The Affair (S04)

Synopsis : La saison 3 de The Affair était repartie sur une nouvelle intrigue après les deux premières années qui auraient pu suffire à raconter une histoire complète. Cette saison 4 continue de suivre les personnages de la première saison, alors que Noah et Helen ont déménagé à Los Angeles. Avec une nouvelle structure, la série nous promet aussi la disparition d’un des personnages principaux six semaines plus tard, mais le mystère est entier.

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Pour commencer, je ne sais pas trop ce que je fais là. J’ai détesté la saison 1, fini par apprécier les épisodes apportant les réponses en saison 2 et subi la saison 3. Je reste surtout pour les personnages d’Helen et de Cole, parce que j’en adore les acteurs qui font un travail formidable. En revanche, la tronche de Noah suffit à me coller de l’urticaire. C’est gênant : c’est le personnage principal.

Souvent, je vois la série comme une jolie opportunité de récupérer quelques points du Bingo. J’ai tenu trois saisons, et ça m’embêterait de ne pas tenir pour la suite : au point où j’en suis, autant tout regarder. J’espère que l’intrigue de cette saison saura m’intriguer au moins autant, si ce n’est plus, que celle de la saison 3.

Une autre raison de mon retour est le générique, que j’aime beaucoup. Et ma curiosité malsaine, parce que je veux voir ce que deviendront les personnages. Allez trêve de blabla, c’est parti pour la critique (résumés complets en cliquant sur les titres d’épisode – même si cette série n’en a pas).

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S04E01 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.
S04E02 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !
S04E03 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.
S04E04 – 14/20
Riche en points de Bingo Séries, cet épisode était sacrément lent, mais intéressant concernant la psychologie des personnages. Contre toute attente, j’en ai adoré la première personne, mais j’ai eu plus de mal avec la deuxième partie. Et si on m’avait dit que j’écrirais ça l’an dernier, je ne l’aurais pas cru, parce que je suis en train de revoir totalement ma copie et sur la série, et sur ses personnages. C’est dingue !
S04E05 – 15/20
Non seulement cet épisode est lent dans son exécution, mais en plus il a l’audace de se concentrer sur deux personnages que j’adore… pour me les faire détester à chacune des grandes décisions qu’ils prennent. Malgré des approfondissements psychologiques de chacun, j’ai peine à être convaincu par les choix des personnages, surtout dans la deuxième partie de l’épisode, d’ailleurs. Frustration – mais pas un mauvais épisode pour autant, j’étais scotché à mon écran après tout.
S04E06 – 18/20
Malgré quelques longueurs, cet épisode s’avère plus surprenant qu’une bonne partie de la saison en offrant de nouvelles révélations en cours de route. C’est bien simple, c’est toute la psychologie d’un personnage qui est remis en question dans la seconde partie de cet épisode, avec une journée bien remplie et pleine d’inattendus. En plus, la série en profite pour réaffirmer son principe de base et le perspectivisme. Les différences de point de vue et de récit d’une personne à l’autre, ça change toute une histoire ; et la vérité est parfois impossible à découvrir.
S04E07 – 17/20
Purée, mais pourquoi j’aime tant cette saison ? Est-ce qu’il m’a fallu quatre ans pour enfin trouver que la série exploitait son potentiel ou est qu’il a fallu quatre ans pour qu’elle le fasse ? Bien que la chronologie des événements soient très floues dans cet épisode, le fil rouge de la saison se dévoile pleinement et réussit à m’intéresser. Bref, vivement la suite.
S04E08 – 20/20
Eh bien nous tenons là le meilleur épisode de la série, avec humour, mystère, sensation et drama. La quête de la saison se poursuit avec un épisode à la structure inattendue et aux rebondissements ayant un impact impressionnant pour la suite de la saison. Le prochain épisode ne va pas être évident, je pense, mais je l’attends de pied ferme.
S04E09 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.
S04E10 – 17/20
Un double épisode qui prend le temps d’explorer la vie des personnages après les événements terribles des derniers épisodes, mais sans pour autant apporter une conclusion satisfaisante à toutes les intrigues. Force est de constater en revanche que cette fin de saison est conçue comme une possible fin de série : des pistes sont ouvertes, mais tout est fait pour mener à une conclusion partielle pour chacun. La dernière saison m’intrigue déjà, mais en tout cas, chapeau beau à cette saison 4 qui m’aura fait aimer la série pour de vrai. C’était pas gagné.

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The Affair – S04E01-02

Épisode 1 – 14/20
C’est long, et chiant, et je ne supporte plus les personnages, surtout Noah ; mais purée, c’est toujours passionnant du côté de la psychologie de certains, les intrigues sont intéressantes et la caricature des points de vue continue de m’intéresser même dans les moments les plus longs et chiants. Cette série me divise ; parfois je l’aime bien, parfois je la hais, et je vous invite à lire toute la critique si vous voulez constater l’ampleur de ma schizophrénie – et la leur au passage.

Saison 4


Spoilers

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Oh my god, it’s you. You’re the earthquake.

Premièrement, j’ai envie de remercier la série pour sa très bonne idée de proposer un bien long résumé des saisons précédentes et pour son nouveau générique, très esthétique. C’est à peu près tout le bien que je puisse en dire parce que cette saison débute sur un flashforward nous annonçant une improbable amitié entre Cole et Noah, réconciliés autour de la disparition d’Alison (enfin, on suppose) depuis 72h.

Noah – Six semaines plus tôt, on retrouve Noah qui, pour changer, est en train de se plaindre parce qu’il a déménagé à Los Angeles pour se rapprocher de ses enfants, mais il ne les voit quand même pas. À la place, il est prof de lycée et fait cours sur Animal Farm. Devinez quoi ? Toutes ses étudiantes ont un énorme crush sur lui. Cinq minutes même pas et j’en peux déjà plus de Noah. C’est un prof tyrannique, mais à peu près parfait sur le papier et il est surveillé par la principale qui forcément le dévore des yeux aussi, mais a genre toute l’autorité qu’il n’a pas. Soupir, venons-en vite à la disparition d’Alison, allez !

Tout cette réintroduction du personnage me donne déjà envie de dormir, mais ça tombe bien, j’ai regardé l’épisode assez tard pour que ce soit le but : m’endormir devant. Et je suis aidé par une scène où il sympathise avec son insupportable collègue voulant juste profiter du fait que Noah connaisse un éditeur. Ben oui, le monde entier a besoin de Noah, vous savez bien !

Et le monde entier est contre lui, aussi. Il est ainsi pris dans les bouchons, mais ce n’est pas sa faute ; et il arrive en retard à une présentation de son fils au lycée, à laquelle il ne peut accéder à cause d’un garde qui fait bien son boulot et d’Helen qui, apparemment, fait intentionnellement tout ce qu’elle peut pour l’éloigner de ses enfants. Oui, oui, bien sûr.

Le type réussit même à arriver en retard au restaurant mexicain où Vik l’invite parce qu’il met la mauvaise adresse dans son GPS – oui, Vik est toujours là pour Helen, évidemment puisque son nouveau job est la raison du déménagement à Los Angeles. Noah galère ensuite à communiquer avec ses enfants, surtout Trevor qui refuse de lui parler ou de le voir, en fait. Sinon, Helen est persuadée que leur fils est gay, et elle fait tout pour qu’il le dise au restaurant et devinez quoi ? Ca déplait à Noah. Il fait genre que le problème n’est pas qu’il soit (peut-être) gay, mais juste que son fils n’a que 14 ans et qu’il ne sait peut-être pas ce qu’il veut. Soupir, soupir, soupir. Ce personnage est tellement imblairable. Pourquoi je m’inflige ça déjà ? Ah, oui, je suis curieux. Et puis j’aime bien Helen… quand elle n’est pas du point de vue de Noah (parce que dans cette partie, c’est juste une garce).

Comme il s’engueule avec Helen, Noah finit par rentrer chez lui, et appeler Alison, comme il le fait chaque fois qu’il se sent seul. Et seul, il l’est, parce que personne ne prend le temps de décrocher quand il appelle.

Finalement, en bon prof, il se retrouve à lire l’exposé d’un de ses élèves, Anton Gatewood dont je n’ai pas spécialement suivi l’introduction, j’avoue, mais c’est grosso modo l’élève cliché du fond de la classe avec sa capuche et sa flemme. Noah étant cette sorte de super prof, il est évident qu’il n’a pas même un stylo, hein. Bon, donc, Anton est un élève qui a l’habitude de plagier d’autres travaux, mais pas cette fois. Noah l’accuse pour rien, parce qu’Anton révèle toute son intelligence par une analyse simplissime d’Animal Farm.

Noah se sent alors forcé de le poursuive, parce que ce n’est pas du tout anxiogène d’avoir un prof pareil, mais Anton a la chance d’avoir un père qui l’emmène loin du lycée avant que Noah ne le rattrape. Et c’est tout pour Noah, ALLELUIA, on était à deux doigts d’essayer de nous le vendre comme le Messie qui allait sauver Anton de son statut social d’incompris !

Helen – Sans trop de surprise, on reprend alors avec Helen qui a emménagé dans une baraque de Los Angeles magnifique. Le salaire de Vik doit bien aider, quand même, il a eu un poste qui valait le coup, clairement. Bon, en même temps, Vik est juste parfait pour Helen : ils ont emménagé dans une villa ouf et ne s’occupent que de deux enfants plutôt sympathiques et gentils avec eux – même si Helen commence à se dire que peut-être son fils est gay quand il reçoit 150 SMS de Brooklyn (c’est un garçon).

Assez clairement, Helen est hyper stressée et ce n’est pas bon pour elle : elle se met à imaginer des tremblements de terre, un comble à Los Angeles.

Ils ont aussi une étrange voisine qui les fascine sans la moindre raison valable, mais comme eux je les aime bien, je ne vais rien dire. Bon, après la perfection de Vik vient probablement du fait que c’est le point de vue d’Helen. Celle-ci se rend ensuite chez le psy, et au passage, n’en peut plus de Noah oubliant de payer la cantine de leur fils ainé. Pour changer. Chez le psy, Helen ne s’ouvre pas tellement, même si elle finit par parler de ses angoisses de Los Angeles, et du Big One qui finira bien par arriver un jour.

Elle s’ouvre aussi sur la sexualité possible de Trevor, en faisant le coming-out le plus discuté de la télé avant même qu’il n’arrive, je crois, parce qu’elle a peur de la réaction de Noah. Son psy découvre vite qu’elle n’aime pas (physiquement) parler de Noah et que le tremblement de terre à venir dans sa vie est peut-être que Trevor est gay.

Ou alors juste l’ensemble de sa vie depuis le début de la série, magnifiquement résumée par le psy qui se fout limite de sa tronche au passage. C’est fou comment la partie sur Noah était naze et celle sur Helen arrive à être passionnante rien qu’avec un échange inutile. Son psy est excellent, aussi, et ça permet de vraiment approfondir sa psychologie, même s’il ne se passe rien.

De retour chez elle, Helen tombe sur Priya, sa belle-mère. Comme toutes les belles-mères, elle est insupportable (notons que je n’en ai pas actuellement, je peux dire ça, ok ?), et comme toutes les belles-mères ayant un fils, elle en fait trop pour celui-ci, remplissant le frigo et donnant des leçons de vie à Helen – parce qu’elle trouve que Vik n’est pas assez gros et ne pourra pas être heureux tant qu’il n’aura pas d’enfant. Je l’aime déjà beaucoup trop cette Priya, c’est bien drôle tout ça.

Bon, Helen ne la supporte plus et s’isole pour un bain avec alcool et tremblement de terre rêvé. Quand elle en sort, elle est soulagée de constater que Priya est partie… et tombe sur la voisine, Sierra (bon, sérieusement ? Les scénaristes sont fans de Dollhouse à ce stade, non ? Priya et Sierra dans le même épisode ? C’est gros comme coïncidence). J’aime beaucoup Sierra, qui est le cliché de la fille de riche à la Los Angeles ; avec les avocats, les masques pour la peau, le yoga avec chèvres.

Le soir, Helen et Vik se rendent donc au lycée de Trevor où ils tombent sur une prof leur disant que Trevor est le bienvenue dans le lycée, parce qu’ils sont très ouverts et supportent toutes les personnalités, clin d’œil, clin d’œil. À la sortie du lycée, Noah lui tombe dessus et l’engueule – et ça correspond tellement plus à comment je vois Noah.

Au restaurant, Trevor commence son coming-out auprès d’Helen et Vik, mais il est interrompu par l’arrivée de son père totalement insupportable et imblairable. Et on tombe dans le cliché inverse de la première partie, avec Helen mettant tous les torts sur le dos de Noah et l’accusant d’être responsable de l’homosexualité possible de son fils – du coup, Noah paraît presque plus ouvert qu’elle dans cette version.

Helen en arrive aussi à la conclusion que Noah est le tremblement de terre qu’elle redoute dans sa vie, et elle lui demande donc de s’éloigner d’elle autant que possible. Moui, moui, moui, tout ça. La fin d’épisode voit Helen et Vik rentrer chez eux et suivre leur routine et alors que tout va bien, le cliffhanger nous laisse sur un Vik inconscient dans sa salle de bain. Cela me donnerait presqu’envie d’enchaîner sur le deuxième épisode. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi, franchement ?? Je vais me coucher et méditer sur tout ça, il est déjà plus d’une heure du matin, n’abusons pas.


Épisode 2 – 15/20
Malgré la frustration d’un cliffhanger mis de côté, cet épisode m’a étrangement bien plus plu que je n’aurais pensé au premier abord. Il m’a rendu supportable – et intéressant ! – un personnage que je n’aime pas, tout en passant du temps aussi avec un personnage que j’aimais déjà. C’est étrangement tout bon, je n’ai pas l’habitude avec cette série… dont les épisodes restent remplis de longueurs dérangeantes malgré tout, n’exagérons pas. Il n’empêche que cette saison 4 réussit à repiquer ma curiosité pour le moment !

Saison 4


02

It’s called adulthood. Join me here, won’t you?

Vraiment, heureusement que cette série a un générique aussi parfait, sinon je crois que je l’aurais abandonnée il y a longtemps ! Il est encore mieux cette année en plus, avec de jolies images. Cet épisode reprend six semaines plus tard avec Cole et Noah dans une voiture… dans laquelle ils sont rejoints par Anton, l’étudiant de Noah. What the fuck, sérieux !

Cole – Ah, génial, on commence par Cole, ce qui veut dire qu’il faudra supporter Allison après quand j’en aurais déjà marre de cet épisode. Qu’importe, on commence par Cole, c’est déjà ça : il fait du surf et est débordé par le fait que sa plage préférée est de moins en moins bien fréquentée. Débordé également par son travail, il laisse Luisa le conduire sur le trajet du retour, où ils sont arrêtés par un flic zélé qui repère que la voiture est accidentée – ce qui est arrivé à la plage mal fréquentée, bien sûr.

Luisa est totalement stressée par l’arrivée de ce policier : elle n’a ni son permis, ni ses papiers. Cole aussi le vit mal, ce contrôle inopiné, surtout que ses relations ne lui servent à rien. De retour chez lui, il prend une douche en extérieur, une habitude qu’il semble ne pas avoir perdu depuis la saison 1. Il retrouve ensuite Luisa, toujours aussi stressée.

Tous deux se rendent à un rendez-vous d’affaire où des asiatiques veulent franchiser le restaurant de Cole et Alison, et la réunion se passe plutôt bien jusqu’à ce qu’Alison arrive avec quarante-cinq minutes de retard et les cheveux mouillés. Bref, elle se la joue complétement ado débordée et ne comprend pas que Cole la recadre après la réunion (pressé de la voir critiquer Cole de la même manière dans sa partie, allez), mais la prévient malgré tout qu’ils sont invités au restaurant par la suite pour un dîner.

De retour chez lui, bis, Cole présente le projet des asiatiques à Luisa (c’est fou comme elle a un visage qui me revient mais que je n’arrive pas à savoir d’où – ça m’avait fait pareil quand je l’avais vue dans Red Band Society) quie st toute excitée pour lui ; parce qu’il est sur le point de devenir sacrément riche et de pouvoir racheter le ranch. Ce n’est pas suffisant pour qu’il soit heureux, apparemment, mais heureusement il a Luisa pour lui changer les idées et le détendre – en tendant certaines autres parties de lui, si vous voyez ce que je veux dire.

Au dîner, Alison ne se pointe pas, pour changer, et Cole est totalement absent, stressé par les événements. Heureusement, Luisa gère absolument tout à merveille, mais quand elle surprend Cole espérer qu’Alison les rejoigne, elle se retrouve incroyablement jalouse. N’ayant pas de papier, elle ne peut espérer de telles opportunités pour elle-même (enfin pas de papier = pas de Green Card car elle est entrée illégalement dans le pays et que son mariage ne change rien). Tout ceci mène le couple parfait que sont Luisa et Cole à s’engueuler – et ça me laisse tout triste pour eux.

Cole décide d’aller faire un tour à pied sur la plage et ils retombent sur les surfeurs du matin en plein feu de camps. Et le voilà qui sympathise avec des jeunes écervelés, boit de la bière avec eux et… s’endort sur la plage. Réveil de merde au matin : plus de portable, de portefeuille, des dessins sur la tronche et du sable partout, y compris sous les déchets laissés par ces connards.

Il rentre chez lui, découvre son visage, veut utiliser un flingue mais est interrompu par Luisa, heureusement. Eux-mêmes sont interrompus par un appel d’Alison qui est en panne et a besoin d’aide. Cole accourt pour son ex-femme et l’aide… mais en chemin pour rentrer une nouvelle fois chez lui (il passe son épisode à ça), il tombe sur l’un des jeunes de la veille. Il parvient à l’arrêter, mais quand celui-ci lui parle de son frère, il le laisse s’échapper. OK.

Alison – Incroyable mais vrai : elle travaille pour de vrai, mais je ne sais plus exactement ce qu’elle fait. Elle aide une nana à se confier auprès d’elle sur sa vie de merde de femme battue, et malgré toute ma bonne volonté et un sujet difficile, ce n’est pas passionnant du tout. Alison n’est que secrétaire d’une psy, mais quand elle apprend que la femme en face d’elle, qui a perdu un enfant, a peur de son mari qui est capable de la battre, elle fait tout ce qu’elle peut pour l’aider… mais tout ce qu’elle fait, ce n’est pas grand-chose. Au moins, elles partagent la perte d’un enfant, ce qui permet à

Juste après ça, Alison rencontre Ben, un homme qui se trompe de bureau et avec qui elle entame assez vite un flirt, l’air de rien, mais aucun d’entre eux n’est vraiment doué pour le small talk, alors c’est vite juste gênant. Et ça ne mène nulle part, en plus. Il revient la voir alors qu’elle se fait engueuler au téléphone par Cole parce qu’elle ne s’est pas pointée à un rendez-vous (ah ? Cole disait pourtant qu’elle était là dans sa version de l’histoire, faudrait savoir), mais ça ne mène de nouveau nulle part, si ce n’est qu’elle apprend que Ben bosse pour sa boîte, et non l’inverse.

Ils sont interrompus par le mari de la femme qu’aidait Alison, même s’il se présente d’abord comme un simple patient – oui, Alison étudie pour devenir psy aussi mais elle n’a pas tout de suite repéré que le type était louche. Heureusement Ben a tout de suite vu les signes du stress post-traumatique en lui et il revient à temps pour sauver Alison qui est en train d’être étranglée par l’homme.

Ce dernier se fait arrêter, devant son gosse et sa femme pleine de haine envers Alison, alors que bon. Finalement, ça permet à Alison d’avoir un rendez-vous avec Ben : elle lui propose de boire un verre, puis un café quand elle apprend qu’il est aux alcooliques anonymes. Rapidement, il lui raconte sa vie assez déprimante de vétéran sombrant dans l’alcool faut de pouvoir avoir une érection à cause de son stress post-traumatique à lui. C’est con.

Il lui explique aussi qu’il ne peut pas avoir de petite amie pendant la première année de sobriété, et elle lui raconte encore plus brièvement sa vie à elle, omettant bien sûr totalement la mort de Gabriel, son fils. Pourtant, le lendemain, lorsqu’elle est en panne et appelle Cole pour qu’il l’aide, son ex lui fait le reproche d’avoir construit toute son identité autour de la mort de Gabriel.

Sans vraie raison et alors que ses parents sont en train de s’engueuler concernant le restaurant et la personnalité de chacun, Joanie demande à ce que son père l’amène à l’école, et Alison accepte malgré le dessin sur la tronche de son ex – il a carrément une bite sur le front dans cette version de l’histoire (c’est bien plus crédible que les dessins esthétiques de la version de Cole). Cela leur permet de parler du restaurant – une idée de Scotty à l’origine.

De retour au travail, Alison angoisse légèrement dans son bureau, mais elle gère quand même la fac et accepte un appel Skype de Ben qui la drague clairement, voulant la voir dans cinq mois, deux semaines et deux jours, car il aura fini sa première année de sobriété. Et elle en est toute heureuse – mais elle disparaîtra avant ça.

Bref, je reste dans ma frustration du premier épisode, et je suis hyper surpris de voir que j’ai bien aimé les deux parties de cet épisode – et peut-être même plus celle d’Alison. C’est honnêtement totalement improbable, et pourtant !

Saison 4

12 Monkeys – S04E04-06

Épisode 4 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.

Saison 4


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What’s your father doing here… in the past?

C’est avec plaisir que j’enchaîne sur ce quatrième épisode le lendemain du 3e. En revanche, ça va être dur de faire une pause ensuite, heureusement que j’ai de quoi faire niveau rattrapage. Il est question une fois de plus de Katarina sur le point de mourir et d’un flashback nous en apprenant enfin plus sur la forêt rouge : c’est ce qui se produit quand on essaye de faire pousser une plante en utilisant la machine. Et Katarina le sait depuis longtemps, car c’est une expérience qu’elle a mené avec son mari. Bien.

La série repart en 2046 avec l’ensemble de l’équipe réunie au QG : Katarina, Jennifer, Hannah, James et Cassie parlent de Blackleaf et cherchent à comprendre toute la mythologie de la série ce qui ne peut être simple mais qui se réduit finalement à la prophétie que James a entendu quand il était enfant. Le serpent se mordant la queue est alors une métaphore du temps, le démon Olivia et cela signifie qu’il est possible d’arrêter Olivia.

Au passage, on ne sait pas bien comment Cassie est arrivée là, Jennifer sous-entend qu’elle n’a plus de vision et Hannah se montre bien intelligente. Katarina, elle, place une confiance aveugle en Jennifer grâce aux voix dans sa tête. James révèle à Cassie que sa mère était une primaire connaissant la prophétie – qu’elle a possiblement toutes les réponses donc.

Ils sont donc tous partis pour un voyage en 1852 – tous sauf Katarina qui reste tranquillement au QG. Depuis le temps, on pourrait penser qu’ils ont appris à adapter leurs vêtements au voyage dans le temps, mais non, toujours pas : Jennifer se balade avec un t-shirt imprimé, comme si de rien n’était. Assez vite, on comprend que ce voyage en 1852 est un prétexte pour de bien jolis paysages aériens qui donnent beaucoup d’oxygène à la série. C’est aussi enfin l’occasion d’en arriver à la promo pleine de spoilers : nos héros portent quelques costumes d’époque pour finalement se rendre dans un saloon bondé de voyageurs dans le temps. C’est Jennifer qui s’en rend compte bien vite : whisky du XXe siècle, iWatch par-ci, musique moderne par-là et, accessoirement, le père d’Hannah jouant du piano. En 1852. Ah.

Cela nous met Hannah dans tous ses états – et son père s’avère être un alcoolique travaillant pour Mr Shaw, à savoir le vieux tué par Olivia en fin de saison 3, le « Tall man ». Oh lala cette mythologie n’en finit plus de me prendre la tête et voilà Eliot Jones bossant pour les méchants. Bien sûr, Hannah ne peut pas laisser passer ça et le ramène dans le futur auprès de sa mère où Eliot révèle qu’il est l’architecte de Titan – que James, Cassie et Jennifer découvrent en 1852.

La machine à voyager dans le temps a donc été construite dans le passé, et tout le monde semble trouver ça logique. C’est l’occasion pour Jennifer de nous parler de Titanic (ça va finir par être le film que je vois pour le Bingo Séries) et de refaire une gaffe sur le fait qu’elle ne voit plus rien. Par conséquent, Cassie comprend qu’elle n’est plus primaire, mais quand elle le révèle à Cole, ils sont interrompus par Tihkoosue, un amérindien primaire avec quelques réponses, bien sûr.

Il leur explique qu’avec du thé rouge, il a eu quelques réponses et qu’il leur faut trouver une arme anti-témoin, une arme qu’Olivia ne doit surtout pas découvrir, en montant les marches et sonnant la cloche. Eh ben, ce n’est pas gagné la résolution de ce puzzle ! Heureusement, Jennifer est complétement cinglée et boit le thé qu’elle ne devait surtout pas boire car Olivia peut l’y retrouver… et ça ne manque pas, le Témoin apprend l’existence d’une arme pouvant lui nuire. Bon, ben « malheureusement » plutôt qu’heureusement, en fait. Je ne sais pas, j’espérais quelques réponses, mais ce n’était finalement pas une bonne idée du tout.

Dans le futur, Eliot et Katarina blablatent en paix et il découvre que son travail a fini par créer un bordel temporel sans nom – alors qu’elle lui avoue qu’il ne lui reste que quatre à six semaines à vivre. Les scénaristes font un beau travail avec ce couple, resté marié six jours avant qu’elle ne décide d’avorter et le fasse fuir. À eux deux, ils finissent par comprendre le rôle de Titan : créer un paradoxe spatio-temporel capable de détruire le temps.

Eliot retourne en 1852 et propose de détruire la partie de Titan qui pourrait devenir une arme. La mission est simple et claire : beaucoup de dynamite suffit à détruire cette partie de Titan… Le problème, c’est que c’est aussi trop simple : notre Tall Man éteint la mèche bien avant l’explosion de Titan et aussitôt, Titan envisage de changer d’époque.

Pour ne rien simplifier, la série ramène Deacon dans son scénario. Oh, Cassie est heureuse de le voir, mais il n’est plus vraiment amical : il veut la tuer, il veut tuer Cole et il tue… Eliot, dont la survie est nécessaire au Témoin. C’est à croire qu’il n’est pas si méchant finalement. Bon, Hannah ne l’entend pas de cette oreille et essaye de le tuer, et c’est finalement Tihkoosue qui lui tire une flèche dans l’épaule.

Titan disparaît, laissant un début de forêt rouge derrière lui, et Hannah assiste au décès de son père. Bref, cet épisode ne changera pas le futur, mais il fait avancer les choses, avec quelques réponses et scènes touchantes, nous permettant d’apprécier toujours plus Hannah. Après tout, elle vient juste d’arriver dans la série par rapport à d’autres.

La bonne nouvelle de la mort d’Eliot ? Il a pris le temps de faire une copie de ses recherches qu’il a donné à sa fille, donc à Katarina. Cette dernière finit par avouer qu’elle est sur le point de mourir, ce qui est une jolie manière de réaffirmer l’équipe comme une famille – et dans une famille, les secrets doivent cesser : Jennifer n’est plus une primaire, James tient son histoire de sa mère, Marion. Oui, mais moi, je reste persuadé que l’idée était de nous dire que Jennifer était sa mère, oh ! C’est trop simple de faire une Marion une simple Primaire, non ? Je suis déçu d’avoir mal compris leur cliffhanger de saison 3, sinon !

Un dernier flashback nous renvoie en début d’épisode où il est révélé qu’Emma, l’assistante d’Eliot, est du côté des 12 singes et boit du thé pour parler au témoin, qui lui apparaît sans masque. Ce n’est pas trop une surprise, parce qu’à sa tête en début d’épisode, je me suis dit qu’elle était de leur côté – je pensais en fait qu’on l’avait déjà vue. Et pourtant non, et la suite est encore mieux : il est révélé qu’Emma n’est autre que la fille d’Olivia. Fallait bien que son bébé serve à quelque chose !


Épisode 5 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.

Saison 4


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It’s a oops loop.

Il était une fois une série qui commence beaucoup trop d’épisodes à la manière d’un conte de fée alors qu’elle est loin d’être féérique : on nous raconte dans cette intro la vie d’un couple d’enfants qui vieillissent ensemble, de l’enfance à la mort, donc. C’est en fait la vie d’un des hommes de main d’Olivia (le père du Tall Man), qui a le droit de vivre coincé dans son passé et ses beaux souvenirs à jamais… ou pas. Son « à jamais » sera lorsqu’il aura retrouvé l’arme anti-Témoin.

Allez savoir pourquoi, la série reprend ensuite à l’Emerson Hotel où Cassie et James prennent du bon temps. Malgré tout ce qui leur arrive, ils ont donc encore le temps d’être un couple, c’est beau et mignon. Il n’empêche qu’il est traumatisé par son certificat de naissance qui date de cinq mois après sa naissance. Cependant, il n’est pas question d’aller enquêter sur Marion dans le passé, on se contente d’aller dans le futur désormais, ou au moins d’aller de l’avant.

Et l’avant est dans le passé, le 21 juillet 1966 où Jennifer trouve une trace de l’énigme pour retrouver l’arme. Cela donne une mission claire pour l’épisode, mais celle-ci est bien plus précipitée que prévue quand James et Cassie arrivent trop tard pour empêcher un double meurtre – le double meurtre des acheteurs de l’arme, normalement. Par chance, l’argent est encore là et Cole organise donc l’achat de l’arme à l’Emerson, parce que ça simplifie bien des choses. Tout se passe pourtant bien et James obtient la localisation de l’arme – au bar de l’hôtel.

À la réception de l’hôtel, Cassie a pour mission de repérer toute personne suspecte – et elle repère vite l’homme bossant pour Olivia après un étrange mal de tête. Celui-ci aussi sait qu’elle est là, et il la fait arrêter. Bien sûr, elle se libère, mais trop tard : elle retrouve James en train d’agoniser après avoir été empoisonné. Comment ? Quand ? Eh bien, il suffit de recommencer la journée pour le savoir. Je me disais bien que tout allait trop vite dans cet épisode.

Finalement, elle ne peut revenir que quelques minutes en arrière, expliquant donc le mal de crâne soudain qui était dû à un paradoxe. Elle prévient Cole de ce qui est sur le point d’arriver, mais celui-ci refuse de s’en aller. Tout l’épisode tourne alors autour de Cassie : dans le couloir de leur chambre d’hôtel, elle tombe sur le méchant du jour et essaye de l’arrêter… pour mieux être elle-même stoppée par le fils de celui-ci, encore bien jeune.

Elle apprend un peu plus les motivations des méchants – un homme amoureux qui veut juste empêcher la mort de sa femme – la petite fille du début. Rapidement, les méchants tuent donc l’homme qui sait où est l’arme puis s’en prennent à Cole et Cassie. Ils empoisonnent Cole… mais aussi Cassie. Forcément ! Cole choisit de dire où est l’arme, puis de sauver la vie de Cassie. Il lui demande de l’abandonner et de plutôt s’occuper de l’arme. Elle n’a pas le temps de le sauver ET de récupérer l’arme, elle doit faire un choix.

Par chance, en 2046, Jennifer a des doutes sur la capacité de Cassie à résoudre à temps toute l’affaire – et voici cet épisode qui révèle à quel point il tourne en rond. Jennifer demande donc à Katarina de la renvoyer dans le temps, ce qui nous réserve une énorme surprise : l’officier pote de Cole mort en 61 est encore en vie en 66, parce qu’il avait mis un gilet pare-balles avant de se rendre au mur de Berlin. C’est plutôt cool. Comme Jennifer remonte 13h avant le délire de l’Emerson, elle a le temps de le retrouver et de l’impliquer dans cette affaire, expliquant que ce soit lui qui rédige le rapport sur la scène de crime et attire l’attention de Jennifer.

Par conséquent et sans surprise, ce sont Jennifer et lui qui tuent les espions russes qui voulaient acheter l’arme, par accident. Ce sont aussi eux qui sont chargés d’écrire le message sur le mur, et donc tout cet épisode tournait en rond et ne menait nulle part, mais c’était assez sympa, avec des détails du premier voyage de Cassie servant évidemment le reste de l’épisode et Jennifer étant celle qui permet à Cole de survivre en lui trouvant un antidote du FBI, c’est plutôt chouette. En plus, le duo entre Jennifer et notre agent du FBI qui n’est finalement pas mort, c’était carrément très cool. On sent que les scénaristes se font plaisir à le ramener en vie pour le principe de lui faire un joli adieu dans cette ultime saison.

Du côté des surprises, par contre, Deacon est présent à l’Emerson et demande à Shaw où est l’arme. Notre agent du FBI est responsable de la mort de Shaw, Jennifer est celle qui est confrontée à Deacon et comprend qu’il joue un double jeu. Bon, ça peut être un bon moyen pour lui de s’en tirer sans faire mal à Jennifer, mais franchement, il n’a pas tué Eliot par hasard, c’est obligé qu’il est encore du côté des gentils – après tout, il a aussi évité de tuer Cassie et Cole quand il aurait facilement pu le faire à l’épisode précédent.

Et si Olivia récupère l’arme, tout n’est pas perdu pour les gentils : le vendeur de l’arme a parlé d’un groupe, Ahnenerbe, qui évoque évidemment quelque chose pour l’agent du FBI. Tout le groupe se retrouve donc en 1966 où l’agent du FBI leur explique que ce groupe nazi a trouvé une arme durant le 2e Reich, une arme capable d’avoir impact sur le temps et appelée « Die Glocke », la cloche. Les nazis sont donc ceux ayant l’arme primaire et c’est la prochaine destination de tout le groupe… ou pas.

En effet, Katarina a une mission secondaire pour Hannah et la fin d’épisode voit Cassie en proie au doute. Plutôt que de vouloir stopper l’arrivée de la forêt rouge, elle semble avoir été convaincue par Shaw que réécrire le passé et ne pas avoir à choisir de faire des sacrifices est finalement une bonne chose. Après tout ça, sérieusement, Cassie ? Tu étais obligée de redevenir si chiante en dernière saison ? Oh lala.

Même si l’épisode tournait en rond – et donc, la critique aussi, j’ai trouvé que c’était une sacrée démonstration d’écriture et une belle manière de montrer à quel point les voyages dans le temps peuvent permettre de puissantes intrigues.


Épisode 6 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.

Saison 4


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Bande de connards, vous m’avez laissé le choix entre apprendre le français ou crever de faim.

Bienvenue en pleine seconde guerre mondiale et en France, avec des acteurs récitant leur texte comme on galérerait sur du Racine, mais bon. On nous présente en introduction la vie d’une belle maison et de ses employés résistants pendant la guerre, et ce n’est pas joyeux, avec un meurtre de sang-froid d’une Résistante qui ne l’était même pas, mais en protégeait une autre.

En 2046, Katarina nous fait l’introduction de l’épisode, en résumant ce que l’on savait et en nous présentant Friedrich Waesch, le nazi que l’on vient de découvrir. Ils ont pour mission de retrouver la cloche dans le manoir nazi que l’on a vu et tout le monde a son rôle à jouer – même Katarina malgré la maladie de plus en plus envahissante pour elle. Le problème, c’est qu’elle ne peut pas être absente de cette mission car elle y joue un rôle essentiel : elle se fait passer pour une riche héritière allemande venant récupérer la demeure où a lieu le gala exposant la cloche pour la première fois aux yeux du public.

Et ce gala ayant lieu en France, on a la chance de pouvoir entendre Jennifer parler français de nouveau, et elle a encore progressé. Elle est même heureuse d’entendre sa chanson jouée dans une pièce du manoir, et moi aussi ma foi. Cassie joue la nièce américaine de Katarina, ce qui n’est pas trop compliqué comme il lui suffit de faire la jolie plante verte. Quant à Cole, il ne sait que dire « oui » en français, ce qui le mène à être rapidement repéré (après une ou deux bonnes répliques). Il est arrêté en compagnie de Deacon, évidemment envoyé là lui aussi par le Témoin. Katarina apprend l’arrestation de deux américains et envisage tout de suite le pire, surtout quand il est question de les tuer.

Deacon révèle à Cole qu’il n’a jamais changé de camp, ce qui est toujours bon à savoir. Plutôt que d’être exécuté, Deacon a la joie d’être choisi par un type plein de cicatrices qui veut en faire son esclave sexuel et lui laisser une nouvelle cicatrice en forme de croix gammée. L’angoisse. Cole parvient à se libérer et sauver Deacon comme il peut, mais bon, ce n’est pas dingue quand même.

Il a un début de croix gammée sur lui, mais Deacon explique quand même à Cole qu’il bosse avec le Témoin pour les aider, avant de se faire une cicatrice à l’effigie de West 7 à la place de la croix gammée. Il est fou ! Cela permet une scène sympa entre Cole et Deacon qui se réconcilient, et ça c’est chouette.

Pendant ce temps, Jennifer découvre une bombe dans un charriot et comprend que la Résistance française est là aussi. Ben oui, forcément, ils sont là parce qu’Hitler est en route pour voir la fameuse cloche. Yep, 12 Monkeys nous fait le coup du voyage dans le temps où le peut tuer Hitler, que l’on ne voit que de loin ou de dos, mais qui est une excellente idée de la part des scénaristes, jouant à merveille avec l’idée. Jennifer et Cassie ont toutefois d’autres préoccupations que le Führer : elles retrouvent une Jones perdue dans ses pensées – parce que les radiations de la machine sont ce qu’elles sont et elles ne font pas du bien.

Jennifer parvient à la réveiller, heureusement, et pile à temps pour le retour de Cole et Deacon – Katarina est ravie de retrouver Deacon bien sûr, mais bon, ils ont une mission assez claire : retrouver la cloche, quitte à stopper l’attentat contre Hitler au passage. C’est Deacon qui s’y colle, avant de secourir Katarina, arrêtée par les nazis et sur le point d’être exécutée. C’était moins une – et j’ai vraiment cru que les scénaristes allaient se débarrasser d’elle pour marquer le coup de la mi-saison, mais non.

Le meilleur moment de l’épisode est assurément quand Jennifer se décide de prendre la place de la chanteuse qui devait divertir le Führer et qui s’est fait tuer par la résistante. Rien que ça : Jennifer qui chante pour Hitler, c’est farfelu et osé. J’aurais aimé qu’elle chante sa chanson française, mais se mettre à chanter du P!nk et faire un doigt d’honneur à Hitler, c’était du grand Jennifer aussi. Très rapidement et sur un montage musical de folie à mourir de rire, nous assistons donc à Cole et Cassie récupérant la cloche à coup de mitraillettes, à Deacon déviant la bombe, à la Résistance Française se faisant massacrer, à toute l’équipe qui s’enfuit et à Jennifer qui finalement prend son pied en faisant… exploser le manoir. Allez, dans votre tronche les nazis !

On repart alors en 1966 où Deacon récupère la mallette et la ramène à Olivia… seulement, la cloche en question est désormais une fausse, remplacée par un soldat qui a vu l’occasion de se refaire une vie en la volant. On découvre seulement maintenant qu’Olivia lui a demandé de ne pas revenir les mains libres. Comme il est sûr de mourir s’il fait autrement, il décide de lui ramener Katarina – celle-ci est déjà condamnée de toute manière, donc elle a pour but de leur gagner du temps, j’imagine. Je trouve un peu abusé que les scénaristes ne lui offrent pas au moins une scène avec Hannah avant qu’elle n’aille courir à sa perte ; mais Hannah suit sa propre maison que l’on ne découvrira que la semaine prochaine.

Et avant ce bon cliffhanger, ils observent la cloche sur laquelle les Primaire les invitent à se rendre en Angleterre et en 1491. C’est bien trop loin pour eux – pour qu’ils puissent revenir. Pour cette mi-saison, nos héros ont eu droit à une petite victoire et un gros sentiment de déprime autour d’un verre de whisky, parce qu’ils ne boivent que whisky dans cette série de toute façon.

Saison 4

12 Monkeys (S04)

Synopsis : La fin de saison 3 était si riche en révélations que j’en avais oublié des morceaux, mais pêle-mêle, cette saison 4 reprend avec la promesse de la conception de James par Jennifer (qui est donc bien sa mère vu le cliffhanger), avec Olivia révélée comme Témoin à la place d’Athan qu’elle a égorgé sans scrupule (mais non euh !) car il était gênant dans son plan de détruire le temps et d’atteindre la forêt rouge. Une dernière scène en 2018 nous a révélé que le virus a éclaté. Jennifer devra tous les guider, mais en attendant, Deacon, Hannah, Katarina, James et Cassie n’ont plus de machine.

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Pour commencer, même si c’était il y a moins d’un an pour moi, les trois premières saisons de la série me paraissent déjà loin, loin, loin ! Cela ne m’empêche pas de mourir d’impatience de plonger dans cette dernière saison diffusée à coups de trois épisodes par semaine, comme je vous l’avais dit. Et comme j’ai eu la bonne idée de prendre un retard de six jours avant ces premiers épisodes, ce sont pas moins de six épisodes qui m’attendent cette semaine, plus de la moitié de la saison !

Je ne suis que joie, bonheur, papillons et tout ce que vous voulez, alors que je sais que comme toute dernière saison qui se respecte, l’intensité dramatique risque d’être là, avec des morts déjà annoncées (mais si, souvenez-vous que nous avons déjà vu la mort de l’un d’entre eux…) et des rebondissements temporels qui ont intérêt à être cohérent cette fois. Maintenant que nous en savons beaucoup sur le Témoin, au point d’être plus fan de lui que de ses parents, et sur les liens de parenté improbables de tout le casting, il n’y a plus qu’à conclure les choses comme il se doit.

Je suis impatient et je ne vais pas m’éterniser ici. J’ai bien vu que vous étiez beaucoup à avoir atterri sur mon avis général concernant les trois premières saisons, et j’imagine que ça signifie que vous attendez un avis sur cette saison finale, alors c’est parti !

Comme d’hab, par ici, vous n’aurez pas de spoilers… mais si vous cliquez sur les titres d’épisode vous aurez le résumé avec spoilers et critique !

Note moyenne de la saison : 19/20

S04E01 – The End – 18/20
La série ne tarde pas à me remettre rapidement dans le bain et à me rappeler pourquoi j’étais aussi fan il y a quelques mois. Ce premier épisode a forcément des fondations solides, mais il ne perd pas de temps à faire les intrigues de la série vers sa fin. C’était drôlement bien fichu, ça donne envie d’enchaîner (et ça tombe bien, c’est prévu pour) et de voir où tout ça mène !
S04E02 – Ouroboros – 19/20
Il s’agit d’une dernière saison et les scénaristes le savent, alors forcément, ils ont décidé d’en jouer et ce n’est pas cet épisode qui me fera écrire le contraire. C’est écrit pour nous faire pleurer et ça a bien failli fonctionner, même si je me suis contenté de quelques frissons. C’est ce genre d’épisode qui n’est possible qu’après quatre saisons d’intrigues complexes et de non-dits, mais c’est aussi ce genre d’épisode où tout paraît fluide et évident – ça ne pouvait pas être écrit autrement. Une vraie réussite (mais je me réserve le 20 pour de futurs épisodes, parce qu’il manquait un petit quelque chose quand même).
S04E03 – 45 RPM – 18/20
Les prises de tête sont loin d’être terminées, mais ce troisième épisode apporte déjà beaucoup de réponses et fait avancer les choses : ce sont trois saisons qui s’éclaircissent en l’espace de 40 minutes, avec une intrigue bien menée d’un bout à l’autre. J’adore, tout simplement.
S04E04 – Legacy – 17/20
Encore un épisode chargé en révélations et surprises, mais il faut dire que l’intrigue du voyage dans le temps les aide bien à surprendre sans arrêt. Je préfère ne pas imaginer le tableau des scénaristes en revanche, ça devait être un sacré bordel vu le nombre d’intrigues qui se croisent et d’allers retours dans la chronologie. Tout ceci est pour l’instant très bon, même si on sent que cet épisode commence à ralentir le rythme pour se garder de quoi tenir la saison.
S04E05 – After – 19/20
Malgré quelques rebondissements que l’on voit venir, cet épisode propose une belle intrigue dépourvue du moindre paradoxe. C’est solide, c’est bouclé, ça fait avancer l’intrigue générale et ça réserve une fois de plus quelques excellentes surprises. Bref, la saison est déjà réussie à ce stade, il ne reste vraiment qu’à savourer.
S04E06 – Die Glocke – 20/20
Et bien voilà ! Ajoutez beaucoup d’humour, quelques langues étrangères et un cliché du voyage dans le temps et vous obtenez un excellent épisode de mi-saison. Délirant, haletant, très réussi, cet épisode m’a scotché à mon fauteuil pendant 43 minutes. Je suis pressé de découvrir ce qu’ils feront ensuite, mais en attendant, je crois que je suis capable de revoir cet épisode d’ici la semaine prochaine, parce qu’il était juste assez génial pour ça.
S04E07 – Daughters – 19/20
Que cette saison est excellente ! Cet épisode expérimente encore une nouvelle structure, et celle-ci s’avère passionnante du début à la fin. Les révélations inattendues – qui me donnent tort en plus ? – continuent alors que l’épisode en lui-même apporte des pièces d’un puzzle qu’on ne finit plus de reconstituer !
S04E08 – Demons – 18/20
C’était un peu longuet au début pour finalement se terminer de manière bien trop violente avec ce qui promet de nous diriger vers la fin de saison. Limite, il aurait mieux valu que la diffusion s’arrête là pour cette fois, parce que je sens que l’épisode 9 va me laisser encore plus sur ma faim – et pourtant cet épisode 8 fait déjà très bien le travail.
S04E09 – One Minute More – 20/20
Ah oui. Ah d’accord. Que voulez-vous ? Cette saison m’aura baladé avec brio, la petite série incohérente des débuts est loin, très loin, avec un puzzle massif que l’on observe se construire sans la moindre fausse note cette année. Les émotions sont là avec cet épisode qui fait comprendre que la fin est toute proche et qui ravage les cœurs les plus solides, je crois, avec des rebondissements parfaitement menés. Que dire de plus ?
S04E10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !
S04E11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

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