Quantico – S03E08

Épisode 8 – Deep Cover – 16/20
Procédural tout ce qu’il ya de plus classique cette semaine pour la série, mais ‘est assez efficace grâce aux relations et dynamiques entre personnages. Il y a aussi un rebondissement que je n’aurais pas cru possible venant d’eux, mais cette saison est définitivement bien plus déprimante que les précédentes, alors j’aurais dû le voir venir.

Saison 3


Spoilers

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I thought I had it all figured out.

Et voilà, comme prévu, Alex est enceinte et on la retrouve sous couverture dans un groupe de parole censé nous faire croire qu’Alex a du mal à gérer sa grossesse… mais bon, désolé chers scénaristes, vous êtes grillés à 150 km, même avec votre Alcooliques Anonymes pour espions. Elle s’attire rapidement l’intérêt d’un homme qui lui propose d’être son parrain, David.

Comme prévu, il s’agit d’une mission : elle doit se rapprocher de David et ça fait trois semaines qu’elle est sous couverture. Ce n’était pas si mal foutu pour une fois, même si toute la présentation de la mission par Owen m’a ennuyé comme jamais (ou comme toujours, du coup, à vous de voir, c’est du procédural et une couverture, on n’a pas vraiment besoin des détails pour savoir ce qu’il se passe). Heureusement, les répliques sont toujours aussi bien travaillées, particulièrement entre Shelby et Alex cette semaine. Il faut dire qu’Alex est enceinte et n’en parle pas à sa meilleure amie.

La couverture emmène ensuite Alex en prison où McQuigg et Ryan sont eux aussi en couverture, en tant que prisonnier et garde, respectivement. Et comme Alex prétend être la copine de McQuigg avec le baiser qui va bien, Ryan est carrément jaloux. C’est tout con, comme d’hab, mais ça passe, comme d’hab aussi. Après tout, on reste pour les personnages et ce genre de scènes ridicules.

En prison, le but est de surveiller un gardien véreux qui passe des deals avec les prisonniers. Pourtant, on enchaîne avec Mike tabassé dans les douches. Ryan est forcé d’intervenir, mais seulement après que des photos de Mike tabassé soient prises. Comment voulez-vous être un bon espion dans un monde où les photos sont permanentes ?

Pour un espion, David n’est pas hyper malin et se laisse balader par Alex dont il pense avoir gagné la confiance sans rien faire. C’est donc pour cela qu’il lui permet de rencontrer Garret King, notre grand méchant de la semaine.

Et il est bon, le petit, à psychanalyser Alex et tenter de lui ouvrir les yeux sur la situation catastrophique et merdique du pays. C’est finalement David qui donne sa mission à Alex, et c’est une mission qui la ferait trahir son pays – contre de l’argent bien sûr. Alex continue donc sa manipulation de manière bien foireuse, mais il paraît que ça fonctionne. Pour la crédibilité, Harry se fait griller sa filature, mais Shelby, encore moins discrète que lui, parvient à découvrir que David surveille toujours son fils ; et les scénaristes nous ramène Alex auprès d’elle – parce que la discrétion ! – histoire de dire qu’elle n’est pas prête à être maman, comme tout le monde.

Cette discrétion inexistante des espionnes est encore plus ridicule que dans une scène qui suit, Alex affirme savoir qu’elle est prise en filature, elle aussi. Cet énième rendez-vous avec David permet à Alex de savoir que son but est d’assassiner un général pour King (bossant lui-même pour la Corée du Nord parce que les scénaristes ne pouvaient pas imaginer que Trump serait le nouveau bestie de la Corée du Nord). Et pour convaincre Alex de faire le job, David lui montre une photo de son « copain » tabassé en prison.

Rapidement, l’équipe met en place un piège pour faire croire à la mort du général, avec Jocelyn et Harry cherchant un corps correspondant à celui du général, Shelby pressant des techniciens et Ryan quittant sa couverture et abandonnant Mike derrière. Le plan se met donc en place et s’organise de telle sorte qu’Alex doit faire passer une balle à deux centimètres de la tête de Ryan. Voilà qui promet.

Une fois que tout est en place et tout le monde en position, la série parvient un fois de plus à délivrer une très bonne scène de mission avec des détails partant en vrille (notamment la télécommunication). C’est toujours dans ces moments-là que Quantico est le plus intéressante, même si on sait bien que de toute façon, les héros vont s’en sortir (on a déjà perdu deux agents en deux épisodes après tout).

Il faut bien nous recaser Jocelyn cette semaine et donc elle est chargée de se rendre compte que le colonel Garret King n’aime pas être interrogé par des sénatrices parce que ce sont des femmes. Il faut être un espion hyper badass pour se rendre compte de ça ? Je signe où, du coup ?

Bon, grâce à ça, Alex sait comment énerver King pour le faire avouer… ou juste pour que sa couverture soit grillée.

Par chance, King ne s’attaque pas à son ventre et essaye seulement de la noyer, alors que le reste de l’équipe est trop occupée à être coincée par une petite grille pour intervenir. Par conséquent, on nous fait vraiment croire à la mort d’Alex : elle reste au fond de la piscine, alors que plus d’une fois, elle s’est échappée de situations bien plus inextricables, mais bon. David n’a pas sa chance : Alex se réveille après quelques flashbacks de toute la saison et un massage cardiaque par Shelby, mais lui se fait tuer par King après s’être rebiffé contre son boss en pensant Alex morte.

Au moins, ça fait de l’action, écoutez. Alex se retrouve dans une ambulance avec Shelby et Jocelyn, et Shelby est bien forcée de dire qu’elle est enceinte… bon. Était enceinte. Oui, elle perd son bébé comme ça – et franchement, juste, pourquoi cette intrigue au juste ? On va nous la mettre à la retraite je sens !

Ryan et Mike arrêtent le garde véreux et c’est un happy end de ce côté. Enfin, côté romance, on continue bien sûr sur le flirt Jocelyn/Owen avec des scènes où la subtilité n’est franchement pas le fort de Jocelyn (ou des scénaristes au choix).

Saison 3

Colony – S03E09

Épisode 9 – The Big Empty – 19/20
J’espérais un épisode prenant, mais je n’en attendais pas tant. Ces quarante minutes sont passées, malgré l’heure tardive de visionnage, en un clin d’œil, vraiment. Quelques révélations pleuvent dans cet épisode qui prend aussi le temps d’aborder de plein fouet certaines émotions et certaines conséquences des épisodes passés. Ah oui, le Grand Vide, évidemment, j’aurais pu m’en douter avec ce titre !

Saison 3


Spoilers

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The world isn’t gonna miss this man.

La vie est intense, mais promis, je n’oublie pas que mon blog est là aussi pour les critiques d’épisodes ; il est donc temps que je publie celle de l’épisode d’hier pour Colony ! La vérité est que je n’ai vu que l’épisode que tardivement cette nuit (enfin, il était très tôt par conséquent) et que j’ai quelques gros soucis d’ordinateur en ce moment… mais il était hors de question de reporter trop longtemps ce visionnage, surtout que j’avais l’espoir d’un bon épisode !

L’intro continue de s’intéresser au créateur de l’algorithme, Kynes, et a un côté même un peu répétitif avec le même assistant et cette même incompréhension générale de ce qui est en train de se passer. Finalement, la scène se passait durant l’épisode de la semaine dernière et permet d’enchaîner sur un test laboratoire nous montrant que l’étrange feuille récupérée par Amy et Broussard résiste aussi aux tirs des drones. C’est ensuite long à voir jusqu’à l’accident que l’on connaissait déjà et n’apportait rien de nouveau.

Le lendemain, Snyder se rend auprès de Kynes pour lui dire qu’il veut rester quelques jours de plus… et ça ne plaît pas du tout à notre scientifique qui voit cette observation d’un mauvais œil, sentant qu’il perd son autorité. Il fait donc en sorte que Glenn, l’assistant, fasse suivre Snyder partout, pour sa sécurité. Cela énerve bien vite notre Snyder qui se débarrasse d’eux qu’il peut, c’est-à-dire en arrivant à l’hôtel… et ce n’est pas la meilleure de ses idées.

De son côté, Bram échange son tour de garde avec un collègue pour bosser en plein centre-ville, alors que Broussard fait une partie de poker qui permet de fragiliser un autre type dont il vole l’uniforme de maintenance.

Chez les Bowman/Dalton, Grace se plaint à sa mère que sa porte ne ferme pas complétement (mais purée mais insupportable gamine !) et Will décide de se lever de bonne heure et d’être sympa avec Katie… avant de s’infiltrer dans un hôtel avec Amy prétendant être en couple avec. On a raté quelques étapes dans la préparation de ce plan, mais admettons. Je note aussi qu’Amy n’est pas rassurée de bosser avec Will quoiqu’elle en dise.

Très vite, le plan se referme sur Snyder qui se fait piéger de manière totalement stupide par une Amy prétendant être en simple peignoir pour l’attirer. Cela fonctionne et en deux temps trois mouvements, Snyder se retrouve bâillonné, attaché et sans téléphone. La plus grosse surprise de cet enlèvement vient du fait que notre trio de résistants (parce que Broussard vient « déboucher les toilettes ») bosse avec Bram (!) que j’imaginais plutôt se retrouver (malgré lui) contre eux. C’est excellent, je me suis fait avoir par Bram.

Et comme je l’espérais, cet épisode est devenu génial en un rien de temps : Bram informe le trio qu’ils ne peuvent fuir comme prévu et ils se retrouvent à interroger Snyder dans la cave de l’hôtel. L’interrogatoire est forcément violent et plein de coups. Will ne pose même pas les questions, c’est Broussard qui s’en charge et ça suffit à révéler la masse d’informations et d’explications.

L’algorithme de Kynes permettait donc de classer la population en groupes avant l’arrivée des Hôtes, et parmi ces groupes, on trouvait des Outliers (littéralement, « cas particuliers » ou « donnée aberrante », ça en dit long) qui sont des hommes et des femmes ayant obtenu des privilèges particuliers avec l’algorithme. C’est ainsi que certains se retrouvent à ne pas être attaqué par les drones (coucou Will !) et que d’autres sont envoyés dans l’espace après cryogénisation, pour rendre les Hôtes heureux. Cela dit, à Seattle, c’est sur l’île que ça se passe.

Les Outliers sont majoritairement d’anciens militaires et ont pour but de devenir des armes biologiques pour les extra-terrestres. Une chose est sûre, les Hôtes sont en train de créer une armée – et Snyder dit n’avoir aucune info sur la feuille de papier pare-balle de Broussard et Amy, qui comprennent donc qu’elle ne vient pas d’IGA (le groupe contrôlant les colonies).

Pendant ce temps, Bram surveille le hall de l’hôtel et se fait accoster par les gardes de Snyder. Cela permet aux résistants de comprendre qu’ils commencent à manquer de temps. Broussard et Amy arrêtent l’interrogatoire et abandonnent, comme prévu, Snyder à… Will, qui a bien l’intention de le tuer. Évidemment, Amy hésite, mais Broussard ne lui laisse pas trop le choix.

Amy et Broussard parviennent à s’échapper avant l’arrivée de la sécurité, mais Will est toujours dans la cave avec Snyder et Bram à l’entrée de l’hôtel. Cela ne sent pas bon pour les Bowman franchement, et ça explique pourquoi Will a souhaité une bonne journée à Katie. Humph.

En tout cas, c’est intéressant : Will fait tout ce qu’il peut pour obtenir des aveux de Snyder, mais ce serpent se tortille encore et encore pour s’en tirer ; basant ses demi-mensonges sur des détails techniques du genre « je n’ai pas appelé les renforts ». C’est horriblement vrai : il a manipulé les événements, mais il n’est pas directement responsable de la mort de Charlie et s’en sort comme ça. Will veut le blâmer, sans pour autant qu’il ne parvienne à le tuer : Snyder lui rappelle qu’il a fait en sorte que les autorités ne chassent pas les survivants…

La torture continue malgré tout et c’est atroce, parce que j’ai fini par bien aimer Snyder moi, et Will le torture puis le noie dans des toilettes… mérite-t-il mieux ? Il y a un an, j’aurais dit que non, mais après cette saison, le personnage est bien différent quand même.

Malgré tout, Will ne peut pas tuer Snyder. Pensez-vous que j’étais soulagé ? Bien sûr que non, il restait Bram, et je sentais bien que ça partait en vrille sévère. Et donc, Bram se ramène pépère à la cave de l’hôtel où il constate que son père est trop lâche pour mener à bout le plan, voulant une confession de Snyder qui ne peut arriver. Certes.

Loin de se démonter, Bram révèle enfin à son père qu’il est responsable de l’attaque terroriste de la saison 2 et qu’il a déjà tué un homme, et il se dit prêt à tuer Snyder aussi, parce que ce n’est qu’une merde (après tout, il n’était pas plus que ça à l’entrepôt quand il a tué les potes de Bram) et qu’il (Bram) n’aurait jamais dû lui faire confiance sur ce début de saison. Oh. Et donc voilà, Snyder a réussi à convaincre Will, mais le boulot à faire pour convaincre Bram sera plus long et difficile, et il le laisse parler à son père, ce qui n’est pas la meilleure des idées.

Tout cela révèle surtout la culpabilité ressentie de Bram vis-à-vis de la mort de Charlie – et son désir de vengeance. Will laisse donc Snyder s’enfuir sans problème et celui-ci ment à ses gardes, assurant qu’il était avec une femme et qu’il fait bien ce qu’il veut de son temps libre. Oui, mais il craque malgré tout ensuite ; et il a vu le regard de Bram, ce genre de regard de haine qu’on ne peut oublier.

De retour à leur QG, Amy et Broussard poursuivent leur dispute, révélant une Amy jalouse de la relation Broussard/Will. Non seulement Snyder leur était plus utile vivant, mais en plus Broussard n’aurait jamais toléré qu’Amy fasse de la merde comme ça. Ce n’est pas faux, et si en plus elle savait qu’il l’a laissé s’échapper sans s’assurer qu’il ne parle pas, mon dieu.

Oui, « mon dieu », c’est comme ça que ça s’est passé dans ma tête quand on a enchaîné sur la scène suivante voyant Katie coucher Grace. Je me doutais bien qu’on était en fin d’épisode, et ça n’annonçait rien de bon. Après une scène de l’inutile Grace en boucle sur la petite-amie supposée de son frère, Katie se rend en effet compte que quelqu’un s’est introduit chez eux. C’est ce genre de moments où j’ai eu envie de faire pause, parce que je n’assumais pas la scène à venir – trop de possibilités, aucune au potentiel heureux.

Katie s’arme d’un vase, descend l’escalier et inspecte la maison pour… Tomber sur Will, dépité. Soupir de soulagement, parce que je le sentais vraiment mal ce cliffhanger. Finalement, c’est juste une scène hype touchante de Will pleurant enfin la mort de son fils, face à une Katie qui comprend bien ce qu’il en est. Un silence, c’est bien plus puissant que tant de mots…

Saison 3

Preacher (S03)

Synopsis : La saison 2 de Preacher avait été assez inégale mais se terminait sur de gros cliffhangers, avec Hitler errant en liberté dans notre monde après avoir trompé par son apparente sympathie (oui, oui) et Tulip tuée dans le dernier épisode. Pas de panique, Jesse, toujours accompagné de Cassidy (dont le père vampire est finalement mort), a décidé de le ramener à l’endroit où il a passé son enfance et où il espère bien la ramener à la vie – après avoir refusé que Cassidy s’en occupe. Ah et aussi, il était sur le point de devenir Dieu, Jesse !

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Pour commencer, je tiens à dire que ça y est, enfin, les séries d’été sont là, parce que qui dit Preacher dit dans ma tête possibilité de voir les épisodes en plein cagnard ou à la belle étoile, comme j’ai toujours regardé la série comme ça. Bon, et je dis ça même si je vais en regarder le premier épisode depuis ma chambre, ce n’est pas grave, c’est le souvenir qui compte et me motive !

Suis-je pressé pour autant de commencer cette saison 3 ? Je ne sais pas. Je garde un excellent souvenir du début de la saison 2 dont le rythme du roadtrip était tout à fait dingue. Je garde un horrible souvenir de tout le milieu de saison qui s’était enlisé dans une intrigue (et un appartement !) n’avançant pas. Bref, je ne sais pas à quoi m’attendre pour ces nouveaux épisodes. Disons que je suis curieux, mais que je sais que la qualité d’écriture n’est pas toujours au rendez-vous. Heureusement, j’adore assez les acteurs pour que ça me suffise à avoir envie de continuer.

C’est donc ce que je vais faire à présent : un clic sur le titre d’un épisode mène aux résumés complets, avec avis et spoilers, mais sur cette page, il n’y aura que de brefs commentaires et les notes !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S03E01 – Angelsville – 16/20
Un retour digne de la série, où les trois quarts de ce que l’on voit semble n’avoir aucun sens, mais où tout le monde agit comme s’ils suivaient une logique évidente. Les choses avancent, pour résoudre le cliffhanger de la saison précédente principalement, nous perdent, nous retrouvent, sont what the fuck et finalement, finalement !, ça constitue un épisode réussi. Incroyable, il n’y a que Preacher pour réussir à pondre de tels épisodes.
S03E02 – Sonsabitches – 17/20
Eh bien voilà, c’est déjà un peu plus clair du côté du plan général de la saison cette fois : on sait ce que Jesse va vouloir faire pour un moment après cet épisode ; et en plus, on nous prouve enfin qu’ils sont capables de faire d’excellents épisodes faisant bouger l’intrigue sans pour autant que les personnages soient forcés de bouger. Le roadtrip me manque énormément, mais cette saison devrait pouvoir s’en passer ; il y a pas mal à faire où ils sont.
S03E03 – Gonna Hurt – 15/20
Bon, ben ce n’est pas qu’il ne s’est rien passé pendant l’épisode, mais ça a beaucoup trainé en longueur pour pas grand-chose cette semaine. L’épisode ne durait pourtant que 43 minutes et avait quelques avancées, mais tout ceci menait à des scènes et des intrigues moins intéressantes que je ne le voudrais. Et puis à force, il y a des personnages de la saison 2 qui commencent à me manquer, ce serait bien de rouvrir sur d’autres intrigues aussi.
S03E04 – The Tombs – 17/20
Léger mieux cette semaine puisqu’on avance sur toutes les intrigues en parallèle, et il était temps. Et non seulement on avance, mais en plus on avance vite, avec une fin d’épisode proposant trois ou quatre cliffhangers qui font bouger la situation de départ. À terme, on devrait donc avoir une saison moins statique que la précédente, et c’est plutôt bon signe. Que ça continue comme ça !
S03E05 – The Coffin – 18/20
Malgré quelques petites longueurs, cet épisode réinstaure tous les délires qui manquaient tant à ce début de saison. On suit avec plaisir les différentes intrigues qui se développent en parallèle et permettent de faire avancer l’ensemble. Certes, je crois que je ne saurais jamais tout à fait vers quoi se dirige la série, mais avec cet épisode, on sent une cohérence interne qui ne signifie pas pour autant qu’on abandonne les délires habituels. Excellent, donc.
S03E06 – Les Enfants du Sang – 16/20
Beaucoup d’intrigues en parallèle cette semaine, et pas forcément pour le meilleur – ni pour le pire, d’accord. Je suis peut-être fatigué, mais je n’ai pas accroché autant que j’aurais dû à cet épisode qui semble être un énorme détour vers l’épisode suivant. Pourtant, il y a de bons twists, de nouveaux personnages, de nouvelles intrigues, bref, tout ce que j’attends d’un bon épisode… mais non, l’ensemble était plus faible que ce que j’attends de la série habituellement.
S03E07 – Hilter – 17/20
Cet épisode contenait des surprises inattendues, ma foi, et s’en sortait mieux que la semaine dernière pour relier les différentes intrigues entre elles. Plutôt que d’avoir une succession d’histoires juxtaposées, des liens commencent à se dessiner entre certaines, même si j’attends toujours bien plus des scènes d’introduction que ce que l’on veut bien nous en offrir…
S03E08 – The Tom/Brady – 17/20
Cet épisode semble s’approcher lentement mais sûrement de la fin de saison avec tout un tas de pièces du puzzle qui se mettent enfin en place. Je reste pressé de voir où ça mènera, car il s’agit surtout d’un épisode de transition cette semaine. Le problème, c’est que cette série a plus d’épisodes de transition que d’épisodes où il se passe vraiment les choses intéressantes ; mais en même temps, quand on en a, c’est excellent. Ah lala.
S03E09 – Schwankopf – 15/20
À son habitude, la série délivre un épisode assez lent qui parvient pourtant à être convaincant en faisant avancer toutes les intrigues vers un très bon cliffhanger : on sent bien que cette fois, la série ne plaisante plus et va nous présenter la fin de saison. Il était temps, mais une fois de plus, on ne peut pas dire que la saison avance beaucoup : on a fait énormément de surplace et je crois même qu’elle était moins fun que le début de saison 2.
S03E10 – The Light Above – 15/20
Je ne sais pas si c’est d’avoir passé une semaine sans série qui me rend si blasé de ce que je rattrape, mais cette fin de saison n’a pas réussi à m’emballer autant que je ne l’imaginais. Toutes les intrigues y sont bien trop séparées, et c’est dommage parce que la série est excellente quand elle se concentre sur les interactions de groupe plutôt que sur les personnages individuellement. Ouep, c’est ça : il m’a manqué des scènes de groupe.

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Preacher – S03E01

Épisode 1 – Angelsville – 16/20
Un retour digne de la série, où les trois quarts de ce que l’on voit semble n’avoir aucun sens, mais où tout le monde agit comme s’ils suivaient une logique évidente. Les choses avancent, pour résoudre le cliffhanger de la saison précédente principalement, nous perdent, nous retrouvent, sont what the fuck et finalement, finalement !, ça constitue un épisode réussi. Incroyable, il n’y a que Preacher pour réussir à pondre de tels épisodes.

Saison 3


01

Don’t you dare, don’t you touch my Jesse.

La série reprend sur un drôle de noir et blanc et sur un personnage s’effondrant après quelques spasmes. Assez clairement, nous sommes dans le passé et à Angelsville, la ville du passé de Jesse où madame l’Angele, et ses étranges pouvoirs. L’homme voulait simplement un sortilège pour rester sobre, et ça a fonctionné pour lui, quand d’autres viennent pour leur libido.

On nous introduit aussi l’assistante de l’Angele, Miss Christina, qui a elle aussi une certaine autorité naturelle et un pouvoir assez impressionnant pour gérer la maison qui semble bien compliquée à ordonner. Il y a pas mal d’employés gravitant autour de Miss Christina et la série est bien mystérieuse dès le départ. Le pire, ça reste cette Madame l’Angele, complètement dans le noir.

Finalement, Miss Christina prend un bus et se fait rattraper par les hommes de l’Angele, qui s’avère être sa mère. Comme Christina lui cache quelque chose en l’avalant, la vieille s’énerve et décide d’ouvrir le ventre de sa fille pour savoir ce qu’elle a bien pu manger : une photo de son bébé, Jesse.

De nos jours, Jesse et Cassidy arrivent chez la grand-mère du premier et cherchent à la retrouver pour ressusciter Tulip. Comme la grand-mère n’est pas là, Cassidy révèle qu’il lui en veut toujours de ne pas l’avoir laissé ramener à la vie Tulip. Les choses tournent vite au combat entre eux quand Cassidy avoue avoir couché avec elle, mais ils sont interrompus par TC et l’arrivée de la grand-mère.

Comme prévu, Jesse lui demande son aide, mais la vieille (encore plus que dans le flashback, forcément) n’en a rien à carrer : elle a faim. Il faut dire qu’elle considère son petit-fils comme un traître ayant abandonné sa famille à ses problèmes financiers (et autres), alors ça ne la motive pas. Comme son petit-fils est prêt à « tout » pour ramener Tulip à la vie, elle en profite – et elle me perd complètement. Elle tend un couteau à Jesse, qui se tranche la main et fait couler son sang sur un mouchoir. OK, c’est bien ?

Le mystère de ce que veut la grand-mère est totale, mais Jesse fournit une liste de choses que Tulip aime et que Cassidy va acheter pendant que lui, Jesse, parle au meurtrier de son père, Jody, pour fournir à sa grand-mère ce qu’elle veut, du transpoil, allez savoir ce que c’est. Cela le mène à un câlin avec Jody qui l’emmène ensuite dans un motel dans lequel Jesse ne peut être vu. Comme Jody en arrive vite à une baston générale, Jesse abandonne le combat et va se garer au loin, attendant la suite des événements. Finalement, Jody revient avec le transpoil au moment où Jesse allait se faire tuer, et hop, c’est fait. Non, mais cette série, toujours plus de non-sens alors même que tout semble parfaitement cohérent pour ses personnages ; c’est fou.

Le vrai problème, c’est que même s’il a le transpoil, Jody n’est pas prêt à le donner à Jesse car il veut régler leurs comptes avant. Oui, mais Jesse est pressé, monsieur, faudrait pas que Tulip meurt définitivement – grosso modo, la grand-mère ne peut agir que tant qu’elle est encore au purgatoire.

Oui, parce que comme on est dans Preacher, on retrouve bien évidemment Tulip dans cet épisode, mais au purgatoire, un purgatoire digne de l’Enfer de Sartre : elle se retrouve coincée dans une « sitcom » où elle assiste au spectacle de sa vie, avec un flingue dans les mains quand elle est enfant, un père sortant de prison pendant que sa mère se prostitue, un matricide plutôt sympathique et une collection de flingues pour accueillir les flics. Mais oui, bien sûr. C’était une jolie pièce absurde, j’aime beaucoup.

Le père se fait tuer et les services sociaux approchent de Tulip enfant, effrayant l’adulte qui sait qu’elle doit se rendre auprès d’eux. L’enfant n’en a pas du tout envie et réagit comme l’adulte dans les saisons précédentes : elle fuit le problème en bouffant des céréales Boo-Berry et avec des cannettes de bières à proximité.

De son côté, la grand-mère prépare le rituel (en créole français ?) pour ramener Tulip à la vie, puis sympathise avec Cassidy, mais à sa manière. Autrement dit, elle semble le torturer en lui faisant bouffer un truc bizarre et en le remerciant d’avoir amené Jesse. Finalement, ils entendent le bruit de la baston Jesse/Jody. Ce dernier prend le dessus sur le prêtre mais est donc arrêté par la grand-mère au moment où il allait tuer Jesse. Cela tombe bien. Le rituel a donc lieu et tout est alors entre les mains de Tulip : certains morts choisissent de ne pas revenir, tout simplement, d’autres mettent du temps.

Heureusement, Cassidy utilise la chanson préférée de Tulip et Jesse lui dit avoir besoin d’elle, et ça suffit à influencer le purgatoire de Tulip. Plutôt que de se rendre aux services sociaux, Tulip comprend qu’elle doit utiliser la pile trouvée dans ses céréales pour débloquer l’horloge et obtenir plus de temps. Cela fonctionne et était plutôt sympathique comme métaphore, surtout qu’on a eu droit à un aperçu du fonctionnement du purgatoire avec la petite Tulip étant en fait un acteur. C’était marrant.

En chemin vers la vie, Tulip tombe sur Dieu, c’est-à-dire un homme déguisé en dalmatien (non mais vraiment, cette série !!) l’informant qu’elle est désormais une sorte d’élue dont il a besoin pour arrêter ces… Mystère. Tulip est ramenée à la vie au milieu de la révélation de sa mission et Jesse affirme à sa grand-mère qu’il a beau lui être redevable, il peut encore changer d’avis et la tuer.

Comme toutes les relations de Jesse, on est donc dans un drôle de sadomasochisme hyper dérangeant et l’épisode se termine sur la grand-mère lui souhaitant un bon retour dans sa maison. Eh ben ! L’avantage, c’est que j’ai tout compris sans rien comprendre – et que j’ai eu l’impression d’un épisode complet du point de vue de sa quête (ramener Tulip), mais complètement inachevé du point de vue des attentes que j’en avais : c’est un début de saison, mais on ne sait pas du tout vers quoi se dirige la saison. Et bien pourquoi pas, je suis au rendez-vous de toute manière !

Saison 3