The Affair – S04E04

Épisode 4 – 14/20
Riche en points de Bingo Séries, cet épisode était sacrément lent, mais intéressant concernant la psychologie des personnages. Contre toute attente, j’en ai adoré la première personne, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième partie. Et si on m’avait dit que j’écrirais ça l’an dernier, je ne l’aurais pas cru, parce que je suis en train de revoir totalement ma copie et sur la série, et sur ses personnages. C’est dingue !

Saison 4


Spoilers

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Well uh… I don’t love the ocean.

Cette semaine est en train de passer bien trop vite et je ne me prends pas le temps d’avancer assez vite dans mes séries, mais je vais au moins essayer de finir la semaine sans être trop totalement à la ramasse (dit-il en prévoyant de passer son mercredi loin de chez lui alors que les épisodes s’accumulent).

On reprend dans le « futur » une fois de plus et c’est cette fois Anton qui conduit alors que Cole parle avec le détective en charge de retrouver Alison. Etonnamment, Cole s’énerve (bon, OK ce n’est pas si étonnant), mais Noah reste sacrément calme et sûr de lui. Les trois s’arrêtent pour manger et je me rends compte qu’on ne sait pas qui nous raconte cette histoire – c’est étonnant de ne pas avoir de perspective, finalement ! En tout cas, Cole n’a pas franchement envie de parler à Luisa.

Alison – What the fuck ? Voilà donc qu’Alison fait des petits Skype pépère avec Noah pour qu’il parle à Joanie, qui n’est pas sa fille, rappelons-le. C’est tordu quand même… Il leur offre de quoi se payer un billet d’avion pour la Californie et explique à Alison qu’il aimerait les voir venir lui rendre visite. Non mais c’est du grand n’importe quoi, tout ça, franchement.

Après cette étrange conversation téléphonique, Alison se rend à une conférence d’hypnose (?) où la série perd inutilement du temps (je veux dire, ça ne sert à rien de la voir se servir un café, franchement). L’hypnose fonctionne magistralement bien et il s’agit en fait d’une sorte de cours pour apprendre à parler aux patients, et surtout pour les faire parler. C’est absolument magique et c’est une sorte de révélation : la technique s’appelle EMDR et permet aux patients de guérir les blessures psychologiques.

Alison se rend compte que Ben est présent lui aussi – parce que ça pourrait aider des vétérans cette technique – et ils trouvent le moyen de se revoir, puis s’isoler. La salle de conférence est pleine à craquer de gens cherchant à essayer les techniques qui reproduisent les mouvements que font les yeux en dormant pour associer les traumas à une sorte de rêve et les éloigner… mais ils parviennent à s’isoler dans une salle tout aussi immense et désert.

C’est intéressant passé ce détail technique et complétement improbable : Alison se met à raconter toute son histoire, le jour de l’accident et la mort de son fils. Je n’ai pas souvenir qu’on ait su tout ça, la culpabilité qu’elle ressent et rejette sur un Cole flirtant avec une autre femme, la découverte du corps. C’est atroce, même si un peu long comme une scène. C’est moche, mais j’ai accéléré l’épisode et ça passe bien mieux comme ça.

La séance tourne court ensuite quand elle refuse de continuer à se souvenir de tout ça, surtout qu’elle en arrive au moment où elle a failli se noyer elle-même. Conscient de ne pas être très efficace avec elle, il la regarde s’enfuir puis la suit et arrive à la convaincre d’aller faire un tour à la plage. Cela se termine avec une balade en bateau pour qu’elle surmonte sa peur de l’océan. La mer est aussi l’occasion d’un pique-nique où elle se dévoile vraiment : elle donne enfin le nom de Gabriel, puis explique à Ben (tout en buvant un coup devant lui, parce que c’est bien plus rigolo comme ça) tout son passé… et notamment ce cauchemar qu’elle faisait régulièrement enfant où elle se noyait.

C’est pour cela qu’elle culpabilise tant de la mort de Gabriel, elle se sent responsable. Et vous savez quoi ? Je me surprends à apprécier Alison maintenant qu’on connaît mieux ses failles. Bon alors en revanche, sa manière complétement cinglée de plonger l’océan et d’y garder les yeux ouverts, c’est du grand n’importe quoi ! Cela dit, ça me valide le point sous l’eau du Bingo Séries, alors je ne dis pas non. Ah, et évidemment, elle embrasse également Ben au passage, même s’ils ont tenté de résister un moment. Franchement, je ne sais pas où tout ça veut aller, mais j’accroche beaucoup plus à la psychologie des personnages qu’avant.

Je ne sais pas si la série s’est améliorée, si Here and Now m’a vacciné ou si je suis cinglé en ce moment, mais mon opinion de la série change peu à peu.

Cole – Pendant qu’Alison s’amuse avec Ben, Cole est celui s’occupe de Joanie. Cela dit, on le retrouve au début de ce segment en train de kidnapper le jeune, Bram, qui l’a volé dans la semaine pour l’emmener… à une réunion d’alcooliques et drogués anonymes. Ils y retrouvent Ben qui raconte sa journée de la veille (et hop, second point du Bingo, cet épisode valait le coup). Celui-ci refuse de devenir le parrain de Bram parce qu’il n’est pas du coin, mais il est intéressant de le découvrir plus sous une nouvelle facette. Si même Cole le voit comme un type bien, c’est qu’il doit être cool.

S’il joue les bons samaritains et que c’est un échec, c’est loin d’être le pire moment de sa journée, puisque Cole enchaîne ensuite avec une Luisa en pleine déprime de ne pas savoir comment régulariser sa situation aux États-Unis. Elle a une solution totalement conne : demander à devenir un tuteur légal de Joanie. L’idée est bonne en théorie, mais en pratique ça signifie qu’Alison devrait abandonner son rôle de mère aux yeux de la loi. Le rôle de mère qu’elle a eu tant de mal à récupérer aux yeux de la loi la saison précédente. C’est con.

Perturbé par tout ça, Cole vient ensuite voir sa mère pour lui poser des questions sur le couple de ses parents et sur comment savoir si l’on est amoureux. Bref, il s’inquiète pour Luisa et en même temps, il n’est pas prêt à faire ce qu’elle lui demande. Il est bien trop attaché à Alison pour la trahir comme ça. En plus, Alison est en train de refaire sa vie avec Ben, et il s’en rend compte quand il va chercher Joanie.

C’est un problème : il sait grâce à la réunion que Ben est marié, et il découvre qu’Alison ne le sait pas. Il fait malgré tout le choix de croire en la bonne volonté de Ben et ment à Alison, lui disant tout de même qu’ils se sont rencontrés aux AA.

Il ramène alors Joanie chez lui pour y retrouver Luisa en train de faire ses valises. OK, j’aime beaucoup Luisa, mais dans cet épisode, je crois que tout le monde sera d’accord pour dire qu’elle était juste mais totalement insupportable, pas vrai ? Ce n’est pas que moi, rassurez-moi ?

Bien que ce soit son tour de garder sa fille, Cole prend alors la décision de se barrer faire un walkabout. C’est une idée que lui a filé sa mère – après plus d’un an sans voir son fils, elle lui conseille donc de se barrer en Californie. Normal. Il faut dire que c’est déjà ce qu’avait fait son père avant la naissance de Cole : se barrer six mois pour mettre de l’ordre dans sa vie et retrouver la joie de vivre.

Tout cela ne me paraît pas gagné, mais comme Luisa veut se sentir importante dans la vie de Cole, elle accepte. C’est très joli sur le papier, mais en pratique, justement, ça ne lui donne pas de papiers. Et elle se retrouve à garder seule Joanie ? Combien de parents aura-t-elle d’ici la fin de la série franchement ?

Cole se barre et je suis assez sceptique sur cette issue ; et sur les scènes avec Bram (il l’a quand même kidnappé après avoir menacé de le tuer ?). J’avais plus de mal à reconnaître le Cole que j’apprécie et plus de facilité à apprécier Alison cette semaine… Rien ne va plus !

Saison 4

12 Monkeys – S04E10-11

Épisode 10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !

Saison 4


10

The mission hasn’t change. Only our feelings.

Oui, je suis trop impatient ; oui, je vais me jeter dessus ; vivement que ça sorte et blablabla. Une annonce de déménagement plus tard et il n’y a plus personne pour être au rendez-vous devant ces deux derniers épisodes de la série. Et pourtant, avant d’être spoilé, il a bien fallu s’y mettre. 1h30 pile, voilà ce que promet ce dernier épisode au résumé repartant aux bases de la série et nous résumant tout en trois minutes. C’était long, mais passionnant, et ça donnait envie de se replonger dans toutes les quatre saisons.

Quoiqu’il en soit, on est ensuite reparti en 2037 où Katarina découvre leur QG et la base de la machine et… Athan ! Il essaye de raisonner Katarina de ne pas commencer à partir en vrille, mais il n’y a pas grand-chose qu’il puisse faire ou dire pour la faire changer d’avis. Il lui conseille donc, le jour où ça arrivera, de choisir de sauver une vie plutôt que sept billions. Il savait donc tout !

En 2043, on reprend exactement où on en était : Katarina comprend que le fait que Cole soit de sa famille explique que la machine s’est mise à fonctionner, comme elle partait de son ADN. Cole accepte son destin d’être effacé, Jennifer est effondrée, Cassie va probablement être chiante et s’y refuser, mais ce sera ce qui permet à la série d’avancer à sa fin.

Cassie s’oppose fermement à ce que Cole soit sacrifié, mais personne ne va dans son sens, la forçant à comprendre qu’il n’y a rien d’autre à faire. Elle a beau dire que le temps leur en doit une, ce n’est pas tout à fait vrai, et c’est juste bien trop triste à voir. Il est fort probable que cet épisode finisse par me faire pleurer encore, surtout que ça enchaîne sur des flashbacks de toute la relation Cole/Cassie, et je ne m’y attendais pas.

Avant de supprimer Cole définitivement, le groupe décide logiquement d’envoyer « future asshole » à la rencontre du Cole du passé, et c’est passionnant de revoir ces scènes de rencontre entre les personnages. Revoir toutes les interférences de « future asshole » est certes très répétitif par rapport au passé de la série, surtout quand il s’agissait de voir ce qu’on a vu cette saison, mais ça fonctionne bien.

Comme il faut bien combler l’heure restant dans l’épisode, Cole et Cassie découvrent à leur retour en 2043 que leur solution miracle de détruire l’existence de Cole ne peut fonctionner : il leur faudrait trois ans et demi pour accomplir la solution des Primaires, et ils n’ont que 12 ou 13 heures devant eux.

Heureusement, Cole a déjà un plan pour changer tout ça – alors que Cassie a toujours l’espoir de sauver le monde en tuant le Témoin. Elle est un peu têtue dans son genre, mais j’imagine que la série ne pourra pas mal se terminer pour autant.

Et la suite est plutôt très joyeusement horrible à voir : Cassie demande à Cole d’aller chercher Ramse parce qu’ils ont besoin de lui pour mettre en place le plan de Cole. Ainsi, donc, « future asshole » débarque l’année de la mort de Ramse pour l’embarquer avec lui dans le futur. Dur de ne pas avoir envie de pleurer lors de ces nouvelles retrouvailles entre Cole et mon personnage préféré. On me prend par les sentiments là.

Assez vite, les personnages irréconciables à l’époque se réconcilient en quelques minutes et Ramse accepte de suivre le plan de Cole jusqu’au bout : ils vont s’emparer de Titan ensemble. Une dernière mission pour les deux frères qui ne plaît pas trop à Katarina parce que bouhou la causalité. Au point où vous en êtes, mamie, ce n’est plus bien grave tout ça. Et puis, la réaction de Jennifer est beaucoup trop drôle.

Les deux frères partent donc chercher une voiture dont ils ont besoin sous l’orage rouge et Cole y trouve la bague de fiançailles de sa mère. Avant de partir pour son ultime mission, il téléporte donc Cassie dans une magnifique crique où il la demande en mariage, parce qu’il fallait bien une scène de plus pour briser le cœur de tous les fans, pas vrai ? NON. Et pourtant, ils ne se gênent pas pour la demande en mariage, non pas pour toujours, mais pour un moment. Ah, les frissons purée.

Ils sont malheureusement interrompus dans leur moment parfait et trop court par l’orage rouge qui arrive au-dessus de ce dernier coucher de soleil.

Pendant ce temps (en quelque sorte, ces mots de liaison ont un sens bien différent ici que dans mes autres critiques), Jennifer boit du thé rouge pour rencontrer le Témoin alors que de son côté, Olivia nous fait son petit discours d’entrée dans la forêt rouge avec le temps qui se supprime et tous les moments qui ne font plus qu’un. Un orage rouge se propage donc dans le temps sur tous les lieux marquants de la saison et la série.

Olivia est donc dérangée par Jennifer qui est elle aussi bien dérangée, d’une autre manière. Elle s’arrange pour attirer son attention, lui dire qu’il y a moyen d’avoir l’arme la tuant et… Olivia s’empare de son corps, se retrouve face à Katarina et découvre effectivement que l’arme est bel et bien présente en 2043. Aussitôt, Olivia arrête la possession de Jennifer et la phase finale de son plan pour emmener Titan en 2043 et les empêcher de la détruire.

Elle tombe dans un piège totalement grossier tendu par nos ennemis : Cole et Ramse se cherchent une chanson dans la voiture et finissent par trouver ce qu’il faut pour mourir, The Time of my life. J’ai éclaté de rire juste avant Ramse, mais c’était parfait : ils s’infiltrent dans Titan et dérangent Olivia dans un énième discours interminable, détruisant au passage leur voiture et quelques hommes d’Olivia, qui comprend trop tard qu’elle est tombée dans un piège.

Ramse et Cole perdent leur machine portative, mais ce n’est plus très grave (ce sera probablement juste gênant au pire moment) : Katarina téléporte leur QG en plein Titan. La machine du QG devient la seule arme de nos résistants, mais c’est assez pour faire flipper Olivia qui est loin de se douter qu’ils veulent simplement récupérer Titan, et qu’ils sont partis pour une mission suicide.

Cette dernière se passe bien – et passe bien vite aussi : je crois qu’on approche déjà de la fin du premier épisode et que je ne m’en suis pas rendu compte. Et à force de bien se passer, la mission se termine mal : les Filles ne parviennent à protéger la Machine, et leur scientifique est mort, et il ne reste plus que neuf minutes avant la fin du plan d’Olivia, alors que Cole et Ramse sont fichus eux aussi.

Katarina accepte de mourir à son tour, mais finalement, dans un ultime twist, Max (QUOI ?!!!) et la Jennifer du futur débarquent et la sauvent, avant de demander à Jennifer du passé de mettre une dernière chanson : Don’t you forget about me. Et hop, voici Deacon qui débarque pour sauver James et Ramse. WTF ? D’où sort-il ? Ou plutôt de quand ? C’est en tout cas un bon twist – même si je m’attendais à le voir débarquer depuis le milieu d’épisode où Cassie dit avoir besoin de toute la famille pour s’en tirer. Quel épisode final !


Épisode 11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

Saison 4


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You and I. We didn’t have a lot of time… but we lived a lifetime together.

Le vrai épisode final prend le temps de revenir sur le twist de l’épisode précédent : Jennifer vieille débarque avec les Filles auprès du camp West 7, tombe sur Max et la force à la mener à Deacon, à qui elle raconte tout le futur. Son argument ? Le couteau de Deacon, bien sûr. Le truc, c’est qu’elle utilise un paradoxe pour les détruire et niveau causalité, je suis perdu : si elle le détruit, c’en est fini de son argument et de tout le reste ?!

Pas le temps de se prendre la tête cela dit, la bataille finale est là – et Deacon est dedans (donc il savait tout ce qui allait se passer depuis toujours ? Ou c’est l’événement qui change et nous sort de la boucle ? Ah, ces prises de tête temporelles). Deacon se réconcilie de manière express avec Ramse et Cole, ils sont tous West 7 après tout, alors que Cassie et Jennifer prennent la décision de se sacrifier et d’aller en salle de contrôle. Là-bas, Olivia les attends effectivement, et nous tabasse Cassie, oubliant un peu trop Jennifer à mon goût. C’est génialissime toutefois, parce que Cassie finit par se rebeller et enfin prendre sa revanche contre Olivia.

C’est elle qui la poignarde et la tabasse. Kiffant. Malheureusement, Katarina leur rappelle qu’ils n’ont plus trop le temps. De son côté, Cole parvient à convaincre Deacon et Ramse de mener encore une autre mission suicide : il faut détruire le cœur de Titan. Il ne reste que quelques minutes (4, en fait) pour annuler la séquence lancée par Olivia, et Cassie se fige dans ses souvenirs – de biens jolis flashbacks, encore et toujours.

Olivia débarque une dernière fois et prend le dessus sur Cassie utilisant la ruse pour la tuer définitivement : elle lui dégomme la moitié supérieure du corps dans un paradoxe temporel. Malgré tout, Cassie ne se sent pas capable d’arreter la séquence de la forêt rouge. Elle s’excuse auprès de James de ne pas être capable de faire mieux pour lui, mais elle ne veut pas le perdre, ni perdre ses souvenirs.

James se tape donc le sprint de sa vie vers la tour de contrôle… et ne met que deux minutes à y arriver. La probabilité est bien faible. Malheureusement, il arrive trop tard quand même : un éboulement l’empêche d’accéder à Cassie. Comme par hasard. Cela ne lui empêche pas de lui parler et d’être ultra-poétique surtout pour Cole : oui, ils peuvent avoir l’éternité… ou ils peuvent avoir un maintenant qui rend tout ça réel, un maintenant avec une fin, un maintenant qui se souvient du temps qui passent et des retrouvailles. Bref, il la supplie de donner une fin à la série, comme si les scénaristes connaissaient bien le texte à lui donner après avoir bataillé pour une saison 4. Admettons.

Cole est convaincant au point que Cassie change d’avis à la dernière seconde, comme dans une série. Elle arrête donc la séquence à une seconde de la fin et ce qui a pris des heures à se mettre en place ne prend qu’une seconde à s’arrêter. Plus de forêt rouge, une Jennifer qui se réveille et un happy end qui se profile.

La série part alors en vrille totale et nous ramène en… 894 pour mon plus gros fou rire : la moitié supérieure du corps d’Olivia qui finit en Antarctique avec la souche du virus… elle est le crâne de la saison 1. Bien joué. Il n’empêche que le but est toujours de supprimer Cole et qu’il reste plein de choses à faire, notamment renvoyer tout le monde au… début. Pour éviter la causalité, quoi.

La vieille Jennifer et Deacon repartent ensemble et se lient d’une amitié intemporelle, après un câlin Cassie/Deacon que celui-ci ne comprend pas. On ne nous reparle de Max, la pote de Cole et Ramse, mais bon, on imagine qu’elle s’en va avec Deacon aussi. Ramse, lui, accepte la triste réalité de se faire tuer par Cole… et ses derniers mots, « Je te vois bientôt », s’expliquent enfin. Jennifer est bien trop  nulle en au revoir, ou bien trop forte : comme d’habitude, elle est inimitable. J’adore ce personnage ! Elle préfère un salut final, une bonne nuit avant de tout recommencer, qui sent bon la dernière scène tournée pour l’actrice (je n’en sais rien, mais je suppose) où Cole, Cassie et Katarina l’applaudissent. La voilà donc qui retourne dans le passé, toute excitée de la vie qui l’attend.

Il faut ensuite des adieux entre Cassie et Cole. Des adieux du couple principal dans une série qui se termine après quatre saisons. Ils ne peuvent pas oser ? Et si. Cole rend à Cassie sa montre, les violons se font entendre et il lui fait de bien beaux adieux et un dernier baiser. Le courage de Cassie de monter les escaliers et s’asseoir sur cette chaise, c’est quand même quelque chose. Son départ de 2043 se fait au son de son message adressé à Jones, le fameux message lançant la mission.

Il ne reste plus que Katarina et James pour conclure la série : Titan est capable d’effacer l’existence de Cole et ils n’ont plus qu’à le faire. Avant ça, Jones se fume une dernière cigarette et remercie son petit-fils d’avoir tenu sa promesse : ils voient la fin ensemble. Il lui répond qu’il est heureux de l’avoir à la fin, mais la fin de Katarina est là plus tôt qu’il ne pensait… elle se laisse mourir en écoutant son petit-fils lui dire qu’elle a été une mère pour lui. Il écrase sa cigarette, et c’en est fait de Katarina.

Reste une dernière séquence à écrire, celle qui enverra Titan et James à la destruction totale et à l’effacement. James Cole la programme lui-même et accepte de s’autodétruire….

La série se mord la queue et revient à son premier épisode, sa première scène, en 2013. Quand Cassie monte dans sa voiture, Cole n’est pas là pour la braquer, mais elle se souvient soudainement des quatre saisons. Plutôt que de se lancer dans la plus grande aventure de sa vie, elle se rend à l’Emerson et demande à contacter James Cole, mais sa chambre n’existe plus. Elle n’a jamais été réservée à vie. Et le voyage dans le temps n’est plus jamais possible.

Voici donc une Cassie dévastée qui comprend que la vie sera différente de toute la vie qu’elle a connue pourtant connue. La série prend le temps de nous faire une fin parfaite à travers le temps : Jennifer est capable de nous créer la première licorne du monde, Ramse a un futur heureux avec son fils, Jennifer finit par se retrouver dans un bar possédé par Deacon où ils s’amusent bien, Katarina vit une jolie vie de famille, avec son mari et Hannah. Et si on en revient à Cassie, c’est pour nous dire qu’elle est un super médecin et qu’elle s’achète la maison, la fameuse maison.

Quelque part, quelque temps, Cole débarque sur une plage et retrouve une Jennifer jeune et souriante et délirante toute heureuse de le voir en vie. Eh oui, Jones a bien sûr trouvé le moyen de sauver son petit-fils, comme le lui avait demandé son arrière-petit-fils. Elle l’a effacé du temps, mais elle a trouvé le moyen de le ramener dans le passé, auprès de Cassie. Et c’est pour ça qu’elle se souvient de lui.

C’est une jolie manipulation du temps, qui permet à James et Cassie de se retrouver devant leur maison, ultime claque hyper efficace de la série qui se termine sur une réplique aussi prévisible après ce double-épisode que parfaite et insoupçonnée avant : Happily ever now. Et ils vivent heureux.

Saison 4

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EN BREF – Merci à LauraFrankie et Yodabor de m’avoir tellement parlé de la série que je me suis mis à la regarder, après un faux départ. C’est le syndrome Person of Interest, finalement, juger une série sur son pilot a beau être la technique de production de la majorité des chaînes américaines, elle n’est vraiment pas efficace en ce qui me concerne. Peut-être qu’il vaut mieux la juger à son épisode final, en fait. Bref, quoiqu’il en soit, j’ai trouvé la saison 1 très bonne, mais pas aussi exceptionnelle que cette saison finale.

Parce que bon, quand même, OK, il n’y a eu que onze épisodes cette année, mais ils étaient tous excellents : très peu de temps morts, énormément de rebondissements, cette saison 4 était brillante. Dans l’ensemble, la série s’en va donc en me laissant un excellent souvenir d’elle et en ayant réglé une bonne grosse majorité de ses paradoxes.

Je dirais qu’ils n’étaient pas bien au point au début, ou pas sûr d’eux, mais que plus le temps a passé, plus c’est devenu solide. Une fois leur plan bien clair et défini, il n’y avait plus qu’à se laisser guider. Écriture fluide, rebondissements improbables à chaque fois, excellents gags, paradoxes temporels gérés et SF tout comme j’aime, je ne manque pas de compliments à l’égard de la série. Et ce n’est pas le double épisode final qui me fait dire le contraire – j’aurais aimé une fin triste aussi, mais les choix faits sont pertinents et absolument pas décevants, au contraire.

Une série coup de cœur, il faudra que je la revois un jour !

12

The Affair – S04E03

Épisode 3 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.

Saison 4


Spoilers

03

I hope tonight is the start of a long journey.

L’épisode étant sorti en avance sur pas mal de plateforme, j’ai pu le voir dans la nuit et il était largement temps que je fasse ma critique. On reprend encore et toujours dans le futur où Anton essaye de comprendre qui est Alison et fait un bon résumé de la série, nous montrant à quel point c’est du grand n’importe quoi. On découvre en tout cas qu’Alison est encore en contact avec Ben, qui n’a pas de nouvelle d’elle non plus depuis 72h. Ah, et Ben est marié. Bien.

Noah – Un conseil de prof ! Youpi, je me sens dans mon futur, c’est top. On découvre que Janelle, la proviseure, n’est pas très appréciée des autres profs, et particulièrement Megan, la prof de math. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça permet à Noah de faire remarquer qu’Anton est brillant et devrait être mieux surveillé.

Le seul problème, c’est que ce n’est qu’après ça qu’il découvre qu’Anton est en fait le fils de Janelle, parce que bien sûr, tous les noirs sont de la même famille, on est dans une série, déconnons pas. Bon, passé cette idée un peu abusive et mal introduite, on apprend à cerner mieux Janelle et comprendre pourquoi elle déteste Noah : s’il était noir, il n’aurait jamais pu être rembauché – et on a forcé la main de Janelle pour qu’elle l’embauche. Quelqu’un qui déteste Noah ? Janelle est mon nouveau personnage préféré !

Noah s’excuse donc d’avoir parlé d’Anton en pleine réunion, puis enchaîne avec un cours sur The Waste Land. Comme c’est son point de vue, le cours se passe à merveille, avec des étudiants l’écoutant sagement et un Anton facile à manipuler. Ainsi donc, Noah fait prendre conscience à l’ensemble de sa classe que collectivement, ils ont du pouvoir et sont capables de changer les choses… et ça mène immédiatement à une révolution hyper clichée des élèves qui sortent de cours, puis de l’établissement, pour crier leur désaccord de la direction qui suspend tous les élèves.

C’est complétement surréaliste – convaincre autant de gens de bouger, même s’ils sont déjà énervés, ça prend plus qu’un Anton disant que c’est parti pour la révolution. Rapidement, la protestation collective finit dans la rue et attire la police. Les choses commencent à dégénérer, mais heureusement, Noah est là pour aider la tension à retomber. Il est bien sûr question de problèmes raciaux – Janelle est noire et ça ne l’aide pas à se faire entendre de la police. Heureusement, Noah est là (bis) et gère tout : la police qui relache l’étudiant arrêté, la presse qui questionne une Janelle débordée, tout, tout, tout. Oh, il ne gère pas la colère d’Helen, mais c’est tout, tout le reste, c’est Noah le sauveur quis ‘en charge.

Il sort dans un bar avec ses collègues où il découvre que les journalistes l’érigent en principal comme il a mieux géré les étudiants et les questions qu’elle, et c’est gênant comme tout. Janelle débarque à son tour au bar et personne ne la laisse acheter un verre parmi les profs, la forçant à s’asseoir au bar, seule et abandonnée. Vous le sentez venir ? Yup : heureusement, Noah est là (lol) pour s’occuper d’elle. Il lui achète un second verre puis discute longuement avec elle. Cela nous permet de mieux connaître Janelle, qui rapidement semble commencer à flirter avec lui (pff Noah et son égo), même si c’est assez soft pour qu’on continue de la découvrir et l’apprécier (mais si).

Oh et bien sûr, elle regrette d’être noire et de ne pas pouvoir faire ce qu’elle veut en tant que principale, alors que si elle était un homme blanc comme Noah, elle ferait ce qu’elle veut. Yep. Ce n’est pas faux tout ça, mais Noah s’en contrefout pas al (évidemment) et il parle de choses plus personnelles, comme leurs enfants respectifs.

Pendant ce temps, les collègues de Noah s’embrassent et c’est donc sans surprise que Noah et Janelle font de même peu de temps après. De manière évidente, c’est Janelle qui commence à l’embrasser, hein, parce qu’on est dans les fantasmes permanents de Noah. Elle finit par se détacher de lui, lui rappelant qu’elle est sa boss. Un peu tard pour ça.

Helen – Vik n’a pas de calculs biliaires, mais les scénaristes conservent le mystère sur le diagnostic de la maladie qu’il a évidemment (l’évanouissement fait suite à une grosse perte de poids). Le paradis d’Helen et Vik semble s’être bien assombri entre deux épisodes ; on les retrouve dans une voiture où elle est en larmes et où il refuse de communiquer avec elle.

De retour chez elle, Helen ment à ses enfants, leur disant qu’ils étaient au yoga, mais elle n’est pas prête à les affronter tout à fait. Il faut dire que ce n’est pas facile, avec Stacey qui parle de seconde guerre mondiale et holocauste et Trevor qui est tout content d’avoir le gêne scientifique de Vik. Hum. Par chance, Noah passe prendre ses élèves et ça laisse du temps pour Vik et Helen.

Ils en profitent pour passer du bon temps ensemble, même si le bon temps dure même pas trente secondes. Vik est toujours incapable de parler et veut retourner travailler, puis aller à un gala où il doit recevoir un prix devant ses parents… et il demande donc à Helen de les appeler mais de ne surtout pas parler de la nouvelle qu’ils ont eu à l’hôpital.

Vik ignore complétement sa maladie et continue sa vie comme il veut, mais Helen n’est pas trop d’accord. Ils sont interrompus par Sierra qu’Helen envoie balader bien vite et il finit par lui dire qu’il ne veut pas se soigner – et qu’il veut bien un enfant, aussi.

Helen se rend chez son psy et cette fois, elle a beaucoup à discuter avec lui ; voulant qu’il l’aide à diagnostiquer Vik. Mais ce n’est pas son job, même si le déni de Vik est évident et problématique. Helen refuse de travailler sur elle-même et la série est bien bavarde dans cette scène avec le psy, mais c’est juste passionnant à suivre.

Et Helen est encore plus passionnante face à cette nouvelle crise terrifiante dans sa vie. Déjà qu’elle paniquait quand tout allait bien… Alors qu’elle parle avec son psy des personnes dont l’un et l’autre ne peuvent se passer, elle comprend qu’elle doit ramener Vik à New-York pour qu’il se batte. Elle se rend récupérer les enfants chez un insupportable Noah, puis au gala où elle boit et dépime, ne supportant pas trop le discours de Vik espérant un long futur ou prenant des photos avec son père comme si de rien n’était.

Loin d’écouter son psy lui disant de simplement montrer son amour et son soutien à Vik, Helen prend la décision de parler de l’état de santé à Priya. Celle-ci refuse l’affection de sa belle-fille et décide de quitter le gala en avance, prétextant un mal de crâne. Helen ne comprend pas comment cette mère peut abandonner son fils comme ça et insiste, révélant qu’il a un cancer à un stade déjà trop avancé –il a besoin d’un traitement.

Cette fois, Vik entend Helen le trahir, mais il ne lui dit rien, parlant simplement à sa mère qui s’en va malgré tout, lui disant qu’il trouvera un moyen. Sur le trajet du retour, Vik refuse toujours de parler à Helen, mais il n’a plus trop le choix. Il se gare et passe ses nerfs sur Helen, mais leur vision du monde est bien trop différente cette fois. Elle reproche à toute la famille de Vik d’être dans le déni – et ma foi, elle n’a pas tort – et celui-ci s’énerve, avec raison d’une certaine manière, mais aussi avec beaucoup de torts.

Il lui rappelle finalement qu’il est médecin et quil sait parfaitement qu’il n’y a aucun espoir possible avec le cancer du pancréas – et il reconnaît aussi qu’il va mourir, à voix haute, pour la première fois. Il refuse de vendre un faux espoir à Helen ; et il voulait une soirée heureuse pour ses parents, qu’Helen a gâché. Elle peut toujours lui faire un enfant, cela dit, parce que ça aussi il le veut (mais elle non, bien sûr).

Quelle angoisse cet épisode ! J’adore Vik, je n’ai pas envie qu’il meure ; et je n’ai pas envie de subir tout ça, mais ouais, cet épisode était fou et fini avec Helen envisageant sérieusement de refaire un enfant. Et bah !

Saison 4

12 Monkeys – S04E07-09

Épisode 7 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !

Saison 4


07

And you call yourself a witness?

Quelle journée encore ! Je n’avance à rien en ce moment avec les grandes chaleurs. C’est donc à pas d’heure hier soir que je me suis décidé à lancer ces trois épisodes – d’avance, je m’excuse pour les fautes, plus je suis fatigué, plus il y a de chances que j’en laisse passer ! Bref, le titre de cet épisode ne me dit rien qui vaille, parce que le groupe de Jennifer n’a jamais été mon préféré, surtout qu’elles ne servaient souvent qu’à se faire tuer.

Et pourtant, le parallèle du début d’épisode entre Emma (la fille du témoin) et Hannah m’a tout de suite énormément plu. Il est question de leur naissance, de leur éducation… Un beau résumé des deux personnages, donc, et de la série au passage. C’était aussi simple qu’efficace, et ça me rappelle certains résumés de The Magicians qui étaient parfois intégré à l’épisode comme ça. En tout cas, les choses sont claires pour cet épisode : Emma et Hannah ont tout qui les opposent, mais toutes les deux agissent pour leurs mères, qui sont justement sur le point de se rencontrer une nouvelle fois – sachant que la dernière fois Olivia avait poignardé Katarina…

Le Témoin se rend immédiatement compte que Katarina est en train de mourir, mais qu’importe, elle veut surtout interroger Jones et savoir où se cache l’arme qui pourrait la renverser. La torture est attendue, et Katarina finit dans la cellule de Deacon.

Au QG et en 2043, Cole s’énerve d’être impuissant vis-à-vis de Jones et de ne pas pouvoir se rendre en 1491, mais Cassie dit qu’il faut simplement faire confiance à Jones. C’est un peu simple, mais on a autre chose à faire que rester à les suivre, alors next.

De son côté, Emma débarque auprès de sa mère pour leur dire que leur plan se prépare bien. Olivia est une mère atroce, plus encore que ne l’était sa propre mère, ça promet. Le Témoin décide alors d’aller assister aux informations que Jones connaît : elle se projette dans le temps avec son esprit, parce que oui, elle sait faire ça apparemment – mais c’est douloureux pour Jones.

Celle-ci est secourue par Cole qui débarque avec la machine de son fils et commence à expérimenter de nouveaux troubles à cause de sa maladie radioactive. Elle est ainsi interrogée ensuite par Cassie au QG, puis par Cole, puis elle retrouve Jennifer racontant l’histoire et il m’est apparu de plus en plus évident qu’elle était encore coincée par Olivia.

C’est effectivement le cas : elle lui fait avoir des visions d’Hannah, et c’est la goutte d’eau pour Katarina qui comprend qu’elle est manipulée. Dès lors, elle tente d’aller dans la tête d’Olivia pour prendre le dessus, mais celle-ci ne se laisse pas faire et sait désormais comment atteindre Katarina : en s’occupant d’Hannah. Elle charge Emma de finir au plus vite Titan, s’avérant de plus en plus tyrannique et cruelle envers sa fille, qui craque.

Elle est particulièrement choquée de découvrir que sa mère torture ensuite Katarina en tuant devant elle un nombre incalculable de fois Hannah. Oh, pas la vraie Hannah bien sûr, mais ça reste de la torture, et une torture qui fonctionne : Katarina donne l’information de l’arme cachée en 1491. Oui, mais c’était en fait son plan depuis le départ : Titan se rend en 1491 avec Jones dedans, ce qui fait qu’au QG en 2043, ils peuvent désormais la suivre.

Tout ça n’est pas si simple : le scientifique, Adler, les avertit qu’ils resteront possiblement bloqués en 1491, et ce n’est pas très motivant. Cole, Cassie et Jennifer décident d’y aller et, en même temps, ils savent bien qu’ils ne resteront pas bloqués : on a vu un Cole du futur ; on a vu Jennifer vieille mourir en 2046 ; on a vu Cassie mourir en 2019 (bon, j’ai un doute sur la date j’avoue ?)… tout va bien quoi.

À moins qu’ils ne brisent d’une manière ou d’une autre le temps. Jennifer décide de se rendre en premier en 1491, parce qu’il y a un risque à se transporter si loin dans le passé… et effectivement, ça paraît hyper douloureux. En plus, Adler la perd dans le temps, ne pouvant confirmer qu’elle est arrivée dans le passé. Par chance, la Jennifer plus vieille rend une visite totalement improbable au QG au même moment et confirme qu’elle est bien arrivée à l’époque médiévale, mais qu’elle a des soucis là-bas. Elle demande aussi à Adler de réparer la machine du fils d’Athan.

Jennifer plus vieille a quelques flashbacks de l’époque médiévale, mais le plus intéressant est que Deacon en a lui aussi, et le même ; quand Jones essaye de le convaincre de s’enfuir.

Au milieu de tout ça, on retrouve également Hannah découvrant l’Emerson, les portables et un certain Bryan, le barman, qui est bien parti pour la draguer. Eh oui, un flashback nous révèle que Katarina a envoyé Hannah en 2007, où elle lui demande de découvrir la vie et d’ouvrir une enveloppe deux ans plus tard, le 8 mars 2009.

Les deux années passent, forcément, et elle finit par ne pas vouloir ouvrir l’enveloppe de sa mère pour passer du bon temps avec Bryan (oh, et elle a aussi des amies). Malheureusement, ses réflexes passés la rattrapent et elle tabasse deux types qui voulaient s’en prendre à eux. Elle rentre en pleurant dans sa chambre, alors que de son côté Emma envisage de se suicider.

La mission que Jones propose à Hannah ? Retrouver Marion Woods, la mère de Cole. Rien que ça. Elle sait où le trouver et heureusement, c’est le 8 mars au soir, lors d’une fusillade, que Marion se fait remarquer par un journal. L’identité de Marion, la mère de James, est ainsi révélée, et il s’agit… d’Emma. Plutôt que de se suicider, elle a choisi de vivre sa vie dans le passé. Olivia ne l’entend pas de cette oreille et veut la faire tuer, d’où la fusillade. Hannah l’en sauve, compromettant au passage son chemin de retour.

Dans le futur, Olivia remercie Katarina de lui avoir confirmé que Deacon était un traître (mais elle continue quand même de se servir de lui !) alors que Cassie et Cole se rendent au Moyen-Âge. Oh lala !


Épisode 8 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.

Saison 4


08

You’re simply a fool draped in metal.

Cet épisode démarre en 1491, rien que ça, avec un primaire qui se flagelle, ne supportant plus d’entendre des voix dans sa tête. Oh, bah ma foi, oui, pourquoi pas. C’est un peu extrême tout ça monsieur, quand même. Le pauvre n’est pas au bout de ses peines : il voit ensuite apparaître Titan alors qu’il dessinait un singe avec son sang et rencontre le témoin. Rien. Que. Ça.

L’homme s’appelle Andrus (ça, c’est fort de fruit) et n’est pas un primaire comme les autres, puisqu’il a tourné le dos à son groupe. Il reconnaît le Témoin et s’agenouille devant elle, parce qu’elle lui promet de mettre fin aux voix dans sa tête en tuant les autres primaires qui parlent dans sa tête.

En 2043, Adler tente de réparer la machine d’Athan malgré les interruptions constantes de Jennifer plus âgée. Celle-ci a une nouvelle vision de l’époque médiévale, saigne du nez et lui demande de se dépêcher.

Il faut dire que de son côté, la Jennifer plus jeune se réveille de son voyage dans… une porcherie. La pauvre. Elle se débrouille pour oublier son pistolet dedans et s’est encore arrangée pour débarquer avec des habits dignes de son temps, du genre une mini-jupe. Non, mais attendez, je ne suis pas historien, mais quand même, ils peuvent pas faire un minimum d’effort avant de voyager ?

Jennifer est rapidement repérée et c’est sans la moindre surprise qu’elle est rapidement considérée et arrêtée comme sorcière. Et encore, j’aurais cru que ce serait plus rapide que ça, là, la série prend le temps de lui faire voir le singe et c’est quand elle le reconnaît qu’elle est prise pour une sorcière et est enfermée.

Par chance, Chorus, une petite fille qui est aussi une Primaire la libère. Rapidement, elles sont de nouveau coincées par les villageois, mais ceux-ci ne font pas le poids face… aux armes de Cassie et Cole. Ben oui, utilisez des flingues au Moyen-Âge les gars, vous avez raison, ça ne peut que bien finir tout ça. Chorus les dirige tous les trois vers la maison de son père, Nicodemus, surtout par ce qu’elle a reconnu James et sait désormais qu’elle peut leur faire confiance. Pratique, cette histoire de primaire, pour gagner du temps.

Quant à Andrus, il débarque au village juste trop tard pour les capturer. Il ramène à Olivia un homme du village qu’elle exécute quand il la traite de prostituée à cause de son armure. Ben oui, on est en 1491, les femmes, c’est pas trop bien vu, quoi. Bon, ce n’est pas très grave, Andrus est un primaire et peut avoir des visions les aidant dans leurs quêtes.

Le groupe se dirige donc vers chez Nicodemus, qui vit dans un château où ils retrouvent des hommes de Titan. Cela dit, ceux-ci sont déjà morts parce que Deacon les a tués. Eh oui, il est arrivé en premier chez Nicodemus : pour trouver une arme, rien de tel que de se rendre chez un inventeur. Si Deacon est le bienvenue chez lui, Nicodemus ne voit pas d’un bon œil l’arrivée des trois autres inconnus, et il veut parler à Chorus avant de les accueillir.

Dans l’attente, Deacon offre son couteau à Jennifer, une scène que l’on avait vu les hanter dans l’épisode précédent. Cela ne sent pas bon, quand même. On enchaîne vite, cependant, et Chorus révèle à Jennifer qu’elle est toujours primaire : les voix se sont arrêtées car le Témoin les écoutait. Pour compenser, ils ont donc envoyé l’artefact à Jennifer, et la cloche récupérée par James est une clé pour son arme créée par les autres Primaires.

Ceux-ci sont attaqués par Andrus et le Témoin., comme nous l’avions vu dans le premier épisode de cette saison, mais la scène est un peu plus longue cette fois : on découvre que le chef des 12 primaires nargue bien Olivia, qui finit par le brûler – et tous les brûler – dans l’espoir qu’ils donnent l’emplacement de l’arme à Andrus dans leur souffrance. Et ça fonctionne. Pendant ce temps, James et Cassie obtiennent enfin les informations qu’ils veulent : l’arme a pour but d’anéantir le Témoin en effaçant son existence.

Comme dans le premier épisode, Chorus souffre d’entendre les primaires brûler et se voit confier l’artefact par son père, qui emmène tout le monde chercher l’arme dans une cathédrale abandonnée contenant… un calice ? Est-ce qu’on est en pleine quête du graal ?

Non, bien sûr : la clé résonne, allume les torches et révèle que derrière le calice se trouve… une machine. Quant à ce que j’ai cru être un calice, c’était simplement la cloche d’origine. Ils sont donc en présence d’un paradoxe et il faut faire sonner la cloche en déclenchant le paradoxe. Alors que Titan approche, Jennifer n’hésite pas une seule seconde et enclenche le paradoxe, alors que Nicodomus se fait tuer par Andrus.

S’ensuit un bon gros moment de « what the fuck is happening ?” où le paradoxe ne fait pas grand-chose et où personne ne voyage dans le temps, contrairement à ce qu’ils espéraient. Oh, Andrus essaye bien, mais il en est empêché par Cassie. Tous deux obtiennent une mèche blanche au passage, mais ça n’empêche pas les héros d’être arrêtés par le Témoin – et réunis avec Katarina.

Le Témoin a pour but de tous les décapiter et veut commencer par James, mais Deacon est tellement insupportable que c’est le premier sacrifié. On l’a vu venir dès l’épisode précédent et encore plus avec le don du couteau. Ses derniers mots sont donc qu’il est content d’avoir fait ce qu’il a fait, et qu’il le referait pour eux tous – sa famille en soit. Et voilà donc comment l’on perd définitivement Deacon. C’était une belle fin pour le personnage, mais purée, c’était sanglant et inutilement gore cette lame qui le décapite devant tout le monde.

C’est ensuite au tour de Cole d’être décapité, mais sans surprise, la machine d’Athan lui apparaît et il s’en sert pour se téléporter et sauver tout le monde. Il tue Andrus et voudrait retourner chercher le corps de Deacon, mais il n’en a pas l’occasion : Olivia se sert de Titan pour créer un paradoxe et supprimer du temps la machine qui devait faire voyager Cole on ne sait où et le corps de Deacon. Plus de Deacon, plus de plan pour stopper le Témoin et seulement trois épisodes restants, autant dire que le retour de l’équipe en 2043 est… violent.

Jennifer est aussi confrontée à son moi futur qui lui révèle qu’elle ne savait pas ce qui allait se passer – puis qui savait. Avec le paradoxe, elle avait probablement oublié ce qui est arrivé à Deacon, c’est tout ce que j’en comprends, même si ça n’a pas trop de sens. Elle offre aussi une craie à Jennifer qui s’en sert pour reproduire les étranges symboles vus au Moyen-Âge.

Et sinon, en 2009, Hannah emmène Emma à l’Emerson où les deux apprennent l’identité de leurs mères respectives. Aussitôt, Hannah comprend qu’elles doivent fuir, mais pas avant qu’Emma ne lui explique tout ce qui arrive : le Témoin veut créer un paradoxe avec Titan pour la création de la forêt rouge. Rien de bien nouveau, mais cette fois on sait que plus rien ne peut arrêter Olivia. Eh oui, cette fois, ça y est : Titan est complété à 100%.

Et tout ça, bien sûr, au son d’une reprise de Don’t you forget about me, la chanson liée à Deacon dans la série depuis un moment déjà. Oh, tristesse !


Épisode 9 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?

Saison 4


09

Either 7 billions people die today… or everyone dies forever.

La dépression est totale pour ce début d’épisode où tout le monde sait bien qu’ils ont perdu et où Jennifer continue de dessiner avec sa craie jaune et finit la main en sang. Elle est retrouvée par une Cassie inquiète de ce qui lui arrive – mais Jennifer avait dit en saison 1 à Cole que s’il lui donnait du jaune, elle pourrait dessiner le monde. Et c’est ce qu’elle a fait. Wow.

De manière improbable, la perte de Deacon rapproche Jennifer et Cassie. Il aurait presque fallu que ça arrive plus vite. Cassie tente d’avoir des réponses de Jennifer, mais elle est de nouveau cryptique, lui disant de chercher le centre. Elle finit par comprendre qu’il s’agit d’une spirale.

Partant de là et avec l’aide d’Adler et Katarina, le groupe comprend que la spirale est en fait le code permettant de créer une machine et de donner une date où aller – la fameuse date où devait aller Cole avec la machine détruite de l’épisode précédent, à la fin, au début, quelque part (bon, le titre de l’épisode final étant « The Beginning », il ira a priori au début… purée, la fin de la série se rapproche tellement – et maintenant, il a récupéré sa machine du « futur asshole »). Bref, il n’y a plus qu’à !

Et ils le font vite : la spirale indique toutes les dates des voyages dans le temps de Cole depuis le début de la série, mais en rajoute une : le 3 avril 2018 à l’aéroport de New-York, deux jours avant le début du virus qui tuera tout le monde (eh ! du coup, on a survécu les amis, bonne nouvelle !). La série ne perd vraiment pas de temps dans cet épisode et nous emmène donc dans le passé une fois de plus.

Toutefois, ils arrivent trop tard à l’aéroport où le virus est déjà répandu par le Tall Man. Bon, ça sent clairement le manque de budget pour réserver l’aéroport JFK ça, mais Cole et Cassie retourne dans le futur où ils prennent la décision de subtiliser la fiole du virus avant qu’il ne la récupère pour exposer le monde.

Et tout ceci nous ramène à la Night Room des débuts de la série, où ils trouvent le virus et décident… de le ramener à l’Emerson où les attend sagement Hannah, qui a attendu neuf ans pour les retrouver, ne voulant pas risquer de détruire autre chose dans leur passé. Elle leur raconte donc ce qui lui est arrivé en 2009.

En 2009, dans cette même chambre de l’Emerson, Emma est en pleine dépression car il ne peut plus y avoir de fin, mais Hannah lui révèle qu’elle aura un fils, James Cole, qui aura pour mission de sauver le monde ; et donc de finir tout ça. Elles décident de se rendre auprès de Katarina et Eliot pour obtenir de l’aide… mais ce ne peut pas être si simple. Hannah devrait pourtant savoir que sa mère ne savait pas qu’elle n’existait pas : des hommes d’Olivia les retrouvent et provoquent un accident…

Qui mènent Hannah et Emma dans leur fuite… droit à la caravane du père de James. Voilà donc qui est clair pour la maternité d’Emma, zut, zut, zut, j’étais sûr que ce serait Jennifer.

Bon, qu’importe, je n’ai pas eu le temps de digérer l’information qu’Hannah a très bien réexpliqué pour la énième fois le concept de forêt rouge qui détruit le temps et qui fait de toutes les journées ayant jamais existé la dernière journée de la Terre. Le voyage dans le temps est la cause et la conséquence de toute la série ; mais une fois que Titan est activé, Olivia se trouve hors du temps et arrêter le virus ne peut plus l’arrêter elle.

La mission de Cole et Cassie est donc vaine : détruire le virus n’est pas la solution pour stopper Olivia, qui a déjà commencé à détruire le monde – ce que l’on sait d’autant plus qu’on la voit faire et que les capteurs en 2043 l’indique clairement. Non, la seule arme qu’il leur reste pour l’arrêter est la machine à voyager dans le temps, sauf que pour exister, la machine à voyager dans le temps a besoin… du virus. Oh ces frissons : c’est à Cassie et Cole de lancer le virus qu’ils viennent de passer quatre saisons à vouloir éradiquer par tous les moyens. C’est un ultime coup vicieux de la part des scénaristes (quoique sûrement pas le dernier !) que j’aurais dû voir venir, et que j’avais théorisé à une époque (en saison 2 ? En saison 3 ?) pour mieux oublier avec le temps. Oh non, c’est si triste.

Cassie refuse, mais James résume bien les choses : c’est soit ça, soit tuer tout le monde pour toujours. Hannah en profite aussi pour raconter à Cole tout ce qu’elle sait sur Emma, mais tout ce qu’elle sait, ce n’est pas grand-chose et c’est hyper cryptique. En échange, Cole lui donne la possibilité de retourner dans le futur.

Et puis, ils se rendent à l’aéroport pour lancer le virus, ce qui est bien atroce ; mais ils sont loin de se douter que le Témoin est là aussi, possédant un à un tous ses hommes, avec pour intention de tuer Cole.

Ce dernier propose à Cassie de lancer le virus, mais il se fait tirer dessus par un garde possédé par le Témoin. Contre toute attente, Hannah surgit de nulle part pour sauver la vie de son fils et se prend la balle. Oui, le discours cryptique d’Hannah s’explique par le fait que c’est elle la mère de Cole, et pas Emma. Purée, ils m’auront baladé avec l’identité de cette mère. James est donc le petit-fils de Katarina, Athan son arrière-petit-fils, on pouvait difficilement faire plus tordu, mais les voilà tous de la même famille. Sauf Jennifer, décidément !

D’ailleurs, en 2043, Jennifer fait remarquer aux deux scientifiques que ça n’a aucun sens de donner toutes les dates des voyages de Cole alors qu’ils n’en avaient besoin que d’une. Jones s’effondre au moment où elle est sur une piste pour comprendre ce que voulaient les primaires. Quand elle se réveille, elle finit par remettre en place les morceaux avec l’aide d’Adler : la spirale contient toutes les dates de voyage de Cole uniquement, parce que la machine de l’épisode précédent avait pour but d’effacer James Cole, rien que ça.

Jones comprend qu’Hannah est responsable de tout ça – et donc qu’elle-même l’est. Le problème auquel ils sont confrontés à toujours été un problème provoqué par les voyages dans le temps, et maintenant, Katarina comprend que c’est Cole le problème ; ce qui signifie que sa mère est une voyageuse. Et comme Hannah avait pour mission de trouver cette étrange Marion…

Elle en a pris la place, tout simplement, et elle le révèle à Cole dans ses derniers instants. Cassie assiste impuissante à la scène de panique et après un rapide échange avec le Tall Man, elle est assaillie de toutes les images de mort provoquées par le virus. Il n’empêche qu’elle décide de lâcher la fiole, parce que c’est ce qu’elle doit faire – et comme elle ne porte pas de masque, elle se contamine elle-même au passage… histoire de boucler la série et la boucle où James est présent à sa mort, j’imagine ? Pas si sûr, parce qu’on sait désormais que les personnages vont avoir le choix une fois qu’ils stopperont Olivia : laisser la boucle se jouer à l’infini ou effacer l’existence de James. Dur. Reste à voir comment stoppé Olivia, quand même. N’empêche que tous ces rebondissements étaient tellement bien écrits. Il fallait les digérer, et il restait encore dix minutes d’épisode !

La fin d’épisode voit Cole retrouver que lettre de sa mère, qui est morte (putain, ils vont vraiment tuer tous mes personnages préférés ?) maintenant, mais qui lui raconte sa première rencontre avec son père, où Emma s’était pris une balle et s’est effondrée. Sans poser de question, Matthew Cole a donc emmené Emma à l’hôpital, où elle est décédée en répétant Marion, lui faisant penser que c’était le prénom d’Hannah.

Celle-ci ne le détrompe pas et tombe amoureuse peu à peu de Matthew, même si elle a fini par découvrir son identité. Elle affirme à Cole que ses parents se sont donc aimés, et qu’elle s’est sue enceinte, et qu’elle n’a jamais eu le cran de partir avant de voir la bague. Eh ben, la vie de Matthew n’est vraiment pas simple, ni belle. Tout ça aurait pu paraître long si je n’avais pas tant adoré le personnage d’Hannah et si ça n’apportait pas tant de réponses à la fois, tout en étant extrêmement simple. La série m’a emporté, vraiment.

Ainsi donc, James est le fils d’Hannah, qu’il avait lui-même sauvé d’une mort certaine quand elle était enfant… Oui, c’est un sacré bordel temporel, un serpent qui se mord la queue, une aberration scientifique inexplicable, sans début, ni fin, une boucle qu’il faut rompre… en effaçant James. Oh, scénaristes, je vous hais. Je pensais que ce virus était votre dernier coup vicieux, mais non, évidemment que non.

L’épisode se termine en 2017, où James se boit un verre, pour changer ; en présence de Katarina et… Hannah. Oh, putain de scénaristes, vous êtes si vicieux. C’est ça la minute de plus du titre ? Nous dire que Cole, Hannah et Katarina veulent une minute de plus en famille ? Nous dire qu’ils ont prévenu Hannah eux-mêmes de la date à laquelle elle devait retrouver Cole et Cassie à l’Emerson ? Nous dire qu’elle savait tout et qu’ils ont eu leurs adieux ?

La conclusion voit donc un orage rouge s’approcher de New-York et, en 2043, Cole comprendre qu’il est le démon à abattre, la cible qu’il se cherchait depuis le début. Tu m’étonnes que Jennifer et Cassie soient en larmes, je crois bien que moi aussi j’ai quelques larmes sur les joues. Je me demande comment tout ça va finir – j’ai du mal à imaginer que la série puisse mal se terminer, mais ça en prend le chemin, et ce serait une raison de plus de l’adorer. Wait & see. Vivement samedi !

Saison 4