12 Monkeys – S04E01-03

Épisode 1 – The End – 18/20
La série ne tarde pas à me remettre rapidement dans le bain et à me rappeler pourquoi j’étais aussi fan il y a quelques mois. Ce premier épisode a forcément des fondations solides, mais il ne perd pas de temps à faire les intrigues de la série vers sa fin. C’était drôlement bien fichu, ça donne envie d’enchaîner (et ça tombe bien, c’est prévu pour) et de voir où tout ça mène !

Saison 4


01-2

Anywhere. Anywhen but here. We’re not fixing anything, we’re making it worse.

La série reprend comme elle l’a bien souvent fait par une narration incertaine, un conte raconté par une voix-off et nous ramenant dans une forêt avec un groupe d’étranges sorciers s’avérant bien sûr être des Primaires, cachant apparemment une arme et étant prêt à mourir par le feu pour elle. Bonjour, je suis perdu dans le temps, ça y est.

Au château voisin, une petite fille primaire souffre elle aussi et accepte un cadeau, une étrange machine qui est probablement l’arme recherchée par les hommes n’hésitant pas à brûler vif les primaires. Et elle dit se mettre en quête de… James Cole. Oh lala, nous n’avons pas fini de nous prendre la tête, mais le potentiel est déjà là !

De retour en 2046, Katarina est toujours blessée à mort (par Olivia), ce que j’avais oublié aussi mais qui nous permet des flashbacks de la fin de saison 3. Le résumé se fait par images, mais il est plus que nécessaire pour se remettre en tête tous les événements. Cassie dit ne pas savoir quoi faire pour sauver la vie de Katarina, mais suite aux supplications d’Hannah et l’arrêt cardiaque de la vieille, elle comprend qu’elle doit au moins essayer.

Les scénaristes jouent avec nos nerfs de manière très claire, mais Katarina survit. Il n’empêche que Cassie vit mal la mort de son fils (forcément) et veut continuer de fuir pour se protéger d’Olivia. Elle sait qu’elle a perdu son fils, mais elle ne veut pas perdre tout le monde : si fuir peut en sauver certains, alors elle veut fuir. Son plan est clair : elle veut que chacun parte dans le passé et vive aussi longtemps que possible, loin d’Olivia qu’elle veut laisser galérer. Très vite toutefois, un problème surgit : la machine ne peut pas fonctionner à cause de… l’arrivée de Titan à proximité du QG. Purée, une dizaine de minutes à peine et on est déjà dans ce qui semble être une fin de série. Franchement, ça promet, le rythme de la série est toujours aussi vif. Oh, quant au plan d’Olivia, il est encore plus simple que celui de Cassie : elle veut juste tuer tout le monde.

Au QG, la fuite n’est plus envisageable et, à la place, ils envisagent de se défendre avec des armes à feu. Je ne suis pas franchement sûr qu’ils puissent faire le poids face à l’armée se dirigeant vers eux. Oh, ils s’en tirent bien un temps, mais c’est tout. Heureusement, Katarina est encore suffisamment en vie pour suggérer au scientifique d’utiliser le projet Charon, un projet permettant de splinter tout et tout le monde d’un coup. Je ne sais pas si ça peut être bien utile, mais c’est leur nouveau plan, avec un repli de ceux qui étaient sur le font et, une fois de plus, une des Filles qui se fait tirer dessus. Elles ne servent vraiment qu’à mourir. Quant au projet Charon, il permet en fait de se téléporter : plutôt que d’aller le temps, il propose de se déplacer géographiquement.

Le projet n’est pas prêt, mais ils n’ont d’autre choix que de faire confiance à Katarina de toute manière. Hop, hop, hop, tout le monde s’active à le concrétiser avec Deacon faisant exploser une partie du QG pour défoncer une partie de Titan. Cela énerve Olivia qui veut arrêter la guerre encore plus vite, alors qu’en parallèle, Katarina dit, en substance, vouloir éviter la guerre. Ce n’est pas gagné du tout : Olivia propose à son tour de splinter la tronche du QG, leur scientifique se fait exploser la face, les hommes d’Olivia envahisse la salle de la machine et… Katarina est obligée de se lever pour faire tout le boulot.

Bon, en fait, je peux résumer ça encore plus simplement : ça tire dans tous les sens et c’est hyper prenant. Katarina prend la décision de rebooter le cœur de la machine manuellement, malgré les radiations, et tous nos héros sont franchement perdus avec autant d’ennemis voulant les tuer. Pourtant, Hannah, Cassie et Cole s’en tirent. Le scientifique est donc mort, Marcus, que j’adore, est poignardé. Il ne survit pas, mais apprend malgré tout qu’il a gagné assez de temps pour que tout le monde s’en sorte. Ou pas.

Deacon est encore loin du périmètre, avec Cassie partant à son secours, quand Hannah suit les instructions de Katarina pour activer la machine. Finalement, Deacon ne parvient pas à temps à rejoindre le périmètre, et cela force Cassie à l’abandonner derrière – c’est Cole qui la force, si je suis plus précis. Et voilà Olivia persuadée d’avoir gagné quand elle voit le QG s’effondrer.

Pourtant, nos héros s’en tire dans l’ensemble. Quelques Filles ne sont même pas encore mortes, de même que quelques scientifiques. Katarina aussi est toujours en vie – et tout ça sent bon la fin. Cassie et Cole font ce qu’ils peuvent pour découvrir où ils ont été téléportés, et cela les mène dans leur hôtel habituel – mais le futur lui a fait subir un relooking plein de plantes.

Cole se sent sauvé, Cassie trouve qu’ils tournent en rond et je trouve qu’ils ont tous les deux torts. La série est loin de tourner en rond à ce stade, et l’histoire est loin d’être terminée – l’Histoire aussi d’ailleurs. Ils n’ont toujours pas de quoi voyager dans le temps cela dit, parce que pour ça, ils ont besoin d’objets qu’ils ne pourraient avoir qu’à coups de voyages dans le temps. C’est con.

Cela dit, on avance quand Cole découvre un dessin de Jennifer qui lui rappelle l’histoire que sa mère racontait : dessin d’Ouroboros, ce serpent se mordant la queue, autour d’une tête de singe. Eh oui, tout est lié, mon petit. Contrairement à tout le monde, il n’est donc pas prêt à arrêter le combat ; d’autant qu’il y a trop de sacrifices derrière eux. Oui, mais Cassie en a marre d’entendre parler de la mission, et c’est un avis partagé.

On débarque aussi – après trop de temps – en 2018, à Prague – un Prague impossiblement désert, où on retrouve Jennifer avec les cheveux rouges prête à cambrioler un musée d’Ouroboros. Ah ben parfait pour le Bingo Séries ça ! Le musée est aussi désert que la ville, parce que bien sûr, il y a le virus qui fait flipper tout le monde. Alors pourquoi Jennifer cambriole le musée ? Pour récupérer l’artefact du tout début d’épisode bien sûr.

La série est aussi excellente que d’habitude, nous vendant une Jennifer pro des arts martiaux, aidée par une voix-off amusante et équipée comme il faut pour ce genre de boulot… avant de nous révéler que Jennifer est aussi cinglée que d’habitude : elle entend une voix, n’a pas du tout les cheveux rouges et s’imaginent vraie pro quand elle fait ça n’importe comment. C’est excellent, du grand Jennifer. Et c’est à mourir de rire, tout en étant nécessaire pour faire une série cool à regarder, qui ne perd pas en logique ! Jennifer finit par se parler à elle-même, histoire qu’on avance.

Enfin, de retour en 2046, on retrouve Cole et Hannah cherchant à retourner au QG et découvrant qu’ils sont en fait… en 2043. Joli rebondissement final, ça ne peut que relancer la série, et puis c’est sympa qu’un épisode appelé « La Fin » se termine par un personnage se disant « au commencement ». Facile scénaristiquement parlant, oui, mais sympa.


Épisode 2 – Ouroboros – 19/20
Il s’agit d’une dernière saison et les scénaristes le savent, alors forcément, ils ont décidé d’en jouer et ce n’est pas cet épisode qui me fera écrire le contraire. C’est écrit pour nous faire pleurer et ça a bien failli fonctionner, même si je me suis contenté de quelques frissons. C’est ce genre d’épisode qui n’est possible qu’après quatre saisons d’intrigues complexes et de non-dits, mais c’est aussi ce genre d’épisode où tout paraît fluide et évident – ça ne pouvait pas être écrit autrement. Une vraie réussite (mais je me réserve le 20 pour de futurs épisodes, parce qu’il manquait un petit quelque chose quand même).

Saison 4


02-2

One last splinter, before the first.

Le commencement ? Quel commencement ? 2043, AVEC RAMSE HIIIIIIII. Nous retrouvons le duo Cole/Ramse sous la neige et découvrant un campement de fortune. Oh non, mais je suis tellement fan de ce qui est en train de se passer là. Notre duo se fait rapidement tabasser par un autre duo, mais ils finissent par s’en sortir, évidemment. Il n’empêche que dans le bâtiment, Cole trouve un squelette portant LA montre – le squelette de Cassie donc.

Et puis, ils s’en vont, passant sans le savoir devant Katarina, Cassie et… Cole lui-même. Le projet Charon a donc fait de la merde, mais ça leur permet d’obtenir une machine – pas la leur, pas une dont ils puissent se servir à l’infini, mais une machine permettant un aller-simple. Cassie veut donc s’en servir pour retrouver une Olivia du passé. Oui, mais le QG est occupé par Katarina et ses scientifiques, et le Cole du passé, un qui s’entend encore avec Ramse. C’est si triste. Katarina aussi a le droit à son moment émotion quand elle aperçoit Marcus.

Cassie, de son côté, se débrouille pour vider la base et espionne Cole en train de regarder une interview d’elle datant de 2018 et où… Cassie s’envoie un message, le message qu’un cycle est parfois une deuxième chance. C’est intéressant, car ça confirme qu’elle finira en 2018 par faire cette interview. C’est déjà ça.

Tout cet épisode en 2043 est intéressant parce que ça permet de revenir au tout début de la série, avec des personnages persuadés d’être capable de changer le futur… et faisant comprendre à Katarina qu’elle se plantait depuis le début. Ce n’est pourtant pas le moment de faire une crise de foi et ça la pousse à… aller parler à Katarina. Yep, elle enfreint la règle de base et vient se parler.

Elle lui apprend que la mission est vouée à l’échec et qu’elle est condamnée à cause des radiations de l’épisode précédent. Dans l’ensemble, la scène est intéressante parce que Katarina se donne la solution dans tous les sens du terme : celle du futur reprend espoir, celle du passé découvre comment faire fonctionner la machine… avant de se bourrer pour oublier.

Cassie, James et Katarina se retrouvent alors, avec la première voulant remonter le temps pour tuer Olivia alors que les deux autres ont assez de foi pour plutôt explorer le passé. Et voilà. Cassie part dans le passé pour venger son fils et pour tuer Olivia, et Cole refuse de venir avec elle, malgré ses supplications, malgré le fait qu’ils n’auront aucun moyen d’aller la chercher. Ce n’est pas si grave, en même temps, puisqu’on sait qu’elle finira en 2018. Il n’empêche que Cassie est déprimée de se retrouver toute seule dans l’hôtel et dans le passé.

En 2043, Katarina met en place le plan de leur vie : ils vont voler eux-mêmes une partie du cœur de la machine, qui avait disparu à l’époque et qu’ils avaient pris pour un simple problème technique. Et pour le faire, c’est simple : il suffit que Katarina prenne la place de celle du passé qui est complétement bourrée et que Cole soit lui-même. Il se retrouve ainsi confronté à Ramse et outch, mon petit cœur fragile là, oh ! On a donc Cole qui se souvient parfaitement avoir tué son meilleur ami il n’y a pas si longtemps et qui se retrouve à lui parler de sa culpabilité ; à demi-mots. C’est tellement triste. Ils sont bons ces cons de scénaristes, ça fonctionne ; mais ça fonctionne aussi parce que Ramse était mon personnage préféré.

Cole parvient à voler une partie du cœur, Katarina se retrouve elle aussi face à Marcus, histoire d’avoir de derniers mots gentils envers lui (ah la tristesse) et finalement, notre Cole et Katarina peuvent assister au lancement de la série – avec le premier voyage dans le temps de Cole. Les émotions sont là, le sentiment qu’on est dans une dernière saison aussi et, ma foi, je ne m’attendais pas à une telle réussite pour un second épisode.

Bon, il y a aussi une deuxième intrigue moins intéressante malgré tout, j’avoue. En 2018, à Prague, le vol du musée n’est pas passé inaperçu et attire l’attention d’Interpole. Jennifer est donc dans la merde parce qu’un détective s’intéresse à son cas. Pourtant, elle est toujours dans son bureau avec l’artefact dont elle ne sait pas quoi faire et qui ne suffit pas à entendre James et Cassie. Elle sent ses pouvoirs de Primaire l’abandonner, quoi, et elle déprime d’autant plus qu’elle n’a plus ses amis avec elle. Elle voit toutefois Cassie à la télé et ça l’aide.

Il n’empêche qu’elle a toujours la police aux trousses et un virus qui détruit la ville à gérer… Et un double imaginaire qui se meure de blessures par balle tout aussi imaginaire. Elle disparaît juste avant l’arrivée de la police dans leur hôtel – forçant Jennifer à s’enfuir sans vraiment faire son deuil de la miss aux cheveux rouges. Elle s’enfuit, oui, mais elle laisse tout en plan derrière elle, y compris le passeport que cheveux rouges lui avait dit de prendre.

Forcément, Jennifer se fait rattraper par Interpol à la gare et plutôt que de se laisser capturer, elle vérifie qu’elle est bien le 31 juillet 2018 et… elle se suicide sous un train ? Elle promet avant ça qu’elle n’est pas seule, mais j’avoue ne pas bien savoir ce que ça veut dire. De toute façon, elle ne peut pas mourir puisqu’elle survit jusqu’en 2046. Vivement le troisième épisode – mais je fais une pause forcée avant de le voir pour aller… manger. Ça peut servir de manger !


Épisode 3 – 45 RPM – 18/20
Les prises de tête sont loin d’être terminées, mais ce troisième épisode apporte déjà beaucoup de réponses et fait avancer les choses : ce sont trois saisons qui s’éclaircissent en l’espace de 40 minutes, avec une intrigue bien menée d’un bout à l’autre. J’adore, tout simplement.

Saison 4


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Which Cole are you?

C’est quand la série ne pouvait être plus parfaite qu’elle se décide à introduire un épisode avec The Turtles ! Tout ça pour nous montrer Cassie prévoir de tuer Olivia, alors en plein mugshot. Nous sommes donc en 1971 et Olivia est encore toute jeune. Les scénaristes s’éclatent avec la musique de l’époque qui est tout à fait géniale et nous présente une Olivia amoureuse d’une autre jeune femme avec qui elle danse, vomit et fuit sa mère.

La copine se fait tuer par cette dernière, sympa, alors qu’Olivia est arrêtée par la police. Cela arrange bien Cassie qui est prête à la tuer… mais est prise en joug par deux hommes. Une fusillade éclate donc devant le commissariat et Cassie se retrouve arrêtée en deux temps trois mouvements. C’est plutôt chouette, parce qu’elle se retrouve dans la cellule voisine de celle d’Olivia.

Cela lui permet de découvrir qu’Olivia est… Enceinte. Ah, les parallèles dans cette série. Cassie aide donc Olivia à faire passer les contractions, tout en apprenant à mieux la connaître. Ainsi donc, la mère d’Olivia lui fait aller dans la forêt rouge où le Témoin lui demande de porter un enfant pour elle, pour le sacrifice. Cassie change donc de plan et, plutôt que de tuer Olivia, elle lui propose de l’aider.

Elle lui explique que son enfant n’a pas à être un sacrifice – il peut tout à fait avoir un but de vie. Il n’empêche qu’Olivia est rapidement confiée à sa mère, qui recommence à la battre pour qu’elle suive les ordres du Témoin. Libérée à son tour, Cassie débarque dans la baraque pour sauver Olivia de sa mère – et je ne me doutais pas que ma mâchoire était sur le point de se décrocher parce que la série m’avait une fois de plus baladé.

En effet, en 2046, Olivia est confrontée à une crise de foi de la part de ses hommes (et femmes) qui attendent encore l’avènement de la forêt rouge. Elle est ainsi tyrannique et tue ceux qui doutent d’elle, histoire de s’éviter des ennuis. Le problème, c’est qu’elle doute d’elle-même et que le suicide ne l’intéresse pas plus que ça. Elle déterre Deacon des décombres et apprend de celui-ci, qui a survécu, qu’il a été laissé derrière par les autres.

Derrière ? Oh, mais ça veut dire qu’ils ont survécu ça ! Elle boit donc le thé qui lui permet de se retrouver nez à nez avec le témoin, c’est-à-dire avec elle-même, mais du futur. C’est gênant ça, elle a beaucoup trop d’informations grâce à ça, notamment le fait qu’elle peut devenir une Primaire, grâce à Titan. On avance.

Grâce à tout ça, Olivia parvient à voir le futur et la destruction de Titan. Cela lui permet de comprendre tout un tas de choses restant encore obscures pour nous mais menant à la révélation d’un nouveau pouvoir du Témoin : elle est capable de se projeter dans le passé – de projeter sa conscience dans le corps qu’elle avait en 1971.

Dès lors, la jeune Olivia devient le Témoin et s’arme pour mieux surprendre sa mère en train de raconter à Cassie que c’était l’adolescente qui servait désormais le Témoin alors qu’elle s’était mise à douter elle-même. C’est Olivia qui voulait un enfant pour le témoin, c’est Olivia qui a tué sa petite amie pour éviter qu’elle ne révèle sa cachette, c’est encore Olivia qui sert le Témoin fidèlement. Possédée par le Témoin (l’Olivia future), Olivia propose donc à Cassie de rompre le cycle en lui donnant son propre pistolet, dans lequel ne reste qu’une balle. Elle veut lui prouver qu’elles sont faites pour être ensemble au moment de la destruction du monde.

Forcément, Cassie ne veut donc pas tirer, mais Olivia sait comment la convaincre : et c’est facile, suffit de parler de son fils mort. Cassie prend donc le flingue pour la tuer, mais la mère d’Olivia s’interpose et meurt ainsi – c’est dommage, je l’aimais bien moi. L’échec est total pour Cassie qui s’enfuit sans tuer Olivia. Il suffirait de lui briser la nuque, ce ne devait pas être si dur après tout ça.

Bien sûr, la mère n’est pas tout à fait morte : il faut encore qu’elle révèle à son fils que l’armée des 12 singes existe et tout ça tout ça. La jeune Olivia est malgré tout heureuse de suivre les ordres et d’avoir un bébé qu’elle abandonne, alors que les scénaristes nous montrent comment Olivia détenait toutes les cartes de la série depuis le début – normal, c’est le Témoin.

En 2018, Jennifer est sauvée in extremis par Cole qui porte la machine de son fils, le Cole du futur-futur (ne me demandez pas, en fait)… mais elle perd au passage l’artefact qui tombe dans les mains d’interpole. Cole disparaît vite, mais il conseille à Jennifer de trouver l’autre Cole, celui de 2018, qui est celui que l’on a suivi dans ces deux premiers épisodes et qui a bien besoin d’un burger apparemment. Il lui explique qu’il a abandonné Cassie car il avait besoin de la retrouver, et ça fait bien trop plaisir à Jennifer qui répond à ses interrogations.

Elle l’accompagne ensuite au musée pour revoler le fameux artefact dont on ne connaît toujours pas la fonction. Il tombe donc sur le policier d’interpole qui veut le remettre dans les mains de Cole, parce que c’est ce que ces ancêtres voulaient. On apprend que l’artefact est un puzzle construit par les Primaires et capable de sauver le monde, grosso modo.

Ce qui est génial, c’est que James comprend très vite comment le puzzle fonctionne, grâce à l’histoire du serpent se mordant la queue qu’il connaît par cœur depuis gamin et qui correspond aux différentes positions du puzzle (bon après, comment il a su qu’il fallait le faire de bas en haut, mystère). Autant vous dire que la montée de la tension est excellente en tout cas ! Personne n’a réussi à percer ça pendant des siècles, franchement ?

Faut croire que non. À l’intérieur de l’artefact que Cole parvient à ouvrir se trouve la date du 11 mai 1852 et une ville où se rendre. Jennifer résume bien les choses : une nouvelle mission attend Cole.

En 2046, Olivia réinterroge Deacon qui se dit prêt à trahir Cassie parce qu’elle l’a abandonné. Mouais. Elle n’avait pas spécialement le choix en même temps. Deacon refuse malgré tout de l’aider car il veut chasser lui-même Cassie pour prendre sa revanche. Qu’à cela ne tienne, ma foi. Olivia se débrouille ensuite pour envoyer des hommes chargés d’empêcher Cassie de la tuer en 1971 et pour provoquer tout ce qu’on a vu dans les trois premières saisons – un montage qui s’accompagne de la fresque qu’Olivia brûle évidemment.

Finalement, en 1971, Cassie rentre à l’hôtel où elle retrouve Cole et fond en larmes dans ses bras, parce qu’ils sont dans une boucle, un cycle infini et interminable… À moins que. Cole est sûr de pouvoir le briser, et je suis pressé de voir comment !

Saison 4

Fear the Walking Dead – S04E08

Épisode 8 – No One’s Gone – 20/20
Je suis généreux avec cette note, mais c’est la mi-saison et cette saison est partie de tellement loin avec des épisodes ne m’ayant pas plu du tout qu’il faut bien que j’en remonte la moyenne pour mon classement de fin d’année ! Depuis quelques épisodes, j’ai en effet retrouvé ce que j’aimais dans Fear, à savoir une ambiance différente de la série-mère, avec un peu moins de longueurs, et des personnages auxquels j’accroche car ils ne sont pas le cliché de leur équivalent comics, mais plutôt des clichés télévisuels. Les performances d’acteurs sont dingues, l’intrigue générale bien foutue, les pièces du puzzle des sept derniers épisodes s’emboîtent, tout est là pour faire de cet épisode une réussite.

Saison 4


08-3

Look I know I don’t have the story you’re looking for. But someone might be interesting in yours someday.

Habituellement, je commence par Westworld, mais la promesse de cette mi-saison m’a bien sûr fait venir ici d’abord. On commence on ne sait pas trop avec Madison rencontrant Al et tentant de lui voler son camion du SWAT. Voilà qui promet. Elle se fait avoir comme une bleue par le piège d’Al et manque de la tuer en revanche. Bon, Madison est énervée, mais elle cherche désespérément les clés. Elle tombe sur les K7 et finit par s’en contenter. Elle espère ainsi retomber sur ses enfants qu’elle a perdus. Elle s’arrête sur un pont pour regarder tout ce qu’elle peut, mais sans avoir la moindre trace d’eux.

Tout le suspense reste à savoir si ça s’est passé avant ou après la mort de Nick, donc. On laisse de côté le stade pour avoir Madison interviewée par Al, mais elle ne raconte bien sûr rien permettant à Al de savoir qu’elle a rencontré ses enfants si ça se passe après, ou qu’elle a rencontré la mère d’Alicia et Nick si ça se passe avant. C’est frustrant, parce que ça bouffe pas mal de temps, mais pour une fois, je vois en quoi ça développe la psychologie de l’une ou l’autre. C’est finalement plutôt Al qui se dévoile alors que Madison nous confirme que tout ça se passe après le stade.

Justement, dans le stade où on les avait laissés, Al demande à Charlie de la filmer et de filmer tout ce qu’il se passe. Assez vite, Naomi et Morgan prennent la décision de sortir du camion pour aller récupérer de quoi faire à l’infirmerie. Avoir un camion du SWAT aide bien, mais ne fait pas tout, surtout quand Alicia, Strand et Luciana les retrouvent bien plus vite que prévu.

Dans le camion, John meurt à petit feu et organise un message d’adieu à Naomi et Morgan où il leur demande de rester en vie quoi qu’il arrive. Morgan et Naomi réussissent de leur côté à retrouver rapidement ce dont ils ont besoin pour tenter de sauver John, mais Alicia a l’idée d’utiliser le bazooka contre le tank d’Al, et c’est excellent, car une explosion suffit à tout exploser. Il est intéressant de voir Al s’impliquer dans une histoire plutôt que de simplement la filmer, mais je crois qu’elle n’a pas choisi le bon côté.

Et puis, il reste le problème de choix de sauver John ou pas une fois qu’Alicia la braque. Le choix évolue vite : Alicia la force à choisir entre la vie de Charlie et celle de Naomi, et Al choisit celle de l’enfant. Heureusement pour Naomi, John est assez réactif pour rallumer la radio et faire entendre à Naomi ce qui l’attend si elle tente de venir au camion… et cela suffit à piéger Alicia dont la garde est baissée un instant.

Le combat est super sympa, avec Al qui devrait y passer en se faisant bouffer la face, mais qui s’en tire contre toute attente. Dans le combat, Alicia fait tomber quelques vivres et les reconnaît immédiatement : en farfouillant les K7, elle en trouve une nommée « Amina ». Et ça lui fait comprendre que sa mère était en vie : c’est le nom d’un oiseau recueilli quand ils étaient enfants – un oiseau blessé qui a survécu grâce à Nick et Alicia. C’est une histoire de base assez simple que Madison raconte à Al et qu’Alicia finit par regarder dans le camion – toute cette histoire de film finit par être utile !

Madison espère que ses enfants ne perdront jamais cette étincelle d’espoir et de bienveillance, mais je crois bien que c’est déjà trop tard. De son côté, Naomi veut sauver un John mal en point, mais elle ne peut le faire. Elle lègue la mission à Morgan qui peut tenter de rejoindre le camion, lui. Cela dit, ils sont rejoints plus rapidement encore par une Alicia qui veut toujours tuer Naomi, mais qui n’en a pas le courage quand Morgan essaye de l’en empêche. Finalement, Naomi peut donc aller sauver John, ce qui est un peu abusé – je m’attendais vraiment à ce que Luciana la shoote puisque personne n’a pris le temps de la prévenir du changement d’avis d’Alicia.

Cela dit, ça n’arrive pas et Luciana et Strand semblent tomber d’accord avec la décision d’Alicia. C’est un peu simple tout ça. Dans le camion, John est donc sauvé (ben oui, évidemment) et apprend que Naomi/Laura s’appelle en fait June. Moui.

En flashback, Al libère Madison et lui donne des provisions pour qu’elle retrouve ses enfants. Tout ceci se déroulait donc avant qu’elle ne trouve le stade, et après la saison 3. Il y a tellement de zones d’ombres dans la chronologie désormais que ça passe plutôt bien. Madison finit par retrouver ses enfants, Strand et Luciana dans un motel en bord de route où elle leur donne les fameuses provisions et où elle mène tout le groupe au stade, leur racontant ce qu’elle espère créer là-bas, sur le modèle d’Al n’ayant pas cherché à la tuer. On doit donc toute la saison à Al, ça va, pas mal pour un nouveau personnage introduit à l’arrache !

Dans le présent, Alicia accepte de raconter la fin de l’histoire de Madison à Al, et il a été dit clairement dans l’épisode qu’elle était morte. Il n’empêche que l’on veut savoir exactement comment nous aussi, pour voir si elle peut encore être en vie. On revient donc dans un énième flashback au stade, pour reprendre sur le cliffhanger de la semaine dernière. Nick, Mel et Alicia sont donc sauvés par Madison, Strand et Luciana pour mieux se rendre compte qu’ils n’ont plus nulle part à aller.

Plutôt que de rester et protéger le stade comme prévu, les autres habitants de celui-ci ont en effet préféré ouvrir la porte du stade et tenter de s’enfuir. C’est pour ça qu’ils ont pensé que Naomi était morte : il n’y avait plus personne dans la caravane quand ils l’ont trouvée. De son côté, Mel s’est enfui avec la voiture, préférant sauver Charlie que les autres ; et Naomi s’en est tirée en courant (elle est restée un peu plus longtemps dans le stade que les premiers à s’échapper qui se sont fait bouffer).

À court d’idée pour s’échapper, Madison a alors fait le choix du sacrifice : elle a mené tous les zombies à l’intérieur de celui-ci grâce à une torche. Ne parvenant pas à s’échapper du stade car il y avait encore des zombies à l’extérieur malgré tout, elle a décidé de fermer les portes et d’adresser un dernier mot à ses enfants : « personne n’est parti tant qu’ils ne sont partis ». Humph, message d’espoir pour sa survie ?

Ce n’est tout de même pas gagné, parce qu’elle prend ensuite la décision de faire cramer le stade, satisfaite de savoir que ses enfants sont toujours bons en eux… Et Naomi… Ben, ils la détestent parce que c’est la fuite des gens en qui Madison avait confiance qui ont provoqué sa perte. Et malgré tout, voici Alicia partageant un repas au coin du feu avec Al, Strand, Luciana, Morgan… mais aussi Charlie, qui a tué Nick, et Naomi, qu’elle juge responsable de la mort de sa mère. NORMAL.

Ces dernières scènes de témoignages étaient néanmoins vraiment bien fichues, les pièces du puzzle s’emboîtant enfin et avec des jeux d’acteurs vraiment au top. Il n’empêche qu’on a perdu Nick et possiblement Madison. Possiblement ? On ne la voit pas cramer, on ne la voit pas se faire bouffer, juste partir dans un fondu blanc. Eh les cocos, vous nous aviez fait le coup du feu et des zombies en saison 2 avec Daniel (on ne sait toujours pas ce qu’il est devenu, d’ailleurs, mais j’en ai rien à carrer), et il a survécu quand même.

Je reste donc plein de doutes : no one’s gone ‘til they’re gone. Et en attendant, ben… l’épisode de la semaine dernière faisait un meilleur cliffhanger pour une mi-saison. Au moins, je ne vais pas me désespérer en attendant août et la série s’en va en pause sur un excellent épisode, ce qui me rassure pour la suite. Cela dit, toutes les réponses immédiates sont apportées maintenant, alors je ne sais vraiment pas trop ce qu’ils vont proposer pour la suite. Limite, ça aurait fait une bonne fin de série.

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Saison 4

Fear the Walking Dead – S04E07

Épisode 7 – The Wrong Side of Where You Are Now – 19/20
Il faut bien que j’arrête d’être mauvaise foi avec cette saison. Malgré un début douloureux, je reconnais que la qualité narrative est remontée d’un cran depuis un ou deux épisodes, et celui-ci n’a pas fait les choses à moitié : il avait tout d’une fin de mi-saison alors qu’elle n’est que la semaine prochaine. Décidément, aujourd’hui, c’était journée sensations fortes en série. Avec ces 42 minutes, je retrouve tout ce que j’aimais dans Fear par rapport à la série-mère et, à quelques petits détails incohérents nécessaires ou faux-suspens près, cet épisode n’est pas loin de la perfection.

Saison 4


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You want to tell us what else they got wrong?

Après une semaine d’absence, la série revient enfin mais il ne doit plus rester longtemps avant sa mi-saison. En tout cas, moi je suis impatient de savoir ce que nous réserve cet épisode pour Alicia et Naomi, mais ça repart sur John et Laura en flashback, puis dans le présent alors que tout une fusillade éclate entre nos groupes.

Morgan se précipite au secours de John pas encore mort (évidemment), Alicia veut toujours tuer Naomi/Laura mais Strand l’en empêche et les échanges de coup de feu sont plutôt bien gérés. Dans la panique, Mel, le frère du chef tué par Nick tente de s’enfuir en ambulance avec les ressources médicales dont aurait besoin de Naomi, mais Alicia parvient à faire exploser son véhicule comme si de rien n’était. Oups, la fuite n’était donc pas une bonne idée.

Alors qu’Alicia a une ligne de tir parfaite pour tuer Naomi, elle perd du temps à lui parler et est franchement à deux doigts d’y passer. Heureusement, ses adversaires sont incapables de viser aussi bien qu’elle, sinon j’aurais eu des envies d’arrêter la série.

Elle survit, Naomi parvient à retrouver John sans le moindre secours, Luciana hésite à tuer Charlie qui s’enfuit. Putain, cette gamine mérite pourtant le sale sort qui l’attend inévitablement dans cette série, après le stade et après Nick, faut arrêter de tout pardonner aux enfants : dans ces séries, ils finissent toujours par vous tuer par surprise. Bien sûr, Al continue de tout filmer à l’écart, mais Morgan parvient à la convaincre de les aider. C’est une très mauvaise idée : elle s’interpose directement entre Naomi et Alicia qui d’un regard lui indique clairement qu’elle en viendra à bout.

Morgan parvient à convaincre Charlie de venir avec lui, Naomi, John mourant et Al. Leur camion réussit à s’enfuir de nos héros qui ont tué à peu près tous les autres et se dirige vers… le stade. OK. Charlie reconnaît toutefois Morgan et lui demande pourquoi il l’a sauvée alors qu’elle a tué Nick, et comme il n’y a pas de bonne réponse à ça, il se fait passer pour plus intelligent qu’il est. À l’arrière, Naomi retrouve ses lettres de Scrabble et est toute heureuse de se savoir aimée… même si elle ne peut que culpabiliser de l’état dans lequel il finit.

De son côté, Alicia continue d’incarner la revanche et la vengeance froide à la perfection, allant jusqu’à tuer Mel qui a miraculeusement survécu à l’explosion de son ambulance. Pour autant, il ne survit pas à Alicia qui n’a aucune pitié pour lui – dommage, j’avais presque envie de les shipper la semaine dernière. Quant à Strand, il semble avoir une idée d’où se dirige Naomi, et je pense que sa théorie est la bonne pour le bien de la série.

C’est aussi pour le bien de la série qu’ Al ne perd pas le Nord et demande malgré tout qu’on lui raconte l’histoire, même si elle conduit et ne peut pas filmer. Qu’est-ce qu’elle finit par être relou ! C’est Charlie qui prend en charge la négation, même si nous aurons finalement le point de vue d’un peu tout le monde, parce que c’est plus simple pour raconter et faire une bonne série.

En flashback donc, le stade recommence à être un endroit où il fait bon suivre… jusqu’à ce que Charlie vienne les voir pour leur demander de l’aide. Ah le culot de cette gamine, c’est quelque chose. Bon, cela nous permet d’en découvrir plus sur Charlie et sur Mel. En effet, ce dernier se retrouve à vouloir quitter les vautours suite à une embrouille avec son frère et conduit Charlie dans un accident de bus où il se pète un poumon. C’est con.

Malgré l’avis plus que défavorable de Nick, Madison décide d’accueillir Charlie et Mel au stade, Naomi s’occupant de ce dernier. À son réveil, il n’est pas ravi d’être au stade parce que son frère, Ennis, est en train de préparer un petit raid contre le groupe : il rassemble tous les zombies du coin (on monte à genre 2500/3000 quand même) pour leur envoyer sur la tronche. Sympathique.

Mel tente de s’enfuir en menaçant une Naomi qui sait prendre soin d’elle… Mais a toujours une psychologie assez fragile. Et Mel en profite, en lui disant que les gens restant sur place dans cette apocalypse finissent toujours par mourir. Comme en plus Madison lui détruit sa chambre pour renforcer la porte du stade, Naomi est vite convaincue qu’il faut fuir. Madison fait l’erreur de lui parler de la voiture qu’elle a demandé à Alicia de planquer et Naomi lui dit prendre la décision de fuir… surtout que ça ne vaut pas le coup de protéger le stade si c’est pour mener ses enfants à la mort.

Certes.

Madison reste pensive, mais elle n’apprécie pas de voir Mel faire le serpent dans son stade. Malgré sa blessure, elle lui ordonne donc de partir. J’aimerais avoir de la peine pour lui, surtout quand elle refuse qu’il parte avec Charlie, mais comme je n’aime pas Charlie et que je sais déjà comment Mel va mourir, ben, ça me fait un peu ni chaud ni froid.

Nick trouve que ce n’est pas génial comme plan de laisser Mel s’en aller avec une voiture, des vivres et sa solitude, parce qu’il sera probablement suicidaire. Charlie apprend le départ de Mel et le vit mal, mais Alicia lui permet quand même de lui parler grâce à un talkie-walkie. La conversation tourne court avec un Mel qui s’étouffe dans son talkie-walkie sans lui parler.

Alicia et Nick décident donc d’aller chercher Mel, quitte à ce que les barricades nouvellement installées par Cole et Strand soient déjà mises de côté. Le frère et la sœur faisant équipe, c’est rare dans la série, et c’est aussi chouette que tragique, puisque Nick est toujours mort – je n’oublie pas. Ils font ça dans le dos de leur mère, évidemment, surtout qu’elle est occupée à parler avec Naomi. Cela leur permet de retrouver Mel… mais aussi de voir passer le convoi de quatre ou cinq camions plein de zombies. Et en bons vicieux, les vautours envoient d’abord un camion de glace qui déverse quelque chose sur la route devant le stade.

Nick et Alicia n’osent plus y rentrer et il y a plus de cinq camions qui débarquent… chacun avec sa cargaison de zombies. Pourquoi personne n’a pensé à, genre, tout simplement prévoir de faire du bruit assez loin du stade pour attirer tous les zombies ? Mystère. Probablement parce qu’il n’y aurait pas eu de série. Nick et Alicia (et Mel) sont rapidement entourés de zombies alors que le camion de glace déversait bien sûr de l’essence. Hop, le feu est lancé et empêche quiconque d’entrer ou sortir du stade.

Madison, Strand et Luciana décident malgré tout de partir à la rescousse d’Alicia et Nick, quitte à ouvrir les portes du stade, contre l’avis de certains. Pas de Cole, qui ouvre sans scrupule les portes sur une Madison éclairée par les flammes à l’extérieur du stade, alors qu’Alicia s’excuse auprès de sa mère d’avoir fait ce qu’elle devait faire… Ah purée, t’aurais pu mieux les éduquer tes mômes ! Cela aurait été plus poignant si on ne savait pas leur survie, mais ça me laisse plein de questions quand même.

Et dans le présent, nous retrouvons ce même stade qui a cramé et est plein de zombies. Malgré tout, Al s’y engouffre, tout ça pour sauver un John qui devrait pourtant être déjà mort à ce stade, mais bon. Tout ceci promet une mi-saison vraiment excellente, même si ça va être dur de dire adieux à Nick : je ne vois pas les flashbacks continuer éternellement, surtout que l’acteur voulait quitter la série, et on va enfin avoir les réponses sur la fin du stade. Dans le meilleur des cas, il reste jusqu’à la fin de saison et on continue les flashbacks pour savoir ce qui leur est arrivé après le stade, mais j’y crois moyen.

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Saison 4

Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E04-06

Épisode 4 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.

Saison 4


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Stupid documentary. More like a docu-mean-to-me.

Je suis totalement d’humeur à terminer cette demi-saison et ça reprend bien avec une Kimmy énervée après Houseflix et le documentaire de l’épisode précédent. Il y a de quoi criser en même temps, surtout que Titus l’a carrément parodiée soit disant sans s’en rendre compte.

Pour se changer les idées, elle peut compter sur Lillian et sur le travail l’envoyant à une convention technologique. L’avantage, c’est qu’elle s’y fait rapidement draguer – oh, pas par un des geeks présents et caricaturaux à souhait, mais par un autre exposant, Danford, qui n’a aucune idée de ce qui se déroule à la convention. De son côté, Lillian aussi aimerait draguer, ce qui permet un bon running gag avec toutes sortes de râteaux pour elle.

Lillian déprime, mais Kimmy et Danford s’amusent bien, se rendant à une fête totalement désertée de la convention. Après un rapide montage d’eux en train de danser n’importe comment, on les retrouve en plein slow et leur premier baiser est évidemment interrompu par le DJ qui reconnaît Kimmy comme la femme de DJ Slizzard. Franchement, c’est bien amené et bien écrit pour apporter à la fois humour et drama.

Évidemment, Kimmy déprime… et finit par découvrir que Danford n’est pas dérangé du tout par le fait qu’elle soit mariée, puisqu’il l’est aussi. Et pire que tout, son instinct primaire qui est de le dénoncer pour ses nombreuses tromperies est contrecarré par le fait qu’elle ne veut pas blesser sa femme, ni son chien, ni aucune des maîtresses, parce que tout le monde est bien content selon Danford…

Au bar, Lillian finit par se faire draguer… ou c’est en tout cas ce qu’elle croit. En fait, c’est juste une autre scène de quiproquos bien menés par les scénaristes. Elle finit par se faire inviter à une conférence où l’homme, persuadé qu’elle est une génie informatique inconnue du grand public, souhaite la faire parler – alors qu’elle s’imagine invitée à une orgie.

En parallèle, Jacqueline continue de squatter les locaux de Giztoob (et tout le monde s’en fiche) où elle a installé son bureau de White Agency. Titus étant incapable de lui fournir un scénario pour The Capist, elle le force à accepter un nouveau petit job ingrat où il est censé dire qu’il n’aime pas la drogue. Titus.

Ne décrochant pas le rôle de l’athlète, il se retrouve à devoir jouer un nerd, ce qui le perturbe au plus haut point parce qu’il refuse d’en être un. Malheureusement pour lui, cet épisode n’est pas tendre avec lui car il va progressivement prendre conscience que si, il en est un. Cela n’avait pas trop de sens de voir Titus soit disant dans la position du harceleur au lycée, mais c’était marrant de le voir prendre conscience de ce qu’il était devenu – l’inverse de ce qu’il souhaitait – en « étudiant » un des nerds de Giztoob.

Bref, les nerds sont des gens avec des émotions et Titus le découvre, ce qui lui pose problème quand il doit en interpréter un devant toute une école, où il aperçoit dans le public les nerds se faire harceler par les autres. Il décide donc de prendre la parole et de prouver que l’on peut être nerd, sportif et tout un tas de choses à la fois. Bien sûr, les deux intrigues se rejoignent bien malgré elle quand Lillian se retrouve elle aussi sur scène à faire un discours pour que les nerds de la convention prennent conscience qu’ils ont un corps et peuvent faire l’amour aussi.

Et ça fonctionne, permettant même à Kimmy de pourrir la vie de Danford en révélant… qu’il a un compte Hotmail. Eh ! Moi aussi, j’en ai encore un pour les pubs et les spams, c’est bon, pourquoi tant de haine ?

Lillian profite de l’orgie, Titus se fait embaucher comme professeur de théâtre à l’école après son grand succès et Kimmy… s’engage dans une grande lutte féministe pour démonter le révérend et les hommes méchants.


Épisode 5 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !

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As if my day couldn’t get any worse, now we have books?

Titus en tant que prof de théâtre ? C’est ma foi une excellente idée pour ramener beaucoup d’humour dans la série. Il se retrouve forcé d’embaucher tout le monde pour jouer dans une production de La Belle et la Bête revisitée par le lycée – et les lobbys du soda. C’est plutôt amusant quand on sait que Jane Krakowski (Jacqueline) a justement un rôle dans une version de Beauty and the beast cette année. Ce n’est pas facile pour Titus qui en demande beaucoup trop des enfants et finit par braquer son rôle principal en demandant des choses qu’il ne peut pas faire.

Titus comprend grâce à Kimmy qu’il n’a qu’à jouer le rôle de la Bête comme il est le seul à pouvoir chanter comme il faut son rôle. Le seul ? Pas vraiment : il y a aussi un élève qui a tout d’un Titus adolescent qui en serait capable, mais celui-ci est trop timide pour oser se présenter comme il faut à l’audition. Et Titus préfère lui conseiller l’équipe de lutte plutôt que d’avoir de la compétition.

De son côté, Kimmy reçoit des livres d’une maison d’édition qui souhaite la voir écrire un livre sur le bunker maintenant qu’elle est connue. Elle refuse, sachant bien que ce genre de livres ne fonctionne qu’auprès des gens déjà convaincus par l’idée que le livre vend. À la place, elle se met en tête de parler à Fran, le masculiniste fan du révérend. Ça promet.

Elle le retrouve dans sa boutique de robes de mariage. Elle essaye de le convaincre, mais rapidement il s’engage dans le pire des discours anti-féministes possibles, prônant un retour aux valeurs du passé. Comme il s’affirme plus fort qu’elle, elle le défie à un bras de fer qu’elle gagne évidemment haut la main. Elle détruit rapidement Fran qui reviendra probablement la voir avec un procès.

En attendant, Kimmy vient assister aux répétitions, découvre qu’Hudson sait chanter et elle accuse donc Titus d’être Ursula. Elle est surtout déprimée de découvrir que tous les hommes sont des connards et fait sa mission de faire changer d’avis Titus… ce qu’elle finit par arriver à faire en le comparant à tous les méchants Disney possible et en lui faisant comprendre qu’il est pire que son coach de lycée.

Enfin, Lillian et Jacqueline se retrouvent à Giztoob et mettent au point un énième plan machiavélique pour gagner de l’argent : elles achètent tous les tickets du spectacle de Titus (10$ le ticket !) pour les revendre plus cher aux parents des gamins du spectacle. L’idée est bonne, sauf que les parents du spectacle sont les seuls à vouloir acheter les tickets. L’un d’eux souhaite donc négocier le prix et payer moins cher que prévu initialement.

Qu’à cela ne tienne, les deux comparses improvisent une vente de tickets en ville, comprenant qu’il suffit de faire passer la petite production de l’école comme une expérience théâtrale unique et immersive pour en faire un succès. Et le pire, c’est que ça fonctionne.

Le spectacle devient donc une expérience immersive où l’on dit du public qu’il est parent des acteurs, où sur scène, Kimmy prend le rôle d’un villageois et où Fran se retrouve à jouer un rôle, malgré lui. Hudson chante à merveille tout du long, la pièce est un succès, Kimmy en profite pour faire un discours féministe que même Fran applaudit et Lillian est heureuse de constater que les enfants sont dégoutés de constater l’absence de leurs parents, car c’est exactement ce qu’elle voulait. Et le pire, c’est que c’est drôle !


Épisode 6 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

 

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I’m just so glad you’re back… pack!

Comme si la série n’avait pas encore assez retrouvé ses racines côté humour, voici que Kimmy récupère son sac à dos perdu sur le dos d’un des enfants de la pièce de théâtre de Titus, qui s’absente indéfiniment pour tenter d’écrire The Capist sans y parvenir. Il déprime… et Kimmy décide de l’aider, évidemment.

Tout ceci avec son sac à dos qui a toujours été une source d’inspiration pour toute sorte de jeu. Elle emmène Titus dans un parc où ils tombent sur une équipe de Quidditch extrêmement parodiée (mais c’est excellent) qui donne à Kimmy l’idée d’un livre avec un message positif pour les petites filles et pour les petits garçons… ben bon courage !

Évidemment, la maison d’édition qu’elle recontacte n’est pas du tout intéressée par ce livre qu’elle écrit car ce n’est pas son histoire dans le bunker. Heureusement, Kimmy peut refiler son livre à Titus qui n’a rien à présenter à sa réunion et elle prend ensuite la décision de confronter la réalité. Elle reparle à Jan, son sac, pour lui dire qu’elle doit désormais devenir une adulte et qu’elle va l’amener dans la plus grande aventure… oh, ces feels de Toy Story 3 qui remontent à la surface ! Cela fait quelques saisons que je dis que Kimmy a trop grandi pour que la série soit encore fun, mais faire ça, c’est vicieux.

La scène d’intro est hilarante, avec Lillian découvrant à la télévision qu’elle a oublié de prévenir la famille d’Artie de sa mort et Kimmy ne découvrant pas ce qu’est le 11 septembre. Cela mène à quelques scènes sympa avec les enfants d’Artie qui sont aussi dérangés que n’importe quel personnage de cette série et organise une cérémonie dans un temple bien perché.

On rate cette cérémonie parce que la fille d’Artie donne un mauvais horaire à Lillian pour ne pas qu’elle la dénonce pour ce qu’elle est. En effet, la fille est une junkie qui veut récupérer l’argent de l’héritage qu’Artie a probablement donné à son fils, parce que sa fille a toujours été une junkie. Moui. Franchement, cette intrigue n’était pas bien passionnante.

Il y avait toutefois de bons moments dans la guerre ouverte entre les deux cinglées que sont Lillian et la fille d’Artie… et c’est tant mieux, parce que Sheba, la fille, est là pour rester : c’est Lillian qui est finalement chargée de gérer son héritage. Transformer Lillian en mère à ce stade de la série, c’est osé, mais ça fonctionne très bien et ça peut redonner du sens à un personnage qui luttait à se trouver une raison d’être dans la série (oui, mais c’est sa raison d’être).

De son côté, Jacqueline a désormais un bureau et une assistante dans les bureaux de Giztoob. Elle a aussi une visite de Xan enceinte. Elle gère les choses comme elle peut, lui présentant toutes les options s’offrant à elle, une femme blanche avec tous les privilèges. J’ai toujours adoré Xan alors je suis bien content de la retrouver dans cet épisode.

En plus, elle n’est même pas enceinte et a juste un problème avec ses règles, ce qui était amené de manière plutôt marrante et même de manière touchante quand Jacqueline s’est inquiétée pour elle. Bref, cette partie-là de l’épisode m’a convaincu sans mal.

Cela se terminait bien sûr par un discours féministe de Jacqueline remettant en place l’ex de Xan, et il en avait bien besoin. On sent comme un thème récurrent cette saison quand même…

Titus est heureux de présenter le livre de Kimmy qui n’est bien sûr pas retenu par la chaîne : c’est exactement ce qu’il voulait car il n’avait pas spécialement envie de se retrouver dans une série. C’est à croire qu’il a totalement oublié Mike, du coup. Par chance, il peut toutefois avoir un rôle dans la prochaine série pré-annulée de Katherine Heighl où il pourra marcher dans des couloirs avec elle. Cette blague est odieuse, mais bon dieu que j’ai ri. La carrière de Katherine Heighl, c’est quand même quelque chose… espérons qu’elle ne coulera pas trop la saison 8 de Suits.

Mike ? Titus finit par s’en souvenir et l’appelle une fois de plus alors que Kimmy reçoit un appel du fils du producteur de la chaine qui a retrouvé l’histoire de Kimmy dans la poubelle de son père. Il est fan et il arrive à convaincre Kimmy de continuer à écrire – et à ne pas tuer son sac à dos in extremis. C’était vicieux et stressant ce qu’ils voulaient faire de ce sac à dos/ami imaginaire ; et en même temps, je ne sais pas trop si ce sac sera passionnant pour la suite de la série. C’était comique un épisode, mais je n’ai pas non plus envie que ça devienne Imaginary Mary !

Tout l’épisode se termine alors avec Little Girl, Big City (d’ailleurs la chanson est chantée par Jane Krakowski, évidemment) ; faisant un joli rappel au premier épisode de la série avec un montage de chaque personnage heureux dans sa vie… et tout le groupe espionné par un photographe prêt à passer en phase 2. Il faudra voir ce que donne la seconde partie de saison – a priori en 2019 ! – mais cette première partie était vraiment excellente et m’a redonné confiance pour la conclusion qui sera forcément épique s’ils continuent à reprendre autant du poil de la bête !

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