il faut qu’ils fassent attention, je vais finir par les shipper pour le principe, parce que ça manque de romance cette saison.

Ce n’est pas Parker qui va nous en ramener une, il est totalement absent de l’épisode cette semaine, franchement. C’est peut-être pour laisser la place à l’esprit de Gibbs qui plane sur tout l’épisode : je m’en doutais fortement, mais il est celui qui remplit le compte en banque de McGee et Palmer d’une jolie somme. Il le fait pour payer les études des enfants de ses anciens collègues, et c’était mignon comme tout d’avoir Léon qui l’annonçait à McGee et Palmer.

Après, ça n’avait pas beaucoup de sens quand même de nous dire que Gibbs l’avait déjà fait plusieurs fois. Le fait-il aussi pour Toni et Ziva malgré les conditions chaotiques, déjà ? Et d’où sort-il autant d’argent ? Même le compte en banque de ses filles qui n’a jamais pu servir ne peut pas être si rempli que ça ?? En plus, c’est rond comme somme, quoi. Bref, c’était une bonne idée parce que c’était super touchant – plus je vieillis, plus je suis un public facile – mais ce n’était pas la partie la plus cohérente de l’épisode.

NCIS S19E09 (express)

Épisode 9 – Collective MEMORY – 14/20
Ce genre d’épisode est toujours une prise de risque pour les scénaristes et je ne sais pas bien ce qui les pousse à croire que c’est une bonne idée de le faire à chaque fois. On en trouve dans plein de séries, et une chose est sûre, le futur ne ressemblera pas à ça… Mais bon, cela faisait un divertissement sympathique.

Spoilers

Pour résoudre un meurtre, le NCIS va pouvoir interroger… la victime, grâce à un hologramme.

L’intrigue me revient assez facilement une bonne semaine après le visionnage, et pour cause : c’est simple comme tout ce qu’il se passe dans cet épisode, avec un hologramme tout de même marquant. Ils ont beau insister pour nous faire croire que ça ressemble à ça, je ne pense pas qu’une intelligence artificielle puisse mener une conversation si fluide, même après plusieurs jours d’interviews avec la victime.

C’est nul comme tout cette idée de base de l’épisode. Bon, soyons honnêtes, j’aime l’idée de l’hologramme qui permet de résoudre le meurtre de son propriétaire et je comprends ce qu’ils ont voulu en faire à l’origine, mais je n’aime pas la manière dont c’est proposé dans cet épisode, parce que ça paraît trop artificiel chaque fois que Knight interroge la femme. Je veux dire, elle en arrive à être pote avec et à la considérer comme une amie.

Bien sûr, j’aime le fait que ça permette d’apprendre à découvrir une nouvelle facette de Knight, mais là aussi, c’était très artificiel. On apprend ainsi qu’elle ne parle plus avec sa mère juste pour les besoins de l’épisode, ce qui réduit l’impact émotionnel de la dernière scène, quand elle l’appelle finalement. On a du mal à voir aussi comment et pourquoi elle se sent si proche de cette femme qui n’est jamais qu’une jolie machine à qui elle parle. Pendant des heures.

Si on prend le temps d’en revenir à la réalité, l’hologramme de Kasie était bien plus crédible, hein. Je suis très partagé concernant la vision de la technologie que propose le NCIS depuis quelques épisodes : il est de nouveau question de l’application de Parker pour la ridiculiser cette semaine alors que l’hologramme est finalement bien pratique pour toute l’équipe. OK. La technologie apporte autant de solutions que de problèmes, on comprend bien, mais ce n’est pas super subtil. En plus, la critique de l’application n’a aucun sens si on part du principe que c’est simplement Parker le problème, comme il n’a pas envoyé son message.

Bref, c’était un épisode que j’ai regardé en mangeant, qui va me marquer pour son intrigue avec l’hologramme qui aide à mener l’enquête, mais qui ne marquera pas pour autant l’histoire de la série. Je veux dire, c’est très bateau tout ça. La mère à qui la fille ne parle plus n’était finalement pas si méchante et l’avocat était le vrai méchant de l’affaire, de même que le fils mort… Zéro surprise dans tout ça. Dès qu’on a vu l’avocat et qu’il a commencé à diriger l’enquête du NCIS, j’ai su qu’il serait le coupable ; et partant de là, il était pour moi responsable des crimes dont la victime était accusée.

Certes, ce n’était finalement que le fils le responsable, mais est-ce que ça change grand-chose ? Non. Est-ce que je trouve crédible l’avocat surentraîné et sûr de lui qui craque devant un hologramme et confesse son meurtre ? Absolument pas. Dommage, donc, il y avait des idées, mais ça n’a pas su me convaincre à 100%. Une autre fois peut-être.