The Walking Dead (S07)

Spoilers

Ci-dessous, un article sur l’ensemble de la saison, écrit au fur et à mesure de la diffusion, avec des spoilers et mon avis sur chaque épisode, suivi d’un bilan.

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

Avis : Deux très longues semaines après la fin de Fear the Walking Dead, la série-mère est enfin de retour et l’on va savoir qui Negan a décidé de tuer. Pour être 100% honnête, je ne suis pas si impatient de voir la suite puisque j’ai découvert que j’avais plus peur de faire spoiler un truc que je n’avais peur devant un épisode de la série, qui a l’habitude de m’ennuyer. Bon, du coup, j’ai décidé de ne pas dompter la peur et de regarder l’épisode, même si j’ai un Blindspot et un Superstore en cours. Oui, « en cours » comme dans « je me suis arrêté à dix minutes de la fin car mon train est arrivé ». C’est un peu honteux. Le Comic con m’a cassé, d’ailleurs, j’ai plein d’articles à mettre à jour et publier, mais j’ai pas spécialement envie de voir des épisodes. Peu importe pour cet article, vous me direz.

The Walking Dead donc, c’est une série qui était plutôt très cool et très bien à ses débuts, mais qui maintenant cumule de plus en plus les défauts : dialogues incompréhensibles (non franchement que quelqu’un leur donne des cours d’articulation), longueurs interminables, silences qui ne s’expliquent pas, schéma d’épisode inchangé et connu par cœur… Je m’ennuie plus qu’autre chose. J’ai souvenir d’une seconde partie de saison 6 un peu plus au point, alors je garde espoir.

Je n’oublie pas l’ennui interminable de la fin de saison qui nous avait teasé l’arrivée de Negan pour que rien ne se passe dans tout l’épisode. Finalement, quelqu’un (qui n’était Rick, ni Carl) allait mourir et j’espérais juste que ce ne soit pas Rosita, car ils avaient enfin réussi à faire quelque chose du personnage, après plusieurs années.

Voilà, je ne m’éternise pas car j’ai quand même un peu envie de savoir ce qu’ils vont nous faire comme retour… Attention spoilers !!

Note moyenne de la saison : 13,25/20

 01.pngÉpisode 1 – The Day Will Come When You Won’t Be – 18/20
Today was a productive damn day

J’avais parié (hier soir notamment) sur un retour ne nous informant pas de la mort du personnage… je suis donc tellement pas surpris qu’ils retardent l’information pendant tout le premier acte que je n’arrivais même plus à être blasé face à ce suspens foireux qui aurait pu fonctionner sur une fin de saison, mais qui en début est juste un foutage de gueule supplémentaire. Après tout, les audiences suivent, ils auraient tort de se priver.

Le premier acte se concentre donc sur la relation entre Denny Duquette et Rick. Euh pardon, Negan. Je n’y arriverai jamais, Jeffrey Dean Morgan sera à jamais Denny, c’est comme ça, ça fait dix ans et Supernatural n’a pas réussi à changer ça, cet épisode non plus (et pourtant !).

Donc il faut retenir de l’épisode que ce pauvre Rick est mis à terre par ces difficiles événements traumatiques et qu’en tant que public, j’ai juste eu envie de hurler « GET TO IT » à ma télé. Un quart d’heure plus tard, on apprend enfin la mort d’Abraham qu’on nous censure malgré tout (le remplaçant par de la confiture de myrtilles et framboises). Je leur reconnais qu’une fois que c’est fait, le suspens retombe et c’était une excellente idée de s’attaquer à Glenn, cette fois avec un peu moins de censure mais toujours autant de confiture.

Sacrifier deux personnages au lieu d’un est malheureusement une bonne idée qui leur permet un vrai retour choquant, réussi et marquant pour l’introduction de Negan. Une seule mort n’aurait pas été suffisant après un été à attendre de savoir qui serait la victime de Lucille. Et puis, cette fois, Glenn ne survit pas, il était un peu temps quand on voit le nombre de fois où il aurait dû y passer.

Bref, ce retour avait la force que la fin de saison n’avait pas et, malgré les nombreux défauts initiaux (et le non-suspens autour de Rick et des zombies), il change totalement la donne de la série en réaffirmant sa violence à un nouveau niveau. À vrai dire, il faut quelques temps pour digérer cet épisode qui malgré tout a trouvé le moyen de détourner le fameux mème « We have an army / We have a Daryl » dans les répliques de Rick et à me faire rire. Oui, oui, je sais, j’ai un problème avec le rire.

Un début pourri, une suite qui met la barre très haut, ce qui pose déjà souci pour la suite de la saison (qui sera forcément moins intense), et une fin qui permet la digestion de cette violence un peu folle. The Walking Dead signe un retour en force après un départ raté, j’espère qu’ils sauront continuer sur cette voie.

02.pngÉpisode 2 – The Well – 12/20
Do I detect skepticism?

Comme je le craignais avant de faire play, cet épisode laisse de côté l’ensemble du groupe pour se concentrer sur Carol et Morgan. Il ne faut pas longtemps pour que ça parte en vrille avec des hallucinations de Carol, puis l’arrivée dans un nouveau sanctuaire, le Kingdom.

Cela permet l’introduction du personnage d’Ezekiel et de son tigre, personnages emblématiques du comic s’il en est. Et justement, comme bien souvent, la transposition à la télé est problématique, car cela devient plus comique qu’autre chose. Franchement, des pages presque flippantes du comic ne sont plus que rire ici. Et on en parle de cette chorale?

Bref, si je trouve ça cool de les voir suivre les comics, je suis moins convaincu par le rendu télé. En terme de chronologie, cet épisode avance assez vite tout en traitant correctement ses personnages.

De nouvelles perspectives s’ouvrent donc à nous dans un épisode mettant longuement en place un nouveau campement, de nouveaux personnages, de nouveaux problèmes.

Dit autrement, nous avons là un début de saison assez consistant, mais un énorme défaut de répétition et, bien sûr, l’erreur classique de TWD de ne se concentrer que sur un personnage ou deux au lieu de proposer des épisodes sur l’ensemble du casting. Ce n’était pas mauvais, certes, mais ce n’était vraiment pas exceptionnel non plus et après l’épisode de la semaine dernière, ce n’était clairement pas à la hauteur !

03.pngÉpisode 3 – The Cell – 12/20
We’re on Easy Street ♫

Bon, on est parti pour 42 minutes de musique qui donnent la pêche, de Dwight et de Daryl, faut être motivé quand même, surtout que l’épisode commence par pas moins de huit minutes de silence.

Du côté de Dwight, donc, on le voit vivre une vie de roi au premier abord, mais on comprend assez vite qu’être à la botte de Negan n’est pas si facile. Passionnant. Ce portrait psychologique nous permet de mieux cerner, en théorie, son allégeance à Negan et ses doutes. Ce n’est pas un échec total, surtout que l’on voit qu’il commence à se révolter après tout ça.

Daryl, de son côté, est prisonnier et est traité comme un chien (et même probablement moins que ça) par Dwight et toute la bande. À nouveau, on veut nous faire comprendre la toute puissance de Negan.

Le vrai problème de cet épisode est qu’il ne développe pas grand-chose de nouveau, qu’il est super sombre (en terme de luminosité) et est comme toujours extrêmement long. La musique aide un peu à passer le temps, mais franchement, il aurait pu être tout aussi poignant en deux fois moins longtemps. Je lui reconnais la qualité de m’avoir vraiment fait apprécier Dwight cela dit, c’est un début.

Bref, rien de nouveau, du TWD, je me suis plus ennuyé que divertit, mais j’ai quand même envie de savoir la suite. Fait chier.

04.pngÉpisode 4 – Service – 13/20
I know I had to make a strong first impression

C’est parti pour un épisode de 57 minutes, c’est-à-dire beaucoup trop lent, car ne nous leurrons pas ces minutes supplémentaires sont gagnées par de longs gros plans silencieux durant lesquels rien ne se passe, à commencer par ce début d’épisode et les plans à rallonge nous montrant Michonne ne rien faire sous l’oeil (pas) discret de Rick.

Bref, la vie a repris son cours sous la domination de Negan qui s’amuse à piller tous les biens de nos héros, ce qui ne plaît pas du tout à Carlita (désolé, mais même Maggie sait se couper les cheveux quoi, même si elle est aux abonnés absents cette semaine, comme lors du décès de Beth quoi).

Beaucoup de critiques à faire donc, puisque la série se concentre une fois de plus sur la peine de Rick (normal, c’est le leader, je sais) en effaçant un peu trop d’autres personnages. Où est Sacha, par exemple ? Negan vient récupérer tous les flingues quand Michonne tente de s’entraîner à tirer, bousillant les munitions, et que Rosita fait tout ce qu’elle peut pour en trouver d’autres.

C’est l’un des plus grands points forts de la série cette semaine : se centrer un peu plus sur Rosita, qui a pris du caractère l’an dernier et est devenue l’un de mes personnages préférés (inutile de préciser qu’elle y passera probablement bientôt du coup, parce que mes personnages préférés ont une espérance de vie très limitée en général). Un bon épisode donc, mais beaucoup trop long et ne partageant pas assez le temps d’écran.

Quant au suspens qu’ils essaient d’instaurer, il n’a pas pris un quart de seconde, il m’a paru évident que Negan ne tuerait personne. Ils auraient pu en profiter pour buter un ou deux figurants pourtant, histoire de garder le stress vis-à-vis de ce méchant. À part dans le premier épisode de la saison, Negan peine à me faire angoisser personnellement, c’est un peu un échec d’avoir trop joué sur l’attente l’an dernier.

05.pngÉpisode 5 – Go Getters – 08/20
We’re all gonna be one big, happy, dysfunctional family

L’épisode nous révèle enfin ce qu’il advient de Maggie et de Sacha, qui sont donc de leur côté en train de faire leur deuil (enfin, ça c’est la théorie, en pratique, elles ont juste l’air de vivre normalement, sérieux), aidé par Jésus, qui comme l’an dernier est une jolie manière d’introduire des jurons qui n’en sont pas.

On les voit tenter de s’intégrer à une autre communauté, ce qui est simplifié par une attaque de Negan un peu con-con mais efficace, qui leur permet de prouver leur utilité et d’être protégées dans la seconde moitié d’épisode. Dit autrement, il ne se passe rien dans cette partie de l’épisode, si ce n’est que Jesus prend un peu de pouvoir qu’il redonne aussitôt à Maggie et Sacha.

Cette dernière souhaite se venger de Negan, mais le fait secrètement avec Jesus. Mouais.

Pendant ce temps, Carl continue d’être aussi insupportable qu’Enid, comme si être enfant/ado dans cette série était gage d’être tout bonnement con. Les deux amoureux s’embarquent donc dans une virée en roller qui ne m’aide décidément pas à les voir comme des personnages cools. Leur but est, pour elle, de retrouver Maggie, pour lui, de se venger de la mort de Glen, et d’Abraham. Très franchement, cette partie d’épisode n’était pas convaincante du tout, mais leur premier baiser était rigolo. Vous comprendrez donc qu’il ne s’est rien passé non plus dans cette partie de l’épisode.

Finalement, les deux intrigues se rejoignent, avec Enid ayant rejoint les filles et Carl suivant les camions de Negan, aux côtés de Jesus, mais c’est là le seul point positif (et prévisible) de l’épisode, qui parvient à réunir les personnages, tout en continuant à les diviser. Comme ça, on est sûr que rien n’avance ni dans cet épisode, ni dans les suivants.

06.pngÉpisode 6 – Swear – 15/20
We shoot strangers on sight

Ah ENFIN on découvre ce qui est arrivé à Tara, mais je n’arrive pas à être vraiment satisfait pour autant. J’attends mes explications sur son sort depuis six mois, c’est vrai, en revanche je n’oublie pas que la dernière fois qu’ils ont fait disparaître pour quelques épisodes sans explication, c’est Beth, et je me souviens parfaitement de comment ça s’est terminé pour mon personnage préféré.

Et ça ressemble un peu trop à ça cette semaine pour que je sois pleinement satisfait.

L’épisode était en effet vraiment intéressant, à nous présenter une communauté (d’amazones) de femmes guerrières dont les hommes se sont fait tuer par les Saviors. Il y a évidemment trop de lenteurs et quelques incohérences, mais ça fonctionne vraiment très très bien de manière générale, avec une organisation cohérente.

Il faut dire aussi que j’adore le personnage de Tara et que j’étais frustré de sa disparition, ça m’a aidé à entrer dans l’épisode qu’ils décident enfin de nous expliquer ce qui lui était arrivé. Pas grand-chose à faire de la disparition de Pete en revanche, je l’avais même carrément oublié, mais ce suspens à deux balles pour savoir s’il est en vie ou non est énervant. Autant se décider quoi.

J’espère que l’on reverra les personnages de la communauté et que ça ne voudra pas dire que Tara va y passer, car cet épisode m’a vraiment bien plu.

En plus, ils ont eu la bonne idée de terminer sur une confrontation avec Rosita, qui reste malgré tout mon nouveau perso préféré depuis l’an dernier, alors je suis satisfait de cet épisode. Évidemment, je trouve toujours aussi ridicule de proposer des épisodes centrés sur un seul personnage comme ça, quand ils pourraient alterner les intrigues sur chaque épisode et permettre de rompre les temps morts de chaque intrigue avec de la vraie action sans que ça ne paraisse aussi redondant.

Je veux dire : évidemment que Tara n’allait pas mourir au milieu de l’épisode alors qu’on est au beau milieu de cinquante minutes centrées sur elle. Certes, il y a de l’action, mais aucun suspens -hormis la construction des flashbacks à la rigueur, et encore! – et c’est toujours le même défaut de Walking Dead qui ressort, avec le choix de trop se concentrer sur certaines intrigues plutôt que tout attaquer de front.

Quoiqu’il en soit, c’était beaucoup plus intéressant cette semaine, mais j’attends toujours un épisode réunissant vraiment tout le monde, ce qui n’est pas prêt d’arriver j’imagine (à figure de comparaison, j’avais adoré l’épisode de la saison 4 où chaque acte se concentrait sur un groupe de personnages, c’était bien plus intéressant et ça commençait par Beth/Daryl pour finir sur la réintroduction de Tara, forcément, j’avais kiffé).

07.pngÉpisode 7 – Sing me a song – 12/20
What we talk about when you’re not here is none of your business

C’est de nouveau un (trop) long épisode d’une heure qu’AMC propose cette semaine.

D’une part, l’épisode nous fait croire que l’on va se concentrer sur Michonne quand celle-ci n’est là que pour une trop longue introduction pas bien utile. D’autre part, cette semaine encore se concentre sur Carl qui est donc dans un camion avec Jesus. Il continue de se comporter en bon débile et ne profite même pas de la chance qu’il a de tuer Negan pour le faire. Bien joué.

Le reste de l’épisode nous montre donc le grand méchant de cette série trouver un attrait incompréhensible en Carl et lui faire le tour du propriétaire, lors duquel il est rappelé que Negan viole toutes les femmes qu’il trouve à son goût et que Daryl est son petit chiot. Je me demande comment réagissent les fans du monsieur à l’arbalète cette saison.

Quoiqu’il en soit, c’est profondément long et peu intéressant de voir Carl pleurnicher de son seul oeil valide et gâcher une chanson qu’Angel m’avait déjà fait détester de toute manière.

Negan finit par le ramener chez lui et prendre bien soin de Judith, cliffhanger totalement ridicule et foiré s’il en est, qui franchement ne me donne pas spécialement envie de voir la suite immédiatement quoi.

Autrement, et clairement pêle-mêle dans cet épisode, Rosita continue sa guérilla dans son coin, convaincant Eugene de lui créer une balle pour son flingue et se mettant tout le monde à dos, alors que Rick cherche désespérément à mettre la main sur des biens suffisamment précieux pour Negan. Il est aussi question du père Gabriel qui place sa foi en Rick.

Passionnément soporifique, avec pour seule réussite la seconde scène de Michonne qui entre à son tour en vedetta contre Negan.

Capture d'écran 2016-12-12 14.56.37.pngÉpisode 8 – Hearts Still Beating – 15/20
Now I know

Une nouvelle heure d’épisode permet cette fois aux scénaristes de s’intéresser vraiment à l’ensemble des personnages, avec des facilités scénaristiques énormes et nécessaires pour avancer (Daryl). C’est bien ridicule de s’être fait chier la moitié des épisodes de la mi-saison pour en arriver à des raccourcis pareil et donc pas assez crédibles qui ont au moins le mérite de réunir tout le monde.

Je n’ai pas bien compris l’histoire de Michonne ces deux dernières semaines, ou en tout cas sa conclusion, mais je suis bien content que ce soit terminé et que tout le monde se retrouve prêt à aller casser du Negan.

Il est absolument ridicule que Rosita rate pareillement Negan avec son flingue et sa fameuse putain de balle, de même qu’il n’est pas trop crédible que Negan l’épargne.

Les sacrifices de la semaine auront été inutiles mais auront su faire monter la tension et la surprise au bon moment (je suis même un peu dég d’ailleurs des deux personnages tués), Rick aura mystérieusement trouvé encore une nouvelle personne pour garder Judith en fin d’épisode après la mort d’une nouvelle baby-sitter (si cette gamine ne développe pas un complexe de l’abandon à force) et Carol comme Morgan n’auront rien fait de toute cette première partie d’année.

Je reste assez perplexe devant leur construction générale qui ne marche définitivement pas, mais qui continue depuis trois ou quatre ans. Quel intérêt de faire traîner en longueur comme ça pour tout bâcler avec des facilités scénaristiques pareilles ? Je ne sais pas trop, mais c’est vrai que le rythme cette semaine paraissait très cool, jusqu’au montage final qui s’étire à l’infini pour rien.

Ah et ils teasent aussi l’arrivée d’encore un autre personnage alors que Negan n’a encore rien fait. Mouais. Il faudra voir comment ça évolue.

09.pngÉpisode 9 – Rock in the Road – 13/20
Let me stop you before you break into song, OK?

Et c’est reparti pour The Walking Dead après une longue, longue pause qui fait qu’on a envie d’y revenir en ayant presque oublié les défauts habituels de la série. Presque.

On est vite remis dedans avec une longue intro silencieuse et nocturne (j’en ai fermé mon volet pour tenter de voir quelque chose)… Bref, Gabriel s’enfuit avec toute la bouffe et j’en ai rien à faire.

De leur côté, Rick et tous ses amis tentent de convaincre Gregory de leur fournir des volontaires, mais ça ne fonctionne pas auprès de lui. En revanche, ça marche direct auprès des gens grâce à Enid qui marque des points auprès de Carl qui va finir par se faire dessus si ça continue (entre sa copine qui lui sourit et le fait qu’il est un des seuls à avoir un flingue quand il est entouré d’adultes sachant tirer, eux, il doit être à bout).

L’épisode tourne autour de ces longs discours pour se convaincre les uns les autres qu’il faut aller se battre, avec de jolies scènes où chacun marche bien lentement après avoir échoué et de grandes envolées lyriques à base de « quand j’étais gosse, ma mère m’a raconté une histoire » ou « mon père m’a toujours dit d’être un héros ». Sérieusement.

Bref, les scénaristes gagnent du temps avant l’affrontement, les scènes paraissent à peu près nécessaires mais étirées à l’infini sans vraie raison, comme d’hab. Il n’est juste pas crédible qu’une dizaine de personnes s’engueulant comme ils le font pour leur survie restent bien calmes et fixes à s’écouter se masturber  intellectuellement dans de grands discours, mais bon.

L’épisode marque des points car il réunit enfin les différentes intrigues présentées au cours des épisodes précédents.

C’est aussi l’occasion de retrouvailles avec Morgan et le Roi Ezekiel, mais aussi Carol (scène parfaitement inutile). Il y a de bons moments entre les personnages, notamment Rosita/Sacha ou l’évolution de Tara et même Daryl. Seulement, c’est bien trop dispersé pour être vraiment suffisant.

Le moment à suspens (non) de l’épisode concerne une horde de zombies et un tas d’explosifs, mais il est assez vite clair que rien de grave ne se passera, c’est juste un moyen de créer de l’attente pour la semaine prochaine. Petite mention pour le couple homosexuel, j’étais persuadé qu’au moins un des deux était mort vu qu’on ne les voyait plus en tant que couple depuis deux saisons. En fait, ce figurant qu’on avait souvent en gros plan était Eric, j’ai juste pas suivi, OUPS. Mais bon, faudrait pas choquer les puritains avec un deuxième baiser gay dans la série aussi…

Le cliffhanger m’a fait mourir de rire tellement Rick a une tête de con en voyant un harem de nanas le tenant en joue ! Quant à Tara, elle paraît ne pas comprendre ce qu’il se passe… moui, alors en fait, t’es la seule à savoir qui est en train de vous attaquer, meuf.
Edit : ouais bon, j’ai mal regardé, il y a des mecs dans le tas en fait. Lalala.

10.pngÉpisode 10 – New Best Friends – 15/20
Show Rick Up up up

L’introduction de cet épisode est une fois de plus à rallonge avec Ezekiel fournissant aux Saviors tout ce qu’ils veulent. Évidemment, ça ne se passe pas tout à fait comme prévu et Morgan y perd son bâton.

C’est aussi l’occasion d’introduire un nouveau personnage du Royaume qui s’oppose aux Saviors, histoire de l’associer à Daryl. Tout cet acte fonctionne plutôt pas mal, car il est intéressant de voir Daryl se mettre en danger pour protéger Carol. Ce n’est pas comme si j’étais le plus accroché au couple Daryl/Carol, mais ça avait le mérite d’être bien foutu.

Le second acte reprend sur le cliffhanger de la semaine dernière, que j’avais mal regardé de toute évidence, puisqu’il y avait des hommes parmi les assaillants. C’est un acte qui introduit donc une nouvelle communauté, celle de la déchetterie, menée par une femme un peu étrange, Jadis. C’est bien son groupe qui a Gabriel et Rick se donne du mal pour le récupérer et passer un marché avec eux. C’est bof en soi, mais comme pour une fois, ça va assez vite, c’est agréable.

Le zombie est dingue à voir et assez peu crédible (je vois mal comment enfiler ce genre de casque à un zombie, ni comment trouver que c’est une bonne idée de le garder au milieu d’une structure instable, mais bon), le groupe en lui-même fait surtout caricatural et drôle, mais l’ensemble fonctionne.

Le troisième acte s’intéresse cette fois à Carol, et à ses retrouvailles avec Daryl, tout en continuant sur le reste du groupe. C’est une structure un peu bizarre, surtout pour The Walking Dead, mais c’est carrément efficace. On se rapproche même d’un épisode de série classique, ce qui permet de limiter un peu l’ennui.

Du côté du groupe, Tara et Rosita se disputent, et j’avoue que je suis partagé comme j’adore les deux personnages. Rosita est un peu énervante à être aussi révoltée de la vie, mais elle marque des points quand même face à une Tara un peu trop docile. Je ne sais pas trop quoi en penser.

En ce qui concerne Carol et Daryl, ce n’est toujours pas un couple bien sûr, et Daryl choisit de lui mentir sur le sort de Glenn et Abraham. Sans vraie raison. Certes Carol est déprimée et complétement cassée, mais ce n’est tellement pas fidèle à tout ce que l’on sait de Daryl ! Morgan tente de le justifier, mais ça ne prend pas trop sur moi.

Finalement, cet épisode passe plutôt vite grâce à sa structure en deux histoires qui voient leur conclusion dans le dernier acte. C’est tellement plus agréable à suivre que ces longs épisodes se concentrant sur un seul personnage, cela résout bien la majorité des problèmes de rythme que j’ai habituellement avec cette série… mais pas tous quand même.

Les choses se mettent peu à peu en place pour mener à l’affrontement qu’on ne verra probablement qu’en saison 8 (faudrait pas aller trop vite quand même), mais le suivi d’une vraie trame narrative est plutôt efficace sur cette seconde partie de saison.

11.pngÉpisode 11 – Hostiles and Calamities – 11/20
You want something, you take it, haircut.

L’épisode repart en arrière et promet dès son résumé d’être bien chiant. Deux histoires à suivre en parallèle cette semaine : celle de Dwight et celle d’Eugène. Dwight doit assumer les conséquences du départ de Daryl, qu’il n’a pas su surveiller assez. Il se fait ainsi tabasser.

J’aime bien le personnage, mais pas assez pour être vraiment désolé face à son sort. Il ne mérite pas forcément ce qui lui arrive, car Daryl a reçu de l’aide qui n’était pas la sienne, celle de Sherry, qui en a profité pour se barrer. Negan se venge sur la mauvaise personne, mais j’en attendais pas moins de lui.

Dwight se fait bien vite absoudre cependant et il part en quête de Sherry dans leur ancienne baraque. Elle lui laisse une lettre très touchante et basta, fin pour ce personnage (pour le moment ou pour toujours, peu importe). C’est un peu triste, mais sa meilleure scène aura donc été ce voice-over, et c’est même la meilleure scène de l’épisode. Une scène où l’actrice n’est pas là. Normal.

Quand il revient, il en profite pour dire qu’elle est morte plutôt que d’avouer qu’elle s’est enfuie. Risqué, quand même, car il dit l’avoir tuée, mais c’est pas gagné, elle peut tout à fait revenir, conne comme elle a l’air d’être. Et pour ne rien arranger, il accuse le médecin que Negan tue aussi, maintenant qu’il a Eugène.

C’est du grand n’importe quoi cette gestion par Negan, il est peu compréhensible qu’il lui accorde cette confiance aveugle ou qu’il considère avoir plus besoin de Dwight que d’un docteur. Même avec un second médecin dans son groupe. Ridicule, du grand TWD quoi.

Eugène, lui, craint pour sa vie après avoir été enlevé par Negan pour avoir créé une balle de fusil. Il est complétement con et c’est sans surprise que l’on découvre que les Saviors lui réservent une vie de roi : forcément, un type capable de te réarmer au moment où ça va évidemment être la pénurie, ça se conserve.

Il était sympa de le voir découvrir sa nouvelle chambre, Easy street et le fonctionnement que l’on avait déjà deviné il y a quelques épisodes. Bon, Negan exploite ce nouvel allié autant que possible, lui demandant comment conserver en bon état ses walkers.

De passionnantes scènes nous montrent ensuite Eugène en compagnie de « femmes », autrement dit de prostituées qui n’ont pas le droit de coucher avec lui car elles sont réservées à Negan. Et même s’il est Negan, il y a des limites.

Bon tout cela permet de le convertir petit à petit, de mec qui fait dans son froc à gros connard comme les autres suivant Negan. Du coup, il a une arme qui pourrait tuer Negan, à la demande des prostituées, mais il décide de se la garder pour lui, car il craint trop que le monsieur à la batte ne l’apprenne. Les mesdames sont déçues par sa couardise (tu m’étonnes, galère de charmer un type comme ça juste pour se prendre un râteau) et lui se justifie (ou pas) par son instinct de survie, tout ça tout ça.

Le développement est réussi, c’est sûr, mais franchement passer une heure d’affilée là-dessus, ça ne m’a pas passionné et je ne suis même pas sûr que ça méritait une heure, parce que même si Eugène passe de type misérable à type au pouvoir chez les Saviors, il passe surtout de gros lâche à gros lâche dans la série.

Une heure pour un statu quo, je ne me sens pas arnaqué déjà.

Bref, cet épisode se contentait de développer des personnages tellement secondaires qu’ils auraient mérité au mieux une ou deux scènes par épisodes sur plusieurs épisodes, histoire de garder un peu l’intérêt par des moments vraiment intéressants.

On retombe dans l’ennui, même si ce développement permet de s’intéresser un peu plus au Mac Gyver de la série qui a tout du héros, sauf le courage et à Dwight, qui s’impose de plus en plus cette saison alors que, bon, il n’est pas très utile à l’économie générale de la série. Je ne donne pas cher de sa peau, mais en même temps, les choses avancent tellement lentement qu’il survivra peut-être une ou deux saisons.

En gros, pas mal de gémissements et de pleurnicheries cette semaine, on aurait pu s’en passer et passer directement à la conclusion, car l’évolution est à peine subtile, surtout chez Eugene qui passe d’un extrême à l’autre assez rapidement, sans surprise aucune car c’est son caractère.

J’espère qu’on aura droit un jour à une confrontation Rosita/Eugène, ce sera rigolo.

12Épisode 12 – Say Yes – 12/20
I tried but… I still owe you.

Youpi, une introduction sur Michonne et Rick, tout ce dont je rêvais ! Et eux aussi apparemment, ils rêvaient de passer un moment ensemble. Seulement, la conception du « ensemble » dans Walking Dead c’est de nous montrer leur voiture le long d’une route avant de lancer le générique. Sans raison.

Comme la semaine dernière, l’épisode se concentre sur deux intrigues en parallèle et n’apporte pas grand-chose à l’intrigue générale, qui avancera probablement au dernier épisode, si Michonne n’a pas bousillé toutes ses cartouches d’ici là. On voit donc les amoureux vivre leur petit rencard à la fête foraine zombies. Et oui, c’est aussi passionnant que prévu.

Ils se la jouent super-héros invicibles, et l’épisode leur donne raison. Ce n’est pas comme si on stressait vraiment pour eux, non plus. La série a perdu l’intérêt qu’elle avait par rapport à la menace zombie il y a un moment, surtout lorsqu’il s’agit de Michonne (Rick est tellement intouchable, je n’en parle même pas).

Bref, Rick fait en sorte d’offrir un joli animal à Michonne. Passionnément stupide, cela le fait tomber au milieu d’une horde de zombies. Les scénaristes tentent de bien nous faire croire que Rick est mort (lol) et que Michonne va y passer bêtement en le pensant mort (relol), mais finalement tout va bien. Sans surprise.

Allez, je leur reconnais la surprise de ne pas avoir oublié Glenn, qui surgit dans la conversation sans grande raison valable pour parler du deuil et de Michonne qui pense ne pas pouvoir survivre sans Rick.

Alors, je trouvais que leur couple pouvait s’expliquer par le manque à défaut d’être crédible, mais en arriver là si rapidement pour eux deux. Je ne sais pas, je ne suis toujours pas convaincu par le fait qu’ils soient en couple en même temps. Bref, ils trouvent des flingues, comme toujours (toujours plus !) et les ramènent à leurs nouveaux alliés qui en veulent encore plus (plus, plus, un petit plus, un peu plus, plus, plus, … OK, je sors).

De son côté, Rosita continue de ne pouvoir attendre pour se battre, c’est d’un original. Au moins, elle est badass à se couper toute seule les fils qui guérissent sa blessure qu’on n’a jamais vu avant mais qui indiquent que ça fait quand même un moment que l’épisode précédent s’est terminé pour elle. Tant mieux, ça permet d’avancer ? Pas vraiment.

Donc elle aussi se promène à la recherche de flingues, ce qui vire à l’obsession et pourrit un peu le personnage, d’autant qu’elle blâme Gabriel pour toute la merde qui lui est arrivée alors qu’elle a juste pas réussi à tuer Negan quand elle en avait l’occasion. Mouais, c’est particulièrement mauvais, et pourtant j’aime bien son personnage, ça en dit long.

Cela finit donc par une alliance qu’elle passe avec Sacha. Les deux décident d’aller tuer Negan toutes seules comme des grandes. Bref, il est de plus en plus évident qu’une des deux ne passera pas la saison, et comme ça fait un moment qu’on n’a pas vu Sacha, j’imagine qu’on aura aussi le droit à un retour en arrière en ce qui la concerne, histoire qu’elle ait son épisode où elle s’occupe de la tombe d’Abraham en pleurant et console Maggie et tue un zombie au pif à un moment histoire qu’on stresse (ou pas). Vous sentez comme je suis blasé ?

On se concentre enfin un peu sur Tara, et c’est pas mieux dans le genre on recule au maximum les choses : elle en arrive à se confier à Judith (qui grandit encore plus vite que Carl, félicitations !)… Et finit par se décider à balancer le groupe qui a failli la tuer. OK. Cela offre au moins la perspective d’un épisode intéressant. Dans deux (ou trois ?) semaines, les connaissant.

Bref, ce n’était pas mauvais, mais c’était juste un épisode servant à combler la saison, et franchement c’est dommage pour une série comme ça qui pourrait s’offrir le luxe d’avancer bien plus vite. Ou alors, je suis juste trop claqué, je sors d’une journée de concours (le fameux dont je n’arrête pas de parler, oui, oui, ça se passe) et je suis blasé par le monde entier. Allez savoir !

13.pngÉpisode 13 – Bury Me Here – 14/20
The world does drive people crazy now but you made us another road

OK, je sais qu’habituellement, je me plains des introductions mille fois trop longues de cette série, mais… qu’est-ce que c’est que ça ??

Introduction la plus inutile du monde, que je n’ai même pas compris tout de suite d’ailleurs. L’épisode se concentre totalement sur le Royaume cette semaine, c’est-à-dire que ça commence sur Carol, qui pleure la nuit, seule dans le noir. Passionnant.

De son côté, Morgan continue d’entraîner les petits garçons à se battre. C’est tout aussi passionnant. Il est donc temps de réunir les deux personnages. OK, OK. Il ne se passe rien pendant la première moitié de l’épisode, mais on continue de voir les personnages du Royaume, de les développer un peu, histoire que l’on puisse s’attacher à eux avant qu’ils ne se fassent massacrer à un moment ou un autre. Moment qui s’avère être dans cet épisode, parce que l’air de rien, on s’approche de la fin de saison.

C’est notamment le cas de Benjamin, qui est développé en périphérie de chacun des épisodes sur le Royaume depuis le début de saison. Depuis le départ, le sort de son personnage est clairement d’y passer à un moment ou un autre. Un détour en ville amène chacun d’eux dans un piège qui finalement n’en est pas un et c’est donc ensuite la livraison aux Saviors qui se passe mal, très mal.

La surprise, c’est que c’est Benjamin qui se fait tirer dessus et y passe hyper rapidement. Comme il se prend la balle dans la jambe, je pensais bien qu’il y survivrait, surtout après le temps d’écran auquel il a eu droit. Je ne suis pas dégoûté pour autant, non, ce n’est jamais qu’un personnage intéressant de plus qui y passe dans cette série avant qu’on ne s’attache vraiment à lui.

En revanche, on continue de développer le type plus vieux, Richard, qui m’énerve depuis le début. C’est lui qui est responsable de la disparition du melon qui a provoqué le meurtre de Benjamin, mais aussi du faux piège qui a mis tout le monde en retard. Bien. Son but était de se sacrifier pour prouver à Morgan qu’il fallait agir contre les Saviors. Bien sûr.

Tout cela est donc le prétexte à un développement sur le personnage de Morgan, qui devient de plus en plus fou, et à celui de Carol, qui reprend du poil de la bête, en gros.

Outre son coup de pied ridicule de Morgan dans un cageot après une forte montée en tension, le meurtre de Richard est à souligner. Il se fait tuer des mains de Morgan qui part ensuite tout confesser à Carol. Bon, du coup, cet épisode était intéressant, parce qu’il fait avancer des personnages qui étaient bloqués depuis le début de saison au Royaume. Cependant, c’est encore un moyen de retarder le développement du fil rouge.

Peu importe, c’est toujours mieux que les dernières semaines ! Bon, et maintenant, il va falloir attendre encore une semaine pour que ça avance ! Et en même temps, j’ai aimé voir apparaître une première scission au sein des Saviors. Une trahison de l’intérieur serait-elle possible ?

The Walking Dead Season 7 Episode 14-1_0002177235Épisode 14 – The Other Side – 13/20
’cause it’s a long life and then it isn’t.

Pff encore un épisode un peu long qui annonce ses longueurs dès le débuts, avec pas loin de six minutes sans une réplique. C’est bien, ça fait des vacances pour les acteurs. En plus, ça pourrait être bien, mais la musique, aussi sympathique soit-elle, n’est même pas raccord.

En gros, l’idée est de nous réintroduire la situation de Rosita et Sacha, en passant par le plus de détours possibles. On découvre un peu la vie de Maggie, Enid et Daryl au passage. Comme souvent, l’idée est bonne, mais trop étendue à l’infini et pleine de longueurs.

Quand on sort de cette introduction interminable, Sacha prépare son coup en volant des munitions à Jésus (d’ailleurs, il est gay ? J’ai Alzheimer sur ce genre de personnage, je crois) et elle est tellement discrète qu’elle se fait prendre en dix secondes, sans surprise. Avec un début aussi chiant, l’épisode promet de ne rien apporter et ne se regarde plus que d’un an.

Les adieux sont pourris et heureusement écourtés : Rosita & Sacha s’enfuient à l’arrivée des Saviors, Maggie et Daryl n’ont pas le temps de se sauver et doivent se cacher, sur les conseils d’Enid. Cette dernière a une vue sacrément perçante pour reconnaître d’aussi loin et aussi rapidement que les Saviors qui arrivent ne sont pas les mêmes que ceux qu’elle a déjà croisé. Normal.

Il y a un rapide suspens autour de la situation de Maggie et de Daryl, mais comme on est à deux épisodes de la fin de saison, il ne faut pas avoir inventé l’eau chaude pour savoir qu’ils s’en sortiront sans problème. En effet, le but des derniers épisodes est clairement de gagner du temps avant la confrontation Rick/Negan, qui ne se fera probablement qu’en saison 8.

Les Saviors viennent simplement chercher le médecin, ce qui va poser problème puisque c’est celui de Maggie. OK, OK. Gregory en profite pour signer sa volonté de trahir nos héros, rien de bien transcendant, ni surprenant.

On découvre de plus que Rosita et Sacha sont en route vers le camp de Negan sans le moindre plan et qu’elles ne sont pas d’accord. Leur rivalité un peu stupide continue. Toujours rien de transcendant, ni surprenant, et pourtant, j’insiste, ce sont deux personnages que je suis supposé bien aimer.

Tout ça enchaîne encore et encore les incohérences et scènes un peu idiotes, comme Rosita qui trafique une voiture en laissant la porte ouverte histoire de laisser un zombie s’approcher d’elle, alors qu’elle aurait pu tout aussi bien simplement fermer la portière et être tranquille. Cela dit, à quoi bon s’attacher à de la cohérence ? Au bout de six ans et demi, j’ai un peu compris que ça ne servait rien, mais je ne sais pas, je me dis que sur un malentendu…

Rosita raconte ensuite sa vie et ses mille mecs, tout en attendant que Negan se pointe. Et quand c’est le cas, Sacha n’arrive pas à trouver un bon angle pour être LE sniper qui mettra fin à Negan. Là encore, c’est vraiment sans surprise, toujours pour les mêmes raisons de confrontation à retarder un maximum.

Autrement dit, le moment le plus passionnant de cet épisode, c’est encore et toujours la dernière scène : Eugène refuse d’être libéré par Rosita et Sacha. Cette dernière largue sa pote/rivale en l’empêchant de s’infiltrer dans le camp et en se la jouant mission suicide. Elle fait donc l’exact contraire de ce qu’elle voulait en début d’épisode, soit disant parce que Rosita sera plus utile au groupe qu’elle.

OK. Franchement, je suis blasé par cet épisode. Il n’est pas spécialement mauvais, mais il n’a rien non plus pour le sauver. Il s’agit une fois de plus de rester devant pendant quarante minutes pour ne pas avancer d’un iota, puis d’être attentif une minute. Histoire de savoir ce qu’il se passera dans deux épisodes.

15.pngÉpisode 15 – Something They Need – 11/20
I do not accept your apology.

Youpi, Tara révèle tout ce qu’elle sait, enfin. Cela permet en théorie de faire avancer les choses. En théorie donc, car elle amène le groupe à la recherche des cinglées de la jungle, mais dans l’ensemble, on n’avance pas vraiment, car les avancées sont mises de côté pour la semaine prochaine. Tara les retrouve et tente de les convaincre de se battre contre les Saviors. Elle n’y arrive pas et Rick s’amuse alors à faire péter quelques bombes autour de leur camp. Le but est à nouveau de convaincre pacifiquement leur groupe que faire la guerre est une bonne idée.

C’est rigolo, parce que c’est voué à l’échec comme approche et qu’assez rapidement on sent des tensions avec Natania et le reste de son groupe, de sa petite-fille à sa seconde, toujours interprétée par Briana Venskus, qui décidément est dans toutes les séries à la fois (Agents of SHIELD, Grace and Frankie, Supergirlc’est pépère sa vie !). Elle s’amuse bien à être secondaire un peu partout.

Bref, les bombes ont attiré tous les zombies du coin et assez vite les deux groupes se retrouvent à travailler ensemble, sans pression, ni suspens. Et on en reste là, aucune décision n’est vraiment prise de vive voix, même si elle est prise implicitement.

Enfin, c’est ce que je pensais. Le groupe de Rick récupère finalement toutes les armes en laissant derrière le groupe des nanas… Ce qui est complétement con puisque certaines étaient prêtes à se battre. Du grand n’importe quoi cette saison : ils refusent donc l’aide d’une main d’œuvre motivée à se battre… sans aucune raison logique ! Juste… pourquoi ?!

Et ce que je n’ai pas encore dit, c’est qu’il s’agit là de la partie que j’ai préféré dans l’épisode, ce qui en dit long sur le pourquoi du comment la note est aussi mauvaise cette semaine alors qu’on voit enfin un peu tout le monde.

Parce que, oui, l’épisode est assez éclaté et nous montre quasiment tout le monde (sauf le Royaume, en fait). Le problème, c’est qu’il y en a qu’on nous montre pour les montrer, comme par exemple Maggie, qui s’occupe toujours du jardin. Ce n’est pas bien intéressant. Pourtant, il y aurait en théorie des pistes à exploiter, avec la nécessité d’un jardin pour survivre, mais non. Oh, Gregory vient bien la voir avec l’intention de la tuer, mais il n’y arrive pas. Normal, il n’arrive même pas à tuer un petit zombie derrière. C’est donc Maggie qui le sauve. Merci pour le suspens inutile qui ne m’a pas du tout fait peur un quart de seconde. Encore un échec.

De son côté, Sacha est en vie, mais dans la position de Daryl à l’époque où il était enfermé par Dwight, les vêtements en plus. Bon, bien sûr, on essaye de la violer, mais Negan décide de la protéger de ça, sûrement pour se la garder pour lui. Pour changer, c’est particulièrement long et inintéressant, et la série s’attarde dessus énormément. En vrai, c’est juste que ça permet de ne pas trop précipiter les choses avant le final de la semaine prochaine, et c’est exactement le but des scénaristes, comme chacun le sait je pense, surtout que je l’ai répété un certain nombre de fois tout au long des épisodes de la saison.

Negan propose à Sacha de travailler pour lui et Eugene devient la voix de la mauvaise conscience qui lui dit qu’elle ferait mieux d’accepter, avant que le charmant monsieur qui était là pour la violer ne se transforme en zombie. Bref, c’est un peu Andrea le retour quoi (oui, vous aussi vous aviez fini par oublier Andrea ? De rien). Bien sûr, Sacha est plus maline qu’Andrea et s’en sort. Elle parvient même à convaincre Eugene de lui rapporter une arme, dans le but de descendre Negan, même si elle lui dit que c’est pour se suicider. Eugene lui apporte donc de quoi le faire, mais Sacha n’a pas envie de mourir.

C’est bien la peine, je voulais la voir mourir cette semaine pour monter un peu les enjeux, c’est naze. Cette saison se résume quand même à son premier épisode pour l’instant, niveau scènes marquantes (que je pourrais même écrire au singulier).

De cet épisode, je retiens de nombreuses longueurs ainsi que l’absence totale de suspens du début à la fin, malgré de bons jeux d’acteurs (dans l’ensemble). Il faut noter des décisions un peu stupides de la part de tout le monde, qui mène à un cliffhanger tout aussi stupide, quand Rosita de retour revient avec un prisonnier. Dwight se rend en effet à Rick et son groupe pour les aider à combattre Negan. Du coup, Daryl se prend pour un chien après dix bonnes secondes où il n’a pourtant pas réagi, puis Rick braque leur nouvel allié et lui dit de se mettre à genoux.

C’est totalement illogique, oui, mais ça va permettre un dernier épisode un peu mieux, a priori. Avec Walking Dead, il faut néanmoins se méfier des a priori et il faudra peut-être attendre la saison 8 pour obtenir de nouveau un bon épisode. Je ne peux même plus dire que c’est décevant : je n’en attends plus grand-chose en-dehors des épisodes marquant les pauses… C’est dommage, parce qu’il y a eu de bonnes choses de temps à autres cette saison et qu’on remonte un peu la pente catastrophique des saisons anesthésiantes de la série.

PS : j’étais de mauvaise foi dans la critique du 14, finalement, on a su dès cette semaine ce qu’il advenait de Sacha, même si on ne l’a pas vue échouer…

16.pngÉpisode 16 – The First Day of the Rest of Your Life – 18/20
We live. We’re the one. Us.

Ce n’est pas vrai, qu’est-ce que c’est que ce titre bidon ? Ils ont vraiment osé ? Oui, évidemment. C’est The Walking Dead, ça ne devrait même plus me surprendre. Bon, avec un titre pareil, je ne m’attends pas à un épisode grandiose et pourtant, ça y est, c’est la fin de saison tant attendue (en théorie). Pour l’occasion, les scénaristes nous offrent un épisode d’une heure. C’est un joli cadeau, qui signifie qu’il y a de grandes chances d’avoir 25 minutes (au moins) de gros plans qui n’apportent rien.

Et ça ne traîne pas, dès le départ de l’épisode avec un long plan sur Sacha qui écoute de la musique, qui aurait pu être réduit de moitié et apporter la même info et la même sensation, surtout qu’on reprend exactement au même point après le générique.

Sacha se réveille alors dans les bras d’Abraham. Bon, ok, Sacha s’enferme dans un monde idéal au fond de sa prison. Et son monde idéal, c’est ce qu’il s’est passé en saison 6. C’est soit un souvenir, soit un rêve, mais franchement, peu importe. Chacun ses rêves, ma cocotte, t’étais pas obligée de nous partager ça au début de chaque acte de l’épisode.

Oui, oui, au retour de chaque pub de l’épisode, nous avons droit à une scène interminable Sacha/Abraham, après un petit interlude musical (c’est comme s’il y avait vraiment de la pub même en replay en fait). Et le pire, c’est que dans ce rêve, il ne se passe rien. Je savais bien qu’on aurait du temps qui ne sert à rien, mais je ne m’attendais pas à ça. Bon, ce n’est pas grave, ça fait une sorte d’adieu au personnage d’Abraham.

Et à la fin de chacune des scènes de Sacha, nous avons un plan d’elle et Maggie observant un lever de soleil. Il n’en faut pas plus pour que l’on sente le danger rôdant sur ces deux personnages : c’est soit un adieu pour l’une d’elle, soit une annonce de ce qu’il se passera en fin d’épisode. Je penchais plutôt pour la seconde solution au départ, mais eh, je me trompais.

Bien sûr, Sacha est toujours emprisonnée au Sanctuaire (non, nous ne sommes pas dans les Chevaliers du Zodiaque pour autant) par Negan, qui ne tarde pas à arriver pour la sortir de là et lui annoncer qu’elle est désormais son outil de chantage.

Du côté des « héros » de la série, ça interroge toujours Dwight, avec un sentiment de haine inutile de la part de Daryl et Tara surtout (j’avais oublié que c’était Dwight qui avait tué Denise). Rosita révèle que Sacha est aussi chez les Saviors et Dwight que Negan s’apprête à arriver. Avant cela, les amis de la déchetterie débarquent pour les aider, et leur chef, Jadis, annonce à Michonne qu’elle compte coucher avec Rick. Normal.

Maggie, Jesus et Enid s’entretiennent au-dessus de Judith, pour simplement se mettre au courant de la situation. Bon, l’idée est de nous faire croire que tout le monde envisage sérieusement que Maggie reste à attendre tranquillement. LOL.

Du côté du Royaume, pareil, ils se sont mis en tête d’attaquer les Sauveurs, avec comme atout principal le retour de Carol dans leur rang et comme principal défaut un Morgan plus très sain dans sa tête qui voulait faire cavalier seul.

Autrement dit, une bonne partie de l’épisode nous prépare à l’affrontement en nous montrant chaque camp. Cela s’accélère un peu à la mi-épisode avec un retournement de situation qui aurait pu être prévisible si j’y avais réfléchi un peu : Jadis (et son clan) trahit Rick. Le plan explosif de nos héros tombe aussitôt à l’eau et Negan a une fois de plus l’avantage. Je ne l’avais pas vu venir cette trahison et c’est une excellente chose, car ça ajoute du suspense à l’épisode, qui aurait été autrement beaucoup trop long. Là, ça permet aux choses de partir plus en vrille que prévu, je ne pensais pas qu’on aurait un affrontement cette semaine.

À partir de là, pour moi, tout devient une question d’attendre l’arrivée du Royaume pour que ça parte en vrille. En attendant, justement, on nous propose un plan machiavélique de Negan, qui nous révèle que Sacha est en fait enfermée vivante dans un cercueil et que c’est là qu’on la voit depuis le début de l’épisode à écouter son iphone… et à se transformer en zombie !

OK. OK. C’est bien joué de la part des scénaristes. Je m’incline, j’avais oublié que Sacha avait la pilule pour se tuer, du coup, sa transformation en zombie m’a vraiment surprise (et donne des points à cet épisode). Sacha se suicide donc dans cet épisode et se transforme en zombie qui s’en prend à Negan qui la pensait encore en vie.

Il n’en faut pas plus pour que Carl excite sa gâchette et que la fusillade commence, partant dans tous les sens : tout le monde tire sur tout le monde. Rosita se prend une balle et est soutenue par Tara, je dis tout simplement NON car il est hors de question de perdre Rosita, merde.

Alors que leurs camps respectifs s’entretuent, Jadis laisse Rick en vie, mais puisqu’il ne lui obéit pas, elle lui tire dessus également. Bien. Il y a donc de la vraie action dans ce final, ça nous change de d’habitude et ça me renvoie au dernier épisode de la prison où tout est parti en vrille un peu comme ça.

Michonne, quant à elle, se fait maîtriser un temps par une blonde bien moins forte qu’elle, mais finit par la tuer.

Et d’un coup, au beau milieu de cette fusillade qui part dans tous les sens, on retrouve sans explication Carl prisonnier des Sauveurs, une fois de plus, et Negan tout prêt à le buter. C’est un peu naze comme ellipse, mais bon, c’est sûr qu’ils manquent de temps après tous les moments perdus pour faire un adieu digne de ce nom à Sacha et à Abraham.

Du coup, Jadis livre Rick en échange de dix personnes, qu’elle considère être un meilleur deal que les armes de Rick. Mouais, c’est bof comme trahison. Et tout ça pendant que la fusillade continue hors champ et qu’on essaye de nous faire croire à la mort de Michonne. C’est con parce qu’on sait que si on ne le voit pas, ça n’arrive pas.

En plus, le moment où le suspens devrait être à son comble est raté car on sait direct que le groupe de Maggie et celui du Royaume va arriver. Et ça ne rate pas, dans un plan digne de Narnia, Shiva la tigresse vient bouffer un des hommes de Negan au moment où Carlita est sur le point de mourir, et c’est reparti pour une nouvelle fusillade avec musique très sympa. C’est une bonne scène d’action dans l’ensemble, même s’il y a quelques coups de feu qui pourrait partir plus vite en direction des personnages principaux. Le roi nous annonce qu’Alexandria ne tombera pas aujourd’hui et si le roi le dit, ça doit se passer.

Seulement, Alexandria tombe un peu quand même, parce qu’une telle fusillade va attirer tous les zombies du coin. Enfin je pensais. En fait, Negan et ses hommes s’enfuient, et tout le monde leur court après. Bloqués dans Alexandria, nos héros enfin tous réunis se rendent à l’évidence : Negan n’est pas mort, et Eugene non plus. Quant aux zombies, la fusillade ne doit pas les attirer tant que ça puisque Sacha préfère aller errer dans les bois… Euh ? Peu importe, elle se fait tuer définitivement par Maggie qui achève ce zombie. Le lever de soleil était peut-être bien un coucher de soleil, et c’était juste une scène pour réaffirmer leur amitié histoire de faire quelques sentiments sur la fin d’épisode.

Je m’attendais vraiment à la mort de Sacha, j’en suis déçu car c’était un bon personnage, mais en même temps, c’est bien fichu. Bon, bien sûr, l’épisode nous apprend également que Michonne n’est pas morte, mais salement amochée quand même, et que Rick est capable de gambader à la même vitesse que Carl malgré sa balle dans la jambe, normal.

Des perspectives pour la saison 8 ? Oh, l’annonce d’une guerre à venir, sans surprise, avec un Negan qui a encore plus d’hommes prêts à le suivre au Sanctuaire. Mouais. Je me demande surtout pourquoi personne ne s’y rebelle maintenant qu’il y a une vraie coalition en place. Oh, et bien sûr Dwight est du côté de Negan, de même qu’Eugène.

L’épisode se conclue sur un discours sympa de Maggie et un dernier hommage à Sacha, qui se voit offrir une belle fin. Je reconnais de mon côté que l’épisode a su apporter plus d’action que prévu et un rebondissement ou deux que je n’attendais pas.

fin.pngEN BREF – Cette saison 7 est un peu moins décevante que les précédentes en ce qui me concerne. Elle souffre toujours de beaucoup (beaucoup) trop de longueurs et temps morts, mais cette fois, j’ai réussi à raccrocher aux personnages. L’introduction de nouveaux groupes permet la création d’un certain nombre dynamiques plus politiques et efficaces qu’auparavant. J’aime la mise en place d’un jeu d’alliance, enfin, après avoir vu six saisons du groupe de Rick contre le reste du monde. Cela change un peu et apporte de bonnes choses.

Je reste sceptique sur la construction générale de la série, dont la lenteur provoque souvent l’ennui alors que l’histoire en elle-même aurait de quoi vraiment m’accrocher à chaque épisode normalement. Plus que tout, je suis sceptique face à la prévisibilité de cette saison. Je trouve que ça empire d’année en année et que la série souffre un peu de sa vieillesse malgré tout. Elle tue moins qu’avant, ne le fait plus qu’aux épisodes tournants et sur des personnages qu’on s’attend à voir mourir (Abraham, Glenn et Sacha étaient tous déjà sur ma liste des gens à mourir prochainement ; seule Rosita s’en tire étonnamment).

Au niveau des personnages, je ne supporte vraiment plus Rick, Daryl et Carl, mais c’était déjà le cas l’an dernier. Maggie a été un peu sous-traitée cette année, mais finit plutôt bien. Il me reste Rosita surtout, dont l’évolution amorcée en fin de saison 6 a continué avec brio cette année. Elle est souvent insupportable, mais ça change un peu du côté cliché et comic qu’elle avait jusque-là. Coup de cœur qui se confirme également pour Tara et pour Negan, deux personnages que l’on apprend à connaître un peu mieux cette année. Oui, oui, j’aime bien Negan, c’est un bon méchant quand même.

Cette saison 7 a donc réussi à me faire aimer de nouveau certains personnages et à lancer des dynamiques vraiment innovantes pour la série. On sort un peu du long passage à vide des saisons 5 et 6 pour revenir à une série qui bouge un peu, malgré une deuxième parte de saison un peu décevante de ce point de vue-là.

Le cliffhanger est bien moins frappant que l’an dernier, mais l’épisode final est meilleur. Ce ne sera pas une torture d’attendre octobre et maintenant, j’ai juste envie qu’on me rende vite Fear the Walking Dead, parce qu’Alicia me manque !

Saison 7 Saison 8 | Saison 9 Saison 10

 

Once Upon A Time (S06)

Ci-dessous l’article sur chaque épisode de cette saison 6, écrit semaine après semaine.

Avis : Finalement, ça ne me coûte pas grand-chose d’au moins tester le premier épisode, si ? Comme pour Quantico, je me suis dit qu’il fallait au moins voir le premier pour me décider à arrêter ou continuer.

Once Upon a Time, c’est ma première série du challenge 2015, j’étais donc clairement à la bourre pour la fête ; d’autant plus que je ne savais pas encore que je faisais le challenge série. Je me suis rendu compte en novembre que je l’avais fait et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure pour 2016 à ce moment. Bref, ce n’est pas la question. J’ai commencé OUAT le 3 janvier 2015 et puisque j’étais encore en vacances, j’avais rattrapé tout mon retard aux alentours du 25 ou 26. Sans honte le type.

J’ai aimé la saison 1 sans plus, mais j’étais heureux de retrouver une série un peu fantastique et de multiples références à LOST. J’ai enchaîné sur les deux et trois sans accrocher plus que cela et j’ai finalement accroché en saison 4. Je n’avais pas vu La Reine des neiges avant la série, mais je me le suis regardé entre la saison 3 et le premier de la 4. Pour être honnête, j’étais vendu d’avance puisque j’ai commencé la série pour voir Georgina Haigs, qui jouait Elsa. Franchement, j’ai adoré tout son arc, surtout qu’il y avait Elizabeth Mitchell et une Anna très convaincante pour la soutenir.

Et puis ensuite… La série est retombée sur sa deuxième partie de saison 4, c’était intéressant, mais ça avait un peu perdu de sa magie. La saison 5, elle, était passable mais ennuyeuse pour Camelot et s’est carrément transformée en calvaire avec l’Underworld. Le filtre orange me sortait par les yeux et je souffrais à petit feu, ne regardant plus la série, l’écoutant d’une oreille. C’était juste l’occasion de faire revenir tous leurs personnages décédés ou disparus quoi. Alors que j’espérais que la série touchait à sa fin, j’ai appris son renouvellement et du même coup j’ai décidé d’arrêter de regarder, surtout après un dernier épisode extrêmement médiocre (j’ai un vague souvenir d’une scène à New-York avec la fontaine et les vœux là, RIDICULE).

Oui, mais voilà, on est mardi, je n’ai aucune série inédite à voir pour le moment et je ne suis pas contre un fond sonore sur le boulot que j’ai à faire aujourd’hui. Bim, c’était l’occasion rêvée pour débuter cette saison. Et puis qui sait, peut-être me surprendra-t-elle ?

Attention spoilers.

Note moyenne : 12,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Savior – 13/20
Nothing’s more dangerous than an untold story

Peut-être, mais rien n’est plus chiant qu’une histoire revisitée par des scénaristes qui ne savent plus quoi faire. Voilà, vous l’aurez compris, je ne suis pas à fond convaincu par cet épisode.

Je vais malgré tout commencer par les points positifs, car il y en a. J’ai aimé les effets spéciaux, meilleurs que dans mon souvenir pour le tapis volant. Regina a, comme d’habitude, sauvé l’épisode et le niveau de jeu du casting dans l’ensemble de ses scènes et particulièrement lorsqu’elle s’est confrontée à Zelena. Enfin, la scène de danse entre Rumple et Belle était très chouette, parce que c’est vraiment une Histoire éternelle.

Pourtant, je n’aime pas le personnage de Rumple dont on a fait le tour trois fois, mais la série a eu la bonne idée de continuer comme d’habitude à surfer sur la tendance (oui, non, parce que comme par hasard on a cette scène l’année de la sortie du film La Belle et la Bête quoi). Le twist d’avoir Morphée comme fils pour ces deux-là a très bien fonctionné, même si je pense pas que ça change grand-chose sur le long terme.

Je n’ai pas aimé en revanche l’intrigue autour d’Emma qui m’ennuie déjà, retrouver Henri sur mon écran (non mais sa coupe de cheveux c’est plus possible quoi) ou la nouvelle crise de Zelena (encore que j’aime bien l’actrice, c’est toujours ça).

En conclusion, oui, je vais continuer à regarder la série parce que je suis intrigué vis-à-vis du sort de certains personnages, mais j’en suis vraiment détaché et il est fort probable que je m’arrête en cours de route pour y revenir plus tard. La mort d’Emma, je n’y crois pas une seconde, et ça va être une intrigue bien chiante, mais pas autant que le retour de l’Evil Queen (j’ai pourtant envie d’y croire).

02.pngÉpisode 2 – A Bitter Draught – 11/20
Hi sweetie, mommy’s back

Bon, la catastrophe industrielle se confirme pour Once Upon A Time qui a perdu son charme il y a fort longtemps. Dommage.

Cet épisode voit le retour de l’Evil Queen à Storybrooke, comme prévu, mais sans que ce ne soit pour autant aussi passionnant que ce que j’espérais. C’est surtout très peu original après six saisons de reproposer une nouvelle fois une intrigue revue un certain nombre de fois au cours de la série : tuer Snow et Charming.

En plus, je ne suis pas bien fan du manichéisme très imposant que développe la série : rien d’étonnant ou d’original quand il s’agit de contes, c’est vrai, mais je trouve que les débuts étaient moins binaires que ce à quoi nous sommes arrivés aujourd’hui. Qui dit Evil Queen dit donc retour des vieilles routines de la série : flashbacks, attaque du couple phare, mise de côté des personnages secondaires… Pas fan du tout, même s’il est vrai que les scènes fonctionnent plutôt bien.

Le problème, c’est qu’il n’y a plus aucun suspens, surtout vis-à-vis d’un épisode 2, et que c’est parfois hyper enfantin (les héros qui se réveillent juste une seconde trop tard… on se croirait devant un show des années 90 – ou MacGyver 2016, remarque).

De son côté, Belle revient en ville et tout le monde essaye de caser les nouveaux habitants quelque part, surtout qu’il n’est (une fois de plus !) plus possible de quitter Storybrooke. Vous l’aurez compris, cet épisode, je l’ai surtout écouté, pas vraiment regardé. J’en oublie même de parler d’Emma accordant sa confiance bien trop facilement chez le psy.

03.pngÉpisode 3 – The Other Shoe – 14/20
But here’s a little spoiler : Cinderella story won’t end well

Oh ben merde, merde, merde. J’ai plutôt bien aimé cet épisode. Alors ne nous méprenons pas, ça reste très (très) médiocre comme série, mais il y avait un vrai feeling saison 1 avec cet épisode qui reste à Storybrooke et se concentre sur l’histoire d’un de ses habitants de second plan.

J’en avais oublié les débuts de la série qui se construisaient quand même comme ça de manière régulière. L’idée de base de s’intéresser à un conte différent à chaque épisode et sa réécriture moderne était ce qui faisait le fun de la série. S’ils pouvaient décider d’en revenir à quelque chose comme ça, ce serait sûrement plus agréable que ces histoires sans fin d’autres mondes et de quête en 12 épisodes.

L’Evil Queen fonctionnait plutôt mieux que d’habitude dans cet épisode et en revenir à l’histoire de Cendrillon était une vraie bonne idée. Non seulement parce que j’adore l’actrice, mais aussi parce qu’il y avait vraiment quelque chose à en raconter.

Bref, c’est toujours bourré de défauts et de scènes à lever les yeux au plafond (surtout tout ce qui concerne Hook/Emma perso), mais cette fois, c’était un moment plutôt agréable et j’en aurais presque regardé un autre aussitôt après. Le côté enfantin est toujours là avec la méchante à battre et des effets spéciaux pas dingues (la converse volante !!), mais c’était rigolo et léger.

Comme quoi, il ne faut pas désespérer, ils peuvent encore pondre des trucs potables.

04.pngÉpisode 4 – Strange Case – 10/20
That can’t be good.

Je reprochais il y a peu à la série d’être trop binaire et manichéenne dans son traitement des personnages pour être vraiment appréciable. Depuis, les épisodes 3 et 4 semblent en être revenus, nous présentant des gentils faire des actions méchantes et les camoufler en les mettant sur le dos des autres. C’est plutôt un point positif, même si c’est loin de ramener toute la qualité à la série.

S’éloigner un peu de Hook et d’Emma fait du bien à cet épisode qui nous en apprend un peu plus sur l’intrigue de l’année. Pour se débarrasser de l’Evil Queen, il faut donc tuer Regina, exactement comme pour Mr Hyde et Dr Jekyll. Bon, déjà, on ne peut pas être 100% certain que ce soit le cas, mais bon… et ensuite, si c’est uniquement pour ça qu’ils ont introduit ces personnages, je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir mis autant de temps à le dévoiler.

Ce « strange case » aurait pu faire l’affaire d’un seul et unique épisode, pas la peine d’étirer ça comme ça, pour rien, quoi.

Autrement, Rumple s’est coupé les cheveux et, apparemment, ça traumatise tous les personnages. En plus, ce n’est même pas suffisant pour que Belle retombe amoureuse. Il y a longtemps que ce couple a perdu son intérêt, même si j’ai aimé la scène de danse l’autre fois, j’en suis revenu et il serait temps que les scénaristes en reviennent aussi. Il s’en est tellement passé qu’il ne sera jamais crédible de les voir finir ensemble, même si c’est évidemment ce qu’ils ont prévu.

Enfin, la semaine dernière, je me réjouissais de retrouver le feeling de la première saison, mais je vois que je me trompais : non seulement, cet épisode n’en avait rien, mais en plus, revoir Snow White en tant que professeur, c’était long et inutile. Et mal joué, forcément.

Bref, s’il n’y avait pas Regina, la curiosité, la musique de fond et Jasmine (tellement prévisible !!) pour sauver tout ça, la série serait probablement en-dessous la moyenne cette semaine.

05.pngÉpisode 5 – Street Rats – 12/20
Are you psychoanalizing me?

Non Zelena, il n’y a pas grand-chose à psychoanalyser chez toi malheureusement, tu es un perso assez plat et prévisible.

Les scénaristes se souviennent soudainement qu’ils nous avaient teasé en début de saison une intrigue autour d’Aladdin et Jasmine et les flashbacks leur sont soudainement consacrés. Il était un peu temps de savoir où ils voulaient aller et cette quête a de quoi combler un peu le temps, alors c’est une bonne chose. La révélation de l’identité de Jasmine autant que celle du secret d’Emma devant toute sa famille et l’Evil Queen sont d’excellentes décisions des scénaristes qui permettent l’avancée de l’intrigue générale.

L’ensemble n’est toujours pas brillant bien sûr, mais cette semaine récupère son statut de divertissement un peu bébête. Je n’en attends plus vraiment plus de la part de cette série. Cette mise au point sur le rôle de sauveur était intéressante, mais je ne sais pas si j’ai compris la fin car elle était extrêmement plate et qu’il était une heure du mat’. On verra la semaine prochaine.

J’en oublie presque le point le plus positif de l’épisode : pas de Belle/Rumple (ou presque) dans cet épisode. C’est triste (surtout pour Belle), mais ça se passe déjà beaucoup mieux quand on laisse les personnages dont ils ne savent plus quoi faire de côté, ce qui vaut aussi pour Hook, qui n’avait rien à faire cette semaine.

Donc oui, je vois ça comme du positif de ne plus avoir à voir tourner en rond ces quelques boulets…

06.pngÉpisode 6 – Dark Waters – 07/20
You call this an entrance Regina?

Et c’est reparti pour un épisode. J’avais tellement peu de motivation pour le voir que je me demande comment j’en arrivais encore à mettre la moyenne à la série.

Cet épisode se concentre sur Hook au niveau des flashbacks, et rien qu’avec cette phrase, on sait déjà que l’épisode est chiant. Heureusement, dans le présent, Regina s’en tire mieux, qu’elle soit Evil Queen ou gentille un peu relou avec ses bons principes.

Difficile d’en dire autant d’Henri, qui nous fait maintenant une crise d’adolescence et de rébellion envers son beau-père, alors que sa mère, elle, abandonne la veste en cuir pour un style maman sorti de nulle part.

Cela fait au moins quatre saisons que les scénaristes ne savent plus quoi faire d’Henri de toute manière et cette saison ne fait que le confirmer (enfin, on l’a vu à l’école la semaine dernière).

Belle fait sa première écho, passionnant, et Emma s’occupe d’Aladdin qui a déjà repris les bonnes habitudes de voler tout ce qu’il peut.

Bref, comme d’hab, les scénaristes nous sortent une nouvelle pièce du passé d’un des personnages principaux dont on n’a jamais entendu parler auparavant pour justifier les rebondissements du présent, pendant que les autres gravitent dans des intrigues tellement secondaires qu’elles sont limite inutiles. Et c’est lourd.

Alors certes, j’étais pas vraiment d’humeur au moment de faire play et en plus, j’ai eu droit à 150 bugs en cours de route, mais tout cet épisode était d’une lourdeur franchement abusée. Belle qui hésite à récupérer Rumple, Emma qui pardonne à Hook en deux secondes et Henri qui n’est pas fouillé parce qu’il est un enfant ?

Putain, Henri n’est plus un enfant, faites un saut dans le temps si vous voulez continuer votre série avec lui ! C’est vraiment n’importe quoi en terme de développement de personnages, mais je crois qu’on touche le fond avec le baiser final entre l’Evil Queen et Rumple.

Franchement, rien n’allait dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Heartless – 09/20
In fact, Sleeping Snow is my favorite Snow

C’est reparti pour des flashbacks absolument inutiles, nous permettant d’explorer une facette déjà connue des personnages de Snow et de son prince charmant. Pas bien passionnant, ces flashbacks sont, comme d’habitude, très peu crédible, nous proposant une première rencontre entre les deux personnages qui ne sont pas au courant qu’ils se sont rencontrés ce jour là, séparés par une charrette de bois.

Franchement, il faut vraiment que les scénaristes arrêtent avec les flashbacks, ça va trop loin.

Dans le présent, c’est à peine mieux, avec un épisode revenant sur l’association entre l’Evil Queen et Gold… c’est-à-dire, un épisode centré sur le plan de l’Evil Queen où Rumple n’est qu’une plante verte à l’arrière-plan. Pas de vraie nouveauté.

Une course contre la montre s’engage pour sauver notre couple de héros qui me sortent par les trous de nez depuis six saisons, je n’étais donc pas vraiment dedans, allez savoir pourquoi. L’échec de la mission sauvetage est visible à des kilomètres, le fait que l’Evil Queen ne va pas les tuer est évident aussi.

Du coup son plan n’est pas une grande surprise, mais il est sympa et m’a fait remonter un peu la note. Ce sera rigolo de voir le couple prétendument mythique gémir de leur séparation durant quelques épisodes. Bon, encore un épisode bien chiant qui m’a fait un fond sonore pendant que je faisais mon planning de révision, quoi.

08Épisode 8 – I’ll Be Your Mirror – 08/20
Stop being melodramatic, we’re gonna find a way out

Pff. Cet épisode m’a donné un goût de ’90s violentissime en terme d’effets spéciaux sur la plage et dans le monde des miroirs. C’est horrible qu’une série avec une réputation pareille puisse faire ça en 2016.

Bon, si on s’écarte de l’aspect formel pour en revenir à l’écriture, c’est à peine mieux : la série continue d’exploiter les énormes défauts des premiers épisodes que sont le couple Rumple/Evil Queen, la crise d’ado d’Henri ou l’inutilité d’Hook qui surgit toujours de nulle part au dernier moment. Il y a de bonnes idées dans la torture d’Henri (c’était la journée sur ABC avec Quantico) mais l’exécution est loin d’être réussie une fois de plus. Franchement, la qualité de la série ne cesse de décliner, et pourtant je n’attends plus une qualité de divertissement bien haute.

Les intrigues secondaires sont sympas, que ce soit le couple des Charming vivant sa malédiction ou celle de Belle et d’Aladdin. Malheureusement, ça ne mène nulle part dans les deux cas et c’est surtout une manière de combler le temps franchement pathétique. Une fois de plus, j’ai surtout passé le temps à faire autre chose devant l’épisode.

Je dois reconnaître que j’aime bien aussi le cliffhanger, qui promet quelque chose pour la suite (même si pas un instant je n’imagine Zelena en danger).

L’épisode est totalement accessoire, il n’a rien fait évoluer nulle part en terme d’intrigues, c’est vraiment juste une manière de combler la saison. Pourquoi pas, mais bon, faudrait pimenter un peu tout ça.

Capture d'écran 2016-12-23 13.44.54.pngÉpisode 9 – Changelling – 08/20
Follow the strand… what?

Et oui, Emilie de Ravin a accouché une fois de plus à l’écran à l’écran. Encore, toujours.

L’intrigue était juste pleinement naze, avec le rêve de Morphée, puis la grossesse express’ vue dans 100% des séries fantastiques faisant comme par magie le parallèle avec un nouveau flashback sorti de nulle part. Comment dire ? Cela ne fonctionnait pas du tout tellement c’était prévisible et le synopsis de l’épisode nous annonce que la décision de Belle va changer la vie de tout le monde à Storybrook. Seriously ?

Ma théorie, c’est que le monde entier s’en fout et que ça ne va rien affecter du tout, à l’exception des relations Evil Queen/Rumple.

Cette dernière s’en prend à Zelena, sauvée de justesse et sans surprise par une Regina qui ne lui pardonne pas alors que Jasmine est tellement obsédée par le retour chez elle qu’elle laisse Aladdin devenir son génie, dans le seul twist un peu surprenant de l’épisode, principalement parce que je ne savais pas qu’il avait un bracelet. Il faut dire que je n’étais absolument pas attentif à cette histoire puisque j’étais plus occupé à faire la cuisine pour mon réveillon anticipé du 23 décembre.

C’est le problème quand on prend trois semaines de retard dans une série j’imagine. Bref, prévisible et pas grandiose, sans compter les effets spéciaux toujours aussi ratés. Oh et la généalogie de Rumple totalement incohérente, il faut que j’en parle ?

10.pngÉpisode 10 – Wish You Were Here – 14/20
Losing Robin Hood was the best thing that ever happened to us

Oh, une nouvelle réalité alternative, ça faisait longtemps ! Et étonnamment, c’était plutôt intéressant. L’Evil Queen récupère donc Aladdin car personne n’a pensé à protéger la lampe du génie de la ville… C’est d’une logique de laisser ça à Jasmine.

Alors dans la liste de tout ce qui n’allait pas, cette lampe est le centre de tout : tout le monde se la passe de main en main comme si de rien n’était. Je ne sais pas, c’est le genre d’objet que je protégerais à leur place non ? Ben apparemment non.

De la même manière, j’essaierais de me protéger de la personne qui a la capacité de faire les vœux, en l’attaquant avant qu’elle les fasse. Non, eux, ils restent plantés là à attendre que la personne prononce pépère sa phrase, de la même manière qu’Emma reste plantée à la fin de l’épisode. Voilà.

Passons maintenant au positif, car il y en avait dans cette mi-saison (et merde !). J’ai vraiment bien aimé le monde du vœu d’Emma. C’est un énième reboot de la série, mais celui-ci fait du bien à l’épisode qui se débarrasse ainsi d’un flashback. Voilà qui est une excellente chose.

L’intrigue qui y est développée est intéressante, surtout parce qu’elle voit la mort du couple charmant et qu’Henri finit figé. Excellent, qu’ils y restent tous les trois, histoire qu’on s’en passe un peu. Non ? C’est une belle manière de nous ramener à nouveau Rumple en méchant, etc, etc. et surtout Robin Hood, qui, je l’avoue, m’a surpris ! Je pensais vraiment que ce serait un épisode indépendant. Je ne sais pas si je suis ravi de savoir que la prochaine mi-saison sera probablement là-dessus, mais ça peut être une belle manière de conclure l’histoire de Regina (et donc, la série ? S’il vous plaît…).

En parallèle, l’Evil Queen reçoit ce qu’elle mérite et est transformée par Morphée en serpent. J’ai trouvé ça beaucoup trop simple comme conclusion pour elle, et évidemment, c’est le seul vœu de l’épisode qui aura une conséquence négative immédiate.

Faire de Morphée un méchant, ça me laisse un peu perplexe, mais puisque Belle semble à nouveau tombée dans les bras de son Rumple en deux secondes, je peux comprendre que son fils pète un câble.

Ce double cliffhanger est donc efficace et ça m’embête, car je pensais lâcher la série, mais finalement elle m’a surpris une nouvelle fois. Je vais lui laisser une énième chance, je suppose.

11.pngÉpisode 11 – Tougher Than the Rest – 15/20
Is this really the fate you want?

Après une mi-saison étrangement réussie, je suis curieux de revenir vers cette série pour voir ce qu’elle va nous pondre.

Et ça recommence par un flashback sympa sur une Emma enfant et relou. Pas bien passionnant, la scène nous apprend qu’Emma peut être la maîtresse de sa destinée, ce qui bien sûr est un message que l’on nous délivre seulement aujourd’hui pour que l’on comprenne l’impact que cela aura sur les intrigues en cours, qui reprennent exactement là où les personnages en étaient au dernier épisode.

Regina et Emma sont donc toujours coincées dans le vœu où un Henri devenu roi (et prenant encore un coup de vieux) veut tuer la première. Bon, Emma trouve rapidement une solution pour se sortir de là (Pinocchio est ainsi de retour, c’est sympa), mais c’est Regina qui part en vrille pour son Robin. Elle veut savoir s’il est heureux sans elle, et bien sûr il l’était.

Malheureusement, elle complique tout pour lui, forcément, et parvient à le faire enfermer. Elle découvre alors que son bonheur n’est que de façade et finit par lui révéler la vérité. C’était un peu gnangnan, mais comme j’adore Regina (comme à peu près n’importe qui regardant cette série), j’ai trouvé que ça fonctionnait bien.

La dynamique entre les acteurs a toujours été au top de toute manière, pas de raison que ça change. À terme, ce couple redeviendra ce qu’il était dans la série. Cela faisait un moment que j’espérais son retour.

De son côté, Emma continue de travailler avec Pinocchio mais est interrompue par une version alcoolique et grossie de Hook. Cela prêtait à sourire, mais c’est à peu près tout. Avec une métaphore pas très subtile du vilain petit canard et une référence au flashback initial, on découvre l’influence de Pinocchio sur la vie d’Emma. Il ne faut pas longtemps alors pour que Pinocchio construise un portail magique et pour que Regina revienne en compagnie de Robin… et après une ou deux minutes de perdues pour le principe, les deux femmes et Robin traversent le dit portail.

C’était plutôt bien écrit, sans vraie surprise, mais en même temps divertissant, et sans incohérence majeure il me semble (ça change !). Comme en plus, ils y sont aussi allés mollo sur les effets spéciaux, ça donne un rendu réussi par rapport à ce que propose habituellement la série.

À Storybrooke, Hook et Charming cherchent un moyen de réunir leur famille.

De leur côté, Belle et Rumple rencontrent leur fils en pleine crise d’ado qui veut devenir un héros en tuant Emma. La mission ne va pas être simple puisque malgré toute sa colère, il n’est pas capable de s’en prendre à son connard de père. Belle souhaite l’empêcher de trop déconner et avertit Hook et Charming de sa parenté avec Gideon. C’est à peu près tout ce que l’on a d’eux puisque Regina, Emma et Robin reviennent déjà.

On se retrouve alors avec la vision d’Emma (déjà ?) qui se réalise, mais pas totalement (déjà les fringues ne sont pas les mêmes) : elle parvient à utiliser sa magie pour contrer le fils de ses amis. Gideon se barre donc sans avoir réussi à tuer Emma, Rumple et Belle décident de s’allier pour (et contre) leur fils, Robin réapparaît en ville aux yeux de tous et Gideon, encore lui, casse la fameuse horloge (quand je vous dis qu’il fait sa crise d’ado !).

Bon, cet épisode était à peu près aussi réussi que le précédent, avec un bon rythme et des retournements de situations qui changent beaucoup de choses pour la mythologie de la série, à commencer par le retour de Robin et la croissance extra rapide de Gideon. Ce sont deux facilités scénaristiques dignes d’une série fantastique comme celle-ci, ce n’est donc pas surprenant à proprement parler, mais en même temps on ne sait jamais quand ça arrivera.

Je m’attendais à les voir passer plus de temps sur la séparation du casting, mais je suis plutôt content que la vision soit expédiée dans cet épisode. La série entre cette fois en terre inconnue pour le reste de sa saison, qui peut donc encore surprendre de 150 manières différentes. Tant mieux, parce que l’élément de surprise est à peu près tout ce qu’il reste à OUAT.

12.pngÉpisode 12 – Murder Most Foul – 14/20
I didn’t realize you were so old-fashioned.

Cela faisait si longtemps que je n’avais pas regardé un épisode de Once Upon a Time dis donc ! C’est reparti, 24h après le précédent, pour une aventure passionnante.

On commence de nouveau par un flashback, cette fois sur l’enfance de Charming et l’enlèvement de son frère par Rumple. Retour au présent : David est fort triste de ne pouvoir profiter de sa femme lors d’une petite réunion de famille, puis il voit son père et s’évanouit. Oh, oh, subtilité de l’intrigue.

Hook se rend chez le psy parce qu’il a peur que son beau-père le voit comme un pirate et rien que ça, alors qu’il veut demander la main d’Emma. Et bien sûr, il a besoin de l’accord de son père pour ça, sauf que David est donc dans son délire concernant son père. Hook l’aide à trouver des réponses sur la mort de ce père qui était à Pleasure Island, une sorte de fête foraine géante. Là-bas, il tentait de retrouver son fils donc, sauf que, pas de bol, c’était surtout censé être le fils du roi. Alors forcément, ça pose problème dans le passé (puisqu’il est laissé pour mort) comme dans le présent (parce que David s’énerve). Bon, tout ça finit bien évidemment : David approuve la demande en mariage.

Seulement, tout serait un peu trop beau pour être vrai si on s’arrêtait là. Du coup, Hook découvre que c’est lui qui a tué le père de David. Apparemment, ça le fait se remettre en question sur le mariage. C’est malin.

Enfin, Blanche Neige désapprouve l’arrivée du nouveau Robin à Storybrooke et le fait savoir à Regina. On le voit un peu galérer à prendre ses marques dans ce monde : il s’énerve surtout après ses ennemis alors que Zelena voit d’un très mauvais œil également l’arrivée de celui-ci. Elle refuse les droits qu’il pourrait vouloir sur sa fille (ou pas), et ça se comprend. C’est une bonne chose d’enfin prendre le temps de considérer cette intrigue.

Robin apprend la vérité et découvre qu’une fois de plus c’est compliqué. Regina en arrive à la même conclusion, comprenant qu’elle n’a pas ramené son Robin après un long baiser qui soit disant lui a fait le même effet qu’embrasser une photo… Mouais, moi, mes photos, elles m’embrassent comme ça, hein.

Et la fin est ouverte mais suggère qu’il n’est peut-être pas si gentil que ça le Robin voleur ramené du monde du vœu. Oh oh ? Probablement. En tout cas, bien que rien de tout ça ne soit exceptionnel, je trouve que la série repart du bon pied pour le moment.

Espérons que ça continue sur cette lancée qui ferait presque oublier que ça fait un an que c’était parti tellement en vrille que je ne regardais que d’un œil. Il y a peut-être moyen de faire quelque chose de cette série (même si je continue de penser que ça fait un moment qu’elle devrait être annulée et terminée).

13.pngÉpisode 13 – Ill-Bodied Pattern – 12/20
I’ve already lost one son

Oups, cela va faire une semaine que j’ai vu cet épisode, mais je n’ai pas pris le temps d’en écrire la critique pour autant. Comme aujourd’hui, j’ai regardé le suivant, il est temps je crois de discuter un peu de ce 13è volet que j’ai apprécié dans de misérables conditions : un quai de gare, un RER en retard et un bus bondé faute de RER allant à la destination annoncée (la magie de Paris) après une riche journée de péripéties diverses qui se résume en 16 km de marche (et 400 de bus et trains). Bref, j’étais un peu éclaté quand je l’ai vu.

Du coup, je ne l’ai pas particulièrement apprécié en fait, d’où mon retard dans la critique.

Tout commence par une introduction un peu lourde et avec de bons effets spéciaux (pour une fois !) permettant d’expliquer la mythologie de l’épée et de la dague de Rumple, encore, toujours. Ce flashback initial se poursuit tout au long de l’épisode pour nous présenter un parallèle entre le premier fils de ce méchant/gentil/méchant/pas-si-méchant/gentil/quoiqu’en-fait-pas-trop/méchant/gentil/méchant/on-sait-plus-on-s’en-fout et Gideon, qui est donc son second fils, avec Belle. Et le pire, c’est que ce n’est pas une si mauvaise idée, car ça comble l’épisode de manière juste assez divertissante pour nous accrocher.

Ainsi, on voit comment Rumple a sombré peu à peu dans la magie noire, mais je suis à peu près certain qu’on y avait déjà eu droit. Son premier fils est symptomatique des enfants dans les séries américaines : il est chiant, archichiant, moralisateur puis voix du mal. Il finit par forcer son père (ah cette dague du Dark One…) à tuer un « méchant ». Rumple, traumatisé par le virage obscur que prend son fils, cherche à lui faire oublier les choses avec une potion. Cela fonctionne, mais son fils comprend que son père est un meurtrier et lui en veut, sans savoir qu’il est responsable de ce meurtre.

Dans le présent, cette intrigue trouve un écho avec Gideon qui veut s’emparer du pouvoir d’une fée pour finalement s’en prendre à Emma. Une fée, ça tombe bien, il y en a une qui le cherche avec Belle. Il a vite fait de la trouver malgré l’intervention de son père qui a tenté de lui faire oublier les choses exactement comme avec son premier fils. Gideon est sur le point de tuer la fée quand Rumple débarque, alors même qu’il ne peut empêcher son fils de faire ce qu’il désire, puisque c’est un ordre.

Une fois de plus, Rumple retourne sa veste et décide d’aider son fils à récupérer le pouvoir de la fée, pour éviter qu’il ne sombre lui-même dans la noirceur. Alors oui, mais non. Déjà, parce que peu importe ce que fait Rumple, le vrai responsable, c’est celui qui veut se servir du pouvoir de la fée. Ensuite, parce que c’est vu et revu le passage du côté obscur pour Rumple. Et enfin parce que ce n’était pas si bien amené. Tout ça pour ça, en gros, surtout que Rumple se confesse une fois de plus à Belle…

De son côté, Hook s’alcoolise tout en continuant sa thérapie avec Cricket : il ne sait comment avouer à Emma qu’il a tué son grand-père, mais en même temps, il veut le faire pour être un héros. C’est une intrigue plutôt lourde qui pourrait pourtant être sympa si elle n’était pas traitée aussi lourdement. La culpabilité du héros repenti qui se traduit par de l’alcoolisme, ça n’a rien d’original et la scène finale, la demande en mariage foirée par la découverte de la bague dans le tiroir à sous-vêtements, est d’une platitude qui ne fait pas justice à la série (en même temps, ce n’est pas non plus la série du siècle alors je ne sais pas ce que j’en attends encore). Hook s’enfonce dans son secret qui finira par lui revenir en pleine gueule d’ici la fin de saison, donc.

Enfin, il faut parler un peu de Robin qui cherche à s’enfuir par tous les moyens de l’influence de Regina. On le comprend plutôt bien et j’en ferais de même à sa place. J’ai vraiment apprécié son alliance avec Zelena, même si celle-ci continue de ne pas être des plus claires dans ma tête, suivant un peu les traces de Rumple dans son rôle de méchante gentille. Cela pourrait apporter des nuances et des bons points à la série, mais en fait non, ce sont juste des revirements de situation non expliqués.

Quoiqu’il en soit, le plan de Robin échoue car Regina ne sait comment quitter Storybrooke (et force est de constater que j’avais oublié aussi qu’ils étaient coincés là à force de les voir voyager un peu partout dans le passé et les mondes parallèles). Pas grave, l’intérêt des scénaristes était ailleurs : par un twist malhabile dans son exécution mais plutôt bien trouvé, ils nous font revenir l’Evil Queen qui boit une goutte d’une potion brisant les sorts sur le poignet de Robin, bien après la scène où la potion est utilisée et bien loin du portail. Jamais je n’ai vu goutte si résistante et tenace (à part peut-être sur mon pull blanc que j’adore et que j’ai tâché avec du thé, mais c’est une autre histoire).

Plus on avance dans cette mi-saison, plus elle me paraît longue et plus la qualité diminue. Ils n’arrivent plus à tenir leurs bonnes idées plus de deux ou trois épisodes…

14.pngÉpisode 14 – Page 23 – 11/20
I came for a heart.

Une fois de plus, nous sommes repartis pour un flashback sur l’Evil Queen traumatisant un pauvre village ayant possiblement hébergé Blanche Neige. Passionnant. L’arrivée de la fée Clochette est censée nous aider à accrocher, mais bon, ce n’est pas ça. Le reste de l’épisode développe sa relation avec son père. Ultra-chiant. Déjà dans le passé, l’Evil Queen avait son plan de revanche contre la vie… OK, OK.

C’est exactement le parallèle qui se fait dans le présent où elle cherche à prendre sa revanche sur Regina. Robin se promène en forêt avec l’Evil Queen, qui devient sa nouvelle meilleure amie quand elle lui propose de le renvoyer dans le monde qu’il voulait quitter à tout prix. Normal. Celle-ci a trouvé un moyen de se séparer de son double gentil et se rend auprès d’Henri pour lui annoncer son petit plan et s’en servir au passage, en lui laissant un message et en lui volant sa plume.

De son côté, Emma est sur son petit nuage après ses fiançailles mais est interrompue par Regina et Zelena (redevenue pleinement gentille cette semaine, apparemment) à la recherche de l’Evil Queen. Henri finit par les aider en offrant le message de l’Evil Queen à Regina : la page déchirée du baiser entre Regina & Robin. Cela énerve la gentille qui décide de mettre fin à leur combat interminable. Et elle décide de faire ça seule, juste parce que. Non, il ne manque pas de mot à la fin de cette phrase. Avec un tel argument, personne ne trouve rien à redire, c’est clair…

Les deux se retrouvent alors pour enfin se séparer (elles sont toujours liées magiquement) et pour se battre l’une contre. Cela tombe bien : les flashbacks nous révèlent en parallèle que l’Evil Queen se déteste plus que tout au monde. D’un cliché la méchante qui se déteste ! Dans le présent, Regina décide donc de mêler un peu de son amour à sa haine et de partager ça dans les deux cœurs. Nous avons donc deux Regina avec un peu de mal et un peu de bien en elles. Bon, je me plaignais du manichéisme en début de saison, je devrais être content de cette facilité scénaristique pour adoucir et contraster l’Evil Queen… Cela fait surtout deux fois le même personnage, et les scénaristes ne peuvent se le permettre.

C’est donc Henri qui se voit confier la tâche de l’envoyer ailleurs grâce au crayon magique. L’Evil Queen se fait pardonner d’un peu tout le monde, Henri obtenant ainsi une troisième maman qu’il envoie débuter une nouvelle vie auprès d’un troisième Robin. Le 2nd, lui, tout le monde s’en fout et personne ne cherche à conclure cette intrigue pas plus que quiconque ne se dit qu’il serait peut-être bon de lever le sort de Blanche & Charming… SERIEUSEMENT ?

Quant à Hook, il est particulièrement inintéressant au départ, mais il regarde ensuite son souvenir du meurtre du grand-père dans le salon d’Emma. Obligatoirement, celle-ci débarque à ce moment-là et rompt les fiançailles en découvrant la terrible vérité qu’elle est avec un menteur. Sérieusement… Too much drama.

Alors qu’il prépare son départ, Hook est interrompu par Blanche Neige débarquant sans raison sous la neige pour le féliciter et lui rappeler que l’amour peut tout sauver. C’est mignonnet à souhait. Pas de bol, Gideon a d’autres plans : il coule le sous-marin (oh ironie ?) dans lequel Hook se trouve. Emma finit donc toute seule chez elle. Si ce n’est pas triste.

C’était un épisode très moyen, qui bâcle l’intrigue Evil Queen qui nous a occupé pendant 6 saisons en proposant un happy end au personnage que l’on est supposé détester (mais qu’on adore). Pendant ce temps, Regina n’a qu’à se démerder avec ce qu’elle a. Sympa…

J’ai malgré tout du mal à descendre les notes : malgré des facilités plus grosses que des camions, force est de constater que la série reste divertissante et que les parallèles flashbacks/présents fonctionnent toujours. Normal en même temps, quand plus personne ne se préoccupe de la cohérence générale et de la chronologie entre les flashbacks, ça offre quelques libertés…

15.pngÉpisode 15 – A Wondrous World – 11/20
So here I am, a mermaid, in the desert.

Hook est piégé dans le sous-marin et se retrouve à partir bien loin de sa belle qui attend, encore et encore, tout en sachant qu’elle lui a dit de s’enfuir. Il se retrouve dans la forêt enchantée juste à temps pour sauver Jasmine et Aladdin d’une mort certaine. Oui, oui, c’est reparti pour un épisode qui se souvient soudainement de Jasmine et Aladdin. C’est magistral.

On a même droit à un flashback où l’on voit Jaffa tenter de prendre le pouvoir sur Agrabah, et réussir, tant qu’à faire. Pour l’en empêcher, Jasmine doit retrouver Aladdin, mais tout ce qu’elle fait est retrouver Ariel, elle-même à la recherche de son prince. Les scénaristes tentent bien un peu d’humour sur le ridicule de la situation, mais c’est trop ridicule pour que ça passe, quoiqu’ils fassent. Et comme ce qu’ils font, c’est nous mettre Ariel sur un tapis volant, ça ne fonctionne vraiment pas, les effets spéciaux étant horribles (cf ci-dessus). Enfin bon, elles retrouvent Eric, mais il s’avère que c’est Jafar.

C’est con. Jasmine finit par accepter de l’épouser et il fait disparaître Agrabah. C’est encore plus con.

De retour dans le présent, Jasmine, Aladdin et Hook trouvent le moyen de retrouver Emma. C’est à peu près aussi passionnant que prévu, avec de longs moments de confessions de Jasmine à Hook. Suite à un problème de sous-marins, ils sont forcés d’utiliser un deuxième vœu d’Aladdin. Ils se retrouvent alors chez Ariel, toute heureuse de retrouver Jasmine et Hook. Ils retrouvent Jafar l’air de rien grâce à Ariel. Jasmine confronte son ennemi de toujours et règle ses problèmes en deux minutes. Deux minutes de plus et son royaume existe de nouveau grâce à un baiser avec Aladdin, qui d’un coup n’est plus un génie. Voilà, leur histoire est réglée en un épisode finalement, et celle d’Ariel aussi, même si ça n’est pas montrée. Quant à Hook, il ne lui reste plus qu’à trouver un moyen de rentrer.

À Storybrook, on revient de manière surprenante au commissariat. J’en avais oublié ce lieu de décor. Regina débarque avec un plan. Emma aimerait juste le retour de son mec, mais Regina et Blanche ont un autre plan pour elle. Elles font appeler la sheriff (putain, j’avais vraiment zappé toute cette partie de la série LOL) pour se bourrer la gueule.

Blanche l’est déjà et n’en a rien à faire que sa fille soit là. Elle cherche la merde, puis se met à jouer aux fléchettes avec des couteaux. Sérieusement, c’est quoi cette putain de blague ? À quel moment ils se sont dit que ça pouvait être ne serait-ce qu’une idée potable ?

Emme en profite pour draguer un barman sexy, histoire de. Pardon, elle ne le drague pas, elle fait connaissance, parce que eh, dès qu’il commence à parler, Hook lui manque. Wahou, c’est beau, c’est profond et ça suffit à la faire pleurer. L’insistance sur ses larmes suffit à comprendre son idiotie : et effectivement, le barman est Gideon et il se sert de ses larmes à la fin de l’épisode pour lui faire du chantage et lui demander de tuer la Black Fairy. Le tout après réception par Emma d’un message de Hook grâce au coquillage d’Ariel. OK, OK.

Bon, tout le départ de cet épisode était franchement nul, mais comme d’habitude, j’aime bien l’écriture de la série qui finit par rallier ses intrigues. Cela dit, faut pas déconner, on nous ressort tout un tas d’éléments totalement oublié depuis le début de la saison, juste pour justifier une pseudo intrigue. C’était très, très moyen cette semaine.

Capture d'écran 2017-04-11 16.20.50.pngÉpisode 16 – Mother’s Little Helper – 13/20
Let’s get my pirate back.

C’est reparti pour Once Upon A Time et sa médiocrité. Après le plan de Gideon la semaine dernière pour faire du chantage à Emma afin de la faire tuer… une méchante (donc juste pour la faire faire son job ?), cet épisode se consacre à Gideon ; Les flashbacks nous montre donc son enfance et la Fée Noire qui l’élève.

C’est aussi intéressant que prévu, c’est-à-dire qu’on le voit être élevé par sa grand-mère la cinglée pendant une scène et qu’il a ensuite directement 28 ans. Au moins, les scénaristes se gardent une bonne base de flashbacks à exploiter pour plus tard. D’ailleurs, c’est renouvelé ou pas ? Parce qu’il est toujours plus que temps que la série s’arrête.

On voit ainsi Gideon apprendre plus de choses sur son passé. Pas très intéressant. Sa mère adoptive finit par tuer son meilleur pote. C’est con.

Emma n’est pas trop contente du chantage de Gideon, alors elle l’attaque un peu comme Prue de Charmed le ferait. Bon, on sait dès le départ que ça va finir par Emma cédant au chantage de toute manière, alors c’est un peu longuet.

Elle finit par aller se renseigner auprès de Rumple à la boutique, où Belle se trouve également. Normal, maintenant qu’ils ont un fils méchant, ces deux-là semblent s’être miraculeusement réconciliés sans vraie raison valable. Elle en tire des informations peu utiles qui nous rappellent un peu qui est la Fée noire.

Puis, elle accepte le deal de Gideon et fait équipe avec lui. Pas de bol, la méchante fée s’y attendait et leur envoie Aragog une araignée géante et magique dans la tronche. Mouais. Et j’ai raison d’être mitigé, puisque ce n’est en fait pas la fée qui s’en prend à eux, mais Gideon lui-même. Et oui, tout ça n’était qu’un piège pour tuer Emma. Comme c’est original…

Sans grande originalité, Emma parvient à s’en tirer, avec l’aide de Rumple sorti de nulle part pour la sauver (c’est cool pour mon Bingo Séries cela dit… même si je viens juste de capter que le point « sauver quelqu’un » était déjà effectué avec Ulysse). Il n’en faut pas plus pour qu’Emma déclare qu’il est trop mauvais pour être sauvé. Dans un retournement de scénario marrant, nous apprenons néanmoins qu’il n’a plus son cœur, volé par la Fée Noire. Celle-ci débarque alors à Storybrooke. NORMAL.

De son côté, Emma continue de menacer de tuer Gideon, du coup, Belle & Rumple, décidément en couple à nouveau, ne sont pas contents et déclarent la guerre à l’élue. Mais oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

De son côté, Henri se met à partir en vrille en présence de Régina, alors qu’il essaye d’écrire dans le livre. Cela permet un retour inattendu d’Isaac, le méchant auteur de la saison… 4 ? 5 ? Ainsi, nous apprenons que les pouvoirs d’Henri prenne le contrôle de lui et qu’il devient ainsi méchant. Hin, hin. Cela mène à un cliffhanger où on nous annonce le combat final du Savior. Pitié, faite que ce soit vrai et que cette saison soit la dernière !

Enfin, Hook fait tout ce qu’il peut pour rentrer, et il y arrive… Sauf que Gideon l’empêche de revenir en utilisant un sort puissant sur lui. Il finit donc à Neverland attaqué par les enfants perdus, ceux du film Peter Pan. Trahi par le pirate avec lequel il s’ast allié, il déclare alors qu’il survit toujours. Que ça doit être bien d’être le héros d’une série !

Bref, toujours pas convaincu cette semaine, mais ce n’était pas la cata de la semaine dernière, au moins.

Screenshot_2017-04-18-13-32-15.pngÉpisode 17 – Awake – 15/20
Her story can’t end like this.

Tout ça sent bon la fin de la série ! Et franchement, non seulement je suis heureux que les scénaristes envisagent la fin, mais en plus je trouve que la qualité de la série remonte légèrement. Ce n’est pas la série du siècle, bien sûr, mais ça me donne envie d’être un peu gentil avec eux. Cette semaine proposait un bon divertissement malgré la soupe des défauts habituels.

D’un côté, nous avons Hook toujours en perdition qui est sauvé de justesse par une nana que nous connaissons sûrement déjà vue son introduction très rapide dans l’épisode. Oups. Il faut dire que je n’ai pas suivi attentivement les quatre premières saisons que j’ai vues en un mois et que, par la suite, j’ai toujours vu d’un œil distrait la série.

Toujours est-il que celle-ci a une baguette magique pour Emma. Mouais. C’est plutôt bien joué cette idée d’une guerre universelle entre les différents mondes, du moins, ayant un impact sur les différents mondes. J’attends de voir comment ça sera mis en place.

Après quelques galères, Hook réussit à faire parvenir la baguette à Emma, qui trouve quant à elle le moyen de parvenir jusqu’à son capitaine. Je l’ai vu venir à des kilomètres au cours de l’épisode, mais c’était plutôt bien amené. Disons que j’ai juste l’impression d’être dans une partie d’échec face à un débutant encore plus débutant que moi, histoire d’avoir toujours quelques coups d’avance sur lui. En fait, c’est peut-être le plus gros défaut de la série : j’ai constamment des coups d’avance sur elle. Ce n’est pas si mal écrit, c’est juste trop prévisible.

Pas comme cette critique, donc, qui zappe les trois quarts de cet épisode pour le moment. En effet, ce n’était pas un épisode Emma/Hook cette semaine, mais bien un épisode sur le couple Snow/Charming. Je ne les aime que très (très) modérément, alors comprenez bien que je n’étais pas hyper enthousiaste quand je l’ai compris, après un petit rappel qu’on se dirigeait vers la fin de la saison, si ce n’est de la série. Plusieurs choses à en dire…

D’abord, j’aimerais revenir sur les flashbacks. Lassés de nous proposer toujours de nouvelles histoires sur le passé du couple dans leur royaume, la série propose cette fois de revenir à l’époque du sort de Storybrooke. C’est une bonne idée, mais ça passe très mal car il est soudain révélé en fin d’épisode que Snow se souvient de tout ça alors qu’il n’en a jamais été fait mention auparavant dans la série. Comme d’habitude, les scénaristes tordent le passé à leur convenance histoire que l’histoire ne paraisse pas si mauvaise. Dommage.

Toujours est-il que ce flashback fonctionne plutôt bien, permettant de nombreux clin d’œil au passé et le retour de Regina en bitch. Faudrait pas qu’elle reste gentille, on sait tous qu’elle n’est pas géniale en gentille. Le flashback introduit également une jolie fleur bien pratique pour retrouver son amour perdu, ce qui tombe quand même très bien quand Hook est si loin. On nous la présente, dans le présent, comme un antidote au sort qui lie Snow & Charming, mais bon…

À propos de ce sort, justement, le couple décide enfin d’y mettre fin après une masse de temps considérable à ignorer le problème (y compris depuis le départ de l’Evil Queen). Regina et Zelena tentent de les aider, foirent leur coup et comprennent aussitôt qu’elles ont tellement foiré qu’elles ont empiré la situation. Elles vont si vite à comprendre ce qui ne va pas qu’on dirait presque qu’elles ont fait exprès !

Bon, du coup, dans tout l’épisode Emma part à la recherche de cette fleur pour aider ses parents, alors que tout le monde s’inquiète pour Emma qui, grosso modo, a de moins en moins d’alliés faibles pour la bataille finale qui approche. Cette cueillette se passe mal avec l’arrivée de la Fée noire en ville. Gideon détruit toutes les fleurs au passage, sauf une. Ben tiens.

C’est le genre d’énormité à laquelle la série nous habitue, il n’y a qu’à voir le mauvais jeu de Snow dans les flashbacks ou le soi-disant dilemme pour démasquer Snow (euh la prof de l’école est une connasse si elle ne cherche pas à sauver son pote quand la maire veut le tuer, quand même) ou la manière dont Charming réussit à « réveiller » Rumple de son sort en un rien de temps.

La conclusion de ce flashback est d’une lourdeur sans nom, nous présentant une fois de plus Snow en héroïne trop forte (parce qu’elle refuse d’aller voir sa fille, en gros, ce que l’on sait dès le début de cet épisode parce qu’on regarde la série, merci bien, pas la peine de faire du suspens).

Tout cela est charmant, vraiment, mais ça ne laisse que peu de temps pour le sauvetage express de Hook. Il revient à Storybrooke en dix secondes grâce à Emma et malgré le sort de Gideon, parce qu’il est un vrai amoureux. Ah l’amour. Du coup, il fait sa demande en mariage aussitôt.

Snow, qui vient de se sacrifier elle et son mari pour permettre ce retour, ne peut même pas y assister, puisqu’elle roupille à côté de son mari, maintenant que le sort les endort tous les deux. Pas bien grave, il reste encore assez de temps pour que Regina nous ponde un nouveau plan, qui cette fois les réveille malgré une crédibilité encore moins grande que la première tentative de l’épisode.

Nous  avons donc là un très joli happy end où tout Storybrooke se révèle comme une famille unie. Tout Storybrooke ? Non, bien sûr, il reste Belle et Rumple, ravis de l’arrivée de la Fée Noire en ville. Seulement, Rumple voit bien que Gideon commence à résister à sa grand-mère puisqu’il a laissé une fleur pour sauver Snow et Charming…

Finalement, ce que j’aime le plus dans cet épisode, c’est bien sa fin qui nous permet d’affirmer que l’on arrive enfin dans le chapitre final de la saison (de la série, pitié !) : un happy end pour les gentils avant la bataille finale, et des divisions déjà chez les méchants. Ce qui m’inquiète, c’est bien qu’il reste autant d’épisodes parce qu’après celui-ci, deux ou trois seraient suffisants pour tout boucler, quand même…

18Épisode 18 – Where Bluebirds Fly– 13/20 
But you’ve never looked stronger.

Il y a fort fort longtemps, Zelena utilise sa magie pour sauver sa magie devant Stanum, un jeune homme qui décide ensuite de la sauver de deux méchants jeunes hommes qui veulent s’en prendre à elle. Plus tard dans sa vie, Stanum vient lui demander de l’aide pour contrer un sort dont il est victime.

Blabla, un lion avec des effets spéciaux dégueulasses, blabla, Zelena est méchante et laisse son ami mourir en ne se servant pas du Crimson heart, un cœur qui aspire ses pouvoirs et qui pourrait le sauver.

Dans le présent, Zelena est également confrontée à ses problèmes avec la fée noire qui s’en prend à Robin, son bébé, pas son ex hein. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de s’en prendre à elle et confie Robin à son Belle son bébé. Super Regina comprend soudainement le plan de sa sœur et s’impose pour l’empêcher d’agir. C’est magique… et bien sûr, ça ne fonctionne pas.

Sans grande surprise, la fée noire s’est servie de Zelena pour augmenter son pouvoir, d’une manière pas bien claire, je dois dire, mais bon, c’était assez prévisible pour qu’on ne nous l’explique pas. Regina lui conseille alors de retourner, à Oz, ce qu’elle décide aussitôt d’aller faire.

De leur côté, Emma et Hook sont heureux de se retrouver, mais ça ne dure pas avec une (belle) mère comme Snow qui débarque déjà pour organiser le mariage. Partis comme ils sont le mariage sera pour l’épisode final. Parce que oui, ils organisent un mariage malgré toute leur connerie de combat final. On se croirait dans Charmed, surtout quand les parents se mettent à organiser le mariage comme si c’était le leur et s’engueulent sur la date. Charming souhaite que sa fille se marie après la mort de la fée noire, et à vrai dire Emma aussi.

Ceci réglé, Régina revient vers eux, puis Zelena. Elle a décidé de ne pas partir à Oz, bien sûr, mais d’utiliser le Crimson Heart pour faire foirer le plan de la fée noire. En se séparant de ses pouvoirs, Zelena fait planter le plan de la fée noire. Pire encore, elle aide Regina et Emma à retrouver la fée bleue, chez Rumple. Là, les deux clans s’allient de nouveau, après quelques épisodes où ils étaient en froid et qui n’auront servi à rien.

Il est alors temps de nous pondre un cliffhanger supplémentaire : la fée bleue sait pourquoi la fée noire a abandonner Rumple. La semaine prochaine proposera donc encore un flashback sorti de nulle part nous révélant un quelconque secret changeant absolument toute la donne. Pour ce qu’on en sait, j’imagine que la fée noire sera responsable d’une manière ou d’une autre du destin maléfique de son fils…

Bref, c’était encore un épisode pour nous dire que Zelena ne sert à rien et que Snow est chiante, quoi. Bon, il était temps d’avoir un épisode où Zelena sert un peu à quelque chose quand même, mais la conclusion est qu’elle est désormais encore plus inutile qu’avant, après avoir réussi à tout empirer et réparer son erreur. Cela dit, l’actrice vieillit je trouve, et ça commence à se sentir dans son jeu aussi. Peut-être qu’elle en a marre de la série, elle aussi.

Le sentiment de fin était un peu moins présent cette semaine, mais toujours pas de nouvelle d’un possible renouvellement.

19Épisode 19 – The Black Fairy – 14/20
Wait. Gold is a savior?

Comme prévu avec le cliffhanger précédent et sans la moindre surprise, cet épisode se concentre sur la Fée Noire et son terrible secret sur Rumple.

L’épisode commence sur l’accouchement de la mère de Rumple qui apprend de la part de Fée Bleue et de Tiger Lily (c’était donc ça le rôle de la pote d’Hook ?) que son fils est… un Savior ! Encore un ! (bon pardon, pour les noms et tout, j’oscille un peu tout le temps entre anglais et français, et je ne sais même pas ce que sont les noms officiels en français). On y découvre donc que la fée noire n’était pas une fée, mais que par volonté de protéger son fils (à qui elle n’a pas donné de nom), elle est partie en vrille.

Le premier twist tombe rapidement dans cet épisode, et je ne l’avais pas vu venir, j’avoue. Snow et Charming se sont fait remplacer par la fée Noire et Gideon. Cela fonctionne plutôt bien, surtout que la fée bleue se réveille pour se faire enlever une nouvelle fois.

De son côté, Rumple veut récupérer Gideon et son cœur, mais ce n’est pas si simple. Il parvient à le maintenir prisonnier, décide de l’endormir et d’aller fouiller ses rêves, après avoir demandé la surveillance de Belle, qui accorde trop facilement sa confiance à Rumple, c’est original.

Ils se retrouvent donc dans le rêve de celui-ci par accident, en compagnie d’Emma, dont il avait besoin pour une raison ou une autre. C’est à l’intérieur de ce rêve que l’on a la fin du flashback où l’on voit la fée noire devenir la méchante qu’elle est par crainte pour son fils.

De son côté, Zelena se sent inutile sans magie et réapprend à vivre sans elle. Nous avons donc droit à une intrigue inintéressante où elle apprend à allumer les lumières et conduire. C’est aussi nul que ça en a l’air, mais ça lui permet de se réconcilier avec Regina, qui lui demande de prendre soin d’Henry. Cela permet un bon gag final où elle débarque à temps en centre-ville pour renverser la fée noire qui s’en prenait à Regina. C’est d’un naze !

Le gag est marrant, mais tellement téléphoné. Il est juste impossible qu’elle apprenne à conduire comme ça en une journée hein. Bref, Regina récupère la deuxième partie de la baguette capable de détruire la fée noire grâce à un indice de la fée bleue, le tout en compagnie de la vraie Snow, de Charming et d’Hook.

De retour à la boutique de Rumple, elle découvre la vérité sur le rôle Gold qui est un Savior. Celui-ci décide donc d’aller se confronter à sa mère pour la tuer. Seulement, ce n’est pas si simple : le passé est bien différent. Fiona/Fée noire s’est en fait fait exiler après avoir détruit le pouvoir de son fils. C’est comme ça que Rumple a fini dans les bras de son père le haïssant.

La fin d’épisode voit un simili happy end : Rumple promet qu’il a banni la fée noire, rend son cœur à Gideon et se fait pardonner par Belle. Le mariage peut donc s’organiser pour… le lendemain ? OK, ce n’est pas précipité du tout comme intrigue.

Bien sûr, c’était un énorme mensonge et Rumple retrouve sa mère au beau milieu de la rue parce qu’on s’en fout pas mal de la discrétion ! Elle a réussi à le convaincre de bosser pour lui parce que oh lala les fées ont été méchante avec elle quand elle a pété un câble et voulu exiler tous les enfants du royaume, comme c’est étonnant.

Le cliffhanger est aussi prévisible que prévu (logique, n’est-ce pas ?) : la fée noire veut tuer Emma… le lendemain. Pendant le mariage donc. Oh, la fin de saison approche, avec un Rumple qui redevient méchant en se faisant passer pour un gentil après une énième révélation changeant l’ensemble du passé de son personnage. Comme c’est original…

Plus le temps passe, plus j’espère que nous tenons là la dernière saison !

20.pngÉpisode 20 – The Song in Your Heart – 15/20
And at 6 pm, I will be there to say “I do.”

Peut-on possiblement faire plus niais et mauvais qu’un épisode classique de Once Upon a Time ? C’est probablement la question que se sont posés les scénaristes avant d’imaginer un épisode musical pour le mariage d’Emma et Hook. Franchement, rien que le titre hurle à la catastrophe et comme c’est un musical, je me sens forcé de ne pas le speedwatcher !

La partie musicale de l’épisode se concentre surtout dans les flashbacks. L’épisode s’encombre néanmoins de moments gênants dans le présent, type Snow qui oblige Emma à porter son immonde robe de mariée. Et puis bien sûr, le passé finit par avoir son impact sur le présent, comme toujours.

On commence sur Emma enfant qui rêve de devenir Madonna (rien que ça) et on se retrouve en chansons dans le royaume de Snow (enceinte) et Charming.

La première chanson n’apporte pas grand-chose à la série, nous resituant pour la énième fois Snow & Charming comme ennemis mortels de l’Evil Queen. Cela dit, vous savez ce qui est le plus gênant dans cet épisode ? Snow & Charming sont bien meilleurs chanteurs qu’acteurs ! Ils ont raté leur orientation professionnelle.

J’aimerais en dire autant de tous, mais Regina n’est pas faite pour chanter alors que c’est de loin la meilleure actrice de la série. Du coup, ils optent pour un rock, beaucoup d’autotune et une choré au summum de la gênance. Bon, peut-être pas le summum, mais nous approchions dangereusement du level Zac Effron dans High School Musical avec Bet on it. C’est dire.

Par la suite, nous voyons Snow & Charming demander de l’aide à Hook. Donc voilà, encore une rencontre dans le passé dont nous n’avions jamais entendu parler. D’ailleurs, l’ensemble de cet épisode musical aurait dû être mentionné plus d’une fois par le passé quoi… ce que les scénaristes ont pour une fois envisagé : c’est la fée bleue qui rend tout le monde amnésique. Ce n’est pas le genre du capitaine Hook de ne pas au moins se foutre de la gueule de quelqu’un lui ayant chatné une chanson. Quant à la sienne de chanson, elle s’inscrit dans la tradition des yo-ho de pirates et est ainsi entraînante, à défaut d’être exceptionnelle.

Regina, sentant le vent tourner, demande de l’aide au Dark One, mais celui-ci a le bon goût de ne pas chanter. Zelena qui observe tout magiquement pousse alors la chansonnette… bon. Ce n’est pas du tout juste parce que l’actrice peut chanter et que les scénaristes ont voulu en profiter, hein. Ah, bah si, justement.

Tout ceci mène à un duel hyper gênant en chansons entre Regina, Snow & Charming. De manière assez évidente, le couple aurait pu gagner, y compris quand l’Evil Queen les prive de magie, mais non, ils sont trop cons et restent gentiment figés. Du coup, ils perdent comme de la merde mais la fée bleue révèle que le vœu de Snow (un happy ending pour sa fille) est exaucé car Emma a toutes les chansons dans son cœur…

Loin de toutes ces chansons justement, ou alors extrêmement proche d’elles, notre gentille fée noire révèle rapidement aux habitants de Storybrooke que son fils ne l’a pas tué et qu’elle a maudit le mariage. Regina et Zelena, qui semble avoir été forcée de bouffer du caca de lapin chaque fois qu’elle regarde son ennemie, tentent de trouver une solution, même si la rousse n’a plus de pouvoir. Ce n’est pas gagné d’avance, du coup Emma dit au revoir à tout le monde (à commencer par son futur mari) alors que Regina envisage de nouveau de stopper le temps.

Elle arrive à faire la potion parfaite, que Rumple débarque voler (après une rapide menace de Hook sur sa personne). Du coup, hop hop hop, la moitié du cast se retrouve figée et Emma se barre en courant, en larmes parce qu’elle n’a aucun pouvoir sans ses proches, ouin ouin ouin.

Tout ceci monte en pression sur une Emma qui comprend qu’elle doit sacrifier son cœur à la la Fée Noire. Seulement, Henri, avec ses pouvoirs d’auteur comprend que sa mère n’est pas seule et court lui dire. Il arrive pile à temps pour voir que sa mère a voulu se suicider mais que la Fée Noire ne peut gagner comme ça.

Et oui, elle a les chansons dans son cœur et du coup personne ne peut l’affaiblir en la privant de ses proches. Si ce n’est pas mignon tout plein et à vomir de niaiseries. Alors que tout semble indiquer dans l’écriture de l’épisode que ce solo d’Emma (euuuh… pas franchement chanté par l’actrice si ? Je ne reconnais pas du tout la voix, mille fois plus aigüe) devrait tuer la Black Fairy, ce n’est évidemment pas le cas car il reste encore deux épisodes. Tout ce que ça permet, c’est de la priver temporairement de magie histoire qu’elle s’enfuit et de défiger tout le monde, à temps pour le mariage.

BAM, c’est fait, le couple mythique est marié, enfin, et ça finit sur une belle et grande chanson où Emma & Regina changent de voix (franchement, je n’y crois pas, ce ne sont pas elles), où Regina se retrouvent en duo avec Zelena (ça fait très petit couple), où Henri se retrouve forcé de chanter (franchement, l’acteur semble être un lycéen forcé d’aller en DS surprise de maths alors qu’il n’a qu’une ligne), où tous les figurants de la série sont réunis, où na na na na na na, où les nains font la chenille (sérieusement ??), où chacun affirme que l’amour est plus fort que tout et où le sort de la fée noire semble prendre tout le monde par surprise (alors que tout le monde le savait).

Et hop, la fin de saison débarque en même temps que ce sort qui enveloppe tout le monde, même le bébé de Snow & Charming ! Parce que oui, putain, ils ont un bébé dans cet épisode. C’est genre la première fois de la saison je crois. Autant c’était ridicule de le balader en poussette partout, autant le faire disparaître était stupide. Mais bon.

La note est moins mauvaise que la critique ne le suggère mais c’est parce que je suis bien forcé de reconnaître le boulot derrière cet épisode. Le scénario et le jeu d’acteur n’est pas là, mais les chansons sont dans leur grande majorité réussies : elles sont entraînantes et les comédiens sont plus souvent meilleurs chanteurs qu’acteurs. C’est gênant à voir, mais vraiment pas à écouter, alors j’imagine que c’est à peu près réussi. En plus, ça me donne envie de voir la fin de saison et ça m’a fait sourire plus d’une fois. Oh, et j’ai validé deux points du bingo !

21.pngÉpisode 21 – The Final Battle (1) – 17/20
There is no curse, it’s just a regular town.

Minuit. L’heure parfaite pour commencer ce double épisode au titre révélateur (j’écris cette critique sur Word et il me suggère d’utiliser des adjectifs plus précis que « final », comme « decisive » ou « ultimate »… voilà, même Word dit que l’écriture de cette série, c’est pas brillant). C’est la bataille finale pour la moitié du casting qui déserte la série, dont le reboot est déjà annoncé en grandes pompes pour sa septième saison.

Toujours est-il que cet épisode ne fait pas dans la dentelle dès ses premiers instants, il hurle à la fin de série avec son résumé des épisodes précédents qui remonte au pilot et indique clairement que cet épisode sera centré sur Henri. Oh, c’est mauvais comme plan, je n’ai jamais aimé ce personnage.

On commence dès le départ par ce que la série sait faire de mieux : un bon vieux flashback (peut-être ?) sur la forêt enchantée en danger et un homme donnant le livre d’Henri à sa fille. Comme l’homme ressemble un peu à Henri… Il y a sûrement une piste à creuser.

Un nouveau sort frappe donc Storybrooke pour cette fin de saison (c’est original) : Henri se réveille dans une ville où personne ne se souvient des événements de la série. Emma y est internée, persuadée d’être folle. Comme j’adore ce genre d’épisode, je suis content que la série signe son au revoir de cette manière.

Bien sûr, dans cette réalité, Fiona a le rôle de Regina, maire et mère d’Henri. Cela fonctionne à merveille. Le but de Fiona est de faire en sorte qu’Emma brûle le livre d’auteur d’Henri. Reste à comprendre pourquoi, mais la solution arrive assez vite.

De leur côté, Regina, Hook, Snow & Charming se réveillent dans la forêt enchantée, avec leurs souvenirs. Les choses sont précipitées à merveille dans cette intrigue : Zelena débarque d’Oz avec autant de facilités scénaristiques que d’habitude et tous comprennent que le plan de Fiona est de détruire les mondes enchantés. Et oui, quand Emma arrêt de croire, la magie disparaît et les mondes avec, parce que c’est une Savior.

C’est genre… l’une des meilleures intrigues de la série ? Je suis vraiment surpris de manière beaucoup trop positive par cet épisode. Il a malgré tout ses défauts, le pire étant probablement quand même Hook ayant une idée mais étant ignoré sans raison par Regina. Dans le genre stupide, on a rarement vu mieux, la série nous a habitué à mieux, malgré ses boulettes et stupidités habituelles. Certes, il faut précipiter les choses parce qu’il n’y a pas le temps (même Zelena le dit), mais quand même. En plus, je ne vois même pas en quoi ça justifie que Charming et Hook fassent équipe le long du Haricot magique, sans Snow pour les suivre. Bon, on va dire que c’est sympa comme idée de les faire travailler ensemble après tous ces rapprochements en cours de saison. Et Charming accepte Hook comme son (beau)-fils comme ça.

Pendant ce temps, Fiona rend visite à Gold et Gideon où l’on apprend que Belle n’est plus là. Sérieux ? Un épisode final sans Emilie de Ravin ? C’est rageant et frustrant, un peu comme leur décision de multiplier les scènes sur le toit de Storybrooke alors qu’ils n’ont pas le budget suffisant pour des 3D de qualité. Henri réussit à ramener un peu sa mère à la raison là-bas, cela dit.

Dans le château de Regina, cette dernière & Zelena travaillent à trouver une solution de préserver les croyances d’Emma. J’ai eu plusieurs fois envie d’hurler au casting que la solution était de foutre Emma devant Glee quand même, parce que DON’T STOP BELIEVING, mais non, les scénaristes préfèrent nous ramener le casting oublié et inutile, Aladdin, Jasmine ou… The Evil Queen. Celle-ci peut déjà dire adieu à son happy ending du coup, les scénaristes ayant autre chose en tête pour elle.

Seulement, nous ne saurons pas quoi, faute de temps. En effet, si Hook parvient à récupérer son haricot magique et que les Regina sont bloquées dans leurs recherches, Fiona réussit à gérer son plan d’une main de maître. Elle neutralise Henri en le faisant tomber dans les escaliers (ça se sent venir à des kilomètres à la ronde !) et parvient finalement à convaincre Emma de brûler le livre. Celle-ci s’exécute et nous propose un bien beau cliffhanger avec la destruction de la forêt enchantée.

Ils ont tenté tout ce qu’ils pouvaient dans cet épisode et, franchement, une bonne partie fonctionne. En revanche, ils n’avaient vraiment pas assez d’argent pour tout ce qu’ils voulaient. Il n’empêche que c’est une excellente histoire que celle de cet épisode, j’ai beaucoup aimé et bien plus que d’habitude. Cela fait presque regretter que la saison ne soit pas à ce niveau et que la série est trop souvent oubliée qu’elle pouvait proposer de bonnes choses. Cela donne envie d’enchaîner, malgré l’heure tardive (parce que, non, je n’ai pas accéléré cet épisode !)

22.pngÉpisode 22 – The Finale Battle (2) – 20/20
I remember.

L’épisode reprend sur la petite fille du début d’épisode précédent que j’avais totalement oublié et qui retrouve l’épée de son père. Lily débarque sur les lieux et est heureuse de voir le livre sain et sauf.

De retour dans ce qui n’est pas le futur reboot de la série, Emma a pris sa décision : elle quitte Storybrooke dans sa voiture jaune, disant un dernier adieu à Henri, dévasté par la révélation du livre brûlé. Cela permet un charmant retour à Boston qui, comme d’habitude, se résume à l’appartement d’Emma.

La première partie de ce double-épisode avait totalement laissé de côté Snow : elle a désormais un semblant d’intrigue. Hook et Charming tombent de leur haricot. Cela laisse un rapide suspense sur le sort de David, mais il est peu probable que le couple mythique (malheureusement, il faut bien reconnaître qu’il l’est) ne survive pas dans la série. Badaboum, ils sont amoureux et leur amour les sauve une fois de plus.

Loin de tout ça, Hook parvient à rapporter le haricot aux Regina, qui n’ont quand même pas assez de magie pour le faire fonctionner. Et comme la magie attaque le château, L’Evil Queen se retrouve à combattre seule le manque de croyance d’Emma… Et elle se sacrifie ainsi. Six saisons pour ça, c’est toujours du gâchis. Quelle belle fin joyeuse pour son personnage dis-donc !

Heureusement pour le reste des nombreux royaumes magiques devenus une vingtaine de figurants (on ne sait pas bien comment ça fonctionne pour les personnages de Storybrooke qu’on connaît, puisque certains sont de retour dans la forêt, d’autres sont à Storybrooke), Emma s’est décidée à revenir à Storybrooke grâce à un livre de croquis d’Henri. Ce dernier n’a plus si mal au poignet et vient voir son grand-père à la recherche d’une aide.

Rumple est parfaitement conscient qu’il est dans un sort et il en veut à sa mère de l’avoir trahi à nouveau en le séparant de Belle. Il retrouve cette dernière et décide encore plus de se venger de Fiona. Oh bien sûr, avant de tuer sa mère, Rumple est à deux doigts de se laisser convaincre une fois de plus de changer de camp. Seulement, pour une fois, il prend la bonne décision. Je suis triste de voir Fiona disparaître, mais c’était une bonne fin pour une excellente méchante qui aura apporté un peu de piquant à la fin de saison (série ?). Certes, elle sortait de nulle part au dernier moment et c’est dommage, mais c’était efficace.

La mort de Fiona lève le sort, mais avant ça, elle s’est assurée que Gideon obéisse à son ordre de tuer le Savior. Oh c’est beau. J’ai cru à mon combat à l’épée pour le bingo, mais cet idiot d’Henri assomme Gideon avec le premier coup de sabre. Tout se met lentement en place pour en revenir aux images du combat final que nous connaissions déjà et qui était supposé avoir eu lieu en mi-saison quand Emma n’avait pas la bonne veste.

Regina comprend que Fiona a gagné : si Gideon tue Emma, alors la lumière disparaît. Si Emma tue Gideon, alors elle assombrie la lumière en elle. Bref, l’obscurité l’emporte et c’est con. Seulement, Regina sait aussi qu’Emma est capable de trouver une troisième solution, parce que c’est Emma. C’est le moment de la séquence émotions entre les deux actrices qui ne se donneront plus jamais la réplique à l’écran vu les départs de casting annoncés en fanfare depuis une semaine.

Pendant cet temps, Belle et Rumple partent à la recherche du cœur de leur fils, mais eh !, Belle se tord la cheville et est abandonnée derrière. Putain, l’inutilité chronique du personnage est à son comble, c’est honteux. L’idée est de laisser Gold tout seul avec le cœur de son fils pour lui permettre un dernier choix cornélien : sauver Emma en arrêtant son fils ou le laisser faire son travail et devenir le roi du monde. Il est en plein duel avec lui-même et prend finalement la bonne décision… ce qui ne sert a priori à rien.

Gideon arrive enfin en plein cœur de Storybrooke et le combat final peut enfin commencer. Voilà, je l’ai mon combat à l’épée ! Emma décide de se sacrifier, ce qui est le seul moyen de préserver la lumière quoi qu’il arrive. Gideon tue donc Emma, ce qui a l’effet escompté. Il disparaît dans la lumière et Emma meurt quelques dizaines de seconde, avant qu’un « je t’aime » d’Henri (et non pas Hook !) ne la ressuscite.

Quant à Gideon ? Il est rendu sous la forme d’un bébé à ses parents. C’est donc Belle qui nous introduit l’idée d’un « happy beginning », repris ensuite par une Snow toute souriante. C’est une magnifique fin de série, je ne pensais vraiment pas qu’ils y parviendraient vu comment ils étaient partis loin. Tous les royaumes sont reconstruits et même l’Evil Queen survit en fait à cette bataille finale et est demandé en mariage par un Robin que la série ne peut se payer.

Le montage musical qui suit est clair : les Charming vivent leur happy ending comme il se doit, de même qu’Emma et Hook (policiers de nouveau) ou Regina qui redevient reine. Quant à Henri, il retourne à l’école, rien que ça. Belle et Rumple entament leur nouvelle histoire d’amour au son d’Histoire Éternelle, et ça fonctionne toujours. Tout le monde finit donc heureux dans le bar de la ville, pour un dernier repas de famille, une fin très jolie s’il en est, malgré son incompréhensible et inexplicable référence à la Cène.

Cela est merveilleux, une fin parfaite. Comme toujours avec Once Upon a Time, cela est ruiné par l’arrivée de la petite fille du début d’épisode à Seattle. Elle vient frapper à l’appartement 815 (oh les feels du fan de LOST !) et annonce à un Henri adulte (donc recasté, alléluia !) qu’elle est sa fille et que sa famille a besoin de lui. Un reboot dans les règles de l’art s’il en est !

Et vous savez quoi ? Après tout ce temps, malgré toutes mes critiques, malgré des failles budgétaires énormes et une errance beaucoup trop longue de cette série, j’ai envie de croire à ce reboot. Oui, je le trouve merveilleusement introduit, oui, je pense qu’il y a matière à en faire quelque chose, oui, la série avait besoin de se débarrasser d’une partie de son casting et s’était toujours montrée incapable de le faire.

Si maintenant ils pouvaient aussi se débarrasser de Regina, Hook et Rumple, les seuls à rester je crois, pour repartir pour de vrai sur un nouveau casting et une toute nouvelle histoire, ils auraient l’occasion d’un nouveau départ réussi. Il est clairement voué à l’échec et ne devrait pas s’appeler « Once Upon a Time », parce que pour moi, nous venons d’assister à une fin de série et au lancement d’un spin-off.

Est-ce que je le regarderais ? Putain, oui, probablement parce que cette fin que je surnote m’a redonné un peu d’espoir et de croyance en la série… ouais, comme Emma qui a retrouvé sa croyance dans cet épisode. Don’t stop believing.

Fin.png

EN BREF – Quelle agonie pour la série et son casting que de parvenir à boucler cette saison 6 ! Le début de saison était une catastrophe qui ne paraissait réussi qu’en comparaison avec la saison précédente. Heureusement, le rythme a ensuite été un peu retrouvé avec des références à la construction de la première saison, avec une mi-saison réussie et avec un dernier arc (Fiona) un peu plus intéressant. Il était déjà néanmoins beaucoup trop tard pour sauver mon opinion et mon estime de la série. La lente et douloureuse agonie des saisons 5 et 6 ne s’effacent pas comme ça…

Heureusement, la fin de saison, qui marque la fin d’une ère au point d’être une fin de série, est incompréhensiblement réussie. Malgré ses défauts et son optimisme mettant sa crédibilité à rude épreuve, Once Upon a Time conclue son histoire sur une note plus que positive et me donne même envie de revenir pour la suite, plus motivé que ces deux dernières années. Incompréhensible, mais pourtant vrai. Il faudra bien du courage et de la chance toutefois pour que le nouveau casting et que les scénaristes parviennent à tenir plus d’une saison avec cette nouvelle histoire. Les reboots en cours de route ne fonctionnent presque jamais à la télévision américaine (allez, je vous accorde Charmed) et la série n’a pas de bases solides, mais une réputation catastrophique et des audiences moyennes.

On verra bien, je ne suis pas une fée, je ne vois pas le futur, moi.

American Horror Story (S06)

Avis : Deux ans que j’ai arrêté de suivre American Horror Story à la semaine, mais voilà, challenge séries oblige, je suis au rdv (avec 24 bonnes heures de décalage) pour le début de cette sixième saison, un mois tout juste après avoir fini la saison 5.

Je n’attends plus grand-chose de neuf de la série, même si certaines nouveautés de la saison dernière m’avait bien plu. J’ai échappé à tout spoiler, ce qui inclue les bandes-annonces qui, de ce que j’ai compris, étaient de toute manière construites de manière à ce qu’on ne soit pas spoilé. Je ne sais donc rien de cette saison, pas même les contrats renouvelés, ça me permettra un peu de surprises (bon, je mens, j’ai lu hier qu’un ancien de Glee et de Quantico allait débarquer, wouhou).

Alors du coup, difficile de faire une intro très originale, sachez juste que je regarde la série par habitude plus que par goût, donc j’ai tendance à la critiquer facilement ! Voilà c’est dit.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

 01.pngChapter 1 – 16/20
That was the worst night of our life

Crédibilité, après ma dernière phrase d’introduction, je mets un 16, normal. Alors attendez que je m’explique : j’ai trouvé que pour une fois, la série s’était vraiment renouvelée et c’est un peu ce que j’attends d’une série qui se veut anthologique quoi. Cette année, le style visuel, le rythme et les personnages confiés aux acteurs vont être différents. Paulson qui joue la blonde écervelée, c’est mieux quoi. Et puis, Lily Rabe. Et puis, pas mal de nouveaux acteurs aussi ! L’aspect documentaire n’est pas forcément ce que je préfère, mais au moins ça comble les interminables silences habituels et ça revivifie les temps morts. Le fait de ne pas connaître le thème m’a largement aidé aussi à entrer dans l’ambiance, car l’air de rien je me posais pas mal de questions et ça mettait en position active, là où d’habitude, je me demande juste si j’ai bien deviné ce qui allait se passer dans la scène. Voilà, c’était ce que j’avais à dire pour les aspects positifs que je n’attendais pas – plus – dans cette série. Rien que pour ça, ça méritait une bonne note. Maintenant que c’est fait, je peux en revanche largement nuancer : par expérience, chaque fois qu’une saison semble me plaire, elle se perd malgré tout en route et devient d’un ennui extrême en multipliant les sous-intrigues. Ce premier chapitre semble permettre exactement ce genre de dérives (c’est bon, je les vois d’ici les épisodes spéciaux Halloween sur les gens aux torches, celui sur les trois défigurés du début, celui sur le passé de la baraque, etc.) et ça me gave d’avance. Je ne compte pas le nombre de fois aussi où j’ai levé les yeux au ciel : la fausse-couche, cliché s’il en est, les répliques sur les flingues, le bain toute seule en extérieur, suivre une inconnue dans la forêt en abandonnant sa voiture… C’est bon, quoi. Qui fait ça ? Dernier point sur le documentaire : s’il a des aspects positifs, il peut aussi rapidement être chiant. Ce sera soit ils ont tous survécu et c’est une production hollywoodienne qui retrace leur vie, soit ils sont tous morts et ce sont des acteurs qui racontent leur histoire. Dans un cas comme dans l’autre, ça va sur le long terme présenter pas mal de défauts. Bon, cela dit, pour un lancement de saison, c’est plutôt réussi et je ne sais toujours pas bien ce que ce sera le thème de la saison, ce qui est très très positif : le savoir a tendance m’ennuyer profondément car je suis rarement attaché aux personnages en si peu de temps/si peu de profondeurs psychologiques. Là au moins j’ai un investissement à chercher ce que ce sera – parce que « inspirés de faits réels » me paraît un peu louche vu tout le côté fantastique/mythologie, je pense qu’il y aura autre chose. Donc ne me dîtes pas en commentaires, je ne doute pas que l’info était dans l’épisode, mais ça m’a pas encore marqué. Pfiou, c’est un sacré long commentaire par rapport à ce que je fais d’habitude, ça doit prouver que ça méritait une bonne note. À la semaine prochaine !

02.pngChapter 2 – 15/20
It’s amazing how long a person can rationalize the irrational.

Bien, ce second épisode confirme que la saison est sur une très bonne voie. Certes, j’en ai déjà marre de les voir se paumer dans les bois comme des boulets et la prévisibilité est très grande, mais il y a un vrai sentiment de peur qui est dégagé du jeu des acteurs. En fait, pour la première depuis cinq ans, les scénaristes essayent de nous faire peur et, rien que pour ça, j’ai envie de donner beaucoup de chances à cette flopée d’épisodes. Pour une série qui a le nom « horror » en titre, l’ambiance n’a jamais réussi à me faire flipper, c’est juste glauque. Là, la rythmique des plans est aussi haletante que les acteurs et il y a des jump scares plus ou moins bien trouvés disséminés un peu partout. À propos du rythme d’ailleurs, l’épisode ne dure que 38 minutes. Depuis le temps que je disais qu’il y avait dix bonnes minutes d’épisodes dans AHS qui ne servait à rien d’autre que des plans à rallonge… Ça me plaît beaucoup ce format réduit à environ quarante minutes, j’espère que ça va continuer. Le thème de la saison est loin d’être explicite par rapport à d’autres fois – on n’a même pas de générique ! – et c’est une excellente chose, car on est un peu plus perdu que d’habitude. De plus, c’est une excellente chose de ne se concentrer que sur un nombre réduit de personnages (3, 4 avec Flora), cela permet d’être beaucoup plus dedans que d’habitude, sans pour autant empêcher un casting important (grâce au à l’aspect documentaire notamment, c’est vrai). Je continue donc de craindre une baisse qualitative ou des flashbacks ennuyeux, mais pour l’instant, je suis accroché face à cette saison et c’est assez dingue, aussi inattendu qu’appréciable. Le cliffhanger final nous laisse incertain sur le sort réservé à Flora qui a rejoint son amie imaginaire, Priscilla. Bien, bien, bien. Allez pour la peine, je vais m’écouter la tchouk tchouk musique (désolé, mais ça casse bien le côté horrifique un nom pareil quand même !).

03.pngChapter 3 – 15/20
It was something from a nightmare

Toujours pas de générique, mais cette fois, « dramatic re-enactement » est écrit en début d’épisode : il semble confirmé que les acteurs sont ceux du « passé » alors que ceux du documentaire sont ceux qui ont vécu les événements. D’ailleurs, pour la première fois, cet épisode nous offre l’envers du décor du documentaire, avec notamment un journaliste pour poser les questions. Pourquoi pas. Lee, Shelby et Matt sont toujours en quête de Flora et ce n’est pas parce qu’ils ont appelé les flics qu’ils ne vont pas mener l’enquête par eux-mêmes dans les bois, allez comprendre la logique dans cette série. Cette saison confirme malgré ce genre de détails absolument pas crédibles qu’elle est l’une des meilleures, en ne se concentrant que sur quelques personnages, parant enfin l’un des grands défauts inhérents à chaque partie de cette grande anthologie. Cependant, ils ne nous laissent pas non plus le temps de nous attacher aux personnages qui se font enlever ou tuer et ça c’est une erreur : la mort de l’ex-mari de Lee ? Rien à faire, en fait. On enchaîne ensuite sur une histoire de spiritisme qui mène à la colonie perdue de Roanoke, comme les images à la fin de chaque acte l’indiquaient. Nous voilà donc embarqués pour une nouvelle histoire de fantômes, grand classique de la série. L’épisode est parfaitement maîtrisé, l’écriture est digne des films d’horreur à la mode, le Croatoan est un classique américain, le casting paraît meilleur que d’habitude (ce rôle de Lady Gaga, génial) et même les flashbacks semblent mieux fichus que d’habitude. Je reste suspicieux, je me souviens avoir aimé le début de saison 4 et particulièrement été déçu par ce qui suit Halloween, mais franchement c’est bien parti et le rythme y est, dans des épisodes qui ne s’attardent pas plus de 42 minutes.

04.pngChapter 4 – 13/20
Croatoan, it’s the third time I heard that name. I don’t understand.

Apparemment, Shelby ne connaît pas Google (oui, je recycle les commentaires que je fais sur TVshow time, j’avoue). Moi, quand je connais pas un mot, je vais sur Google. Non ? L’épisode commence un peu mieux que d’habitude avec l’attaque de « Mr Piggy » (c’est vraiment son nom ?), mais ça retombe assez vite bizarrement. On erre ensuite un peu ensuite, ils m’ont perdu en cours de route, surtout une fois dans les bois. Cet épisode part dans les méandres des flashbacks explicatifs inévitables et du coup, c’est vrai que j’ai rapidement décroché sur de nombreuses scènes qui ne parvenaient pas à bien capter mon attention. Ça reste un bon épisode par rapport à ce qu’a pu proposer la série dans d’autres saisons. J’espère quand même que cette pause ne s’éternisera pas ou qu’on verra un peu ce qu’il advient de Lee maintenant qu’elle est arrêtée. Quoiqu’il en soit, il faut bien que je reconnaisse à nouveau que j’aime vraiment beaucoup Lady Gaga. Déjà l’an dernier, son rôle de la comtesse était cool et m’avait convaincu niveau acting (pas comme d’autre si j’en crois les commentaires sur mon article de la saison 5), mais cette fois, personne ne pourra plus dire qu’elle ne joue pas. En effet, son personnage est aux antipodes de ce qu’était la comtesse en étant cette fois assez primaire, même si du coup, on en revient à une addiction au sexe. Rien de bien original pour AHS, sauf que Lady Gaga le joue plutôt bien. Je peux comprendre qu’on n’aime pas cela dit, mais moi, elle m’a sauvé mon épisode cette fois ! Quant à l’absence d’Evan Peters malgré son nom au générique, il m’apparaît de plus en plus évident que c’est qu’il est derrière le masque de cochon de Mr Piggy. Allez, une petite révélation de son visage pour Halloween ? Je lance le pari, ça me coûte rien !

05Chapter 5 – 18/20
You should’ve never bought that house

La force de la contradiction. Combien de fois me suis-je plain des épisodes hors sujet et des flashbacks d’American Horror Story ? Après autant de fois que de flashbacks tout au long de la série. Et pourtant, cette fois, c’était vraiment intéressant de revenir aux origines de la maison au centre de cette saison. En plus, ça ne dure qu’un tiers de l’épisode, mais ça ne m’aurait pas dérangé que ça se prolonge un peu. Bref, Evan Peters est de retour dans un rôle sacrément diminué par rapport à ce qu’il fait d’habitude, mais ce n’était pas spécialement dérangeant. Ce n’est pas le seul retour dans le casting cette semaine et comme il n’y a que des acteurs que j’aime bien dans cet épisode (excepté Paulson lalala), ça passe très bien. Cet épisode est assez bizarre en terme de construction, passant d’une période à l’autre, pour ensuite osciller entre Lee et le couple. Le rythme est donc excellent, les jump scares réussis, le jeu d’acteur et le développement vraiment bon. Les défauts habituels de la série sont toujours là bien sûr, mais ce côté reportage et l’histoire permettent de les dépasser un peu. Cette saison poursuit de manière improbable sur sa bonne lancée pour l’instant et je crois que j’ai rarement autant aimé un épisode de cette série. Je m’inquiète bien sûr énormément sur ce que va nous réserver la suite maintenant qu’une grosse partie de l’intrigue est terminée. Cette première mi-saison était en tout cas réussie et ça me rassure pour le mois de diffusion qu’il reste : même si c’est moins bon ensuite, ça sera quand même un bilan plutôt positif qui me donne presque envie de voir la saison 7, confirmée récemment.

06.pngChapter 6 – 17/20
Fuck you Sidney, fuck you, mother fucker.

Oh mon dieu, mais qu’est-il arrivé à leurs chevilles ? On passe donc de l’autre côté, avec un documentaire nous montrant cette fois les coulisses de la préparation d’une nouvelle émission de télé-réalité dans la maison hantée. C’est juste hyper décevant du coup, même si j’apprécie de voir un peu plus Lily Rabe, les raisons du retour à Roanoake ne sont pas crédibles du tout et c’est dur de passer au-dessus de ça. Bon, la mise en abîme, la critique de la télé et de la société, le méta… tout ça sont des thèmes que j’adore, mais franchement, j’avais plutôt l’impression d’être dans un bon humour à la Glee. Et puis, sorti de nulle part, Mr Piggy m’a donné le sursaut de l’année (et pourtant, c’était probablement prévisible !). Du coup, j’ai beau avoir détesté la première moitié de l’épisode, cette scène, suivi de mariage totalement improbable d’Evan Peters et Sarah Paulson. Du coup, même si c’est n’importe quoi, je suis juste tellement mort de rire que le côté peur passe bien quand il surgit. C’est fun, c’est définitivement n’importe quoi et clairement pas l’American Horror Story que j’attendais, mais bizarrement je suis plus dedans que d’habitude beaucoup plus que d’habitude. Il est brillant d’avoir passé une moitié de saison à nous avoir habitué à ses personnages et à la certitude que tout le monde survivait… pour nous retirer ça subitement ! Il aurait mieux valu faire l’annonce après la première mort, mais c’est juste un principe de base excellent et accrocheur. J’ai tellement changé d’avis en cours d’épisode que j’ai décidé de surnoter cet épisode, surtout qu’ils ont osé retirer Evan Peters aussi rapidement… Les fans vont hurler, moi, je trouve ça vraiment bien joué de leur part !

07.pngChapter 7 – 18/20
I know that I’m about to die and I want the world to know exactly who was responsible for my murder

Le slasher continue et on nous le rappelle dès le début d’épisode en passant de l’autre côté de la caméra. C’est une excellente idée pour entamer ces quarante minutes que de nous montrer un massacre en coulisses, cela explique aussi pourquoi personne n’intervient pour les aider. La psychose s’installe peu à peu dans la maison où tout le monde passe son temps à filmer. Les angles de vue choisis sont du coup assez passionnants d’un point de vue réalisation, car ils tentent d’imiter au plus près la télé-réalité. Les personnages qui sont acteurs commencent à comprendre que la maison est bel et bien hantée (mais en revanche, faut qu’on m’explique comment le premier tournage a pu avoir lieu sans problème). C’est un vrai plaisir, j’en arrive même à oublier parfois qu’un seul d’entre eux survivra. Le mystère reste entier : je pensais que Shelby ne passerait pas l’épisode, mais finalement, c’est elle qui est une meurtrière et explose la tronche de Matt, elle a ses chances de terminer en vie. En tout cas, au rythme où ça va, je ne sais pas s’ils tiendront encore trois épisodes car celui-ci était extrêmement sanglant et vif. Jamais une saison d’American Horror Story n’aura été aussi efficace, car jamais encore ils n’avaient proposé un tel slasher. Et à la différence des autres que j’ai pu voir, on a eu le temps de s’attacher aux personnages. Je trouvais que c’était un défaut en début de saison de savoir qu’ils survivraient tous,  et finalement c’est tout l’inverse.

08.pngChapter 8 – 16/20
She’s way too self-centered to commit suicide

« Bon alors qui va mourir dans cet épisode ? » C’est assez agréable de commencer un épisode de série d’horreur sur cette pensée et en sachant que personne dans le casting ne va s’en tirer : on est sûr d’être servi autant dans le gore que dans le stress. C’est moins cool de le commencer en sachant que la meilleure actrice y est passée la semaine dernière : la vraie Butcher est ainsi moins terrifiante que l’actrice qui était chargée de l’incarner. Bon, c’est vrai qu’en terme de temps passé à l’écran, c’était un calcul gagnant, mais c’est un peu dommage dans le fond niveau crédibilité de l’histoire. Bon, cela dit, c’est un point que je leur pardonne assez vite vu la qualité globale de la saison. L’épisode est une fois de plus plutôt sympa, surtout que Shelby se suicide alors que je la voyais bien être dans les deux derniers à survivre. Cette partie de l’intrigue était plutôt marrante, mais pas bien exceptionnelle pour autant. J’ai préféré ce qu’il se passait du côté de Lee cette semaine, qui séduit son bourreau pour réussir à s’enfuir… et mieux revenir dans la maison hantée. Les personnages font pas mal de va-et-vient dans cet épisode, entre les différentes pièces et l’extérieur, mais finalement deux d’entre eux meurent. C’est assez sadique comme mise en scène et comme écriture, avec des survivants qui passent plus de temps à faire face à leurs amis (et famille) morts qu’à chercher un moyen de se barrer. Le jour s’est finalement levé et je me demande de quoi seront faits les deux derniers épisodes de cette saison, même si l’explication fournie pour rallonger l’intrigue passe plutôt bien. Enfin, cela dit, je préfère passer pas mal de temps en prison pour meurtre (que techniquement elles ont commis après tout) que de me faire tuer dans cette baraque. Certes, son boulot d’actrice est foutu, ben cool, tu peux toujours faire être un autre boulot et au moins tu vis. Bon, en tout cas, je comprends mieux pourquoi cette saison est plus courte que les autres et c’est tout bénef’ d’avoir moins de temps mort qu’avant !

09.pngChapter 9 – 20/20
You can’t just Google Map the Roanoke House

Bien, American Horror Story aura su me surprendre tout du long cette année avec l’ajout de trois jeunes dans le délire Roanoke cette semaine. C’est un grand classique de la série de s’éparpiller dans de nouvelles intrigues en cours de route, mais le gros avantage cette année, c’est que chaque ajout était vraiment lié à la thématique… et surtout que chaque ajout ne survit pas à l’épisode. Il n’est pas question de flashbacks déconnectés de l’histoire au cours de cette saison, tout est vraiment lié là où d’habitude les liens ont du mal à me convaincre. C’est l’avant-dernier épisode et il est inutile de préciser une fois de plus que j’adore cette saison. Elle n’est pas exempte de défauts évidemment, la nuit tombant bien trop vite dans cet épisode et les personnages agissant tous de la manière la plus stupide possible depuis le départ (y compris et surtout ces nouveaux adolescents). Oui, mais pour une fois, je reconnais que le casting est tout simplement génial, chaque ajout d’acteur étant une réussite avec quasiment l’ensemble de ceux que j’aime dans cette série enfin réunis (il n’y a que Paulson qui est toujours là, mais même elle j’ai fini par l’apprécier dans ce rôle un peu moins insupportable que d’habitude). Maintenant que tout cela est dit, inutile de préciser que cet épisode est totalement traumatique. L’ensemble du casting restant est complété par ces trois nouveaux personnages et il est temps de savoir qui survit à ces trois jours en Enfer, déjà. C’est inattendu car je pensais qu’on finirait l’épisode sur deux survivants pour savoir qui y passerait seulement la semaine prochaine. Les scénaristes prennent l’excellent parti de nous surprendre – et en tout cas moi ils m’ont eu – en tuant tout le monde dans celui-ci. Il ne reste qu’Audrey et Lee qui tentent de s’entretuer et c’est finalement Audrey qui y passe dans un excès de rage. C’est con, c’est très con. Chapeau bien bas à Adina Porter pour sa prestation de Lee, que ce soit pendant la possession par la Butcher ou au réveil, traumatisée, elle a su me convaincre encore cette semaine. Je l’ai toujours trouvé bonne actrice, mais cet épisode est l’un de ses meilleurs – mais c’est aussi l’un des meilleurs de la série, qui manque juste d’un vrai jump scare. Il faut bien que j’avoue avoir détourné le regard une ou deux fois, juste au cas où, l’angoisse étant montée et ne voulant pas savoir quel horreur allait encore se produire. D’ailleurs, je me refuse à voir le trailer de l’épisode 10 pour me garder un maximum de surprise de ce type et je suis donc très intrigué par ce que nous réservera le dernier épisode de la saison. Même s’il est mauvais, ce ne sera pas bien grave car cette année aura réussi l’exploit de me faire aimer une série que je critique violemment depuis le début. Il faut que j’arrête de le répéter, ça fait deux mois maintenant, mais je ne m’y suis toujours pas fait. Dernier point dont je souhaite parler cette semaine : l’épisode ne durait que 36 minutes et mon dieu, j’aimerais que ça inspire d’autres séries (coucou Walking Dead). Malgré cette durée raccourcie, j’ai eu l’impression d’un épisode complet et long, parce que l’angoisse y était, certes, mais aussi le rythme. L’épisode aurait pu être plus long, c’est vrai, en ajoutant les traditionnels plans interminables et gros plans qui font soit disant la qualité d’une série ces dernières années. Je suis bien content qu’AHS prenne le parti de les virer pour fournir un produit réussi. J’ai parfaitement conscience que c’est la surprise de voir tant de qualité en saison 6 qui me font apprécier autant ces épisodes et que je surnote un peu, mais franchement, c’est avec plaisir.

10Chapter 10 – 18/20
You stupide f*ckers, you deserve to die.

Et bien cette saison se termine de la meilleure des façons en divisant ce dernier épisode en plusieurs mini-documentaire comme on peut en voir tous les jours (soirs ?) à la télé et sur Youtube. En repartant sur un premier acte flashback des conventions de l’émission Roanoke Nightmare, la série critique assez ouvertement les excès des fans et les réactions extrêmes que peuvent provoquer de simples épisodes. La parodie est un peu poussive, mais fonctionne plutôt bien et finit limite par foutre des frissons. Le second acte est l’extrait d’un documentaire nommé « Crack’d » qui permet de boucler définitivement les pistes laissées ouvertes par le chapitre 9. On enchaîne ensuite avec le retour annoncé en grande pompe de Lana Winters, que je craignais vraiment. Je ne voyais pas l’intérêt de lier les saisons comme ça, mais c’était finalement moins dérangeant qu ce à quoi je m’attendais. L’acte suivant est un nouveau massacre a priori totalement inutile durant la blood moon. Les personnages de Spirit Chasers ne sont pas franchement introduits et l’on s’en fiche pas mal de les voir mourir, malgré un bon jump scare. La quête de Flora qui ramène Lee dans la maison n’est pas tout à fait ce que j’espérais. J’en ai marre de la Flora, c’est vrai, cependant je reconnais que ça construisait la fin horrifique idéale et un ultime développement psychologique destructeur pour Lee, qui décide de se suicider pour sa fille. La fin pour le personnage est plus poétique que ce que j’aurais pu penser et met un terme à la saison en tuant la dernière des personnages à la base de cette saison. Le cliffhanger est un brin prévisible, mais pas dérangeant du tout.

11

EN BREF – Je sais que le monde entier s’extasie devant et encense Black Mirror, mais franchement cette saison d’AHS aura fait bien plus dans la critique des médias et des technologies pour moi, tout en proposant un double slasher définitivement efficace. Jamais AHS ne m’aura autant plu que dans sa constante réinvention en cours de saison sans perdre de vue l’essentiel, à savoir la volonté de construire une horreur unique et non plurielle comme à son habitude. C’est avec plaisir que je reviendrai voir cette saison  qui possédait tous les éléments nécessaires au frisson, accompagnés de parodies murphyesque totalement loufoques et excessives, comme à son habitude. Le travail de photographie est excellent et sublime, le jeu des acteurs vraiment bon cette année et le rythme n’a jamais été aussi vif dans la série. Gros coup de cœur de ce début d’année et de mon Challenge Séries 2016, je ne m’attendais vraiment, vraiment pas à ça en commençant cette saison, mais je l’ai répété à chaque épisode alors je crois qu’il est temps de mettre un point final à cet article !

That ’70s show (S06)

Avis : Après une saison 4 un peu trop lente et une saison 5 un peu trop géniale, je ne pouvais qu’enchaîner sur la six avec tout un tas d’espoir. L’avantage de Netflix, c’est que 12 secondes suffisent pour passer de l’une à l’autre.

Je ne sais pas trop quoi attendre de cette saison sinon de nouveaux changements : le diplôme est passé, Fez est marié, Donna et Eric se sont installés ensemble. Il est peu probable de les voir aller à la même université et cela va compromettre automatiquement la dynamique de base de la série, je suis curieux de voir comment tout cela va être géré.

Il y a de toute évidence un univers de possibilités offert et c’est aussi pour ça que je n’ai pas traîné à lancer la suite.

Note moyenne de la saison : 16/20

s052
On partait donc de là…

Épisode 1 – The Kids Are Alright – 19/20
I’m married to Eric’s slutty sister.

L’épisode démarre avant même que l’été ne soit passé. Donna & Eric ne vivent pas encore ensemble, Jackie n’a pas encore choisi entre ses deux prétendants et Laurie est partie en lune de miel sans Fez… et s’est fait une jolie chirurgie esthétique de visage (je déconne, ils ont juste changé d’actrice et je suis trop triste). Jackie choisit finalement Steven, mais celui-ci est passé à autre chose, ce qui nous amène à Jackie fantasmant une scène de Grease avec lui. Eric en arrive à l’horrible conclusion qu’il doit rester chez ses parents quand il se rend compte que ceux-ci ne peuvent pas gérer les conséquences de la crise cardiaque de son père. Donna s’en ira donc seule bien que les deux soient toujours amoureux. La saison part sur une base très prometteuse avec cet épisode qui développe bien les personnages dans de nouvelles directions.

Épisode 2 – Join Together – 16/20
It’s gonna be so hard going to college without you.

Jackie tente désespérément d’attirer l’attention de Steven pour se remettre avec et wow, ça en fait de la nudité d’un coup. Donna et Eric, d’ailleurs, n’arrêtent plus de coucher ensemble pour en profiter avant le départ de celle-ci alors que Fez tente désespérément de trouver un moyen de coucher à nouveau avec Laurie (ils ont au moins choisi une actrice qui ressemble vraiment beaucoup à la première dans les mimiques). Kelso quant à lui décide de mettre Jackie et Steven ensemble, juste parce que. Et alléluia, contre toute attente ça fonctionne. Enfin, Red n’assume pas trop ses sentiments envers son fils et ne sait pas comment le remercier, ce qui créé de nouvelles tensions peu problématiques dans l’ensemble.

Épisode 3 – Magic Bus – 18/20
Happy birthday, dumbass.

Donna se barre à l’université le jour de l’anniversaire d’Eric. Bim. Sans surprise, celui-ci a du mal à la laisser partir, d’autant que ses parents ont d’autres problèmes à gérer que célébrer sa naissance, à commencer par la reprise de leurs activités nocturnes. C’est bien pour ça qu’ils ne lui préparent pas de surprise et comme ce n’est pas suffisant, elle lui avoue devant tout le gang. Difficile journée pour Eric qui commence par un réveil gueule de bois en robe et se termine par le départ de Donna… qui reste avec lui.

Épisode 4 – The Acid Queen – 14/20
Do I know you?

Kelso a couché avec une fille à un concert et il la retrouve, mais elle nie totalement les faits. Steven a le malheur de dire devant Jackie que Brooke, cette fille qui est en fait une amie de Donna, est canon. Évidemment, Jackie s’énerve, mais pas autant que Kelso qui craint que le Secret Hot Girl Club lui résiste désormais. Jackie récupère son pouvoir de contrôle sur Hyde en lui concédant une petite victoire grâce aux bons conseils de Kitty et Kelso n’arrive pas à se débrouiller de Brooke, qui finit par reconnaître avoir couché avec lui… parce qu’elle est enceinte.

Épisode 5 – I’m Free – 16/20
I’m sorry I just don’t want you to be the father of my child

Évidemment, quelqu’un vient vérifier l’authenticité du mariage de Fez tandis que Kelso ignore totalement la grossesse de Brooke, car c’est ce qu’il fait de mieux, mais ce n’est pas au goût de Jackie et Donna. Cela dit, ça va très bien à Brooke qui le libère de ses obligations, sauf que Kelso s’inquiète quand même au grand désespoir de la mère de son futur enfant. Quant à Fez, l’intrigue de l’immigration est géniale et permet de bonnes blagues et quiproquos.

Épisode 6 – We’re Not Gonna Take It – 14/20
It’s okay the guy from last night was married too.

Bob se fait larguer et Eric se fait alors virer par Joanne. Du coup, Kelso et Eric se battent pour obtenir le même travail dans le but de soutenir leur famille respective, même si celle de Kelso est en cours de construction. Le job est un job de serveur à l’hôtel où travaille déjà Kelso et Hyde, c’est donc parfait pour compliquer encore un peu le tout et permettre une compétition vite expédiée par le talent d’Eric. Du côté de Fez/Laurie, c’est en route vers le divorce qu’ils apprennent que Kitty a prévenu la famille. C’est une pluie de cadeaux de mariage qui s’abat sur eux tandis qu’Eric et Kelso parviennent à obtenir tous les deux un poste de serveur.

Épisode 7 – Christmas – 15/20
Bitchiness is the only language cheerleaders understand

Sobrement intitulé Christmas, cet épisode n’est rien d’autre qu’un épisode de… Noël ! Je sais, c’est incroyable. Kelso continue d’harceler Brooke sur son lieu de travail pour lui prouver qu’il peut être un bon père et la fête de Noël de leur ancien lycée occupe toute la bande, surtout Jackie qui veut récupérer son poste de cheerleader. Les mecs se sentent cools maintenant qu’ils ne sont plus au lycée, au point qu’Eric oublie d’aller chercher Donna (encore). De son côté, Red joue au père Noël, ce qui est la pire des idées (et donc la meilleure d’un point de vue scénaristique). La fin de l’épisode est sympa et donne envie d’être en décembre, ça un vrai côté Noël.

Épisode 8 – I’m a Boy – 13/20
You’ve got to understand: I’m the man of the house.

Eric passe ses journées à dormir pour soit disant rattraper sa fatigue du boulot, mais il en abuse un peu. Cela lui permet de se défiler d’autres tâches et c’est à Fez de conduire Red à ses rendez-vous. De son côté, Kelso continue de draguer Brooke et lui propose un rencard, qui se transforme en double-rencard avec Jackie et Hyde. C’est sûr que c’est une idée catastrophique rien que sur le papier, donc c’est parfait venant de Kelso. L’épisode est sympa, mais j’ai un peu décroché devant, il est cool de voir la situation Brooke/Michael évoluer vers une pseudo romance. Oh, et Eric pose une date pour le mariage, donc ça c’est fait.

Épisode 9 – Young Man Blues – 15/20
Why? You’re watching me living my life. It’s better than a movie.

Kelso intègre la police, enfin ! Il était temps que la série avance de ce point de vue-là, car les personnages semblent coincés à jamais dans le sous-sol des Forman et c’est un peu dommage bien que compréhensible de voir la série s’encroûter et se fermer des portes. De son côté, Jackie se retrouve à jouer les grandes sœurs pour une gamine, Colette, assez insupportable. Enfin, Eric se retrouve à travailler la plomberie de la maison et tous ce qu’il y a à réparer car Red ne peut pas le faire pour son cœur. Les situations de base se mêlent assez bien les unes aux autres et ça donne un épisode marrant !

Épisode 10 – A Legal Latter – 13/20
Yeah! Michael’s the look, Steven’s the brain and you… Your house have food.

Kelso devient paranoïaque car il a peur d’être le larbin de sa classe à l’école de police ce qui l’amène à entrer par effraction dedans pour vérifier si c’est le cas ou pas. Stupide Kelso, comme d’habitude. Fez s’apprête à passer les tests pour avoir sa green card et c’est Red qui l’entraîne en lui apprenant l’histoire des États-Unis. Tout cela est bien drôle mais ça ne sert à rien car il s’autodétruit tout seul en draguant l’employée malgré son mariage. Il finit par l’avoir malgré tout et du coup l’épisode est drôle mais pas des plus crédibles.

Épisode 11 – I Can See for Miles – 14/20
Don’t you think it’s a little odd for a man to give pair of shoes to another man.

Red reçoit une paire de chaussure de Bob, ce qui lance une intrigue un peu étrange et pas si drôle sur les complexes de Red. Donna et Eric préparent leur mariage, Kelso continue sa relation avec Brooke qui a désormais un bon baby bump. Je m’attendais à voir cette intrigue avortée par une fausse couche (oh ce mauvais jeu de mots, désolé) et je suis surpris de voir que ça a tendance à s’installer sur la durée. Enfin, Jackie redécore la chambre de Steven en rose sans comprendre que ça ne lui plaise pas. C’est vrai, il est si difficile ! Pourtant, lui comme Red se font à ses nouveaux cadeaux. Eric et Donna volent le van de Kelso et le crashent sans même s’en rendre compte, ce qui lui créé bien des ennuis avec Brooke. L’épisode remonte un peu le niveau par rapport au précédent, mais on n’avance pas trop et les blagues sont pas des plus drôles.

Épisode 12 – Sally Simpson – 16/20
I love things that makes a lot of noise: guns and boys.

ALYSON HANNIGAN! Meilleure guest-star possible pour me remotiver après une série d’épisodes un peu moins bons. Dans celui-ci, Red est encore stressé et les médecins envoient un expert vérifier chez les Forman ce qui peut bien provoquer ses problèmes de tension. Et il y installe une caméra, ce qui donne l’occasion de jolis plans. Kelso quant à lui essaye de faire en sorte que Suzy, une amie de l’école de police, finisse avec Fez. J’avoue que je ne peux que comprendre Fez quand il dit que c’est la femme qu’il a cherché toute sa vie, car elle est fun (bon un peu trop porté sur les armes, j’avoue)… Pas de chance : elle est sur Kelso. L’épisode se termine sur un Fez énervé après Kelso, ce qui est plus ou moins un cliffhanger.

Épisode 13 – Won’t Get Fooled Again – 16/20
I don’t want to hurt animals, just people.

Alyson Hannigan est toujours là ! J’avais totalement oublié qu’elle avait passé un bout de temps post-Buffy à être guest-star partout. Donna a oublié de prendre sa pilule et Fez boude toujours Kelso, que Suzy aime toujours autant quant à elle. Comme ce sont les années 70, Donna se pense enceinte et ne peut y faire grand-chose, ce qui ramène un vieux conflit sur le devant de la scène : Eric l’imagine rester à la maison parce qu’elle sera maman et ça ne lui plaît pas. Évidemment, elle n’est pas enceinte et évidemment, Fez et Kelso se réconcilient en se dénonçant l’un l’autre comme marié/futur papa auprès d’une Suzy évidemment révoltée.

Épisode 14 – Baby Don’t You Do It – 16/20
Well, see, you don’t do the do/don’t thing if you don’t have problems, which you do.

Suite à leur peur de l’épisode précédent concernant une grossesse possible de Donna, les parents décident que leurs enfants ont besoin de conseils religieux avant leur mariage, ce qui bizarrement n’enchante vraiment pas Eric et Donna. Par ailleurs, Kelso ne réussit pas brillamment ses études à l’école de police et le cache à Brooke qu’il veut impressionner. Le plus drôle reste la fin où Donna décide de ne plus avoir de relations sexuelles avant le mariage pour en faire un jour spécial. L’idée est bonne… et nous renvoie des saisons en arrière où Eric va être en manque et blablabla.

Épisode 15 – Who Are You ? – 16/20
 Your mom called last Tuesday.

Bon, ça ne manque pas : Eric est en manque et il est insupportable à nouveau alors que la mère de Jackie est de retour en ville grâce à l’aide de Bob, qu’elle drague avec excessivité. Red n’est pas franchement mieux et en craque pour cette Pam sortie de nulle part avec son bronzage mexicain, et je ne peux qu’être du côté de Jackie pour une fois. Quant à Kelso, il est muté dans une nouvelle école de police après avoir enflammé la précédente, mais il décide de rester par peur de partir et soi-disant pour Brooke alors qu’il est simplement nostalgique avant même le départ et craintif de ne pas se faire d’amis. Pourtant, l’épisode s’achève sur son départ dans cette nouvelle école et laisse en plan l’intrigue Bob/Pam, qui promet donc de servir encore quelques autres épisodes après cette scène de jacuzzi digne de Loft Story et Loana.

Épisode 16 – Man with Money – 15/20
Oh I’m sorry I said you smell like booze from a mile away

La mère de Jackie continue à attirer tous les mecs dans ses filets : Red, Eric, Steven, Kelso et bien sûr Bob sont à ses pieds et font bien exprès de s’habiller sur leur 31 quand les Forman font une fête. Donna et Jackie décident quant à elles de séparer Bob et Pam. Il n’aura pas fallu bien longtemps à Pam pour s’imposer comme un excellent personnage pour la série. Elle redynamise surtout le couple Kitty/Red, avec la machine mesurant le cœur de Red qui s’emballe chaque fois qu’il voit Pam… ou plutôt Bob, en fait, comme le révèle la fin (prévisible) de l’épisode où ce dernier réaffirme son autorité sur sa fille et sa relation avec Pam.

Épisode 17 – Happy Jack – 14/20
Why don’t you just do it at the bus station like the others degenerate?

Donna (et Jackie) surprend Eric en train de se masturber après avoir regardé des photos de Pam en bikini. Je vous l’avais dit que ça allait être insupportable de le voir priver de relations à Donna ! Cette dernière se précipite vers Kitty pour avoir des conseils, comme d’habitude. Malheureusement pour eux, Hyde et Fez ratent la situation qui se dégénère en rendant visite à un Kelso moustachu à l’école de police. Et oui, celui-ci a beaucoup changé et en arrive même à confisquer la drogue de ses amis qui, pour se venger, décide de le raser à la Hitler. De bonnes blagues, mais des longueurs dans cet épisode qui manque parfois de crédibilité (la relation Donna/Kitty notamment).

Épisode 18 – Do You Think It’s Alright ? – 16/20
Trust me your business is the last place I want to put my nose on

Les préparatifs du mariage de Donna et Eric continuent enfin, il faut bien s’y mettre s’ils veulent que ce soit prêt pour l’épisode final qui approche. Red, lui, se met à lire les livres à l’eau de rose de sa femme et conseille son fils pour lui éviter les interminables achats pour le mariage. Bien vu. Évidemment Donna comprend ce qu’il se passe, grâce à Hyde, et se venge en l’envoyant faire les achats avec Jackie : brillant plan. Et comme rien ne reste secret dans cette maison : Fez révèle à Kitty que Red lit ses livres, mais cela lui convient plutôt bien, vu les conséquences.

Épisode 19 – The Substitute – 17/20
I have the skins of a 25… who smokes.

Seth Green est de retour ! Si ce n’est pas juste parfait si peu de temps après Alyson Hannigan. Tant que je suis dans les commentaires de casting… Y a moyen que Kelso perde sa barbe ? Bon. Pam refuse l’invitation de Bob à s’installer chez lui en révélant qu’elle voit en fait quelqu’un d’autre. Sur les bons conseils de Jackie, elle change d’avis et s’installe finalement avec. Mitch squatte le groupe, drague Donna, l’embrasse et s’entend à merveille avec les parents d’Eric. Le seul problème, c’est qu’il traîne avec eux grâce à un odieux chantage et Eric tente de s’en débarrasser… Y a pas à dire ces guest-stars sont géniaux et remontent le niveau.

Épisode 20 – Squeeze Box – 18/20
You have the right to remain BURN.

Alors qu’ils l’aident à déménager, Hyde et Red surprennent Pam seins nus et elle s’en fiche pas mal, contrairement à eux qui passent l’épisode à s’en remettre (ou plutôt à ne pas s’en remettre, justement). Eric révèle quant à lui qu’il a eu un flirt avec une fille pendant que Donna sortait avec le frère de Michael. C’est con car Donna voulait bien lui faire l’amour, encore. Mitch comme Kelso, Red et Hyde sont absolument géniaux dans cet épisode et à mourir de rire alors qu’Eric était juste insupportable comme toujours. Le coup des rencards pendant un laps de temps couvert par la série est moyen quand même, mais le reste fonctionne vraiment à merveille et l’intrusion de Mitch dans le groupe est une très bonne chose.

Épisode 21 – 5:15 – 15/20
G.I Jacques… It does exist.

Mitch réussit à avoir Donna comme rencard pour un mariage quand Eric lui interdit de le faire. Tout le monde ou presque s’y retrouve : Jackie s’y rend avec Fez, Mitch avec Donna et Eric fait le service alors que Fez (Ferrari) tente de draguer Rachel Bilson (elle est décidément partout). Pendant ce temps, Red s’est fait installer le câble que Steven détourne pour voir du porno, Kitty invite Kelso et Brooke à un cours sur la natalité. C’est cette dernière intrigue qui s’avère étrangement la plus drôle, même si je continue d’adorer le rôle donné à Seth Green.

Épisode 22 – Sparks – 17/20
You there’s gonna be a time when you’ll look down at that and you will think it’s funny

Red achète un canoé avec l’argent que Kitty gardait pour le cadeau de mariage d’Eric et Eric déchire la robe de mariée de Donna par accident. Bien joué. Sans que les préparatifs n’aient joué une part très importante de la saison, le mariage est effectivement très proche pour ces deux-là et il est sympa de voir enfin quelques intrigues autour du mariage. Le canoé n’a pas besoin de beaucoup de temps pour être le nouveau jeu comique de Kelso, Fez et Hyde. Cependant, cette intrigue n’est pas la meilleure de l’épisode : définitivement, Eric qui détruit étape après étape la robe de Donna est bien plus drôle.

Épisode 23 – My Wife – 16/20
I spent another afternoon in front of the mirror then I realized it was time to get dressed

C’est l’heure de l’enterrement de vie de jeune garçon pour Eric, organisé par Hyde. Jackie n’étant pas le genre à aider les autres, c’est Kitty qui se charge de l’enterrement de vie de jeune fille. Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule : Donna propose à Eric de vivre dans une caravane minuscule et lui fait découvrir celle-ci devant tout le groupe. Cela mène à une scène bien drôle de Fez aux toilettes puis à des retrouvailles avec Casey. Les garçons finissent l’épisode dans un strip-club… et les filles aussi, avec la surprise de voir Casey sur scène pour animer le show. Pour la première fois depuis longtemps, Eric parvient à me ramener de son côté en s’inquiétant de son avenir avec Donna qui a toujours voulu partir de Point Place mais décide finalement de s’y rester.

Épisode 24 – Going Mobile – 18/20
Yeah we met. It didn’t go very well.

Sans qu’on ne sache trop comment, nous voilà donc la veille du mariage et Eric n’a pas encore de témoin. Voilà qui est crédible. Bref, peu importe : l’intrigue se centre toujours sur la caravane de Donna et Eric que leurs parents découvrent. De son côté, Kelso rencontre sa belle-mère à coup d’insultes alors que Fez et Hyde essaye de déterminer qui sera le témoin d’Eric. L’épisode est terrifiant car son humour retombe dans deux scènes totalement dramatiques : Kelso qui comprend que Brooke sera plus heureuse à Chicago, Eric qui ne se pointe pas pour le mariage après que les scénaristes nous aient fait croire au départ de Donna, qui a finalement changé d’avis et s’est pointé. Bien, encore un mariage parfait dans une série américaine.

Épisode 25 – The Seeker – 18/20
The wedding is cancelled because Eric is… gay.

Le mariage est donc annulé sans qu’Eric n’ait laissé le moindre message pour Donna et tout le groupe doit gérer cette disparition imprévue. Ça, c’est fait. Midge est de retour pour soutenir sa fille ! Alléluia ! C’est génial de la revoir et elle est toujours aussi drôle. Par ailleurs, Kitty fait une révélation fracassante à Steven : la personne qu’il pensait être son père n’est pas son père et il n’y a bien que Kitty et Jackie pour s’en réjouir. Tout ça ressemble presqu’à un premier épisode de saison tant les dynamiques sont redéfinies d’un coup par cette absence d’Eric. Son retour fait une super scène de pardon de la part de Donna qui ne peut que trop bien comprendre les sentiments de son ex-futur époux. Voilà qui pose tout un tas de piste pour une saison 7 et qui arrive à convaincre de revenir pour plus.

 s06

EN BREF – Cette saison 6 est un peu moins peuplée de rebondissements que la précédente malgré la grossesse de Brooke, Steven/Jackie ou les non-départs à l’université. Pour compenser, les scénaristes semblent s’être concentrés sur un jonglage réguliers entre les guest-stars, avec une préférence en ce qui me concerne pour Alyson Hannigan, évidemment. Quoiqu’il en soit, il y a moins de longueurs qu’avant et maintenant que nous avons fait le tour des personnages plusieurs fois, les interactions et dynamiques entre eux sont bien mieux menées et écrites qu’avant, ce qui aide pas mal à enchaîner les épisodes comme des petits pains (expression très conne parce que je n’enchaîne pas les petits pains). L’humour reste assez fluctuant toutefois, avec des épisodes parfois moins drôles, surtout en milieu de saison. La toute fin a réussi à surprendre avec l’absence d’Eric pour son propre mariage et le retour de Midge. Bon, j’imagine qu’il fallait bien décaler le mariage d’au moins une saison puisque celle-ci n’était pas la dernière… Rendez-vous en saison 7 (non, je déconne, parti comme ça l’est, rendez-vous dans deux saisons !).