You’re the Worst – S05E02

Épisode 2 – The Pin In My Grenade – 18/20
La série reprend enfin un format plus classique cette semaine, et ça lui réussit très bien : on retrouve tous les personnages au meilleur de leur forme, et ça faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Si toute la saison suit ce schéma, on est bon pour une fin de série qui sera parfaite et à la hauteur – même si oui, une partie de cet épisode allait trop loin. Too far but far too good.

Saison 5


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We’re eloping, suckers !

L’épisode reprend au petit-déjeuner d’une journée que l’on va suivre intégralement et avec un grand problème de vie de Gretchen, qui suit trop de sites pornos pour le bien de sa productivité. Bon, pas de surprise de ce côté-là venant de ce personnage : la scène sert surtout d’introduction au fait que Jimmy et Gretchen ont pris la décision d’annuler le grand mariage. Plutôt que d’en faire un grand événement (qui sera forcément ruiné par d’autres, en plus), ils ont pris la décision de se marier à l’arrache, sans inviter personne.

C’est une décision dans la lignée logique de ces personnages, et ça permet aussi d’enfin retrouver Edgar et Lindsay, cette dernière voulant organiser leur mariage pour son anniversaire. Elle s’énerve toute seule et le couple est déprimé par la décision de Jimmy et Gretchen, un peu comme s’ils étaient leurs parents. Et avec eux comme parents, on n’est pas dans la merde.

Ils prennent donc chacun la décision de convaincre leur meilleur ami de se marier, ce qui n’est pas un franc succès. Ils sont trop cons pour ça, et il n’hésite pas à s’échanger le rôle du plus idiot du groupe – c’était facile comme scène, mais ça fonctionne bien de les voir se renvoyer la balle au lit. Lindsay prend donc la décision d’aller voir Gretchen au travail pour lui donner une robe de mariée, histoire qu’elle ne soit pas trop stupide pour le jour de mariage. La robe vient du travail de Lindsay, donc ce n’est pas incohérent qu’elle en trouve une si vite…

Pour ceux qui veulent de l’incohérence, il y en a, ne vous inquiétez pas : ainsi, on voit Gretchen voler le bureau de son ex-responsable, enfin viré du boulot. Ouep, tous les hommes sont virés, et c’est grâce à elle ; donc toutes ses collègues la glorifient. Tout ça pour quoi ? Pour lui donner accès aux toilettes asiatiques présentes dans le bureau du chef, avec des jets d’eau et autres gadgets dont elle voit tout de suite l’utilité… pour son propre plaisir, évidemment.

Cela fonctionne bien, surtout quand c’est pour nous montrer Gretchen sur les toilettes alors qu’elle vient de tester sa robe de mariée. Avant ça, on a toutefois eu droit à une excellente scène où elle consultait de nouveau sa psy par Skype. Qu’est-ce que j’adore cette actrice/ce personnage. Quand elle apprend que Gretchen va se marier avec Jimmy, elle tente de lui dire de ne surtout pas faire ça, mais c’est déjà trop tard : elle s’est fait raccrocher au nez.

N’empêche qu’entre la robe de Lindsay et un colis qu’elle a reçu de son frère le matin même, Gretchen en arrive à envisager le vrai mariage : le colis contient un album photo de la jeunesse de la rousse, où elle imaginait un grand mariage. C’est donc sans surprise qu’elle préfère se faire plaisir sur les toilettes et bousiller la robe plutôt que d’aller à son mariage.

Est-ce que cela pose problème à Jimmy ? Non, parce que lui non plus ne se rend pas au mariage. De son côté, il est en rendez-vous professionnel où il apprend qu’un scénariste a été embauché pour écrire le scénario de l’adaptation de son livre. Et il le prend super mal. On lui dit bien qu’il peut proposer lui-même un scénario, mais voilà quoi.

Il se rend donc dans un bar avec Edgar pour déprimer, alors qu’Edgar veut en effet s’arranger pour qu’il choisisse de faire un vrai mariage, ne serait-ce que pour tous les gens qui veulent leur pourrir. Il n’y arrive pas, mais Jimmy est suffisamment doué tout seul : il se lance dans une énième histoire semblable à l’épisode 1 pour présenter son grand et beau mariage à l’ensemble du bar. Au point d’oublier de s’y rendre donc.

Comme il ne sait pas que Gretchen non plus, il se retrouve à stresser et flipper de se rendre chez lui, ce qu’on comprend bien. Il s’y rend toutefois et s’inquiète de l’absence de Gretchen : pour lui, elle a forcément imaginé qu’il l’avait encore abandonné, à l’autel cette fois. De son côté, Gretchen demande à Lindsay de la frapper et détruit sa voiture, juste pour faire croire qu’elle était dans un accident de voiture. Et le tout est conseillé par Lindsay, qui a la même idée qu’Edgar en fait.

C’est brillamment drôle à voir, même si la crédibilité d’une telle scène reste encore à prouver, parce qu’une voiture, ça coûte cher. C’est un mariage de rêve, cette affaire. Cela dit, ça fonctionne totalement comme blagues et c’était hilarant à voir. J’ai adoré ces scènes, et j’ai adoré encore plus le moment où Gretchen se retrouve confrontée à Jimmy et comprend qu’elle a fait tout ça pour rien.

Gretchen étant Gretchen, elle accuse finalement Jimmy de ne pas être venu non plus et tout ça finit par une révélation entre les deux sur leur désir, finalement, peut-être, tout bien considéré, qu’un mariage, ça pourrait le faire. Reste alors à fixer la date en regardant aussi ce qu’ils voulaient enfants pour se mettre d’accord sur l’organisation. La date ? Le 9 juin… c’est-à-dire 69 pour les américains !

Saison 5

You’re the Worst (S05)

Synopsis : En fin de saison 4, Jimmy et Gretchen décidaient enfin, après une longue saison d’errance pour les deux, de se remettre ensemble, alléluia. Cela se fait au détriment de Boone, le pauvre. Lindsay ? Elle avait la merveilleuse idée de proposer à Becca d’être la mère porteuse de Paul (ce qui n’a aucun sens ni logique… mais bon, c’est Lindsay). Quant à Edgar, il finissait sans ami, et n’évoluait pas tellement. Il devra se consoler avec le mariage de Jimmy et Gretch, prévu pour le mois d’octobre… il était donc plus temps que de nous sortir cette saison !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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Pour commencer, j’ai tellement été déçu par la saison 4 que je suis soulagé de savoir que cette saison 5 est la dernière. Cela dit, je suis à peu près sûr que je vais être au fond du gouffre quand la série sera terminée, car j’en ai adoré les premières saisons et que je compte bien sur celle-ci pour se remettre au niveau excellent des premiers épisodes.

Tout ce que j’en sais, pour l’instant, c’est qu’il va être question du mariage tant attendu parce que j’ai vu passer un tweet qui était une invitation au mariage de Gretchen et Jimmy. Je me suis senti un brin spoilé par la photo qui accompagnait le tweet, mais je ne vais rien dire car j’ai hâte de retrouver ces personnages, en espérant qu’ils arrêtent d’être de simples caricatures d’eux-mêmes. La fin de saison avait remonté le niveau, tous les espoirs sont permis.

Allez, j’appréhende un peu d’être déçu, mais je clique sur play sinon je ne le ferai jamais… Déjà que j’ai préféré bosser toute la journée plutôt que me jeter sur l’épisode, faut arrêter le délire à un moment !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

S05E01 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.
S05E02 – The Pin In My Grenade – 18/20
La série reprend enfin un format plus classique cette semaine, et ça lui réussit très bien : on retrouve tous les personnages au meilleur de leur forme, et ça faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Si toute la saison suit ce schéma, on est bon pour une fin de série qui sera parfaite et à la hauteur – même si oui, une partie de cet épisode allait trop loin. Too far but far too good.
S05E03 – The One Thing We Don’t Talk About – 15/20
Bon, force est de constater que je vieillis mal – ou alors c’est la série ? Je suis beaucoup moins fan qu’avant. Il me reste le personnage de Gretchen, il me reste le couple principal, mais alors autrement, tous les autres ont fini par me souler maintenant. C’est dommage pour une série qui a une époque était une de mes préférées.
S05E04 – What money ? – 16/20
Bien aidé par une situation de base originale et marrante, cet épisode remonte un peu en niveau, en rendant de nouveau ses personnages supportables. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble des directions prises par l’épisode, mais ça se tient du côté de l’humour, alors je peux encore leur pardonner, je pense.
S05E05 – A Very Good Boy – 14/20
Il est vraiment temps que ça se termine, parce que je trouve que la série en arrive à avoir du mal à rester fidèle à ses personnages dans cet épisode qui les voit agir de manière peu naturelle pour leurs caractères. Beaucoup de ficelles paraissent également beaucoup trop grosses et j’ai du mal à reconnaître la série que j’adorais. Certes, il y a de bons gags, mais il est loin le temps où j’étais mort de rire !
S05E06 – This Brief Fermata – 14/20
La structure de l’épisode a beau être sympathique, elle ne l’empêche pas d’être bien trop prévisible. Le problème, c’est donc que j’ai attendu toute une moitié de l’épisode une « révélation » qui n’en était pas une, avant de devoir attendre une autre moitié d’épisode pour en découvrir les conséquences. Et c’était donc déjà fini quand ça aurait pu m’intéresser. Ce n’est pas ça cette saison !
S05E07 – Zero Eggplant – 15/20
Il y avait de bons moments dans l’épisode, mais comme d’habitude, les deux trois gags qui prennent encore sur moi ne compensent plus toute la lourdeur de la série, ni ses défauts. C’est dommage. Je ne sais pas si c’est la série qui vieillit mal ou moi : peut-être que je suis moins fun qu’avant ; après tout, c’est une série qui part du postulat de nous présenter la vie merdique d’un couple destructeur, et plus je vieillis, moins j’ai envie de relations destructrices. Ou alors, c’est juste de plus en plus médiocre ; au choix.
S05E08 – The Pillars of Creation – 06/20
Ce qui devait arriver arriva : voici l’épisode hors sujet de la saison, celui se concentrant sur les personnages secondaires. Et comme prévu, il n’est pas au niveau lui non plus. Il ne reste plus beaucoup d’épisodes, mais vraiment, je me force de plus en plus à rester devant cette saison qui ne parvient pas à être au niveau. Une réalisation impeccable, ça ne fait pas tout.
S05E09 – Bachelor/Bachelorette Party Sunday Funday – 17/20
Ouf ! Voilà donc pourquoi je continue de regarder cette série. En capitalisant sur de vieux concepts, elle parvient à fournir l’un de ses meilleurs épisodes de la saison. C’est vraiment cool de voir qu’ils ont toujours en eux de quoi fournir d’aussi bons épisodes. Espérons juste que la fin de saison continuera dans cette direction.
S05E10 – Magical Thinking – 15/20
Je m’attendais à vrai dire à pire en lançant l’épisode, mais j’ai bien ri, même si une fois de plus certaines intrigues partent sévèrement en vrille durant ces vingt minutes. Je ne sais pas trop comment les trois épisodes restants pourront fournir une conclusion satisfaisante, mais cet épisode n’était pas trop mauvais, c’est déjà ça.
S05E11 – Four More Goddamn Days – 13/20
Ravagés. Ils ne sont pas les pires comme le suggère le titre, non, ils sont tous ravagés dans cette série. Et je crois que ça s’applique aussi aux scénaristes qui n’ont pas réussi à construire une dernière saison aussi intéressante que les premières. Le compte à rebours vers la fin est lancée, mais la vérité, c’est que ça me passe un peu au-dessus désormais. Je regarde encore parce que je ne vais pas m’arrêter si proche de la fin. C’est tout.
S05E12 – We Were Having Such A Nice Day – 13/20
L’avant-dernier épisode de la série ne redresse ni la barre, ni le niveau. Je ne suis pas fan des décisions prises du côté des intrigues de la saison, et c’est naïf d’avoir cru que ça pouvait encore changer pour cet épisode. Il faut me faire une raison, le dernier épisode approche et la série n’aura pas réussi à me rappeler ce que j’adorais tant dans les premières saisons.
S05E13 – Pancakes – 17/20
C’est improbable, mais ce dernier épisode mérite une bonne note puisqu’il réussit à surprendre tout en proposant une vraie conclusion à l’ensemble des intrigues. Clairement, il y a des choix que je trouve stupide pour cette fin de série, mais d’un autre côté, la série parvient à rester crédible, ce qui n’était pas gagné après les deux dernières saisons. Je suis content de pouvoir me dire qu’elle aura bien fini malgré tout, en réaffirmant une fois de plus la justesse de son titre.

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You’re the Worst – S05E01

Épisode 1 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.

Saison 5


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Do you think it’s because we don’t have a love story ?

La saison commence au cœur des années 90 dans un magasin où nous suivons deux vendeurs de VHS et albums qui sont en désaccord profond : l’un veut vendre un peu de tout et l’autre en a marre de se contenter de vendre uniquement les dernières sorties. Alors disons-le tout de suite, ce n’est pas parce qu’il y a un grand carton du film Buffy qu’ils arrivent à me convaincre que ça va être bien. Sans le générique, j’aurais fini par me dire que je n’étais pas sur le bon épisode, et pourtant si.

Après celui-ci, on retrouve le vendeur hipster avant l’heure qui est ravi d’enfin vendre la sélection de cassettes qu’il a fait de films à voir, qui s’inspire de la liste d’un prof de fac. Bon, pourquoi pas, j’aime bien les épisodes qui prennent un peu par surprise, mais ça s’annonce long : l’idée est de suivre la romance qui va s’instaurer entre ce personnage et l’acheteuse qui lui demande trouver un film totalement introuvable pour prendre un verre avec lui.

Heureusement, son collègue est capable de hacker l’internet, ce qui me fait au moins un point de Bingo. Les scénaristes partent dans un grand délire de réalité virtuelle où le personnage finit par dérober le film à un français, mais ça n’a plus ni sens ni cohérence, parce qu’il retire son casque de réalité virtuelle et se retrouve avec la VHS en main. Bien sûr, bien sûr. Il a au moins le film « The Intransigeance of Love » qu’il cherchait.

On enchaîne avec la mort de la Diana qui est l’occasion pour Jake, le vendeur dépressif, de retrouver la fille qu’il souhaite emmener boire un verre. La rencontre se passe extrêmement bien, malgré la circonstance étrange, mais est interrompue par un pote (ou le copain ?) de la nana qui n’est qu’un gros con avec Jake et son collègue, Greg. Ce n’est vraiment pas passionnant et ça accentue la dépression de Jake qui se retrouve à attendre encore et encore le passage de la nana pour regarder avec « The Intransigeance of Love ».

Elle met beaucoup, beaucoup de temps à le faire, mais quand elle vient, il cède immédiatement. C’est une nuit de pluie tout ce qu’il y a de plus cliché, il est question d’amour et rapidement, ils font l’amour et couchent ensemble. Après ça, elle se réveille affamée au milieu de la nuit et se dirige vers le comptoir du magasin. À la porte, elle aperçoit son mec qui vient s’excuser et hop, elle abandonne Jake.

Plus de la moitié de l’épisode est passée pour nous montrer ça, ce qui aurait pu tenir en quatre ou cinq minutes franchement.

Même si on aperçoit Gretchen et Jimmy nous expliquer rapidement qu’ils sont en train de raconter « leur » histoire, je ne vois pas bien l’intérêt de tout ça. Quand on reprend le flashback, on suit toujours la même histoire, mais cette fois-ci interprétée par Jimmy et Gretchen. Il est assez clair qu’ils racontent leur histoire d’amour à quelqu’un en modifiant totalement au fur et à mesure qu’ils improvisent, et en s’inspirant de nombreux films. Les deux personnages finissent par se retrouver pour un nouvel an ensemble, où ils ne font que se croiser et s’embrasser aux douze coups de minuits.

Evidemment, ils sont rapidement séparés par la force du destin, et tout les monde les prend pour des fous à ne pas continuer de se voir alors qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Quelques temps plus tard, « Gretchen » a fini ses études de cinéma et est devenue une réalisatrice de talent, qui propose le film « Le France » à un festival (Cannes ?). Là, elle reçoit une question d’un membre du public qui n’est autre que « Jimmy ». C’est totalement ridicule et une bien mauvaise parodie de Coup de foudre à Notting Hill, mais ce n’est pas fini.

Jimmy surenchérit en effet, avec une parodie de Fight Club cette fois, qui nous explique donc que le collègue de Jake/Jimmy n’a jamais existé. Sans déconner. Ils ont fait une parodie de deux des quatre films que j’ai revus récemment pour compléter mon poster des cent films à voir avant de mourir, là. Bon, il y avait plein d’autres références tout du long cela dit.

Leur belle histoire d’amour improbable s’arrête là, après deux bouteilles de champagne et bien des mensonges. Evidemment, ils sont toujours les pires : ils racontaient tout ça à des organisatrices de mariage qu’ils ne risquent même pas d’embaucher, profitant juste du champagne et passant leur temps à se contredire et essayer de casser l’histoire de l’autre, parce que ce sont Gretchen et Jimmy. OK, OK, l’alchimie entre eux est toujours là et cette fin d’épisode est excellentissime, mais j’ai du mal à pardonner ce début long et franchement frustrant pour une reprise. Au moins, ça me motive pour la suite : la parodie était vraiment réussie et ça veut dire qu’ils peuvent pondre d’excellents épisodes. La prochaine fois, j’espère juste un meilleur timing !

Saison 5

Supergirl – S04E06-08

Épisode 6 – Call to Action – 16/20
Une fois de plus, ça part dans tous les sens dans cet épisode de Thanksgiving qui relève malgré tout le niveau : les combats, les dynamiques entre personnages, les effets spéciaux, les intrigues… Tout semble gagner en qualité dans cet épisode que je ne peux que regretter de ne pas avoir vu avant. C’est la vie.

> Saison 4


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Most journalist are not me.

Allez, c’est reparti, parce qu’il faut bien se mettre à jour dans cette série à un moment ou un autre, avant de passer à la suivante. Et j’ai presque hâte d’enchaîner, parce que cette saison 4 commence presque à me lasser : on commence par l’attaque d’un couple d’extraterrestres qui ne faisaient que se promener dans un parc de nuit. Par chance pour eux, Manchester vient à leur rescousse, et par chance pour lui, il est secondé par Supergirl.

Ils découvrent ensemble l’existence des Enfants de la Liberté, grâce à des tracts anti-aliens signés Agent of Liberty, l’agent de la liberté, ça sonne moins bien. Peu importe, Supergirl ramène les tracts au DEO où Alex est à peu près aussi choquée qu’elle et où la Colonelle Haley leur ordonne de laisser tomber cette investigation. C’est d’un ridicule total : elle engueule carrément Supergirl de ne pas avoir respecté les protocoles. Protéger des innocents ? C’est n’importe quoi si on ne lui a pas ordonné.

Ben voyons ! Inutile de dire qu’Alex (qui ne la salue plus en sortant, d’ailleurs) et Kara n’ont pas du tout envie de l’écouter : elles missionnent donc Brainy pour qu’il continue ses recherches de manière discrète et secrète. Pas vraiment ses points forts, hein. C’est plutôt marrant et ça apporte un point d’humour tout au long de l’épisode où il bosse dans le dos de la Colonelle et apprend à mentir.

En parallèle, les préparatifs de Thanksgiving continuent malgré tout le bordel qui arrive sur Terre, et ça me rappelle que j’ai perdu bêtement des points de Bingo à avoir autant de retards dans mes visionnages. Ben fait ses courses comme tout le monde et rentre chez lui, tout heureux d’avoir de quoi le fêter.

Pendant ce temps, à L-Corp, Lena continue de faire ses expérimentations chelou avec son assistante. Son but ? Soigner le cancer. Et ça ne va pas assez vite pour elle. C’est tout l’inverse de sa relation avec James qui va trop vite : Lena essaye de manipuler James pour qu’il fasse ce qu’elle veut uniquement. Bref, elle a toutes les chances d’être énervée pendant tout l’épisode, parce que James n’en fait qu’à sa tête et veut juste rencontrer les terroristes.

Lena l’en empêche de manière simple : elle est sa boss après tout, donc il doit faire ce qu’elle dit, surtout quand il lui rappelle qu’il est au travail et qu’il sait faire son travail. Chiant jusqu’au bout le personnage de James ! Il doit donc être à deux endroits à la fois, et il se fait remplacer par Kara au niveau de l’interview organisée par Lena. Pas sûr que sa copine soit fan de l’idée, mais ça permet à Kara d’apprendre à mieux connaître Nia qui s’avère, soi-disant, narcoleptique. Je sens que ses fréquents sommes vont cacher autre chose, car je ne vois pas bien l’intérêt de son intrigue autrement. En plus, franchement, que ça justifie son invitation au Thanksgiving ? C’est ridicule.

Ridicule, oui, mais pas autant que 1/James qui promène le chien traceur d’alien d’un agent de la liberté et 2/Kara qui se retrouve dans une interview-débat contre… Ben Lockwood. Heureusement qu’elle est censée manquer de confiance en elle, hein, parce qu’elle gère à merveille le débat et les attaques de Lockwood… jusqu’à ce qu’il soit horriblement plus doué qu’elle.

J’onn ? On pourrait s’en passer dans cet épisode, mais il est toujours là et s’inquiète de ce qui arrive à Manchester : il l’invite carrément au dîner de Thanksgiving de Kara, c’est du grand n’importe quoi. De toute manière, Manchester est occupé à autre chose : il torture l’un des agresseurs de la veille qu’il a reconnu afin d’avoir des infos sur le groupe des Enfants de la liberté. Ce n’est pas fou, mais on apprend que le masque des méchants agents de la liberté a des lentilles.

Tout ça nous mène au dîner de Thanksgiving le plus étrange de la série – et comme ils l’ont tous été, ça veut dire beaucoup. Alors pêle-mêle, on a donc Nia qui y croise Brainy, Lena qui s’engueule froidement avec James, Manchester qui se pointe et rencontre Kara (l’hôtesse de ce Thanksgiving donc) et Nia qui ment à la mère d’Alex en lui disant qu’elle a déjà un médecin. Elle est cheloue, je vous le dis.

Le dîner ? Il n’en est qu’au toast que ça part déjà en débat sur les Enfants de la liberté, puis sur les expériences de Lena. Oui, du côté de L-Corp, Lena découvre que toutes ses expérimentations ne ralentissent pas le progrès de la tumeur sur le cœur qu’elle irradie d’ondes extraterrestres… mais qu’en revanche, elles permettent au cœur de ne pas brûler quand elle veut l’incinérer. Pas mal.

Et quand le dîner de Thanksgiving commence enfin, tout le monde met en commun les informations acquises dans l’épisode, leur permettant de comprendre que la ville va être mise à feu et à sang par les agents de la liberté. Ces derniers ont marqué les maisons des aliens à l’infrarouge. C’est ridicule comme intrigue, mais ça passe plutôt bien : les masques permettent de voir les maisons marquées et le but est d’avoir des milices qui attaquent ces maisons de « cafards ».

Le dîner tourne court : Alex et Kara s’éclipsent pour le DEO, James reprend son rôle de Gardien et Brainy va se promener dans les rues de la ville pour effacer les marques. On se marre bien : il met KO quatre agresseurs sans même avoir à les toucher, et ça marche bien. James ? Il se prend la tête avec Lena qui révèle enfin qu’elle est celle qui l’a protégé de conséquences judiciaires en fin de saison dernière. Il ne le prend pas bien du tout et ça lui met juste assez les nerfs pour aller exploser Tom, son contact enfant de la liberté.

Sinon, Supergirl se retrouve à se battre contre un dragon, et j’ai un peu la haine de ne pas avoir vu cet épisode quand je cherchais un dragon pour le Bingo ! C’est tellement improbable d’en avoir un dans cette série ! Cela donne un beau combat entre Supergirl et le dragon, mais le dragon est en fait un allié qui protégeait une famille d’aliens. Ce que Supergirl rate pendant son combat ? Manchester organise sa propre vendetta et tue quelques agents de la liberté de son côté, y compris celui qu’il avait prisonnier dans sa salle de bain. Merveilleux.

Parmi les autres conséquences de l’épisode, Alex informe Kara que Nia a menti à leur mère ; la Colonelle Haley est forcée de reconnaître que les filles ont fait du bon boulot (ça devient déjà redondant !) et James rompt définitivement avec Lena. Ouep, il préfère avoir un entretien avec Tom qui lui fait rencontrer d’autres agents de la liberté, en le remerciant de lui avoir sauvé la vie la veille car le reste de sa patrouille a disparu (merci Manchester). James se fait donc enlever en fin d’épisode et Lena vit désormais dans la peur ; la décidant à aller encore plus loin dans le protocole Harun-El. Bien, c’est parti dans tous les sens, mais ça l’a bien fait ! J’en oublie d’ailleurs de préciser que Ben Lockwood se voit proposer sa propre émission de télé. Youpi !


Épisode 7 – Rather the Fallen Angel – 17/20
Oui, les notes remontent : une grosse partie détachée du reste m’a énormément plu dans cet épisode ; alors que les deux autres sous-intrigues fonctionnaient bien sans être passionnantes en-dehors du moment-clé qui les réunissait. Celui-ci, le climax de l’épisode, m’a quand même bien captivé et je peux donc dire que je n’ai pas perdu ma soirée car j’ai trouvé ça sympa à voir. Et ce n’était pas gagné quand je me suis lancé !

> Saison 4


07

And by tomorrow night, Supergirl will be dead.

Dès le début de cet épisode, nous sommes en pleine action avec les agents de la liberté qui continuent de foutre la merde contre les aliens. Par chance, Manchester est toujours plus rapide que Supergirl en tout et elle arrive toujours à temps pour le sauver quand ça se passe mal pour lui. Il lui ment bien sûr et assure à Supergirl que tout ce qu’il veut voir, c’est les terroristes être trainés en justice. C’est juste dommage qu’il soit plutôt en train de les tuer, parce que Kara lui fait clairement confiance. Tout le monde n’est pas un gentil, hein.

De son côté, James rencontre pour la première fois l’Agent de la Liberté, c’est-à-dire Ben Lockwood avec son masque. Bien évidemment, il n’est pas si amical que le pensait James : il vient bel et bien de se faire enlever et l’on veut juste faire de lui un porte-parole de la cause terroriste. Pour ce faire, on lui fait croire que Tom est toujours de son côté : il découvre ainsi où ils sont (l’île sur laquelle les extra-terrestres devaient être accueillis pour l’immigration) et finit par accepter de rejoindre les terroristes pour que ceux-ci épargnent la vie de Tom, ce traître qui libère James ! Je ne sais pas, on dirait un mauvais mouvement de film, quoi.

Pourtant, on nous le rabâche à deux reprises dans l’épisode et ça permet à James d’être sûr qu’il n’en a plus rien à faire de sa réputation parce qu’il préfère sauver la vie de Tom que sauver sa réputation – ou plutôt celle du Gardien, dont Lockwood veut se servir.

À L-Corp, Eve annonce à Lena que leur cobaye humain est prêt à commencer les expériences, mais elle a quand même besoin d’un petit peptalk. Elle refuse de s’attacher au cobaye et est de plus en plus froide avec tout ce qui l’entoure. Elle est en train de virer méchante quoi, et c’est dommage, même si c’est bien mené, et mieux encore que l’an dernier, je trouve.

Elle se retrouve donc à traiter le sujet 0331, qui est bien sûr un « malade » qui a l’air en pleine santé et qui est charmant avec elle. Il l’est aussi avec moi, parce qu’il me donne un point de Bingo avec sa cicatrice. Il est tout gentil même s’il imaginait que Lena serait un homme et très rapidement, Lena s’attache à lui. Mentir sur son nom n’aide pas Lena à ne pas sympathiser aussi. Il est tellement fait pour mourir ce 0331, c’est triste, mais j’ai beaucoup aimé la manière dont il est amené dans la série pour servir de psy à Lena, l’air de rien.

Bien sûr, il est encore et toujours question de (mal)bouffe aussi entre eux. Comme elle est trop attachée à lui, elle finit par lui expliquer qu’il risque de développer des pouvoirs et d’un coup, il pète un câble, parce qu’il culpabilise d’avoir tué son frère en récupérant son rein. Ah et aussi, il ne voit pas bien pourquoi n’en avoir rien à faire de la vie d’une araignée fait de lui le candidat parfait.

Dans tout ça, elle décide donc d’apprendre son prénom, Adam, pour en faire un humain. Et puis, elle laisse tomber toutes ses défenses, une à une, et lui raconte comment elle a perdu sa mère à quatre ans. Elle n’a pas compris ce qu’il se passait quand sa mère est morte, et elle l’a regardée mourir sans appeler à l’aide… Puis, elle a été adoptée par les Luthor et s’est toujours vue en criminelle, même quand elle les haïssait tous et faisait ce qu’elle pouvait pour être meilleure qu’eux.

Après tout ça, Lena comprend qu’elle ne veut pas continuer l’expérience : tuer Adam, ce serait trop pour elle. Par chance, il ne voit pas ça comme ça : lui veut continuer l’expérience parce qu’il a enfin trouvé un sens à sa vie, même s’il a 15% de la chance de la perdre avec le rejet de sa greffe de rein et 15% de la perdre avec l’expérience de Lena. Franchement, ça commence à faire beaucoup de pourcentages, mais Lena se laisse convaincre par sa détermination. Espérons qu’elle ne le regrettera pas trop vite. En tout cas, c’était une partie vraiment intéressante pour la série, je ne m’y attendais pas.

Malheureusement, Adam ne survit pas à l’essai clinique dès la première injection. Ils nous le font mourir hors écran et c’est tellement triste de voir Lena annoncer sa mort à son enregistreur vocal, comme si rien n’était. Chapeau à l’actrice pour le coup, ce ne devait pas être un épisode simple, et ça passait bien.

Pendant ce temps, le reste de l’intrigue ne me bottait pas du tout ! Lockwood passe tranquillement à la télévision pour dire que Supergirl est le problème. Cette dernière est débordée par tout ce qu’il se passe dans l’épisode, mais elle finit par accepter de bosser avec Manchester quand J’onn lui dit qu’il a des informations sur les objets volés en début d’épisode et sur le cargo qui était une autre mission des Agents de la liberté.

Leur collaboration ne se passe pas très bien : Manchester est trop énervé pour Kara et elle n’aime pas le voir s’attaquer à un innocent pour avoir des informations. C’est triste… Elle rentre donc chez elle pour un dîner pas terrible post-Thanksgiving avec Alex et J’onn. Là, elle apprend que les agents de la liberté disparus ont été retrouvés morts. Et ils sont probablement tués par un homme ayant les mêmes armes que Manchester.

Malgré ses doutes, Kara décide de retourner le voir après un petit discours rassurant de J’onn. Dans le genre pas rassurant, elle apprend en revanche de la part de Brainy que les Agents de la Liberté ont en fait de quoi créer une mini-bombe nucléaire. Avec l’aide de Manchester, elle comprend donc qu’ils souhaitent faire sauter l’île des immigrés aliens, celle où se trouve James. C’est bien beau tout ça, mais elle fait une confiance aveugle complétement stupide en Manchester.

Le problème, c’est que celui-ci n’en a pas grand-chose à faire de la vie de Kara : il veut juste avoir de quoi venger Fiona. Pour rencontrer le leader des Enfants de la Liberté, il n’hésite donc pas à livrer Kara aux terroristes, qui sont en plus en possession d’inhibiteurs de pouvoirs. Ouep, Kara se retrouve à la merci des terroristes… qui décident de ne pas la tuer comme ça, ce serait trop simple.

C’est beaucoup plus rigolo d’attendre la nuit et de la filmer à l’intérieur de sa propre statue de la liberté, quand elle sera explosée par… Le Gardien. Ben oui, James accepte de faire tout ce qu’ils veulent, même ça, parce qu’il est sûr que personne n’est encore présent dans la tour. Et Lockwood ? Il n’est pas en train de parler à Manchester, non, il prépare son live où il compte bien présenter Supergirl comme une menace.

Manchester comprend vite qu’il a été piégé et fait ce qu’il peut pour obtenir le nom de Lockwood. Pendant ce temps, Supergirl arrive à se faire remarquer, malgré des pouvoirs très affaiblis, par un James qui fait tout le discours qu’on lui a dit de faire. Heureusement que la bombe a besoin d’être activée par quatre détonateurs, parce que sinon, elle serait déjà morte. Supergirl parvient finalement à se sauver et à balancer la bombe dans le ciel, donc tout va bien pour tout le monde, excepté Lockwood.

Et J’onn, aussi ! Il s’attaque à Manchester dont il ne comprend pas la trahison pour mieux se faire coincer par lui : il est armé d’une arme contre les télépathes comme J’onn et s’en sert pour le faire ressentir son besoin de vengeance. Bref, J’onn finit en larmes chez Kara parce qu’il a compris qu’il avait accordé sa confiance à la mauvaise personne. Il était temps de s’en rendre compte !

Et sinon, James essaye de se rabibocher avec Lena qui n’a pas spécialement le cœur à ça après Adam et Manchester a bien réussi à choper le nom de Lockwood, puisqu’il se rend à son usine familiale en fin d’épisode. Petit cliffhanger réussi ! Ah, il me reste encore à noter que Tom s’en est tiré et a aidé James à s’en sortir, donc j’étais mauvaise langue plus haut en pensant qu’il était un faux traitre. C’était juste mal écrit, apparemment.


Épisode 8 – Bunker Hill – 17/20
Un très bon épisode, dans la lignée du précédent. Les multiples intrigues entamées au cours de la mi-saison arrivent à leur conclusion (au singulier, oui) logique et j’ai trouvé tout cela bien plus efficace que l’an dernier. Le cliffhanger donne envie de revenir pour la suite de la saison ; un autre incite à regarder le crossover, et dans l’ensemble, le tout est cohérent.

> Saison 4


08

Reporting 101, when you get kidnapped, you’re on the right track.

Bon, je voulais voir ce troisième épisode hier soir et j’ai finalement préféré éteindre la télé en voyant l’heure tourner. Qu’à cela ne tienne, dès le réveil je me suis remis devant la série ! Cet épisode se concentre enfin sur Nia en nous prouvant qu’elle a bien des sortes de cauchemars-visions quand elle s’endort. C’était un peu ma théorie aussi.

Comme j’aime beaucoup le personnage de Nia, qui a du potentiel je pense, je trouve ça cool d’enfin avoir quelques pistes pour elle. Malheureusement, ça commence mal pour cette intrigue, avec une scène où elle se retrouve dans l’ascenseur de Catco avec Kara et James parlant de la vie romantique de ce dernier. Ce n’est jamais que son boss et c’est juste chelou. Bon, le but est évidemment de montrer que Kara remarque qu’elle ne va pas bien. Grâce à cela, elles peuvent donc parler un peu de la narcolepsie étrange de Nia.

Au DEO, Alex déprime de voir que tous les agents arrêtés proclament être Agent de la liberté. Kara, qui est sur tous les fronts, y débarque également et apprend de Brainy que Nia pourrait pourtant être la clé pour retrouver Agent Liberty. Allez, évidemment que dans le futur, il la connaissait. C’est abusé, mais je m’y attendais pourtant depuis un moment.

On s’éloigne assez vite du DEO où le président continue d’être un parfait abruti, s’inquiétant plus des sondages d’électeurs que de sa propre politique. Alex n’a vraiment plus grand-chose à faire cette saison et ils ont totalement abandonné son intrigue d’adoption au passage. Allez comprendre.

Pendant ce temps, Kara (encore elle !) et J’onn se mettent également à la recherche de Manchester, parce que ça sent bien la revanche toute cette histoire. Depuis sa voiture, Benjamin Lockwood est en train de partir en vrille, craignant d’être rattrapé après le désastre de l’épisode précédent. Il paraît surtout complétement schizophrène et il avait raison d’avoir peur car quand il arrive chez lui, il tombe sur Manchester. Celui-ci s’amuse à prendre le thé avec Lydia, la femme de Ben qui n’a aucune idée de ce qu’il se passe dans la vie de son mari. Et il s’amuse aussi à donner petit à petit des informations à Ben qui finit par comprendre qui il est.

La tension grimpe assez vite entre eux, mais elle est interrompu par J’onn qui envoie de temps en temps des appels télépathiques à Ben pour qu’il comprenne bien qu’il doit toujours respecter sa promesse envers Fiona, même si elle est morte. Cette intrigue ne m’aurait pas franchement passionné si elle ne recoupait pas de manière grossière et évidente celle de Nia : le cauchemar du début d’épisode où elle voyait une femme tuée par Agent Liberty ? Il s’agissait de Lydia, et Nia aurait mieux fait de voir Manchester pour tout comprendre.

Oh, bien sûr, la série ne nous dit pas immédiatement les choses de façon si explicite, mais c’est quand même évident dès qu’elle refait son cauchemar. Pourquoi le refait-elle ? Kara réussi à convaincre Nia de lui dire toute sa vérité : Nia est donc une alien et dans sa famille, les femmes héritent parfois du don de prédire l’avenir dans leur sommeil. Bon, du coup, c’est une alien trans ou on laisse tomber le fait qu’elle a changé de sexe ? Pas bien clair tout ça.

L’essentiel est qu’elle accepte toutefois de partir à la recherche d’une plus grande compréhension de son cauchemar. C’est là que Brainy a alors un rôle à jouer : il débarque chez Nia, tombant plutôt bien (littéralement) pour l’aider en focalisant son attention. Avec l’aide également de Kara, Nia parvient donc à prendre petit à petit le contrôle de son cauchemar, ce qui surprend Brainy qui sent clairement en elle le grand pouvoir qui la rendra célèbre dans le futur ; où elle se fera apparemment appeler Nura. Décidément, que de destins d’exception dans l’entourage de Kara !

Sans trop de surprise, donc, Nia voit donc le visage de la victime, mais pas nous, parce qu’il faut préserver le suspense. Elle aperçoit aussi un Manchester flou, qu’elle prend pour Agent Liberty, qui lui la braque. Brainy parvient de justesse à la réveiller avant qu’elle ne se fasse tirer dessus et cela les laisse donc sans la moindre piste. Pourtant, Nia dit savoir où aller pour retrouver la femme.

Brainy et Kara la suivent donc dans une rue où Supergirl comprend que des Agents de la Liberté les suivent. Elle s’arrange donc pour se faire kidnapper par eux alors que Brainy est censé distraire Nia. Bon, Brainy étant ce qu’il est, c’est l’ensemble du trio qui se retrouve kidnappé. Le but du kidnapping ? Découvrir la planque secrète d’Agent Liberty.

Finalement, ce n’est pas bien efficace, mais ça permet à Nia de développer à vitesse grand V son pouvoir : puisqu’elle voit le futur, elle peut prévoir la trajectoire d’une balle et se libérer grâce à elle. L’action démarre brusquement et hop hop hop, Brainy et Supergirl se retrouvent à mettre K.O les méchants comme si de rien n’était. Par chance, il y a plein de fumée et Nia ne sait pas encore que Kara est Supergirl. À ce stade, elle ferait franchement mieux de lui dire, je ne vois pas bien l’intérêt de lui cacher. Ce qui est cool en tout cas, c’est que grâce à tout ça, Kara découvre qu’ils sont dans l’entreprise familiale de Lockwood.

Il n’en faut pas plus pour que Brainy et elle comprennent qu’Agent Liberty est en fait Lockwood, ce qui est confirmé par un petit coup de poker d’Alex au DEO avec l’un des méchants arrêtés lors de l’épisode précédent. Hop, Kara peut donc s’envoler vers le lieu de l’action, laissant derrière elle son portable et ses lunettes qui vont probablement s’éclater au sol. Discret.

Cela dit, elle fait bien de s’envoler chez Lockwood, parce que la situation se tend là-bas. Manchester a en effet révélé à Lydia que Ben était un grand méchant meurtrier, réussissant même à forcer Ben à montrer sa planque, dans la cave. Juste après ça, il le force aussi à mettre son masque pour mieux le tabasser, puis menacer la vie de Lydia. Le problème, c’est alors que J’onn choisit ce bon moment pour se refaufiler dans la tête de Manchester.

Lockwood peut donc reprendre le pouvoir sur Manchester, le poignardant carrément. Cela permet à Lydia de s’enfuir, puis Lockwood fait de même dans la bataille qui les oppose. C’est là que Supergirl arrive trop tard car il n’y a plus personne dans l’abri anti-tornade/cave. Un petit appel de J’onn la remotive à retrouver encore plus vite Lockwood, puisqu’elle apprend que Manchester est avec lui.

Le reste du combat se déroule donc à l’usine où Brainy est en train d’expliquer à Nia qu’il est sûr qu’elle peut encore changer l’issue de son rêve. C’est mignon tout plein de les voir se rapprocher comme ça et il est fort possible que je sois en train de les shipper, lui qui vient du futur, elle qui voit le futur, c’est du tout cliché, mais ça fonctionne bien.

Bon, Supergirl débarque à temps pour empêcher Manchester de tuer Ben, parce qu’elle veut absolument emmener Ben en prison. Bizarrement, Manchester se révèle hyper prêt pour son combat avec Supergirl : il la maîtrise avec une petite bombe de poussière de lune puis avec l’équivalent DC de l’adamantium Marvel (du Ninth, un métal qui coince même Supergirl). Oui, vous avez bien lu, Supergirl se fait maîtriser en trois secondes par Manchester. Ce dernier peut donc poursuivre sa quête de vengeance et menacer de tuer Lydia…

Le tout pour être mieux interrompu par Nia qui lui envoie le crochet de son cauchemar à la gueule. C’était sympathiquement construit et j’ai aimé ce croisement des intrigues, même si c’est un peu gros que tous les personnages se retrouvent dans l’usine Lockwood en partant à pied de chez Ben. Jusque-là, il y avait besoin d’une voiture pour faire le trajet, quoi.

Toujours est-il que Manchester est maintenant à la merci de Ben qui a envie d’en profiter pour le tuer. Bien sûr, ce n’est pas ce qu’imagine Lydia pour son mari et ce n’est pas non plus ce que veut Supergirl. Cette dernière, toujours coincée dans son métal, décide alors de se mettre à voler, soulevant carrément toute une partie du bâtiment avec elle. Et le bâtiment est sacrément solide parce qu’il ne s’effondre pas au passage, alors qu’il n’était sûrement pas fait pour voler, surtout si on part du principe physique qu’il n’y a qu’un point de force qui le tire vers le haut. M’enfin bon, passons ces détails : cela permet à Supergirl de se libérer et de remettre le bâtiment au sol, manquant de perdre la vie de Lydia au passage, mais elle la sauve, c’est évident.

Hop, cette mi-saison arrive donc à sa conclusion : Manchester est ainsi envoyé en prison où il reçoit la visite de J’onn. De son côté, Ben est arrêté par la police lui aussi. On ne le voit pas arriver en prison, parce que les scénaristes préfèrent lui donner une petite réplique bien sentie à l’encontre de Supergirl : maintenant, le public connaît son vrai visage ; il est peut-être temps de chercher à savoir qui est Supergirl. Cette dernière s’occupe justement de mal embrouiller Nia sur Kara. Malheureusement, ce n’est pas très efficace à plus grande échelle : le Président demande à Kara de lui révéler sa véritable identité.

En effet, Ben Lockwood était une figure publique aimée par une grande partie du pays qui considère que les aliens sont un danger public pour le pays. Du coup, le président est forcé de constater qu’il n’y a pas de raison valable que Supergirl continue de cacher son identité. Comme elle refuse évidemment de lui donner, elle se voit remerciée et forcée de démissionner si elle ne veut pas entamer une guerre contre les USA.

Ce cliffhanger est plutôt bien foutu, sans oublier qu’il conclue ces huit épisodes assez bien : Nia retrouve un sommeil pépère, James est terrifié de constater qu’une partie du pays est contre eux et pour Liberty. De sa prison, Manchester voit Lockwood arriver en prison, où effectivement une importante foule, dont sa femme, l’attend pour chanter son nom. Supergirl le regarde depuis le ciel et elle n’est pas bien rassurée par tout ça. Tu m’étonnes.

La dernière scène nous introduit par ailleurs le cliffhanger qui se déroulera sur la Terre 90 et qui nous indique assez habilement de regarder Flash pour ne rien louper de ce qu’il se passera au prochain épisode. De mon côté, j’ai choisi de ne pas regarder du tout le crossover : je le verrais le jour où je me mettrais à jour dans l’Arrowverse, si ça arrive un jour. Il paraît qu’il n’y a pas eu de choses trop importantes dans la mythologie Supergirl au cours du neuvième épisode, je vais donc tout simplement sauter l’épisode et le voir plus tard.

Par conséquent, je considère que j’ai enfin rattrapé la série… une de moins, encore 17 à rattraper… hum !

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