Station 19 – S07E06 – With So Little To Be Sure Of – 12/20


Encore une série dans laquelle j’ai eu du mal à me plonger après trois mois à attendre de trouver le temps de la reprendre, peut-être parce que la structure de l’épisode manquait de consistance. J’avais du mal à voir où ils voulaient en venir et la chronologie étrange était un choix auquel je n’ai pas adhéré. J’aime bien quand on me raconte les choses dans l’ordre et en direct – même si je regarde avec plusieurs mois de retard, oui, j’aime le temps qui passe normalement. Bref, je n’ai pas aimé l’intrigue plus que secondaire qui est proposée.

Spoilers

Pendant que Vic attend de savoir si elle peut garder son job, on a droit à le plein de flashbacks que je n’arrive pas à caser dans la série. Mais bon.


Mental health is not a timebomb.

Allez, tant que j’y suis, il est temps de reprendre aussi cette série. Oui, oui, je suis sur toutes les séries à la fois depuis  hier, mais bon, je suis enfin en vacances, il faut bien en profiter et j’ai bonne intention de finir au plus vite toutes les saisons entamées – j’ai un podcast « fin de saison » à préparer. Au-delà de ça, je m’étais arrêté sur un sacré montage résumant toute la série et l’évolution du personnage d’Andy. Je sais désormais que je ne suis pas prêt à voir la toute fin de cette histoire. J’ai si peur d’être spoilé, en plus, mais étonnamment, pour le moment, personne ne m’a rien gâché. Bref, je pars confiant et on verra combien de temps ça me prendra de tout regarder.

Natasha

Le job de Vic est en danger quand cet épisode reprend. C’est au maire de décider si elle le garde ou non, et c’est compliqué pour lui de se sentir humilié par une pompier face aux caméras, tout en la conservant en poste. Andy comme Natasha font tout ce qu’elles peuvent, cependant, espérant bien réussir à la garder avec elles. Natasha cherche donc à expliquer au maire pourquoi Vic est une femme exceptionnelle dont la caserne a absolument besoin – et pas que pour Crisis 1. Bref, elle passe son épisode à essayer de convaincre le maire.

Printemps

La structure de l’épisode est quelque peu déroutante, commençant par un flashback nous indiquant que nous sommes de retour au printemps précédent. Je n’aime pas quand les séries Shondaland se lancent dans cette structure, même si c’est un classique pour elles. Bref. Ce flashback est surtout l’occasion de nous montrer Jack être un pompier à nouveau. Sachez que c’est quelque chose qui ne me manquait pas du tout, ça fait longtemps que j’ai l’impression qu’on a fait le tour de ce personnage de toute manière.

J’ai eu du mal à me plonger dans l’épisode. J’étais motivé, mais cette structure était perturbante : pourquoi revenir en arrière ? On dirait les tours de passe-passe du covid quand il fallait réintégrer des choses filmées avant une coupure brutale et inattendue. Bref, il y a toute une intrigue sur un vieil homme et un jeune homme qui se pointe à la caserne et deviennent amis avec nos héros. C’est très clairement artificiel dans la manière dont c’est écrit. Morris, le vieil homme, finit par apprendre la mort du jeune dans l’ambulance. Nos pompiers ne parviennent pas à le maintenir en vie jusqu’à l’hôpital. C’est si triste.

De son côté, Maia passe son épisode à penser à son frère. Elle qui n’en parle jamais d’habitude aurait donc passé son temps depuis le printemps dernier à en parler ? A se préparer à la maternité pour ça ? Est-ce que l’avoir croisé ne serait pas une raison plus logique pour la faire angoisser de manière violente sur sa propre santé mentale et sur celle des enfants qu’elles vont élever avec Carina que ce flashback artificiel ? Honnêtement, je n’ai pas suivi la chronologie de l’épisode, je ne sais pas quoi en penser. Eh, ça me fait plaisir d’avoir quelques scènes de Carina et Maia heureuses, mais… pourquoi revenir en arrière ?

Eté

L’été précédent, la vie continuait pour la caserne. Maia et Carina espéraient avoir un bébé et étaient heureuses ensemble, ce qui fait toujours plaisir. Morris, le vieil homme rencontré au printemps, continuait d’être SDF mais n’avait plus personne pour s’occuper de lui. Des travaux lui font donc croire qu’il est de retour au Vietnam et c’est à Vic et Andy de le ramener à la réalité comme elles le peuvent. Ce ne doit pas être évident de voir la santé d’un ami se dégrader sans pouvoir rien faire comme ça. La série cherche évidemment à faire passer un énième message social, mais ça fonctionne bien. Après, ils n’avaient pas grand-chose à dire de l’été apparemment ?

Automne

L’automne précédent voit les pompiers continuer de s’occuper de Morris comme ils le peuvent. Ils lui trouvent donc un manteau pour faire face au froid lors d’une distribution de manteaux. Je ne veux pas critiquer les donations populaires comme ça, mais franchement, je n’ai jamais vu des vêtements d’aussi bonne qualité en France dans ces contextes, hein.

De son côté, Vic passe du temps avec Morris. Je tiens à souligner à quel point l’actrice est magnifique dans son look automnal. Je sais, ça n’a rien à voir avec l’épisode… mais voilà, ça m’a plus intéressé que l’histoire de Morris apparemment. Pourtant, tous les pompiers se concentrent sur celle-ci, avec aussi Sullivan qui tente de trouver un entretien à Morris. Malheureusement, il ne pourra pas le passer et espérer avoir un logement : tous les documents dont il a besoin sont retirés en même temps que sa tente et le reste du campement de SDF.

Du côté de Maia, c’était un automne de la déprime parce qu’elle n’était pas près de devenir maman, à nouveau. C’est insupportable à quel point le personnage est mis de côté de l’épisode. En fait, cette histoire avec Morris sort tellement de nulle part qu’il est normal de ne pas trouver pour chaque personnage une manière d’être rattaché à ça… mais vraiment, c’était trop visible.

Hiver

Durant l’hiver, Sullivan est dépité de savoir que Morris repart à la case départ – et même pire que ça, parce qu’il n’a plus aucun papier officiel. Seulement, pas de quoi s’inquiéter pour lui, il se remet vite de ses émotions quand Natasha propose qu’il emménage avec eux. La formulation suppose en effet qu’elle est prête à vivre avec lui et c’est le cas. Moi, jamais de la vie j’accepterai de vivre avec un connard qui monte sur le lit avec ses chaussures là. Ils sautent tous les deux sur le lit sans retirer les chaussures ? Mais wtf !

Et puis, ce coup de « l’hiver dernier », je n’arrive pas à resituer chaque personnage à chaque fois. On a suivi les personnages pendant cette période et… pourquoi Maia est-elle à ce point concentrée sur son envie d’être maman et les injections qu’elle fait ? Elle était en froid avec Carina à ce moment-là, non ? Je ne comprends rien à la chronologie.

Bref, on s’en fout de toute manière parce que les scénaristes concentrent l’épisode sur Morris. Ainsi, son campement de SDF se reconstruit, puis prend feu. C’est ainsi qu’il meure et que Vic apprend son décès de la bouche d’Andy, après avoir été mise de côté au moment d’aller éteindre l’incendie. Soit. Psychologiquement, c’est dur pour tout le monde. Vic décide donc d’organiser le groupe de paroles qui suit, aidant chacun d’entre eux à parler de ce qu’il s’est passé. Morris est mort parce qu’il a refusé de quitter sa tente.

Travis aurait aimé pouvoir intervenir avec Vic, mais celle-ci ne pouvait pas parce qu’Andy lui a dit de rester à la caserne. Vic a fait le choix de s’en prendre publiquement au maire et maintenant, elle ne peut plus intervenir. Oui, elle aurait pu convaincre Morris de ne pas retourner dans sa tente, mais ce qui est fait est fait. Moi, j’en ai fait la déduction logique qu’on était de nouveau dans le présent, mais c’était étrange d’y revenir sans crier gare.

Si Vic trouve les mots pour les autres, elle a du mal à les trouver pour elle. Le groupe de paroles tourne donc super mal en fin d’épisode : elle est frustrée de la mort de Morris, quelqu’un qui donnait sa vie pour les autres.

Le problème ? Elle aussi elle fait ça, et elle se sent sans défense. La crise d’angoisse est surprenante parce que même si ça fait plusieurs épisodes que Vic ne va pas bien, là, ça semble sortir de nulle part dans l’épisode. Elle était celle qui gérait le mieux ses émotions dans absolument tout l’épisode. C’est le problème d’être revenu en arrière, j’imagine.

Finalement, Travis s’occupe de Vic en fin d’épisode et lui fait un câlin, ce qui permet de relativiser un peu. En plus, Natasha apprend à toute la caserne qu’elle a réussi à sauver Crisis 1. La discussion avec le maire était animée, mais voilà, Vic pourra continuer de gérer ce programme. Et la mort de Morris est finalement oublié au profit d’une soirée joyeuse à la caserne. Bon, d’accord, on a aussi droit à son enterrement où il n’y a personne d’autre que toute la caserne.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S07E06 – There Goes the Broom – 17/20

C’est chouette d’avoir arrêté la série au moment où elle partait en pause, parce que comme ça, la reprise est telle qu’elle était imaginée : on a eu de quoi oublier ce qu’il s’était passé, mais le cliffhanger m’était resté en tête tout de même. Pour le reste, c’est un épisode typique de la série, malgré le changement de network. Je dirais donc que c’est plutôt une réussite, dans la lignée des saisons précédentes.

Spoilers

Chimney ne se pointe pas à son propre mariage.


I am 911. I’m calling Chimney.

Finding Chimney

Allez, mieux vaut tard que jamais, j’ai quelques mois de retard, mais il est temps de reprendre la série non ? Elle commence directement avec un bandeau de publicité qui me donne au moins un point du Bingo Séries. C’est que ça commence bien. Bon, pour mon jeu, mais pas pour l’épisode qui reprend avec toute la scène du cliffhanger. C’est pas mal d’avoir un petit rappel, mais comme de toute manière, on sait que l’épisode va repartir en arrière bien vite, je ne vois pas trop l’intérêt.

Et ça ne manque pas, le flashback finit par arriver avec la nuit de la fête d’enterrement de vie de jeune homme de Chimney qui n’est pas exactement ce qu’on aurait pu imaginer. En effet, il n’en voulait pas et la fête est finalement une catastrophe : Chimney ne se pointe pas, ce qui n’empêche pas à Buck et Eddie de faire la fête ensemble.

J’avais totalement oublié, en revanche, que Buck et Tommy étaient encore en train de flirter ensemble. Cette intrigue n’a pas de sens, foutez Buck et Ed ensemble, qu’on en finisse. C’est à peu près ce que les scénaristes semblent avoir envie de faire : Chimney est en retard à son enterrement de vie de jeune homme, ce qui fait que tous les invités se barrent bien vite, même Hen, même Ravi, même Tommy.

Bien joué. Buck et Eddie se retrouvent donc ensemble pour faire la fête. S’ils ne trouvent pas Chimney, cela ne les empêche pas de faire la fête et de boire beaucoup, beaucoup trop d’alcool. C’est abusé comment la chambre d’hôtel finit par être totalement ravagée – du moins, le salon de la chambre. La chambre en elle-même, elle est impeccable. La fête ? Elle ne permet pas à Eddie et Buck de finir ensemble alors que l’occasion était pourtant belle. Bordel, je les shippe à fond alors que je n’ai jamais été pour ce couple à l’origine.

Cette longue introduction – vraiment trop longue – ne nous dit toutefois pas où est Chimney. Maddie flippe donc légitimement d’avoir écouté longtemps ce récit sans pour autant que ça ne l’aide à savoir où se trouve son futur mari. Tous les invités du mariage se mettent aussitôt à mener l’enquête : Athena envoie un collègue chercher Chimney là où est son portable, en vain.

L’amnésie

L’épisode est inquiétant comme tout : alors que tout le monde cherche Chimney, on découvre que Chimney est dans une voiture, à moitié amnésique. En vrai, c’est inquiétant, mais je les remercie plutôt de ne pas nous laisser dans un suspense insoutenable sur sa survie.  Il se souvient de son nom, mais pas vraiment de l’endroit où il doit être. C’est con, parce qu’il fait du coup confiance à la mauvaise personne. Je l’ai senti venir, mais j’ai quand même été terriblement énervé de voir la voiture être volée comme ça.

Le voleur a la merveilleuse idée de jeter le téléphone de Chimney sur la route, ce qui manque de peu de le tuer. Oh, non, Chimney est suffisamment dans le mal pour ne même pas ramasser son portable cela dit, il monte simplement dans un bus. Il se pense en retard pour le boulot, mais il est beaucoup trop dégommé en vrai. J’ai tellement de peine pour Chimney, je veux savoir ce qui lui arrive – ce qui lui arrive vraiment.

Non parce que quand il se met à halluciner la présence de Doug dans le bus et a peur de se faire poignarder, ce n’est pas bien glorieux. Finalement, il arrive à son travail, mais ce n’est pas la caserne : son travail serait un karaoké au deuxième étage d’un immeuble – mais le karaoké en question a pris feu. Ah, c’est donc comme ça que Chimney est devenu un pompier, hein ? Je ne me souviens plus du tout de son origin story.

C’est compliqué de se retrouver dans cet épisode, en plus, parce qu’il y a plein de flashbacks décousus. Ainsi, un autre flashback nous ramène alors quatre jours plus tôt, pour commencer à comprendre ce qui a bien pu arriver à Chimney. On le retrouve à un enterrement – à une cérémonie en hommage à un mort, en tout cas.

Celle-ci n’a finalement rien à voir avec le problème de Chimney cependant. Dans le présent, il manque de se faire renverser par un homme un peu désorienté qui fonce ensuite dans un marché et dégomme tous les stands – ainsi que les passants au passage. Chimney assiste à la scène et ses réflexes sont toujours intacts : même s’il pense toujours bosser pour un bar à karaoké, il procède aussitôt au triage des patients et soigne plein de gens.

Une fois de plus, un personnage de cette série vit une sacrée journée improbable. Il me donne envie de dormir avant l’heure tellement ça semble épuisant.

Encéphalite

En parallèle, nous suivons une Maddie toujours inquiète à la recherche de son mari. Sans trop de surprise, c’est donc en robe de mariée qu’elle débarque au centre d’appels avec Josh et quelques invités de son mariage. Son but ? Checker les caméras de sécurité. Bien sûr, ça fonctionne comme ça dans la vraie vie, on n’a aucun doute.

Bon, en vrai, si on laisse ça de côté, ça fonctionne plutôt bien pour l’épisode de voir Maddie, Hen et Josh stresser à fond pour Howie quand il manque de se faire percuter ou quand ils voient qu’il parle tout seul dans le bus. Hen en arrive à théoriser qu’il est peut-être juste stressé ? Tu parles d’une médecin ! Elle n’est même pas psychologue sur ce coup.

Quand elle apprend que Chimney a probablement zappé vingt ans de sa vie, cependant, elle déclenche un autre flashback pour l’épisode : deux semaines plus tôt, les pompiers ont eu une intervention pour libérer un certain Tom d’un conduit d’aération. Au cours de l’intervention, Chimney se fait éternuer dessus par le type – qui était là pour observer sa fiancée en train de le tromper dans une chambre d’hôtel. Le pauvre.

Le type sort finalement de son conduit d’aération et est embarqué par les pompiers, mais sa fiancée révèle qu’elle est divorcée de lui depuis dix-sept mois. Bref, il a oublié plusieurs années de sa vie. Pas étonnant que deux semaines plus tard, Hen s’en souvienne encore et mène l’enquête de son côté en appelant l’hôpital. Cela lui permet de découvrir que le type avait une encéphalite dont il est mort.

Le problème est donc que Chimney est contaminé lui aussi et que plus le temps passe, plus son pronostic vital est engagé. Et même s’il survit, il peut s’en tirer avec des lésions importantes au cerveau. Fun et joie sont au rendez-vous pour ce mariage.

Happy end

Finalement, l’histoire du marché et de la voiture-bélier (le type faisait une crise type épilepsie) finit par remonter jusqu’aux héros de la série. Athena et les pompiers débarquent donc sur place pour chercher à comprendre ce qu’il se passe – et surtout pour chercher Chimney. Le problème, c’est que Chimney est malade. Quand il entend Buck l’appeler, il ne se signale pas à lui, préférant écouter son hallucination de Doug qui lui suggère qu’il a pu tuer quelqu’un, qu’il aurait mieux fait de frapper Maddie, etc., etc. Personne n’aurait envie d’avoir des hallucinations comme ça, franchement, ça appuie sur toutes les failles et insécurité du personnage à ce stade.

Cependant, je n’ai jamais eu peur pour sa survie. Je pense que si Chimney avait dû mourir, j’aurais inévitablement été spoilé. J’ai donc suivi cet épisode avec quelques inquiétudes modérées, jusqu’à ce que Kevin, le frère décédé de Chimney, vienne le réveiller. Ce n’est jamais bon signe.

Pourtant, Kevin remotive Chimney et l’aide à rentrer chez lui. La fin d’épisode approche, clairement. Les parents de Chimney le retrouvent donc dans leur salon et sont forcés de lui apprendre à nouveau le décès de Kevin. Sous le choc, Chimney s’effondre.

Il se réveille à l’hôpital, puisque sa mère a le bon réflexe d’appeler le 9-1-1. Tout est mal qui finit bien, alors ? Maddie veille à son chevet et découvre que Chimney ne semble pas se souvenir de qui il est. Cet abruti lui fait signe qu’il ne sait pas qui il est, avant de s’excuser d’avoir raté le mariage. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que les retrouvailles joyeuses se terminent en mariage à l’hôpital. C’est bien une série américaine, ma foi.

On nous avait promis un mariage, après tout, et c’est fun à voir tout de même. Dans le fond, tout ce qui compte pour un mariage, c’est d’être avec la personne qu’on aime et de passer un moment inoubliable. Et c’est une journée sacrément inoubliable que celle présentée dans cet épisode. Il se termine par la cérémonie de mariage, certes, mais aussi par un Tommy qui débarque en retard et couvert de suie. Comme Buck a la meilleure idée du monde de l’embrasser – eh, les mariages, ça donne envie – tout le monde découvre donc que Buck est désormais en couple avec un homme, même ses parents. Drôle de coming out, drôles de réactions, mais ce qui est fait est fait.

L’épisode se termine par un petit gag sur le surnom de Chimney, en plus…

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Station 19 – S07E05 – My Way – 15/20


C’est déjà la mi-saison et ça se sent, avec un épisode qui est moins prenant et violent que le précédent, bâclant même une partie de son intrigue pour se concentrer plutôt sur les personnages. On sent que petit à petit, certains personnages atteignent une conclusion satisfaisante pour une fin de série. Pendant ce temps, d’autres ont encore un peu de chemin à faire. Normal : les scénaristes ne pouvaient pas s’occuper de tout le monde à la fois. N’empêche que, la fin approche et ils la préparent bien.

Spoilers

La Space Needle de Seattle a besoin de la caserne 19.


This is a national landmark and the heart of Seattle. The world is watching you, Herrera.

La caserne

Maya revient à la caserne, enfin, et elle n’est pas prête pour tout ce qu’elle a raté. Elle arrive donc dans une caserne pleine de tension. Elle fait tout ce qu’elle peut pour détendre l’atmosphère avec des photos de Liam et un humour bien à elle, mais après l’épisode précédent, il est difficile de reprendre le boulot comme si de rien n’était pour les pompiers. Mon problème ? On vient de voir Ben qui allait parfaitement bien dans Grey’s Anatomy juste avant. Vraiment, l’ordre de diffusion pose problème cette année, je trouve.

La journée commence par la nouvelle que Theo a démissionné, ce qui choque tout le monde – même Becket qui souhaite savoir s’il n’y a plus de problème de budget, au moins. Et ça ne règle pas tout, non. Vic, toujours énervée/dépressive dans cet épisode, est ainsi convoquée par Natasha pour apprendre que Crisis 1 n’existera bientôt plus. La ville n’a plus le budget pour ça, et donc pour la formation de Vic. Cette dernière est clairement énervée encore plus, il y a de quoi, mais elle reste étonnamment stoïque.

En fait, elle finit même par expliquer à Beckett et Travis qu’elle est contente que ça soit terminé car ça lui bouffait les nerfs. Soit. De son côté, Robert continue de vouloir demander en mariage Natasha. Après 150 demandes de rien du tout, le voilà qui achète une énorme bague. Il en parle à Ben, mais bon… Je suis blasé comme jamais par le personnage de Ben. S’il allait bien dans l’épisode de Grey’s, c’est apparemment parce qu’il se drogue désormais.

L’ascenseur

Maintenant que Beckett est de retour à la caserne, Maya se sent obligée de s’excuser de ce qu’elle a fait. Il serait temps en vrai : c’était une des scènes les plus choquantes de la série de la voir donner cette bouteille à un alcoolique luttant pour ne pas sombrer. Ne pas sombrer, c’est vraiment le slogan de cette saison : Andy est donc dégoûtée de voir qu’elle a détruit l’esprit d’équipe de la caserne en une seule nuit.

Maya la remotive évidemment, et c’est bon de voir qu’elles sont en bons termes malgré les compétitions qui ont existé entre elles par le passé pour être capitaines. Et c’est tant mieux : Natasha organise une cérémonie pour officialiser la nomination d’Andy… Mais bon, la cérémonie est vite interrompue quand un incendie se déclare à la Space Needle de Seattle – la fameuse tour que l’on voit depuis 20 ans dans cette franchise. Franchement, ce devrait être une intrigue pour un épisode de fin de série, pas pour une mi-saison ? C’est surprenant.

C’est en tout cas une intervention hyper importante à bien des égards qui tombent sur Andy et l’équipe alors qu’ils ne vont pas bien et n’arrivent pas à se coordonner. La bonne nouvelle, toutefois, c’est que leur « dispatch » a changé : il s’agit désormais de Gibson. Bordel. C’est une suite logique pour le personnage de Jack, mais c’est difficile de ne pas penser à 9-1-1 tout de même.

Bref, on s’en fiche, l’intervention commence avec tout de suite plusieurs secteurs : Beckett n’attend pas Maya pour aller s’occuper de l’incendie (il vient juste de lui dire que ça allait bien entre eux pourtant ?). Et il fait de la merde, en plus, mettant sa vie en danger au passage quand ils font demi-tour pour aller aider Vic. Bon, en fin d’épisode, Maya et Beckett mettent ça derrière eux : il avait peur qu’elle n’assure pas ses arrières, il a eu l’occasion de la voir sauver sa vie donc il lui refait pleinement confiance.

Bref, en parallèle, Vic se retrouve à se balancer dans le vide, soutenue par Travis. Pourquoi je ne le sens pas ? Elle est si angoissée depuis deux épisodes, ça ne peut que mal tourner. Qu’est-ce qu’elle fout dans le vide ? Eh bien, il y a évidemment un ascenseur coincé, avec des gens dedans – notamment une femme épileptique. Tant qu’à faire, toujours plus.

Apparemment, c’était une soirée pour réveiller toutes mes angoisses sur ABC. Après un épisode avec un patient sur le toit de l’hôpital, on se retrouve donc avec l’ascenseur en altitude dont les portes sont ouvertes sur le vide. Quelle angoisse. Ah c’est beau d’avoir une belle vue, hein, mais c’est sacrément angoissant de se retrouver sans sécurité avec ce risque de mourir. Vic gère comme elle peut les gens dans l’ascenseur et ce n’est pas évident, entre la crise d’épilepsie de l’une et la crise d’angoisse d’un autre.

Elle est finalement aidée par Beckett, mais la vérité, c’est qu’elle a l’entraînement Crisis 1 qui reprend le dessus assez vite. Vic est donc celle qui parvient à calmer tout le monde assez vite – mais bon, je m’inquiète pour un ado qui ne faisait rien jusque-là et qui se cogne la tête au passage. Jamais bon signe dans ces séries. Pourtant, les passagers de l’ascenseur sont vite évacués. Un peu trop, même : on ne suit rien de l’évacuation, c’est abusé, je trouve.

L’incendie

Comme si cela ne suffisait pas, Warren et Sullivan se retrouvent coincés alors qu’ils essaient d’éteindre l’incendie de la Space Needle. Cela inquiète tout le monde, et particulièrement Travis qui s’en veut d’avoir engueulé Ben le matin même sur sa blessure qu’il avait cachée. Encore et toujours. Ils ont le temps de parler entre eux, comme ça, jusqu’à ce qu’une explosion intervienne et leur coupe la parole.

Inévitablement, Andy et Natasha, au sol, sont hyper inquiètes de ne plus les entendre et de ne plus avoir de nouvelles d’eux. Eh, c’est un peu tôt dans la série pour mourir, tout de même. Andy fait donc partie de l’équipe de secours qui part à leur rescousse – avec aussi Travis. Ils s’inquiètent bien sûr de voir que Robert et Ben ne respirent plus. Quelle angoisse. Ils n’ont pas cramé vifs, pourtant.

Finalement, les deux hommes se réveillent et sont ramenés sur la terre ferme. On pourrait croire qu’Andy passerait un message radio à sa cheffe pour la prévenir, tout de même, mais non, elle laisse tout le monde stresser au sol. Finalement, tout est bien qui finit bien ; avec tout de même Robert qui fait tomber sa bague de fiançailles en cours de route, par accident. Ce n’est pas grave : c’est Natasha qui la ramasse alors que le maire arrive pour faire sa petite déclaration.

Il va la regretter sa petite déclaration : Vic en profite pour faire ce qu’on rêve tous de faire je crois… Elle hurle sur le maire que ce qui a sauvé les gens, c’est Crisis 1 et que c’est honteux de couper le budget pour ça. Elle le fait devant un parterre de journalistes, assurant qu’elle veut aider les habitants de Seattle mais qu’on l’en empêche. Bim. Histoire de bien arranger les journalistes, Travis s’en mêle aussi, pour tenter de la calmer. Autant dire que ça fout un froid.

Carina

De son côté, Carina s’occupe de Liam toute la journée pendant que Maya reprend le boulot. Elle fait toutefois partie du casting principal et il est hors de question de la laisser totalement de côté : les scénaristes la font donc assister à un accident de voiture dans un parking – en vrai, j’ai l’impression qu’elle le provoque malgré elle en rendant trop impatient le conducteur de la voiture derrière elle.

Pourtant, même si ce conducteur provoque l’accident et semble sacrément insupportable, c’est à lui qu’elle confie Liam quand il pleure dans la voiture alors que Carina s’occupe comme elle peut des patients en attendant les secours. Bordel, Carina me vend du rêve à chaque fois qu’elle parle, c’est un truc de fou. La réplique sur la fracture ouverte de l’humérus est super simple, mais elle m’a fait mourir de rire.

Bref. Carina s’occupe d’un type qui s’est retrouvé avec le bras broyé par une voiture car il avait mis le bras sur le bord de la fenêtre. Finalement, une ambulance privée arrive sur les lieux et Carina est aussi surprise que moi d’en voir sortir Theo. Il a mis moins de 24h à se retrouver un job apparemment ? Tous les deux font équipe comme toujours pour s’occuper d’un frère et sa sœur. C’est plutôt chouette à voir, mais je n’ai pas pu m’empêcher de m’inquiéter tout le long pour Liam. J’imagine que je ne suis pas prêt à être parent moi-même si je stresse déjà autant pour les enfants de personnages fictifs. En plus, la journée est loin d’être merveilleuse pour Carina, mais ça, on ne nous le dit pas tout de suite.

Le soir, quand elle retrouve Maya, c’est pour lui annoncer que les nouvelles médicales ne sont pas bonnes : elle ne pourra pas tomber enceinte car ses ovaires ne sont pas viables. La solution est vite trouvée pour Maya : il suffira d’utiliser les siens… mais en Carina, parce qu’elle ne veut pas être enceinte.

Fin de journée

De retour à la caserne, Andy ordonne à Vic de rentrer chez elle et de ne pas continuer les interventions pour la journée. Elle est allée trop loin, c’est évident. Pas évident d’être à la place d’Andy sur ce coup. Elle rappelle Theo pour qu’il vienne à sa cérémonie, mais en profite aussi pour lui demander à demi-mots de checker Vic. Cette dernière est de nouveau en dépression totale, ce qui est plus qu’inquiétant.

Natasha ne réagit bizarrement pas à la crise de nerfs de Vic et ne dit rien. Elle est trop occupée à se rassurer sur son couple, sur Robert qui a failli mourir et sur la demande en mariage qu’il n’a toujours pas eu l’occasion de faire avec succès. Elle lui rend donc la bague pour pouvoir accepter la demande en mariage. Voilà un happy end à surveiller pour la fin de saison. En attendant, la cérémonie à suivre est celle d’Andy devenant capitaine pour de vrai, avec son badge qui lui est enfin donné – même Jack vient pour voir ça (ben dis donc, il est vraiment sous-employé cette année, il se contente de filmer !). Andy conclue cet épisode par un petit discours sur sa fierté d’avoir une famille comme eux. C’est vraiment une dernière saison, en tout cas : on nous sort même des flashbacks des sept saisons pour nous rappeler tout le chemin parcouru par Andy. Bim, une histoire qui touche à sa fin pour elle, donc.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 – S07E05 – You Don’t Know Me – 15/20

Oh, beh ça alors, ce que les gens imaginaient n’est pas du tout la direction suivie par la série qui continue de jouer avec les nerfs et les attentes de tout le monde, vraiment, je ne m’y attendais pas. Bon, en vrai, l’épisode a des scènes très sympathiques et pas mal d’humour du côté de l’intrigue qui fait couler plein d’encre ; sans pour autant n’avoir rien à raconter à côté. En revanche, on fait des économies sur les interventions cette semaine apparemment.

Spoilers

Buck n’est pas si à l’aise que ça à l’idée de son rencard avec Tommy.


Can we go back to the pronoun?

Buck

Difficile de commencer la journée par autre chose que cet épisode, parce que je suppose qu’il est impossible de mettre les pieds sur Twitter sans être immédiatement spoilé – ça fait une semaine que tout mon fil est composé à facilement 50% de Buck. Les scénaristes semblent le savoir en plus : l’épisode commence par la présentation d’un type en one-man show qui parle du contrôle qu’on peut avoir sur soi… avant de perdre le contrôle de sa main.

Bref, un cas pour les pompiers de la 118 tant c’est improbable. On finit cette introduction par un peu d’humour bien particulier quand l’homme se retrouve à étrangler Buck à plusieurs reprises, puis à écraser l’entre-jambe d’Eddie. Ben tiens, commençons l’épisode avec Eddie ayant une main sur ses parties génitales.

Cela permet de faire une bonne transition vers le rencard entre Tommy et Buck. C’est un peu lourd comme écriture, je ne m’en remets pas : Buck est complètement stressé par le fait d’être un rencard avec Tommy. Ils ont une bonne alchimie entre eux, en vrai, mais Buck est insupportable. Bon, en vrai, il y a sûrement quelque chose de cohérent à le voir si inquiet d’être dans un lieu public – après tout, il est encore dans le placard, qu’il le veuille ou non.

Le problème, c’est que Tommy ne l’est plus et que sa patience a logiquement des limites. Que Buck soit stressé et regarde partout autour de lui, c’est une chose. Qu’il soit super bizarre quand ils tombent par hasard sur Eddie et Marisol (c’est vraiment un truc de séries, ça, sur le nombre de restaurants qui existent à LA, sérieux !), c’en est une autre, moins géniale à supporter.

Les scénaristes sont dans l’abus total, en plus, avec Eddie qui annonce qu’il est prêt à s’installer avec Marisol. Buck, lui, est tout gêné de tomber sur Eddie alors il en fait des caisses – et franchement, il a rarement paru aussi… efféminée ? Allez, normal de changer un peu de personnalité en libérant les potentialités et en « gardant ses options ouvertes ». Oui, oui, les scénaristes réutilisent à nouveau cette formulation, il faut qu’il se rassure le Buck, apparemment. Et ça, c’est cohérent.

Toujours est-il que Tommy finit par le planter devant le restaurant, n’assumant pas de passer le reste de la soirée avec quelqu’un qui n’est pas prêt à assumer qu’il est attiré par un mec. C’est bâtard de couper court au rencard, mais en vrai, qu’est-ce que je le comprends ! Ils ont passé l’âge d’être des adolescents et il arrive à un moment où, premier mec ou pas, faut savoir ce qu’on veut quand même.

Seulement, Buck, lui, est complètement paumé vis-à-vis de ce qu’il veut. Enfin, il pense vouloir Tommy ; on sait tous qu’il veut plutôt Eddie en théorie (je veux dire, ça fait six saisons qu’on se les tape en tant que « meilleurs amis » qui élèvent le même gosse et flirtent sans s’en rendre compte tout de même, il serait temps), mais… Il n’arrive pas à la conclusion pour autant.

Ainsi, quand il raconte à demi-mot sa soirée à Maddie, le problème n’est pas tellement que la « connaissance commune » avec qui il était en rencard le plante, le problème, c’est qu’il mente à Eddie. Et pourquoi raconter ça à Maddie tout en souhaitant conserver l’anonymat autour de Tommy – et de son genre ? Mystère. Buck ne doit pas être tout à fait prêt. Et je trouve ça frustrant comme écriture. Se découvrir bi, c’est une chose, mais y aller autant avec des pincettes et marcher autant sur des œufs ? Ce n’est vraiment pas la manière dont il se comporte habituellement où j’ai l’impression qu’il avait plus confiance en lui que ça. Bon, c’est perturbant de se découvrir, soit, mais… En fait, c’est pas mon caractère de tourner autour du pot, alors je crois que je perds patience.

Heureusement que Maddie existe, quoi. Elle écoute son frère, cherche à le comprendre, capte soudainement le pronom qu’il utilise pour « son rencard » et bordel, elle est incroyable. La scène m’a fait mourir de rire, avec Buck qui recommence à insister sur le fait qu’il est un allié et Maddie qui cherche à mieux comprendre son frère. Elle n’a pas forcément les bonnes réactions (ce « wow » ?), mais elle retombe sur ses pieds super vite et comprend bien le problème que son frère a vis-à-vis d’Eddie, même s’il ne le comprend pas lui-même. Et ce « ce n’est pas anormal » de checker le cul des mecs en réponse à son « c’est normal ». Je meurs.

Tout cela termine plutôt bien, avec Maddie qui une fois de plus insiste que sur le coming out tourne autour d’Eddie sans le dire aussi clairement, avant de demander plus d’infos sur Tommy. Ah lala.

Eddie

Pendant ce temps, Eddie emménage donc avec Marisol, qui laisse son appartement en location pour s’installer chez Eddie. C’est tellement rapide comme installation que c’est le moment où il découvre que Marisol a failli devenir une nonne. En terme de développement de personnages et d’intrigues, on part sur du grand n’importe quoi tout de même – Marisol devient une figure de Marie aux yeux d’Eddie. Vraiment, j’abandonne avec eux.

Eddie aussi abandonne la raison et la logique apparemment. Il décide donc de se lever plus tôt et de partir à la caserne pour éviter d’avoir à lui dire qu’il n’a pas envie de faire l’amour avec elle (comme tous les matins, du coup ? Sacré planning !). C’est là que Buck le retrouve et vient lui parler. Il souhaite en fait lui parler de lui, mais bon, Eddie a ses propres problèmes de religion et d’abstinence sexuelle.

Buck se montre de bons conseils avec son meilleur ami, mais il n’aborde pas du tout son coming-out. Il conseille à Eddie de parler de son couple à Bobby, parce que Bobby est un catholique pratiquant, contrairement à Buck, élevé sans la culpabilité religieuse. Les conseils de Bobby sont meilleurs que prévus : il comprend qu’Eddie a dû mal avec la notion d’engagement, en fait. Est-il vraiment sûr de vouloir emménager avec Marisol quand il ne parle jamais d’elle comme il devrait le faire s’il était si amoureux ?

Allez, ce n’est pas la question d’Eddie finalement. Sa question est de savoir de quoi faire – et Bobby lui conseille de se confesser pour parler à l’ex de Marisol. Finalement, ce qu’Eddie fait, c’est d’aller chez Buck pour continuer de se plaindre de ne pas savoir quoi faire. J’ai soupiré fort. Eddie envisage de rompre avec Marisol, même s’il vient juste de lui demander d’emménager parce qu’il est soi-disant heureux avec elle. On l’a si peu vue, c’est dur d’en être convaincu.

Après, c’est normal d’avoir un moment de panique quand on s’installe avec quelqu’un, je pense. Le voilà donc qui envisage toutes les possibilités pour passer plus de temps entre mecs… Et cette fois, Buck est obligé de lui expliquer que sa soirée avec Tommy était un rencard. Une fois de plus, la réaction d’Eddie semble en dire long : « attends, Tommy est gay ? ». C’est vrai qu’il ne se pose pas la question pour Buck, hein.

Bon, il finit par le faire, cela dit, et assume à Buck que ça ne change rien pour lui et que ça ne change rien entre eux. Bordel, mais si, on veut tous que ça change tout entre vous, idiot. Ce ne sera pas le cas et ils se contenteront de se donner des conseils (oui, tout le monde passe cet épisode à se donner des conseils) pour sauver chacun le couple de l’autre. Tss. Eddie finit par faire un câlin à Buck et lui dire d’appeler Tommy et Buck est tout soulagé de la réaction de son meilleur ami, mais bon. Le problème de cette intrigue, c’est qu’on en revient à vouloir Eddie et Buck ensemble, mais qu’Eddie ne veut pas ça.

Eddie finit par rentrer chez lui pour découvrir que Marisol a préféré aller manger chez son frère. Cela mène à une excellente scène où Eddie reconnaît qu’il a voulu aller trop vite, comme d’habitude pour lui, et que ça ne fonctionne jamais trop. Seulement, là, il a envie de vraiment apprendre à connaître Marisol. Ils prennent ainsi la décision de recommencer leur relation à zéro – et Marisol déménage à nouveau. Non mais ? Personne, jamais. Bref.

Du côté de Buck, c’est encore plus n’importe quoi : il est d’un coup si à l’aise avec l’idée d’un rencard avec Tommy qu’il décide de l’inviter au mariage de Maddie et Chimney. Pardon ? Je ne sais pas d’où sort cette idée de mariage, mais ça fait cinq épisodes que personne n’en parle et bim, d’un coup on se retrouve avec cette intrigue.

Mara

Contre toute attente, Hen et Karen se voient retirer la garde du bébé qu’elles avaient recueillies il y a peu, parce que la grand-mère biologique a changé d’avis et souhaite désormais l’élever. Elles se font à l’idée bien vite cette fois, ayant compris que ce serait comme ça pour toujours. Pour toujours ? Ben oui, c’est le principe de la famille d’accueil. Et elles se retrouvent à devoir remplacer ce bébé par une gamine de neuf ans, en plus.

Nous les suivons donc alors qu’elles rencontrent Mara en famille. Le problème de Mara, c’est qu’elle refuse de prononcer le moindre mot face à sa nouvelle famille, même quand son nouveau grand-frère est super sympathique avec elle. Il lui offre une peluche qu’elle accepte sans un mot… mais qu’elle décapite dans la journée. Karen la découvre sous le lit de Mara et est perturbée.

Apparemment, elle ne dit rien à Hen, puisqu’on ne voit rien. Cependant, au milieu de la nuit, elle est réveillée par Mara qui les regarde sans un mot. Karen, flippée, réveille Hen, qui essaie de s’approcher de Mara. Lorsqu’elle touche l’épaule de Mara, celle-ci se met à hurler. Pas hyper rassurant ce film d’horreur, et ça continue au petit matin quand Mara défigure Denny – mais bon, ça va, elle ne voulait pas selon lui. Karen en déduit, grâce à la gestuelle de Mara, qu’il a probablement voulu lui retirer sa couverture préférée.

En tout cas, Hen pose un congé aussitôt pour parler de la situation avec Karen et essayer de comprendre ce qu’elles peuvent faire vis-à-vis de sa garde tout en étant les parents responsables dont Denny a besoin. Pas évident. Pour ne rien arranger, Hen se retrouve sur un appel où une femme est débordée par son chien beaucoup trop violent. Voilà donc Hen qui s’obstine à sauver le chien autant que le pompier que le chien a mordu jusqu’à l’os.

Bien sûr, elle réussit, mais ça lui permet de comprendre qu’elle n’abandonne pas. Hen demande donc à Athena (j’ai cru que nous n’allions pas la voir de l’épisode) de se renseigner sur le passé de Mara, et notamment sur les parents décédés… d’une overdose. Ah. Cela permet à Hen de comprendre que Mara a appelé le 911. Il n’en faut pas plus pour qu’Hen et Kara demandent à Maddie de leur faire écouter l’appel de Mara au 911. Maddie le retrouve vite et les deux mamans entendent donc le moment où Mara a compris que ses parents étaient morts – et pas seulement endormis.

Bref, la nuit quand elle observe Hen et Karen, c’est pour vérifier si elles sont toujours en vie. Cela change les perspectives du couple sur Mara, inévitablement. Et comme on est dans 9-1-1, les choses avancent très rapidement ensuite : Karen offre à Mara un écran lui permettant d’espionner ses mamans la nuit quand elles dorment (creepy !) afin de la rassurer, et voilà Mara qui se met enfin à parler pour dire bonne nuit. Ah lala, cette série. Cela fait plaisir de voir Karen et Hen sortir de cette impasse alors que les scénaristes viennent juste de les y mettre !

Cliffhanger

Cet épisode correspond déjà à la mi-saison, à cause à la grève des scénaristes. Qu’à cela ne tienne, nous finissons donc sur un cliffhanger de mi-saison : le mariage de Chimney et Maddie ! Le problème, c’est que Chimney n’est pas présent au mariage et que ses témoins qui devaient l’emmener débarquent dans un sale état. Eddie et Buck, à moitié habillés en costard chacun, plein de crasse et de vomi qui ne sont pas le leur d’après Eddie, annoncent ainsi qu’il est compliqué d’expliquer où est Chimney.

Vivement la suite, donc, sauf que la suite ne sera que dans un mois, parce que oui, ABC ose nous pondre une pause de mi-saison malgré la grève. Ils n’ont sûrement pas le choix vis-à-vis du rythme de production, mais j’avoue que ça me frustre énormément, surtout que je viens à peine de reprendre la série. Cela m’apprendre à vouloir attendre les trois premiers épisodes pour les voir d’une traite, je suppose.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer