The Affair – S04E08

Épisode 8 – 20/20
Eh bien nous tenons là le meilleur épisode de la série, avec humour, mystère, sensation et drama. La quête de la saison se poursuit avec un épisode à la structure inattendue et aux rebondissements ayant un impact impressionnant pour la suite de la saison. Le prochain épisode ne va pas être évident, je pense, mais je l’attends de pied ferme.

 > Saison 4


Spoilers

08.jpg

This day is endless.

Ce qui est bien avec cet épisode, c’est que le résumé nous sort des scènes des saisons précédentes qui permettent de voir à quel point tout ça était plutôt bien écrit. Je veux dire, le personnage d’Alison a parlé de son père avant cette saison 4 et je n’en avais aucune idée. Qu’importe, ce n’était pas non plus hyper important et ça ne répondait pas à mes questions aussi bien que l’épisode était censé le faire. En plus, Frankie me l’a énormément vendu sur Twitter, alors voilà, je voulais le voir.

Cole – Nous retrouvons ce personnage en premier à son retour de roadtrip où il a l’air de puer la mort et se change sur un parking, se couvrant grâce à sa portière… qui ne le couvre absolument pas du bâtiment le plus proche ? Complétement con comme idée, ça. Il est donc à la réunion à laquelle Alison devait se rendre avec Ben, mais il apprend que celle-ci ne s’est pas pointée au rendez-vous.

Par chance, il tombe sur Ben qui lui révèle qu’ils ont rompu avec Alison, parce que celle-ci n’appréciait pas qu’il soit marié. Cole en est plutôt heureux, jusqu’à ce qu’il apprenne qu’Alison s’est rendue à Los Angeles auprès de son ex-mari. Il appelle immédiatement Noah, qui ne décroche pas, avant d’avoir un appel de la mère d’Alison hyper rassurant.

Alison a laissé derrière elle son téléphone et son portefeuille. Noah ? Il le rejoint à Chicago parce qu’il ne se sent pas de faire seul les 18h de route qui l’attendent autrement pour rentrer chez lui. On voit bien que cela lui en coûte énormément, parce qu’il déteste toujours autant Noah, genre même plus que moi, ça veut tout dire. On n’avance pas vraiment dans l’histoire avec tout ça.

La série propose une ellipse de quelques heures et on retrouve donc Cole, Noah et Anton a une station-service. Cole reçoit un appel de Luisa, qu’il traite toujours comme de la merde, et fait la promesse à sa fille de rentrer bientôt avec sa mère. Ce n’est pas gagné du tout, tout ça. Le mystère reste le même concernant Alison, qui a donc disparue depuis trois jours.

Lorsque la mère d’Alison les rappelle, elle est surprise d’apprendre que Noah et Cole sont ensemble, mais c’est le cadet des soucis de Cole qui apprend qu’Alison a rencontré son père, que ce dernier veut son rein et qu’à Los Angeles, Vik lui a filé du Xanax. Ce pauvre Anton doit être complétement paumé dans l’affaire, mais ça rend le tout encore plus drôle.

Comme ils sont tous beaucoup trop crevés pour continuer le roadtrip vers chez le père d’Alison, ils décident de s’arrêter dans un motel où la réceptionniste prend Noah et Cole pour un couple gay en vacances avec leur fils, ce qui est beaucoup trop drôle. Cet épisode se révèle sacrément drôle sous tout plein d’aspects, et je ne m’y attendais pas. Les longueurs habituelles passent bien avec le développement du duo Cole/Noah, qui a toujours été sous-exploité pendant les saisons précédentes.

Les deux se détestent, mais ils sont capables d’être courtois malgré tout, expliquant à Anton des techniques de drague et en profitant pour se jeter des piques au passage.

Cela permet une bonne analyse de la première saison et de leur perception d’Alison, même si le but premier de la scène est supposé être autre. C’est bien drôle parce qu’Anton les écoute alors même qu’il a déjà tout ce qu’il faut, à savoir le numéro de la réceptionniste, avec qui il couche ensuite tellement bruyamment que son père, propriétaire de l’hôtel, finit par débarquer, menant à une autre scène plutôt drôle.

Par la suite, nos trois camarades reprennent donc la route ensemble, ce qui permet à Cole et Noah d’avoir une conversation cœur à cœur sur leurs sentiments actuels pour Alison – et Noah dit bien que ça ne l’intéresse plus.

Le lendemain matin, il est temps pour Cole et Anton d’apprendre à se connaître mieux et bordel, j’aime vraiment beaucoup le personnage d’Anton. Bon, cela dit, merde, Anton finit par avouer à Cole que Noah est un bon prof. Il va falloir y croire à force. Le trio décide de rester ensemble parce qu’Anton insiste pour continuer l’aventure avec Cole plutôt que d’aller à Princeton.

Ils débarquent donc chez le père d’Alison où Noah accepte de rester manger, parce qu’accepter l’hospitalité permettra d’apprendre à mieux les connaître. Certes. Anton demande donc à prendre une douche, normal, alors que Cole bout de l’intérieur de voir le père d’Alison si détaché de la situation, si riche, si tranquille.

La situation dégénère jusqu’à un appel d’Athena annonçant la mort d’Alison, qui se serait noyée. Et elle appelle d’abord le père d’Alison plutôt que Cole ? Permettez-moi de vous dire que je trouve ça louche. On enchaîne alors sur le trio se rendant à la morgue (après une intervention comique d’Anton en plus, comme si le timing était à l’humour, sérieusement) pour identifier le corps. Cole veut bien sûr le faire, et plutôt que de se contenter d’une photo, il veut voir le corps pour être sûr que c’est bien elle… mais il en est incapable au dernier moment.

Il envoie donc Noah le faire et la série part dans une noirceur étonnante, une réalité crue, un suspense malvenu – et empiré par mon épisode buguant PILE au moment où le corps est sorti de son tiroir.

pire bug de l'univers.jpg
L’un des pires bugs de ma vie, je crois.

Et même si la série nous épargne son visage, les gros plans sont violents sur l’état du corps. Alison est donc… morte, Noah le confirme.

QUOI ? Cole blâme aussitôt Ben, qu’il accuse de meurtre, et le trio se rend sur les lieux où le corps d’Alison a été retrouvé. La police leur confirme que la piste du suicide est la plus logique, parce qu’elle a laissé ses affaires derrière elle, parce qu’elle a transféré de l’argent sur son compte, parce qu’elle a dit à la police en saison 1 qu’elle se suiciderait à 35 ans si elle ne se sentait pas mieux d’ici là.

Et même si Ben a un alibi, Cole n’y croit pas et veut aller le voir. Yep, Anton ne verra donc jamais Princeton à ce rythme-là. Cole pète un câble et interroge Ben avec violence, voulant absolument des réponses. Malheureusement, son alibi tient vraiment, parce qu’après avoir rompu avec Alison, il s’est remis à boire.

Cole l’accuse d’avoir poussé Alison au suicide, mais Ben le reproche à Noah et Cole. Ce dernier ne peut l’entendre et cherche désespérément quelqu’un à blâmer. C’est alors à Noah de se prendre un coup et ça vire à la baston, Cole reprochant à Noah de ne pas avoir agi, ou se le reprochant à lui-même, selon les envies d’interprétation.

Noah – Vraiment ? Une deuxième partie alors que l’épisode est terminé ? On y retrouve Anton et Noah dans un restaurant, après la baston. Alors qu’Anton va aux toilettes, Noah doit passer la commande auprès d’une serveuse qui lui rappelle douloureusement Alison – et il comprend petit à petit la réalité de la situation, craquant enfin.

Mais ?

Pourquoi une saison 5 alors ?

Vraiment, je ne m’y attendais pas. Tuer Alison est un rebondissement dont je ne vois pas bien l’intérêt. Le happy end est sérieusement compromis pour Cole ; il l’est aussi pour Helen avec Vik. La série s’enfonce dans une noirceur assez incroyable et j’ai du mal à me dire qu’on perd Alison alors que je commençais enfin à l’apprécier. Même si j’ai fait pause, j’en ai entendu assez du trailer pour l’épisode de la semaine prochaine qui nous ramène Alison et devrait nous révéler la vérité… mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de savoir comment elle est morte.

Une part de moi est encore dans le déni : ils peuvent bien nous faire croire qu’elle est morte pour échapper à son père ; Noah serait ainsi dans le coup allez savoir pourquoi et Athena préviendrait le père d’Alison avant Cole pour cette raison. Non ? Non, parce que l’actrice a demandé à quitter la série. Encore une. Pff, ce n’est pas ma saison.

Non, puis Alison qui se suicide alors que Cole voulait revenir avec elle et alors qu’elle était persuadée que ça n’arriverait pas… Ce n’est pas possible, franchement.

08-2.jpg

Saison 4

Face à un tel épisode, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

The Affair – S04E06-07

Épisode 6 – 18/20
Malgré quelques longueurs, cet épisode s’avère plus surprenant qu’une bonne partie de la saison en offrant de nouvelles révélations en cours de route. C’est bien simple, c’est toute la psychologie d’un personnage qui est remis en question dans la seconde partie de cet épisode, avec une journée bien remplie et pleine d’inattendus. En plus, la série en profite pour réaffirmer son principe de base et le perspectivisme. Les différences de point de vue et de récit d’une personne à l’autre, ça change toute une histoire ; et la vérité est parfois impossible à découvrir.

Saison 4


Spoilers

06

I know you know how to leave.

Allez, nous y revoilà, avec une bonne semaine de retard pour ne pas changer.

Noah – Alors que je prépare tranquillement mon programme pendant mes temps de pause, Noah continue de vouloir nous faire croire qu’il est un professeur merveilleux passionnant Anton. Ce dernier est un vrai petit génie, une fois de plus, et il fournit un excellent devoir à Noah qui se sent forcé d’aller immédiatement le montrer à Janelle. Celle-ci est en train de se faire engueuler par son boss, donc Noah prend la décision de l’interrompre, allant jusqu’à parler au big boss pour féliciter le travail de Janelle. Genre.

Bien que ce soit totalement un motif pour le renvoyer, il y a genre zéro conséquence si ce n’est que Janelle lui demande de frapper la prochaine fois, même si c’est pour lui donner un devoir de son fils sur le mal-être de celui-ci. Sans trop de surprise, cela permet à Janelle de revenir vers lui et de continuer à flirter avec.

Celui-ci refuse parce qu’il doit aller à un concert d’Ed Sheeran avec son fils, mais son fils est lui aussi dans son propre mal-être ; et il refuse de le voir une fois de plus. Oh, il finit par lui faire face pour lui dire de se casser, parce que c’est ce qu’il sait faire de mieux. Pensez-vous que Noah va se laisser déprimer par la crise d’adolescent de Trevor ? Pensez-vous qu’il va essayer de le comprendre, de l’aider, de l’élever ? Eh bien, non, il décide de se rendre chez sa boss.

Normal, quoi. Janelle est bien contente de le voir et elle lui raconte toute sa vie, s’énervant sur le devoir d’Anton qui la critique beaucoup et qui se ment à lui-même. Anton a peur d’aller à Princeton et il s’invente des excuses, mais elle sait qu’il peut y aller ; et Noah ne pense pas autrement. En même temps, il ne va pas dire le contraire d’elle quand sa seule intention est de coucher avec.

Il y arrive presque, mais ils sont interrompus par le retour d’Anton et son père. L’ex de Janelle le rencontre ainsi et ça tourne vite à la dispute familiale sur Princeton. C’est complétement con, mais ça sonne terriblement vrai ces disputes sur une orientation qui ne devrait pas être si problématique. En tout cas, Anton découvre qu’il n’aurait jamais dû faire confiance à Noah en lui confiant son devoir.

Malheureusement, Noah s’extirpe de cette situation de merde et se rend au commissariat où quelqu’un essaye de le joindre. Quelqu’un ? Alison ! Reste à savoir ce qu’elle fout là.

Alison – Oula, nous n’avons eu que 20 minutes de Noah, ça craint d’avance. On commence cette partie de l’épisode avec Alison rendant visite à sa mère avec sa fille. Malheureusement pour elle, sa mère est harcelée autant qu’elle la harcèle pour qu’elle trouve un mari. Curieuse, Alison laisse le téléphone sonner un moment avant de regarder de quoi il peut bien s’agir.

Le mystère s’épaissit assez vite quand le coup de fil semble la concerner, la stresser et l’intriguer. En effet, Alison est bonne pour… rencontrer son père, rien que ça. Celui-ci l’a en effet retrouvé et souhaite lui parler. Un peu d’histoire pour tout comprendre : la mère d’Alison était nourrice pour un homme qui a trompé sa femme avec elle, et tada, ça fait une Alison. Je ne vois pas bien l’intérêt de tout ça, mais on apprend donc qu’Alison a des frères, que son père s’est remarié et qu’il est malade. Eh oui, il a besoin d’un rein et avoir une fille lui est bien utile.

Bon, il a l’air tout gentil le monsieur, et sa nouvelle femme révèle même qu’il a sauvé Alison de la noyade, ce dont elle se souvient évidemment. Athena, sa mère, a une version totalement différente : elle dit avoir été violée quand elle était adolescente, être tombée enceinte et n’avoir eu aucun autre choix. Une histoire bien triste, donc, mais qui ne l’empêche pas de rire à l’ironie de la situation quand elle apprend que le père d’Alison cherche un rein.

Rire n’était pas la meilleure des idées pour cette pauvre Alison encore un peu plus perdue. En toute logique, elle décide de trouver un moyen de parler avec Ben, mais comme celui-ci semble filtrer ses appels, elle se rend sur son lieu de travail où elle rencontre… la femme de Ben – mon dieu, c’était Faith d’Unreal, en plus. Oh, quelle belle journée pour Alison.

Heureusement pour elle, elle a reçu un billet d’avion de Noah : elle n’est pas sans option pour changer d’air et combattre la crise d’angoisse qui monte en elle. La journée ne fait toutefois que commencer : une fois dans l’avion, elle rencontre un type charmant avec qui elle sympathise, n’ayant pas trop le choix de faire autrement après s’être réveillée sur son épaule. Elle se bourre la gueule comme elle peut dans l’avion et le monsieur charmant s’avère être un connard de plus aux mains baladeuses, ce qu’elle n’apprécie pas du tout.

Une suite d’événements et de gestes maladroits la mènent alors à blesser une autre passagère, à balancer son verre de vin rouge à la tronche de son agresseur et à se faire arrêter par le personnel de l’avion. Logique. Logique, mais pas génial pour elle qui se retrouve en cellule à Los Angeles où elle ne connaît a priori que Noah.

Celui-ci vient la chercher et décide de la ramener chez lui, tout en la questionnant sur ce qui a bien pu lui arriver. Malheureusement pour elle, la journée n’est donc pas terminée : elle repart en crise d’angoisse dans la voiture et Noah ne voit pas d’autres solutions que l’amener… auprès de Vik ! Aha, excellente mauvaise idée Noah, amène donc ta maîtresse chez ton ex-femme.

Helen se débarrasse bien vite de Noah quand elle voit qu’Alison n’est pas prête à lui parler de ce qui lui arrive, puis elle l’interroge à son tour. Je l’ai déjà dit devant beaucoup trop d’épisode, mais il est fou de voir à quel point Helen est un personnage que j’adore. Elle explique en effet à Alison qu’il serait peut-être temps qu’elle arrête de se voir en victime permanente et qu’elle prenne assez confiance en elle pour être une héroïne – ou en tout cas pour assumer sa vie et pour retourner engueuler Ben de lui avoir menti.

J’adore Helen. J’aime beaucoup aussi Alison cette année. Ce sous-entendu qu’elle a une vie de merde parce que son père a violé sa mère est un chouilla capilotracté, mais il a une certaine cohérence avec le reste de la série qui rend la psychologie du personnage intéressante… Et qui me donne envie de continuer malgré les longueurs de cet épisode.


Épisode 7 – 17/20
Purée, mais pourquoi j’aime tant cette saison ? Est-ce qu’il m’a fallu quatre ans pour enfin trouver que la série exploitait son potentiel ou est qu’il a fallu quatre ans pour qu’elle le fasse ? Bien que la chronologie des événements soient très floues dans cet épisode, le fil rouge de la saison se dévoile pleinement et réussit à m’intéresser. Bref, vivement la suite.

Saison 4


07.jpg

My life is a total fucking wreck.

Helen – Enfin un nouveau segment sur Helen, il était temps. L’épisode commence mal avec une Helen dans les magasins qui s’impatiente de voir un vendeur l’ignorer, qui passe un test de grossesse négatif et qui se découvre donc en pré-ménopause, ce qu’elle vit bien mal. Rien que ça ? Rien que ça, oui, ça et le fait qu’elle se remet à fumer pour supporter la passive-agressivité de Vik.

C’est un charmant cocktail d’événements qui la pousse à passer un peu de temps chez Sierra. Les deux femmes n’ont rien en commun, bien au contraire, mais c’est précisément ce qui les rapproche. Elles sont totalement différentes, mais parviennent à communiquer malgré tout, au point où Helen finit par accepter l’invitation de Sierra à sa retraite pour la pleine lune.

Dans la voiture de Vik les amenant à cette retraite, Sierra se confie à Helen sur ses remords d’avoir couché avec un homme marié dont elle adore la femme (ben voui, pff) avant de la complimenter tellement que je ne comprends pas comment Helen peut ne pas avoir la puce à l’oreille. Franchement. Bref, qu’importe, elles passent ensuite à la retraite spirituelle menée par Gaia, une ex-petite amie de Sierra qui finit encore à poil cette semaine, parce qu’elle n’aime pas porter de vêtements. OK.

Elle essaye de faire dire à Helen que Vik est malade, mais celle-ci se replie sur elle-même, évidemment. Pourtant, lors du repas de groupe où chacune confie ses peurs sur la vie, Helen est loin de se replier. Au contraire, elle apporte les beaux et meilleurs conseils, devenant le gourou attitré de la soirée qu’elle critiquait tant. C’est une intrigue totalement perchée pour la série et pour le personnage, mais ça marche assez bien d’avoir une Helen si sûre d’elle et ayant toutes les réponses. On sait bien que ça ne pourra pas durer, mais tant qu’on reste dans les apparences, elle gère.

Durant la nuit, elle révèle sa ménopause à Sierra qui sait bien que c’est un énorme problème, et elle arrive ainsi à faire parler Helen. Celle-ci s’est toujours sentie désirée, elle a toujours eu l’impression que les autres avaient besoin d’elle, Noah, bien sûr, ses enfants aussi. Et plus l’épisode passe, plus il est évident que Sierra instaure une tension sexuelle entre elles.

Eh oui, Sierra n’aime pas les labels et Helen s’avère bisexuelle. Tout cela nous est présenté comme si de rien n’était, et d’une certaine manière ça rétablit l’équilibre par rapport à Vik… mais bon, quand même. En plus, Helen est une putain d’hypocrite ensuite à faire la morale à Sierra parce qu’elle a couché avec un homme marié, alors même qu’elle vient de tromper elle-même son mari.

La fin de sa partie mène Helen à prendre conscience qu’elle a peur de mourir et encore plus peur de voir Vik mourir. Oui, plus personne n’a besoin d’elle maintenant qu’elle est en ménopause (techniquement, une jolie psychanalyse rapide de la condition féminine pendant des siècles, non ?), mais elle est loin d’être aussi libre qu’elle le pensait : c’est elle qui a désormais besoin des autres, et notamment de Vik.

Noah – Humph. J’aurais préféré une partie sur Cole, franchement. Noah essaye d’apprendre à Trevor comment conduire sur un parking désert, mais les problèmes de communication entre eux ne disparaissent pas si rapidement. En plus, Noah est complétement jaloux de la relation de ses enfants avec Vik… jusqu’à ce qu’il apprenne de la part d’Helen que Vik est en train de mourir. D’un coup, d’un seul, toute sa perspective change, mais c’est vrai que c’est assez fou qu’Helen ne prenne pas la peine de lui partager ce genre d’information méga importante sur la manière dont ils élèvent leurs enfants. Enfin, bon.

Noah rentre ensuite chez lui où Anton s’est invité et incrusté parce que sa porte était ouverte. Anton est là parce qu’il veut des conseils de la part de Noah, et parce qu’il envisage de rejoindre les Marines pour… décevoir ses deux parents à la fois, plutôt qu’un seul en prenant la mauvaise décision d’orientation. C’est n’importe quoi et Noah lui conseille plutôt d’aller voir à quoi ressemble Princeton pour se faire une idée.

Il le ramène donc chez lui pour qu’il parle avec sa mère, et le père débarque une fois de plus alors que Noah est encore là où il ne devrait pas être. Malgré tout, il donne son avis sur l’éducation d’Anton alors que l’ex de Janelle est de plus en plus violent.

Le soir venu, Noah déprime et essaye de prendre des nouvelles de Whitney, mais elle ne répond pas et Janelle débarque chez lui parce qu’Anton lui a dit où il habitait… alors qu’il avait dit avoir trouvé l’info dans les dossiers de sa mère. Enfin bref. Janelle a décidé d’emmener son fils voir Princeton, quitte à perdre sa carrière au passage en ne se rendant pas à une réunion importante, et Noah lui propose donc d’emmener lui-même Anton à Princeton.

Ben voui, on se rapproche du fil rouge des scènes d’introduction avec Cole comme ça. Et effectivement, ça ne manque pas : un problème d’avion fait qu’Anton et Noah n’arrivent pas à New-York, mais en cours de route, ils sont déviés et Noah reçoit un tas d’appels manqués de Cole. Il l’informe donc qu’Alison a disparu, et ça relance l’intrigue pour les prochains épisodes. Je suis curieux de voir où ça va et ce qu’Alison a bien pu faire suite aux bons conseils d’Helen. C’est étrange tout de même.

Ah, et aussi, la série n’y va pas de main morte sur les placements de produit cette semaine : Clearblue, Amazon, ridicule.

Saison 4

Unreal (S04)

Synopsis : Pour cette dernière saison, Unreal propose le twist ultime en nous présentant une saison All-Star d’Everlasting. Voyons voir ce que ça donnera !

Saison 2Saison 3Saison 4

12

Pour commencer, je tiens à réaffirmer qu’Unreal reste une de mes séries préférées et que je suis triste de la voir s’en aller, déjà. Toutefois, toutes les bonnes choses ont une fin et il est vrai qu’elle n’a pas su se renouveler avec le temps. Sa première saison disait tout ce qu’il y avait à dire et même si j’aime les suivantes, il faut reconnaître que parfois trop c’est trop.

Malgré tout, les dynamiques entre les participants et la production, la manipulation permanente et les excellentes répliques de tout ce petit monde font que je suis resté accro d’un bout à l’autre et que je suis prêt à aimer cette saison malgré son pitch complétement brûlé du cerveau et sa bande-annonce bien foutue nous faisant croire que Rachel serait la bachelorette. Il faut bien le dire, Rachel en bachelorette, c’est complétement con comme idée, mais sur un malentendu, peut-être que ça donnera quelque chose de bien.

Bien sûr, je suis en retard dans le visionnage de cette saison, mais bon, on remercie tous bien fort Hulu qui a décidé de sortir huit épisodes d’un coup sans prévenir personne avant. Genre je n’ai que ça à faire, oh, ils n’ont pas vu la liste de tout ce que j’ai en retard ou quoi ?

Note moyenne de l’épisode : 17/20

S04E01 – All In – 16/20
Les répliques et l’humour de la série sont toujours là… mais quelque chose a changé cette saison. Peut-être que c’est trop perché, peut-être que c’est trop critique, peut-être qu’ils veulent nous ouvrir les yeux, mais quelque chose passe mal dans ce premier épisode. Cela dit, il est rempli de tellement de twists que je comprends pourquoi la saison ne fait que huit épisodes !
S04E02 – Double Down – 17/20
Même si cette saison est étrange à plusieurs égards, je ne peux me résoudre à baisser les notes quand je vois le nombre de twists de chaque épisode. En plus, la série est loin d’être l’ombre d’elle-même, au contraire, elle propose de très bons moments et de la manipulation en veux-tu en voilà. Bref, je suis perplexe : j’aime beaucoup, mais en même temps, je sais aussi que si j’arrivais en cours de route et découvrais cette saison sans avoir vu les précédentes, je critiquerais énormément plus de choses. Arf.
S04E03 – Wild Card – 16/20
Le vrai problème de cette saison est peut-être d’aller trop vite en besogne parce qu’elle n’a que huit épisodes, ou alors c’est le binge watching qui affaiblit sa puissance de frappe. En tout cas, elle est moins réussie alors même que les épisodes sont construits de manière toujours aussi efficace. Cet épisode a aussi du mal à trouver son rythme, oscillant entre les intrigues en coulisses, les intrigues entre candidats et les différentes émissions… c’est peut-être ça le souci.
S04E04 – Cold Call – 17/20
Pour une mi-saison, c’est de la mi-saison. Cet épisode tient ses promesses et va trop loin, toujours plus loin, peut-être plus loin que ce que la série avait osé faire jusque-là. Cela lui permet de rester excellente, même quand elle fait des choix douteux et que l’ensemble a perdu en crédibilité. Je sais, je sais, j’ai vraiment un double discours sur cette saison, mais plus que jamais, je suis paumé en la regardant : j’adore, je ne peux pas m’arrêter… et en même temps, je trouve plein de défauts et de choses qui ne vont pas. C’est un sentiment… irréel ?
S04E05 – No Limit – 20/20
Le guilty pleasure devient simplement guilty à ce stade, puisqu’on nous demande d’accrocher à des personnages qui sont devenus des monstres plus qu’autre chose. Oui, la série n’a plus de limite dans cet épisode, et c’était déjà le cas dans l’épisode d’avant. C’est à en avoir les tripes retournées, c’est horrible de suivre l’évolution de certains personnages et cette fois, il devient évident que les scénaristes n’ont plus tellement envie de se diriger vers un happy end. Wow.
S04E06 – Tilt – 16/20
Manipuler des candidats, c’est une chose. Créer la vérité pour faire de l’audience, c’en est une autre. Oui, mais quand tout va trop loin, ça va trop loin, et Everlasting ne dira pas le contraire. Cet épisode part dans tous les sens, mais jamais dans le bon – jamais dans celui que je veux voir en tout cas. Une fois la limite franchie, il faut savoir faire demi-tour et ce n’est pas encore le cas.
S04E07 – Bluff – 17/20
Le soleil brille toujours aussi peu sur Everlasting et cette série va finir par me rendre dépressif à force de mettre autant en avant des personnages si dépressifs. Cela dit, c’est un peu ce qu’on veut voir, c’est ce qu’on nous vend depuis le début de la série, et on est toujours là. Rien ne me force à rester, mais bon, à un épisode de la fin, autant rester, pas vrai ?
S04E08 – Sudden Death – 18/20
Ce n’est pas sur sa meilleure note que s’achèvera la série, car je ne suis pas tout à fait sûr que les scénaristes voulaient en faire une fin de série. Cela reste un excellent épisodes, avec les rebondissements et les conclusions que j’en attendais ; et aussi de très bonnes répliques. J’ai quand même l’espoir de tellement de spin-offs possibles avec cette série ! Je suis très triste de la voir arriver à sa fin.

Saison 2Saison 3Saison 4

The Affair – S04E05

Épisode 5 – 15/20
Non seulement cet épisode est lent dans son exécution, mais en plus il a l’audace de se concentrer sur deux personnages que j’adore… pour me les faire détester à chacune des grandes décisions qu’ils prennent. Malgré des approfondissements psychologiques de chacun, j’ai peine à être convaincu par les choix des personnages, surtout dans la deuxième partie de l’épisode, d’ailleurs. Frustration – mais pas un mauvais épisode pour autant, j’étais scotché à mon écran après tout.

Saison 4


Spoilers

05.jpg

Listen mom. Helen and I… are working on getting a baby. A grand-children.

C’est reparti pour The Affair après deux honteuses semaines de pause, autant dire que j’étais pressé de voir ce que la série réservait. Et elle réservait de bonnes surprises avec un Vik toujours aussi chiant à ignorer ses problèmes et une absence d’introduction parce que l’intro nous montrait en fait Helen avant la grande surprise :

Vik – Oui, cette semaine commence par s’inquiéter du point de vue de Vik, en nous faisant d’abord croire que c’est celui d’Helen. Vik se rend auprès de ses parents après l’avoir envoyé balader. C’est très long et chiant comme scène, mais il est intéressant de le voir leur apprendre qu’il a une assurance-vie… dont l’argent leur reviendra. Sympa pour sa femme, surtout qu’il essaye d’avoir un enfant avec, quand même. Quant à ses parents, et surtout sa mère, elle refuse totalement d’envisager l’option cancer pour lui, ce qui ne l’aide pas à l’accepter, je pense.

On suit ensuite Vik au travail, dans une opération délicate où il se retrouve à devoir apprendre à des parents le cancer possible de ses enfants. C’est ce qu’on appelle une journée de merde, surtout que la réaction de la mère est excessive.

Plus tard dans la journée, c’est à l’échographie d’Helen d’occuper l’emploi du temps de Vik… et bien sûr, elle n’est pas enceinte, parce qu’elle n’a pas fait toutes les injections qu’elle devait faire. Eh oui, en toute logique, elle est apeurée de devoir élever un nouvel enfant toute seule. Tu m’étonnes.

Il se rend ensuite au travail, mais bug au moment d’y retourner pour de vrai préférant aller… s’acheter une nouvelle voiture magnifique et beaucoup trop chère. Il décide donc de rentrer chez lui avec ce petit bijou, mais son allée est une fois de plus bloquée par les poubelles de Sierra et… paf, il se retrouve à l’emmener dans un roadtrip sur les jolies routes de Californie.

C’est tellement n’importe quoi tout ça qu’il se retrouve en excès de vitesse et avec une nouvelle amende – je valide quand même le point « Lieu où je rêve de partir en vacances » du Bingo Séries, parce que la Californie et ces jolies routes, c’est un grand OUI. J’ai beaucoup de mal avec ce nouveau Vik au visage fatigué, encore plus avec Sierra qui force Vik à boire et à se confier sur sa vie… ET ENCORE PLUS AVEC VIK QUI SE CONFIE. Le pire, c’est que c’est bien écrit : c’est souvent le cas des patients de cancer, ça, se rétracter avec ses proches, mais se confier à la mauvaise personne.

Rapidement, Vik se retrouve en larmes dans les bras de Sierra, parce qu’il n’a jamais fait le moindre choix pour lui et parce qu’il va bientôt mourir et il veut juste offrir un bébé à ses parents avant tout. Et sans surprise, ça finit sur un baiser avec Sierra, puis une scène un brin plus hot. Pauvre Helen, sérieusement, Vik est dans l’abus le plus total – même si, au moins, il recommence à vivre.

Il rentre alors chez lui, tout hésitant et toujours en pleine crise de vie… et bien, cet épisode aura réussi à me faire changer d’avis sur Vik, me voilà bien plus mitigé sur ce personnage maintenant. Cette crise ne devrait pas durer éternellement de toute manière, mais à cramer le reste de sa vie comme ça, je ne sais pas s’il va nous passer la saison.

Cole – En parlant de crise de vie, Cole arrive de son côté à Morro Bay, la ville où son père avait fait un roadtrip il y a quelques années. Son but ? Faire du surf. Bon, ce n’est pas très original tout ça comme ça. À peine arrivé, il fait estimer la planche de son père parce qu’il cherche à savoir qui a bien pu la construire. Tout cela le mène dans un magasin avec le logo que la planche, magasin qui est une galerie d’art.

Là-bas, il rencontre une femme, Nan, qui s’avère être la créatrice de la planche de surf et qui est toute heureuse de le rencontrer, reconnaissant immédiatement son père en Cole. Elle l’invite donc à une soirée de vernissage parce qu’elle est heureuse de le rencontrer. Elle est hyper chelou la vieille, très tactile et pas du tout honteuse de lui dire qu’elle était amoureuse de son père et de lui présenter Delphine, sa jeune protégée bien sexy.

Je crois qu’elle a tout compris la vieille. Une fois qu’il est bien high, elle en profite pour l’interroger sur sa vie et sur la crise qui le mène ici. Tellement perché, Cole ne capte même pas qu’il a oublié d’annoncer le décès de son père ; et il le fait donc de la pire des manières possibles. Bouleversée, Nan se barre et lui dit de demander sa chambre à Delphine.

Oh, Delphine lui donne… avant de se déshabiller. Enervé, Cole retourne auprès de la propriétaire des lieux pour se plaindre de sa drôle de conception de l’hospitalité. Il la retrouve en train de lire les lettres d’amour de son père ; et ces lettres sont nombreuses. Dix ans de relations épistolaires, pas mal pour un amour d’été interrompu parce que Gabriel, le père de Cole, s’est senti coupable de laisser sa femme seule et enceinte derrière lui.

Cole passe alors le reste de la nuit à… penser à Alison. Il demande donc à Nan de l’aider à s’exorciser de son amour pour Alison. Mouais. Ca sort de nulle part cette saison quand même, et on nous sort du Lord Huron en fond sonore, ce n’est pas si génial. Les taches pour oublier une relation et en faire le deuil sont toutefois sympas : se trouver dans la nature, dire ce qu’on aime sur la personne, brûler la liste après l’avoir entouré de galets représentant ce qu’on en déteste…

C’est intéressant concernant la psychologie de ce personnage, surtout sur le dernier point, mais ça a le problème d’enchaîner sur un quatrième point qui est de coucher avec quelqu’un d’autre. C’est tant mieux pour Delphine, on va dire, mais c’est tout de même moyen puisque Cole est toujours marié. Décidément, cet épisode semble vouloir justifier le titre de la série à tout prix.

Le lendemain, il se confronte à Nan pour lui dire qu’il est énervé de voir que son exorcisme n’a pas marché – il se dit donc toujours amoureux de son ex-femme et ma frustration grandit de secondes en secondes dans un épisode très lent, très calme et très silencieux. Cette fois, Cole a pris sa décision : il rentre chez lui, mais pour larguer sa femme parce qu’il est toujours amoureux d’Alison. Non mais sérieusement, qu’est-ce qu’elle a de si exceptionnel cette Alison ? Et en quoi Nan est-elle si exceptionnelle aussi ? Allez savoir, mais Delphine lui voue un culte, Gabriel s’est suicidé quand il a perdu son amour (le jour de l’anniversaire de Cole, en plus, sympa) et Cole… remercie son père. Ben voyons !

Saison 4