Les Anneaux de Pouvoir – S02E06 – Where is he ? – 16/20

Il est clair que cet épisode met en place tout ce qu’il faut pour l’épisode suivant, qui sera sûrement le meilleur de la saison. En attendant, c’est un épisode qui fait un peu plus que d’habitude le tour des différents personnages de la série. Ils sont tellement nombreux que chaque intrigue n’avance qu’à peine ; parfois trop vite d’ailleurs. M’enfin tout de même, dans l’ensemble, c’est incroyable et vraiment bien comme série.

Spoilers

Galadriel hésite à accepter le marché d’Adar, Annatar continue de manipuler Celebrimbor.


Love me later.

Le week-end s’annonce si chargé que je ne suis même pas sûr de réussir à commencer Agatha All Along, mais ne pas voir Les Anneaux de pouvoir, ce serait juste la honte. Et puis, j’ai trop envie de savoir ce qui attend Galadriel cette semaine – même si ça suppose de me taper toute la partie sur l’Istar, Nori et tout là… Est-ce qu’elle va accepter le deal d’Adar ? Suspeeeeense.

Aux portes d’Eregion

L’épisode a le bon goût de commencer par l’intrigue d’Arondir. Le voilà qui court en forêt et se rapproche clairement du camp d’Adar, donc de Galadriel. Il tue quelques orques au passage, se débrouillant pour récupérer une carte lui indiquant, je pense, la progression du Mordor.

La menace Adar grandit de plus en plus. J’aime le fait qu’il souhaite faire équipe avec Galadriel. Je trouve ça bien amené dans la mythologie de la franchise. On les retrouve en train de papoter autour d’un bon repas cette semaine : Galadriel le déteste toujours autant, mais ne déteste-t-elle pas plus Sauron après tout ? C’est difficile comme situation pour elle.

Elle refuse toujours d’aider Adar, même lorsqu’elle se rend compte qu’ils ont été manipulés de la même manière. Ils méprisent Sauron – il a promis à Galadriel une armée, à Adar des enfants. Pour convaincre définitivement Galadriel de bosser avec lui, Adar lui montre aussi la couronne de Morgoth. C’est supposé la convaincre qu’avec cette couronne et les trois anneaux des Elfes, ils ont peut-être enfin de quoi faire tomber Sauron.

En plus, Adar a deviné qu’Halbrand était son ennemi juré : ils savent donc où est Sauron. Le choix est simple pour Galadriel : rester prisonnière ou bien faire équipe avec Adar pour tuer leur ennemi commun. Dur de s’allier avec un orque, mais si c’est pour le plus grand bien après tout ? Sans trop de surprise, elle demande ensuite à Adar de le libérer pour lui présenter toute la situation : elle sait bien que Celebrimbor est à la merci de Sauron et elle devine déjà le plan maléfique qui se dessine.

Le problème, c’est qu’Adar n’est pas complètement idiot : il se rend compte que le marché que propose Galadriel ne met pas à l’abri les orques. En fait, il la manipulait pour avoir toutes les infos des elfes : Galadriel a confirmé l’existence des anneaux, l’identité de Sauron mais aussi le fait qu’Elrond avait son anneau. Cela fait beaucoup. Il montre toute son armée incroyable à Galadriel et lui explique son intention d’attaquer Eregion.

Malheureusement, celle-ci comprend trop tard avoir été manipulée. Pire : elle devine que c’est exactement le plan de Sauron qui se met en marche. Adar va attaquer Eregion et faire le jeu de Sauron, réunissant des anneaux.

Eregion

Pendant ce temps, Celebrimbor ne comprend pas pourquoi les anneaux des humains continuent de lui résister. Le problème, c’est qu’ils n’ont plus de mithril (les nains ont autre chose à faire) pour faire de nouveaux essais alors tous les employés de la forge sont dépassés par l’attitude du forgeron. Il est particulièrement agressif avec ses employés, qui sont surpris de découvrir qu’il ne se souvient même plus des prénoms d’eux. Il oublie même Mirdania, ce qui est tout de même gênant.

Celebrimbor est complètement rendu fou, et ça semble beaucoup amuser Annatar. Ce dernier continue de la manipuler tranquillement, et ça lui fait d’autant plus plaisir que le roi des elfes demande une audience avec lui. Le forgeron la refuse, parce que sa priorité, ce sont les anneaux. C’est exactement ce qu’Annatar voulait entendre : il en profite pour prendre le pouvoir sur Eregion, devenant le référent à consulter dans toutes les affaires.

Aussitôt, Annatar vire tous les forgerons, pour s’assurer que Celebrimbor reste solitaire. Alors que les Orques se rapprochent de plus en plus et laissent des cadavres en message (et avec un message sur les torses bien musclés : « où est-il ? »), il s’assure aussi que les elfes soient tenus à l’écart de la menace.

Cela ne fonctionne qu’un temps : bien sûr qu’Adar finit par lancer l’assaut contre Eregion. Annatar décide tout de même de rassurer Celebrimbor et de lui dire que les affaires de la cité son ordre, un peu en vain. Le forgeron a du mal à se laisser manipuler par Annatar cette fois et il décide d’aller voir par lui-même que tout se passe bien à Eregion.

Quand il sort de sa tour, c’est effectivement ce qu’il voit : tout se passe bien. Annatar a eu le réflexe de toucher Celebrimbor juste avant et il utilise ses pouvoirs pour le convaincre que la ville est en paix et que l’urgence est de créer les neuf anneaux de pouvoir des hommes. On s’approche du compte final ma foi. L’anneau, le seul qui compte, se rapproche. Et en attendant, une fois Celebrimbor de retour dans sa tour, on nous confirme que c’est bien le chaos dans les rues d’Eregion. L’armée des orques est aux portes de la ville. Cette fois, l’épisode 7 sera épique ou ne sera pas. On compte sur Arondir pour arrondir les angles et tout arranger ou pas ?

Numénor

Dans la cité, rien ne va plus depuis que Pharazon est au pouvoir. Voilà Elendil qui se retrouve condamné à mort, face à sa propre fille qui n’en a rien à carrer, à moins qu’il ne renonce à ses crimes – à moins qu’il n’accepte Pharazon comme seul vrai roi de Numénor. Il veut bien renoncer à ses crimes, mais certainement pas s’empêcher de dire que Pharazon est un traître pour Numénor. Bref, il choisit la condamnation à mort, ce qui fait plaisir au tribunal populaire mais pas tellement à sa fille.

La mise à mort ? Elle se fait selon la tradition des Valar. Il devra donc être bouffé par un ver des mers, rien que ça. Paniquée, la fille d’Elendil essaie encore de faire en sorte que son père renonce à ses convictions. Elle n’a pas envie de perdre son père, mais bon, elle a fait des choix de merde, il faut bien qu’elle les assume. Pourtant, son père en arrive à la renier, comme Pharazon l’avait prédit.

Seulement voilà, elle a aussi un coup d’avance sur son père : elle a réussi à organiser une rencontre entre Elendil et Miriel. La reine légitime ordonne donc à Elendil de s’agenouiller devant Pharazon. Les grands principes, c’est bien, mais Miriel préfère voir (enfin… façon de parler) Elendil survivre qu’être exécuté. Malgré cet ordre de sa reine, Elendil persiste à dire que sa foi est plus importante.

La cérémonie de l’exécution est ainsi organisée. Pauvre Elendil. Alors qu’il est prêt à se sacrifier et à sauter dans la mer, Miriel débarque finalement pour tout empêcher. Je dois dire que ça, c’est un twist que j’ai vu venir. Miriel affirme que le crime est commis en son nom et que c’est pour cela qu’elle peut être jugée à sa place par les vers de mer. Plutôt que de sauter, elle descend donc l’escalier jusque dans l’eau de mer. Elle est ensuite aspirée par le fond lorsque le monstre se pointe et est laissée pour morte un temps.

Pourtant, le monstre l’avale pour mieux la recracher face à une partie du peuple et aux officiels du gouvernement de Pharazon. Et ça, c’est un signe beaucoup plus classe que l’aigle de Pharazon. La gueule de ce dernier est amusante à voir, mais la scène suivante le voit consulter sa boule magique pour mieux apprendre qu’Halbrand est Sauron – du moins, ça doit se deviner avec ses visions, je pense.

Le désert

Après une semaine sans nouvelle de lui, c’est reparti pour un détour par l’Etranger qui apprend à utiliser sa magie avec son nouvel ami. J’étais bien sans nouvelle d’eux. Plus le temps passe, plus cette portion de l’histoire me soule. Tom propose une petite balade à notre magicien, l’emmenant dans un désert où il doit choisir son prochain bâton.

Pas évident : il y a plein de bouts de bois qui pourraient faire l’affaire pour faire de la magie, l’Etranger est pressé par le temps parce qu’il a des visions de Nori… et Tom lui explique qu’il est temps de faire un choix. Soit il continue de choisir la magie pour s’opposer à Sauron, soit il abandonne la Terre du Milieu à son sort pour sauver son amie. Sa destinée ou son amie ? Je suis sûr que si ça avait été proposé à Arondir, ça m’aurait passionné, mais là… Bon, je suis curieux de savoir quel choix il fera, mais voilà quoi.

En parallèle, Nori continue de sympathiser avec sa famille nouvellement trouvée. Elle papote donc avec la cheffe de la tribu, qui lui confie toute sa vie et le décès de son mari. Soit. Elle est sédentaire et ça doit faire bizarre à Nori, mais j’ai du mal à accrocher à cette nouvelle communauté aussi. En vrai, mon problème, c’est que tout ça est là pour ajouter du lore à un monde qui était déjà bien complet avant.

Alors que Nori parle avec la cheffe, Poppy drague toujours. Si c’était très visible qu’il y avait une attirance avec Merimac, je trouve que le premier baiser arrive bien trop vite. C’est toujours pareil : la saison fait huit épisodes, alors c’est sûr que ça doit arriver vite ; mais en deux épisodes… pour ne pas dire en quatre scènes, c’est juste trop. Dommage, d’ailleurs, parce que j’aime bien Poppy.

Bref, tout ça mène à Nori et Poppy qui décident de se battre pour cette nouvelle famille. Et c’est tout ? Elles ne feront vraiment pas grand-chose cette saison.

Khazad-Dum

Je ne pensais pas voir les nains cette semaine, et pourtant, on passe bien par Khazad-Dum où le roi Durin fait de la merde et exploite tout le monde pour se constituer un énorme trésor. Il y a de plus en plus d’or autour de son trône et ça craint : on sait que ça finira par un dragon pour les chasser de la montagne. En attendant que ça arrive, Annatar vient réclamer davantage de mithril. Le prince Durin lui refuse, mais le roi est intéressé quand il est question de bois ou de quelque chose de plus… précieux.

Il est fort cet Annatar. Pourtant, le roi refuse le marché. Je ne m’y attendais pas tellement, mais l’idée était juste de nous annoncer une fois de plus l’arrivée du Balrog. Même si Annatar ne parvient pas à convaincre Durin, il est à noter qu’en fin d’épisode, il donne bien du mithril à Celebrimbor. J’imagine qu’il le vole.

Le roi est pourtant sûr de faire le bon choix quand il est question de ne pas donner du mithril à Annatar, non pas comme le prince le pense par éthique, mais juste parce qu’il veut davantage de richesse et pouvoir. Le prince comprend bien vite que son père est manipulé et possédé par l’anneau. Il le lui dit, mais le roi refuse de le retirer. Il est bien déçu par son fils, surtout que celui-ci essaie même de lui retirer par la force.

La force, justement, c’est ce que le roi a beaucoup plus depuis qu’il porte l’anneau. Il envoie valser son fils, qui se retrouve ensuite à pleurer la perte de son père alors que sa femme lui fait la morale pour qu’il reprenne les choses en main. Elle est totalement en train de lui souffler et lui intimer l’ordre de faire tomber la couronne de son père tout de même. Il se laisse convaincre, bien sûr.

Il doit donc approuver la scène suivante où Disa s’oppose aux nains suivant les ordres du roi en poussant quelques cris pour faire venir des chauve-souris et les chasser. Le prince Durin est fou amoureux de sa femme badass, c’est mignon à voir. Drôle d’endroit pour faire un cliffhanger, néanmoins.

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Les Anneaux de Pouvoir – S02E05 – Halls of Stone – 18/20

Il est toujours aussi énervant de voir la série se perdre dans des méandres et laisser de côté plein de personnages, mais en même temps, cet épisode avance vraiment vite sur la mise en place de tous les éléments qu’on en attendait. Il est vraiment question des anneaux, on voit très bien la mise en place de la saga qu’on connaît et ça mène à une qualité globale d’écriture vraiment chouette. Les pièces s’emboîtent, c’est jouissif.

Spoilers

Les nains obtiennent des anneaux de pouvoir, les conséquences du plan d’Annatar commencent à se voir.


Much of the misery of men is of their own making.

Le cliffhanger donnait vraiment envie de voir la suite, alors me voici évidemment… avec quelques jours de retard quand même. De toute manière, le cliffhanger n’est pas la priorité de la série dans cet épisode (malheureusement).

Khazad-Dum

L’épisode commence par un joli plan de la montagne de Khazad-Dum pour nous informer que la livraison des sept anneaux des nains est déjà faite. Ce fut rapide… Après, la série est diffusée par Amazon, c’est bien logique que la livraison soit rapide. Grâce aux anneaux, le roi des nains est en tout cas à même de trouver ce qu’il croit être une solution idéale au problème de la montagne : il veut creuser et abattre un mur fondateur. Durin a beau essayer de le raisonner, on ne va pas à l’encontre des ordres du roi, aussi fous soient-ils.

Le roi se met donc à miner le mauvais mur et Durin fait en sorte que les autres nains se barrent, pour éviter qu’ils ne critiquent le roi. Contre toute attente, cependant, le roi avait raison : d’accord, toute la montagne tremble et ça fait peur, mais les travaux qu’il entreprend ramènent bien un peu de lumière du jour dans la montagne. Il n’en faut pas plus pour que les nains retrouvent espoir et lumière du soleil au cœur de la montagne. Que Khazad-Dum est belle dans cette série !

Dommage, ça ne durera pas. D’ailleurs, en parallèle, la femme de Durin n’est plus si convaincue que les anneaux soient une bonne chose. Elle n’aime pas voir le roi emprunter de nouvelles voies et, selon elle, tricher avec leur vraie nature. Elle n’est pas au bout de ses surprises : en faisant ses courses, elle découvre qu’il existe désormais une taxe imposée par le roi. Chaque sou dépensé sera doublé d’un impôt d’un même montant – la taxe de l’anneau. Sacré remerciement.

Bon, elle achète une petite boule qu’elle fait tomber et qui roule finalement tellement loin qu’elle s’éloigne du marché et découvre une sorte de caverne dans la grotte. Un petit chant plus tard et elle réveille bien malgré elle un dragon. LE dragon. Au passage, elle casse aussi la boule qui a lui a coûté un rein.

Il est trop tard pour revenir en arrière de toute manière : le roi des nains est déjà en train de présenter les six anneaux restants aux conseillers des autres chefs de tribus, pour les leur vendre. Le roi Durin fait de plus en plus de merde de toute façon : il ordonne à présent de creuser plus profondément et flippe qu’on lui vole son anneau, s’énervant sacrément quand il le retire lui-même… Son précieux, quoi.

Bref. Il est question d’aller creuser plus profondément dans la montagne. Pourtant, le prince Durin débarque pour prévenir son père que ce serait une catastrophe, mais le roi n’écoute rien. On sait vers quoi on se dirige, on sait vers quel dragon les nains se dirigent. Durin le jeune fait tout ce qu’il peut pour éviter que son père ne se serve des anneaux, mais c’est trop tard. Il accepte finalement les honneurs que son père lui rend. Certes, il promet de ne jamais porter d’anneau, mais bon, c’est trop tard.

Eregion

De son côté, Celebrimbor est heureux de pouvoir enfin annoncer une collaboration fructueuse entre les nains et les elfes. C’est de là que viennent les portes de Durin, qui ne s’ouvrent qu’avec le mot de passe et visibles à la lumière de al lune. Eh, c’est du fan service à ce stade, mais le clin d’œil fonctionne bien. Le tout se fait devant Annatar (Sauron, donc) – et sous son impulsion – qui ne veut surtout pas être cité par Celebrimbor.

En vrai son nouveau but est de manipuler le forgeron pour qu’il puisse faire quelques anneaux aux hommes. L’elfe n’est pas ravi de la manipulation évidente qui se joue devant lui, il la dénonce… mais ça n’arrête pas Annatar, bien au contraire. Cela lui ouvre une jolie voie royale pour en parler plus longuement et imposer le sujet à Celebrimbor. Ce dernier s’oppose à la création d’anneaux pour les hommes, mais Annatar parvient à le convaincre en lui parlant des hommes les plus sages, les plus courageux. Il veut donc neuf anneaux – la perfection du trois, multipliée par trois pour un troisième ouvrage.

Malgré tout, Celebrimbor refuse de forger davantage d’anneaux. Il pense que son non définitif est sans appel, en vain. Annatar décide de créer lui-même les anneaux. C’est con, surtout qu’en parallèle, le roi des Elfes reçoit la missive de Celebrimbor selon laquelle la forge est à l’arrêt. Ce n’est évidemment pas le cas, mais ça suffit à convaincre les conseillers du roi. On insiste donc pour que les elfes partent au plus vite pour le Mordor, sans se préoccuper d’Eregion… Galadriel avait tort, soi-disant.

Elle a pourtant tellement raison ! Au même moment, à Eregion, tout part en vrille. Mirdania, l’assistante de Celebrimbor, enfile un anneau et découvre la terrible vérité derrière les anneaux. En l’enfilant, elle voit la forge pleine de brume et de flammes – et Sauron. Invisible aux yeux des autres, elle met en danger malgré elle tous ses amis et collègues, jusqu’à ce que Celebrimbor intervienne. Il comprend un peu trop tard qu’il a fait un pacte avec le diable.

Il en a conscience et refuse de donner ses conseils précieux face à Annatar pour éviter la corruption des hommes. Notre Sauron n’en est pas ravi, mais ce n’est que le début : le prince Durin débarque ensuite à Eregion pour accuser l’anneau d’avoir changé son père. Celebrimbor refuse de l’envisager. Si les anneaux sont parfaits, ils peuvent toutefois se mettre d’accord sur le fait que le défaut vienne d’Annatar.

Ce dernier sent bien que le vent tourne. Il se met donc à draguer Mirdania en la comparant à Galadriel et commence à la manipuler en critiquant Celebrimbor devant elle. Quel beau méchant il fait. Ce n’est que le début en plus : ça empire ensuite quand il parvient à convaincre Celebrimbor que c’est lui qui a corrompu les anneaux avec son mensonge au roi des Elfes. C’est excellent. Tout s’explique en tout cas : les anneaux des nains sont corrompus par le mensonge de Celembrimbor. Comme il est impossible pour lui de dire la vérité à son roi pour rétablir l’équilibre, il s’enfonce alors plus profondément dans la merde. C’est si triste quand on sait vers quoi on se dirige.

On sait qu’on va vers la catastrophe et on y va désormais à toute vitesse : Celebrimbor demande à ses forgerons de travailler à présent à la création des neuf anneaux des hommes de manière à rétablir l’équilibre et empêcher les anneaux des nains de trop déraper. Annatar les encourage aussi, alors que Celebrimbor déprime de ce qu’il a fait. Il est tombé dans le piège, il le sait, mais il ne peut plus faire marche arrière. Et toute la terre du milieu va en payer les conséquences.

Numenor

À Numenor, il est l’heure pour Pharazôn de régner. Il a récupéré le sceptre royal et continue d’être un bon bâtard malgré tout. Le choix de mot est volontaire : il s’en prend à son propre fils, en lui expliquant que sa mère imaginait qu’il serait un scélérat quand il était bébé et qu’elle était vivante.

De son côté, l’ancienne reine de Numenor a perdu une grande part de son pouvoir. Miriel se retrouve à devoir convaincre Elendil qu’il en fait trop et que leur combat est perdu d’avance. Ou plutôt : elle est sûr que cette défaite les mènera à la victoire, parce que depuis qu’il a touché à sa boule magique, elle a aperçu un nouveau destin pour Numénor – et le règne de Pharazon, aussi compliqué soit-il, en fait partie.

Nous voyons ainsi les anciens soldats favoris de Miriel être dépouillés des armes et des honneurs auxquels ils avaient droit, y compris Valandil. Ce dernier se fait rapidement une raison, néanmoins, n’hésitant pas à réaffirmer devant tous qu’Elendil est son capitaine – et tant pis si ça déplaît au nouvel ordre au pouvoir, tant pis s’il doit tourner le dos à son amie d’enfance. J’aime beaucoup son personnage, là où les remerciements de tous les soldats pour leur ancien capitaine m’ont paru quelque peu excessive. Eh, ça fait plaisir qu’Elendil soit toujours bien respecté, cela dit, même si sa fille ne le respecte plus du tout.

C’est terrible, en plus : il n’y a plus grand-chose qui est respecté à Numenor. Le roi fait ordonner la fermeture du plus vieux temple de la ville, et ça part vite en vrille quand c’est son fils qui est chargé de faire exécuter les ordres. Le gamin est en roue libre, n’hésitant pas à attiser la colère d’Elendil volontairement en détruisant une icône religieuse. Cela part rapidement en coups de poings entre eux, le prince ordonnant tout de même qu’on lui tienne Elendil.

Valandil s’interpose aussitôt, puis est celui qui passe à tabac le prince. Oh, il manque de peu de mourir au passage, mais il reprend le dessus. Toutefois, Elendil lui ordonne de laisser en vie le prince. C’est une erreur, parce que Valandil est 100% fidèle à son capitaine. Il laisse tomber son épée, s’approche et de lui… Valandil se fait donc tuer d’un coup d’épée dans le dos par ce gamin qu’est le fils du roi. Quel lâche. C’était à peu près sûr. On ne tourne pas le dos à un rat pareil. Et ça n’arrange pas les affaires d’Elendil, qui se fait arrêter sur le champ pour trahison.

Lindon

La fin d’épisode nous amène enfin aux portes de Lindon où les orques se réunissent. Le Roi est prévenu par Elrond de ce qu’il se passe et de l’urgence d’envoyer une armée à Eregion, mais c’est trop tard de toute manière. Quant à Galadriel, elle est prisonnière des orques et on n’avance pas vraiment des masses. Enfin, si, tout de même : Adar lui propose de devenir son alliée pour battre Sauron. Rien que ça.

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Les Anneaux de Pouvoir – S02E04 – Eldest – 15/20

Petite déception avec cet épisode à la fois trop bavard dans certaines intrigues et trop expéditifs avec des sous-arcs qui ne servent qu’à combler du temps. C’est bizarre de combler le temps au milieu de huit épisodes. C’est décevant venant d’une saison qui parvenait bien à faire avancer l’ensemble jusqu’ici. Là, j’ai eu l’impression qu’on me perdait dans des explications et des nouveaux détours qui m’ont fatigué plus qu’autre chose. Ou alors, justement, j’étais trop fatigué… Après, la fin d’épisode réveille et donne envie de se jeter sur la suite. Vivement la semaine prochaine !

Spoilers

L’Étranger cherche à retrouver Nori et Poppy, Isildur cherche Theo. Galadriel et Elrond sont en route pour avertir Celebrimbor.


Promise me, Elrond, you will put opposing Sauron above
all other considerations.

C’est fou comme la semaine est passée à la fois lentement – le ressenti au travail – et beaucoup trop vite – le ressenti quand je me rends compte que je n’ai pas vu un seul épisode, en fait. La rentrée est arrivée, que voulez-vous ? Avec elle, voici donc venir l’épisode 4 de cette saison 2. Oui, c’est déjà la mi-saison. Non, je ne me fais pas au mini-saison tous les deux ans, c’est insupportable. Mais bon… C’est comme ça et je me suis déjà plaint un million de fois. Après, le résumé des épisodes précédents est long, alors je me suis occupé comme ça en attendant.

Les elfes

Oula. Le décor est toujours magnifique et à couper le souffle, mais ce début d’épisode ressemble trop fortement à un jeu vidéo avec son zoom arrière. On y voit Galadriel et Elrond discuter de leur mission pour obtenir des nouvelles de Celebrimbor. Est-ce qu’il faut comprendre qu’ils sont encore à Lindon au début de cet épisode ? C’est un peu abusé si c’est le cas, parce qu’ils laissent vraiment la voie libre à Sauron.

C’est amusant d’ailleurs de le formuler comme ça, parce que la voie est justement coupée en deux par Sauron : ils ont besoin de traverser un pont, mais celui-ci s’est effondrée. Galadriel soupçonne aussitôt Sauron, mais son anneau lui indique en plus qu’ils sont en danger s’ils choisissent la route du Sud que souhaite emprunter Elrond, un danger les guette vraiment. Elrond est complètement sur ce coup : il refuse d’écouter Galadriel, principalement parce qu’il comprend qu’elle écoute les conseils de l’anneau.

Je veux bien qu’il soit contre les anneaux, mais ne pas reconnaître le pouvoir qu’ils ont – même en les admettant corrompus (ce qui n’est pas le cas) – c’est idiot de sa part, je trouve. Sans trop de surprise, à la nuit tombée, ses hommes se retrouvent perdus en forêt et sont observés par des yeux aussi brillants que menaçants. Pourtant, l’elfe qui s’en rend compte se contente de dire à Galadriel qu’il a eu l’impression d’entendre chanter. Non mais à ce stade, ils sont tous cons, c’est pas possible.

Allez, les elfes retrouvent au moins les cadavres des prédécesseurs ayant tenté d’avertir Celebrimbor, mais il est déjà trop tard. Ils sont attaqués par les esprits maléfiques de la forêt. Et c’est compliqué de se battre contre des Esprits, même quand on copie les Avengers. Pardon, mais cette scène où on les voit se préparer au combat… C’est littéralement Avengers.

Ceci étant dit, c’est très sympa de les voir se battre contre du vent et contre des Esprits qui se reforment à chaque fois. Finalement, Elrond trouve une solution efficace : pour les battre, il faut utiliser les armes avec lesquelles ils étaient enterrés. Une fois que c’est fait, la situation est vraiment inquiétante : Sauron réveille le Mal sur toute la Terre du Milieu.

Malgré ce signe évident que l’anneau de Galadriel disait vrai depuis le début, Elrond continue encore de s’en mêler. Il me soûle un peu, à force. Le lendemain, il refuse de faire la promesse à Galadriel que rien ne sera plus prioritaire que s’assurer de la défaite de Sauron, pas même la vie de Galadriel… Il finit par faire la promesse tout de même, mais il me soule à détester les anneaux avec tant de conviction. Le pire, c’est que Galadriel, elle, a des visions bien négatives du futur – des flashs qui ne disent rien de bon pour elle, mais beaucoup de bon pour nous, parce que ça va faire de chouettes épisodes.

D’ailleurs, la fin de celui-ci remonte d’un coup le niveau : les elfes se rendent compte qu’une armée d’orques et de trolls, celle d’Adar, arrive en terre des elfes. C’est la catastrophe, mais les choses empirent quand leur cheval est pris en chasse des Orques qui finissent par blesser, sans même le savoir, un des elfes d’Elrond. Aussitôt, les elfes essaient de se faire discrets, mais c’est sans compter l’odorat des orques et les bruits étouffés du blessé.

Et voilà comment Galadriel se retrouve à se servir du pouvoir de l’anneau qu’elle ne contrôle toujours pas bien : elle soigne le blessé sans le moindre mal. Les Orques restent tout de même aux trousses de nos elfes et Galadriel comprend donc qu’elle n’a pas d’autres choix que de se sacrifier. Son but ? A priori, elle souhaite qu’Elrond et les autres puissent regagner Lindon au plus vite pour prévenir le Roi de l’arrivée d’Adar et de sa possible collaboration avec Sauron (à moins qu’ils ne soient en guerre ?). Seulement, elle remet aussi son anneau à Elrond pour le protéger – protéger l’anneau, pas Elrond. Ce dernier le comprend bien.

Il se casse tout de même à Lindon en laissant Galadriel aller confronter les orques toute seule. Cela dit, elle en est capable. Elle est complètement badass et la série nous offre une des meilleures scènes d’action de la saison : on la voit être capable de se battre contre une armée. À elle seule, elle parvient à libérer le cheval et est à ça de s’enfuir. Malheureusement, Galadriel finit en tête à tête avec Adar quand celui-ci parvient à l’attaquer par surprise et la faire tomber de son cheval. C’est un cliffhanger bien efficace après un épisode longuet. Cela dit, la partie sur les elfes est peut-être la meilleure cette semaine.

L’Étranger

De son côté, l’֤Étranger se retrouve seul une fois Nori et Poppy littéralement envolée dans les airs. Il part à leur recherche, en vain. En revanche, il rencontre sur son chemin un homme étrange heureux de voir que notre héros a trouvé une chèvre. C’est complètement perché comme scène, ça. Alors qu’il parle avec l’homme se trouvant sous une colline juste en-dessous des étoiles que les filles cherchaient, sa carte s’envole soudainement.

Cela force l’Étranger à courir après la carte. Celle-ci finit se prendre dans une branche d’un arbre qui a tout à fait le look d’un arbre s’apprêtant à bouger. Bref, c’est sans surprise quand l’Étranger se fait engloutir par l’arbre quelques secondes après. Je ne suis pas sûr d’avoir compris sa première scène – mirage ? rêve ? hallucination ? réalité ? – mais soit.

Apparemment, c’est bien la réalité : l’homme, Tom Bombadil, vient finalement le libérer de l’arbre. Il lui permet ensuite de se débarbouiller dans sa baignoire, d’où l’Étranger entend une femme chanter. Pourtant, il n’y a pas de femme chez Tom Bombadil, juste un système très sophistiqué de bougies apparemment. Bordel, c’est à croire que tout ce qui concerne l’Étranger sera vraiment à chaque fois ce qui me plaît le moins. Tom Bombadil est un personnage intrigant, avec une joie de vivre et des pouvoirs de dingue… mais en vrai, il parle, il parle, il parle et on comprend rien ? Enfin, c’est vraiment ce genre de scène où on blablate en faisant comme si. Il y a des infos données au compte-goutte et la révélation finale, ben, elle tombe à l’eau elle aussi en ce qui me concerne.

Il se présente comme l’Aîné, comme si ça voulait dire quelque chose. Il maîtrise la magie, promet avoir été là aux premières gouttes de pluie et… tss. Je suis blasé. C’est un magicien surpuissant qui fait un petit cours de magie l’air de rien à l’Étranger, en parlant de manière un brin codé et mystérieuse et en assurant tout connaître. Je ne sais pas, je n’accroche pas et ça n’aide pas d’avoir l’Étranger persuadé qu’ils étaient faits pour se rencontrer. Je crois que je suis fatigué. J’ai décroché. Une chose est sûre : on dit ensuite que l’Étranger a pour destinée de se battre contre le Sorcier Noir et contre Sauron. Gandalf, quoi. Je ne sais pas, je n’ai pas réussi à m’en émouvoir plus qu’autre chose, j’ai eu l’impression que la scène comblait beaucoup et qu’on en faisait des caisses en tournant sans cesse autour du pot – sans pour autant vraiment révéler quoique ce soit.

Fortaud

En parallèle, Nori et Poppy se réveillent dans le désert. Contre toute logique, elles n’ont pas été séparées par la tempête. Tant mieux, on gagne du temps, j’imagine. Cela dit, elles rencontrent rapidement Merimac, un autre Pievelu immédiatement sous le charme de Poppy. C’était amusant à voir, même si c’est Poppy et Nori ne sont vraiment pas mes préférées. J’ai du mal avec Nori. J’aime beaucoup l’humour que Poppy apporte à chaque fois, mais cette partie de la série n’est vraiment pas ma préférée.

Peut-être que Merimac va apporter un peu de fraîcheur à son tour ? Après tout, il vole de l’eau, hein. Les filles le forcent, pour cette raison, à leur révéler l’emplacement de son village, menaçant de le dénoncer autrement. Voilà donc les filles qui débarquent au village et découvrent qu’elles ne sont pas en présence de gens leur ressemblant, mais plutôt des Fortaud (c’est le nom VF que j’utilise, oui), un autre peuple de hobbits. Eux, ils vivent dans des trous – et c’est charmant.

Le lieu est charmant, avec un peu de végétation en plein désert, mais les gens ne sont pas charmants : Nori et Poppy sont ainsi faites prisonnières quand elles se disent potes avec un magicien, parce que le seul magicien qui existe, c’est le magicien sombre. Oups. Merimac est fait prisonnier aussi, mais la cheffe du village revient finalement parler au trio pour mieux découvrir que Nori et Poppy ne sont peut-être pas n’importe qui. Elles sont les descendantes d’un héros de la tribu parti en quête de terres meilleures – et d’une maison.

C’est ainsi que Poppy s’est retrouvé avec sa chanson pour trouver les Fortaud : l’ancêtre n’a jamais trouvé son paradis et n’est jamais revenu chez lui, ses descendants ne sont même pas au courant de cette mission d’origine.

Alors que nos héroïnes sont prisonnières parce qu’on les soupçonne de travailler pour le magicien sombre, on découvre que celui-ci est justement en train d’envoyer ses hommes à leur recherche, pour se concentrer lui-même sur l’Étranger. C’est con pour elles : les hommes débarquent chez les Fortaud. Même si la cheffe les protège désormais, Poppy et Nori voient donc les hommes menacer de mort la cheffe des Fortaud. Par chance, celle-ci sait désormais qu’elles sont de la même famille en vrai. C’était moins une, le timing est idéal, tout de même.

Pélargir

En parallèle de tout le reste, on retrouve heureusement Arondir et Isildur dans cet épisode. J’espère qu’ils seront présents dans chaque épisode désormais, parce qu’on a perdu beaucoup de temps à ne pas les voir pendant deux épisodes. Aujourd’hui, on les retrouve à chercher Theo dans les bois sans comprendre où il a pu passer, ni pourquoi les hommes ont tous disparu. Arondir trouve cependant les cadavres des hommes dans la forêt – démembrés tant qu’à faire.

Il en parle aussi à Pelargir, à tout Pelargir, même Estrid. Celle-ci semble vouloir mener les recherches pour retrouver Theo vers le Nord, mais même si elle drague toujours aussi lourdement un Isildur très satisfait de cette séduction, elle n’est pas assez maligne pour tromper la vigilance d’Arondir. Il est si fort ! Arondir remarque la brûlure sur la nuque d’Estrid et l’expose rapidement pour ce qu’elle est : elle bosse pour Adar. Partant de là, il compte sur elle pour les mener, Isildur et lui, vers Theo.

Si je n’ai pas trop compris pourquoi on voyait Arondir réconforter Isildur et lui assurer que Theo serait retrouvé en vie (parce qu’Isildur le connaît à peine d’une part et parce que ce n’est pas le genre de l’Elfe d’être rassurant avec un humain), j’ai bien aimé voir ce trio suivre une même piste. Bien sûr, Estrid est faite prisonnière, menottée. En chemin, Isildur tombe dans des sables mouvants et la série part beaucoup trop loin : Isildur et Arondir sont bouffés par un monstre dans les sables mouvants – enfin, dans la gadoue mouvante – mais ils s’en tirent en partie grâce à Estrid et en partie grâce à Arondir, ce badass qui transperce le monstre de l’intérieur. Et voilà, Isildur et Arondir s’en tirent sans mal.

C’est trop gros, on sent la petite péripétie ajoutée pour combler l’épisode. Sincèrement, je ne suis pas fan de ce genre de faux rebondissement – même si ça scelle une amitié entre les trois personnages. Enfin, amitié… Estrid veut juste continuer de draguer Isildur pour être libérée plus vite, et elle arrive même à rassurer suffisamment Arondir pour qu’il laisse la clé de ses menottes à portée de main. Dès qu’elle est libre, elle n’hésite pourtant pas à menacer Isildur, parce qu’Arondir s’est éloigné. C’est un peu lourd franchement. Heureusement qu’Arondir est en vrai toujours là pour protéger Isildur – même s’il est évident qu’Estrid n’a pas envie de lui faire du mal. Elle est juste trop habituée à la trahison et aux réactions des gens qu’elle déçoit. Par peur d’être rejetée, elle souhaite rejeter Isildur en premier.

Seulement, de toute manière, ils sont interrompus dans ce petit drama par… les arbres. Comme je m’en doutais dans l’épisode précédent, ce sont bien les arbres qui sont responsables de ce qui est arrivé à Theo et aux hommes. Les arbres bougent dans cette saga et les effets spéciaux sont toujours aussi au point.

Arondir comprend vite ce qu’il en est et devine que les arbres n’aiment pas trop les armes des hommes, surtout quand elles servent à abattre la vie boisée. Malin, il reconnaît avoir déjà blessé des arbres mais affirme que son épée sert surtout à tuer des Orques. C’est un bon moyen de se les mettre dans la poche, je pense. Je tiens à dire que les effets spéciaux sont vraiment beaux. Les arbres sont mieux encore que dans les films, parce que l’un est en fleurs. Et puis, surtout, on voit que le budget est là.

Bref, Arondir marque des points en critiquant les Orques, parce que les arbres n’aiment pas trop les Orques. Ils abattent des forêts et blessent et mutilent et tuent tous les arbres qu’ils croisent. Ce massacre a fait revenir les arbres les plus anciens sur place et ça explique leur colère : en fait, Arondir a limite affaire à une maman énervée qu’on tue ses petits. Dans sa rage, elle a du mal à faire la distinction entre humains, elfes et orques. Bon, tout de même, Arondir finit par apaiser grand-mère feuillage par quelques caresses, un regard profond et sa voix profonde. Il y gagne une jolie fleur et la libération de Theo. C’est presque trop rapide ça aussi, mais j’ai bien aimé la manière dont c’était écrit.

Bon, par contre, Isildur est toujours sous le charme d’Estrid et est à ça de l’embrasser quand soudain celle-ci retrouve, parmi les prisonniers des arbres qui étaient avec Theo, un homme qui est probablement son mari. Arondir est content d’avoir tenu sa promesse de prendre soin de Theo, mais bon… Ils viennent quand même de libérer des hommes d’Adar là. Cela ne semble déranger personne. Peut-être qu’ils vont changer d’allégeance grâce à Arondir, mais j’ai un doute.

L’elfe est super cool, hein, mais quand on voit l’armée d’Orques et de trolls qui avancent en Terre du Milieu sur les terres elfiques, les hommes vont forcément rester de ce côté.

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Les Anneaux de Pouvoir – S02E03 – The Eagle and the Sceptre – 17/20

Eh ben voilà, ENFIN : ce n’est pas si compliqué de mettre en scène les personnages que je préfère, ça valait pas le coup d’attendre plus de deux épisodes pour le faire, si ? Franchement, c’est sympathique de les revoir, mais l’ensemble continue de paraître un peu déséquilibré. Pourtant, on sent que tout est géré et qu’ils savent parfaitement où ils vont. Et ça, ça fait plaisir. Bref, j’ai hâte de voir la suite de la saison maintenant, et peut-être un épisode avec tout le casting, qui sait ?!

Spoilers

Celebrimbor poursuit le plan d’Annatar sans se rendre compte qu’il est manipulé, alors que les tensions s’intensifient à Numénor.


These Rings will be beyond any power yet devised by
Dwarf, or Man, or Elf.

Faut bien dire ce qui est, il est dur de ne pas enchaîner sur l’épisode 3 après avoir vu l’épisode 2. Je ne me suis donc pas gêné pour le faire et c’est comme cela que vous vous retrouvez à lire ma critique aujourd’hui – et ma frustration que la série attende l’épisode 3 pour enfin ramener certaines intrigues sur le devant de l’écran. Finalement, heureusement qu’Amazon a diffusé trois épisodes d’un coup.

Isildur

Elendil ouvre cet épisode en expliquant à un cheval qu’il s’apprête à rentrer à la maison. OK ? C’est un début un peu inattendu, et ça l’est d’autant plus quand Valandil débarque pour convaincre Elendil de laisser le cheval s’enfuir. Le plan est joli, moi je suis surpris d’avoir oublié qu’un acteur de NCIS Hawai’i s’était frayé un chemin jusqu’à cette série.

Le cheval a un peu tout faux, par contre : il s’évade dans une jolie contrée pour finir sur un terre ravagée où il se fait attaquer par des Orques. Le cheval s’en tire à merveille quand il se bat contre les Orques, en explosant un coup de sabot et en trainant l’autre jusqu’à ce qu’il se mange une buche. C’était très sympa. Par contre, le cheval s’enfuit ensuite vers une Forêt Noire qui effraie même les Orques. Cela ne me dit rien qui vaille, hein.

Berek, le cheval, parvient pourtant à faire l’impossible : il se rend dans une grotte sombre où il retrouve Isildur. J’avais oublié l’existence d’Isildur, mais je suis frustré de ne pas l’avoir revu avant. On le retrouve à présent dans ce qui ressemble fort au repère d’Aragog d’Harry Potter. Désolé, mauvais univers, je sais. Bref ? Isildur est dans une toile d’araignée géante, avec plein de petites araignées aussi. Petite, genre, plus grande qu’un humain et capable de défoncer des cranes à coups de pattes, hein. Terrifiant.

Il y a de quoi faire des cauchemars si on est arachnophobe – et même si on ne l’est pas d’ailleurs. Isildur est une vraie proie à ce stade et je n’aimerais vraiment pas être à sa place. Moi, je serais mort à sa place ; mais lui, il parvient à s’en tirer et se barrer sur le dos de Berek. Rien que ça. En chemin, loin des araignées, il s’arrête pour boire à l’eau d’un lac, mais ne peut pas se le permettre finalement : le lac est plein de cadavres. Au moins, il se récupère des bottes comme ça.

Il reprend la route pour mieux tomber sur d’autres cadavres. Décidément, la Terre du Milieu ne donne pas envie dans cet épisode ! Au milieu de tous les morts, il y a toutefois une femme qui se cache et n’hésite pas à le poignarder dans la cuisse. C’est bien la peine de survivre à des araignées pour se faire planter comme ça par Estrid. La femme s’excuse et le soigne bien mal, lui expliquant qu’elle pensait qu’il s’agissait d’un Orque.

Ils sont trop beaux tous les deux, malgré la boue, la suie et le sang, mais je n’ai pas confiance en elle pour l’instant. Isildur lui accorde trop vite la sienne, je trouve, n’hésitant pas à expliquer qui il est, qu’il est à la recherche de son père et qu’il a toute confiance en lui pour ne pas l’avoir abandonné.

Il comprend que pour sauver ses hommes, son père a dû les emmener à Pelargir. Mouais, ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. En chemin, le nouveau couple tombe sur un autre homme blessé, disant avoir été attaqué par des Orques. D’accord, mais où est Arondir ? Malheureusement, le vieil homme blessé ne l’est pas vraiment : il a la marque d’Adar et il s’agit évidemment d’un piège.

Isildur tombe dedans bien sûr, comme un bleu… mais est sauvé in extremis par une flèche. ENFIN. ENFIN !! Arondir est là pour le sauver. Alléluia.

L’elfe se rend à Pelargir lui aussi, et il ne sauve pas le cheval d’Isildur qui se fait embarquer par les hommes au service d’Adar. C’est à peu près tout ce qu’on saura de l’Elfe pour l’instant, parce qu’il n’est pas loquace du tout. Bon, il a ses raisons de ne pas parler avec Isildur, parce qu’il est en deuil et se rend à Pelargir pour brûler le cadavre de sa bien-aimée. Deux ans après, je suis toujours aussi dég qu’elle soit morte et qu’on se garde Theo, son fils, dans la série.

Ce dernier continue de culpabiliser de ce qui est arrivé à sa mère, ce qui risque de vite être énervant, même si je le comprends. Il se retrouve à soigner Isildur dans la scène suivante, parce qu’il est un peu guérisseur et que le guérisseur du village a brulé vif. Le tout se fait en présence d’Arondir, qui soutient comme il peut Isildur, au risque de vexer un Theo qui lui avoue ne plus avoir envie de lui parler. Jamais. Voilà qui est clair, au moins.

Isildur, lui, décide de papoter un peu avec Theo, pour lui vendre les charmes de Numenor et parce que les scénaristes ont besoin de faire avancer l’épisode. Theo propose donc à Isildur de le rejoindre dans la nuit pour retrouver son cheval. Avant de se rendre à ce rendez-vous, Isildur ne perd pas le nord et s’assoit au coin du feu avec Estrid. Celle-ci est d’humeur un brin dépressive, à culpabiliser d’être encore en vie – et la fin de la scène nous révèle en plus qu’elle était bien passée du côté d’Adar, sans surprise. Les deux personnages apprennent à se connaître en parlant de leur mère à chacun, toutes deux décédées, alors que Theo les écoute. Ca me pose un problème, parce qu’Isildur balance un énorme secret l’air de rien : sa mère est morte par sa faute à lui, pour le sauver de la noyade. Le parallèle avec Theo est intéressant, parce que bien sûr qu’il est responsable de la mort de sa mère, mais bizarrement, l’ado se remet bien vite de ses émotions.

Il emmène Isildur auprès de son cheval, dans un camp d’hommes bossant pour Adar. Bien sûr, au passage, Isildur se fait remarquer, forçant Theo à intervenir. Il a rarement été si malin et con à la fois, et pourtant, c’est un spécialiste : il dit bosser pour Adar, en montrant sa marque maison, qu’Isildur peut voir de là où il est. Pourtant, les hommes d’Adar captent bien vite qu’il vient de Pélargir, et ça ne leur plaît pas. Alors qu’ils s’apprêtent à se venger sur lui, ils se font tuer les uns après les autres. Il y a d’abord une hache, puis des géants qui les font disparaître hors écran bien vite. Géant ou arbre ? On verra bien.

Numenor

Enfin ! Cet épisode nous ramène à Numenor où le roi est mort. C’est abusé : Numenor a occupé une place tellement importante de la première saison que j’ai du mal à comprendre pourquoi on ne l’a pas revu avant. Je tourne en boucle et je répète sans cesse la même chose, je sais. Heureusement que la série parvient à être bien à chaque épisode.

Earien laisse entendre à nouveau la crainte de voir la ville submerger par les flots, tandis que la cérémonie organisée pour la mort du Roi permet à tous de se réunir autour d’une Reine régente aveugle. Miriel est un personnage qui a beaucoup de potentiel pour la suite, je l’aimais déjà en saison 1 et je suis content de la retrouver. Elle refuse de céder à la violence quand une femme s’en prend à elle et lui met une gifle, comprenant plutôt son deuil.

La scène suivante la voit apprendre de son cousin qu’il est temps pour son couronnement – on a pleuré les morts assez longtemps d’après lui. C’est vrai que le Roi est mort en 2022, il serait temps de tourner la page. Pour la série, ça veut dire parler chiffon pour savoir de quelle couleur s’habiller pour un couronnement. Rien que ça.

Le pouvoir de la couronne est toutefois déjà remis en question avant même que la Reine ne la porte : Earien n’hésite pas à laisser entendre qu’elle a une info qui pourrait convaincre qu’il ne faut pas faire confiance à la Reine pour sauver la ville. Tu m’étonnes. J’aime bien que ce soit Valandil qui l’interrompe avant qu’elle n’en dise trop, parce qu’il a tenté de sauver la vie de son frère tout de même, donc ça fait une figure d’autorité à suivre pour elle. Je n’ai pas l’impression qu’elle se sente menacée, contrairement à Kemen, que Valandil n’hésite pas à insulter.

J’étais sûr que ça suffirait à faire taire Earien. Et pourtant, la jeune femme révèle qu’elle a trouvé quelque chose de secret – et justement, Miriel, la reine, se rend compte que sa boule de cristal n’est plus à sa place. Oups. Cela ne l’empêche bien sûr pas de se rendre à son couronnement, ou sa légitimité est questionnée par la foule, mais aussi par Earien qui a la boule elfique pour prouver que la Reine se sert d’un objet d’elfe pour les gouverner.

Ce n’est pas quelque chose qui peut passer auprès du peuple de Numenor : le couronnement de Miriel vire donc à l’émeute, ce qui n’est pas une bonne chose pour Miriel ou pour la sphère. L’émeute est interrompue par l’arrivée d’un aigle immense – symbole de chance et prospérité pour le royaume quand il vient pour un couronnement. Malheureusement pour Miriel, il y en a un qui se saisit de l’opportunité : Pharazôn. Le conseiller est loin d’être bienveillant avec Miriel depuis le début et il se place devant l’aigle pour être acclamé par la foule : tous voit en la présence de l’aigle un choix le légitimant comme souverain. C’en est fini de la reine régente.

Les orques

Adar semble avoir de plus en plus de mal à gérer les Orques dans cet épisode. La rumeur du retour de Sauron s’est vite propagée après le passage d’Halbrand. Forcément. On en arrive ainsi à une scène que je m’étais fait spoiler, avec un orque amoureux et papa. C’est vrai que ça fait bizarre de voir les Orques être humanisés comme ça – ils sont juste censés être méchants. Je sais que dans les livres ils ne sont pas juste méchants, hein, et que s’il y a une armée d’hommes, il faut forcément des femmes… mais tout de même, ça fait bizarre.

En tout cas, Adar promet de s’occuper du problème Sauron et il le fait bien : un géant, Damrod, arrive ainsi avec la tête d’un Orque et l’envie d’en découdre contre Sauron.

Eregion

Disa et Durin arrivent à Eregion dans cet épisode pour que Celebrimbor puisse leur vendre l’idée des anneaux de pouvoir avec le mithril. Ils sont forcément séduits par l’idée, même s’ils ne risquent pas de la vendre facilement au Roi. Disa essaie bien de faire taire son mari quand il dit qu’il ne parle plus à son père, mais c’est finalement Annatar lui-même qui s’en charge. Et oui, Sauron apparaît sous une forme d’elfe aux nains pour les convaincre qu’il est pote avec Elrond et que c’est lui qui a parlé de Durin pour les anneaux.

C’est amusant autant qu’inquiétant, avec un nain qui se vexe et se braque et n’hésite pas à être agressif avec Annatar. Disa demande bien sûr un peu de temps pour réfléchir à la solution proposée par Celebrimbor pour peut-être sauver Khazad-Dûm – même si la vraie raison de sa demande est qu’elle a besoin de temps pour convaincre son mari. Cela ne plaît pas à Annatar, mais Celebrimbor le permet. Le temps presse, mais il connaît les nains.

Annatar finit contre toute attente par révéler à Celebrimbor que le Roi des Elfes a interdit de créer d’autres anneaux. Malheureusement, Celebrimbor est désormais tellement remonté après Lindon dont il n’a pas de nouvelles qu’il n’en a plus rien à faire des ordres du roi. C’est fou ! Le forgeron finit par faire le travail de manipulation à la place de Sauron, envoyant un courrier au roi pour lui dire qu’il ferme boutique et le rejoindra au plus vite maintenant que les trois anneaux fonctionnent. Il est totalement manipulé, mais il prend beaucoup de liberté qui vont dans le sens de Sauron, tout de même. C’est dingue.

D’autres choses vont dans le sens de Sauron, inévitablement. À Khazad-Dûm, on se rend compte qu’il reste à peine de quoi tenir trois mois en vivres. Cela motive le Roi à accorder une audience à son fils qui vient uniquement lui parler des anneaux de Celebrimbor pouvant sauver la montagne – trop fier et entêté pour s’excuser de prime abord, mais capable de reconnaître ses torts tout de même. Il termine par un conseil à son père tout de même : le pouvoir des anneaux d’Eregion, il n’y croit pas.

Pourtant, l’épisode se termine par la création de nouveaux anneaux – ceux pour les nains. On voit ainsi Annatar plonger du mithril dans la forge, devant les nains, notamment Durin. C’est la merde, mais ça ne peut pas être autrement.

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