Scream – S03E01

Épisode 1 – The Deadfast Club – 18/20
Je n’attendais vraiment pas grand-chose de ce reboot, mais j’en suis pour le moment bien satisfait. Les scénaristes jouent habilement sur les codes des films d’horreur et sur les références pop-cultures. En fait, ce premier épisode est même meilleur que ne l’étaient les premières saisons de la série. L’ambiance y est différente et pour le moment, je trouve les personnages plus marrants, car les clichés sont assumés. Il faudra voir ce que donne le reste de cette saison, mais c’est bien parti.

> Saison 3


Spoilers

301.jpg

I’m not seeing ghost anymore.

Ah lala, c’est l’été, ça y est l’été quand je vois un début de saison comme ça, même si c’est un début en plein Halloween. J’ai adoré cette scène d’intro qui dès le départ joue sur nos attentes avec la blonde victime parfaite qui survit tranquillement contre toute attente puisque le Tueur derrière le masque est… un enfant qui veut juste des bonbons.

Rapidement, la série se met donc à suivre cet enfant, qui est finalement un simple enfant un peu victime d’un bourreau lui volant ses bébés et se rendant avec dans un terrain vague qui appartient théoriquement à l’homme au crochet. Eh, il faut plus que ça pour faire peur à la star du foot de l’équipe de l’école, Deion. Il entraîne donc son ami victime du bourreau dans le terrain vague pour récupérer les bonbons… sauf que ben, l’homme au crochet existe et n’hésite pas tuer notre enfant déguisé en tueur de Scream.

Huit ans plus tard, la série commence vraiment : Deion est donc notre héros qui retrouve la même barre de chocolat que cette nuit d’horreur dans son sac. Ce n’est pas le seul adolescent que l’on va suivre dans ce lycée, bien sûr. Il y a ainsi aussi Beth, la pseudo-gothique, Olivia, la nana qui sort avec le quaterback tout en étant amoureuse de Deion, le quaterback, Avery, qui perd la face quand Deion drague Liv ou Kym, la militante de base, qui a un ami gay pour l’aider, Manny. Ah, et bien évidemment, Mrs Pell, la prof.

Si la journée se déroule à peu près normalement pour tous ces adolescents, Deion est quand même victime d’une sorte de harcèlement avec des barres de chocolat et un rendez-vous dans le parking du lycée, qui est franchement immense. Il y retrouve la voiture d’Avery, dont l’alarme est activée, aperçoit le tueur, puis tombe sur Avery qui est le connard de base. Le quaterback, quoi. Il s’embrouille vite fait avec Deion, agit en parfait misogyne avec Olivia et se débrouille pour faire coller les deux autres.

C’est grâce à ça qu’on obtient un mauvais reboot du Breakfast Club, avec un gay de plus. On retrouve donc Olivia, Deion, Kym, Beth, Manny, mais aussi Amir (le geek, parce qu’il a des écouteurs) puis Shane qui les rejoint. Shane, on ne sait pas bien qui c’est, mais il leur propose à tous une soirée. Enfin, pas à Olivia et Deion qui se sont isolés.

Ils s’isolent pour flirter rapidement, mais Deion reçoit finalement un étrange SMS qui lui dit de venir dans les vestiaires où il se prend un coup de jus. Rien que ça. Il retrouve alors le tueur, Ghostface, qui lui plante son couteau rétractable dans le torse puis fait en sorte de l’assommer. Rien que ça. Quand il se réveille, Deion est avec le reste du casting qui le prend pour un fou quand il parle de Ghostface. Tu m’étonnes.

Le seul problème, c’est qu’en parallèle, nous retrouvons aussi TJ, Tommy Jenkins, le type qui était le bourreau ayant volé les bonbons huit ans plus tôt. Il est désormais chauffeur uber et il est la première victime du nouveau tueur de cette saison, qui l’égorge et l’étouffe à la fois. C’est osé comme meurtre ça.

Au lycée, Deion ignore tout de ça, mais il est quand même perturbé par Ghostface ; forcément. Sa mère s’inquiète pour lui, parce qu’on approche d’Halloween, alors que le père d’Olivia s’inquiète pour elle après son heure de colle. Il a l’air bien chelou lui aussi, à passer voir sa fille pour… la menacer ? Lui dire qu’il ne lui fait confiance ? Chelou. Malgré ça, elle veut prendre sa douche et voit soudain Ghostface à travers la fenêtre.

Un peu terrifiée, elle sort quand même de chez elle pour retrouver Deion. Elle tombe sur son demi-frère, Jay, et apprend plein de choses de celui-ci qui est bizarre aussi, notamment l’existence de Marcus… d’ailleurs, Marcus appelle justement Deion pour lui dire qu’il a bien l’intention de révéler ses pires secrets et ceux de ses amis aussi. Il cible très exactement les ados qui étaient en colle, et Deion s’inquiète donc pour Olivia.

Pas le temps de s’en inquiéter cependant : il accepte de jouer au jeu du tueur pour mieux repérer un Ghostface dans son dos. Ce qui ne va pas aider la situation, c’est que derrière le masque se cache Marcus qui lui explique tout simplement que le masque vient de la soirée proposée par Shane. Et effectivement, une fois là-bas, Deion voit que tout le monde a un masque. Le seul problème, c’est qu’il y a un vrai tueur qui menace les adolescents.

Ceux-ci font quand même la fête comme ils peuvent : Amir est renvoyé chez lui par Deion, mais les autres sont tous là. Deion est alors forcé, par un coup de fil et un coup de couteau, de réunir le « Breakfast Club » pour leur révéler son pire secret. Il est donc expliqué que Marcus était le jumeau de Deion, et qu’il n’est pas mort sur le coup quand il s’est pris le crochet dans le crâne.

Au contraire, il s’est enfui en abandonnant son jumeau. Comme il raconte tout ça aux autres du Breakfast Club, ils décident tous de rentrer chez eux puisque le tueur les menace et que bon, tu prends ça un minimum au sérieux quand même. Pour s’assurer toutefois que ce soit bien pris au sérieux, le tueur n’hésite pas à faire sa première victime : Avery.

C’est plutôt bien joué, parce qu’Avery, personne ne l’aime : ni Liv, ni Deion ; ni Beth. Pour l’instant, cette dernière est la seule qu’on peut innocenter de tous crimes : elle est au téléphone avec Avery quand il se fait tuer. En effet, après avoir harcelé Liv, il se décide à recontacter une de ses ex, Beth. Bon, cela dit, il se fait agresser et passer par-dessus une rambarde, finissant planté dans un poteau juste devant Beth, qui se prend une bonne giclée de sang au passage.

Ah, ça c’est de la série d’horreur. Tous les ados encore présents s’enfuient, sauf le Breakfast Club qui comprend que Deion avait peut-être raison. Beth leur propose d’échapper aux flics en les amenant à son job, un salon de tatouage, où elle leur explique tranquillement qu’ils sont dans un film d’horreur et qu’elle connaît les règles du jeu. Mouais, c’est un grand mouais, ça, quand même, mais bon, il faut bien avancer dans l’épisode, j’imagine.

Comme ils reçoivent tous un SMS leur demandant à voir « leur intérieur », il est clair qu’ils sont tous des victimes potentielles. J’aime bien l’idée de « révéler leur intérieur », qui joue sur les mots entre secrets intimes et entrailles, en tout cas. La fin d’épisode aurait pu être là, mais non, la série s’amuse à nous lâcher sur un bon cliffhanger. En effet, Kym rentre chez elle et décide de regarder un film d’horreur pour voir comment ça se passe.

J’ai adoré l’idée : quand le tueur l’appelle, elle lui dit aussi sereinement que possible qu’elle n’est pas aussi débile que les personnages de film. Entre ça et Beth qui repère les stéréotypes chez ses camarades d’infortune, j’aime bien le côté faussement méta qui ressort de la série. Quant à Kym, elle s’en tire de peu : en appelant au secours le dealer du coin, elle le retrouve égorgé et finit l’épisode dans les bras de Manny, après avoir vu le tueur… Pas mal du tout pour un début !

Saison 3

Stranger Things – S03E07-08

Chapitre 7 – The Bite – 20/20
Franchement, tout va à toute vitesse, les personnages sont géniaux et il n’y a que pour un petit cliché que j’ai hésité à retirer un point ; mais comme il y avait aussi une scène totalement inattendue et vraiment bien fichue dans le tas, je n’ai pas eu à cœur de le faire. Non, vraiment, cette saison est clairement leur meilleure : on connaît bien la mythologie de la série désormais, et ce qu’ils font fonctionne bien mieux… même quand il s’agit de brillants placements de produits intégrant l’air de rien une pub complète au sein de l’épisode.

> Saison 3


Spoilers

307.jpg

Did you OD over there?

À la fête foraine, tout le monde s’amuse bien sans avoir conscience du monstre qui vient de se libérer à quelques kilomètres de là. Larry ne semble pas trop stressé non plus par les menaces du russe, préférant venir faire un discours à la ville, pour savoir si tout le monde s’amuse. C’est l’occasion de retrouver Karen, son mari et sa plus jeune fille qui partent faire un tour de roue avant le feu d’artifice du 4 juillet, pour mieux l’admirer depuis le haut de la roue. De là-haut, il n’y a que la petite pour remarquer à quel point les arbres sont en train de bouger. Oh oh.

Bien sûr que le monstre se promène en forêt : il n’est pas débile, il sait où aller pour tuer Eleven comme Billy le lui a expliqué. Il a construit une armée de possédés pour se renforcer et il vient les tuer. C’est assez incroyable comme scène d’action : j’avais l’impression d’être devant la fin de saison plus que devant un épisode comme un autre.

El décapite ainsi trois mini-têtes du monstre, Nancy lui tire dessus, Jonathan puis Lucas jouent de la hache pour l’attaquer. C’est brillant. Nos héros parviennent à s’enfuir, mais pas sans avoir bien blessé le monstre et pas sans qu’Eleven ne soit mordue à la jambe. Par chance, Maxine fait du skateboard et sait comment faire pour la soigner. C’était marrant à voir, surtout qu’ils font ça au sein du magasin.

Cela permet à Nancy et Jonathan de prendre le temps de comprendre que le monstre est probablement fait des possédés ; mais aussi à Lucas et Will de trouver des feux d’artifices pour tuer le monstre, alors que Mike et Eleven se réconcilient, même si c’est compliqué pour Mike de s’exprimer correctement.

Dans le laboratoire russe, nos héros sont en voiture pour s’enfuir. C’est Dustin qui conduit, parce que c’est si facile de conduire. Oui, c’est facile de conduire, mais c’est compliqué de gérer deux ados complétement drogués. Merci donc à Steve et Robin de ne pas leur faciliter la tâche, car c’est beaucoup plus drôle comme ça. Dustin est loin d’être bête n’empêche : il décide d’aller se planquer au cinéma pour éviter d’être repérés trop vite.

Je suis en tout cas bien content d’avoir vu récemment la saga des Retour vers le futur, parce qu’ils se retrouvent dans la salle du premier film. Outre les extraits, il est évident que Steve et Robin s’enfuient de la salle et parlent trop rapidement du film, avec pas mal de détails… avant de se retrouver dans les toilettes à vomir toutes leurs tripes. C’est marrant à voir, parce qu’ils sont encore drogués et se mettent à s’avouer la vérité. Bref, dans un épisode hyper mouvementé, on a soudainement Steve qui fait une magnifique déclaration d’amour à Robin, sans être capable de mentir. Le tout à côté des toilettes. Merveilleux.

Le truc, c’est que Robin est soudainement perturbée par cette déclaration d’amour et qu’arrive alors la scène que je n’avais pas vu du tout venir : Robin fait son coming-out en parlant de son crush à elle. Oh, Steve a les meilleures des réactions, mettant quelques secondes à s’en remettre avant de se mettre à se marrer de la situation avec Robin. C’est juste brillant. Totalement inattendu aussi ! Ca m’a vraiment pris par surprise car je pensais vraiment les voir finir ensemble, ça faisait un beau ship. Je suis tout triste pour Steve, mais chapeau bas aux scénaristes qui osent là faire une intrigue super réaliste de coming-out. Peut-être même un peu trop pour les années 80, d’ailleurs, mais bon, admettons.

Tout ça se fait en prenant le temps, même si c’est un épisode super rythmé. Dustin les retrouve alors, après avoir eu le temps de passer un coup de radio à Mike et Eleven. Une scène finale de Retour vers le futur complétement spoilée plus tard, Dustin apprend que Steve a balancé son nom complet aux russes, qui sont aussi en train de filtrer la sortie du cinéma.

Et sinon, en chemin vers Hawkins, Hopper et Joyce continuent de s’embrouiller, et c’est beaucoup trop drôle, mais un peu lassant. Heureusement que Murray est là pour les mettre face à face avec leurs vrais sentiments et leur attirance sexuelle évidente, même pour Smirnoff, si on en croit son fou rire. La scène était très sympa ; et on les retrouve ensuite à la fête foraine où ils espèrent trouver les enfants qu’ils auraient pu surveiller un peu plus.

Pas de bol, Karen non plus ne les surveille pas et ne sait pas où ils sont. En revanche, il y en a un qui surveille bien sa ville : Larry. Il repère immédiatement le retour de Jim et il n’hésite pas à rappeler le Russe pour le prévenir. Celui-ci se fait aussi un plaisir de tirer sur Alexei/Smirnoff, qu’il voit comme un traître, et c’est juste super triste parce qu’on avait clairement une romance en train de se développer entre lui et Murray. Bref, un excellent coming out est aussitôt suivi par une balle et un Alexei qui meure tout seul dans un coin de la fête pendant que Murray lui cherche de l’aide. Dommage et super triste. Il fallait bien un sacrifice dans cette saison, après.

En revanche, il y a toujours tout un tas de russes à la recherche de Joyce et Hopper ! Ce dernier les attire dans une maison de farces et attrapes en tous genres et c’est une excellente chose. J’adore ce genre de scène dans les maisons pleine de miroirs, c’est toujours super à observer ! Ce n’était pas aussi génial que ce que Roswell a fait en son temps, mais ça fonctionne bien malgré tout de voir Hopper prendre le dessus sur le Russe, qui avait évidemment un gilet pare-balles et survit. Qu’importe, Hopper s’enfuit avec une radio russe et découvre donc grâce à la traduction de Murray que les enfants sont au centre commercial.

Ben oui, les russes sont toujours à la recherche de Dustin, Steve, Robin et Erica. Et ça fonctionne grave bien pour réunir enfin tout le monde : Eleven et son groupe aussi sont arrivés au centre commercial. Ils sortent sans problème du pétrin le groupe du centre-commercial, avec El tuant quelques russes au passage. Ni vu, ni connu. Alors que tout le monde se retrouve dans une scène absolument géniale où les scénaristes s’amusent bien du caractère de chaque personnage, El s’effondre soudainement.

Le niveau médical de Max n’est en effet pas tout à fait au point avec le monstre : la jambe d’El la fait souffrir, parce qu’au sein de son sang se trouve encore une partie du monstre. Oui, son sang lui-même se transforme en monstre, en fait. Et d’ailleurs, ça permet à Billy de les traquer…


Chapitre 8 – The Battle of Starcourt – 20/20
En toute logique, cette fin de saison est une réussite. Il aurait été compliqué de se rater vu la qualité des épisodes précédents, mais là, ils ont balayé le peu d’inquiétude qu’il me restait. Les intrigues sont conclues, mais ça n’empêche ni les moments dramatiques, ni les moments bien drôles. Et j’ai eu quelques surprises en cours de route. En huit épisodes, la série a su montrer cette saison ce qu’elle faisait de meilleur… et je sais déjà qu’elle me manquera dès demain (ah oui, j’ai vu ces épisodes la nuit passée, oups !)..

> Saison 3


308.jpg

Keep the door open three inches.

Murray, Joyce et Hopper se précipitent vers le centre commercial, terrifiés de savoir que les enfants sont retrouvés par des russes qui veulent probablement les tuer. Pas de quoi s’inquiéter pourtant, ces enfants savent comment se débrouiller seuls. La preuve : Jonathan n’a aucun mal à trouver un couteau et le chauffer pour entailler la jambe d’Eleven et en faire sortir la bête. Il ose même plonger la main dans la blessure, mais El l’arrête pour le faire elle-même avec ses pouvoirs.

Il est alors temps d’en arriver au dernier générique de la saison, déjà (snif), et de mettre en place le plan du dernier épisode avec toujours le même but : fermer le portail une fois pour toute, encore ; histoire de couper le cerveau du monstre. C’est pas mal, surtout que ça permet à Dustin et Erica de montrer à quel point ils sont géniaux et indispensables. À défaut de pouvoir redescendre dans le laboratoire, ils empruntent la voiture d’Hopper avec Robin et Steve, ce dernier conduisant malgré toute la drogue ingérée, parce que bienvenue dans les années 80. Ils se rendent à la tour radio, pour avoir un signal radio suffisant.

Au centre commercial, Hopper, Joyce et Murray décident d’être ceux qui vont fermer le portail, après avoir dit au revoir aux enfants qu’ils pensent avoir mis en sécurité. Pas de bol, ce n’est pas le cas : Billy en a toujours après Eleven, et il sait où les trouver. Alors que le trio d’adultes prend l’ascenseur et met au point un plan inutile pour ne pas se faire griller, les enfants sont donc bloqués au centre commercial. Je trouve un peu dommage que le quatuor Dustin/Steve/Erica/Robin soit de nouveau séparés des autres !

Cela dit, les autres sont déjà nombreux et s’en tirent bien sans eux : même si Billy leur a volé le câble d’alimentation de la voiture, ils décident de se servir du câble de la voiture d’exposition dont El s’est servie en fin d’épisode précédent pour tuer les russes. C’est plutôt une bonne idée, mais ça a le problème de prendre du temps, et un peu trop de temps même, puisque le monstre les retrouve et explose le toit en verre du magasin. Oups.

Nancy, Jonathan, Will et Lucas se retrouvent coincés d’un côté et Mike, Max et El de l’autre. Le monstre, au milieu, s’amuse bien de pouvoir les diviser et écraser la radio, avertissant au passage Dustin du problème. Jonathan et Robin partent aussitôt à leur rescousse.

Le plan du trio d’adultes pour ne pas se faire repérer ? Ridicule : les russes les attendent dès la sortie de l’ascenseur. Cela dit, ils s’en sortent contre toute attente et prennent l’apparence de militaires, bien aidés par les connaissances de Murray en russe. Très rapidement, ils peuvent donc s’infiltrer dans la base. Cela dit, une fois Murray parti dans les vannes d’aération, Hopper et Joyce peuvent parler un peu de leur équipe qui fonctionne et convenir d’un lieu et moment pour un… rencard ! Alléluia.

Pas le temps de trop en perdre pour autant : Murray arrive à destination après quelques bonnes références aux épisodes précédents et dispute marrante avec Dustin et Erica lui indiquant le chemin à suivre. Le plan se déroule à peu près à merveille, mais il y a tout de même un problème : le code donné par Smirnoff à Murray était un nombre connu… pour le retrouver, Dustin n’a d’autre choix que de contacter Suzie.

La bonne nouvelle est qu’elle existe. La mauvaise, c’est qu’elle force Dustin à chanter pour l’obtenir, et ce, après avoir été mise sur le même canal que tous les autres. C’était un bon gros moment WTF dans ce final, mais ça permettait d’avoir les fous rires habituels. Pendant ce temps, dans le centre commercial, la situation est tendue pour Max, El et Mike, mais ils sont finalement sauvés de justesse par une diversion très maligne de Lucas avec son lance-pierre. C’est un peu plus utile que la peur panique de Will, mais j’ai quand même préféré le jeu d’acteur de Will, hein. Tout cela permet aux enfants de tous s’enfuir sans problème.

Sans problème ? Bon, Nancy manque de se faire écraser entre la voiture de Jonathan ne démarrant pas et celle de Billy leur fonçant dessus, mais c’est sans compter la merveilleuse intervention de Jonathan et Robin qui explosent la voiture de Billy. Cela fait assez de bruit pour attirer le monstre et les ados/enfants sont forcés de s’enfuir.

Tous ? Non, le trio Max/El/Mike est encore au centre, et Billy les aperçoit. Le monstre fait aussitôt demi-tour, de même que Jonathan comprenant le problème, alors que Billy n’a aucun mal à assommer tour à tour Max, Mike puis El. Le tout en cinq secondes, à tout casser. La scène est super violente et nous rappelle qu’après tout, ils ne sont jamais que des enfants, aussi géniaux soient-ils. El est donc kidnappée et livrée en pâture au monstre.

La situation est assez désespérée, parce que Hopper et Joyce n’ont en plus pas réussi à fermer le portail. Forcément : le militaire russe les a retrouvés pendant leur décompte pour agir, et la baston qui s’engage est assez violente. Heureusement, il reste encore le plan brillant de Lucas : tout le groupe, sauf Maxine et Mike assommés, redébarque au centre commercial pour balancer des feux d’artifice sur le monstre.

Non seulement, ça nous livre encore plein d’images magnifiques pour ce dernier épisode, mais en plus c’est efficace. Le monstre ne sait plus où donner de la tête et Billy, affaibli, prend difficilement le dessus sur Eleven. Heureusement, cette dernière en sait assez de son passé pour le perturber et le ramener à la raison ; le calmant progressivement ; alors que Joyce fait ce qu’elle peut pour fermer la brèche et qu’Hopper vient enfin à bout du militaire russe.

À court d’artifices, les jeunes sont forcés d’arrêter leur attaque et le monstre décide donc de s’attaquer à Eleven. C’est Billy qui la sauve in extremis, se sacrifiant ainsi et étant tué de manière bien brutale. Eh ben, je suis bien dégoûté. En plus, tout ça ne sert à rien : Joyce attendait pour fermer la brèche qu’Hopper ne soit plus dans le champ de l’explosion… mais finalement, elle comprend qu’elle n’a pas le choix. Non seulement, on perd Billy – de manière plus triste encore parce que le jeu de Maxine est au point putain – mais en plus, Hopper disparaît dans l’explosion.

Et après tout ça, les hélicoptères de l’armée, bien inutiles, débarquent en ville, c’est évident. Ils infiltrent sans problème la base russe… mais ils n’y trouvent pas grand-monde. Pas grand-monde et une fissure qui se referme. Quant à la mort de Hopper, je l’ai un peu minimisé sur le moment, mais franchement, les réactions de Joyce, puis d’El, sont des crève-cœurs assez terribles, même si je n’ai jamais vraiment aimé le personnage d’Hopper, dont les crises de colère sont vraiment pas un gage de qualité.

Après tout ça, et comme toujours, nous quittons Hawkins trois mois plus tard, avec tout d’abord un reportage télé nous apprenant que Larry a été arrêté pour corruption. On enchaîne sur Robin et Steve qui cherchent un boulot ensemble, et je trouve ça beaucoup trop chouette de les voir devenus si amis après tout ça. J’aimerai dire que c’était prévisible, mais je les voyais en couple, alors je ne peux que me la fermer sur ce coup-là !

L’autre intrigue qui se développe, c’est un déménagement pour Joyce, Jonathan et Will. J’ai d’abord cru que Nancy et Jonathan allaient nous faire l’affront d’emménager ensemble, mais non, c’est toute la maison Byers qui se vide sous nous yeux. C’est déprimant et triste quand il est question de voir la séparation entre Nancy et Jonathan, mais les scénaristes n’oublient pas de nous apporter un peu d’humour aussi.

Ainsi, Max et Lucas reprennent la chanson de Suzie et Dustin pour se foutre de lui. Ce qui me choque dans ce final, c’est la manière dont les acteurs ont clairement grandi, y compris pendant la saison. C’est particulièrement visible pour Lucas et surtout Will (dans l’ambulance !), je trouve. Bon, là, cela dit, on est trois mois plus tard, alors c’est logique.

Après tout ce temps, El n’a pas retrouvé ses pouvoirs, mais elle est toujours amoureuse de Mike. Pourtant, elle déménage avec les Byers elle aussi. C’est si triste de se dire que toute la famille déménage ! Après, l’idée est bonne : en vidant toutes leurs affaires, ils retrouvent le discours jamais fait d’Hopper pour Eleven et Mike. C’est bien sûr El qui le lit et permet la voix-off d’Hopper sur les images du déménagement et de la cabane détruite et de la maison vide. Les larmes de tous les héros (là encore, Will, putain ! Totalement sous exploité ce gamin !), cette pauvre mère de Mike et Nancy qui récupère ses deux enfants en rupture, Maxine qui perd sa meilleure amie et n’a plus de frère, Erica qui récupère le plateau de Donjons & Dragons, le discours d’Hopper… cela sent bon la fin de série.

Enfin… Jusqu’à ce qu’une scène post-générique nous envoie en Russie, dans une prison où l’on continue de faire des expérimentations et où on envoie les prisonniers dans un ring avec… le monstre de la saison 1 ! WTF, ce cliffhanger tellement inattendu.

> Saison 3

308-2.jpg

EN BREF – Cette saison 3 se dévore et je ne sais pas pourquoi j’ai mis deux jours complets à la voir quand je vois que j’ai enchaîné les derniers épisodes jusqu’à quatre heures du matin sans le moindre regret ou doute. Il s’agit de très loin de leur meilleure saison pour moi et j’ai vraiment cru qu’il s’agissait aussi de la dernière, même si le cliffhanger final remet tout en cause. Cela ne m’aurait pas dérangé d’apprendre que la série se terminait là, parce que j’avais le sentiment d’une histoire complète et parce que les héros sont désormais grands… Mais soit !

En tout cas, depuis la saison 1, il y a une sacrée évolution des personnages qui sont de moins en moins caricaturaux avec la saison 3. C’était déjà super visible avec Steven en saison 2, mais je trouve que ça s’élargit cette année. Il n’y a que peu de scènes qui ne m’ont pas fait plaisir à découvrir cette année et même les lenteurs servaient vraiment à quelque chose. De toute manière, ça se voit aux notes, avec trois 20/20 de suite, après deux 19, on peut dire que cette saison est une véritable réussite pour moi. Elle n’est pas loin de la perfection tant l’écriture que l’esthétique (les plans sont magnifiques et donnent envie de vivre les années 80), sans oublier le jeu des acteurs, y compris des enfants (et ça c’est dingue).

C’est marrant ; après la saison 1, j’avais dit que la série était plutôt cool mais un peu survendue. En saison 2, j’avais l’impression d’avoir rejoint le reste du monde à la trouver géniale. Et pour cette saison 3, je crois que c’est moi qui me retrouve à la survendre. Eh bien, tant pis, c’est comme ça !

Stranger Things – S03E05-06

Chapitre 5 – The Flayed – 19/20
Pfiou, c’est vraiment très prenant comme saison : les intrigues sont super bien liées entre elles et avancent toutes assez vite ; avec de bonnes découvertes à chaque fois. On n’a pas traîné à en arriver à des moments vraiment intéressants de mise en commun, et cette mise en commun n’est pas l’occasion, comme trop souvent (surtout sur Netflix) de simplement traîner en attendant l’épisode suivant. Non, au contraire, on avance à chaque fois un peu plus, et ça donne envie d’aller au bout du mystère.

> Saison 3


Spoilers

305.jpg

Still think it was our government?

« Oui, je verrai toute la saison en une journée, deux max » qu’il disait. Et paf, il est plus de 23h le deuxième jour quand je lance cet épisode. Au moins, on va dire que je savoure en prenant tout mon temps, mais bon, c’est regrettable quand même.

L’ascenseur tombe donc de pas mal d’étages et… il abandonne nos héros dans un sous-sol tellement profond que même un plan à la fin de saison 1 de LOST ne permet pas d’en voir la sortie. Oups. Je trouve que ça doit quand même être sacrément oppressant pour eux, même si Erica s’inquiète plus de rater une fête de famille qu’autre chose. Ils passent la nuit dans l’ascenseur, et ce n’est pas exactement une nuit de rêve, la promiscuité à quatre comme ça.

Steve et Robin peuvent parler la nuit, alors que Dustin essaie d’utiliser sa radio pour envoyer le fameux code rouge à ses amis. C’est un peu tard pour ça. Le lendemain, il en est toujours là alors que Steve prend le temps de pisser tranquillement, même si ça coule dans l’ascenseur. Ils finissent par s’en tirer malgré tout quand deux employés, russes, viennent récupérer les cartons. Grâce à l’aide de l’étrange fiole qu’ils ont trouvé, Steve parvient à bloquer la porte et tout le monde sort sain et sauf de l’ascenseur. De justesse.

En effet, il y a quand même une porte qui s’écrase lourdement au sol à quelques centimètres de Steve et la substance verte de la fiole qui semble bien être de l’acide, même si Erica a failli la boire. Et après tout ça, ils se retrouvent finalement au bout d’un long, long couloir. Comme la marche est interminable, ils ont le temps de discuter ce qu’ils ont découvert : un parfait système pour transporter cette drôle de substance verte.

Dustin et Robin sont assez malins pour commencer à théoriser ce dont il peut bien être question, mais ils atteignent vite une impasse, à défaut d’avoir un mur dans le couloir interminable. Le truc, c’est que Dustin et Steve comprennent qu’il y a quand même de forte chance que tout ça soit lié avec ce qui est arrivé l’année précédente. Pas le temps de se poser trop de question de toute manière : rapidement, la radio se met à recevoir à nouveau le signal.

Ils comprennent donc qu’ils approchent de la surface, et surtout du centre de commandement de cette base qui est loin d’être désert après le couloir. Ils parviennent malgré tout à se faufiler dans une salle des communications où Steve parvient enfin à mettre K.O un adversaire, après une démonstration de russe vraiment sympa par Robin, qui ne connaît que les quelques mots du code.

Après tout ça, nos héros découvrent une salle des machines extrêmement inquiétante, en tout point identique à celle vue en Russie en début de saison. La différence ? Celle-ci est à Hawkins, évidemment !

Pendant ce temps, Hopper et Joyce continuent leur enquête et trouvent un sous-terrain sous la maison du russe. Ils y trouvent de manière assez logique des russes qui ne comprennent pas un mot d’anglais, mais aussi le fameux russe qui est loin de rire maintenant qu’il voit que les américains l’ont retrouvé. Ainsi, il n’hésite pas un seul instant à leur tirer dessus. Bon, il faut dire qu’avant ça, Hopper lui-même a essayé de lui tirer dessus.

La scène d’action est super prenante : Joyce fait la boulette d’envoyer une arme au russe plutôt qu’à Hopper qui se prend encore quelques bons coups, mais dans l’ensemble, nos héros s’en tirent bien ! En effet, ils parviennent à s’enfuir, et avec un otage pour avoir de quoi parler, en plus. Oui, ils embarquent dans leur fuite un scientifique qu’Hop surnomme Smirnoff.

Il s’appelle en fait Alexei, est russe et bosse pour Starcourt, ce qui n’a rien de surprenant. Joyce l’interroge comme elle peut, ajoutant pas mal d’humour à une intrigue assez complexe autrement. Et puis, le couple Hopper/Joyce, ça apporte de bons gags comme ils passent leur vie à s’engueuler. Je les aime beaucoup dans cette saison, et c’est marrant comme tout de les voir essayer de réparer la voiture… alors que finalement, la voiture explose et ils prennent la décision de finir à pied, même s’ils ne savent pas où ils vont. C’est là qu’Eleven les retrouve en utilisant ses pouvoirs pour les tracer.

Les enfants comprennent donc qu’ils sont seuls sur ce coup-là… ou presque. En effet, de son côté, Nancy rappelle Jonathan parce qu’elle est morte d’inquiétude pour Will après avoir vu Mrs Driscoll la veille. Si elle attend la nuit pour réagir, le couple arrive bien vite chez Mike pour partager leur théorie avec le reste du groupe. Et c’est plutôt chouette cette réunion des personnages, car ça permet de rapidement avancer : ils comprennent que leurs intrigues sont liées puisque le test du sauna et la crise de Driscoll ont eu lieu au même moment.

Mieux que ça : Bill et Driscoll sont forcément liés tous les deux et possédés par le démon. Très vite, nos héros font alors le lien entre la possession de Bill et celle possible d’Heather, puis de Tom, le boss de Nancy et Jonathan (enfin ex boss) et père d’Heather. Oups, j’avais raté ce lien, je dois avouer. Bon, ils comprennent tous que le meilleur moyen d’avancer dans cette enquête est de retourner auprès de Driscoll pour la suivre : elle hurlait vouloir y retourner, il n’y a donc qu’à la suivre pour trouver le nouveau monstre à abattre cette saison. C’est fort en chocolat tout ça.

Ce qui est bien, c’est que la série prend le temps de gérer en parallèle les relations de couple complexe : Nancy/Jonathan, qui doivent se remettre de leur dispute, mais aussi Eleven/Mike, qui ont des difficultés à se comprendre et sont plus ou moins soutenus par Lucas et Max. L’essentiel, c’est que ça fonctionne.

Ce qui est moins bien, c’est que Driscoll a disparu, mais qu’à l’hôpital, Nancy et Jonathan tombent finalement sur Tom, toujours infecté. Et tous les infectés s’avèrent finalement liés les uns aux autres. Accessoirement, toute une branche de l’hôpital est complétement hantée. L’ambiance est excellente et part sur un excellent thridller une fois de plus, avec une course poursuite qui voit finalement, Jonathan être complétement tabassé ; laissant une chance à Nancy de s’enfuir. Pas de bol, il est lui retrouvé par Tom, et ça sent mauvais pour lui, puisqu’il se prend pas mal de coups et finit par être mis K.O.

Quant à Nancy, elle se fait pourchasser, toujours. Et c’est brillant, cette course poursuite, ça faisait un moment que je n’avais plus eu droit à une série aussi réussie. Elle finit par mettre K.O son assaillant elle-même, à coup d’extincteur. Elle ne se doute pas qu’elle sauve au passage la vie de Jonathan : les possédés sont liés et prennent les mêmes coups. Cela permet à Jonathan et Nancy de tuer en même temps leur attaquant, qui finissent par ressembler aux rats : ils explosent et se rejoignent dans le même couloir, pour mieux ressembler à… un monstre prêt à attaquer.

En parallèle, dans la forêt, le militaire russe retrouve la voiture et est sur la trace de nos héros… mais il va avoir du boulot : Smirnoff les emmène dans une station-service où Hopper n’hésite pas du tout à voler la voiture d’un pauvre client qui passait par là. Enfin, le pire, c’est encore le marchand qui se retrouve à devoir parler au militaire russe.

Le couple et Smirnoff se rendent dans l’Illinois – avec Joyce s’inquiétant quand même un peu pour son fils par moment (il serait temps !)  – pour parler à la personne la plus proche parlant le russe (ou pas ?). C’est plutôt sympathique, surtout quand Joyce pète un câble pour expliquer ce qu’il fait là.


Chapitre 6 – E Pluribus Unum – 20/20
Franchement, j’arrête de tourner autour du pot et de mettre simplement 19 quand cette saison 3 me scotche assez à mon canapé pour que je la poursuive tard dans la nuit. Elle est très réussie et cet épisode le prouve encore : chaque part de l’intrigue se recoupe sans le moindre problème et donne lieu à de très bonnes scènes, avec un puzzle général de la saison qui ne traîne pas et nous montre comment chaque partie était essentielle. Excellent ; surtout quand je repense à l’épisode hors sujet de l’an dernier !

> Saison 3


306.jpg

Ergo, you, Erica, are a nerd.

L’épisode reprend dans le laboratoire sous-terrain où Dustin et Steve reconnaissent évidemment que la machine ouvre un portail vers l’upside-down. Alors que Robin cherche à comprendre comment ils ont déjà pu voir un truc pareil, nos héros comprennent qu’ils sont grillés. Toute la base leur tombe dessus et leur court après, forçant Dustin et Erica à s’en aller en laissant derrière eux le futur couple Robin/Steve.

Dustin et Erica se retrouvent alors dans les conduits d’aération de la base, et ils forment un duo encore meilleur que Dustin et Steve. Ils sont tellement drôle ensemble. Je savais déjà que j’aimais Erica des saisons précédentes, mais alors là, le développement de son rôle est juste brillant. Ils s’enfuient comme ils peuvent en stoppant les vannes d’aération, mais ça permet de révéler de manière amusante qu’Erica est une grande nerd.

Le seul problème, c’est que pendant qu’ils s’amusent dans les conduits d’aération, Steve se fait complétement tabasser par les russes qui veulent savoir d’où il vient. S’il raconte à peu près la vérité, ça n’a pas beaucoup de sens quand même, alors ils ne le croient pas. Quant à Robin, elle est toujours en pleine forme. La terreur lui donne quelques ailes, et elle n’hésite carrément pas à cracher sur l’officier russe qui la questionne. Rien que ça.

Il les laisse donc enfermé dans une pièce ensemble où ils essaient de trouver le moyen de s’enfuir, sans y arriver. Ils prennent quand même le temps, une fois renversé au sol, de parler de leur passé ensemble. Ouep, en fait, Robin révèle qu’elle se souvient de l’époque populaire de Steve ; et ce dernier révèle qu’il l’aime quand même bien, dans tout ça. C’était sympa de voir cette relation se développer, même si c’était un rapprochement super prévisible.

Ils se font ensuite droguer au sérum de vérité, mais le Russe a toutes les chances d’être déçu par ce qu’il va apprendre, quand même. Ou pas. En menaçant de retirer l’ongle de Steve, il réussit à faire parler Robin qui s’inquiète pour celui qui sera prochainement son mec. Elle explique l’existence d’un code les ayant menés jusqu’ici, puis Steve complète sur Dustin qui a probablement prévenu Hopper pour qu’il contacte l’armée. Bref, il est sûr que l’armée va débarquer.

Pile à ce moment-là, les alarmes se mettent à sonner. Ce n’est ni Hopper, ni l’armée : juste Dustin et Erica qui gèrent bien trop la situation ! Ils ont utilisé la substance verte pour faire diversion en détruisant une partie de la base, afin d’aller aider Robin et Steve en les libérant.

À l’hôpital, Eleven comprend grâce à Will que le monstre est là, et tous les enfants se mettent à sa recherche, alors qu’il poursuit à nouveau Nancy, dans une ambiance à nouveau survoltée. Les flashs de lumière, la course poursuite, le monstre capable de passer sous les portes et de projeter Nancy contre un mur, c’est brillant. Heureusement, Eleven arrive juste à temps pour la sauver et balancer le monstre contre tous les murs puis par la fenêtre.

L’ambiance de l’épisode est donc dès le départ bien donnée et hyper addictive, alors que le monstre parvient une fois de plus à s’échapper pour rejoindre une autre partie de lui-même, face à Billy et Heather qui nous expliquent que c’est l’heure. Eh ben !

Le lendemain, El utilise ses pouvoirs pour retrouver Billy et savoir où se trouve la source du monde, mais Mike n’aime pas ça du tout. Il passe son temps à s’inquiéter pour El et s’engueuler avec Max, ce qui est une bonne scène de développement pour tous les personnages, avec la révélation de l’espionnage d’El ou des vrais sentiments de Mike pour El, devant tout le monde, sauf El. Quand celle-ci débarque enfin, elle annonce que Billy est dans sa chambre, à les attendre. Eleven prend donc la décision de ne pas tomber dans le piège en emmenant tous ses amis chez Billy. À la place, elle utilise ses pouvoirs pour aller parler à Billy, afin qu’il lui montre l’emplacement de la source.

Il l’emmène dans un petit souvenir de la plage avec sa maman, mais de là, Eleven dit apercevoir la Source. Pour s’y rendre, il faut encore passer par l’enfance tourmentée de Billy : son père qui battait sa mère, sa mère qui s’est enfuie, son père qui s’est remarié avec la mère de Max… Beaucoup de problèmes, quoi. Elle finit par trouver la source et la donner à ses amis.

Mike, rassuré, lui demande de se réveiller et de sortir de là, mais le problème, c’est qu’à son réveil, ses amis ne sont plus là. Ben oui, forcément : maintenant qu’elle a utilisé ses pouvoirs pour fouiller sur la source du monstre, les possédés peuvent la voir et voir où elle est.

Pendant ce temps, la ville continue de se préparer à organiser la fête foraine ; parce que c’est l’été. Il y a tout de même un problème pour Larry qui l’organise : le militaire débarque pour avoir des informations sur Hopper. Il menace donc Lary pour qu’il lui retrouve Hopper au plus vite, parce qu’il s’agit de son problème. Et quand je parle de menace, je parle d’une bonne torture, hein.

Durant la nuit, la fête foraine bat son plein jusqu’à ce qu’Eleven se fasse repérer par Billy. Dès lors, tous les possédés se mettent en marche vers la Source, alors que Billy explique à Eleven son plan pour la tuer, puis tuer ses amis, puis tuer tout le monde. Eleven finit par réussir à se réveiller, mais c’est un peu tard.

Tous les possédés sont en effet auprès du monstre à se décomposer et devenir une plus grande partie de lui. Oula, ça fait pas mal de cadavres pour un seul monstre. Evidemment, il a alors assez de forces pour émerger du sol. Gloups.

Hopper ? Il fait un détour par le burger king pour respecter les demandes de Smirnoff… mais il se trompe de milkshake, alors les choses tournent assez mal dans l’interrogatoire qui s’ensuit, forçant Hopper à le frapper une ou deux fois, puis à le libérer et lui laisser le choix de s’enfuir s’il le souhaite. C’est un coup de poker un peu abusé : certes, il a clairement peur des autres russes et je suis d’accord avec Hopper, mais il aurait pu aussi aller parfaitement ailleurs et loin d’eux aussi.

Bon, allez, il se décide donc à parler de la machine, qui est une clé pour le portail qu’ils construisent vers… Murray ne comprend pas bien, forçant Smirnoff à nous faire une démonstration de l’utilité de la machine. Joyce et Hopper sont super longs à comprendre ce qui est en train de se passer quand même, évidemment que les russes sont en train de rouvrir l’Upside-Down. Et on nous explique au passage qu’ils ne pouvaient pas le faire en Russie, parce que l’emplacement n’était pas le bon, alors qu’à Hawkins, la rupture entre les mondes existait déjà. Certes.

Joyce panique soudainement et veut appeler les enfants, quand Hopper commence à monter le plan de retourner auprès de la machine de Smirnoff pour l’arrêter. Ouep, mais ça fait plus rire le russe qu’autre chose d’imaginer que « Fat Rambo » espère s’infiltrer dans la meilleure base russe impénétrable. S’il savait !

Bon, pour cela, Hopper prend le parti de recontacter l’armée, et c’est encore mieux quand Joyce le fait à son tour, paniquée de voir que la méthode Hopper risque de prendre trop de temps. J’ai beaucoup ri, franchement.

> Saison 3

Stranger Things – S03E03-04

Chapitre 3 – The Case of the Missing Lifeguard – 17/20
Si comme lors de la saison précédente, je trouve un peu dommage la division des personnages en plusieurs sous-intrigues, j’aime beaucoup les groupes qui se sont constitués assez naturellement cette année. Chaque épisode a un début, un milieu, une fin, et il y a tellement d’intrigues qu’on ne voit pas le temps passer. C’est super bien construit, ça coule tout seul, j’aime beaucoup !

> Saison 3


Spoilers

303.jpg

I cracked it. I cracked the code.

Oups. J’avais prévu de passer ma soirée devant cette saison, et voilà que je commence beaucoup trop tard pour espérer voir plus d’un ou deux épisode(s). Ce n’est pas de ma faute, j’écrivais l’article du jour de demain et j’ai eu des choses à écrire !

L’épisode reprend par Max et El qui n’en reviennent toujours pas tout à fait de ce qu’elles ont fait à larguer Mike (et plus ou moins Lucas). Eleven prend donc la décision d’utiliser ses pouvoirs pour aller voir ce qu’ils font ; et la série tombe tout de même dans un bon cliché des garçons qui rotent et pètent en se demandant comment l’espèce femelle peut avoir une telle absence de logique.

Hopper est en tout cas tout heureux de se savoir tranquille en l’absence de Mike, alors que les filles décident de profiter du pouvoir d’El de se projeter dans la tête des gens pour se faire une soirée sympa à espionner les gens qu’elles connaissent. Eh, ça fait rêver ça, c’est pas du tout une violation des gens qu’elles connaissent. Bon, cela dit, elles font bien parce qu’Eleven se retrouve à espionner Billy et comprendre que quelque chose cloche sérieusement ; surtout quand il se retourne et la voit.

Le lendemain, Joyce débarque chez Hop qui vient de découvrir que les filles sont déjà parties pour lui présenter sa théorie sur les magnets. Elle est persuadée que ce sont eux qui sont revenus en ville et elle veut retourner dans le laboratoire de la saison 2 pour savoir s’ils trouveront ou non une machine électromagnétique.

Bien que peu convaincu, Hopper se sent forcé de l’accompagner ; et c’est l’occasion pour nous d’avoir un bon flashback sur un des meilleurs moments de la saison, avant d’avoir confirmation que les locaux sont occupés puisque la caméra est en marche. Ils se rendent donc dans le sous-sol pour voir si l’Upside Down est rouvert, mais puisque ce n’est pas le cas, Joyce est forcée de reconnaître que tout ça est bien derrière elle. C’est le passé.

Le seul problème, c’est qu’en remontant, Hopper se fait dégommer par le militaire russe qu’il a surpris dans une des pièces, sans le voir. Joyce les rejoint trop tard, mais tout de même à temps pour voir une moto s’enfuir.

De son côté, Will se venge clairement de ses amis en les réveillant avec de la musique et un bon jeu de rôle. C’était plutôt marrant à voir cela dit et il était temps de les voir s’y remettre enfin, parce que ce pauvre Will a pris cher dans les premiers épisodes. Il continue tout de même de prendre cher : Lucas et Mike ne sont pas très investis dans le jeu, préférant largement se préoccuper des filles qui leur manquent.

Will est vexé et préfère se barrer sous la pluie que de rester, mais il faut dire que Mike n’est vraiment pas un exemple d’intelligence dans ce qu’il raconte cette saison. Quant à Will, il s’enferme dans sa cabane, se remémorant des temps plus heureux des saisons précédentes. C’est fou ce que les acteurs ont grandi ; et c’est fou comme c’est triste cette histoire du groupe d’amis qui ne grandit pas à la même vitesse.

Dépité, il déchire ses photos (mais je n’ai jamais fait ça purée, ça fait vraiment du bien ? Je trouve que c’est typiquement le truc que je regretterai bien vite) et détruit sa cabane, du coup. Et c’est là, sous la pluie, alors que tout est détruit qu’il ressent pour la troisième fois de la saison le frisson qui lui confirme que le monstre de l’upside down va de nouveau entrer dans sa vie.

En parallèle, les filles sont loin de passer une bonne journée : El a entendu une femme crier dans la tête de Billy, après tout, alors évidemment, elles se décident à mener l’enquête sur ce que ça peut bien vouloir signifier, même si Max est habituée à entendre des cris. En allant dans la chambre de Billy, puis dans sa salle de bain, elles finissent par trouver la trace de la femme : Heather, la collègue de Billy. Et comme il pleut des cordes, la piscine est vide, donc elles peuvent vite avoir plus d’informations sur elle auprès du personnel forcé d’être présent pendant l’orage.

C’est grâce à ce même orage que les filles peuvent s’installer dans les vestiaires pour utiliser les pouvoirs d’El et en découvrir plus sur l’emplacement d’Heather. Eleven la retrouve dans une baignoire (sans les glaçons)… jusqu’à ce qu’elle plonge au fond de cette baignoire après avoir demandé son aide. Et alors qu’Heather s’enfonce de plus en plus, Eleven ne peut rien faire d’autre que de se réveiller.

Les filles continuent leur enquête et se rendent alors chez Heather, où elles trouvent Billy en plein dîner avec les parents de celle-ci. Et la série joue vraiment un bon jeu : Heather est en vie dans la cuisine, toute heureuse à leur proposer des cookies. Ben oui, parce que comme ça, Billy rencontre officiellement El et il peut se souvenir d’elle dans les saisons précédentes à refermer le portail de l’upside down. Et quand elles s’en vont, ils attaquent sans le moindre remords les parents d’Heather.

Au journal, Nancy expose sa piste aux autres reporters, mais ils se moquent plus d’elle qu’autre chose. Bon, il faut dire que cette histoire de rats qui vont manger des produits mortels, ce n’est pas bien intéressant, ni crédible d’ailleurs. Après, ils sont mauvais journalistes de ne pas au moins vérifier ce qu’elle leur dit, quoi ; et ils sont de bons connards à se moquer d’elle avec des gags super douteux.

Cela la force à vouloir continuer son enquête, et elle embarque toujours Jonathan avec elle, sinon ce ne serait pas bien drôle. Les deux se rendent rapidement chez la vieille dame qui les a accueillis la veille pour essayer de voir ce qui peut bien se passer et récupérer le rat pour le faire analyser. Pas de bol : ils trouvent non pas un rat avec la rage, mais la vieille dame en train de manger du fertilisant. Voilà qui promet.

Au centre commercial, Robin tient la boutique de glace en étudiant surtout le russe, alors que Dustin et Steve espionnent les clients du centre, à la recherche d’un russe… Bon, en vrai, ils sont surtout à parler de leur vie romantique et suivre de fausses pistes quand Robin fait tout le travail. Elle trouve ainsi le moyen de déchiffrer le code des russes grâce aux différentes enseignes du centre commercial. Et c’est efficace comme code, c’est crédible, je trouve.

Ainsi donc, ils se retrouvent la nuit sous la pluie à essayer de comprendre ce qu’il se passe. Ils observent ainsi un trafic de cartons et manquent de se faire prendre… cette intrigue ne fait que commencer ; et elle rapproche progressivement Robin et Steve, même s’il dit qu’elle n’est pas son style !


Chapitre 4 – The Sauna Test – 19/20
C’est déjà la mi-saison et ça vaut clairement le détour ! Toujours aussi fluide, l’écriture de cet épisode se fait sans détour et commence enfin à réunir certaines intrigues et personnages pour avancer vers son objectif qui se révèle peu à peu. Contrairement à la saison 2, j’ai l’impression qu’on est sur quelque chose de plus construit et complet, avec chaque épisode fournissant une pièce du puzzle. Bref, c’est très réussi pour le moment.

> Saison 3


304.jpg

Do this for America… Erica.

De retour chez Max qui veut juste lire des comics, El est tout de même un brin traumatisée, mais bon, elle ne peut pas faire grand-chose de plus. Elles sont réveillées par le groupe des garçons, qui sont en code rouge maintenant qu’ils savent que l’upside down est rouvert. Elles n’ont pas trop envie de les croire, se sentant surtout harcelée, mais les appels terrifiés sont un bon moyen d’attirer l’attention quand même.

Enfin, pas celle de Dustin, trop occupé dans sa propre intrigue, clairement. Il cherche, avec Steven et Robin, un moyen d’entrer dans la pièce avec tous les cartons, aperçus dans l’épisode précédent. Robin a ainsi la bonne idée d’utiliser les bouches d’aération pour s’y faufiler, achetant les plans du centre commercial pour connaître le chemin. Le problème, c’est que même Dustin est trop grand pour la bouche d’aération.

Ils décident donc d’utiliser Erica, la gamine relou qui leur sert de cliente depuis quelques épisodes. C’est assez drôle de lui développer un rôle à Erica, parce qu’elle est hilarante comme actrice. Je ne sais pas comment ils font pour trouver des acteurs enfants aussi géniaux, d’ailleurs.

Elle trouve rapidement le moyen de s’infiltrer dans la pièce et d’ouvrir la porte pour que tout le groupe puisse la visiter ensemble. Ils découvrent donc une boîte contenant un bocal avec une étrange substance verte digne de l’upside down, puis se retrouvent enfermés dans la pièce qui s’avère soudainement être… un ascenseur. Oups. Ils s’enfoncent ddonc dans les sous-sols, et c’est un voyage qui promet déjà de belles choses.

À l’entrepôt, en début d’épisode, Billy et Heather déposent les parents de cette dernière pour les laisser en sacrifice au monstre de plus en plus imposant. Il leur envoie ses tentacules qui semblent… aspirer ? Aspirer, oui, le visage des deux parents.

En parallèle, le reste des enfants avance bien dans l’intrigue principale et c’est chouette de retrouver tout le groupe quasiment au complet à bosser ensemble. Will expose rapidement sa théorie : une partie du monstre a été enfermée non pas dans l’upside down, mais dans notre monde. C’est la partie qui était en lui et que Nancy a vu s’échapper. Eh, ça fonctionne drôlement bien comme théorie ; surtout qu’il faut à présent trouver un hôte, et donc chercher quelqu’un qui a utilisé beaucoup de glace pour se rafraîchir… comme la baignoire pleine de glaçons de Billy.

Les voilà donc partis à espionner Billy, qui est un peu bizarre à surveiller la piscine sans être torse nu. C’est assez drôle, et ça pousse les garçons à se séparer de Max et El pour tester une théorie de Mike : il suffit d’enfermer Billy dans le sauna pour savoir s’il est ou non infecté ; parce qu’on peut être infecté et se comporter normalement quand le monstre dort. Sympa.

En plus, la série prend le temps d’essayer de réconcilier Lucas et Will, mais ce dernier ne veut pas vraiment l’écouter, trop préoccupé par le retour du monstre. Oh, évidemment, les scénaristes en profitent pour faire travailler Mike et El ensemble, et c’est très drôle à voir, parce que Mike s’excuse et finit par comprendre qu’El l’a espionné avec ses pouvoirs.

Sans avancer plus que ça, on en arrive vite au piège du sauna, qui a donné le titre de cet épisode et qui se passe sans problème, grâce à l’ingéniosité de ces gamins, comme d’habitude. Bon, à leur place, j’aurais quand même caché mon visage, par précaution, parce que là ils n’hésitent pas à s’exposer à quelques dangers quand même. Billy les connaît tous et les reconnaît et il n’apprécie pas trop d’être coincé dans le sauna.

Plus la chaleur monte, plus il est enclin à raconter la vérité, et tant pis si ça ruine les plans qu’il a en cours. Il explique donc à Maxine qu’il l’a forcé à faire des choses qu’il ne voulait pas. Fort heureusement, Will se rend compte à temps qu’il s’agit d’un piège pour la blesser et Maxine est sauvée de justesse. Fou de rage, Billy, clairement possédé, parvient à défoncer la porte du sauna dans une scène où la tension monte et est excellente. Les acteurs jouent tous à merveille et je suis resté scotché à mon écran alors que se déroulait soudainement un combat entre Eleven et Billy.

Ce dernier a bien failli la tuer, mais heureusement, Mike a défendu sa petite amie. Finalement, dans cette scène, c’est Lucas qui n’aura servi à rien. Prendre la défense d’El, c’est bien, mais ça ne sauve pas Mike des représailles. El se relève à temps et cette fois, elle prend le dessus sur le monstre qu’elle envoie balader à travers un mur. Billy en profite pour s’enfuir, alors que les enfants comprennent qu’ils sont de nouveau dans la merde.

Autrement, dans cet épisode, Hop se réveille chez lui où Joyce l’a ramené, mais après son passage à tabac dans les règles, il est pas mal malade. Il est aussi nu, parce que pourquoi pas, ça rajoute de l’humour. Très vite, l’intrigue avance cependant : Joyce parle de la moto et Hop fait aussitôt le lien avec le motard qu’il avait aperçu à la mairie. Il est alors évident pour lui d’aller interroger Larry Kline, le maire, pour avoir des infos, quitte à le faire chanter un peu.

Et quand le chantage ne fonctionne pas, on passe donc à la torture ; avec Joyce qui couvre ça auprès de la secrétaire. Au moins, c’est efficace : le maire se met aussitôt à parler. Le militaire russe travaille donc pour le centre commercial et cherche un nouveau terrain pour en ouvrir un deuxième. Joyce et Hopper se rendent alors chez Larry, avec celui-ci, pour continuer leur enquête. C’est du grand n’importe quoi : ils ne cachent pas leur identité ou quoique ce soit, c’est quand même dingue.

Enfin, il me reste l’intrigue Nancy et Jonathan. Ils appellent les secours et la police pour faire embarquer la vieille dame, et on peut dire qu’ils tiennent enfin leur scoop et c’est irréfutable. Enfin, en théorie, apparemment. En pratique, ils se font virer, parce que la famille de la dame veut les poursuivre en justice. Après tout, ils sont entrés par effraction. Et la dame est schizophrène, accessoirement, alors ça casse leur histoire.

C’est suffisant pour que Jonathan comprenne pourquoi il est viré, mais Nancy préfère imaginer son boss drogué plutôt que de reconnaître une possible erreur. Bon, elle a raison, bien sûr, mais à ce stade, ce n’est pas évident pourtant ; et elle prend super mal de perdre si facilement la confiance de Jonathan qui ne comprend pas comment elle peut s’obstiner autant.

Ils finissent donc en froid et Nancy rentre chez elle sans avouer à sa mère qu’elle est virée, évidemment. Bon, Karen s’inquiète pour elle évidemment, alors elle insiste pour parler à sa fille, et c’est assez brillant. Loin d’être la coquille vide qu’on nous présente depuis quelques temps, Karen s’avère finalement un personnage vraiment intéressant dans son point de vue sur la société, sur elle-même, sur sa fille qui se bat plus qu’elle ne le fait.

Il ne faut pas longtemps pour qu’elle arrive à convaincre sa fille de continuer son enquête et de vendre son papier à un grand quotidien plutôt qu’au journal local qui ne veut pas d’elle. C’est donc ce qu’elle fait en se rendant à l’hôpital et en mentant sur son identité pour revoir la vieille dame, bien malade. Exactement comme les rats avant elle, elle se met donc à se tordre de douleur et hurler, alors que Billy est en train de se battre avec El. Là aussi, c’est donc une scène dont il était bien dur de décrocher !

Et ce n’est même pas le cliffhanger. Non pour ça, et comme c’est la mi-saison, il y a la dernière scène qui nous révèle que Billy et Heather ont converti plein de monde à leur cause : dans l’entrepôt, il y a une vingtaine de figurants qui sont debout à contempler le monstre. Ils n’ont pas perdu de temps !

> Saison 3