Channel Zero (S04)

Synopsis : Tom et Jill, jeune couple marié, emménagent enfin ensemble, dans leur ville natale et dans la maison d’enfance de Tom. Tout pourrait aller pour le mieux si on n’était pas dans une série d’horreur qui va rapidement les faire basculer dans une angoisse extrêmement bien maîtrisée – et nous avec !

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Pour commencer, je crois qu’il y a une malédiction qui s’est abattue sur moi : tout ce que je vois en avant-première au Comic Con finit par être rattrapé des mois plus tard. Comme pour Future Man, j’ai en effet vu le premier épisode de cette saison en octobre dernier, et je l’avais adoré. Pourtant, je n’ai jamais pris le temps de le revoir et encore moins d’en faire la critique, avant aujourd’hui, où je compte bien m’enfiler toute la saison, rien que ça.

Mieux vaut tard que jamais ! Malheureusement, cette saison aura beau être géniale, ce sera aussi la dernière de la série, et ça, c’est franchement n’importe quoi. Ouep, la série est annulée alors même qu’elle était ce qui se fait de mieux en matière d’horreur sur le petit écran… C’est en tout cas ce que je pense au moment d’entamer mon WE en Séries, entièrement consacré aux séries d’horreur !

On verra si ces deux jours et demi me donnent tort ou raison, mais en attendant, c’est parti pour cette saison que j’adore d’avance !

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S04E01 – Ashes On My Pillow – 20/20
Cette saison démarre tellement bien. C’est la deuxième fois que je vois l’épisode, et j’ai eu des frissons quand même, en sachant exactement ce qu’il m’attendait. Le mystère est prenant, les partis pris de production intrigant et le scénario… juste totalement créateur d’une nouvelle angoisse et peur chez moi. C’est rare. C’est efficace. J’adore.
S04E02 – Where Do You Sleep Last Night ? – 20/20
Bien, cette saison est donc partie pour battre tous les records de moyenne du blog avec seulement six épisodes et déjà deux à 20. J’assume parfaitement cela dit, je suis à fond dans l’intrigue, au point de ne pas voir l’épisode passer. Tout est flippant et c’est un premier tiers de saison déjà très réussi. Certes, ça fait un brin moins peur maintenant que l’on devine de quoi il retourne… mais en même temps, ça réussit encore à me surprendre par quelques choix et quelques plans de caméra vraiment bien fichus.
S04E03 – Love Hurts – 18/20
La perfection n’existe pas, et cette saison le prouve avec un troisième épisode un brin en-dessous, puisque sa crédibilité est un peu attaquée par des facilités de scénario. J’ai beaucoup aimé la trame générale cependant, qui continue dans la lignée directe des épisodes précédents et apporte déjà un semblant de réponse. Cela me rappelle beaucoup la saison 2 ; et c’est tant mieux.
S04E04 – Bizarre Love Triangle – 18/20
La série part sur des pistes que je n’avais pas vu venir, et si elle perd des points, c’est surtout parce que je suis frustré. Je trouve en effet qu’elle va trop vite à évacuer certains aspects qui auraient pu occuper bien plus de temps – voire bien plus d’épisodes. C’est dommage. S’il y a du stress dans cet épisode, il y a ainsi eu une déception en cours de route ; j’ai l’impression qu’on passe de ce qui aurait pu tenir toute une possible saison 1 à une intrigue de saison 2. En quatre épisodes, c’est lourd à digérer (mais pas autant que le « repas » aperçu à la fin de cet épisode, je dois dire).
S04E05 – You Belong To Me – 18/20
L’épisode était long à mettre en place et j’ai cru que j’allais devoir encore baisser la note, mais il se rattrape extrêmement bien dans sa deuxième partie. Je trouve qu’il prend le temps d’explorer un peu tous les aspects du concept de la saison, tout en n’oubliant pas d’intégrer de l’humour (j’ai même ri, vraiment ri, pour la première fois de la saison) et du suspense. Bref, ça se regarde tout seul et c’est beaucoup trop cool quand c’est comme ça.
S04E06 – Two of Us – 19/20
Pff, on est vraiment obligé d’annuler cette série ? Elle est quand même exceptionnelle, je suis au bout de savoir qu’il n’y aura pas de saison 5, parce que cette saison 4 se termine superbement bien. L’épisode répond aux questions et se dirige assez naturellement vers des choses auxquelles je m’attendais, mais qui restent bien écrites. C’est toujours frustrant d’arriver aux épisodes de conclusion de cette série, parce qu’à chaque fois, j’ai l’impression qu’on pourrait en faire bien plus – tout en me disant que, quand même, l’intrigue est bien conclue. C’est encore le cas avec cette saison 4, et vraiment, regardez-la !

Saison 1 Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

 

Channel Zero – S04E01-02

Épisode 1 – Ashes On My Pillow – 20/20
Cette saison démarre tellement bien. C’est la deuxième fois que je vois l’épisode, et j’ai eu des frissons quand même, en sachant exactement ce qu’il m’attendait. Le mystère est prenant, les partis pris de production intrigant et le scénario… juste totalement créateur d’une nouvelle angoisse et peur chez moi. C’est rare. C’est efficace. J’adore.

Saison 4


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Yes, officer, I have a door in my basement !

Peu de surprise m’attendent pour cet épisode puisque je l’ai déjà vu en avant-première il y a quelques mois, mais je suis vraiment impatient de le retrouver, car il semblait annoncer l’une des meilleures saisons de la série. Je veux dire, ça avait fini directement en Performance de la semaine ! Ce n’est quand même pas rien.

L’épisode commence donc par un couple faisant l’amour, parce que les séries adorent commencer par là. Cet épisode nous raconte donc l’histoire d’un couple, Tom et Jill, qui viennent tout juste d’emménager dans la maison d’enfance du monsieur. Ils se connaissent depuis des années et sont enfin heureux en amour avec cet emménagement.

Pourtant, rapidement, la série vire vers l’horreur et l’angoissant : un bruit vient du sous-sol et les attire. Oh, ils ne trouvent que des souvenirs sous la maison… Des souvenirs, et un chien qui sort de nulle part. Tout va bien donc, même si dans l’emménagement, on voit aussi le couple repeindre un mur, en détruire un autre avec l’aide du meilleur ami de Tom et rencontrer un nouveau voisin mystérieux et un brin chelou.

On sent bien qu’il y a des secrets qui pèsent et des choses que nous n’aimons pas bien qui se profilent toutefois. Lors d’une soirée avec des amis, ils racontent ainsi leur histoire d’amour qui date d’il y a bien longtemps, puis parlent des souvenirs, notamment des souvenirs d’enfance de Jill ayant dessiné un clown contorsionniste. Un clown contorsionniste !

Si j’ai toujours détesté les clowns, je n’avais pas la moindre idée que les contorsionnistes pouvaient me faire peur aussi, même si j’ai toujours trouvé ça un brin dérangeant. Pas de surprise, donc, à découvrir qu’un clown contorsionniste, c’est exactement ce qu’il faut pour me terrifier. Jill a pourtant l’air de trouver ça normal. Durant la nuit, elle fait un drôle de cauchemar dont on ne sait rien, et on aperçoit un plan de la maison qui fait un joli tour à 180°. Chelou.

Le lendemain, Tom va dans le sous-sol, on ne sait pas trop pourquoi, et a la surprise de découvrir… une porte. Une jolie porte bleue, certes, mais elle n’a rien à faire là. Cela fait flipper un peu Jill et Tom. Ce dernier envoie donc un message à sa mère, pour savoir ce qu’elle en pense, comme elle a vécu là des années en avant. Elle n’a bien sûr aucun souvenir non plus de la porte.

Une porte ? Forcément, elle doit mener quelque part, même s’il n’y a aucun sens à avoir une porte ici. Aussitôt, le couple a envie d’ouvrir la jolie porte bleue. Ils y passent toute une soirée avec Jason, le meilleur ami de Tom et… ce n’est pas efficace du tout. Rien n’y fait : ni la hache, ni le pied de biche, ni les balles. Ils arrivent juste à abîmer la porte et à en faire tomber la poignée.

Tout de même quand Jason s’acharne sur la porte avec sa mitraillette, on voit bien que la caméra se concentre sur la réaction de Jill. Le courant se coupe et ils finissent par réussir à ouvrir la porte qui… mène à un escalier, descendant encore plus loin sous terre et menant cette fois à une nouvelle porte bleue, avec une empreinte blanche dessus.

Je vous jure, je suis pas facile à angoisser normalement, mais cette série le fait bien avec ses mystères qui paraissent vraiment 100% inédits. Contrairement à American Horror Story, je l’adore parce qu’elle propose souvent des histoires très originales, même si inspirées de légendes urbaines. Franchement, ça a l’art de me captiver.

Bon, ils n’ont pas de solution pour ouvrir la nouvelle porte, car les balles de fusil, ce serait risqué. Ils décident donc d’aller demander au voisin s’il veut bien leur montrer son sous-sol. Il accepte, étant un homme à chat un brin terrifiant, et… il n’y a pas de porte dans son sous-sol, même si clairement le sous-terrain semble mener sous sa maison.

Jill et Tom font donc tout ce qu’ils peuvent pour ouvrir la porte les jours suivants : serrurier, balles de fusil et scie, rien ne fonctionne. Mais ça attire la curiosité du voisin… et attise encore plus celle de Jill, qui frappe à la porte ; sans entendre que ça frappe en retour.

Finalement, cette porte finit par angoisser Jill qui va donc voir un psy. Ce dernier est toutefois persuadé que son angoisse vient d’ailleurs, et probablement de sa jalousie envers Tom. Oui, parce qu’en début d’épisode, elle l’a vu s’engueuler avec une femme, Sarah, donc elle est très suspicieuse, normal. On l’a aussi vu recevoir une lettre d’un certain Bill Hope, donc je n’oublie pas qu’il y a beaucoup de mystères à percer encore.

Quand elle rentre de chez le psy, elle tombe sur Tom lui affirmant qu’il se rend chez Jason. Oui, mais non : elle est prise de doute et elle décide de le suivre, pour mieux découvrir qu’il se rend en fait chez une femme plus âgée que celle avec qui il s’est engueulé et dont il a dit à Jill qu’elle n’était qu’une cliente.

Il y a du mensonge dans l’air, et ça donne envie à Jill de boire. Sur les nerfs, elle entend alors du bruit dans le sous-sol. Même son chien n’a plus envie d’y aller, c’est dire à quel point c’est une mauvaise idée de s’y rendre seule, de nuit. Elle n’hésite pourtant pas à le faire et cette fois, bien sûr, la porte s’ouvre.

A l’intérieur – et le jump scare est aussi prévisible que bon – se trouve bien évidemment le clown contorsionniste qui se jette sur elle. Elle l’évite et il s’enfuit, mais c’est juste terrifiant. Cette fois, ils appellent les flics, parce qu’ils ont quelque chose à leur dire… ouais, mais les flics ne peuvent pas faire grand-chose. Jill raconte rapidement au voisin ce qui est arrivé, ce qui attise nos suspicions envers lui, mais on comprend rapidement, rien qu’à la manière dont c’est filmé, que tout ça est en rapport à Jill, et rien qu’elle.

Elle passe une sale nuit, à dormir à côté d’un couteau et à refuser de déménager. Le lendemain, elle épluche les factures téléphoniques pour faire les comptes, et elle se rend compte que Tom appelle beaucoup Sarah. Elle le confronte donc quand il rentre chez lui, mais il ne lui raconte rien et se barre chez… Sarah Winters.

Suspicieuse, Jill l’est certainement, mais elle ne voit même pas ce que le clown est toujours là, à l’espionner. Elle décide donc d’aller confronter Jason pour savoir ce qu’il sait ou ce qu’il lui cache des tromperies de Tom. Bien sûr, Jason dit ne rien savoir et il appuie au contraire là où ça fait mal : la peur panique qu’à Jill depuis que son père l’a abandonnée petite.

Le tout vire rapidement à l’engueulade entre les deux amis qui ne repère pas que le clown contorsionniste est chez Jason et vole un tournevis dans le coin du cadre. Quelle angoisse. À ce stade, aujourd’hui comme la première fois, il est impossible de penser à quoique ce soit d’autre que ce clown qui se cache dans l’encadrure d’une porte pendant la dispute. Mais quelle angoisse ce contorsionniste.

J’ai beau savoir, les frissons sont là, confirmant que cet épisode est brillant : hop, le clown contorsionniste finit par débarquer au milieu de la dispute pour s’attaquer à Jason à coups de tournevis.

C’est violent, surprenant et très certainement douloureux pour Jason qui se défend comme il peut mais finit avec un tournevis dans le crâne. Et plutôt deux fois qu’une. Et plutôt trois… quatre… cinq… six… oh ça ne s’arrête donc jamais ? Ah, si : quand Jill demande au clown d’arrêter.

Celui-ci s’exécute, fait quelques pirouettes, un salut et se barre. Et putain, qu’est-ce que j’ai envie de voir la suite !


Épisode 2 – Where Do You Sleep Last Night ? – 20/20
Bien, cette saison est donc partie pour battre tous les records de moyenne du blog avec seulement six épisodes et déjà deux à 20. J’assume parfaitement cela dit, je suis à fond dans l’intrigue, au point de ne pas voir l’épisode passer. Tout est flippant et c’est un premier tiers de saison déjà très réussi. Certes, ça fait un brin moins peur maintenant que l’on devine de quoi il retourne… mais en même temps, ça réussit encore à me surprendre par quelques choix et quelques plans de caméra vraiment bien fichus.

Saison 4


02

He’s uh… pretty distinctive. He’s a contorsionist clown.

J’aurais cru que Jill quitterait les lieux en courant, mais non : elle appelle les flics et se fait interroger un long moment par eux, suffisamment pour que Tom la rejoigne et assiste à un bout de ce questionnement répétitif auquel elle fait face. Il se rend compte qu’elle est suspectée, et il ne comprend pas pourquoi. Bon, quand même, il y a de quoi : elle a assisté à un meurtre hyper violent sans la moindre égratignure. Des voisins ont vu l’agresseur s’enfuir, donc il est au moins certain qu’il existe, c’est déjà ça de pris. Quant à l’enquêtrice, je tiens à dire qu’elle me fait presque autant flipper que le clown – elle est super étrange, je trouve.

En rentrant chez elle, Jill, qui s’est bien gardée de dire que le clown était un contorsionniste, se précipite au sous-sol pour voir si elle peut retrouver ses dessins de clown contorsionniste. Bien évidemment, la réponse est oui : le clown ressemble très exactement à celui qui vient de tuer Jason. Elle le vit assez mal.

Le lendemain soir, elle croise son voisin, toujours aussi étrange, et celui-ci sait tout ce qui est arrivé, bien sûr. Franchement, il y a de quoi déménager non ? Pas sûr. Il parle chien et rêves lucides avec Jill, histoire qu’elle puisse retrouver l’identité du tueur. OK, parfait. Les rêves lucides, j’en ai déjà fait un paquet, et si la saison prend cette direction, ça va être atroce.

À l’enterrement, je trouve que Tom n’a toujours pas l’air si dévasté que ça. Jill non plus, remarque, mais elle est terrifiée de ce qu’il se passe, alors ça se tient. Tom craque plus tard, à regarder en boucle des photos de son meilleur ami.

Allons savoir pourquoi, dans leur maison immense, ils ont une baignoire à peine assez grande pour une personne ; alors quand Tom prend son bain, Jillian le regarde ; et elle lui demande s’il croit au paranormal et aux fantômes. Bien sûr que non ! Le problème, c’est qu’ils sont clairement dans du paranormal : Jill enchaîne les nuits agités et étranges où elle se souvient du clown dans sa maison d’enfance, sous le regard flippé de son chien. Il est malin ce chien.

Bien sûr, sa maison actuelle est surveillée par une voiture de police, mais ça ne l’empêche pas de mener son enquête et de retourner dans sa maison d’enfance pour revérifier sa chambre, dans laquelle elle avait vu le clown surgir de sa penderie. Malheureusement pour elle, même en trompant la surveillance de la propriétaire, elle ne découvre pas son bonheur dans la maison, puisque sa chambre a été refaite pour l’arrivée d’une nouvelle petite fille au rachat de la maison.

Elle n’hésite pas une seule seconde à s’infiltrer dans la baraque et à en arracher la tapisserie pour tomber sur… une porte bleue ! Avec une empreinte d’enfant ! Et quand elle ouvre la porte, elle trouve… des restes humains ? Son père ? On ne voit pas bien, mais ça ne fait pas rêver en tout cas.

Tout ça n’est pas suffisant pour casser sa libido, cela dit, et on la retrouve ensuite au lit avec Tom dont la mort du meilleur ami n’affecte pas non plus la libido. Magnifique. Bon, il finit quand même par lui demander ce qu’elle faisait chez Jason, et elle ne répond pas. Ah les secrets dans un couple ça ne sent pas bon. En même temps, Tom aussi a un secret, et un secret de taille : un bébé avec Sarah, rien que ça. Enfin, en tout cas, elle s’occupe d’un bébé métis…

Après leurs coucheries, Tom et Jill sont donc en froid : Tom quitte la pièce et Jill se rhabille tranquillement, sans même prendre conscience qu’elle est en fait surveillée par le clown. Elle finit toutefois par s’en rendre compte : le clown est dans la salle de bain et ça la fait flipper. Elle hurle en sortant de la pièce, pour aller chercher Tom.

Ils ont les flics devant chez eux, donc que font-ils ? Eh bien, Tom monte l’escalier en caleçon et avec un couteau évidemment. Euh ? Où est la logique ?! Franchement, même si c’est chez moi, JE ME BARRE VERS LA VOITURE DES FLICS. Non, lui, il monte vérifier ce qu’il se passe dans la salle de bain, en caleçon, pépère, genre tout va bien, NORMAL. Bon, il n’y a personne dans la salle de bain, bien sûr, donc Tom est plutôt blasé quand il en repart, mais quand même, c’est totalement ridicule comme réaction et ça devait être souligné.

Elle décide de parler de tout ça à son psy, et « tout ça », c’est Pretzel Jack, le nom du clown contorsionniste qui n’est autre que son ami imaginaire d’enfance, devenu soudainement réel quand son père s’est barré. Intéressant comme tout. Bon, le psy ne la croit pas et lui prescrit du Xanax, en revanche, ce qui n’était pas une bonne idée. Jill s’énerve, la lumière commence à vaciller et le psy s’en sort en vie uniquement parce que Jill se barre…

En rentrant chez elle, elle tombe sur le voisin et le remercie de son écoute. Hop, les voilà qui deviennent donc amis, et je le trouve louche, même si je doute que beaucoup de choses viennent de lui. Il gagne la confiance de Jill cependant, et elle décide donc de tout lui raconter. Oui, oui, tout, y compris le clown contorsionniste qui PASSIONNE le voisin. Celui-ci la croit bien évidemment et fait les mêmes raccourcis que moi – le clown vit dans le présent et est un gardien la protégeant de ceux contre qui elle est en colère.

Flippée pour son psy, elle retourne donc chez lui… mais il va en fait très bien. Après qui d’autre s’est-elle énervée récemment alors ? Tom ? Il retourne chez la femme plus âgée, qui semble bien sûr être la mère de Sarah, donc la grand-mère du bébé de Tom. Celle-ci ne trouve pas très bien qu’il cherche à voir son fils en cachette dans un parc… et se révèle finalement être un personnage différent et étrange : elle conduit Tom dans une pièce où il va pouvoir trouver sa paix intérieure en se déshabillant.

Ouep, mais bien sûr, Vanessa, c’est son nom d’après son ordinateur, filme tout ce qu’il se passe dans la pièce en question, et elle en profite pour se toucher en le matant. Merveilleux.

Finalement, il ne reste pas nu et enfile un maillot de bain en tout point similaire à son caleçon, pour aller se plonger dans une piscine à peine plus grande que sa baignoire (non, j’exagère, mais c’est vrai que sa baignoire est trop petite pour qu’il fasse la planche et se relaxe).

De son côté, Jill continue de passer du temps avec le voisin qui, puisque Tom n’est pas rentré quand ils reviennent chez eux, il l’invite à boire un thé pour continuer à papoter avec elle. J’vous le dis, il est bizarre ce type. Une nana me confie que son ami imaginaire d’enfance est un putain de clown contorsionniste, je ne reste déjà pas forcément seul avec elle ; mais si en plus elle affirme que celui-ci s’est matérialisé pour tuer des gens, je me barre !

Bon, bref, vous aurez compris, je me barre quoiqu’il arrive en fait, paye ton courage ! Il finit quand même par lui proposer de rentrer chez elle, où elle repasse au whisky et reçoit, sur l’ordinateur de Tom, un appel de… Sarah. Oups ! Elle apprend donc qu’il s’est approché d’elle et de sa famille… Hop, Jill nous pète un nouveau câble avec les lumières qui vacillent.

Aussitôt, le clown apparaît donc chez Susanne pour aller tuer Tom. Malheureusement, elle voit le clown. Terrifiée et en bonne américaine, elle sort son flingue, n’hésitant pas à lui tirer dessus à deux reprises. Elle n’aurait rien fait, elle aurait probablement survécu car le clown n’en avait rien à faire d’elle. Mais là, elle l’attaque, alors il l’attaque. C’est juste un combat inégal en revanche puisqu’il n’en a rien à faire d’être transpercé par des balles.

Susanne meurt donc comme une merde, hors écran, et on peut se concentrer à nouveau sur Tom, tranquille dans son bain, jusqu’à ce que la peinture sur le visage du clown lui coule sur le font. Là, Tom ouvre les yeux et réussit inexplicablement à échapper au couteau du tueur, récupéré dans la cuisine. En revanche, il n’a clairement pas le dessus à être dans sa piscine, et il finit l’épisode en très mauvaise posture, avec le clown essayant de le noyer ; et la caméra qui donne le tournis. Déjà la mort pour Tom ? J’ai envie qu’il survive un peu plus longtemps quand même, il y a beaucoup à faire, je trouve. Et puis, je sais pas, Jill pourrait être plutôt énervée après son père, encore en ville d’après ce que dit le voisin. Non ? Je vais garder espoir, il bouge encore pendant ce cliffhanger.

Saison 4

The Magicians – S04E02

Épisode 2 – Lost, Found, Fucked – 18/20
Oulala, la quête de la saison 3 étant passée de mode, cette saison 4 repart dans ce que The Magicians sait faire de mieux : le grand n’importe quoi. Cette fois, cependant, je suis totalement accroché à l’univers et j’en connais enfin assez pour suivre tout ce qu’il se passe, même si ça part dans tous les sens. Cela donne en plus l’impression d’avoir vu trois épisodes en un tant il se passe de choses. J’adore cette série, franchement – comment ça, vous le saviez déjà ?

Saison 4

Spoilers

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Well alone’s my jam, grenouille.

Est-ce que je me suis gardé cet épisode pour terminer une longue journée de boulot de la meilleure manière possible ? Parfaitement. Est-ce que je suis trop claqué pour profiter à fond ? Possible. Qu’importe, malgré un ordinateur faisant des siennes et une nuit de sommeil trop courte au compteur, je suis trop impatient de découvrir cet épisode pour aller me coucher sans faire play. Non mais oh ! En plus, ce titre d’épisode est tellement parfait… et le résumé l’est tout autant !

Ce tépisode reprend en se concentrant d’abord sur Eliot et Quentin qui sont désormais en Grèce. Quentin est beaucoup trop en calme en présence d’un tel monstre, je trouve, mais bon, admettons, foutu pour foutu, il n’a pas trop le choix de faire ce que lui dit le monstre et puis c’est tout. Y compris si le monstre lui dit d’aller pourchasser un cochon. Décidément, c’était un point de Bingo Séries vraiment beaucoup plus facile que ce que je ne pensais.

Quand il lui ramène le cochon, Quentin s’avère tout de même surpris de découvrir que le monstre veut qu’il le tue. C’était pourtant évident dès le départ, mais cette fois, Q refuse et pète un câble. C’est mignon cette naïveté : le monstre refuse de le tuer, mais il a tout de même besoin qu’il fasse le sacrifice qu’il lui a demandé de faire. Il lui brise donc les os du bras, Harry Potter style. Forcément, Quentin fait en sorte de récupérer ses os et… il tue le cochon.

Ensuite, il accepte de prier, et ça fait venir Enyalius, même si on ne sait pas trop qui c’est, et lui non plus. La seule certitude, c’est que le Monstre s’en prend à lui pour le récupérer, quitte à l’étriper comme le cochon avant lui. Bon, le Monstre cherche donc à récupérer quelque chose qui n’est pas là, et il s’amuse à torturer sa victime pour se venger.

Chez Marina, nos héros se réveillent sans même se rendre compte de l’absence de Janet/Margo. C’est quand même du grand n’importe quoi, ils étaient quatre, ils ne sont plus que trois et personne ne capte ? Ca sentait une fois de plus le sort tout pourri, mais non. En tout cas, l’intervention de Marina sur le sort interpelle Fog extrêmement rapidement : il lui passe donc un coup de fil sans même savoir à qui il s’adresse pour lui dit d’arrêter immédiatement ses recherches.

Cela la motive encore plus à en faire de plus précises et elle reconnaît immédiatement Penny grâce à ses tatouages. Elle l’invite donc à essayer de se téléporter, et c’est plutôt marrant. Je m’attendais à ce que ça prennent plus de temps quand même. Il ne faut pas longtemps pour qu’il maîtrise assez ses pouvoirs et soit dirigé directement vers Brakebills.

Marina en profite donc pour s’infiltrer dans l’école, endormir Todd et… injecter une seringue qui contient le même sort d’amnésie que celui dont sont victimes nos héros à Fogg. Ouep, il n’en faut pas plus que ça pour précipiter l’intrigue vers autre chose : Penny/Hansel comprend que Marina ne mentait pas ; Fogg avoue à demi-mot la vérité à Marina, mais il lui apprend également qu’il n’existe pas d’antidote à son sort.

Vexée, Marina se casse avec Penny, comptant bien surveiller Fogg tout de même en attendant que le sort agisse, d’ici 24h. Le tout est surpris par Todd, finalement réveillé et à qui Fogg intime l’ordre de ne rien dire. C’est évidemment peine perdue.

Todd s’en confie à Julia, sans savoir qui elle est puisqu’il croit toujours qu’elle est Kim ; et qu’apparemment, ils sont amis. Ce n’est pas la meilleure des idées quand on est l’assistant du doyen d’une université magique envisageant de disparaître le lendemain à l’aube que de commencer à révéler les secrets, je trouve. Ouep, Fogg abandonne tout espoir : il n’y a pas d’antidote et il fait ses adieux à l’ensemble des professeurs, tout en dictant ses mémoires à Todd. C’est génial à voir, franchement, je trouve que ça apportait un peu d’humour et je me dis qu’en 43 minutes, la série arrive vraiment à partir dans tous les sens.

Le soir, cependant, Kim/Julia vient voir Fogg parce qu’elle est inquiète de le savoir sur le départ. Il est le seul à croire en son potentiel, et il va se casser, donc forcément, elle a peur de ce qui va lui arriver. Cela peut se comprendre. Ce qui est bien, c’est que Fogg explique son point de vue à Kim : il a jeté un sort à ses étudiants préférés pour les protéger d’une mort certaine (certes) et il n’a d’autres choix que d’assumer de perdre son identité. Kim n’a aucune idée qu’elle fait partie des étudiants amnésiques, alors que c’était pourtant évident.

Tellement d’ailleurs, qu’elle finit par le comprendre et confronter Fogg – qui n’a d’autres choix que de lui révéler qu’elle ne se trompe pas et qu’il est honoré d’avoir enfin été son prof. C’est mignon tout plein dis donc. Bon, on a aussi une scène hors sujet où Fogg se prépare à mourir en demandant qu’on lui prépare un costard, et là, faut que j’avoue que même moi j’ai décroché.

En parallèle, Penny s’étonne de voir Marina faire autant de sacrifices pour eux, et elle lui affirme qu’elle est quelqu’un de bien. Moi, je me demande bien son intérêt sur le long terme. Sur le court terme, elle fait de Fogg un mendiant qui n’est personne d’autre que… son père. Et sinon, on découvre que Penny/Hansel a couché avec sa demi-sœur. Il a de la chance d’être dans une fausse identité quand même. Kady, en revanche, menait une vie parfaite, et c’est ça qui lui donne envie de tout quitter : c’est trop parfait pour être vrai. Elle est bien compliquée quand même. En fait, il n’y a que Josh/Isaac qui est content de son sort, parce que son plus grand souci dans la vie, c’est d’avoir un sexe trop imposant. On se croirait devant Future Man sérieux.

À Fillory, Margo découvre que la vie de Roi, ce n’est pas si exceptionnel que ça. Alors qu’elle boit de l’eau d’un lac, elle se retrouve absorbée par une drôle de créature mangeuse d’insectes qui la dégoûte, même si elle l’appelle Roi. La créature dit s’appeler Lord Fresh et en sait beaucoup, ce qui est d’une grande aide pour tout le monde. Bien sûr, il avait été prédit que la Roi de Fillory (mange ça, Bilal – pardon, mais j’ai la chanson en tête, fallait que ça sorte) serait amnésique et Lord Fresh sait tout du sort dont Margo est victime.

Grâce à cela au moins, on progresse dans l’intrigue, avec une Janet qui en apprend plein sur sa destinée compliquée à gouverner seule. C’est plutôt drôle, parce que plus elle en apprend, plus elle se met en  danger à cause du sort. Lord Fresh n’a par conséquent pas très envie de la garder chez lui où elle risque de tout détruire, donc il la renvoie dans un monde assez hostile dont elle ne connaît rien et où elle abandonne ses principes vegan par dépit et par faim, pour manger un poisson qu’elle n’arrive même pas à tuer – les animaux prennent un peu cher dans cet épisode quand même.

Sans trop de surprise, Margo se fait arrêter et est ramenée directement au château où Fen est bien devenue reine. Et elle est sacrément géniale dans ce nouveau rôle qui lui réussit à merveille, avec des sautes d’humeur dignes du personnage. Heureusement, le retour de Margo, qui confirme en plus celui d’Ember (puisque la quête de Margo semble être de retrouver Ember) est une très bonne nouvelle pour Fen, et pour le Royaume. En effet, Fillory est confronté à un gros problème depuis quelque temps : il y a plus d’opium que d’habitude dans l’air, ce qui pousse les gens en s’endormir subitement ou à danser nu dans la rue. Et ça pose problème dans les deux cas.

Si Janet assure n’en avoir rien à faire, elle redevient vite la Reine qu’elle est censée être, surtout que Fen est obligée de la reconnaître. Au-delà du sort qui indique qu’elle est très probablement Margo, sa réparti n’a pas changé et c’est génial. Elle décide donc de mener l’enquête pour retrouver Ember, tout en essayant de comprendre ce délire du trop-plein d’opium – malheureusement, ça ne semble pas l’affecter plus que ça alors qu’il y aurait eu du potentiel.

Pendant ce temps, Kim/Julia ne lâche pas l’affaire et interroge Todd à Brakebills pour en savoir plus sur le sort. Grâce à ça, elle réussit à lui faire le morceau : Fogg aurait une batterie perpétuelle, ce qui intéresse drôlement Kim. En revanche, dès qu’elle la touche, elle se fait tuer… et ressuscite. Elle décide donc de provoquer une surcharge magique pour voir ce qu’il se passerait, quitte à mourir en boucle. Bref, The Magicians, quoi, mais l’humour fonctionne ; avec Todd qui finit par se faire tellement chier qu’il ne s’occupe plus d’elle.

Il a tort, parce que son plan fonctionne : elle réussit à affaiblir la batterie perpétuelle au point que celle-ci fait une surcharge et arrête de fonctionner Après ça, tout le monde récupère donc son identité, et c’est assez cool : Todd s’aperçoit que Kim est Julia, Fogg retrouve déjà son identité, juste après l’avoir perdu. Brian redevient Quentin et est tout aussi prisonnier que lui vis-à-vis du Monstre. L’avantage, c’est que ce dernier est fan de Quentin, ce qui fait qu’il se confie à lui comme à un ami.

Le Monstre cherche donc à récupérer des savoirs, mais il ne sait pas lesquels. Quentin réussissait bien à apaiser le Monstre, mais il fait l’erreur de demander à récupérer Eliot (OK, je ship totalement)… et ça ne plaît pas au Monstre qui le téléporte chez Marina où tout le monde vient de retrouver sa vraie identité. Ils sont heureux de retrouver Eliot, mais ça ne dure pas : le Monstre n’est pas là pour jouer.

Margo ? Elle se réveille à Fillory face à Bacchus, un Dieu de la fête… qui n’apprécie pas le ton sur lequel elle lui parle. Par conséquent, il s’en débarrasse en la téléportant de nouveau, allons savoir où, alors qu’elle venait juste de récupérer sa couronne. Pas vraiment efficace comme gouvernement d’avoir un Roi qui se barre on ne sait où toutes les quatre secondes !

C’est aussi dingue comment les scénaristes s’amusent à séparer les personnages cette année – au moins, on a revu Fen. Oui, c’est dingue, et d’ailleurs Alice est toujours prisonnière de la Bibliothèque. Si je n’accroche pas à l’intrigue avec le co-détenu, j’ai trouvé ça très sympa de la voir se servir de son cafard pour pratiquer un peu de magie et espionner la Bibliothécaire avec un peu de magie qu’elle détourne depuis sa cellule. Bon, elle n’a pas servi à grand-chose cette semaine, mais elle avance… à pas de cafard, quoi.

Saison 4

 

Supergirl – S04E11

Épisode 11 – Blood Memory – 16/20
Je suis mitigé : j’ai adoré l’intrigue de cet épisode et les différents rebondissements proposés… mais j’ai détesté l’exécution. L’écriture n’était pas fluide du tout et beaucoup de choses sont précipitées, pour ne pas dire bâclées. Finalement, cela donne un bon épisode qui aurait pu être excellent – c’est juste dommage d’avoir tout fait tenir en quarante minutes quand il y avait de quoi en faire au moins quatre-vingts.

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It was your destiny to be my daughter. To be dreamer.

J’avais prévu de commencer ma soirée par le nouvel épisode de Charmed, mais eh, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis paraît-il. Me voilà donc devant cet épisode de Supergirl, curieux que je suis de voir ce qu’ils feront du personnage que j’ai mis à l’honneur hier dans ma Performance de la semaine.

L’épisode démarre une fois de plus en Russie, où la Kara blonde aux yeux bleus continue de s’entraîner et saigne du nez au passage. Elle est aussitôt amenée en soin intensif où on s’occupe tellement bien d’elle qu’elle finit par laisser des éclairs s’échapper de son torse. Cela n’a aucune espèce de sens, mais ça lance l’épisode puisque cet éclair finit par atterrir aux Etats-Unis dans les pilules de deux dealers qui les revendent à des étudiants un peu stupides finissant… complétement monstrueux, avec une super-force. Oups !

Pendant ce temps, Kara, Alex, Nia (mais qu’est-ce qu’elle fout là ?), Lena, J’onn, James et Brainy font une soirée jeu de société. C’est fou tout ce temps qu’ils ont pour faire ce genre d’activités dans cette série. Malheureusement, la soirée tourne court à cause des drogués : Alex est forcée d’aller s’occuper d’eux, et c’est tant mieux, parce que Kara est au bord de la dépression. Oui, la soirée jeu lui fait prendre conscience que sa sœur a oublié son identité secrète, mais aussi des détails importants de la vie de sa sœur, liés à Krypton.

Sans trop de surprise, elle s’en plaint à James, qui est le dernier à encore connaître son identité secrète, avec J’onn. Malheureusement, lui a d’autres problèmes à régler, avec une journaliste, Mackenzie, qui veut se mettre à enquêter sur L Corp et Lex Luthor. Woups. Heureusement, elle n’est pas si bonne journaliste que ça parce qu’elle surgit au beau milieu d’une conversation sur les souvenirs effacés d’Alex et semble ne même pas capter de quoi ils parlent. Du grand n’importe quoi cette scène.

Il se rend auprès de Lena pour lui en parler, et il la surprend en train de bosser dur : elle s’entraîne en fait à gagner la soirée jeu. C’est ridicule, mais ça m’a fait rire. Personne ne bosse dans cette série ? James le fait de temps en temps, mais il le fait mal désormais : il étouffe totalement le scoop de Mackenzie pour protéger Lena. Ce n’est pas bien malin quand même.

Aux toilettes de Catco, point de rendez-vous comme un autre, Kara tombe sur Nia, au téléphone avec Maeve sa sœur. Comme notre héroïne entend que le vol de sa nouvelle meilleure amie a été annulé, elle lui propose de l’emmener en voiture pour éviter qu’elle ne s’endorme au volant ou qu’elle ne puisse s’y rendre. Le roadtrip est l’occasion pour Nia de confirmer qu’elle est bien transexuelle – et j’imagine que le fait que seules les filles de sa famille ont des pouvoirs nous confirment que son choix est le plus naturel.

C’est une jolie manière d’affirmer les choses et de faire passer un message, je trouve, et c’est le cœur de l’épisode. J’ai beaucoup aimé : Kara découvre en arrivant chez Nia que seule une fille de la famille peut obtenir les pouvoirs. Or, on sait tous que Nia en a, puisqu’elle a rêvé elle-même de la mort de sa mère (qui n’est autre que celle de Meredith Grey, youpi) en chemin. C’est triste comme tout : Maeve est sûre d’obtenir les rêves et elle en parle à tout le monde comme d’une évidence.

Kara comprend bien pourquoi Nia ne veut rien dire de son pouvoir à sa famille, et elle accepte d’éloigner Maeve le temps qu’elle parle avec sa mère. Cela nous permet de mieux découvrir Maeve et la ville d’adoption de Nia, qui est une ville où les aliens et les humains vivent en harmonie. Bon, il y a quand même quelques agents de liberté en ville, sinon on n’aurait pas un épisode passionnant.

De son côté, Nia cherche à se débarrasser de ses rêves, mais apprend qu’elle ne peut pas faire autrement car sa mère lui explique que c’est une destinée. À voir Nia si déprimée par l’information, elle comprend donc que sa fille a des pouvoirs. Toutefois… La mère meurt sur le coup, parce qu’elle se fait piquer par une araignée. Hein ? En mourant, elle s’endort, et Nia aussi. Elles échangent quelques derniers mots d’acceptation, où la mère est fière d’avoir une fille aussi forte et héroïque que Nia. C’est mignon, mais alors dans le genre complétement perché et précipité, ça se place là.

La mère morte, Nia reprend ses cauchemars pour cette fois voir sa sœur être entourée de corbeaux. Rien que ça. Elle n’ose du coup pas tout avouer à Maeve – mais Kara la pousse à le faire, après la cérémonie d’enterrement. Oui, parce que la mère est aussitôt enterrée, hein, pas une journée à perdre ! L’enterrement se fait avec de jolis habits de cérémonies blancs et… ne va pas se passer tout à fait comme prévu. Heureusement, Nia a eu l’acceptation de sa mère et de son père dans cet épisode, parce que ce dernier a eu un rêve de la mère lui expliquant de donner l’héritage à Nia. L’héritage ? Un costume.

Pendant ce temps, au DEO, on continue à suivre l’enquête de la semaine qui n’est pas folle. Alex comprend qu’elle est cassée, et c’est encore pire. Elle demande à J’onn de venir l’aider, parce qu’elle a conscience qu’il lui manque une part importante de sa personnalité. C’est bien vu. Bon, cela nous permet de comprendre que Brainy sait encore qui est Kara, puisque c’est à lui que J’onn se confie. Il lui explique qu’il n’a d’autres choix que de mentir à Alex pour la protéger. Outch : il lui explique qu’elle va très bien et que rien ne lui manque… à part un partenaire.

Elle propose donc à Brainy de se rendre en cellule pour interroger les drogués qui y sont encore et sont redevenus 100% humain. Il obtient les infos nécessaires pour localiser les dealers, et c’est tant mieux : ils sont en fait en train de fournir de la drogue aux agents de la liberté qui veulent détruire la ville de Nia. Bien sûr, ils attaquent la ville au beau milieu d’un festival – mais le festival a été annulé par l’enterrement surprise de la mère de Nia (qui ne semble pas plus dévastée que ça par la mort de sa mère).

Nia sauve de justesse la vie de Maeve en interprétant à temps son rêve avec les corbeaux, mais cela signifie donc que Maeve découvre de la pire manière possible qu’elle n’a pas les pouvoirs qu’elle attendait désespérément. Sinon, la scène de bataille est juste un prétexte aux disputes entre sœurs : outre Maeve et Nia, on voit donc Alex et Supergirl être vraiment énervées l’une après l’autre. C’est une première d’en arriver à ce stade, et ça se fait devant J’onn qui n’a rien à faire là mais qui a été invité à l’opération du DEO par Alex – tu parles d’une directrice.

Bien sûr, Alex ne sait pas que Supergirl est sa sœur : elle apprécie donc bien mal qu’elle ne se fasse pas appeler Directrice Danvers par la femme d’acier. Pire, Alex s’énerve après Supergirl, menaçant même de l’arrêter parce que l’héroïne a utilisé ses pouvoirs sur elle. Comment ça, Kara utilise ses pouvoirs contre Alex ? C’est assez bien fichu : elle le fait pour protéger un extra-terrestre qu’Alex allait tuer, parce qu’il s’en prenait à une des humaines enragées par les pilules.

Tout ceci mène donc à une vraie dispute entre Alex et Supergirl, ce qui n’est pas sans rappeler les scènes oubliées où Lena n’avait plus confiance en Supergirl. La dispute est hyper blessante pour Kara qui comprend qu’Alex a complétement changé maintenant que ses souvenirs sont effacés : plutôt que de protéger les aliens et les humains de la même manière, elle privilégie les humains et voit le mal que peuvent provoquer les extra-terrestres. C’est embêtant.

L’épisode ne va pas trop loin sur le sujet, mais juste assez pour que ce soit horrible à vivre pour Kara. Ils aiment bien torturer leur héroïne après tout. Il est ensuite temps de conclure cet épisode et, décidément, tout me paraît bâclé et précipité dans l’épisode. On finit donc par Nia s’engueulant plus violemment avec une Maeve qui lui crache au visage qu’elle n’est même pas une vraie femme. Ah. Il fallait au moins ça pour que le message d’acceptation voulu passe, j’imagine. D’ici la fin de saison, elles seront probablement réconciliées…

Sur le trajet du retour, autre roadtrip, Kara pète donc un câble de voir Nia culpabiliser, être dégoutée de la trahison de sa sœur et surtout s’en vouloir de tout ce qui arrive. Si elle veut lui dire qu’elle la comprend, elle ne peut le faire sans révéler son identité secrète. Elle n’hésite pas à le faire et, ma foi, je trouve que Nia le prend super bien.

La toute fin voit Kara et J’onn s’inquiéter du changement de comportement d’Alex, mais il est difficile de faire quoique ce soit pour la récupérer puisqu’ils ne veulent pas lui rendre la mémoire. La soirée film qui suit pour les deux sœurs et J’onn est donc étrange – d’autant plus que je ne vois pas bien comment elle peut justifier son acceptation des pouvoirs de J’onn si elle ne sait pas pour Kara. En fait, c’est un peu le problème de cette intrigue de souvenirs oubliés : on peine à voir comment tout peut être raccord. Pas étonnant qu’elle pète un câble après tout ça, Alex.

On termine en Russie où l’on apprend que Kara bis est toujours inconsciente. Cela mène un Russe à appeler les Etats-Unis pour joindre quelqu’un pouvant l’aider. Qui ? Mystère pour le moment. C’est long, mais long cette intrigue en Russie… et la suite ne sera diffusée que dans trois semaines, super ! Merci le Superbowl…

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