Unbreakable Kimmy Schmidt (S04)

Synopsis : Désormais, Kimmy a un travail, Titus essaye toujours de récupérer Mike, Lillian est amoureuse d’un cancéreux et Jacqueline veut être l’agent de Titus. Je ne sais plus bien comment on en est arrivé là, mais on y est.

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Pour commencer, je n’oublie pas que la saison 3 était décevante et que j’ai un tas de révisions à faire, mais j’avais prévu dans mon planning de regarder The 100 ce matin et en fait, il n’y avait pas d’inédit cette semaine. Plutôt que de me faire un rewatch ou de terminer une des nombreuses séries en retard que j’ai, Unbreakable Kimmy Schmidt a réussi à me faire de l’œil. Il faut dire que Netflix a coupé la saison en deux en ne diffusant que six épisodes aujourd’hui, donc tout va bien.

Pour m’éviter l’overdose cela dit, je ne compte pas regarder les six dès aujourd’hui, donc mes critiques tomberont au fur et à mesure de cette fin de semaine (même si je dis ça et que je connais ma difficulté à résister une fois que je suis lancé). Il faut pourtant bien profiter de ces épisodes, parce qu’il s’agit de la dernière saison de la série.

J’ai lancé dès ce matin sans même me poser de questions sur ce qu’il s’était passé avant, pourtant je vous jure que j’ai bien oublié la saison précédente, qui n’avait pas réussi à me faire rire. Heureusement, Netflix propose désormais des résumés des saisons précédentes – pas toujours suffisants, mais c’est déjà ça.

S04E01 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.
S04E02 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.
S04E03 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.
S04E04 – Kimmy Disrupts the Paradigm – 16/20
Beaucoup, beaucoup de clichés dans cet épisode, mais les clichés sont là pour une raison après tout. Côté écriture, on retrouve une structure qui fonctionne plutôt bien et côté humour, la série semble avoir récupéré un peu de son fun d’antan. Si l’épisode en lui-même perd un peu de temps sur le fil rouge, les choses avancent malgré tout.
S04E05 – Kimmy and the Beest – 19/20
Encore un solide exemple de très bonne écriture que voici avec cet épisode qui réunit toutes ses intrigues en cours de route et réussit à caser pas mal de gags dès le début. En fait, le scénario plante plein de graines qui finissent par pousser et être hilarantes à la fin. Cela fait plaisir de retrouver la série à un tel niveau cette saison, parce que la saison 3 était bien plus décevante !
S04E06 – Kimmy Meets an Old Friend! – 18/20
Une demi-saison très réussie qui se réconcilie avec le passé de la série : il était temps que Kimmy Schmidt retrouve son fun et arrête d’être si déprimante malgré elle. Les scénaristes semblent trouver le moyen de revenir aux fondements de la série tout en poussant tous les personnages dans une évolution forcée, mais naturelle et réussie. Vivement la suite !

Suite de la saison en… 2019.

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Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E01-03

Épisode 1 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.

Saison 4


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There has to be a better way. A Kimmy way.

La série reprend à merveilles avec un aspect sitcom qui lui va à ravir et réintroduit Kimmy sur une énième chanson originale très réussie : c’est son premier jour de travail et Zach veut qu’elle vire quelqu’un. Voilà qui détruit sa bonne humeur dès le matin. Elle s’imaginait que travailler serait fun et la voilà qui entre en dépression avant d’imaginer

Kimmy veut donc virer Kabir en le faisant se sentir bien… quitte à le draguer involontairement. C’est perché et complétement tiré par les cheveux, mais elle le vire donc après s’être déshabillée devant lui. Sans surprise, le lendemain, elle se retrouve avec une plainte pour harcèlement sexuel sur le dos, ce dont Zach se fiche pas mal : son problème est de devoir parler à des gens.

Quant à Kimmy, elle est à la tête de la RH, donc elle n’a pas vraiment de problème, car elle se charge de mener l’enquête sur elle-même. Elle est tout de même terrifiée de voir tout ce qu’on lui reproche. Elle en parle rapidement avec Titus qui lui donne de « bons » conseils : cette intrigue tourne court puisque Kimmy retourne au travail comme si de rien n’était et en imaginant tous ses collègues en tant que Titus, qui a lui aussi subi des rapports hiérarchiques pas très respectueux des lois.

Sinon, Lillian est désormais célibataire parce qu’Artie est mort dans l’entre-saison. C’est un beau moyen de se débarrasser de l’acteur quand même, tout en ajoutant un bon humour sur les désirs d’enterrement grandiose de Titus et Jacqueline. Ces deux-là sont toujours dans le même délire que l’an dernier : ils veulent récupérer Mike pour Titus.

Ils décident donc d’inventer une série télé dans laquelle Titus serait le rôle principal. Cela s’appelle The Capist et les gags autour de la série imaginaire prennent plus ou moins bien. Jacqueline s’installe dans les bureaux de Kimmy, Mike tombe dans le piège bien rapidement. Titus s’arrange donc pour lui expliquer qu’il doit jouer le rôle d’un travailleur de chantier pour obtenir de lui des conseils sur comment se comporter et tenir un marteau.

Il y avait un bon humour, mais la série peine vraiment à me convaincre autant qu’avant. À une époque, j’explosais de rire toutes les trois répliques ; désormais je souris de temps à autres. Certes, il y a un côté habitude qui s’est inévitablement installé dans le visionnage, mais ça n’explique pas pourquoi c’est si peu drôle. Après tout, le scénario continue de balancer des tas de références à d’autres séries/films et de jeter des comparaisons improbables dans le script… mais ça ne prend plus autant qu’avant.

Titus se retrouve rapidement dans une nouvelle impasse quand Mike souhaite assister au tournage avec Greg Kinnear, que Titus et Jacqueline ont fait poser sur le poster en cherchant une image de lui sur Internet. Pourtant, les relations de Jacqueline finissent par payer et Titus parvient à tourner avec Greg déposant son fils à l’école. Mieux : Greg adore le projet de The Capist et aimerait en faire une série, parce qu’il cherchait justement une idée de série pour Youtube. Les scénaristes s’éclatent vraiment bien.

Enfin, Lillian passe l’épisode à s’occuper des cendres d’Artie qui voulait reposer dans un club privé. Il faut donc qu’elle s’arrange pour y entrer et n’y arrive pas… Ce qui finit par lui donner l’idée de faire passer les cendres d’Artie pour de la drogue. Cela fonctionne immédiatement.

La série nous sort aussi un énième flashback inutile du bunker et un cliffhanger où la marionnette qui a voulu violer Titus passe un marché avec une mallette plein d’argent.


Épisode 2 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.

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We’re job creators.

Kimmy a un week-end ? Sérieusement ? C’est littéralement un point du Bingo Séries. Oh Jacqueline essaye bien de lui compliquer la vie en lui donnant du travail, mais c’est pour camoufler qu’elle vit désormais sur son lieu de travail pour se faire de l’argent en sous-louant son appartement. Quand Kimye le découvre, elle propose aussitôt à Jacqueline de venir dormir chez elle et Titus, d’autant plus qu’elle s’est prévue un énorme week-end de… bingewatching.

Y a comme un foutage de gueule ironique de la part de Netflix là, surtout que l’épisode se moque des concurrents en détournant leurs noms, tout en se moquant des programmes phares de ce type de plateforme. Ils passent leur nuit devant Gals Town, ce qui donne ensuite des envies de shopping à Kimmy. Titus et elle finissent par se retrouver dans un salon de pédicure/manucure où Kimmy dépense tout son fric pour que le job qu’elle est en train de créer ne soit pas trop ingrat – et parce qu’elle a l’impression de revenir dans le bunker.

Comme toujours, Kimmy se laisse donc influencer dans ses activités, que ce soit par le robot lui conseillant le bingewatching en début d’épisode (cette série et les robots, c’est quelque chose quand même !) ou par les séries qu’elle regarde. Comme l’an dernier, cela finit par être plus déprimant qu’amusant : ça commençait pourtant bien en saison 1 ce décalage, mais plus on avance dans la série, moins ça devient crédible. Elle est sortie du bunker depuis assez longtemps pour avoir repris une vie normale maintenant…

Bref, Kimmy se retrouve avec des ongles tellement parfait qu’elle ne peut plus rien faire de ses dix doigts – et ça me rassure de la voir galérer autant avec, je me suis toujours demandé comment les nanas avec de tels ongles faisaient. Question d’habitude, comme tout le reste.

Bien sûr, le salon est l’occasion pour Kimmy d’apprendre ce que c’est que le White Priviledge et de faire tout un commentaire de société sur le racisme, sur les travailleurs au noir et sur Kimmy voulant se sentir bien d’avoir fait une bonne action. La critique est intéressante, mais pas vraiment poussée à son paroxysme et c’est dommage. Kimmy finit par réussir à faire en sorte que les travailleuses du salon récupèrent leurs vrais noms et passe vite à autre chose… Bref, le décalage permettait avant à Kimmy de s’indigner et d’agir efficacement, maintenant elle agit pour elle-même sur des situations qui ne sont pas franchement drôles – je n’ai pas envie de m’amuser de ça.

De son côté, Jacqueline se réveille après la nuit de bingewatching avec la nouvelle que Buckley veut rentrer vivre avec elle, ce qui n’est pas possible vu que son appartement est loué. Après quelques recherches sur internet, elle met au point un plan pour récupérer l’appartement avec l’aide de Lillian. C’est la pire des idées, mais ça permet une bonne parodie de série d’action (ce n’était pas sans me rappeler The Catch).

Quand elle découvre que Broderick, le millionaire qui a loué l’appartement, est en fait Tripp, le petit-fils du millonaire, son plan tombe rapidement à l’eau – comme les babysitters de Tripp. Elle s’arrange donc pour le recruter comme acteur et l’envoyer à LA pour un job.

Cela se fait rapidement grâce à ses innombrables contacts et parce qu’avoir eu de l’argent ouvre tant de portes quand on est blancs. La critique est la même que sur la première intrigue et les deux intrigues se rejoignent donc pour faire prendre conscience à Kimmy que ce que Titus dit du white privilege est juste. Le pire, c’est que la critique est efficace, mais que Kimmy n’agit pas contre, contrairement à ce qu’elle faisait au début de la série.

Finalement, le cliffhanger propose un fil rouge pour cette saison qui en manquait cruellement, avec Kimmy découvrant que son tortionnaire s’est reconverti en DJ.


Épisode 3 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.

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#NotAllWomen

La série n’hésite pas à partir loin dans le délire, comme d’habitude : elle propose cette fois un faux documentaire sur la naissance d’un DJ – qui n’est pas sans rappeler le documentaire sur Avicii également dispo sur Netflix, d’ailleurs (un bon doc, pour les fans). Bien sûr, c’est une parodie, donc ça vire vite au grand n’importe quoi : c’est l’histoire du DJ Fingablast, un fan de DJ Slizzard, le révérend de Kimmy Richard Wayne donc, qui décide de se marier et a donc besoin d’un DJ pour son mariage.

Il part donc à la recherche de ce DJ qu’il avait connu à un mariage alors qu’il était enfant et qui lui avait inspiré de devenir DJ. Cela permet de réemployer l’homme chantant le générique de la série un peu malgré lui et de revenir sur la saison 1 avec la libération des otages du bunker, tout en s’amusant des documentaires et en utilisant un plan de Titus vu dès le premier épisode. Eh oui, Titus est embauché pour faire toutes les reconstitutions de ce faux documentaire, ajoutant un bon humour.

DJ Fingablast décide ensuite de catfisher Richard Wayne pour le rencontrer et avoir des réponses sur ses actions. Rapidement, Fingablast a sa propre idée (hum) qui est de libérer le révérend. Il faut donc l’innocenter et ça se fait par une critique des femmes du bunker, l’accusation d’un autre DJ mort et notre pauvre Fingablast qui se fait larguer sur Instagram.

Fingablast réussit alors à catfisher un autre homme, un peu malgré lui, qui s’avère être un masculiniste. Je n’aime pas le terme, mais c’est l’idée : pour lui, les femmes sont le problème et les hommes ont toujours raison, surtout quand ils ont tort. En plus, ils sont envoyés dans des prisons pour hommes. Il y a donc une guerre contre les hommes, s’appuyant aussi sur l’actualité – Weinstein, Ocean’s Eight,etc – et un peu de fiction avec Voldemort. Oh, et ils utilisent même Trump critiquant Hillary pour critiquer Kimmy. C’est genre hyper perché mais tellement travaillé côté scénario, j’adore le rendu final. On y croirait (pas).

On en revient aux prisonnières du bunker et on checke où elles en sont chacune : stars pour deux d’entre elles, en prison pour l’autre et toujours marié au révérend pour Kimmy. Le documentaire fait donc passer Kimmy pour un soutien du révérend, parce qu’il manipule les choses au point de faire croire à tous qu’elle est mariée avec lui parce qu’elle l’aime vraiment.

C’est perché, oui, mais c’est excellent : la connerie de Fingablast m’a fait rire, le trip masculiniste est aux antipodes de la série et donne de quoi critiquer, le retour aux débuts de la série fait du bien, et la fin laisse sur un excellent cliffhanger parce que je suis impatient de voir comment Kimmy va réagir à tout ça. La série se retrouve un fil rouge et je regrette juste l’absence de son générique. Bon, et de Jacquelin. La parodie m’a en tout cas fait bien plus rire que les deux premiers épisodes de la saison.

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Fear the Walking Dead – S04E06

Épisode 6 – Just in Case – 15/20
Les nouveaux jeux de temporalité me plaisaient beaucoup il y a deux semaines, mais ça ne marche plus tellement cette fois où cet épisode prend une fois de plus beaucoup de temps à retarder ce que l’on attendait. Heureusement, cet épisode propose aussi de nouvelles perspectives qui me donnent espoir pour la suite de la série : la lente agonie de ce début de saison semble faire de Fear ce qu’était TWD à ses débuts. Tout n’est pas perdu.

Saison 4


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You didn’t tell her?

L’épisode débute par une intro qui m’a blasé d’avance avec un inconnu, encore un, qui dévalise un magasin pour l plaisir. Cela ressemble fort au magasin de John, donc quand l’homme se fait stopper par le bruit d’une arme, on sait immédiatement de qui il s’agit. En revanche, je m’attendais à un énième flashback, mais non, c’est dans le présent que notre vautour se fait arrêter par John et Morgan qui veulent des réponses. C’était très mauvais et digne du pire des westerns, John s’arrangeant même pour exploser seulement un doigt du type qui a voulu se servir de son arme.

Ce dernier essaye malgré tout de lui mentir et dire qu’il n’est pas des vautours, mais il a leur prochain point de rendez-vous. Ce connard de Morgan empêche John de tuer le vautour (ça, OK, à la rigueur) et le prévient que des gens s’apprêtent à les attaquer au prochain point de rendez-vous. Genre, MEC, ça fait sept saisons que tu survis dans The Walking Dead, tu viens juste d’informer un groupe de méchants que d’autres allaient leur tendre un piège ? C’est EXACTEMENT comme ça que tu vas motiver les méchants à piéger en retour tes amis et les faire tuer. C’est arrivé déjà plusieurs fois dans la série-mère, faut être particulièrement con quand même.

De leur côté, Al, Alicia, Victor et Luciana poursuivent leur trajet en camion avec Alicia posant tout un tas de questions sur les flingues d’Al. Cette dernière veut juste poser des questions à ses passagers sans se mêler de leurs affaires. Mais oui, bien sûr.

En flashback, Naomi soigne une Alicia blessée alors que Nick (putain, il est mort quoi) et Luciana interrogent Strand et Cole sur le camion plein de provisions qu’ils ont « trouvé » par miracle il y a deux épisodes. Il est toujours question d’aller chercher de quoi recommencer à faire pousser un jardin.

Madison et Victor se retrouvent à part pour discuter un peu et nous raconter enfin ce qu’il s’est passé en fin de saison 3 : Madison a repêché Strand et l’a emmenée dans une cave, où elle a pris soin de lui alors qu’il était à l’agonie, avec Alicia, puis avec Nick, lui aussi en sale état. Et Victor n’était pas en état de marcher pendant un moment. Bref, tout un tas de choses que j’aurais adoré voir ; bien plus que l’épisode Laura/John de la semaine dernière, bien plus que tous les nouveaux personnages introduits cette saison. Bref, j’ai déjà dit que je n’étais pas un grand fan de cette nouvelle saison.

Ils ont quand même fait tout le trajet de Mexico au milieu des USA sans qu’on nous explique quoique ce soit. Ils sont interrompus par Naomi voulant se barrer une fois de plus, mais elle est arrêtée par Viv, qui qu’elle soit. Naomi ? Elle veut partir chercher de quoi vivre dans un endroit dangereux qu’elle connaissait. Ce n’est pas super, mais ça lance l’intrigue de la semaine pour Madison, Strand et Naomi.

Madison et Strand passent toujours autant de temps à boire et s’amuser ensemble alors que Naomi fini par leur avouer qu’elle comptait s’en aller en laissant les coordonnées derrière elle, mais sans revenir au stade.

Ils lui confisquent ses clés et décident de dormir, mais pour une fois, Naomi réussit à se barrer avec une voiture qui fonctionne. C’est ridicule de se dire qu’après tout ce temps, ils n’établissent pas un tour de garde lorsqu’ils vont dormir, mais bon. Naomi part donc en roadtrip toute seule vers l’endroit où elle vivait avant. Elle y retrouve un lit de bébé, des armes et son cahier d’infirmière, avec des infos sur les plantes à faire pousser. C’est toutefois un plan risqué car elle passe à côté de nombreux zombies, qui sont probablement ceux de ses amis.

Quand elle voit un des dessins de sa fille, elle s’effondre bêtement et fait du bruit, attirant tous les zombies à elle. Il faut alors qu’elle s’enfuit, mais elle se laisse cerner par des zombies qu’elle n’ose pas tuer. Autant elle avait la gâchette facile jusque-là, autant tuer ses anciens amis devenus zombies, elle en est incapable. C’est assez logique. Bon, Naomi finit par survivre en escaladant un échafaudage judicieusement placé là pour lui sauver la vie.

Pendant ce temps, Strand avoue à Madison qu’il voulait s’enfuir lui aussi et qu’il avait donc son camion plein de provisions. C’est aussi pour ça qu’il voulait comprendre pourquoi elle l’avait sauvé, car ça n’a pas de sens pour lui : il n’aurait pas hésité à laisser mourir Madison dans le cas contraire. Elle est bien contente de ne pas être lui et nous aussi, ma foi, sinon on n’aurait jamais eu de série.

Ils retrouvent Naomi sur son échafaudage et c’est Strand qui souhaite le sauver quand elle leur demande de les abandonner. Le sauvetage permet une scène intéressante côté action, puis est suivie par une autre où Naomi leur explique alors qu’elle avait une fille, Rose, et qu’elle a survécu un temps dans ce bâtiment  avec. Et puis, Rose a eu un rhume, qui s’est transformé en pneumonie. Infirmière, Naomi est partie chercher des médicaments, mais elle a mis trois jours à aller les chercher. Et hop, sa fille est morte dès la première nuit (je vois pas comment elle peut savoir ça, mais bon) et a mordu les gens qui vivaient dans ce bâtiment, qui survivaient ensemble et avaient des cours de JIC, Just In Case, « juste au cas où ».

Ces cours étaient menés par Ellen, qui avait aussi un camion JIC, dans lequel elle est désormais à l’état de zombies. Le trio parti en expédition peut donc ramener ce camion au stade, dans l’espoir d’y recommencer une nouvelle vie efficace. De leur côté, Alicia, Nick et Luciana décident de venir parler au chef des vautours pour l’informer de l’arrivée du camion. Les vautours décident donc de quitter le stade, car leur blocus est désormais inutile et Madison a gagné. Moui, c’est une semi-victoire, on sait que a finira mal quand même. Il est intéressant toutefois de voir le stade recommencer à vivre.

Et Madison choisir de demander à Alicia de mettre de côté une Land Rover avec des provisions, aussi ! C’est effectivement une idée logique de survie, un plan B, juste au cas où. Et on sait que le cas où aura lieu à un moment ou un autre.

Dans le présent et au point de rendez-vous des vautours, il n’y a finalement personne qui se pointe, si ce n’est Morgan et John qui ont tout gâché pour changer. Nos trois héros attaquent les deux que je ne peux plus me voir en peinture alors que Al se contente de filmer le tout, à l’écart.

Finalement, les vautours viennent quand même au point de rendez-vous pour se venger de la mort du frère du nouveau chef, qui se dit désolé de la mort de Nick malgré tout. Alicia est loin d’être aussi pleine de miséricorde. Une voix féminine demande alors au chef où est passé tout le monde, et cette voix étant celle de Naomi/Laura, il n’y a aucun doute sur l’identité de la personne qui se point en Land Rover à ce moment-là. Aucun doute, certes, mais ils font tarder les choses.

John est tout heureux de retrouver Laura et il se précipite vers elle, mais Alicia est loin d’être heureuse de voir que Naomi a survécu. Elle semble comprendre quelque chose de cette survie – et c’est sûrement que Naomi les a trahi ou est responsable de quoique ce soit qui soit arrivé à Naomi. Ainsi donc, Alicia pète un câble et décide de tirer sur John pour empêcher ses retrouvailles. C’est parfait putain, merci Alicia, je ne pouvais pas piffrer ce nouveau. Et puis, ça fait du bien de voir que les scénaristes n’hésitent pas à laisser pour mort (j’espère qu’il l’est !) les personnages qu’ils nous imposent depuis le début de cette saison. Si elle avait pu tuer Morgan au passage, elle aurait eu mon amour éternel (bon, elle l’a un peu déjà de toute manière).

Cela ouvre de jolies perspectives pour la suite de la saison, parce qu’il y a des chances qu’Alicia, Luciana et Strand soient désormais vus comme les grands méchants et tous les autres comme des gentils ; et parce que je me demande vraiment quel va être le passé de Naomi au stade – j’aime beaucoup ce nouveau personnage, ouf, j’ai fait le bon choix. Des cartes rebattues qui peuvent faire du bien à la série après un début de saison qui me laisse à l’agonie et dans le manque d’une série que j’adorais. Même s’ils semblent avoir des idées de scénario vachement poussées et la gâchette aussi imprévisible que facile cette année, la série a totalement changé d’univers et c’est vraiment dommage. Heureusement qu’ils arrivent à en faire quelque chose de pas trop mauvais quand même et à revenir au base d’un univers où n’importe qui peut mourir n’importe quand.

Saison 4

Fear the Walking Dead – S04E05

Épisode 5 – Laura – 15/20
J’ai l’impression de surnoter cet épisode qui était long et n’apportait pas grand-chose de plus, si ce n’est un approfondissement des nouveaux personnages, mais dans le fond, j’ai regardé avec intention. Plus la saison avance, plus j’ai l’impression d’être devant la série-mère. Ici, l’épisode gagne du temps sur son intrigue générale et s’attardant sur des points de détails qui n’échappent pas à quelques incohérences. Et en même temps, je finis par m’attacher à ces nouveaux personnages – et ça valait mieux, parce que cette saison renouvelle assez clairement le casting.

Saison 4


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You look like a Laura, if I had to guess.

Vu le titre, nous allons enfin avoir quelques réponses sur Laura/Naomi, et ce n’est pas plus mal. Sans trop de surprise, cet épisode commence par nous présenter les deux pistolets de Laura et John, dans une boîte où John les nettoie. Il semble s’être installé dans une cabane au bord d’un cours d’eau et autour de laquelle il a quelques tranchées de protection. Bien joué.

Le lendemain, il se réveille grâce à un poisson-réveil qui est le même que celui de The Magicians en saison 3. Il se fait ensuite un Scrabble avec lui-même, ce que même moi je ne me suis encore jamais fait, c’est dire ! Il passe sa journée à réfléchir au mot qu’il peut faire – et là encore, même moi je ne tombe pas dans de telles extrémités, sérieusement ! Il fait finalement un Scrabble et vérifie qu’il s’agit bien d’un mot compte triple. Ah quand même, un vrai expert en Scrabble. Oui, pardon, je m’ennuyais profondément

L’air de rien, il a une routine sympathique, une télévision, du popcorn, une théière, tout ça, tout ça. Malheureusement pour lui, sa routine et sa nuit sont interrompus par l’arrivée au loin de Laura, blessée. Il la prend d’abord pour un zombie avant de lui offrir l’hospitalité, c’est-à-dire des soins pour une blessure grave à la cote et un lit.

Le lendemain, elle choisit malgré tout de s’enfuir avec sa voiture, qui n’a pas de batterie. Décidément, c’est une constante chez elle d’avoir des voitures qui ne démarrent pas ! John lui réagit tout sympathiquement, lui proposant de la bouffe et de l’eau.

Bien qu’infirmière, elle ne peut prendre soin elle-même de sa blessure, et c’est lui qui se retrouve à la coudre. Il lui fait ensuite à manger et lui donne son nom, décidant de l’appeler Laura quand elle ne lui donne pas le sien. Elle est très claire sur le fait qu’elle veut se barrer dès que possible, mais il a quand même la gentillesse de lui faire une chambre privative. Beaucoup trop gentil, quoi.

Lui dormira sur son canapé, parce que de toute manière, il ne dort pas. C’est une manière de voir les choses. En pleine nuit, elle l’observe en train de nettoyer ses deux pistolets.

Le lendemain (ou quelques jours plus tard, allons savoir), c’est mardi, et le mardi, John va au restaurant. Ils prennent un radeau pour aller au magasin le plus proche, et John rame tranquillement assez loin vu la longueur du montage. Ils épargnent un zombie qui tombe dans l’eau et accrochent leur radeau, sympathisant au passage : il révèle ainsi qu’il était policier.

Au magasin, Laura réarrange toutes les affaires pour mettre ce qui peut servir de premiers secours alors que lui a la connerie monumentale de laisser une trace comme quoi il passe tous les mardis au magasin. Je comprends le besoin d’une routine, mais l’écrire à la vue de tous, c’est une mauvaise idée.

Le soir, il lance son film et les deux passent un bon moment ensemble. Il s’endort à ses côtés, puis se réveille. Et c’est en pleine nuit, Laura avoue donc qu’elle a perdu son enfant.

Laura apprend à pêcher avec lui, et ils ont la drôle d’idée de plonger la moitié du corps dans la rivière. C’est tout sauf une bonne idée, certes ils ont réparé la barrière qui avait cédé en amont, mais ça reste problématique de ne pas voir où tu mets les pieds dans ce monde.

Petit à petit, ils s’apprivoisent, finissant même par faire quelques parties de Scrabble. Si John apprécie sa compagnie, elle, elle envisage toujours de partir dès qu’elle en a l’occasion. Avant cela, elle veut l’aider à continuer de consolider le pont. Comme c’est une mission à risque, elle lui vole un de ses flingues, ce dont il se rend compte. Il lui confisque, ne voulant pas se servir d’une arme à feu ; et aussi parce que ça risquerait d’attirer d’autres zombies.

Ils n’ont pas trop de mal à tuer une deuxième fois tous les zombies sur le point et à placer une voiture pour bloquer la brèche du pont, surtout que Laura sait démarrer les voitures dans les clés – ce que l’on savait déjà depuis l’épisode précédent et que les scénaristes semblaient pourtant avoir oublié au début de cet épisode lorsqu’ils lui ont fait perdre du temps à… chercher les clés de la voiture de John. Menacé par un zombie, ce dernier refuse jusqu’au bout de se servir de son pistolet et, s’il s’en sort, Laura a du mal à capter pourquoi.

John finit par dire qu’il peut bien mourir plutôt que d’utiliser un flingue, et elle comprend que son problème vient de l’arme en elle-même. Elle l’interroge sur ce qu’il s’est passé et il lui raconte tranquillement un bout de son passé, où il a été forcé de tirer dans la jambe d’un homme dangereux, qui en est mort. C’est ce qui l’a poussé à déménager dans sa cabane : les gens pensaient qu’il était un héros et il ne le supportait pas.

Il culpabilise donc pour quelque chose qu’il n’aurait pas pu prévoir – et elle le comprend bien parce qu’elle aussi. Cette fois ils ont réellement trouvé un terrain d’entente et un point commun énorme, parce qu’elle culpabilise pour son enfant. Leur barrage avec une voiture était sympathique, mais il ne tient pas le choc quand plusieurs zombies s’agglutinent autour, sans la moindre raison valable. John est donc réveillé en pleine nuit parce qu’il entend une horde de zombies se dirigeant vers sa cabane plongée dans le noir, donc là encore sans raison valable.

Il n’empêche qu’il faut bien se débarrasser de ces zombies, ce qu’il fait plutôt bien avec l’aide également de Naomi. Comme nous sommes dans un immense flashback, il n’y a aucun suspens sur l’issue de cette scène, mais Naomi/Laura tombe malgré tout dans une tranchée où elle se fait recouvrir de zombies.

Obligé de se servir de ses flingues pour la sauver, John révèle alors qu’il les maîtrise à la perfection. De manière improbable, elle s’en tire sans une morsure – ce qu’on savait déjà de toute manière. Elle lui dit qu’il est bien un héros ; et il finit par lui révéler qu’il est amoureux d’elle et ne veut pas qu’elle s’en aille.

Ben voui, évidemment. Elle l’embrasse et ils passent la nuit ensemble, mais à son réveil, Laura s’est barrée, abandonnant enfin ses baskets derrière et laissant un « I love you too I’m sorry » en lettres de Scrabble. Sympathique.

C’est ainsi que s’achève leur romance et le récit que John en faisait à Morgan au bord d’une route. Il est déprimé de la mort de Laura/Naomi et Morgan lui rappelle que comme eux sont en vie, ils ont encore une deuxième chance ; de la même manière qu’il a encore deux flingues maintenant qu’il a récupéré celui de Laura. Ils reprennent donc leur route – probablement pour aider Alicia et compagnie vu ce qu’en dit Morgan ; même s’ils ne sont pas d’accord avec leur philosophie de vie.

Saison 4