The Affair – S04E10

Épisode 10 – 17/20
Un double épisode qui prend le temps d’explorer la vie des personnages après les événements terribles des derniers épisodes, mais sans pour autant apporter une conclusion satisfaisante à toutes les intrigues. Force est de constater en revanche que cette fin de saison est conçue comme une possible fin de série : des pistes sont ouvertes, mais tout est fait pour mener à une conclusion partielle pour chacun. La dernière saison m’intrigue déjà, mais en tout cas, chapeau beau à cette saison 4 qui m’aura fait aimer la série pour de vrai. C’était pas gagné.

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Spoilers

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She made me happy.

Deux semaines plus tard, il est peut-être temps de me remettre du traumatisme de l’avant-dernier épisode de la saison et de lancer cette fin.

Noah – Contre toute attente, l’épisode commence par Noah… décidant d’appeler Cole ! Ils sont devenus besties pour la vie à ce stade. C’est quelque chose qu’on n’aurait jamais envisagé quand même. Il est à l’université avec son protégé, Anton, qui la découvre enfin… et sans surprise, il pense être une véritable star pour les professeurs et étudiants là-bas. Oh, j’ai soupiré. Parlez-moi d’Alison, pas de Noah draguant une fois de plus une nana qui n’a probablement pas été intéressé au quart de ce qu’il veut nous faire croire.

Bon, sinon, l’intérêt, c’est de les voir travailler sur des personnages paradoxaux, qui se contredisent… juste comme Alison quoi. Noah profite que les étudiants travaillent pour s’absenter et passer un coup de fil de plus, histoire d’avoir des nouvelles de la fille d’Alison. Et malgré tout, il vit sa vie pépère et est tout heureux d’annoncer qu’il est divorcé à sa pote prof d’écriture.

Attendez, il ne va vraiment pas faire son deuil ? On doit vraiment se taper la prof racontant sa vie avant de découvrir que Noah s’est remarié à une femme morte quelques jours plus tôt. En même temps, elle ne s’en inquiète pas plus que ça parce que ses étudiants ont terminé leurs travaux d’écriture.

Hop, on passe donc à Anton qui a rédigé un véritable éloge de Noah… qui tourne vite au portrait critiquant son prof qu’il présente comme un sociopathe. Bon, il faut dire aussi qu’il a raison, parce que le déni de Noah est violent dans cet épisode. Il s’engueule évidemment avec Anton qui lui rappelle quand même que c’est bizarre d’être là plutôt qu’à préparer l’enterrement d’Alison. Ah lala, qu’est-ce que j’aime le personnage d’Anton !

Cole – Les choses sont bien différentes du côté de Cole qui, lui, est loin d’être dans le déni. Il est dans la déprime totale et ce n’est pas Luisa qui va l’aider à s’en sortir. Pourtant, elle gère à merveille l’enterrement (si tant est que ça puisse être géré à merveille). Joanie ? Personne ne sait quoi lui dire dans cet épisode et surtout pas Cole qui est aussi totalement sur les nerfs.

L’enterrement d’Alison a lieu à la plage et tout le monde s’y trouve… même Ben. C’est un beau foutage de gueule. Alison ? Elle est un tas de cendres à ce stade-là… contrairement à la volonté de Cole qui voulait l’enterrer. Le pauvre. Athena le pousse à bout en voulant en plus mettre les cendres d’Alison à l’océan. Rien que ça. Elle n’y va pas de main morte, si je peux me permettre l’expression, et Cole finit par lui rappeler qu’Alison est sa femme. Devant Louisa. Classe.

Cette dernière ne dit pourtant rien et la cérémonie d’adieu continue. Cole s’énerve de plus en plus, surtout qu’il sait bien qu’Alison aurait détesté cette cérémonie (et c’est vrai que je le rejoins dans cet avis). Une fois qu’Athena en termine avec son délire, on en revient à Noah qui accepte enfin son deuil. Le truc, c’est que ça fait un moment maintenant que je sais qu’elle est morte, et cette cérémonie est assez neutre.

Oh, j’ai à peu près le même regard que Cole quand Ben fait ses adieux à Alison, mais c’est à peu près tout. Il est dur de dire adieu à un personnage quand on sait que sa mort est loin d’être résolue. Pourtant, il faut bien que ce soit au tour de Cole à un moment ou l’autre. Et quand c’est à son tour de rendre hommage à son ex, il prend l’urne de ses cendres et… se barre avec, direction le cimetière. Classe !

C’est à son bestie de venir s’occuper de lui et de son deuil, et Cole lui en veut toujours autant de lui avoir volé Alison. En plus, Noah reconnaît qu’Alison ne l’a pas rendu si heureux que ça, alors que Cole assure qu’il était heureux avec Alison. Si seulement c’était encore sa femme, il pourrait l’enterrer comme il le veut.

Il finit par s’endormir sur la tombe de son fils et c’est sa mère qui le réveille de son rêve érotique avec Alison. Pas chouette. Les deux parlent donc deuil et de comment le faire, et Cole reconnaît auprès de sa mère qu’il a traversé le pays pour retrouver Alison et la récupérer. Il lui avoue aussi qu’il se laisserait bien mourir. C’est vrai qu’il a pris cher en quelques années le pauvre, entre son fils mort, son frère assassiné et son ex-femme qui se suicide quand il allait la récupérer, c’est un peu violent. Pourtant, sa mère trouve les mots pour le réconforter, et lui expliquer qu’il doit voir ce qu’il a plutôt que ce qu’il a perdu.

Moui, pas évident tout de même. Cole finit par rentrer chez lui malgré tout et enfin s’occuper de Joanie, qu’il a laissé à Louisa. Cette dernière a pris la décision de larguer Cole, mais celui-ci lui propose malgré tout un mariage blanc. Evidemment qu’ils ne peuvent plus être en couple, mais elle peut et mérite ses papiers. Et puis, elle est une bonne nounou après tout. Magnifique.

Le lendemain, Cole propose à Joanie un nouveau roadtrip. Pauvre gamine, j’aurais pas envie de me retrouver en voiture avec un père aussi rongé par la colère, franchement. Sa bonne idée pour l’apaiser ? Lui demander ce qu’il pense qui arrive après la mort. Merveilleux. J’vous jure, heureusement que j’ai l’ironie face à ce genre d’épisode ! Malgré tout, les deux parviennent à chanter ensemble et Cole fait son deuil en se rappelant qu’il a encore beaucoup à vivre. Cela faisait très fin de série pour lui quand même, j’ai un peu peur de son sort en saison 5.

Helen – Deux semaines plus tard : Pourquoi ? Je voulais voir la réaction d’Helen en apprenant la mort d’Alison par suicide si peu de temps après l’avoir reboostée, franchement ! Non, à la place, l’état de Vic a empiré et il est hospitalisé. On le retrouve quand il va mieux et refuse toujours de se soigner, mais son médecin, Christina, aimerait vraiment qu’il le fasse. Il faut dire qu’elle est une ex de Vic, parce que le monde est petit et parce que tout le monde a couché avec tout le monde dans cette série.

Helen et Vic sont plus amoureux que jamais, mais les parents du patient sont toujours aussi insupportable avec Helen, la pauvre. Sa journée n’est pas terminée pour autant, parce que quand elle rentre, une Whitney en pleine forme est là. Il faut dire que Whitney n’a pas encore appris pour Vic et que c’est Thanksgiving.

Il n’en faut pas plus pour que ça parte en vrille entre les deux, surtout que Sierra se pointe au pire moment. Elle veut parler à Helen, mais elles sont interrompues par un coup de téléphone bien violent apprenant à Helen que l’état de Vic a empiré. Sa journée pourrait être terminée… mais toujours pas. Il faut encore qu’elle apprenne que Sierra est… enceinte de Vic. C’est tellement tordu. Ils vont loin cette année les scénaristes, mais tout ça fait une bonne fin de saison quand même.

Sans trop de raison, elle est réconfortée par Noah qui semble passer par là par hasard et qui découvre tout le passé sexuel de Sierra d’un coup. Vraiment, tout le monde a couché avec tout le monde dans cette série.

Une fois qu’Helen a raconté toute sa vie, c’est à Noah de raconter l’enterrement d’Alison. Et Helen vient de lui dire qu’elle n’aimait pas Vic autant qu’elle ne l’a aimé lui, alors il n’insiste pas trop. Comme on en est au point de vue d’Helen, les choses passent beaucoup mieux quand elle avoue à Noah qu’elle a utilisé Vic pour oublier Noah.

Elle culpabilise, mais il la réconforte en lui disant qu’ils ont bien du bol d’être encore en vie tous les deux, et d’avoir toujours autant de liens entre eux. Après tout, à sa mort, il veut être avec elle. Après tout ça, Helen retrouve Vic sur son lit d’hôpital, et celui-ci finit par comprendre ce qu’il fait traverser à Helen. Il s’excuse ainsi de ne pas avoir commencé son traitement plus tôt : maintenant qu’il a failli mourir, il n’en a plus envie. Tu m’étonnes.

Sa dépression est terrible et tout ce que peut faire Helen, c’es tlui dire qu’elle l’aime. Elle retrouve ensuite Sierra endormie et lui demande d’aller annoncer sa grossesse à Vic. Rien que ça. C’est violent comme fin d’intrigue tout ça, mais Helen décide d’aller bien quand même et de monter sur le toit de l’hôpital pour regarder le soleil se coucher. Eh bah !

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EN BREF – C’est improbable ! La série que j’ai tant critiquée a atteint cette année une qualité qu’elle n’était jamais parvenue à obtenir. C’est bien simple, tous les personnages ont eu au moins une scène où je les ai aimés, ce qui n’était jamais arrivé avant. Même Noah était appréciable par moment ! Même Alison l’était ! Alison ! On en parle ?

Non, évitons. Je ne m’en remets pas encore, cette fin était tellement injuste, surtout que l’épisode final laisse tomber l’intrigue pour proposer une conclusion menant chacun à une fin plus ou moins paisible. Je veux pourtant voir Ben être puni pour ce qu’il a fait, et je veux voir Vic subir une guérison miraculeuse, et je veux en savoir plus sur la conclusion de Whitney (c’est qui ce copain encore ?), sur celle de Sierra, sur Anton, sur plein de choses en fait.

Bon, en tout cas, vraiment, c’était la meilleure saison de la série pour le moment et j’espère que la dernière saura conserver ce très bon niveau de psychologie des personnages, tout en apportant une forme de justice quelconque pour Alison, pour Luisa maltraitée depuis le départ et pour Helen comme Cole qui, définitivement, méritent mieux dans leur vie que tout ce merdier !

Saison 4

Fear the Walking Dead – S04E10-11

Épisode 10 – Open Your Eyes – 13/20
Non, mais c’est frustrant, j’avais beaucoup d’espoir sur cette mi-saison, et elle reprend tous les défauts de la saison 4 de The Walking Dead. Ce n’est pas faute de me servir mon personnage préféré à toutes les sauces dans cet épisode, mais l’ennui l’emporte finalement, c’est hyper frustrant !

Saison 4


10

You may be a child Charlie, but you know what you did. And that makes you garbage. That makes you a waste of a person.

Oh, que c’est étrange d’être enfin de retour ! Et pour cette série dont j’attends toujours beaucoup, en plus, mais qui n’arrive pas toujours à faire son boulot cette année. J’ai un peu galéré à mettre en route l’épisode, mais une fois fait, c’était très top. On commence donc l’épisode dans la tempête largement annoncée par l’épisode précédent, et il était temps après tant d’attente.

Sous la flotte, Alicia finit par comprendre qu’elle ferait mieux de se mettre à l’abri. Elle se retrouve ainsi chez des inconnus zombies dont elle vide sans trop de souci la maison de leurs cadavres, les comparant à une jolie photo de famille qu’ils avaient. Si l’idée est bonne, l’exécution est inutilement lente dans ce début d’épisode. Entendons-nous bien, je suis bien content que la série se concentre sur Alicia qui reste mon personnage préféré, mais tout de même, l’intérêt à la voir retirer toutes les photos de famille d’une maison pour nous faire comprendre qu’elle est triste de ne plus avoir la sienne, c’était limite.

Bon, elle ne choisit pas non plus la meilleure des maisons : la porte ne se ferme pas, la cave est inondée… mais qu’importe, elle persiste et signe à coups de marteau. Même en speedwatch, c’était de nouveau trop long, alors que tout dans le synopsis de l’épisode jusqu’à présent avait pourtant ce qu’il faut pour me plaire. On avait heureusement de jolis plans techniques bien pensés et des jeux de lumière réussis, mais tout de même, quoi.

Dans la maison, Alicia finit par tomber sur un intrus qu’elle avertit d’une mort certaine. C’est évidemment Charlie. Elle ne parvient pas à la tuer, mais elle… refuse de rester dans la même maison. Super l’instinct de survie. Elle finit par se faire assommer par sa propre portière de voiture, ce qui est probablement l’un des trucs les plus stupides vus dans les deux séries jusqu’à présent.

Je suis tout de même déçu de voir que le duo n’est pas Luciana/Charlie, surtout que ça me laisse perplexe sur le rôle de Luciana pour la suite. Il est tout de même chouette de voir Alicia craquer et être à deux doigts de virer folle : Charlie refuse toujours de parler, Alicia la déteste toujours à mort… mais est incapable de passer à l’acte.

Probablement sans le savoir, elle pousse donc Charlie au suicide (sans y parvenir pour autant) en lui disant tout le bien qu’elle pense d’elle, surtout que Charlie a un flingue ; tant qu’à faire. On pourrait espérer que les scénaristes développent tout ça, mais non, on en revient alors à la tempête avec une intention scénaristique évidente : nous montrer que Charlie peut encore être utile à la survie du groupe. En attendant ? Elle récupère les photos précédemment jetées par Alicia pour découvrir des souvenirs heureux d’une famille.

Finalement, Alicia donc besoin de Charlie pour renforcer les volets de la maison à coups de marteaux, puis elle regrette de constater qu’elles font trop de bruit – au milieu d’une tornade, parfaitement – et attirent les zombies. Par conséquent, elles rentrent et cela mène Alicia a découvrir que Charlie a toujours le flingue avec lequel elle a tué son frère. Et ça ne sert à rien, parce qu’elle ne tue toujours pas Charlie. Non pas que je veuille qu’elle la tue, hein, juste, j’aurais besoin d’un peu d’action ou de quelque chose dans cet épisode, surtout que Charlie n’est pas spécialement un personnage auquel j’accroche, c’est évident.

La voir hésiter à suivre ses pulsions suicidaires sans parler, ce n’est pas délirant, mais il est vrai qu’elles forment toutes les deux un joli duo à ne plus avoir de raisons de vivre, mais à continuer. Par contre, Alicia qui devient autant mère la morale que… bah, sa mère, je m’en serai passé aussi. L’avantage, c’est qu’une fois que Charlie est surprise à deux doigts du suicide, elle se remet magiquement à parler avec Alicia, qui l’engueule même si elle aime bien sa solution, puis lui fait manger. On passe alors à un repas entre les deux avec Charlie cherchant à mieux connaître sa nouvelle protectrice lui ayant sauvé la vie après l’avoir menacée plusieurs fois de la tuer. Soupir.

Tout ceci mène donc absolument nulle part, même si Charlie se confie. La tempête continue et il est dur de ne pas s’ennuyer. L’ambiance est bonne pourtant, avec un orage et des zombies qui se collent aux vitres. Charlie révèle alors qu’elle s’amuse à garder les photos, juste au cas où quelqu’un viendrait les chercher. Malheureusement, le vent les interrompt de nouveau avec une vitre pétée.

L’action commence alors enfin – il était temps et les deux se retrouvent coincées dans la cave inondée. Pas bien douée les filles. Cela leur fait prendre conscience qu’elles ne veulent pas mourir, surtout parce que Charlie refuse de devenir un zombie comme ses parents. Oui, elle a vu ses parents en zombies, et c’est tout ce dont elle se souvient d’eux. En plus, elle n’a pas de photos d’eux. Elle demande donc à Alicia de la shooter une bonne fois pour toute, avant qu’elle ne se noie et ne devienne zombie.

Et Alicia refuse. Décidément ! Elle finit par se laisser convaincre, mais elle n’y arrive toujours pas. Cela mène probablement au meilleur moment de l’épisode, avec quelques flashbacks des moments choquants de la première moitié de saison. Et pourtant, Alicia ne parvient toujours pas à venir à bout de Charlie, malgré toute sa haine.

C’est plutôt tant mieux, parce que juste après, elles sont sauvés par un zombie qui leur ouvre miraculeusement la porte ; et Alicia n’a aucun remords à le tuer. Cela permet à Alicia comme à Charlie de récupérer un peu de foi en la vie – ou en la mort, à ce stade on ne sait plus trop. Finalement, la tempête s’arrête et passe, menant Alicia à décider qu’il est temps d’enterrer les morts – au cas où quelqu’un viendrait les chercher. Mouais.

Elles passent alors le reste du temps à chercher les vestiges de la maison pour les rassembler sur les tombes, puis Alicia révèle qu’elle culpabilise d’avoir abandonné Morgan dans la tempête. Et la fin d’épisode ? Elles décident d’aller à la plage, bien sûr, au moins mentalement. Et après un tel épisode, je n’arrive pas à être chose que déçu. En fait, la série suit l’exemple de la saison 4 de la série-mère, avec des épisodes qui vont se concentrer sur différents groupes de personnages… mais 45 minutes sur les deux mêmes personnages où rien ne se passe, ce n’est pas génial.

Rien ne se passe ? Bon, si, un tas de toutes petites choses quand même, et un joli cliffhanger au passage : on n’a aucune nouvelle de tous les autres dont les lieux d’habitation sont détruits, bien sûr. Mais bon, ça ne me motive pas à regarder la suite si la tornade passe si vite chaque fois ; et si je ne vois plus mon personnage préféré pour quelques épisodes !


Épisode 11 – The Code – 14/20
Pour une fois, cet avis sera avec spoilers dès ces quelques lignes, mais franchement, cette saison 4 se perd en route, j’ai l’impression. Trop de pistes exploitées en parallèle, ce n’est pas toujours une bonne idée. Ainsi, pour cet épisode, il y avait trop de nouveaux personnages, pas assez de tempête, pas assez de Fear. Et c’est une constante de la saison…

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Saison 4


They need… beer!

Comme je m’y attendais, nous voilà donc de retour sous la tempête avec Morgan cherchant désespérément à prendre des nouvelles d’Alicia, qu’il ne trouve pas sous la pluie battante. Franchement, à ce stade, je l’aurais abandonné et tant pis pour elle, mais bon. C’est à peu près ce qu’il décide de faire lui aussi : il s’enferme dans un camion histoire que la tempête passe, ne se doutant probablement pas qu’une tornade arrive (enfin, on nous a suggéré une tornade, mais pour le bien des effets spéciaux, Alicia et Charlie étaient juste dans une cave, quoi).

Dans le camion ? Morgan trouve un autre des cartons déjà repérés plus tôt par June et Al. Cela lui permet au moins d’avoir de quoi boire et manger dans le camion, c’est un début de quelque chose, mais l’épisode promet d’être encore plus long que le précédent s’il ne lui arrive pas quelque chose rapidement. Et comme ce n’est pas le cas, on se contente de le voir manger.

Il finit par s’endormir et se réveiller au bruit d’un zombie. La tornade est passée, le camion a changé d’emplacement : il est désormais dans le Mississipi, ce qui aurait plus d’impact si on savait un peu plus précisément d’où il partait avant, mais bon. Au moins, je ne peux pas dire que ce n’est pas une perspective intéressante cette fois : il est plutôt chouette de le voir découvrir un nouveau lieu et de nouvelles personnes, avec un appel radio lui rappelant une nouvelle fois de prendre ce qu’il veut et de laisser ce dont il ne veut pas. Mouais.

Sans plus d’informations, Morgan décide de… faire ce qu’on lui dit de faire. Bon, en même temps, je le comprends, c’est assez logique. Il regarde ensuite la route pour aller en Virginie et quelque chose me dit qu’Alicia fait bien de le considérer comme définitivement parti, même si je me demande bien ce qu’ils vont faire du personnage après tout ça.

La réponse est pourtant évidente : ils vont le foutre aux toilettes et nous le montrer, évidemment. Merci, non merci. Il rencontre alors un homme handicapé, Wen, qui le braque avec une arme parce qu’il a utilisé les toilettes handicapées, puis sa sœur, Sarah, la femme de la radio. Les deux se disent frères et sœurs, mais allez savoir la vérité dans cette série.

La vérité, c’est que Morgan apprend qu’il a échappé de peu à un ouragan, et il s’inquiète immédiatement du reste du groupe. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi il est si attaché à eux et plus du tout à ceux d’Atlanta, parce que bon, niveau ratio temps passé, les choses sont claires quand même. Et pourtant, c’est vers Alicia et toute la bande qu’il décide de retourner, d’abord en voiture, puis à pied, pour changer.

Il abandonne au passage ses nouveaux amis, à qui il promet de continuer à remplir les cartons s’il a de quoi faire… Et au beau milieu du chemin, Morgan décide… de faire demi-tour, bah oui, bien sûr. Il se souvient que personne n’en avait rien à faire de le savoir sur le point de se barrer, alors qu’il a désormais deux nouveaux amis, Wen et Sarah.

Ceux-ci sont heureux d’accueillir de nouveau Morgan et le voilà qui se trouve un nouveau sens à sa vie. Ah, nouveau soupir. J’ai passé ma soirée à ça. Il rencontre alors Cole de 12 Monkeys en bien mauvaise posture : dans cette série, il s’appelle Jim, et Jim se fait kidnapper et délivrer aux zombies par des inconnus qui veulent simplement obtenir la recette de sa… bière.

Bon, je sais qu’ils n’ont plus internet, mais ça se trouve dans des livres aussi, sinon. Je ne sais pas si ça vaut le coup de tuer quelqu’un. Malheureusement, Morgan s’investit donc dans le sauvetage de notre fana de bières… qui est bien évidemment traumatisé par Sarah et Wen qui l’avaient enlevés.

Morgan découvre ainsi que Sarah et Wen ne sont pas des gentils du tout. Ils ont enlevé le vrai propriétaire du camion, ils sont fans de bières et ils veulent… aller en Virginie auprès des amis de Morgan, parce que ça a l’air intéressant comme planque.

Au secours, sérieusement. Enfin, non, parce qu’au moins, il se passe des choses dans cet épisode, et c’est cool d’avoir de nouveaux personnages. Après, une fois de plus, en quoi c’est un épisode de Fear si on ne voit que Morgan et qu’il est autant question de TWD ? et puis, cette obsession pour la bière, c’est un peu ridicule ! Malheureusement pour Jim, le camion est trop chargé et ils sont alors forcés de le vider s’ils espèrent arriver à bon port. On passe alors à la scène ridicule de l’épisode où Jim se retrouve à faire tomber, par accident, Morgan auprès de tout un tas de zombies qui l’encerclent rapidement.

Et comme Jim ne se sent pas de l’aider, comme Sarah et Wen ne sont pas des gentils, voilà donc Morgan qui se retrouve coincé comme un boulet, avec les méchants révélant qu’ils savent très bien qu’il a fait demi-tour volontairement, même s’il leur a menti. Oh, il tente bien de communiquer avec eux pendant la nuit pour se rattraper, mais ça ne mène nulle part. Il décide alors de trouver un moyen de s’enfuir et tout ce qu’il parvient à faire, c’est perdre une chaussure au passage.

Par chance pour lui, il se débrouille plutôt bien en saut depuis une voiture et il parvient à échapper aux zombies et se libérer de ses liens. Plus fort que McGyver le type ! Il tue quelques zombies avec un panneau routier, puis il se retrouve nez à nez avec Wen et Sarah qu’il avait baladé sur la destination en Virginie.

Et hop, hop, hop, voilà ces deux-là qui se transforment subitement en gentils et acceptent de faire tout ce que Morgan leur dicte de faire, même si c’est de la merde. Mouais. Jim, Wen, Sarah et Morgan se mettent donc en route pour le Texas afin de rendre le camion et les boîtes à son propriétaire, tout en prévoyant de récupérer au passage Alicia & co, puis d’aller en Virginie. Vaste programme pas si simple : apparemment, le propriétaire du camion s’est fait buter par une nana complétement cinglée.

Voilà qui relance de nouveau la saison vers autre chose, donc… mais pourquoi ? La tempête est loin d’être finie là-bas, et plusieurs jours se sont déjà écoulés depuis. C’était quand même pas le cliff vers la saison 5, ça ? D’un côté, c’était un épisode plutôt satisfaisant en stand-alone, de l’autre, il ne tient pas la route dans l’économie générale de la saison. Dommage !

Saison 4

The Affair – S04E09

Épisode 9 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.

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Spoilers

09

I’ve lived this entire story before and it doesn’t end well.

La boîte de mouchoirs en main, j’ai un peu galéré à trouver l’épisode de cette semaine, mais il me le fallait absolument. Oh, j’aurais mieux fait de regarder autre chose avant, parce qu’après cet épisode, j’ai bien peur de ne rien pouvoir regarder d’autre. Il commence en effet avec la promesse de révéler toute la vérité sur la mort d’Alison, rien que ça, et la semaine dernière, ça m’a tellement pris par surprise qu’il m’a fallu un moment pour m’en remettre. Et pourtant, je n’étais pas le plus grand fan qui soit d’Alison.

Alison – La dernière fois qu’on l’a vu dans la série, elle semblait inspirée par Helen pour reprendre sa vie en main. C’est effectivement ce qu’elle fait en début d’épisode, avec du ménage et la vaisselle dans sa maison. Tout va bien, quoi. Et puis, avec la vaisselle, on comprend vite l’omniprésence de l’eau dans cet épisode. Elle reçoit néanmoins une visite nocturne qu’elle n’attendait pas : Ben.

Il se pointe avec un bouquet de fleurs et une bouteille de vin, alors même qu’il est toujours censé ne pas boire. Elle bug un peu, mais la bouteille est pour elle, et elle en a besoin. Il se confie enfin sur son mariage, mais c’est trop tard. Elle se sert un bon verre de vin blanc et accepte de s’asseoir pour ce qui promet d’être de longues explications.

Franchement, ça commence plutôt bien : Ben a largué Faith sa femme et il espère recommencer une relation à zéro avec elle. Il lui avoue donc avoir deux enfants bien jeune, dont un petit d’un an qu’il a appelé… Gabriel. Ca va être dur pour Alison. Elle ne parvient pas à lui pardonner, encore moins à l’aimer car elle ne le connaît pas.

Est-ce que ça suffit ? Nope. Alison en a beaucoup sur le cœur et elle compte bien enterrer Ben avant son heure, à fermer définitivement la porte au moindre espoir entre eux. Alison a rarement été aussi bouleversante, et pleine de justesse. Malheureusement, plutôt que de se barrer, Ben se propose de réparer le robinet d’Alison (non, ce n’est pas une mauvaise blague graveleuse, voyons) et en remerciement, elle se décide à lui faire à manger.

C’est peine perdu, il décide de faire le dîner pendant qu’elle se sert un deuxième verre de vin et regarde la tempête au-dehors, avec les vagues qui se déchaînent. Le silence est assez stressant, et Alison finit par demander plus d’infos à Ben, sur sa séparation d’avec sa femme. L’actrice est assez douée pour interpréter une cinglée, alors je la garde sur ma liste des suspects ayant pu tuer Alison.

Franchement, cette longue scène dans la magnifique maison d’Alison est longue, interminable, pleine de petites conversations du quotidien… et pourtant, je reste accroché à mon écran, là où d’habitude j’ai tendance à m’endormir ou faire autre chose devant la série. Je ne sais pas, j’aime bien Ben, la perspective de perdre Alison fonctionne, et avoir Ben raconter sa vie à l’armée, ses manques là-bas et son envie de retrouver sa femme, c’est intéressant.

Le tout pendant qu’il cuisine, donc. Il confesse avoir tué un enfant, qui était armé… avant de comprendre que l’arme qu’il avait n’était pas chargée, et qu’il l’avait tué pour rien. Le dîner (une sorte de pancake qui ressemblait jusque-là à une omelette) est prêt, et le silence entre eux est encore pire : elle lui demande confirmation de ce qu’elle vient d’entendre et il lui demande où sont ses assiettes, quand même.

Il est loin l’humour de la semaine dernière. La noirceur ne fait que commencer : à son retour, Ben a souffert d’un stress post-traumatique encore pire, s’est mis à boire et a une nuit ligoté sa femme sur le ventre pour ne plus la voir. Bref, de quoi devenir clean – et de quoi couper l’appétit d’Alison qui dit avoir terminé son assiette en y ayant à peine touchée. Que de révélations, que de noirceur. On a envie d’aimer Ben, on a envie d’un happy end avec Alison pour lui, mais franchement, il ne le mérite pas tellement ; Alison avait bien raison. En revanche, une scène si longue, si calme, si pleine de sens à chaque mot… ça n’arrive qu’à la télé, hein.

Pour lui remonter le moral, Alison se met à raconter sa propre noirceur ; ses envies de suicide et sa culpabilité dans la mort de son fils. On découvre alors (je pense ?) que Gabriel ne s’est pas noyé dans la mer, mais dans son lit : il avait encore du liquide dans les poumons, et Alison a refusé de l’emmener à l’hôpital quand il s’est mis à vomir parce que Cole le suggérait, et elle était énervée après Cole. C’est absolument atroce, franchement ; puisque le lendemain matin, son fils est mort, la peau grise. Horrible.

Ben l’encourage pourtant à continuer, et elle continue sur ses cauchemars d’un Gabriel adolescent à la peau grise, énervé après elle. Il est rare de voir le deuil d’un parent si bien écrit à la télévision, et si bien joué (allez, petite pensée pour Glee), et Alison délivre enfin tout le fond de sa pensée. Comment aller bien après tout ça ?

Avec un peu de musique répond implicitement Ben. Il lui propose de danser et même si sa chanson préférée n’est pas dingue, la scène est terrible. La danse s’arrête vite quand elle lui demande ce qu’il advient des gens comme eux, ceux qui ne peuvent être pardonnés. Selon lui, ils doivent se pardonner, mais elle s’en dit incapable.

En fait, elle attend simplement de mourir parce qu’elle ne peut pas vivre comme ça, mais lui veut vivre. Tout cela les mène à un baiser passionné, et à une scène d’amour sur la terrasse (ils auraient pu enlever tous leurs vêtements quand même, j’ai une grille de Bingo à compléter !). La passion, quoi, qui mène à Ben voulant passer sa vie sur cette terrasse. Un dernier moment de bonheur ? On dirait bien.

Elle l’interrompt bien vite pour aller… refaire la vaisselle, avant d’aller au lit. Décidément, quelle soirée. Alors que tout va bien et qu’elle fait la vaisselle, cet épisode révèle sa terrible vérité : tout cela était dans la tête d’Alison. Son robinet est toujours cassé et quelqu’un frappe à sa porte. Ben. Sous la pluie.

Alison – Oh. Une deuxième partie sur Alison, c’est une première dans la série. Et j’aurais préféré m’en passer, parce que rien ne se déroule comme dans le parfait rêve d’Alison. C’est horrible de nous faire ça, rien ne l’indiquait, et découvrir ce qui se passe dans la tête d’Alison, c’est atroce.

Il se comporte en parfait connard, à vouloir aller au restaurant et lui demandant d’arrêter de le maltraiter comme ça, à disparaître sans le prévenir. Oh. Les scénaristes sont bons et subtils, à donner à Ben des répliques similaires au début d’épisode pour mieux briser tous les espoirs d’Alison. Elle commence alors à le questionner, pour apprendre à le connaître et les choses empirent.

Il sent bien qu’elle sait quelque chose, mais plutôt que de lui donner la moindre information, il se met à critiquer Cole qui est venu à une réunion des AA alors qu’il n’en est pas un, brisant la confiance nécessaire à ce genre de réunion. Et ensuite ? Elle demande la vérité à Ben : elle veut savoir s’il est marié, s’il vit avec quelqu’un, s’il a déjà été marié, s’il a des enfants… Et il répond non à tout. Les illusions d’Alison sont brisées, et à vrai dire, les miennes aussi. J’aimais bien Ben. Pourquoi est-il un tel connard ?

Elle lui explique donc qu’elle s’est senti victime des deux amours de sa vie, Cole et Noah. Une fois de plus, on découvre mieux la psychologie d’Alison, qui explique pourquoi elle a trompé les deux. Elle a trompé Cole, trop rigide, et elle a trompé Noah parce qu’il la passait après sa carrière. Et pour la première fois, elle reconnaît qu’elle n’était pas que la victime de ces relations : elle a aussi contribué à les détruire. Alléluia. On aura vraiment assisté à une évolution incroyable pour ce personnage – une évolution qui me fait l’aimer pour ce qui est probablement son dernier épisode.

Une dernière fois, elle demande à Ben d’être honnête et de lui dire qui il est vraiment. Et ça ne vient toujours pas. Pire, il devient violent… et décide de prendre un verre. Et elle le laisse faire. Il retombe dans son alcoolisme et lui révèle ce qu’il a fait pendant la guerre, enchaînant les verres. Pourquoi ne l’empêche-t-elle pas de boire ? Bon, certes, il est trop violent pour ça, mais bon.

Il lui raconte sa frustration de guerre, bien différente de celle du rêve d’Alison, une frustration d’être dans le camp des perdants, de ceux qui savent qu’ils perdent, mais continuent. Il a accepté une mission suicide, dans l’espoir de rentrer chez lui, et il a tué un enfant au passage, alors que l’enfant jouait simplement. Oui, comme dans le rêve d’Alison, mais comme nous sommes dans son cauchemar, cette fois, il le tue en toute connaissance de cause parce qu’il voulait… rentrer chez lui. Et c’était une manière rapide de rentrer.

Il compare alors l’enfant mort à une souris ou un insecte qu’on tue, parce qu’ils nous dérangent. OK. OK. OK. Ben, putain. Et il ne lui a toujours pas dit qu’il était marié, et c’est trop pour Alison qui lui demande alors de partir, ce qui n’est toujours pas dans ses intentions. Il se remet à l’embrasser, espérant que ce soit ce qu’elle veuille, mais ça ne l’est pas, et elle le met à la porte.

Comme il se met à gémir, elle n’a d’autres choix que de le laisser pleurer sur son canapé et lui dire qu’il a besoin d’elle, mais c’est juste un déchet. Et malgré tout, elle ressent de la compassion pour lui, alors qu’il est sur le point de la violer. Cette fois, c’en est trop, elle lui demande donc d’arrêter et de retourner auprès de sa femme. La spirale de violence est donc là, et c’est bien trop rapide : la situation dégénère. Alison menace de prévenir la femme de Ben s’il ne se barre pas, mais plutôt que de partir, il… demande à Alison de reconnaître que tout est sa faute.

Pour une fois que ça ne l’est pas, purée. Et elle répond on ne peut plus justement : Ben est un adulte à qui elle ne doit rien, et même si elle était la femme séductrice qu’il décrit, elle aurait bien pu changer d’avis si elle voulait. Putain. C’est là que tout dérape et que Ben sombre encore plus dans la violence, frappant Alison. Putain. Dire que je le croyais et que je l’aimais bien. Bienvenue en 2018.

La conclusion de l’épisode voit donc Ben tuer Alison en la jetant à la mer en pleine tempête, alors qu’en voix-off on entend Alison avouer qu’elle ne se bat plus pour survivre ; qu’il ne lui fait rien de plus que ce qu’elle a fait 150 fois elle-même. En fait, ce discours de fin est probablement ce qu’elle aurait continué à dire s’il ne l’avait pas frappé et ça se termine sur le plus mauvais goût possible, avec Alison se disant encore jeune, méritant une autre histoire et méritant d’être heureuse.

Plus déprimant encore que la semaine dernière, plus déprimant que n’importe quel autre épisode cette année. Cet épisode met donc en avant la condition des femmes battues, rajoute à l’horreur de la semaine dernière en donnant raison à Cole et est on ne peut plus dérangeant quand je me relis et que je me rends compte de l’interminable liste de suspects que j’étais prêt à condamner dans l’espoir que Ben soit innocent, parce que Ben était un chouette personnage avant cet épisode. Chouette, oui, mais totalement instable.

Putain. Alison méritait tellement mieux, maintenant qu’elle était enfin sortie de sa spirale victimisante. C’est donc dans la seule relation où elle n’était pas victime de sa vie qu’elle finit victime d’un alcoolique ayant perdu les pédales. Et putain, il avait l’air tellement normal dans ses deux scènes de la semaine dernière. Il ne culpabilise même pas ? Il accuse Cole et Noah ? Sérieusement ? Oh, après le déni de la semaine dernière, je crois que je suis dans la colère pour un moment.

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Saison 4

Face à un tel épisode, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Et un pour les violences faites aux femmes. Et puis, le site officiel des alcooliques anonymes. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

Fear the Walking Dead – S04E09

Épisode 9 – People Like Us – 15/20
Cette reprise ne mérite peut-être pas une aussi bonne note tant l’épisode était long et lent et interminable, mais le plaisir de retrouver tous les personnages est là, et c’est déjà beaucoup par rapport au premier épisode de la saison. Et puis, cet épisode met très bien en place l’intrigue fil rouge de la deuxième partie de saison, et franchement, ça s’annonce bien plus épique que ce qu’on a pu voir jusqu’ici dans les deux séries, alors je veux bien être généreux.

Saison 4


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There’s a storm coming your way.

Maintenant que tout le monde est mort, qu’est-ce que la série va bien pouvoir nous pondre ? Oh, je suis un chouilla spoilé par le Comic Con, et elle va nous pondre de bonnes choses apparemment. Elle ne parde pas à nous le dire avec un début d’épisode sous la pluie et les annonces d’inondations. Pire encore ? Il y a tellement de vent que nous avons des zombies qui se mettent à voler plus vite que Clark Kent dans Smallville, et ce n’est pas peu dire. Les choses sont rapidement claires, et le générique le confir me : c’est parti pour une tornade.

Post-générique, on repart pourtant sur une chaude journée comme la série sait si bien nous en proposer cette année. Morgan y tue des zombies dont il récupère les vivres et une radio. Pff, je me passerai bien de Morgan dans cette série franchement. Au moins, on ne l’aura pas dans la prochaine saison de The Walking Dead.

Il contacte rapidement Al qui s’inquiète de sa jambe et de John… Et rapidement, il me casse tous mes espoirs en disant qu’il s’apprête à rentrer à la maison. Merci, non merci. Il se rend ensuite auprès de John, qui vit désormais avec Naomi/Laura qui s’appelle donc June et avec Charlie (!), pour leur annoncer sa décision de retourner en Virginie. Non mais même, il y a eu tellement de temps qui s’est écoulé que ça le ramène pas pour le début de saison, si ? Il va être stoppé par la tornade et mourir ? Allez, l’espoir est permis.

La preuve ? Ben, John est en pleine forme, il est amoureux de June qui lui fait son ménage alors que Charlie reste muette, ils ont donc réussit à dompter cette insupportable gamine tous les deux. L’espoir existe. L’arrêt suivant pour Morgan ? Une putain de villa avec panneaux solaires. Ce ne peut qu’être la résidence de Strand qui passe son temps à… boire. Même sans Madison, les bonnes habitudes ne se perdent pas.

Bon, assez clairement, du temps a passé depuis la mi-saison et nos personnages se sont créées des vies sympathiques. Morgan espère convaincre Luciana et Strand de le suivre en Virginie, mais ce n’est pas gagné. On a un alcoolique et une dépressive, et une Alicia qui refuse de s’installer définitivement avec eux. Cette mise en situation est bien longuement inutile, franchement, mais ça permet de lancer une nouvelle intrigue avec Alicia récupérant des bouts de papier sur les zombies, bouts de papier sur lesquels sont écrits « à l’aide », grosso modo. Elle s’amuse donc à récupérer tous les zombies du coin, alors que Morgan fait chier absolument tout le monde dans l’espoir de les convaincre de le suivre. Allô ? Tu n’as pas d’amis, dégage et puis c’est tout.

Bon, OK, Alicia accepte de se servir de lui quand même car elle a une piste sur l’idiot envoyant les messages sur les zombies. Cela leur permet de marcher un moment et de partager leurs points de vue sur leur situation. Ils ignorent ainsi tout du vent qui se lève, se concentrant sur les messages d’appel au secours qui ne me disent rien qui valent.

Et pourtant, ils parviennent à sauver l’homme coincé dans une usine qui s’amusait à faire ça aux zombies… pour mieux découvrir qu’il est un zombie lui aussi. Tristesse. Alicia en est dégoûtée, parce qu’elle se sent moins douée que sa mère et franchement, j’adore Alicia, mais ça n’a pas sauvé l’intérêt limité de cet épisode.

June et John vivent désormais dans un bus sur le fameux pont, et John parle de plus en plus de retourner à la cabane, alors que Charlie refuse toujours de leur parler et est sauvée de justesse d’un zombie par Al. Un zombie ? Oui, un sortant de l’eau parce qu’une fois de plus, il y a une brèche quelque part en amont. Cela donne une bonne excuse pour qu’Al et June se trouvent quelque chose à faire. Et c’est parfait parce qu’Al veut bien connaître l’histoire de June, maintenant qu’elle sait tout de Laura et Naomi.

Elles ont l’occasion de trouver une petite boîte de secours laissée par d’autres, ce qui fait qu’Al sort de nouveau sa caméra, mais June lui demande de la ranger pour enfin lui parler et dire qu’elle n’assume pas trop de révéler son vrai visage à John, tombé amoureux de Laura, pas d’elle. Moui.

John ? Il profite de cette pause pour faire un plateau de Scrabble avec une boîte de céréales et forcer Charlie à jouer avec lui. Et dire que je pensais avoir atteint le summum de l’ennui avec la série-mère, voilà qu’on nous sort ce genre de scène. Bon, c’est mignon de le voir s’occuper de Charlie et avouer une fois de plus son amour pour June qui lui a permis de recommencer à parler quand il était en plein silence. Sans trop de surprise, Charlie est tellement saoulée qu’elle décide de se casser.

Sinon, côté Luciana/Strand, on nous fait un faux suspense sur leur survie avant de les occuper avec une brèche dans la barrière entourant leur villa. C’est aussi une bonne occasion pour que Luciana sorte de sa déprime et se rende compte qu’elle n’a pas de but dans la vie. Elle en demande un à Victor, mais il n’est pas plus avancé qu’elle.

Alors que ça lui ferait une bonne occupation, Victor refuse alors d’impliquer Luciana quand John vient lui demander de l’aide pour retrouver Charlie. Mais enfin. Elle s’est barrée, laisse-la en paix à un moment ! Ils se retrouvent rapidement sous la flotte, n’ayant pas vu les oiseaux s’enfuir comme June et Al l’ont fait. Oui, ça y est, June a compris ce qui était en train de se passer, après 150 indices laissés bien en vue pendant tout l’épisode.

Il se met à pleuvoir des cordes sur Alicia et Morgan aussi, mais ils se séparent malgré tout. Luciana continue d’écouter ses vinyles, mais à l’arrêt d’un d’eux, elle comprend qu’il y a un bel orage, qui ne l’empêche pas d’entendre que Charlie s’est infiltrée dans la maison. Elle la vire comme une malpropre (comment ça, personne n’est propre dans cette série ?) avant de se rendre compte que Charlie lui rapportait simplement Le Petit Prince. C’était un signe de paix et ça décide Luciana à lui courir après, sous la pluie battante.

Bref, cet épisode se conclue avec la promesse de duos originaux et inattendus dans tous les coins, et avec la promesse d’une tempête qui vire à la tornade. Comme on l’a vu en introduction, Al et June se retrouvent donc dans la voiture blindée de la première à… observer les zombies s’envoler et se cogner contre leur véhicule. Oups. Cela devrait permettre une jolie deuxième partie de saison !

Saison 4