Supergirl – S04E04-05

Épisode 4 – Ahimsa – 14/20
Ce n’est pas fou. On a des intrigues qui sortent de nulle part, trop de personnages à gérer en parallèle et un rythme haché par la multiplicité de ces intrigues et personnages. Cela me paraissait mieux construit avant ; là, on a surtout l’impression que les scénaristes galèrent à donner des scènes à tout le monde, dans un épisode où Supergirl est laissée de côté – probablement pour tourner le crossover.

> Saison 4


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These are tears of logic.

Ahimsa, Ahimsa, écoute-moi ! Pardon.

Avant de partir à ma soirée raclette, je me suis dit que j’avais bien le droit de me caler un petit épisode de cette série, ou plus si affinité, histoire de rattraper peu à peu mon retard. Au point où j’en suis, j’ai tellement de séries en retard, autant rattraper une à une, non ? En plus, le cliffhanger répété sur la survie de Supergirl m’inquiète énormément, vous vous en doutez bien.

Cela inquiète en tout cas les personnages, et ça énerve J’onn qui va jusqu’à casser une table, alors que James voulait redevenir le Gardien. NOPE. Non, les scénaristes s’occupent surtout du cas de J’onn. Maintenant qu’il est à la retraite, il se sent à peu près aussi utile que James et je comprends que ce ne soit pas évident à gérer. Les scénaristes l’occupent donc avec l’intrigue Fiona. Ce n’est vraiment pas fou : son mec attend J’onn chez lui pour récupérer des infos sur sa fiancée. Normal.

On apprend donc qu’il est Manchester Black, et comme je ne suis pas très comic, ça ne me disait rien du tout. En tout cas, l’intrigue a continué comme si de rien n’était et ce nouveau personnage a déjà rejoint le clan des personnages que l’on doit connaître puisqu’on le suit mener son enquête. Pendant ce temps, J’onn contacte l’esprit de son père pour avoir des informations.

Les deux obtiennent une nouvelle piste en même temps : le premier entend parler d’une certaine Mercy, évidemment, et le second entend la voix de Fiona dans sa tête.

De son côté, Supergirl se prend pour Iron Man : elle a une jolie armure pour respirer, et on la voit donc uniquement dans des plans depuis l’intérieur de son casque. Ce n’est pas fou, mais j’imagine que l’actrice était heureuse du congé. Peut-être que ça aidait aussi à tourner le crossover, je ne sais pas.

Ailleurs sur Terre, nous assistons à l’arrivée d’un voleur dans ce qui ressemble à une prison du DEO. C’est évidemment le cas : loin d’être un voleur, il est simplement un agent qui a changé d’allégiance pour prêter main forte aux méchants. Cela lui vaut de se faire tuer sans scrupule, même si ça ne plaît pas à Lockwood. Le but de l’opération ? Récupérer deux prisonniers, que Lockwood parvient ensuite, par un petit détour technologique, à contrôler.

Tout cela mène l’ensemble des intrigues au même point : un commissariat est attaqué. Le DEO fonce donc sur place pour récupérer le contrôle, et c’est justement là que Manchester et J’onn étaient aussi. Pas étonnant. Le combat est bien mené, avec des plans intéressants : Melissa Benoist est juste tournée à l’intérieur de son armure, donc on peut avoir aussi une figurante cascadeuse en train de se battre. Tout cela ne mène nulle part : ce milieu d’épisode conduit à Supergirl à moitié morte comme d’habitude parce qu’elle n’en a fait qu’à sa tête. Au lieu de rester sur la touche, elle a foncé tête baissée et respiré l’atmosphère.

D’ailleurs, l’atmosphère plein de kryptonite, on en parle ? Dans Smallville, on aurait toute une ville avec des capacités extraordinaires. Dans Supergirl, on a juste une héroïne affaiblie et une Alex qui se fait engueuler par sa hiérarchie, c’est-à-dire le président. Ce n’est pas surprenant : je me doutais bien que nous imposer un nouveau président comme ça, c’était forcément pour le révéler rapidement comme un antagoniste. Il fait péter un câble à Alex en tout cas, parce qu’elle est responsable de la merde de ces derniers épisodes. Cela change de voir ces deux sœurs se prendre la tête. Enfin, elles paraissent plus humaines.

À ce sujet d’ailleurs, Brainy se découvre humain, plus humain que ce qu’il voulait bien croire : Lena le découvre en train de pleurer sur le sort de Supergirl. C’est donc elle qui lui fait un petit discours de motivation pour qu’il récupère de l’énergie et de la détermination. Soporifique, désolé Lena.

Du côté des méchants, une division se provoque. Les Graves veulent juste montrer que les extra-terrestres sont les vrais méchants, mais Lockwood n’approuve ni leurs méthodes, ni le plan. Pas bien fou fou !

Pendant ce temps, J’onn et Manchester apprennent à se connaître. Ce n’était pas dingue, jusqu’à ce qu’on comprenne que la scène servait d’explications et de clé pour avancer dans la recherche de Fiona, d’ailleurs cherchée aussi par le DEO désormais. Manchester a une alliance qui permet à J’onn de réunir avec ses pouvoirs de méditation/télépathe Manchester et Fiona. Cette dernière leur apparaît comme un hologramme et leur donne juste quelques éléments de réponses pour savoir où elle est.

Le problème, c’est que J’onn est trop énervé par sa situation pour garder le calme nécessaire à la connexion entre eux. Passionnant : il s’en plaint à Alex qui, elle, se plaint en retour de ne pas bien gérer la pression de son poste. Que de construction psychologique dans cet épisode – je ne sais pas pourquoi ça n’arrive pas à me convaincre, jusque-là j’accrochais.

Comme il y a plein de personnages à gérer cette année, on a aussi droit à un détour par CatCo où Nia essaye de convaincre James de ne pas reprendre le costume de Gardien, quand il a évidemment envie de le faire. Pas si simple tout ça. Heureusement, on approche peu à peu de la fin : Fiona est retrouvée par Brainy qui ne trouve pas encore de quoi sauver l’atmosphère en le purgeant de kryptonite.

Malgré tout, Alex prend le risque de dire à Supergirl de l’accompagner. Ouep, Alex est prête à sacrifier sa sœur parce qu’elle lui fait confiance. Bon, comme Brainiac est en train de gérer la question de l’atmosphère, je ne m’inquiète vraiment pas plus que ça. Tout cela nous donne une bonne scène de combat au milieu de la fête foraine de la ville, où se trouve des peluches, merci pour le Bingo Séries ! Le problème, c’est que le Gardien s’y rend, énervant au passage Lena. Bon toute la scène d’action est sympa mais pas très utile avec un faux suspense.

On notera surtout que les méchants perdent, comme d’habitude, malgré les aliens complétement gérés par la pensée. Mercy et son frère se font tuer par l’un des prisonniers qu’ils avaient relâchés alors que Supergirl et Alex allaient enfin les arrêter. Super, merci !

Fiona ? Oh, ben Manchester et J’onn la retrouvent à temps pour la voir mourir. Non mais sérieux, c’est quoi l’intérêt de cette intrigue ? Je la croyais déjà morte, et je ne comprends pas bien pourquoi ce n’était pas le cas si c’était juste pour ça.

Il est alors temps de passer aux conclusions de l’épisode : Alex se voit perdre du pouvoir puisqu’elle a autorisé Supergirl sur le terrain malgré l’interdiction du président. On nous introduit à nouveau l’armée dans la série, avec le personnage de Lauren Haley venant superviser Alex. Manchester part dans une vendetta personnelle alors que Lockwood se sert de la réapparition du Gardien pour en faire un super-héros d’extrême droite. Pardon, un super héros anti alien et pro-humain. Déjà que Lena était énervée, cela ne l’aide pas !

En Russie, la Supergirl reprend du service, parce qu’elle a été sauvée grâce à un drôle de système dont on ne saura rien. Elle est toujours là, donc. Enfin, alors que nos deux sœurs partagent une tarte à la rhubarbe parmi les cinq préparées par Kara (rien que ça), l’ex agent du DEO qui a trahi tout le monde dans l’épisode 2 (et 3) se voit infiltrer le cerveau par un vers extraterrestre. Bon appétit.


Épisode 5 – Parasite Lost – 15/20
Léger mieux dans cet épisode qui continue son exploration des intrigues en cours pour mieux nous montrer ce que la série veut désormais être. Il y a l’air de rien une réécriture et un changement d’identité cette année ; on repart vers plus de simplicité procédurale malgré cette multiplication des personnages. Franchement, ça peut mener à de bons épisodes, mais ils galèrent à trouver leur rythme pour le moment.

> Saison 4


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Director Danvers, when you exit, you salute your ranking officer.

Oh, le soleil brille en début d’épisode pour tous nos personnages qui sont à faire une drôle de fête sur un toit. Brainy découvre ainsi l’alcool, ce qui le rend plus comique qu’avant quand il se découvre bourré, alors que tout le monde profite d’une belle journée pour boire, se rappeler de bons souvenirs et s’énerver sur les commentaires internet qui font du Gardien quelqu’un de peu fréquentable. Ah lala.

Nia rencontre ainsi tout le casting, qui boit tranquillement des mojitos rouges. OK. C’est chouette comme tout de voir tous les personnages ensemble ; c’est la première rencontre principalement, même si c’est aussi la deuxième de Nia et Brainy, qui sont plutôt mignons à flirter comme des gamins – mais des gamins étranges puisque Brainy a aussi stalké Nia comme jamais. Ce n’était pas la scène la plus utile du monde, mais j’imagine que le but est de nous faire apprécier tout le monde. Généralement, c’est synonyme de mauvaises nouvelles tout ça.

Pourtant, tout se passe bien pour eux : même Alex se rend compte que la colonelle qui semblait là pour la contrôler est finalement super sympa avec elle, la complimentant sur sa gestion du DEO. Merveilleux.

On est dans un épisode assez surréaliste après tout le reste des deux dernières saisons : Kara mène donc un reportage avec Nia. Incroyable, Kara travaille ! Elles interviewent toutes les deux un alien qui peut guérir des malades des pires maladies. C’est très procédural comme traitement et, si ça peut fonctionner, c’est assez étrange à voir. On sent une simplification des intrigues dont je n’arrive pas encore à savoir si elle me plaît ou non.

Du côté des méchants en revanche, rien ne va plus : l’ex agent du DEO, Jensen, peut désormais voler les pouvoirs des aliens, et il peut donc se transformer en torche humaine. Il s’attaque à un alien faisant du spectacle de rue, parce que c’est fun. Au passage, il vole quelques pouvoirs de Kara, puis ceux d’un métamorphe. Ouep, Jensen peut devenir n’importe qui, donc il s’enfuit sans mal et ça les laisse tous sur les fesses.

Jensen était censé être un simple humain, le voilà désormais alien, Alex ne comprend pas… et Supergirl a juste envie de l’attaquer, mais elle n’en a pas le droit, puisqu’Alex lui interdit. L’autre problème, c’est que Jensen a besoin de se nourrir de nouveaux pouvoirs s’il ne veut pas mourir vite.

J’onn ? Comme personne ne sait quoi en faire, il récupère le groupe de Fiona sur les aliens pas si anonymes. Cela lui permet de découvrir que l’alien interrogé par Kara, le guérisseur, est désormais malade. Hop, nouvelle intrigue pour ces deux-là. J’onn n’aura jamais été aussi actif et sur le terrain que dans cette saison. Grâce à sa télépathie, il découvre la personne à qui le guérisseur a pensé en dernier et grâce à Brainy, il la retrouve vite.

Aidé par Kara, il se rend donc chez elle et le duo découvre qu’ils ont affaire à la fille du guérisseur. C’est gênant comme tout, il a donc pensé à la fille qu’il avait abandonné avant de peut-être mourir. Quant au guérisseur, il peut encore survivre si on retrouve assez vite l’amulette qu’on lui a volé.

En parallèle, au DEO, les choses continuent de bien se passer pour Alex qui prend apparemment toutes les bonnes décisions. Cela lui laisse donc l’occasion d’aider Kara et J’onn en faisant ce qu’elle fait de mieux : elle leur ramène des pizzas et des bons mots. Purée, mais ils bouffent tout le temps et que de la merde dans cette série, c’est fou !

Bon, tout cela les aide pourtant sur l’intrigue du guérisseur : ils comprennent que c’est en fait la mère, l’ex du guérisseur, qui a volé l’amulette. Et elle confirme toute seule, n’en ayant rien à faire d’avouer qu’elle est une terroriste, finalement. Franchement. Bon, elle ne le dit pas comme ça, mais elle a bossé pour « Les enfants de la liberté » et c’est définitivement un groupe terroriste quoi.

James passe son temps sur internet et découvre donc Ben Lockwood commentant toutes les actions du gardien exactement comme il ne le voudrait pas – continuant d’en faire un héros défendant tout ce que James déteste. Oupsie. Never meet your idols ? Ben ferait mieux de le savoir : il s’arrange pour rencontrer une nouvelle fois James, qui se rend avec Lena à une réunion officielle. Et tout ce que fait Ben est… tenter de convaincre James de rejoindre sa cause. Ce n’est pas gagné évidemment.

Par chance pour lui, Jensen organise une nouvelle attaque juste au bon moment. Il peut donc pousser le Gardien à entrer en activité, et James est forcé de remarquer que, oui, il y a besoin d’un protecteur humain sur le terrain. Si ce n’est pas merveilleux tout ça.

La scène d’action est plutôt bien gérée, comme d’habitude. Elle voit toutefois Alex contredire les ordres du Colonel qui voudrait qu’elle tue Jensen en provoquant une explosion qui rayerait de la carte une bonne partie de la ville. L’aide de Supergirl et du Gardien n’y peut rien changer : c’est à Alex de prendre la décision car c’est elle qui a le canon en main. Elle s’y refuse, nous rappelant son vrai visage d’héroïne au grand cœur : elle parvient à convaincre Jensen de baisser les armes. Il le fait, oui, mais pas sans rappeler qu’il reste encore allons savoir qui pour gérer l’opération. Enfin, nous on sait : Ben Lockwood. Seulement, Alex ne le sait pas encore ; donc il faudra se contenter de ce sauvetage d’un quartier de la ville… et du guérisseur à qui J’onn rend son amulette.

La Colonelle révèle aussi son vrai visage, et elle n’est pas aussi sympa que le montrait le début d’épisode. En fait, elle déteste totalement J’onn qu’elle voit comme un mauvais directeur ayant employé des aliens. Oui, Alex prend évidemment la défense de celui qu’elle voit comme sa famille, mais le problème, c’est que la Colonelle reste sa supérieure. Et elle veut se faire respecter en tant que telle, avec les saluts que ça impose. Je ne sais pas trop où tout ça va mener, mais ça ne me passionne pas.

Du côté des conclusions de l’épisode, James se laisse a priori peu à peu convaincre par Lockwood, et ça fait flipper Lena de le voir atteint par la soif de pouvoir : plutôt que d’être du côté de Lockwood, il veut infiltrer son réseau pour le changer de l’intérieur. Elle, elle flippe car c’est dangereux, moi, je trouve ça cool, on va peut-être enfin avoir quelque chose à faire de James. Après 4 ans, il était temps, même si c’est pour qu’il passe du mauvais côté temporairement en prenant le risque de mourir… Limite, je veux bien même. Pour nuancer ce tour d’événements peu heureux, on découvre que Kara a un nouveau projet de journaliste : elle veut présenter la vie des extra-terrestres pour les montrer sous un jour plus humain. Et Nia fangirle totalement sur ce projet débile, ça promet.

Ah, sinon J’onn a aussi une nouvelle intrigue en cours : les aliens se tournent désormais vers lui en cas de problème.

> Saison 4

Supergirl – S04E02-03

Épisode 2 – Fallout – 13/20
Ah oui, c’est vrai : j’ai eu du mal avec le premier épisode, et j’ai toujours du mal avec le deuxième. Je pardonnais plus facilement que ça à la série avant, mais comme elle s’est séparée de mes persos et intrigues préférés en saison 3, j’ai du mal à accrocher là. Il y a de bonnes choses dans cet épisode, notamment du côté de l’humour, mais dans l’ensemble, ça ne m’a pas fasciné.

> Saison 4


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Humans seem to find calm in the consumption of food.

Vous ne rêvez pas, même si vous n’étiez peut-être pas prêt (moi non plus !), me revoici devant Supergirl. Et de manière étonnante, cet épisode commence à la Maison Blanche : c’est que la série a bien grandi maintenant qu’on est en saison 4 et qu’on a une présidente extra-terrestre ne respectant pas la Constitution (ben oui, il faut être né sur le sol américain pour être président). Que je me rassure, la série ose toujours le ridicule : alors que la présidente démissionne, le pays est divisé en deux et heureusement, Supergirl est là pour sauver les américains de leur propre drapeau leur tombant dessus. Ont-ils osé ce plan de Supergirl devant la Maison Blanche avec un drapeau en main ? Evidemment.

J’ai rapidement ri devant l’épisode comme ça, et j’en étais encore là quand Alex engueulait ses hommes au DEO (dont un certain Jensen qu’on voit plein de fois dans l’épisode) parce qu’ils parlaient politique sur leurs heures de boulot – et seulement pour ça, pas parce qu’ils étaient en train de regarder la télé. Bonjour la crédibilité. On reprend ensuite sur l’intrigue de la saison 4 pour l’instant, à savoir la recherche de Mercy, la sœur du terroriste arrêté dans l’épisode 1.

Cette saison 4 s’inspire clairement de l’actualité en nous proposant un pays divisé et assez raciste, même si ce racisme est anti-alien plutôt qu’anti-couleur. Et le pays est divisé en deux, sur une différence plus large que la simple dualité habituelle républicain/démocrate, avec plein d’extrémistes… L’actualité quoi. Et ça promet pour mes retrouvailles avec Lena, non ?

On la retrouve pour un fast-food avec Kara, parce qu’il est crédible qu’avec sa ligne parfaite, Lena soit une grande consommatrice de fast-food. Kara, encore, c’est une extraterrestre pourquoi pas. Bref, elle ne veut voir Lena que pour lui soutirer des informations sur Mercy, et ce n’est pas fou. J’ai du mal avec cette saison, décidément. J’étais plus concentré sur les fast-food au whiskey qu’autre chose, surtout que je cherche toujours mon point régime du Bingo Séries.

À Catco, James continue d’être inutile, mais on lui ajoute maintenant Nia pour tenter de l’occuper. Ce n’est pas gagné. Et ça ne peut qu’empirer quand Nia se rend acheter du café après avoir été surprise par son patron endormie sur son clavier. Sérieusement ? Deux motifs de renvoi en une scène, non ? C’est bien drôle quand même, surtout qu’elle tombe sur Brainy qui est dans le même café qu’elle pour acheter des pizzas à Alex, parce que la bouffe calme les humains. Bordel, j’ai décidément super faim maintenant, merci à cet épisode de ne pas me mettre au régime.

L’intérêt de tout ça ? Faire se rencontrer Nia et Brainy, évidemment, et nous montrer qu’elle est pro-extraterrestre. C’est marrant comme tout, parce que Nia est d’un coup hyper badass avec une personnalité de dingue : elle refuse de laisser voir Brainy être attaqué par le commerçant anti-alien et elle s’oppose à ce commerçant du haut de son mètre soixante. Qu’est-ce qu’elle doit lui faire peur avec ses menaces vides, notamment sur un quelconque article à venir. C’est ridicule… mais c’est tout à fait logique : cela pousse Nia à demander et insister auprès de James pour qu’il écrive un édito pro-alien, lui aussi.

On apprend donc au passage qu’elle est transexuelle, ce que je savais depuis un spoiler en mai dernier sur son casting. C’est bien amené, même s’il n’est pas crédible que son boss ne soit pas au courant de son passé, m’enfin, on n’est plus à ça près avec cette série. Le discours de tolérance était efficace, au moins.

De son côté, Mercy tue un homme dans un ascenseur, parce que c’est rigolo, et parce qu’elle veut son ordinateur. Elle a aussi de la kryptonite sur elle, et ça n’annonce rien de bon. En ce qui concerne l’ordinateur, le but est en fait de hacker L-Corp : c’est grâce à ça qu’elle peut pirater leur système et révéler l’identité de certains aliens, dont Brainy donc, en désactivant à distance l’appareil qui leur permet d’avoir une apparence humaine.

Le vrai problème de ce hacking, c’est que Lena est capable de l’arrêter depuis son bureau à L-Corp. Mercy est tellement pas contente qu’elle en explose son ordinateur portable (et la manière dont il se décompose au moindre choc, c’est parfaitement ridicule !) contre un mur et se rend elle-même à L-Corp. Nouveau problème dans la série, puisque Kara est toujours dans le bureau de Lena, avec également Eve, qui est de plus en plus présente et douée en informatique. Non, vraiment, je l’aime bien.

Kara ne peut donc pas se changer en Supergirl pour sauver son amie, et ça ajoute un bon humour à l’épisode, avec Kara cherchant pas tous les moyens à se séparer de Lena alors que cette dernière veut simplement garder Kara dans son champ de vision pour la protéger. En vérité, c’est Kara qui protège Lena et Eve comme elle peut, prenant discrètement quelques balles pour elles, quitte à tuer les hommes de main de Mercy sans le moindre scrupule. C’est du beau.

Tout l’épisode mène finalement à la révélation que le costume de la mère Luthor est encore en état de fonctionnement ; et même que Lena l’a sophistiqué pour le rendre encore plus efficace et performant. Elle peut donc s’en servir contre une Mercy qui tire de nouveau sur Kara et Lena. Cette fois, cette dernière se débarrasse de Kara, et ça permet l’arrivée de Supergirl qui arrête bien rapidement Mercy. Ce n’était pas la scène d’action de l’année, mais le but est de voir Mercy en prison avec son frère… histoire qu’elle charme Jensen, qu’on avait déjà bien trop vu pour qu’il n’ait pas un quelconque intérêt à un moment.

L’intrigue à Catco se termine autrement par une jolie scène de harcèlement contre un employé extra-terrestre qui pousse James à prendre position devant ses employés. Les scénaristes n’oublient pas non plus de régler le problème Brainy : son serveur habituel est un raciste qui le déteste désormais, et Brainy ne comprend pas comment cela est possible. Cela le casse un peu et lui fait conseiller de mauvaises choses à Supergirl, histoire qu’Alex s’inquiète pour lui et lui fasse un petit discours pour lui remonter le moral.

Problème ? Ils sont surpris par Jensen qui n’est pas vraiment pro-alien et voit d’un mauvais œil de découvrir la vérité sur Brainy. EUH ? Dans quel monde il vivait en saison 3 quand il se baladait sans ressembler à un humain ? Les scénaristes ne font pas dans la subtilité en tout cas : Jensen est clairement plein de haine, même quand Supergirl fait un discours plein de gentillesse, de moralité et de poneys arc-en-ciel qui redonne le sourire à Lena (ouais, elles sont quasiment réconciliées à ce stade) et motive James dans l’écriture de son édito. On l’a tous vu venir sauf Alex et Brainy : Jensen libère les prisonniers alors que Supergirl sympathise avec le nouveau président, au point de lui remettre sa cravate. Rien que ça.

Sinon, l’intrigue de J’onn à la recherche d’une serveuse n’a pas réussi à me passionner, même lorsqu’il revient au DEO soit disant pour aider Alex dans son poste de directrice. Je ne sais pas… Qui s’en fout ? Moi ! Cela l’amène en tout cas dans un gymnase plein de haine anti-extraterrestre, dirigée par… l’homme masqué qui bosse avec Mercy et Otis. Ces deux-là en profitent pour bosser sur un objet qui projette de la kryptonite dans l’atmosphère alors que Kara volait tranquillement dans les nuages nocturnes et pluvieux. Oups !


Épisode 3 – Man of Steel – 18/20
Ah beh voilà ! Énorme coup de cœur pour ce troisième épisode qui lance enfin la saison. Il aurait fallu commencer par là (non, ça aurait été hyper frustrant). L’épisode est hyper fluide, ne se disperse pas sur quatre intrigues inintéressantes et parvient à contrecarrer de nombreux défauts habituels de la série. Il en faudrait plus des comme ça !

> Saison 4


03

Why in the hell is the FBI working for Supergirl?

Le masochisme n’est pas mort : j’ai fait une bonne pause de 20 minutes avant d’enchaîner sur un nouvel épisode, malgré ma déception face au premier. Sans cette pause, j’aurais peut-être pu en faire trois, mais je n’ai pas eu le courage. Pourtant le cliffhanger n’était pas mauvais : il promettait un beau chaos et il nous le fournit dès la première scène de cet épisode. Alex apprend de Brainy que toute l’atmosphère est infectée de Kryptonite.

C’est pile à temps pour que John intercepte la chute de Supergirl : heureusement, elle était haut, très haut dans l’atmosphère. Alex est rassurée de savoir Kara en vie, mais même si elle s’occupe d’elle avec des lampes UV, elle n’est pas vraiment en plein contrôle de la situation. Brainy comprend bien que c’est l’appareil de la saison 2, utilisé contre la mère de Mon-El, qui a été adapté pour répartir de la kryptonite un peu partout, et il sait donc que ça vient de Jensen. Bref, Alex perd complétement la face face (oups) à J’onn et faudrait pas qu’elle perde aussi son poste au DEO.

Et alors qu’Alex se demande qui est capable d’une telle chose (ben, toi-même en saison 2 Alex ?) en regardant sa sœur souffrir, la série prend l’étonnant chemin du flashback. Après la fin de saison 2, la série nous renvoie à sa fin de saison 1 avec le ridicule discours télévisé de Kara. Ce qui est bien, c’est que cette fois, il est question de nous introduire des personnages qui ont trouvé ça aussi ridicule que moi. Certes, ce sont clairement des futurs méchants, mais c’est intéressant quand même de se sentir moins seul, non ?

Non, parce qu’ils sont des clichés d’extrémistes, surtout le père de la famille que l’on suit. Plus précisément, on suit le fils – adulte – emmenant son père au travail et tombant sur des employés d’une usine agressant d’autres employés… qui sont des aliens. Oh, le fils décide d’être d’abord gentil avec les aliens, mais malheureusement pour lui, les autres sont tellement méchants que ça se retourne contre lui : l’alien l’empale… juste avant l’arrivée de Supergirl et du DEO.

C’est Alex qui s’occupe du blessé, et mon dieu que c’était cool de retrouver la coupe de cheveux d’Alex à l’époque. C’était quand même bien mieux que celle qu’elle a aujourd’hui, désolé. Bon, et sinon, elle se présente comme étant du FBI à ce moment-là, et ce n’est pas la meilleure des idées : Ben Lockwood, le méchant à venir, ne comprend pas pourquoi le FBI travaille avec Supergirl. C’est la première graine de la haine qui est plantée là : le FBI, qui doit protéger les humains, protège aussi les aliens.

Bon, et sinon, notre petit Ben Lockwood fait partie d’une usine qui bosse pour un moment depuis L-Corp, mais maintenant que Lena débarque en ville, les choses vont changer. L’épisode suit une certaine linéarité, et c’est cool : cela permet de découvrir toute la vie de Ben depuis la saison 1. Et évidemment, il croise tout le casting principal.

Souvent, cela paraît forcé quand une série tente de faire quelque chose comme ça, mais ici, c’était plutôt fluide. Alors qu’on le voit tenter de s’accrocher à son idéal, même lorsqu’il donne cours à la fac, Ben Lockwood est ensuite confronté au discours télévisé de la mère de Mon-El. Et ça finit mal pour lui et sa famille : ils voient leur maison, leur dernière chance d’obtenir un prêt pour sauver l’usine, être dévastée par un combat entre J’onn et un méchant. Non seulement la maison est dévastée, mais en plus J’onn se barre sans se rendre compte qu’elle est en flamme. Oh, la haine qui arrive sans même que les gentils ne voient les dégâts qu’ils provoquent.

J’aime cet épisode qui sort un peu du manichéisme habituel et planplan de la série : il montre bien que l’Enfer est pavé de bonnes intentions. Oui, Supergirl fait sa morale et est toute gentille, n’empêche que sans s’en rendre compte, elle peut aussi faire de la merde, de même que tous les gentils. Voilà qui l’humanise, dans une saison ironiquement construite sur une opposition humain/alien.

L’ordre est rapidement rétabli, permettant à Cat de faire sa conférence de presse et à Ben de venir se plaindre à CatCo d’être invisibilisé dans les médias. Ben oui, il avait une maison et l’assurance ne couvre pas les invasions d’extraterrestre. Ben oui, c’est con, ça. Il s’énerve contre James, puis découvre que Lena Luthor dirige désormais CatCo. Et il ne l’aime déjà pas beaucoup, alors ça ne va pas en s’arrangeant.

Bien plus tard, on retrouve Ben en cours, et cette fois, il est à fond dans la xénophobie anti-alien. Ce n’est donc pas si étonnant de le voir ensuite être viré, mais j’ai adoré cette scène où l’on voit bien comment un professeur lambda peut d’un coup devenir le pire des extrémistes. Rien ne va plus dans sa vie, et il suit alors l’une de ses étudiantes extraterrestres dont il a décidé qu’elle était responsable de ce qui lui arrive. Comment reconnaître un extrémiste ? Quand il se met dans la merde tout seul, c’est toujours de la faute des autres, évidemment.

Il n’empêche qu’avoir un méchant construit dans cette série, c’est rare. Et tout un épisode sur les origines d’un méchant désespérément humain, c’est tout aussi rare. Oui, c’est ça que nous avons ici : une origin story. Et elle est efficace : Kara empêche Ben d’agresser trop longtemps son étudiante dans son bar karaoké et il se retrouve à distribuer des tracts anti-alien dans la rue quelques semaines/mois plus tard.

Au beau milieu du final de la saison 3, cela dit. Ce n’est pas la meilleure idée d’être dans la rue : un nouveau combat a lieu et il manque d’y perdre la vie. Pire encore : son père y perd la vie, et il ne veut même pas être sauvé (bon, ce n’est pas comme si son fils pouvait faire quoique ce soit pour lui cela dit). Dans les choses intéressantes, aussi, il a donné avant ça un flyer à Otis ! J’allais l’oublier avec la scène où il voit son père mourir dans l’effondrement d’un immeuble. Franchement, ça donne de la peine pour Ben, alors même qu’il est un connard fini.

Oui, oui, un connard fini : il se sert de l’enterrement de son père pour faire un discours anti-alien et il refuse l’aide financière de Lena dont il aurait bien besoin par pur orgueil, en profitant pour lui dire que les aliens ne sont pas des gens. Ah, le discours raciste de base, quelle joie !

Frustré par la mort de son père, il décide alors d’aller détruire son ancienne usine, rien que ça. Il le fait à base de cocktails molotov et manque de tuer un humain, ce qu’il ne trouve pas cool du tout… jusqu’à ce qu’il le reconnaisse comme étant un extra-terrestre, le même qui l’avait blessé en début d’épisode, le début de ses emmerdes. Et oui, il n’hésite pas à le tuer.

On le retrouve alors à continuer de distribuer des tracts, mais après le terraforming, la haine anti-alien s’est accentuée : il retombe sur la doyenne de l’université qui est désormais parfaitement de son côté car elle a perdu sa maison aussi. J’aime définitivement cette idée d’humaniser la haine, parce que c’est souvent ce qu’il manque dans les séries DC : les méchants aussi ont besoin d’une bonne raison pour l’être.

Tout fonctionne bien : c’est à ce moment là que Mercy contacte Ben pour qu’il rejoigne les rangs de son frère et elle. C’est génial car c’est présenté de manière fluide et ça explique les deux premiers épisodes à merveille : Mercy parvient à convaincre Ben qu’il n’a pas été très prudent jusque-là, laissant des traces derrière lui sur les lieux de ses crimes. Elle lui explique aussi que la présidente est un extra-terrestre et que Fiona, la serveuse que cherchait J’onn, est une extra-terrestre regroupant d’autres aliens pour se battre contre des humains – juste pour se protéger, donc.

Tout s’emboîte donc, le meurtre de Fiona par Ben, la contamination de l’atmosphère… On peut donc en revenir au début de l’épisode. Supergirl se meurt et Alex est totalement à court de solution. Elle contacte donc Lena qui propose de mettre Supergirl sous quarantaine. Cela donne quand même carrément l’impression qu’elle est mise sous cercueil, c’est peu rassurant.

L’épisode se termine de nouveau sur Ben qui empêche Mercy et Otis de tuer Jensen, parce qu’il n’a pas envie de tuer les humains, déjà, et parce qu’il a bon espoir de pouvoir entrer dans le DEO grâce à lui. Oh boy.

Me voilà donc à regretter de ne pas avoir le temps pour un troisième épisode. Et sinon, le clone de Kara, il résiste comment à la Kryptonite ?

> Saison 4

Supergirl – S04E01

Épisode 1 – The American Alien – 15/20
Je ne suis que moyennement convaincu par cette nouvelle mouture de la série qui continue de partir dans tous les sens et nous ouvre quatre ou cinq intrigues en parallèle sans forcément les ordonner. C’est un classique sur la CW, mais quand même, il y a des limites. En plus, j’ai eu du mal avec certaines dynamiques et changements mis en avant dans cet épisode. Il faudra voir ce que donnera la suite.

> Saison 4


01

May I breathe now ?

WTF ? L’épisode commence par nous apprendre que Superman n’est plus là et que Supergirl est littéralement partout à travers le monde. Même qu’elle parle espagnol et russe. Même qu’elle vole de la vodka et que tout le monde en est heureux. Surtout elle. Elle affirme à James que sa vie est plus géniale que jamais, ce qui annonce beaucoup de merde à venir, mais qu’importe, elle interviewe la présidente, normal.

On les suit ensuite à Catco, qui semble s’être agrandi pendant la pause. Lena s’est fait quelques vacances à Metropolis où s’est évidemment installée Sam avec Ruby. Comme prévu, la série nous débarrasse donc de Sam après en avoir fait un perso principal pendant un an. C’est bien dommage, mais vraiment pas une surprise.

On retrouve donc Lena au boulot à parler de ses amies, de ses vacances et à embrasser son mec. Dur, dur le boulot. James a révélé son identité au reste du monde, et cela le confronte à la justice. Toujours à Cat’Co, Kara rencontre Nia, une nouvelle reporter insupportable, mais drôle. Franchement, ça promet, parce qu’elle ressemble à Kara de la saison 1. La série nous ramène donc Cat’Co au centre des préoccupations de la saison, ce qui n’est pas plus mal, parce que Kara y est toujours plus supportable que Supergirl.

J’aime bien le personnage de Nia, mais elle pourra vite me souler aussi : elle apporte à l’épisode une touche de fraicheur sympa au départ, à parler des sujets de mode qu’elle aimerait traiter pour Cat’Co, mais elle semble aussi être là pour que Kara la prenne sous son aile et ça pourra m’irriter sur le long terme. Déjà, sur le court terme, la voir éviter de dire à James qu’elle veut traiter ce sujet parce qu’une autre s’est proposée aussi, ça m’a bien gavé.

De son côté, Alex a pris le contrôle du DEO avec sa nouvelle coupe de cheveux, et elle s’éclate à botter le cul de ses nouvelles recrues. La série nous ramène donc la présidente, et elle complimente carrément Alex alors que Brainiac prend la place de Winn de manière inefficace, forcément.

En parallèle, J’onn est à une réunion d’extraterrestres anonymes. C’est totalement inintéressant, franchement, mais à quoi je m’attendais, c’est J’onn après tout. L’idée est en tout cas de nous présenter un appareil permettant aux extraterrestres de se planquer ainsi qu’un scientifique extra-terrestre qui va être au cœur de l’épisode ensuite.

En effet, son laboratoire se fait cambrioler par deux méchants – dont un interne de Grey’s Anatomy ayant mal terminé – qui sont capables de mettre K.O Supergirl super rapidement grâce à deux ou trois appareils. C’est con, elle se disait pourtant en contrôle de sa vie, au point de se pointer en trois secondes quand le médecin l’a appelé.

Brainy aussi est capable d’être rapide pour assister Supergirl, mais ça énerve Alex plus qu’autre chose : il est loin d’être aussi efficace qu’elle ne le voudrait, et ils sont en problème de communication. Je sais que c’est censé être drôle, mais j’ai trouvé ça lourd plus qu’autre chose. Disons que j’y mettais toute ma mauvaise foi ?

Brainy ne met pas longtemps à repérer les deux méchants du jour et savoir qui il sont : les Grave, un frère et une sœur, qui bossaient avant pour Lex, puis pour sa mère. Supergirl lui rend visite en prison et tombe sur Lena. Ils sont toujours dans la subtilité pour la rendre méchante, dis donc !

Oh, et sinon, comme ça part dans tous les sens, J’onn se trouve une nouvelle activité : son pote extraterrestre s’est fait attaquer, le bar se fait attaquer, et il se convainc que les extrémistes anti-extraterrestres en ont après son groupe. Il se prend alors la tête avec Supergirl devant sa nouvelle copine.

La série n’oublie pas ses origines et propose aussi une scène sympa entre les deux sœurs Danvers : on a le droit à une petite psychanalyse d’Alex détestant Brainy (alors qu’elle a apparemment des rencards sans suite) et de Kara vexée par sa dispute avec J’onn. Ce dernier s’est mis en tête qu’il y avait des anti-extraterrestres partout et ça ne plaît pas à Kara qui a décidé que le monde entier était désormais bon. Bienvenue chez les bisounours. Sinon, faut qu’on m’explique les cheveux d’Alex qui semblent changer de tronche à chaque scène !

Le lendemain, Supergirl continue son enquête sur les méchants de la semaine et cela la mène à découvrir que J’onn avait raison : elle tombe sur un réseau de terroristes anti-extraterrestre et comprend qu’un sommet de la présidente est menacé par ce réseau d’humains tout ce qu’il y a de plus banal. Ah lala. Supergirl se rend auprès de J’onn pour avoir de l’aide dans son combat. Celui-ci refuse totalement de s’impliquer parce que son papa lui a dit de promouvoir la paix dans le monde et bisou bisou.

C’est juste insupportable. On retrouve ensuite Supergirl dans le bureau ovale parce que… pourquoi pas ? Elle essaye de convaincre la présidente d’annuler son sommet au Camp David, ce qu’elle refuse de faire et qui provoque bien des remous : elle y est évidemment attaquée, mais heureusement sous la protection de Supergirl et du DEO. C’est l’occasion pour Alex de nous montrer qu’elle est toujours aussi badass grâce à son costume lui conférant quelques pouvoirs et tout un tas de gadgets qui ne visent pas à tuer, mais simplement à se protéger. Mouais, la scène était sympa, mais un peu abusé.

Malgré tous les efforts du DEO, la présidente se fait tirer dessus malgré tout, mais elle survit comme c’est une extraterrestre. Kara poursuit alors le frère et la sœur, et cette dernière tire sur son frère pour avoir le temps de s’échapper : tout ça n’était qu’une mise en scène, un sacrifice prévu. Le frère se fait arrêter, mais il n’en a rien à faire car il affirme qu’une étincelle est allumée… Un message cryptique qui ne prendra sens qu’en fin d’épisode, avec le cliffhanger.

De retour au DEO, Alex découvre que Brainy a pris les affaires de Winn, parce que celui-ci a analysé sa non-entente avec Alex comme un signe qu’il n’est pas aussi cool que Winn. Bien vu, coco. Il n’empêche que je n’arrive pas à accrocher. Je sais parfaitement que c’est volontaire, et que c’était prévu de la part des scénaristes… mais bon quand même, je n’arrive pas à accrocher à Brainy, et il prend bien trop la place de Winn pour que ce soit oublié comme ça.

Sinon sur le deuxième jour, on retrouve encore Lena en prison avec sa mère qu’elle essaye de retrouver, soi-disant. Elle semble surtout être là pour obtenir des infos sur les affaires familiales, et ça pue la méchante en devenir. Pourtant, il est révélé qu’elle fait tout ça pour empêcher que James aille en prison : elle obtient des infos qui intéressent la justice pour éviter que celle-ci ne s’intéresse au Gardien. Mouais.

James est persuadé que la Justice ne le poursuit pas parce qu’il faisait le bien, et il remercie Lena de l’avoir laissé géré tout ça tout seul, ce qui est ridicule. Il devrait au moins se poser quelques questions sur cette manière dont toutes les charges contre lui sont abandonnées, mais non. Il apprend aussi qu’il ne peut plus être Gardien sans se retrouver arrêter par la police, ce qui risque de poser des problèmes. D’autres problèmes sont à venir : Lilian apprend rapidement que Lena l’a manipulée. C’est gênant.

Le cliffhanger nous révèle également que les méchants ont réussi leur coup : le monde entier que la présidente est une extraterrestre. Ils ont aussi enlevé Fiona, qu’ils n’hésitent pas à tuer. Plus précisément, c’est le grand méchant de la saison qui le fait, se disant être un agent de la liberté. Quant à la méchante Supergirl vue en fin de saison 3, elle est toujours là, et elle s’amuse à défoncer des murs, mais on ne sait pas bien encore son rôle.

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Fear the Walking Dead – S04E16

Épisode 16 – …I Lose Myself – 16/20
J’espérais que ça finisse sur un grand épisode comme celui de la semaine dernière, mais finalement, malgré un très bon suspens et de bons rebondissements, cette fin de saison n’a pas réussi à prendre autant que je l’espérais sur moi. Après une telle saison, il était dur de conclure de manière purement satisfaisante, et pourtant, j’ai l’impression qu’ils ont réussi à mener jusqu’au bout leur saison. La fin est assez naturelle et laisse l’espoir que la série parviendra à rester au-dessus sur la médiocrité ambiante de la franchise. On verra bien.

Saison 4

Spoilers

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Let’s find another reason to live.

Ce n’est une surprise pour personne, mais Al a survécu, et elle commence l’épisode en courant pour sa vie et en essayant de rentrer dans une voiture de toute manière coincée et ne la faisant pas fuir les zombies. Elle est rapidement cernée par ceux-ci et parvient à s’enfermer dans un garage sous-terrain qui ne sera qu’un refuge provisoire. Elle y trouve toutefois un talkie-walkie dans lequel elle donne sa position, ce qui est une mauvaise idée si vous voulez mon avis.

Rapidement, elle abandonne cette radio de fortune à laquelle personne ne répond, puis elle tombe sur une camionnette de télévision. Bref, c’est Noël : elle récupère une caméra et a clairement de quoi conduire et s’enfuir de là, même si on ne sait pas bien par quelle porte.

Quand on la retrouve, plus tard, elle revient avec une voiture de police à l’hôpital, probablement pour retrouver ses amis. Tout ce qu’elle trouve, ce sont les entrailles de Jimbo… et Jimbo lui-même, porté par Martha. Celle-ci déclare qu’elle aime bien Al, parce qu’elle n’aide pas les gens qu’elle filme, elle se contente de les filmer. Pourquoi pas.

Comme Al refuse d’être sa messagère, elle la laisse être bouffée par Jimbo, mais c’est mal connaître Al qui parvient encore à s’en tirer, à buter un autre zombie et à… ne pas tuer Martha, ENCORE. Arrêtez de la laisser en vie, putain ! Martha assomme donc Al…

…qui se réveille dans son van où June et John la mette au point sur la situation. C’est simple tout ça : Al survit contre toute attente et délivre le message de Martha, qui est une vidéo d’elle s’adressant à Morgan pour le menacer. Mouais. Morgan est complétement obsédé par la vidéo, c’est pire que tout. Il ferait mieux de tourner la page et de se barrer en Virginie comme il le souhaitait, même si je n’ai pas du tout envie de les voir arriver à Alexandria.

La vérité, c’est que Morgan culpabilise de laisser Martha derrière lui, parce qu’il se reconnaît en Martha : lui aussi a cru qu’il fallait tuer à tout prix un jour. Oui, mais qui s’en fout ? C’est frustrant après ces deux derniers épisodes qui étaient bons d’en revenir une fois de plus à Morgan et ses états d’âme. Je ne comprendrais jamais pourquoi ils ont décidé d’en faire un tel centre de la série : ça n’a pas de sens.

Toujours est-il qu’il abandonne le groupe pour aller chercher Martha et espérer la ramener. Je ne sais pas quand même, est-elle vraiment la bienvenue ? Faut croire, parce que John ne l’empêche pas d’y aller. Et il entre vite contact avec Martha qui lui donne RDV au kilomètre 54 de la route, youpi. Elle y a confiné Jimbo dans la voiture de police d’Al, et Morgan met fin aux souffrances du défunt (je sais pas, j’ai l’impression que les zombies souffrent, moi, ils sont toujours morts de fin).

Le kilomètre 54 ? C’est le bord de route où elle a perdu son mari… et sa dignité apparemment, parce qu’elle est écrasée au sol, face contre terre. Malgré tout, elle refuse l’aide de Morgan qui, en bon samaritain, prend la décision de la ramener auprès des autres. Pff, mais laisse la mourir purée. Il reçoit un appel de John… mais ce dernier ne parvient pas à l’entendre pour autant (ce qui est logique d’après Sarah). Passionnant.

Coincée, Martha finit par raconter sa vie à Morgan, c’est-à-dire la manière dont elle a perdu Hank, son mari, et comment elle s’est sentie faible. Elle en profite pour l’endormir et lui provoque un accident dès qu’elle en a l’occasion. Quelle connasse quand même. Elle veut le rendre fort cela dit, quitte à lui écrire sur la gueule. Morgan finit avec un morceau de fer dans la chambre, pour être certain qu’il ne puisse aider les autres qui viennent de lui envoyer un message d’appel au secours.

Le reste du groupe investit en effet une station-service du Mississipi dans laquelle il trouve carrément de l’électricité et de quoi se faire du café. Pépère la vie post tornade. Al y trouve aussi de quoi recharger ses mitraillettes, alors que Charlie se brosse les dents et que le trio de base de la série se cherche une raison de vivre maintenant qu’ils ont perdu leur château. John et June, eux, continuent de flirter dans les rayons de la station-service, et ils sont mignons comme tout, avec des répliques hyper clichées, mais fonctionnelles, il faut bien le dire. Ils finissent par ENFIN s’embrasser, alléluia.

Heureusement, ils sortent juste à temps pour voir Al s’évanouir face à deux zombies. C’était trop simple qu’elle s’en sorte si vite. Du moins, c’est ce que je pensais, comme eux tous, mais en fait non, c’est autre chose : ils se sont empoisonnés comme des idiots avec l’eau de la station-service. Bon, c’était une théorie, je ne sais pas. En pratique, ils s’avèrent tous complétement malades et plein de sueurs, ces idiots. Ils appellent donc Morgan au secours…

Oui, mais celui-ci est face à son propre problème, avec Martha le forçant à la tuer ou à la laisser le tuer. Le truc qui le pousse à finalement la tuer ?? Savoir qu’elle les a tous empoisonnés. Comme prévu, elle a mis de quoi tous les tuer dans les bouteilles d’eau, et maintenant Morgan sait ce que c’est. Malgré tout, quand il voit que Martha a écrit sur son visage, il prend son courage à deux mains et refuse de la tuer.

Il la menotte simplement pour s’assurer qu’elle ne tuera personne une fois transformée en zombie et… abandonne la voiture au passage. C’est complétement con de faire ça : il est obligé de se rendre à pied auprès des autres qui attendent un miracle pour s’en sortir. Le miracle s’appellera Morgan, ça va sans dire : malgré le bout de métal dans la jambe, il fait ce qu’il peut pour se rendre au Mississipi aider les autres en train de mourir. Parmi eux, on note surtout Al qui revient sur ses vidéos pour voir l’enregistrement d’un homme et d’un bébé.

Cela lui redonne des forces pour aller à la radio et parler à un Morgan qui déprimait. Et cette fois, il parvient à les contacter et se relever. Il leur explique donc ce qui les empoisonne et ça tombe bien : June connaît l’antidote et sait qu’ils ont un camion d’antidote juste devant la boutique. Il leur faut juste y accéder alors qu’ils sont cernés par les zombies. Pas simple tout ça.

Ils mettent au point un plan malgré le poison et leurs blessures et leur faiblesse générale. Tout se passe à merveille jusqu’à ce que Victor n’arrive pas à ouvrir le robinet d’ethanol du camion. Malheureusement, ça ne fonctionne pas et Al utilise les mitraillettes pour tuer tous les zombies… le problème, c’est qu’elle explose au passage leur réserve d’éthanol. June recontacte donc Morgan pour lui dire que c’est fini et qu’ils vont tous mourir sur place.

Il déprime un temps, bat quelques autres zombies et rentre à la station-service avec… un camion plein de bières. L’éthanol, ce n’est jamais que de l’alcool, et pour survivre, ils doivent tous boire de la bière, thème principal de la saison, comme par hasard. C’est franchement super gros et pas génial comme rebondissement. Même Charlie boit de la bière et survit dis donc.

Après tout ça et une fois tout le monde en vie, Morgan se nettoie le front, puis fait demi-tour pour aller retrouver Martha qui, sans surprise, a dégoté un moyen de se couper le bras pour ne pas rester un zombie qui ne tue personne. Morgan n’hésite pas à retrouver son cadavre et la tuer avant qu’elle ne blesse quiconque. Et ensuite, il l’enterre, rien que ça.

Après tout ça, il prend la décision de ne pas retourner à Alexandria : il veut désormais continuer à prendre la route et aider un maximum de gens en chemin, parce que Martha est devenue cinglée lorsque personne ne l’a aidé quand elle avait besoin. Le nouveau plan de Morgan ? Il a récupéré dans les cahiers de « l’ours polaire » la location de son QG et des cartons.

Le plan est donc de créer de nouvelles boîtes et un nouveau lieu de vie pour tous les réfugiés qui le voudront. Et même Al propose son aide : elle a les cassettes pour retrouver tout un tas de survivants qui pourraient en avoir besoin. Tout le groupe décide donc de suivre ce nouveau plan et d’investir les lieux ; puis de partir à la recherche de nouveaux survivants à aider. Fin.

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EN BREF – Quelle saison ! Je ne sais vraiment pas quoi en penser, parce qu’elle aura joué au yoyo du très mauvais début à la fin pas si exceptionnelle, en passant par quelques 20 au milieu. De choc en choc, de décès en décès, tout le casting ou presque aura été renouvelé cette année pour finalement aboutir à un nouveau groupe plus large et assez cool. Oh, je n’aime pas tous les nouveaux, mais dans l’ensemble, on a un groupe solide à la dynamique plutôt cool et que j’ai envie de voir rester ensemble un moment.

Cela restera la saison où on a perdu Nick, puis Madison. Non pas que Madison me manque, j’avoue. Ce n’est tout de même pas rien. Forcément, la saison était vouée à avoir une qualité fluctuante avec tant de changements, mais je leur tire mon chapeau d’avoir réussi à proposer quelque chose qui reste assez cohérent dans l’ensemble et qui mène à une très chouette fin.

Comme en saison 1, le cliffhanger est très soft : on nous laisse sur une lueur d’espoir quand on sait bien que ce monde et cet univers sont si pourris que les héros ne resteront pas longtemps dans cet état d’esprit. J’ai l’impression que la fin a été décidée quand les scénaristes ne savaient pas encore s’ils seraient renouvelés, car très clairement, cette saison aurait pu être la dernière : tous les bouleversements visaient à remonter les audiences, mais ce n’était pas gagné d’avance. Avec ce pari, ça passait ou ça cassait. C’est plutôt bien passé et il y aura une suite, mais j’imagine déjà certains abandonner la série à ce moment-là, parce que c’est peut-être la plus jolie conclusion que l’on peut avoir dans cet univers…

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Saison 4