Outcast (S02)

Retrouvez ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison 2, juste après visionnage.

Avis : Je n’étais pas sûr, après le visionnage de la saison 1, de revenir pour la 2. Je ne suis toujours pas sûr de suivre toute la saison, et encore moins à la semaine. Seulement, il faut bien se rendre à l’évidence, je suis curieux de voir ce que va proposer la série pour cette seconde année.

La première saison avait démarré sur les chapeaux de roue, au point de me faire oublier qu’il s’agissait encore d’une série créée par Kirkman, l’homme derrière The Walking Dead et Fear the Walking Dead. Celui-ci s’était rapidement rappelé à mon bon souvenir avec une série s’étendant encore et toujours en verbiage inutile, comme un de mes articles interminables, au fond, mais en moins intéressant. Pire, la série avait souffert de la comparaison avec Preacher, qui avait bien mal commencée, mais s’était rattrapée comme jamais en cours de route pendant l’été.

Du coup, cette année, la diffusion très tôt dans l’année me surprend un peu. Cependant, ça ne peut pas faire de mal, car en juillet/août, la concurrence serait trop rude pour Outcast. Je suis étonné car cela fait deux jours que la série a repris et je n’ai pas vu passer un seul tweet dessus. L’an dernier, c’était tout l’inverse, avec des tweets encensant le pilot une semaine avant sa diffusion officielle. Je crois que ça en dit long sur la qualité de la série et l’attente qu’elle génère, alors que cet épisode possédait une espèce de première mondiale en théorie…

N’empêche que je suis curieux quand même… mais avant tout, je me suis replongé dans la lecture de mon article sur la saison 1, parce que très honnêtement, j’avais oublié les trois quarts de la série (mais je me souvenais quand même m’être planté tout au long de la saison sur le prénom de la sœur du héros Kyle, OUPS – elle s’appelle Megan). J’ai aussi réajusté ma méthode de speedwatching, parce que je crains de ne devoir y céder, à moins que la reprise me surprenne vraiment…

Attention, spoilers ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 13/20

01.pngÉpisode 1 – Bad Penny – 12/20
I’m not a little kid anymore.

Bon, le générique, je l’encensais l’an dernier, mais je m’en souvenais à peine en vrai, ça démarre bien.

Cette saison 2 démarre par un flashback qui ne me dit rien qui vaille. J’ai encore souvenir de la première saison et son introduction de dingue, donc assez vite, je comprends que ce pic que l’on voit dès le départ est destiné à finir ensanglanté. Je ne me trompe pas, et cela est lié au pouvoir de Kyle. Hmm, il faudra voir comment tout ça se présente dans le reste de la saison.

La transition vers le présent se fait à coup d’effets spéciaux très réussis. Et la scène d’intro est elle aussi réussie, autant qu’elle est ensanglantée. On se remet bien vite dans l’ambiance de la série comme ça, avec une image plutôt magnifique et une lenteur destinée à faire monter l’angoisse.

Kyle continue son voyage avec sa fille… ou plutôt en revient, si je comprends bien. Dommage, le cliffhanger du voyage était plutôt prometteur, avec des possédés un peu partout ! Il tombe sur le révérend qui a brûlé une barraque, celle de Sidney, qui était le grand méchant en saison 1, si je me souviens bien. Quant à Megan, elle est en pleine dépression, comme l’an dernier, c’est une constante pour son perso, je crois. Bon, cette fois, elle a une bonne raison, parce qu’elle a quand même dégommé son mari dans une des scènes les plus jouissives de l’an dernier (oups, je suis quelqu’un de mauvais).

Si je suis parfaitement honnête, j’ai rapidement décroché de cet épisode. Oh, il a bien Briana Venskus dans un second rôle qui est toujours le même (voir les articles sur Agents of S.H.I.E.L.D, The Walking Dead et Supergirl) pour me faire rire, mais il manque d’un résumé clair de la saison 1 (c’était il y a un an, merde, j’ai tout oublié et on n’a même pas droit à une image). En plus, le rythme est toujours aussi lent et j’ai retrouvé ce bon vieux réflexe de décrocher en regardant mon portable (et Twitter). J’ai bien tenté le speedwatching, mais même ça ne m’a pas sauvé de l’ennui (j’aurais pu le régler sur plus rapide, mais après, on perdait trop l’intensité dramatique et le suspens, faut pas déconner).

Côté technique, c’est toujours impeccable, les images envoient du lourd, malgré le filtre que je n’aime pas trop. Le casting est plutôt bon, y compris pour les enfants, ce qui n’est pas toujours gagné. Seulement la longueur (et les silences !) des plans m’empêche de vraiment rentrer dedans, surtout quand on en revient à cet éternel petit zoom faisant un gros plan sur la tête d’un acteur à la figure fermée. Putain, ça ne sert à rien de rester 30 secondes dessus.

À l’inverse, il y a des soubresauts pour nous faire sursauter et tourner le regard, avec des scènes toujours aussi sanglantes, et même plus violentes que dans mon souvenir. Cet épisode voit Ogden tenter de se suicider et finir avec une énorme blessure bien dégueu à la mâchoire. Côté make-up, rien à redire non plus du coup, c’est toujours aussi bien fait.

Bon, maintenant que c’est dit, revenons un peu à l’histoire… Megan se cache chez Rose, la femme du chef de la police que l’on a vu en intro être confronté à ce qui ressemblait fort à un possédé. Kyle y laisse Amber le temps d’aller chasser Sidney, ce qui semble être plus ou moins l’intrigue fil rouge de cette saison pour le moment.

Là, Amber découvre que sa cousine préfère se planquer toute seule dans un grenier flippant avec des poupées et des clowns plutôt que de lui parler. Sympa la famille. Cela dit, elle n’a pas tort Hollie, sa cousine a rapporté la mort avec elle, et elle a perdu son papa à cause d’elle. J’ai toutefois trouvé intéressant l’idée de se concentrer un peu plus sur Amber qu’en saison 1, maintenant que l’on sait qu’elle a elle aussi des pouvoirs.

De son côté, Kyle reçoit enfin l’aide de la police dans sa traque, puisque Giles a été confronté à un possédé. Cela dit, le maire continue de faire pression sur Giles pour qu’il reprenne sa vie normale.

Une vie normale, c’est plus ou moins ce que semble vouloir le révérend dans cet épisode. Bon, Anderson n’est plus révérend et il est en pleine crise de foi qui plus est. C’est peut-être là l’un des points d’accroche réflexive les plus intéressants de la série, mais c’est trop dilué dans un tas de lenteur pour être suffisant. En fait, toutes les qualités d’Outcast sont mises à mal par cette lenteur (et je dis ça alors que j’ai accéléré l’épisode, hein !). Bon, Anderson (bis) comprend qu’il n’a pas réussi à brûler Sidney, mais plutôt Aaron. C’est con. Il demande donc à Giles de le foutre an taule, histoire d’aller plus vite.

J’ai tellement décroché que j’ai du mal à réunir toutes les pièces du puzzle pour proposer une vraie bonne critique, de la tentative de suicide ratée à l’exorcisme de la semaine. J’ai malgré tout l’envie de continuer la série pour son ambiance moite toujours aussi réussie, son mystère et pour… Amber. Et oui, j’aime beaucoup l’idée d’avoir une enfant investie d’autant de pouvoirs, même si pour le moment, elle ne sert pas à grand-chose. L’insistance portée durant ce premier épisode est plutôt bon signe. Le problème, c’est que ça n’empêche pas du tout l’ennui pour autant.

Bref, le second épisode a été diffusé en Angleterre et est donc déjà disponible, mais je crois que je vais attendre une semaine pour le voir en suivant la diffusion américaine parce que… et bien parce que je ne suis pas convaincu du tout par ce retour, en fait !

02.pngÉpisode 2 – The Day After That – 14/20
I think I killed somebody.

Me voilà de retour pour le second épisode, parce qu’en fait, mardi, c’est bien l’épisode 3 qui sera diffusé. Que dire de ce second volet ?

Eh bien, qu’il n’a toujours pas de résumé de ce qu’il s’est passé auparavant dans la série. C’est bien dommage, j’en ai toujours besoin, même si Yodabor (coucou) m’a bien sauvé la mise en me révélant l’existence d’un wikia Outcast. Malheureusement, celui-ci n’est pas hyper au point alors quand on m’annonce la mort dans un accident de voiture de Mike Holter, un type qui a le même nom que Megan, je suis un peu frustré de ne pas trouver trace de son existence sur Internet.

Ils finissent par rapidement confirmer l’évidence, c’est bien le mari de Megan, celui qu’elle avait buté gentiment dans leur salle de bain au cours de la saison précédente (l’une des meilleures scènes de la série, après tout, normal que j’ai zappé à quoi il ressemblait). Paye ton accident de voiture. Cela pourrait être triste, mais en même temps, à part ça et Kyle à la morgue dix secondes pour récupérer les affaires persos laissées dans la voiture, on ne nous reparle pas de lui alors bon, c’est un peu dommage…

Bon, la quête de Sidney est mise de côté dans cet épisode qui a autre chose à faire. On retrouve bien au début Kyle et son nouveau pote flic qui débarquent au milieu de la nuit pour interroger une possédée. Ce duo fonctionne mieux que celui avec le révérend l’an dernier et la scène ne vire étrangement pas au gore, à une petite entaille au bras près. Ouais, sauf que la possédée n’a pas grand-chose à révéler et on en reste pour cet épisode en ce qui concerne Sidney (enfin, en gros, hein, je vous fais juste gagner du temps dans l’épisode).

Le révérend, lui, est donc en prison après s’être accusé de l’incendie volontaire, et donc du meurtre du gamin roux. Il se découvre un nouveau pote dans la cellule d’à côté, comme dans toutes les séries américaines traitant d’une prison. Celui-ci disparaît pour la scène suivante d’Anderson où il explique à Patricia qu’il a buté son fils. Celle-ci ne le croit pas et repart en larmes. Elle n’est pas au bout de ses peines, du coup. La scène était plutôt bien jouée de la part d’Anderson, ça se souligne parce que je ne l’aime pas trop habituellement.

Le nouveau pote du révérend réapparaît soudainement, il était simplement caché sous une couverture. Autant vous dire que j’ai comme un sentiment de foutage de gueule sur ce type qui semble juste là pour combler l’épisode. Il fallait bien sûr, de plus, qu’il s’avère être un toxico en manque, histoire qu’Anderson puisse avoir besoin de l’aider et se souvenir de son propre fils toxico. Vous voyez comment c’est gros ?

Et ben Jason (c’est son petit nom, apparemment) meurt soudainement, revient possédé, s’attaque à notre révérend dans une scène bien gore (enfin, j’ai failli croire qu’ils étaient devenus sages !) où il essaye de passer à travers ses barreaux (avec tous les craquements d’os que ça suppose) et… meurt à nouveau. OK.

Bon, tout le monde s’en tape de la mort de Jason (mais je les comprends), surtout Bryon qui vient annoncer à Anderson qu’il n’a tué en fait tué personne. Cool ! Le seul cadavre dans la baraque, c’est celui d’une femme assassinée il y a des années par un type pas tout à fait sain d’esprit (ça tombe bien, c’est la maison de Sidney). C’est magistral, Aaron est encore en vie alors ?

La réponse est incertaine, mais en tout cas, Anderson est libre et laisse sa bible derrière lui, parce que ouais, c’est un badass, il est en pleine crise de foi à force de ne pouvoir aider personne. C’est Bryon qui la garde en main, peut-être que ça lui servira à supporter ce con de maire qui lui a encore fait la morale pour qu’il arrête sa vendetta anti-possédés.

Et pendant tout ce temps, nous suivons le corps de la pauvre morte retrouvée brûlée après avoir été assassinée et s’être fait coudre les lèvres par un cinglé. Sa mort n’est déjà pas glorieuse, mais ce qui arrive à son cadavre ne fait pas rêver, avec une autopsie un peu chelou et un épisode qui se termine sur… son réveil ? Je crois, je ne suis pas sûr. Le réveil de quelqu’un à la morgue, en tout cas. Vous savez, c’est Outcast, les choses ne sont jamais super claires.

Megan, elle, n’est toujours pas au top, ne pouvant pas entrer dans une salle de bain sans se la jouer Lady Macbeth et se laver des mains qu’elle voit ensanglantées devant sa fille qui s’inquiète. Il faut dire qu’elle a tué son mari quoi, ça n’aide pas. Par la suite, elle continue de pleurnicher et refuse d’écouter les explications de Kyle qui pourtant lui révèle la vérité sur sa possession.

Comprenant qu’il n’arrivera pas à en tirer quoique ce soit, il se rend voir sa fille au bord du lac. Malheureusement, celle-ci redevient une gamine insupportable, alors que je continue la série pour voir ce qu’elle va devenir, merde. C’est dommage, ils avaient réussi à en faire quelque chose durant le premier épisode, mais là… Elle demande à rester avec son papounet parce qu’elle a peur que sa tante soit possédée à nouveau. Ah, les gamins.

Par la suite, Kyle se rend dans la maison en cendres de Sidney qu’il ne trouve donc toujours pas puis apprend à l’hôpital la mort prochaine de sa mère, qui n’a plus qu’un mois à vivre. Maximum. Son médecin lui prescrit des somnifères et il semblerait que Kyle considère ça louche qu’un médecin s’occupe de lui, puisqu’il se met à le filer. Bizarrement, il semblerait aussi que ça soit justifié, parce que le médecin s’attaque bien à lui, mais Kyle était déjà en train de se barrer car Amber a disparu (drame !).

Il la retrouve en deux deux et elle lui révèle que « ouin, ouin », elle voulait juste être avec lui et avec sa maman. Alors oui, mais non Amber. Je continue la série pour te voir devenir une gamine cool, pas pour être une pleurnicheuse insupportable qui se met en danger de la manière la plus stupide possible !

Du côté de Megan, ce n’est pas beaucoup mieux avec une dépression qui la mène à tenter de se suicider. Elle regrette en cours de route, mais il est trop tard. Mais quelle conne, sérieux. Et alors qu’elle sombre inconsciente dans le lac, un bras surgit de nulle part pour la sauver…

Bon. Vous aurez compris que cet épisode a beaucoup plus conservé mon attention, j’ai à peine répondu à un message sur mon portable. Enfin, j’espère que vous l’avez compris parce que la critique est plus complète que sur l’épisode 1 quand même. Je suis toujours un peu paumé dans les intrigues, mais ça commence à me revenir. J’ai aussi pris le parti de m’en détacher et de m’en moquer, ça aide toujours un peu. Bref. Il y a pas mal de pistes ouvertes : Megan, le médecin possédé (?), Anderson qui devrait rejoindre Kyle, la mort de la mère, le réveil d’un mort, tout ça, tout ça… mais rien sur Sidney. Enfin si, la nana torturée en début d’épisode a révélé qu’il avait un allié et il est là quand le cadavre se réveille. Avant ça, on l’a un peu vu dans l’épisode, mais rien de transcendant. Ouais, je garde ça pour la fin, je suis comme ça ! La suite de toutes ces longueurs mardi !

03.pngÉpisode 3 – Not My Job to Judge – 13/20
What are you gonna do, running around touching everyone in town?

La vie est parfois bien faite. Je suis incapable de télécharger Iron Fist pour l’avoir en mode hors ligne, mais l’épisode d’Outcast est déjà dispo, grâce à une diffusion britannique qui le fait sortir très tôt chez nous par rapport à une diffusion US. Du coup, pourquoi se priver ? 24h après l’épisode 2, me revoilà. Au moins, comme ça, j’oublie un peu moins de choses.

Et ça commence bien ! Je suis SUPER doué ! Le cadavre qui se réveillait hier soir ? Ce n’était pas un cadavre, c’était Aaron ! Il est toujours aussi roux et aussi stupide, en revanche.

Il se réveille donc dans une grange à la Smallville aux côtés de Sidney. Arrive alors une rousse (décidément dans cette série !), puis Peter, un gentil monsieur qui veut aider et se fait égorger sous les yeux de notre roux carbonisé. Oh, ça met dans l’ambiance.

Megan survit (sans surprise) grâce à l’aide d’un autre gentil monsieur bien trop gentil. C’est la soirée. Cela dit, lui, on le connaît, il s’agit bien sûr d’Anderson. OK, OK. Et un peu comme sa nièce, elle décide d’un coup d’être super chiante et de ne pas comprendre pourquoi elle n’est pas jugée par le révérend (s’il l’est encore). Elle retrouve sa fille, ne lui dit pas qu’elle vient de tenter de se suicider et décide de rentrer chez elle (sa maison, pas le refuge de Kyle). Comme si de rien n’était.

Comme ça se devine facilement, c’est une fausse bonne idée. Holly fait un caprice et refuse de monter l’escalier, ce qui se comprend, jusqu’à ce que sa mère s’asseye sur une marche. Dès lors, c’est apparemment logique de monter l’escalier quatre à quatre. OK, la logique.

Megan ne la suit pas et est surprise de la retrouver bien plus tard dans la salle de bain où elle a vu le cadavre de son père. Je ne vois pas bien ce qu’il y a de si étonnant. En tout cas, le fait d’être là commence à faire remonter des jump scares souvenirs en elle. Tout cela est réparti un peu au pif dans l’épisode, entrecoupés d’autres scènes pas beaucoup plus intéressantes, ni beaucoup plus claires. Au moins, on peut dire que l’histoire avance.

Pendant ce temps donc, Kyle amène Amber voir sa mère… Et Alison est à son tour toujours super chiante avec Kyle. Décidément, c’est une vraie constante dans la série !! Je tiens à dire au passage que je n’avais aucun souvenir qu’elle était en hôpital psychiatrique ! Elle reproche donc à Kyle de lui avoir amené sa fille, qui, de son côté, attire à elle des possédés de l’hôpital. Ce n’est pas bien clair, mais elle apparemment elle fait fuir en menaçant de les toucher. Kyle retourne ensuite à la planque que Megan a déjà quittée, mais trouve en chemin Anderson.

Ouais, ça paraît brouillon quand je le raconte, mais ça m’a paru encore pire devant la série. Y a pas mal de coïncidences un peu grosses et de trucs pas expliqués. Et faut s’en débrouiller.

Du coup, Kyle se rend chez Megan qui minimise son suicide comme si ce n’était rien du tout, parce qu’après tout, elle a un diplôme de psycho donc elle sait ce que c’est que le suicide. … OK, la logique, bis. Et puis de toute manière, elle est « forcée d’aller bien » parce qu’elle est enceinte. Du type qu’elle a tué. Oui, oui, oui. Bref, on se croirait devant une série !

Megan va tellement bien qu’une fois son frère barré, elle se met à avoir des flashs de son suicide. C’est de pire en pire et elle finit par tenter de s’enfuir avec un flingue en main. Elle tombe alors sur une blonde que l’on a déjà vu avec Sidney dans le premier épisode. Celle-ci prêche pour sa secte, mais bon, ça ne prend pas sur Megan. Elle n’est peut-être pas si conne finalement !

En tout cas, on continue de beaucoup suivre son histoire. J’espère que ça ne fera pas le même effet de pétard mouillé que l’an dernier.

Kyle et Andersen se rendent ensuite à l’hôpital, où ils découvrent que la mère de Kyle a disparu. Bon, bien sûr, Kyle accuse aussitôt le médecin, ce qui paraît bien logique. Voici donc nos deux « héros » qui partent en quête de vérité. J’avoue que je n’ai alors pas tout suivi, mais ils retrouvent une ado terrifiée chez elle qui les met sur la piste d’un camp de réfugiés avec un possédé dedans…

Avant de continuer, il faut que je retourne un peu en arrière. Bryon ne sert pas à grand-chose dans cet épisode. On le voit simplement parler un peu avec sa femme qui lui reproche de bouffer des hamburgers. Grosse action, qui sut une scène où la rousse aidant Sidney se fait enlever. Il se fait aussi engueuler par Patricia qui sait que le révérend n’est plus enfermé dans sa cellule. Faudrait savoir ce qu’elle veut.

Pourtant, on retrouve Bryon dans le camp et il aide Kyle à pratiquer son exorcisme. C’est déjà la fin de l’épisode pour eux : on apprend que le père (your old man) de Kyle aidait l’un d’eux à chasser des possédés et les tuer. Oh là, si on s’embarque dans les histoires de famille, on n’a pas fini la prise de tête !

Franchement, si vous avez l’impression que c’est parti dans tous les sens et que la moitié des scènes que je raconte n’a rien apporté, vous avez tout compris à cet épisode. La construction est éclatée, y a plein de choses qui ne servent à rien et on passe d’un point A au point B sans comprendre le pourquoi du comment. Et en plus, c’est loin d’être terminé, car il y a des trucs que je n’ai pas réussi à caser plus haut.

Comme par exemple Aaron qui, de son côté, pleurniche sur le cadavre de l’inconnu du début d’épisode (Peter, donc). Sidney essaye de lui faire découper le corps, mais il n’a pas trop envie. Sidney le renvoie donc se coucher. Toujours du côté des pleurnicheurs, nous avons aussi Holly qui tente de détruire le carrelage de la salle de bain et réussit à faire dire à sa mère qu’il va falloir déménager.

Nous avons aussi Alison qui sympathise avec un possédé qui ressemble fort à Jesus de The Walking Dead et qui lui rappelle de bien mauvais souvenirs, normal.

Il y avait un peu trop de jump scares et de souvenirs qui refont surface dans cet épisode pour moi. Je sais, ça fait trois épisodes que je réclame un résumé et ça m’énerve quand on a enfin des souvenirs à l’écran, allez comprendre ! C’était juste pas très subtil. En plus, les trois gamins de cette série sont insupportables dans l’écriture, les dialogues n’ont pas toujours de fin et Alison comme Megan nous pètent des câbles de manière vraiment pas subtile.

Tout est hyper décousu : entre ses longueurs et ses scènes sans rapport les unes avec les autres (pardon, il y en a : on nous enchaîne des transitions pourries quand même, genre le perso qui monte l’escalier VS celui qui le descend), l’épisode m’a paru interminable. Interminable, oui, mais pas forcément si mauvais. Étrange sensation de voir l’histoire avancer alors que tous patinent dans la semoule…

Je reviendrais, parce que je suis intrigué par les cliffhangers : non, pas par le fait que Megan veuille déménager, mais plutôt par l’échange bizarre d’un fluide démon entre Sidney et un petit garçon. Oui, j’ai conscience que cette phrase sonne mal et que la citation que j’ai choisie pour l’épisode n’arrange rien, mais je vous assure, je ne fais que raconter ce qu’il s’est passé.

04Épisode 4 – The One I’d Be Waiting For – 13/20 
Your preacher fucktoy set me on fire and tried to burn the devil right out of me, that’s what happen.

L’épisode traîne en longueur dès le début avec Patricia, la mère d’Aaron en pleine déprime qui finit par entendre du bruit chez elle. Et oui, le roux cramé est de retour chez elle et bouffe son petit déj’ qu’elle a gentiment préparé juste avant. Il n’est pas très gentil avec sa maman quand même, mais bon.

Il appelle Anderson, histoire de lui faire comprendre qu’il est de retour et que Patricia est en retard.

Il est avec Kyle et on reprend exactement là où on en était la semaine dernière avec l’acteur de LOST qui enterre un corps en lui donnant quelques infos sur son père. Le temps d’arriver chez Patricia, celle-ci est déjà tailladée de toutes parts par son fils. Trop sympa.

Patricia meurt dans les bras d’Anderson, en refusant de lui prendre la main, parce qu’Aaron lui a bien dit qu’il était responsable de ce qui lui était arrivé. La police arrive sans pouvoir rien faire. Ne rien faire, c’est précisément ce qu’Anderson ne veut pas faire, du coup, il pète son câble et donne rendez-vous à Aaron à l’église.

Celui-ci ne les (Kyle et le prêtre) confronte pas directement, mais tente de leur foutre le feu. C’est beaucoup plus rigolo comme ça, même si parfaitement inutile. En effet, ils s’en sortent sans mal et finissent au commissariat.

Kyle s’en va chercher des infos auprès de Tom de LOST (non, je n’ai toujours pas son nom, sorry) et Anderson s’en va de nouveau confronter Aaron après un nouveau coup de téléphone. C’est gênant d’avoir l’impression de tourner en rond comme ça au sein d’un même épisode. Les enjeux sont exactement les mêmes que dix minutes plus tôt, sauf que cette fois, ils se séparent, histoire d’ajouter de la tension. En plus, il y a toujours autant de longueurs, c’est très chiant (mais ça passe bien en speedwatching, j’avoue).

La confrontation attendue tout au long de l’épisode entre Aaron et Anderson finit par arriver, sur les ruines d’une maison en cendres. Notre rouquin carbonisé préféré utilise alors un flingue pour faire du chantage à Anderson et lui demander de renverser de l’essence dessus. En toute logique, Anderson se laisse faire plutôt que de demander à se faire tirer dessus. Il est à ça de se faire brûler, mais Kyle arrive juste à temps. Paf, Aaron s’enfuit.

Du côté de Sidney, tout le monde est à la recherche d’Aaron… Y compris le personnage de Briana Venskus. Attendez, j’avais raté l’étape qu’elle était dans ce clan-là, moi. Oups. Sidney débarque juste à temps pour récupérer Aaron dans sa fuite. Oh, Kyle les aperçoit, ce qui nous fait bien sûr une petite scène dramatique parfaitement inutile où il court après la voiture pour rien. Tu parles d’une fin d’épisode.

Megan se rend dans un fast food avec sa fille, et y tombe sur un jeune qu’elle avait croisée quand elle était possédée. Si je n’en ai aucun souvenir, ce n’est pas son cas, et elle décide donc de fuir à nouveau, direction le motel pourri du coin. Comme ça ne fonctionne pas auprès de sa gosse qui s’enfuit dans le couloir, elle finit par atterrir chez… sa mère (adoptive, donc). OK.

Là, elle finira par partager un lit avec sa fille, qui passe son temps à prier que sa mère ne se fasse pas posséder de nouveau. Sympa la môme.

Bon, cette longue errance du personnage de Karen, qui en arrive même à regarder ses anciens bulletins scolaires, quand même, n’était pas franchement passionnante. C’était néanmoins nécessaire d’en passer par là pour l’évolution du personnage, je pense. J’espère qu’on nous proposera plus palpitant la semaine prochaine. Finalement, très peu de choses se passent réellement au sein de l’épisode, hormis la mort de Patricia. On revient gentiment au point de départ dans chacune des intrigues, après avoir tourné en rond. Il serait temps que ça avance…

Allez, je vais terminer par souligner la promotion vraiment gênante pour Pepsi dans cet épisode (et dans la série en général). Elle est hyper bien planquée (le distributeur par-ci, l’horloge du fastfood par-là) mais est d’autant plus dérangeante que c’est vraiment de la pub subliminale… tout ce que je déteste, quoi. Du coup, ça devient un jeu pour moi, de chercher le logo Pepsi dans les plans.

05.pngÉpisode 5 – The Common Good – 12/20
The world has been collapsing for some time now.

Avec ce lundi 1er mai férié, j’ai oublié de regarder Outcast dis-donc ! L’épisode démarre par un flashback très perturbant sur le père de Kyle et une possédée qui se coupe la langue avec les dents. Bon appétit !

Kyle débarque chez sa mère pour proposer à Megan qui s’y est installée de venir vivre chez lui. Seulement, celle-ci refuse, parce qu’Holly pense que tout le mal qui leur arrive est de la faute de son oncle. La rousse interroge son frère et est forcée de constater qu’il est bien cinglé.

Elle supporte ensuite les plans d’avenir de ses parents qui imaginent déjà élever Holly alors qu’ils étaient témoin des viols à répétition que Megan a subi, sans rien dire. J’avais raté cette info avant ou c’est une révélation, mais ce n’est pas franchement une réussite, tant dans l’écriture que le jeu d’acteur. Cela n’est vraiment pas crédible comme intrigue.

Cette semaine, on revoit également Alison dans son asile psychiatrique. Ce n’est clairement pas du niveau de Legion, clairement, mais ça nous fait bien sombrer dans la folie malgré tout. Elle tombe sur le possédé qui avait agressé Amber, sur un ado qui la met en garde et sur une psy assez terrifiante qui doit probablement travailler pour Sidney. Bon, elle réussit malgré tout à quitter l’hôpital et retrouver Amber.

Du côté de Byron, la vie n’est pas simple non plus. Il doit en effet gérer la foule de la ville inquiète des meurtres et incendies en série (on les comprend, moi à leur place, j’essaierais de me tirer, mais allez vendre votre baraque dans ce merdier !), mais aussi sa femme qui a une attitude beaucoup trop active.

Il finit par suivre aveuglément Owen avec Kyle. En effet, Owen leur promet de livrer Sidney dont il a peur. Finalement, c’est une fausse piste et voilà tout ce qu’il faut en retenir.

Une fois de plus, j’ai décroché de l’intrigue de Sidney, malade dans sa grange. Je sais, je critique le manque d’info et de compréhension globale de la série, mais je décroche beaucoup trop souvent. Il aide aussi Aaron à se soigner dans une scène on ne peut plus louche. Il l’embarque ensuite torturer notre bon vieil acteur de LOST qui a toutes les réponses en échange de quelques informations. C’était la petite scène gore du jour, même si on ne voit finalement pas grand-chose.

En tout cas, je peux vous dire qu’Anderson dort dans sa voiture et rejoint ensuite la blonde déjà vu dans les autres épisodes, faisant partie d’une secte, dans une autre grange. La secte de notre blonde se précise un peu : chacun d’entre eux a été possédé et ainsi vu la vérité dans l’obscurité. Pourquoi pas, ça fait un groupe intéressant à suivre pour la suite, j’imagine.

La fin de l’épisode accélère les choses avec beaucoup de plaisir. Le maire organise une réunion de la ville où il annonce la démission de Byron. Celui-ci ne prend pas bien la nouvelle (dingue), annonce à la ville que les démons débarqueront bientôt et s’effondre sur scène.

Tout le casting est réuni pour l’occasion (à l’exception, bien sûr, d’Aaron et Sidney), ce qui permet une bonne confusion générale, lors de laquelle Byron se fait enlever par le maire. Megan s’occupe de la femme de Byron, qui n’a pas beaucoup plus de chance en se faisant rejeter dans les escaliers.

Le maire est exécuté froidement d’une balle dans la tête par Aaron, après une dernière rencontre avec Sidney. Anderson assiste à la chose, mais ne peut pas franchement intervenir. Byron, lui, est possédé et réussit à planter Kyle. Heureusement, Kyle parvient à l’exorciser à temps, mais il finit blessé à mort. La scène se déroulant devant Megan, celle-ci se retrouve forcée de le croire et conclut l’épisode en hurlant à la recherche d’un peu d’aide.

Bon. Toujours beaucoup trop de lenteurs dans cet épisode et je me demande de plus en plus pourquoi je les regarde si tard, car c’est de plus en plus soporifique. En plus, ils nous pondent chaque fois des fausses scènes intrigantes soi-disant pleine de suspens dont l’issue est plus que prévisible. Forcément, la montée de tension ne fonctionne pas spécialement. C’est lassant. Je reste investi dans l’histoire et j’ai envie d’en savoir plus sur ces mystères, mais bon, voilà quoi. Heureusement qu’il y avait la dernière scène pour remonter le niveau, à tous les niveaux, même si je n’ai pas trop suivi, j’avoue, à quel moment Byron s’est fait posséder ni comment. On va dire que ce n’est jamais qu’un détail.

06.pngÉpisode 6 – Fireflies – 14/20
We can’t fight this thing.

L’épisode reprend sur l’opération de Kyle qui se déroule mal… puis sur son réveil, sur la table, dans un hôpital désert. En fait, il est entre la vie et la mort, se baladant dans l’hôpital comme Supernatural ou Grey’s Anatomy nous l’ont déjà montré à plusieurs reprises (pour ne citer que deux séries).

Son petit voyage dans l’au-delà est sympathique, mais pas bouleversant non plus, parce qu’il manque grandement d’originalité.

Le révérend s’occupe de la fille de Kyle pendant qu’il se fait opérer, la gavant de chips. Elle lui propose, en échange, d’être celle qui fait les exorcismes qu’avait l’habitude d’effectuer son père. C’est une excellente chose, après tout, j’étais là pour ça.

Quelques instants plus tard, il apprend sa mort, en compagnie d’Alison et Megan. Alison pète un câble car elle veut le voir le cadavre de son (ex) mari. Je suis un peu de son avis aussi, surtout que c’est le médecin possédé de l’épisode 2 (3 ?) qui annonce la nouvelle. C’est un peu étrange, j’ai déjà oublié où il était censé être lui.

La petite refuse de croire à la mort de son père, Megan essaye de convaincre Alison qu’elles auraient dû le croire plus tôt quand il parlait d’exorcisme. Mouais. Alison est bien sûr sceptique après son internement, mais Megan lui révèle la vérité sur la mort de son propre mari et cela lui ouvre les yeux.

Le révérend finit par comprendre qu’il y a anguille sous roche quand les filles lui donnent le nom du médecin qui a annoncé la mort de Kyle. Ils se rendent à l’hôpital et Amber s’y ballade comme si de rien n’était, à la recherche de son papa.

De son côté, Byron apprend par Rose (sa femme) la mort de Kyle au beau milieu de sa dépression post-possession. Du coup, il est encore plus en dépression, forcément. Le révérend vient le voir, mais il ne s’y passe rien d’intéressant. Il rend ensuite une visite à Dakota, la blonde de la secte, qui apprend à son tour la mort de Kyle. Elle semble sincèrement dépitée par la nouvelle… et envoie un SMS dès que le révérend est hors de vue.

Sidney et Aaron s’installent chez une femme bien sympathique qui les laissent occuper sa maison comme si c’était la leur. Bon, OK, elle n’a pas d’autres choix que de voir Aaron dessiner sur ses cadres… C’est aussi passionnant que ça en a l’air, oui, oui.

Franchement, l’épisode n’est pas très surprenant : il veut désespérément nous faire croire que Kyle est mort, mais il est tellement évident que ce n’est pas le cas qu’il s’avère juste beaucoup trop long. Oui, long car on se retrouve à attendre son (vrai) réveil. Celui-ci se produit un peu avant le milieu de l’épisode.

Sidney vient alors lui rendre une visite de courtoisie où il lui apprend qu’un jour ils n’auront plus besoin de corps. Bon, on progresse dans la mythologie de la série j’imagine. À pas de fourmis.

Assez vite, Kyle s’attaque à Sidney. Le problème, c’est qu’on est trop tôt dans la saison pour que ce soit vraiment efficace. Bref, Sidney s’en sort sans problème. Cependant, Kyle réussit un peu plus tard à mettre K.O le médecin qui s’occupe de lui et tente de s’enfuir.

Il y parvient et tombe directement sur Amber, Megan, Alison et le révérend. Et oui, Amber a bien des pouvoirs efficaces, et le surnom que lui donne son père justifie le titre de cet épisode. C’est sympathique, même si le suspense était assez limité.

Pendant ce temps, Aaron « sympathise » avec un jeune garçon qui était enfermé dans le coffre de la voiture du garage de la maison qu’il squatte. Normal, normal. Ce pauvre petit garçon finit assassiné par le roux et Sidney révèle alors qu’il était là pour accélérer la transformation d’Aaron. Reste à savoir en quoi, et si je suis censé le savoir ou non.

Sidney et Aaron attendent ensuite leur hôte, mais ils peuvent l’attendre longtemps, car Rose l’a tuée, la prenant par surprise. En parlant de surprise, je crois bien que l’épisode se termine sur le meurtre d’Aaron par Sidney. Je n’ai vraiment pas tout pigé, pour changer.

Pourtant, j’ai trouvé l’épisode plus clair que d’habitude dans ses intentions. Les longueurs étaient toujours là, mais en même temps, j’ai l’impression qu’on avance enfin dans l’intrigue maintenant que les filles croient Kyle. Bref, il y a plus de positif que d’habitude, même si l’action est toujours bien limitée. Comme d’habitude, j’ai envie de conclure par un « il faut voir ce que ça donnera »… mais ça commence à être redondant de toujours penser ça, semaine après semaine.

07Épisode 7 – Alone When It Comes – 12/20
I fucked with a lot of people’s head Megan.

Hop, je n’ai pas pris le temps de voir cet épisode lundi (décidément cette semaine, je suis en retard pour toutes les séries), mais je me dis qu’il vaut mieux le voir aujourd’hui car demain j’aurais trop envie d’enchaîner les fins de saisons du TGIT avec la saison d’Unbreakable Kimmy Schmidt.

Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre dans l’intrigue, mais le temps n’est pas franchement laissé dans la première scène de l’épisode : Kyle rentre chez lui avec sa fille et Alison, histoire de se changer en 4e vitesse et d’enchaîner sur la suite. Il veut simplement fuir au plus vite, ce qui peut se comprendre, vue toute la merde qui lui arrive.

Il enchaîne sur une course poursuite (ou pas ?) et atterrit chez l’ancien de LOST dont je n’ai toujours pas retenu le nom afin d’obtenir une nouvelle voiture. Dans la scène suivante, la famille se retrouve coincée en voiture par un tas de possédés à leur recherche. Sympa. Ils finissent donc à pied, dans la forêt, toujours à fuir.

Sidney demande une autopsie du gamin tué par Aaron au médecin possédé qui en profite pour lui apprendre une réunion du conseil. Peu importe ce que ça signifie, ça semble l’inquiéter. Il se rend donc à cette réunion où nous découvrons de nouveaux visages de possédés. Il se fait gentiment ridiculiser par les autres, puis menacé par un asiatique, puis il a un accident de voiture après avoir craché une substance noire et visqueuse. Je vous jure, je ne comprends plus rien à force !

Megan s’inquiète surtout pour sa fille et sa propre santé, mais voir son frère partir l’inquiète. Elle reste ensuite avec Anderson pour une petite conversation à cœur ouverte sur les démons, les exorcismes, le passé. Ils rendent ensuite une petite visite à la secte, ce qui permet à Megan de comprendre qu’elle n’est pas la seule à s’être fait posséder par un démon.

La blonde raconte ainsi son histoire passée bien triste où elle a bouffé la tronche d’un type (et on n’a même pas le droit au flashback !), ce qui rassure suffisamment Megan pour qu’elle demande à amener sa fille sur place. OK, OK.

Cependant, Anderson surprend un petit conciliabule de deux membres de la secte avec la blonde. Intrigué, il suit celle-ci et découvre un abri anti-tornade. Au sein de celui-ci, il tombe sur… Sidney, fait prisonnier après son accident de voiture.

Rose se rend dans la grange de Sidney, elle n’est pas suicidaire, elle, déjà. Elle semble bien partie dans son opération de revanche et de meurtre de tous les méchants, s’attaquant à une nouvelle fois à une amie, Kat, sa meilleure amie. Pendant ce temps, son mari se fait arrêter par la chef Nuñez fraîchement promue et bien garce avec lui. Cela va bien à Briana Venskus, d’ailleurs. Peu importe, il est ensuite libéré par son ancien subalterne et rentre chez lui où il retrouve sa femme.

Quant à Nuñez, elle se lance dans une opération pour récupérer Kyle et sa famille. En théorie, elle y arrive, mais Tom de LOST débarque pour les sauver juste à temps. Kyle fait le choix de protéger Alison et sa fille en se sacrifiant et en restant en arrière. Les deux filles et Tom se barrent donc et l’épisode s’arrête là, avec un Kyle qui n’exorcise même pas complètement Nuñez…

Je ne peux pas dire que je me sois fait chier devant cet épisode, mais franchement, il n’était pas super intéressant à regarder. Chaque histoire avance à pas de fourmis (une expression super conne quand on voit la distance qu’une fourmi parcourt en peu de temps par rapport à sa taille), chacune dans son coin et c’est un peu dommage. En plus, je ne vois toujours pas où ils veulent en venir et il ne reste, je crois, que trois épisodes ! Donc une fois de plus, la conclusion à la fin de ce long épisode est… on verra. Oui, mais bon, on ne voit jamais.

08Épisode 8 – Mercy – 14/20
It’s too late, you can’t change me

C’est confortablement installé loin de chez moi que je lance cet épisode qui commence par une exécution sur la chaise électrique et valide ainsi un point du bingo. Qui est sur la chaise ? Pas la moindre idée ma foi.

Kyle, toujours blessé, se rend à l’hôpital pour demander de l’aide. Il tombe sur une interne qui le recoud malgré sa possession, l’informant qu’il n’aide pas à exorciser tout le monde, contrairement à ce qu’il pense. Il se rend ensuite compte que sa mère a disparu et se bat avec un flic/gardien de l’hôpital. C’est une fausse piste : il est en fait emmené auprès de l’ancien chef de la police qui continue de culpabiliser de sa possession et bosse désormais avec l’acteur de LOST dont je ne capte toujours pas le prénom dans cette série. Il reste deux épisodes d’ici la fin de saison, on ne sait jamais. C’est plutôt bien écrit en tout cas, leur alliance.

Anderson confronte la blonde sur la captivité de Sidney, mais ça n’apporte pas d’information passionnante. Elle dit désapprouver les méthodes du révérend et est persuadée que Sidney peut l’aider. Ce n’est pas l’avis de ce bon vieil Anderson qui se débrouille pour s’infiltrer dans l’abri où est caché Sidney. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il le torture.

Pendant ce temps, Megan se renseigne pour trouver un médecin dans sa secte. La blonde semble drôlement intéressée par son bébé, puisqu’il a été conçu pendant la possession. C’est vrai que ça pourrait poser problème, on se croirait dans le début d’une série/d’un film d’horreur à la mythologie pas si complexe.

On passe aussi pas mal de temps dans le bar de la ville avec un personnage que je ne reconnais pas mais qui se renseigne sur Anderson. Le type se rend ensuite dans la secte et dit qu’il est un ancien possédé, Blake, à la recherche de Kyle et du révérend pour les remercier de leur exorcisme. Bon, c’est possible, je ne me souviens pas de tout, mais je n’y crois pas trop. Megan se laisse endormir par cette information sans la vérifier et lui en révèle trop en l’emmenant dans un lieu secret où se trouve le révérend.

La blonde se rend compte qu’elle s’est faite doubler par le révérend, et elle n’aime pas ça. Kyle arrive à son tour sur les lieux, et ça l’arrange bien car il lui permet d’entrer à son tour dans l’abri anti-tornade. Kyle interroge Sidney qui lui révèle beaucoup de choses : certes, il est un démon, mais il est à l’intérieur d’un monstre qui aime un peu trop les enfants. La grande fusion où tout le monde finit possédé est donc une bonne chose pour lui. Bon, je comprends un peu mieux ce dont il est question avec cette scène, c’est toujours ça de pris !

Blake s’amuse avec la fille de Megan, ce qui est un bon moyen pour lui d’extorquer un tas d’informations. Je ne sais pas trop encore quel est son jeu, mais il est sûr qu’il cache bien des choses…

Durant la nuit, Megan voit une médecin en qui elle n’a pas franchement confiance. Et de toute évidence, elle a raison : la nana la drogue avec son thé et veut la forcer à prendre des médicaments. Droguée, elle appelle au secours et Blake débarque de justesse pour la sauver. La médecin/médium révèle qu’il est encore possédé, ce qui énerve le monsieur qui la tue.

Byron, lui, voit la chef Nuñez se rapprocher dangereusement de sa maison, flingue en main. Du coup, il lui tire dessus (et la tue ?). Tout ça pour ça, sérieux ? Je reste un peu sur ma faim si c’est là la fin de Nuñez !

Nous retrouvons enfin le conseil, qui discute de l’utilité de la fusion. Le médecin asiatique a l’air particulièrement contre, au point de buter tous les autres membres du conseil. Nous voilà bien. La fin de l’épisode n’est pas beaucoup plus claire sur le rôle de Blake pour la suite de la série, mais au moins les choses semblent avancer un peu cette semaine. C’est tellement étrange ce sentiment d’avancer à chaque épisode mais d’en être toujours au même point malgré tout, à attendre que les choses démarrent vraiment !

09.pngÉpisode 9 – This Is How It Started – 13/20
What’s so special about my daughter?

Quelqu’un a considéré que c’était une bonne idée de commencer cet épisode sur le médecin nu sous la douche qui ensuite s’explose la poitrine avec un couteau. Chacun ses délires, j’imagine, mais je n’ai pas bien compris cette scène.

Rose est totalement dévastée maintenant que sa haine semble retombée : elle se rend compte qu’elle a buté sa meilleure amie de sang-froid. Oui, ben oui, forcément quand on fait de la merde on finit par péter un câble. Byron est aussitôt sûr qu’elle est possédée, c’est merveilleux, surtout quand ça la fait gémir de manière gênante.

Etonnamment, on revient sur Alison et Amber dans un motel miteux alors que je pensais ne plus les revoir de la saison. Elles sont toujours aidées par ce putain d’acteur de LOST dont je n’ai pas le nom dans cette série. Du coup, elles l’attendent, ce qui ne les empêche pas de flipper quand ça frappe à la porte. Logique, logique.

Bon, elles sont en train de vivre une vie de prisonnières en fait, bloquées dans leur motel et effrayé de tous les maux qui pourraient leur arriver si elles sortaient de là. Le problème, c’est que la petite est comme toutes les petites de séries américaines… complétement conne. Par conséquent, elle ouvre la porte.

Pendant ce temps, Sidney est toujours torturé par nos héros, mais Kyle reçoit un appel de Byron qui le distrait un peu. Il se rend aussitôt auprès de lui… sauf qu’en chemin, il se fait assommer bêtement par quelqu’un qui avait tout prévu.

Megan se réveille dans la roulotte de la folle toujours morte. Blake a disparu, mais la blonde débarque. Assez vite, les choses se démêlent avec le révérend. Megan comprend que Blake est un possédé alors que la blonde dit qu’elle veut se protéger de l’apocalypse apportée par la fusion des monstres à venir. Oh comme ça promet. Au moins, la menace se dessine pour de vrai avec cette secte.

Le quelqu’un qui avait tout prévu pour assommer Kyle, c’est bien sûr Blake. Il est persuadé que la fille de Kyle est « la lumière » qui permettra de le sauver et d’être un héros. Et en effet, il a bien des visions (assez peu claires). Bon, Kyle parvient à se libérer assez vite et le passer à tabac. Malgré tout, il perd le combat et Blake s’enfuit.

En parallèle, ce pauvre Byron est laissé à s’occuper seul de Rose, qui semble miraculeusement soignée. Mouais. Elle est loin d’être stupide et sait très bien ce qui risque de lui arriver. Elle feint sa guérison pour en fait mieux… se suicider. Je m’y attendais, mais ça ne rend pas la scène moins triste pour Byron. En vrai, je n’ai jamais vraiment accroché au personnage de Rose, donc ça a du mal à me rendre vraiment triste. Par contre, je trouve ça super con. Kyle débarque juste après, trop tard donc.

Effrayée par tout ce qui lui est arrivée du côté de la secte, Megan s’enfuit avec sa fille sur les bons conseils d’Anderson qui lui demande de se casser… le plus loin possible. Oui, bon, c’est bien, Alison et Megan sont toutes les deux en fuite avec leur fille, ce n’est pas redondant du tout. Bon, en fait pas tant que ça puisqu’Alison et Amber ont disparu de leur motel.

Dans le même genre, Sidney parvient à tuer l’un de ses geôliers, Oscar (zut, je commençais à l’apprécier dans cet épisode), et s’enfuir… jusqu’à ce qu’Anderson lui tire dans la jambe. Le révérend fait alors sa petite révolution et affirme devant toute la secte qu’il s’enfuit avec Sidney. En fait, il apprend de la blonde que tout le monde s’en fiche pas mal de lui…

La fin d’épisode voit Blake retrouver le chirurgien. Bon, c’est étrange tout ça, mais ils parlent de démons purs qui seraient créés sur Terre. Merveilleux. Cela concerne assez évidemment Amber, mais c’est incertain. Du côté de la secte, Anderson tue Sidney juste avant que Kyle ne parvienne à obtenir les infos qu’il voulait en tirer et c’est à ce moment-là que débarque… Simon, le père de Kyle. En vie. Pépère.

Putain, j’ai pourtant l’impression de suivre la série, merde, j’en ai marre de ne rien comprendre à leurs twists sortis de nulle part. De manière moins étonnante, Megan et Holly se retrouvent dans de sales draps avec le chirurgien et Blake qui les prennent en otage (sans qu’Holly ne s’en rende compte car elle kiffe Blake).

Oh, et le révérend est bien sûr accueilli en messie dans son église (ça me rappelle la fin de saison de Preacher tout ça) où tous les fidèles de la ville attendaient un miracle. Ben purée, il a une sale tronche le miracle.

10.pngÉpisode 10 – To the Sea – 14/20
The world doesn’t have to end, son.

Bon, ça a été compliqué de trouver cet épisode et une fois que je l’ai eu trouvé, avec sous-titres espagnols, j’ai eu la flemme de le regarder. Après quatre jours, je me dis qu’ilest temps de finir la saison, mais j’ai toujours droit aux sous-titres espagnols imposés. Tant pis.

L’épisode reprend où le précédent s’était arrêté, avec un parallèle sympathique : Anderson critique et crache sur les textes bibliques devant sa paroisse, le père de Kyle ne dit pas un mot mais obtient les prières de tout le monde. C’est un sympathique début de fin de saison.

Les retrouvailles entre Kyle et son père, Simon, sont quant à elles loin d’être sympathiques, avec Kyle qui lui fait tout un tas de reproches et lui qui s’en tape royalement parce que, bon, quand même, on a la fin du monde qui approche. La scène entre les deux est particulièrement longue et chiante, surtout qu’il ne se passe finalement absolument rien.

Ce n’est pas trop l’épisode de Simon, puisqu’il se prend ensuite la tête avec la blonde qui comprend que son sauveur n’est pas l’être parfait qu’elle attendait. Elle tente alors de convaincre ses amis d’arrêter de l’aider dans sa préparation de la guerre à venir, mais elle ne fait pas franchement le poids, ce qui suppose, je crois, qu’elle finira assez mal.

Kyle apprend de Bob (l’acteur de LOST s’appelle Bob dans cette série ! Il m’aura fallu dix épisodes, mais c’est bon !) qu’Alison et sa fille se sont fait enlever. Kyle veut se précipiter à la rescousse, mais Simon arrive à le convaincre de s’en tenir à son plan : il veut juste mener la dernière bataille en combattant les démons qui ne s’attendent pas à une contre-attaque. C’est un peu tordu, mais ça fonctionne. Pour cela, ils vont voir Martin, un type dans un sale état mental qui semble bien incapable de les aider et flippe totalement à la vue de Simon. OK, OK, ça part dans le surjeu, en plus.

Tout ça pour qu’il décide finalement de les aider après une scène bien trop longue où Kyle et son père se réconcilient, plus ou moins.

Pendant ce temps, Megan se réveille dans une chambre médicalisée très surveillée par le docteur dont je ne sais pas le nom. Il lui révèle que sa petite fille (c’était pourtant censé être un garçon y a deux semaines) est en danger car le corps des anciens hôtes rejette habituellement le bébé. Je ne peux pas dire que ce soit une idée vraiment étonnante, mais ça fonctionne plutôt bien. Quant au médecin, l’acteur doit être bien content du rôle qu’il a décroché.

Il l’abandonne dans une maison bien déserte… mais dans laquelle Holly et Blake sont là. Ce dernier les retient en otage sans qu’Holly ne se doute de la moindre chose, idiote comme elle est. Bref, les trois passent l’épisode à se faire un puzzle, jusqu’à ce que Blake pète un câble suite à une vision. Il voit en effet sa fin et fait l’erreur de l’expliquer à Megan. Celle-ci se dit terrifiée à l’idée qu’Amber et Kyle puissent tuer son bébé et déclare qu’elle peut conduire Blake auprès d’Amber. Mouais.

Le truc, c’est que comme Alison et Amber sont enlevées, c’est un bien mauvais bluff. Cependant, ça fonctionne auprès de Blake qui enferme ses deux otages dans une voiture pour mieux détruire le laboratoire du docteur, qu’il tente ensuite de tuer, ne voulant plus être son rat de laboratoire. Euh bon… J’ai encore dû rater une étape dans la série.

C’est finalement Blake qui se fait maîtriser et Megan parvient à s’enfuir en voiture avec sa fille. Si ce n’est pas magnifique (et beaucoup trop simple).

De son côté, Byron est particulièrement inintéressant dans son deuil, duquel Anderson tente de le consoler… Du moins, en apparence, car son intention est assez clairement de lui dire qu’ils ont désormais une armée. C’est génial, parce que Rose avait de son côté une liste des possédés. Hors écran, ils arrêtent donc une bonne partie de la ville et les envoie en prison.

Au commissariat, Anderson retombe sur la blonde, qui se sent toujours élue et tente de lui demander de l’aide, mais alors pourquoi, on ne sait pas trop.

Tout ceci nous mène donc aux dix dernières minutes de l’épisode, qui sont un bonus de fin de saison (55 minutes au lieu de 45). On se retrouve dans la forêt, déjà vue dans les visions de Blake. Kyle y retrouve sa fille et Alison : c’est en fait Simon qui les avait pris en otage. Kyle accepte donc d’aider son père à mettre son plan à exécution, sans savoir que le plan consiste à organiser un suicide collectif. Et oui, le sang des anciens possédés peut tuer les démons, donc plus il y a de morts, mieux c’est. Et ça inclut Amber.

Bon, du coup, on peut comprendre que la blonde soit pas trop pour le plan de Simon. Par chance, elle a pu prévenir Anderson et Byron. Leur petite armée de paroissiens débarquent donc avec tout un tas de fusils, pile à temps pour éviter la mort de la petite. Kyle était pourtant prêt à se suicider sans ça. C’est compliqué à suivre comme scènes, car elle est bourrée de flashs lumineux qui pètent les yeux.

Simon s’en prend à son fils et Amber se jette sur Kyle pour le sauver. Les trois s’envolent alors, puis la fusion s’achève sans avoir pleinement fonctionnée.

Je dois bien avouer que je ne comprends absolument pas cette fin où tout le monde autour de la famille se met à s’envoler. Le cliffhanger achève mon incompréhension sur le réveil d’une femme (la mère de Kyle ?).

Ce n’était pas un mauvais épisode, mais il était plein de lenteur, y compris sur sa scène d’action finale. Cela fait officiellement deux saisons que je suis paumé dans cette série, avec l’impression de comprendre des trucs qui s’avèrent à chaque fois insuffisants pour la compréhension globale. Quant au titre de cet épisode, il reste un mystère total.

Bon, ce sentiment d’être paumé n’est pas forcément désagréable sur le long terme pour autant : la série parvient à me surprendre, puisque je ne comprends pas les trois quarts de ses rebondissements. C’est divertissant, quoique parfois trop long pour ne pas être ennuyeux, même en speedwatching. Cet épisode final n’était pas mauvais, mais entre ses facilités scénaristiques (Megan qui s’enfuit, Alison & Amber qui débarquent à la fin), son rythme lent et sa scène finale qui mériterait un épisode supplémentaire d’explications, il est difficile d’être pleinement satisfait. Peut-être qu’il faudrait que je lise les comics, mais en même temps, la série est supposée se suffire à elle-même.

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EN BREF – Les critiques que je viens de faire à l’épisode final sont celles que je peux également faire à la série : dans son ensemble, elle est beaucoup trop lente, mais propose parfois des rebondissements incompréhensibles qui donnent l’impression d’avancer d’un pas de géant, pour finalement se rendre compte que non.

J’étais revenu pour voir Amber développer ses pouvoirs, mais finalement, elle n’aura rien fait de la saison, à part dans le dernier épisode où on ne sait pas ce qu’elle a fait, mais elle l’a fait. Le grand méchant de la saison 1 a été évacué de la série en un claquement de doigts, idem pour Aaron et les pistes pour une éventuelle saison 3 ne sont même pas claires. J’ai même bien cru que la série était sur le point de s’achever durant la dernière scène, mais en fait non.

J’ai l’impression qu’il n’a pas encore été décidé de renouveler ou non la série. Si elle l’est, je continuerai probablement par curiosité et parce que certains personnages sont malgré tout intéressants (surtout Megan, en fait, même si j’ai toujours envie de l’appeler Karen, et Amber, car j’ai envie d’en savoir plus). Si elle ne l’est pas… Je crois que je ne serais même pas déçu et que je réarrangerai un peu le dernier épisode dans ma tête pour me dire que c’est fini et voilà. Non, je n’ai même pas envie de lire les comics tellement ce n’est pas à la hauteur.

La critique finale est un peu dure vue la moyenne de la saison. Le truc, c’est que ça ne décolle jamais avec Outcast, les épisodes sont bons, même si nous n’avons jamais le fin mot de l’histoire. La plupart du temps, ça manque d’explications alors que la moitié de l’épisode est perdue en lenteur inutile. Divertissant oui, juste assez bon pour se construire individuellement dans chaque épisode un 14 dans ses scènes d’action. Oui, seulement l’impression générale est plutôt mauvaise – et moins élevée que ça. La qualité de l’image, du jeu des acteurs, du son, tout ça, tout ça… on nous délivre une bonne série dans la forme, mais le fond n’est pas exploité correctement et c’est vraiment dommage ! Il est difficile de mettre de mauvaises notes tant la forme est excellente, mais ne soyez pas trop leurrés par sa bonne moyenne générale 😉

The Fades (S01)

Avis : Le planning de mon challenge séries est un peu allégé ce mois-ci, puisque je suis simplement censé voir les six épisodes de The Fades et une saison de Supernatural. Bref, un jeu d’enfant ! Je ne sais pas grand-chose de cette série britannique, si ce n’est que son acteur principal est le génial Ian de Caestecker (Fitz d’Agents of S.H.I.E.L.D), que je ne m’attendais pas à retrouver si jeune. Le casting comprend aussi la géniale Natalie Dormer (mais non, je n’aime toujours pas Game of Thrones) et Jack Thorne a produit/écrit la série. De ce dernier, j’ai choisi de retenir le très bon travail sur How I live now plutôt que le médiocre Harry Potter and the Cursed Child.

Autrement dit, il y a du beau monde sur cette série, mais du beau monde qui est sur le point de se faire connaître, et non l’inverse. Cela fait quelques années déjà que je me dis qu’il faut que je regarde, je profite donc de ce challenge pour enfin m’y coller, en espérant ne pas être trop déçu.

Si vous voulez simplement savoir s’il y a une vraie fin ou non sans spoiler, continuez de lire ce paragraphe, autrement, passez votre chemin. La réponse est toute simple : la saison se conclue de manière ouverte, mais répond malgré tout à l’ensemble des questions qu’elle pose.

Note moyenne de la saison : 17,5

01.pngÉpisode 1 – 18/20
My dreams are coming true

Ce pilot introduit sacrément bien l’intrigue de la série en offrant d’un coup pas mal d’éléments de sa mythologie, mais en parvenant à créer un mystère savoureux qui se regarde et fait se poser pas mal de questions. On suit un ensemble de personnages, là où j’avais compris que Ian de Caestecker était l’acteur principal. Que ce ne soit pas le cas n’est pas vraiment une déception, car l’ensemble est très solide. Alors, certes, Paul est un personnage important : c’est notre point d’entrée dans l’univers fantastique et étrange de la série, celui qui voit des choses sans les comprendre, ni les savoir. C’est un ado un peu perturbé, le loser de base avec son meilleur pote (Mac), qui ne comprend rien au monde qui l’entoure, que ce soit celui des vivants (de sa sœur jumelle, Anna, notamment) ou celui des morts. Il s’oppose ainsi à Neil, Helen et surtout Sarah, qui eux en savent beaucoup trop et vivent dans un monde où les morts sont parfois coincés et frustrés de l’être. Ce sont les fades du titre, qui font aussi toute l’intrigue de cette série et que Neil introduit à peu près au trois quart de l’épisode, alors qu’on en a déjà vu un paquet auparavant, avec aussi un exorcisme et la mort de Sarah. Autant dit que quand je parle d’un ensemble solide, ça l’est, parce qu’il faut quand même réussir à le faire pour pondre un scénario crédible avec autant d’éléments. D’ailleurs, un dernier pan de l’intrigue se concentre sur Mark, l’ex-mari de Sarah, qui n’est autre que… Tom Eillis, que je retrouverais plus tard dans mon challenge avec Lucifer. Inattendu, mais ça boucle la boucle ! Bref, on est à fond dans le fantastique, et ça tombe bien, c’est un peu le fil rouge de mon challenge avec Supernatural. Ma plus grosse critique pour le moment serait les transitions pourries entre les actes, car vraiment, j’ai énormément accroché à ce pilot et ces nombreux mystères introduits les uns après les autres avec beaucoup de brio. Le cliffhanger est diablement efficace et donne envie de tout de suite enchaîner, ça tombe bien j’ai le temps. En tout cas, ce premier épisode a de quoi me faire regretter d’avoir presque six ans de retard !

02.pngÉpisode 2 – 15/20
The world’s coming to an end… There’s nothing you can do.

La violence de cette série ne fait que commencer, apparemment, puisqu’après les morts de Sarah et Helen dans le pilot, ce deuxième volet démarre par la mort de toute la famille de Paul… Dans ses rêves. Forcément. Cet épisode m’a un peu moins fasciné que le pilot, car j’en ai trouvé le début long à se mettre en place et que c’est un peu gros que Sarah et Helen soient toutes les deux coincées sur Terre. C’est un peu le risque des séries qui démarrent trop fort (en rythme ou en écriture), la suite retombe forcément un peu. Pourtant, les scénaristes tentent de garder le rythme et le casting est vraiment excellent. Seulement, le côté vie adolescente qui continue malgré tout n’est pas aussi porteur que ce qu’ils essaient de nous faire croire. À cet égard, la métaphore finale (Superman) m’a fait lever les yeux au ciel assez violemment. Quelques scènes sortent clairement du lot, comme cette Sarah creepy à suivre Mark absolument partout, les cauchemars de Paul ou ce moment une morte sexy cherche à l’électrocuter. Malgré tout, je trouve qu’on ne fait plus forcément bien la distinction entre les rêves de Paul et la réalité et que sa relation avec Neil comme mentor est moins efficace que prévue. En revanche, la paranoïa qui commence à gagner Mark sur la mort de Sarah est plutôt du genre excellente. Enfin, je trouve le pari d’origine de la série plutôt risqué, puisqu’elle introduit une mythologie qui se contredit d’elle-même avec les morts qui peuvent désormais toucher notre monde et manger nos chairs. Le cliffhanger ne m’a pas donné spécialement envie d’enchaîner, ce qui est toujours un problème quand je me prévois une soirée de bingewatching, mais j’aime beaucoup la petite-amie de Paul.

03.pngÉpisode 3 – 16/20
I grow wings when I ejaculate.

Un jour, j’aurais tellement de temps libre devant moi que je ferais un article sur les anglais et l’art des scènes gênantes. L’intro de cet épisode qui voit Paul se masturber y figurerait en bonne place, croyez-moi, cette métaphore des ailes qui surgissent étant au moins aussi dérangeant que tout ce qui précède ! Le couple fonctionne heureusement plutôt bien, même si tout cela est fortement british et que moi, j’ai un peu de mal avec cette vision de la jeunesse et du traitement des pouvoirs/métaphores (oh j’imagine déjà Yodabor passer par ici et me dire que les style british, c’est chouette). Cela m’a beaucoup rappelé Misfits et un peu Skins. J’ai beau aimé ces séries, je ne les trouve pas aussi fun que beaucoup d’autres, ayant souvent du mal avec le décalage anglais (qui, ici, est frappant quand Paul coud la bouche de sa sœur devant Jay… scène qui m’a même pas vraiment de résolution logique proposée). Les sous-intrigues ados continuent donc de pas trop me passionner (même si j’ai aimé le concept du « birth-yester-day »), surtout que ça va un peu loin (l’escalade de l’arbre oh la la) et la trame générale me laisse perplexe, avec des visions de plus en plus fréquentes de la part de Paul. Bon, autrement, les choses s’annoncent plutôt cool pour mon challenge, car j’aime beaucoup le jeu d’acteur de Tom Ellis. Je prévoyais de voir Lucifer en y allant à reculons, car j’ai toujours du mal sur les séries capitalisant leur succès sur leur beau gosse de personnage principal, mais il semble fichu de gérer les nuances nécessaires à un rôle titre. Dans cet épisode, le perso de Mark commence par être totalement rongé de la disparition de son ex-femme avant d’apprendre que Neil voit son fantôme, puis d’être arrêté pour meurtres, au pluriel. Vu comme ça. La fin d’épisode rattrape un peu l’ennui initial de cet épisode, avec un Paul renforcé par un camion devant son meilleur ami, une Helen qui s’envole enfin vers d’autres cieux et un monstre évidemment beau-gosse qui vient au monde. Nu, tant qu’à faire.

04.pngÉpisode 4 – 18/20
Paul is braindead

Putain, les anglais aiment renverser les gens pour le fun, c’est pas possible ! S’ils roulaient dans le bon sens, ça irait peut-être mieux aussi. Et donc, la série nous tue Paul au beau milieu de sa saison 1, un truc que les anglais aiment bien faire aussi, ce qui a l’avantage d’être surprenant (autant que déprimant, c’est le héros bordel). Pas autant que la storyline autour de John, notre monstre à poil tout droit venu de Skins, au passé évidemment bien compliqué. Tout ça pour se faire buter en deux secondes.. Ce qui n’est pas bien grave, car il est évidemment immortel. C’était donc bien un grand méchant qui décime en une scène le clan de Neil. Pendant ce temps, Mark est accusé du meurtre de Sarah et passe pour un dingue à tenter de communiquer avec elle au beau milieu d’un interrogatoire. Il finit par lui demander d’arrêter d’être aussi curieuse avec lui et de se casser, une partie de l’intrigue dont je ne vois pas bien l’intérêt narratif pour le moment. Les scénaristes nous pondent alors, comme sorti de nulle part, une fin énorme. Un rituel qui permet de faire revenir Paul d’entre les morts parmi tout un tas de papillons. Fuck, j’aurais pas dit mieux. Faut pas s’étonner qu’ils n’aient pas de saison 2 avec des rebondissements pareils après. En plus, le côté teen qui avait envahi les épisodes précédents disparaît totalement ici avec un drame beaucoup trop important pour continuer dans cette légèreté initiale. L’épisode se conclue donc en beauté, mais c’est bien étrange et mieux vaut ne pas trop chercher à chipoter les détails de la mythologie.

052.pngÉpisode 5 – 19/20
He was dead and now he’s not. It makes him a zombie.

Paul revient chez lui en un rien de temps, car il va mieux depuis qu’il est sorti du « coma », c’est-à-dire de sa mort cérébrale. Cela ne demande pas vraiment de réadaptation, apparemment. Pendant ce temps, John continue de massacrer des victimes innocentes et parvient à convaincre Sarah de se joindre à son groupe de morts-vivants. Il faut dire qu’avec l’épisode précédent où Mark la chassait, c’était un peu obligatoire, mais ça ne peut pas annoncer de bonnes choses. La transformation se fait tranquillement dans l’épisode, préparant le terrain d’un épisode final qui s’annonce plutôt intéressant. De son côté, lui, Mark retrouve Vicky, son coup d’un soir… qui devient la bonne occasion de se prendre des coups de jour quand le gang de morts-vivants s’empare du centre de survie (le lycée, c’est pratique) pour tuer tout le monde. C’est une intrigue qui fonctionne bien et débute une jolie épidémie de zombies. L’épisode était sacrément bien foutu et monté à partir de là, avec même un plouf-plouf pour savoir qui allait mourir.La tension est palpable tout du long et il est dur de décrocher de l’écran tant la qualité y est, avec des interactions bien écrites entre les personnages. En même temps, je reste perplexe, car la série ne s’annonçait pas trop comme une invasion de zombies au départ : leur mythologie était plus complexe que cela quand même. Désormais, Paul est simplement devenu une arme capable de tuer les morts et même les relations sont prévisibles. Alors certes, ça fonctionne très bien, et bien mieux que (FearThe Walking Dead d’ailleurs, mais j’ai l’impression d’un potentiel perdu en cours de route. Et pourtant, je ne vois pas trop non plus vers quoi d’autre ils auraient pu se diriger. Bref, autant dire que je suis juste chiant et que j’ai savouré l’épisode, alors je devrais arrêter de me plaindre et me jeter sur la fin de saison, malgré ma peur d’une fin ouverte. De toute manière, je n’ai plus trop le choix.

06.pngÉpisode 6 – 18/20
Well, that reaction I wasn’t expecting

Les enjeux étaient plutôt bien cernés par l’épisode précédent et cette dernière heure prend la forme d’un compte à rebours vers les visions de Paul et de la fin du monde. Paul cherche un moyen de sauver le monde sans avoir à tuer les morts (oh l’ironie) car il ne veut pas être un tueur. Il aurait mieux fait de protéger sa famille car Neil décide de s’en prendre à eux. Désespéré et fou à l’idée que Paul refuse de l’aider, il entend lui faire prendre conscience des choses en menaçant de tuer Jay. Sauf qu’il la tue. Putain d’anglais ! Il a la bonne idée d’enfermer Anna et Mac ensemble cela dit, ce qui tombe bien car les deux se sont beaucoup rapprochés dans l’épisode précédent. Sarah, elle, découvre les problèmes de son nouveau statut et s’en prend à un John déjà déstabilisé pour avoir des informations, alors qu’elle a à son tour des visions. Bizarrement, il y a moins de tension dans cet épisode que dans le précédent, même si elle finit par arriver lors de la confrontation entre Neil, John et Paul. J’ai aimé le soin que les scénaristes ont pris à apporter une fin à tout le monde dans le casting principal, surtout Mark qui termine donc avec Vicky. C’est moins vrai des parents, mais ce n’est pas la chose qui va me torturer non plus. Le but de cet épisode était bien de boucler la boucle, avec un retour au centre commercial désaffecté du pilot, qui me paraît dater d’il y a des années alors que j’ai pourtant enchaîné les six épisodes en une seule soirée (oh, le manque de sérieux). Les ailes de Paul réapparaissent donc pile au bon moment après une intervention tout aussi bien sentie de Sarah. Finalement, et contrairement à ce que je disais à l’épisode précédent, la mythologie de la série explose dans ce merveilleux épisode conclusif. Ils auraient pu choisir une vraie fin en faisant en sorte que Neil se trompe, mais non, la fin sera ouverte sur fond d’apocalypse, une autre des grandes modes anglaises. J’aurais adoré avoir une saison 2 sur l’apocalypse mais, en même temps, force est de constater que la série fonctionne bien sur ces six épisodes, sans avoir nécessairement besoin de plus.

07.png

EN BREF – Difficile de ne pas employer le mot coup de cœur quand il faut parler de The Fades. La série se dévore hyper vite et l’on fait vite abstraction de ces défauts, qui n’en sont pas vraiment : le décalage de ton est purement anglais et on ne peut pas faire autrement que de l’accepter dès le premier épisode. Je n’ai pas insisté assez, je trouve, au sein de mes critiques sur l’énorme talent du casting : ce n’est pas un hasard si trois d’entre eux ont vu leur carrière exploser aux USA par la suite. Les prestations de Natalie Dormer et Ian de Caesteker dans le dernier épisode sont particulièrement marquantes à cet égard et contribuent aux critiques positives sur la série. Il est vraiment dommage que celle-ci ne soit pas plus connue, car elle gagne à être vue, c’est un vrai petit bijou. Dommage, il faudra faire sans suite et cantonner à imaginer la suite, comme avec tant de séries britanniques. C’est frustrant, mais au moins, les conclusions apportées sont satisfaisantes.

The 100 (S04)

Ci-dessous, mon article sur cette saison, avec mes avis à chaud à la diffusion de chaque épisode.

Avis : La série est enfin de retour ! Après un début qui m’avait laissé de marbre quelques épisodes en saison 1, The 100 a su conquérir mon coeur par son rythme vif et ses questions de vie ou de mort toujours très bien traitées. La saison 1 s’est emballée et a débouché sur une seconde saison extrêmement ambitieuse, qui n’a pas hésité à tordre le cou aux conventions et à poignarder les traditionnels schémas de triangles amoureux. Et la saison 3 ? C’était une hécatombe, autant du côté des personnages tués que des fans déçus de la mort de leur favoris. J’en fais partie, évidemment, puisque Lexa était quand même le meilleur personnage du monde et que Bellamy a eu une énorme période de n’importe quoi en début de saison.

J’ai malgré tout su passer au-dessus et apprécier le développement de l’intrigue qui, si elle ne m’a pas toujours plu, était extrêmement addictive. Les épisodes sont riches, les relations entre personnages toujours bien traitées (à l’exception Murphy/Harper, j’avoue) et les répliques parfaites. Après trois saisons, j’ai même fini par apprécier Murphy qui partait de loin, parce que je n’ai jamais pu le piffrer dans Continuum. Autant dire que, contrairement à beaucoup, je trouve que la série a su évoluer avec cohérence et pertinence, même si je n’approuve pas tout. En fait, c’est précisément ça qui est bien : la série n’a jamais pris le temps de s’occuper de ce que voulez les fans, elle a développé son histoire un peu indépendamment. Et du coup, ça donne une superbe trame générale, que beaucoup refuse de voir, j’ai l’impression, parce qu’ils sont énervés par la mort d’un personnage ou d’un autre. Ben oui, mais c’est justement ça qui fait que c’est une bonne série, que les gens regarderont encore dans dix ans. Sans tout ça, la série ne serait probablement déjà plus là.

Je suis donc tellement impatient de débuter cette saison 4 que j’ai commencé par un rewatch de la saison 3, terminé avant-hier. Je suis prêt, et j’en ai marre de cette introduction, alors je vais la faire courte pour le résumé des derniers épisodes. Clarke a réussi à sauver la Terre d’Alie… mais a annoncé à Bellamy que, non, ils n’avaient pas sauver la Terre car le monde est envahi de radiations qui sont prêtes à les tuer dans les six mois à venir. Oups. Quant à Octavia, elle a décidé de tuer Pike de sang-froid pour se venger de la mort de Lincoln, même si le grand méchant de la saison venait de lui sauver la vie. Reoups. La saison 3 s’achève sur ces deux bons cliffhangers qui concluaient un épisode ayant choisi la voie de la facilité et des petites incohérences, j’espère donc que la nouvelle salve d’épisodes saura gérer correctement cette base, d’autant qu’avec la mort d’Ontari, il n’y a plus de Commander. Ça va saigner !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

Note moyenne de la saison : 17/20

01-2.jpgÉpisode 1 – Echoes – 18/20
Looks like saving the world will have to wait.

Oh putain, The 100 est de retour en très grande forme, je suis tellement heureux (et peut-être pas tout à fait objectif non plus). Comme prévu, l’absence de commander vient foutre la merde dans la coalition. Je suis plutôt content du parti pris de l’épisode qui est de commencer tout de suite après la fin de l’épisode précédent. Cela permet de découvrir le chaos laissé par la City of Lights, malgré aussi une légère incohérence avec les aller-retours dans la tour (alors que normalement, ils sont censés escalader pour monter, hein). C’est un détail qui s’oublie vite tellement il se passe de très bonnes choses dans cet épisode ! L’épisode prend le temps de réintroduire vraiment chaque personnage, et c’est tout ce que je lui demandais.

Du côté de Polis, c’est donc le chaos dans les rues et tout le monde en veut à Wanheda ou au 13e clan, ce qui est assez logique. Le but de l’épisode est donc de réussir à stabiliser la coalition, ce qui n’est pas très original mais plutôt logique. Clarke et Bellamy décident de ne rien dire pour les radiations, même si à la fin de l’épisode, la majorité du casting est en fait au courant. Tant mieux, on ne s’attarde pas trop là-dessus. Parmi les choses que j’adore dans cet épisode : Roan est vivant ! Je n’aime pas beaucoup l’acteur, mais je suis bien content que le personnage soit encore là, car il peut encore apporter pas mal de choses. Et cet épisode le confirme assez rapidement, avec l’ajout de rebondissements autour de sa guérison-miracle qui permettent de ne pas voir le temps passer et le développement de sa relation de confiance avec Clarke, qui permet de réinstaurer la coalition. Comme d’hab, la série privilégie les avancées politiques à travers les relations entre ses personnages (ce qu’on retrouve aussi pas mal avec le couple Abby/Marcus et l’amitié Marcus/Indra, trop chou). Cela fonctionne très bien pour l’avancée de l’intrigue.

Autre chose que j’adore ? Echo, qui donne carrément son nom à l’épisode ! J’adorais le personnage en fin de saison 2 et je pensais que l’on en avait malheureusement fini avec elle lors de sa trahison de Bellamy en saison 3. Le résumé m’a mis la puce à l’oreille, mais la voir gagner une telle importance au sein de l’épisode, c’était juste jouissif ! J’espère qu’elle va réussir à mettre de l’eau dans son vin et survivre, car vu son tempérament de feu, j’ai juste envie de la voir survivre le plus longtemps possible. Ce qui est quand même peu probable avec The 100. Je suis déjà satisfait de savoir qu’elle survit à l’épisode, ce n’était pas gagné.

Toujours à Polis, Murphy et Emori se retrouvent et décident de fuir ensemble. C’était une partie un peu plus faible pour l’épisode, mais qui correspond bien aux personnages. Et c’était toujours plus solide qu’Octavia que tout le monde pardonne en deux secondes pour Pike. Je ne peux pas voir Pike, mais quand même, je m’attendais à un peu plus de remous. Ah et enfin, Jaha est toujours aussi chiant. Quatre saisons que j’attends de le voir y passer, et toujours pas, c’est frustrant !

Du côté d’Arkadia, c’est toujours assez désert avec seulement Raven, Monty, Harper et Jasper. Pourtant, chacun a son moment de gloire : Raven souffre encore et toujours, mais elle répare l’internet (et ça, c’est la classe), Harper et Monty font la fête et couchent une nouvelle fois ensemble (j’adore l’effet de répétition avec Raven qui les interrompt à chaque fois) et Jasper… continue de sombrer dans sa spirale dépressive. C’est un soulagement, pour deux raisons. Sa dernière scène dans l’épisode précédent ne me plaisait pas, son sourire ne disait rien qui vaille. En fait, il est juste blasé de la vie, et ça colle très bien à l’évolution du personnage. J’avais l’impression qu’il était bizarrement guéri de tout ce qu’il a traversé et cet épisode confirme que non. J’ai même cru qu’ils allaient vraiment le laisser se suicider. Double soulagement donc, celui de la cohérence de l’évolution du perso, et celui de le savoir en vie. Pour au moins six mois, donc, à en croire Raven, décidément oiseau de mauvais augure (c’est un jeu de mot sur son prénom et le poème de Poe, laissez tomber).

Enfin, le fan de Clexa en moi est contenté des scènes qui continuent de nous torturer de sa disparition. Quant au cliffhanger, il est un peu facile, mais ça fonctionne très bien. Les radiations arrivent les gars, va falloir songer à reconstruire Mountweather !

02.pngÉpisode 2 – Heavy Lies the Crown – 16/20
No I don’t want us to survive, I want us to live

C’est parti pour une petite dose de survie, qui commence par un flashback sur les dégâts provoqués par Alie et l’introduction d’un nouveau personnage qui va apporter beaucoup de choses je sens : Ilian. Cette intro est un peu discutable car trop rapide, surtout en ce qui concerne la mort de la mère, mais on sent une volonté d’avancer vite, comme souvent avec cette série.

On retrouve donc ensuite Ilian à Polis, faisant partie d’un groupe cherchant à se venger du peuple du ciel en tuant le roi pour prendre sa place. Bien qu’un peu simpliste, cette intrigue paraît dans la droite ligne de ce qui s’est fait jusque-là. Roan n’étant pas en mesure de combattre s’entraîne avec Echo, que j’adore toujours autant, malgré (grâce à ?) son fort caractère.

Pendant ce temps, Kane et Octavia tente de convaincre l’ambassadeur derrière lequel s’est rangé Ilian qu’il ne faut pas tuer le roi. Le complot politique ne renonce évidemment pas et Octavia finit par tuer l’ambassadeur par surprise. C’était froid et parfaitement exécuté, prouvant une fois de plus l’évolution dingue du personnage qui fait ce qu’elle a à faire pour survivre. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle Octavia, sans parler de son look mille fois plus sexy qu’avant que je valide totalement. Du coup, il ne faut pas chercher midi à quatorze heure pour comprendre qu’Ilian sera son nouveau love interest. Ça me va, je n’avais jamais pu blairer Lincoln de toute manière. C’est un peu rapide puisque ça fait moins de dix épisodes quand même, mais on n’y est pas encore.

En parlant de ship, cet épisode confirme définitivement la relation Kane & Abby, même si celle-ci décide finalement de retourner à Arkadia où elle sera plus utile.

Du côté d’Arkadia, justement, les Skaikru sont de retour. Deux intrigues se déroulent dans cet épisode pour eux : d’un côté, nous avons Bellamy, Monty, Harper, Nate & Bryan qui se rendent à la Farm Station, de l’autre, le reste du casting qui réapprend à vivre. Côté Farm Station, l’intrigue est excellente.

La solution proposée par Monty pour survivre aux radiations, vivre dans les vaisseaux ayant déjà résisté aux radiations, est aussi simple qu’efficace de la part des scénaristes. En revanche, voir le groupe se séparer m’inquiète toujours autant.

L’intrigue de la semaine à la Farm Station était assez simpliste et réaffirmait le personnage de Bellamy en position de leader. Clairement, il ne fait pas le meilleur des choix à long terme, mais y préfère le court terme. Cela marche bien comme dilemme, même si ce Riley sort quand même de nulle part. J’ai aimé la manière dont la décision sauver tout le monde/sauver les esclaves divisait profondément tout le monde, et notamment les couples. Nate & Bryan peinaient à me convaincre l’an dernier tant leur relation semblait uniquement là pour compenser Lexa auprès des fans LGBT, mais leur couple fonctionne finalement bien à cet égard, apportant encore des nuances avec une touche personnelle plus forte aux décisions de ce type.

Bon, cela dit, le coup de l’explosion qui tue tous les « méchants » esclavagistes, c’est un peu gros : pas de garde à l’entrée ? personne en expédition pour revenir en hâte les attaquer ? La série ne m’a pas habitué à de tels raccourcis et j’espère qu’on aura quand même quelques conséquences à tout cela.

Quant à ceux qui restaient à Arkadia, ils sont tout autant divisés. C’est Clarke qui s’en prend plein la gueule (comme d’hab) dans cet épisode et c’est elle qu’il faut suivre pour bien tout comprendre (forcément, c’est l’héroïne). Elle a en effet des choix conséquents à prendre, puisqu’elle doit choisir de révéler ou non ce qu’elle sait. Raven la presse à dire la vérité pour trouver des solutions globales, Jasper, qui est totalement parti en vrille, la confronte à ses choix passés et Jaha, devenu chauve entre deux épisodes, lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas mieux que lui. J’aime beaucoup l’évolution de Clarke qui permet d’atterrir à la solution du compromis dans un discours politique à la langue de bois finalement assez réaliste. Raven reste fidèle à elle-même dans ses choix et opinions, ce qui est un vrai plus.

Concernant Jaha, inutile de dire qu’il m’énerve toujours autant et que j’aimerais le voir y passer, le personnage tournant en rond dans des regrets qu’il ne semble pas véritablement avoir. L’ombre du père de Clarke n’a jamais été aussi présente que dans cet épisode, que ce soit avec Abby renonçant à son alliance ou Clarke passant du côté des dirigeants (et trahissant donc les opinions de son père). C’est un parallèle sacrément efficace.

Enfin, Jasper est certes parti en vrille, mais ça correspond à l’évolution logique du personnage et ça apporte une bonne dose de comique. Sa relation avec Monty est une vraie bonne chose qui réussit à résonner de sincérité malgré tout ce qu’ils ont traversé. Ce n’était pas gagné. Par conséquent, l’épisode est très bon du point de vue de l’évolution de chacun, continuant à s’attarder notamment sur les cicatrices de chacun (la jambe de Raven, bien sûr, mais aussi Bryan et Jasper torses nus, parce qu’évidemment, c’est aussi une bonne excuse pour faire de l’audience), mais use de ficelles un peu grosses et de raccourcis décevants côté intrigue.

N’empêche qu’on a un vrai fil rouge et que je ne peux m’empêcher d’imaginer le pire pour la fin de saison (de série ?), avec des choix drastiques pour savoir qui survivra.

03.pngÉpisode 3 – The Four Horsemen – 16/20
Chosing who gets to live or die is your speciality

Malgré une bonne migraine, je ne résiste pas à l’envie de lancer cet épisode à la première occasion. Sans grande surprise, cet épisode voit l’intrigue des radiations s’accélérer avec l’arrivée de Grounders malades à cause de celles-ci à Arkadia. Parmi eux, Luna, qui a d’une manière ou d’une autre quitté sa plateforme à un moment. Il faut dire qu’à peu près tout le monde y est mort, ça a dû la motiver.

À Arkadia, Jaha agite un nouvel espoir avec une tablette sortie d’on ne sait où, encore une fois, au plus grand désespoir de Raven qui, aussi chiante soit elle, a plus que raison dans toutes ses intrigues cette semaine. Murphy et Emori se planquent dans une cave et n’arrivent pas à régler leur problème de couple. Comme d’hab, Murphy choisit donc de retourner à Arkadia et y apprend en quelques minutes que la planète est foutue grâce à un débat entre Raven et Abby (qui n’est pas sans rappeler les problématiques de l’Arche en saison 1). Là encore, donc, Raven a raison même si son choix est atroce et Murphy interférant n’est vraiment pas une bonne idée, même si la raison évoquée est logique. Je suis assez dégoûté du parti pris des scénaristes qui est de donner tort à Raven alors qu’elle pense à la survie du plus grand nombre, et la tournure des événements me fait envisager une fin de saison avec uniquement une centaine de survivants, puisque les grounders contaminés y passent les uns après les autres. Luna pourrait probablement se sauver toute seule avec son sang et, peut-être, la flamme…

Oui, mais Roan réussit à perdre la flamme dans cet épisode, c’est bien joué ça quand même. Cela permet d’approfondir un peu la relation Octavia/Indra après l’absence de cette dernière la semaine dernière. Octavia devient la tueuse de l’ombre du royaume, j’adore l’idée. L’intrigue lui permet de retomber sur son futur mec et surtout sur Gaia, la fille de… Indra ?

Si cela sort totalement de nulle part, c’est plutôt juste par rapport à ce l’on sait du personnage (rien de précis, justement). Son histoire familiale est cohérente par rapport aux premières saisons et à la relation Indra/Octavia. Quant au plan qui permet de sauver la flamme, il est prévisible mais efficace, alors pourquoi pas. Tout cela nous mène malgré tout à une guerre civile inévitable, surtout avec Ilian qui est prêt à détruire toute technologie VS Arkadia qui mise tout là-dessus VS Octavia « Skairippa » prête à buter ceux qui s’en prendront au roi.

Loin de tout cela, Clarke et Bellamy accompagnent Jaha à la recherche de son bunker miracle, construit par une secte. C’est l’occasion pour la série d’augmenter encore sa mythologie et cette partie qui faisait bien aussi intrigue de la semaine (comme pour la flamme) a réussi assez rapidement à piquer ma curiosité. Malheureusement, cela n’apportait rien puisque tout le monde est mort dans ce bunker. C’était donc une intrigue perdant encore un peu de temps, exactement comme l’annonçait Raven et exactement comme la semaine dernière.

La fin de l’épisode voit Murphy logiquement annoncer à Emori qu’il faut rentrer à l’Arkadia et Clarke faire sa liste de 100 survivants (et l’abandonnant trankilou dans son bureau, LOGIQUE). Le cliffhanger est plus que prévisible avec Luna survivant grâce à son Nightblood et offrant un nouvel espoir au genre humain. Nous voilà bien.

En définitive, comme en fin de saison l’an dernier, chaque épisode apporte son/ses intrigues de la semaine pour faire avancer la trame générale, avec intro et conclusion, puis petit cliffhanger pour faire revenir. Ce n’est plus tout à fait du grand The 100 comme avant, mais ça reste très efficace et divertissant, avec des personnages vraiment bien définis et à l’évolution logique. Il est un peu regrettable que tout le monde ne puisse pas avoir son temps d’écran, mais les choix faits sont toujours pertinents.

Bon, sinon, il serait cool que The 100 et Agents of S.H.I.E.L.D arrêtent de s’échanger les acteurs comme ça.

04.pngÉpisode 4 – A Lie Guarded – 18/20
Yu gonplei ste odon Octavia kom Skaikru

Mon dieu, cet épisode commence par un éclat de rire général… Autant dire que ça fait tout de suite peur tellement ce n’est pas habituel. Il faut dire que la survie sur Terre semble s’être sensiblement compliquée, avec carrément la peur de la pluie désormais. Cette intro fonctionne plutôt bien en resituant Jasper comme le connard de service (il a clairement pris la place de Murphy désormais) et Monty comme un allié proche de Clarke…

Ce qui ne peut évidemment pas durer et, effectivement, Jasper trouve la liste des 100 noms rédigés à l’épisode précédent. Il se fait gentiment arrêter par Clarke qui accorde un peu trop vite sa confiance à Monty malgré tout. C’est donc lui qui révèle à tout le monde la liste des cent noms, bon courage, Clarke, surtout qu’elle est toute seule à l’arche… avec Jaha, qui passe dans cet épisode de type ridiculisé à type qui sauve tout le monde avec l’idée d’une loterie. Clarke a néanmoins eu l’occasion d’expliquer un peu sa liste, avec des choix sacrément logiques mais douloureux, basé sur des statistiques et des moyens de préserver la race humaine. C’est presque trop intelligent pour Clarke. La liste était en fait l’intrigue de la semaine, mais elle est tellement intégrée au fil rouge qu’il est difficile de la considérer comme telle.

De leur côté, Abby, Raven, Luna, Nyko, Murphy, Emori, Miller, Jackson et quelques autres ne sont donc pas à l’arche, mais à la recherche d’un laboratoire pour créer un vaccin anti-radiation avec le sang de Luna. C’est une bonne chose de séparer autant le casting, surtout que l’air de rien, on commence à connaître vraiment beaucoup de personnages et il est évident que l’on peut en tuer quelques-uns… C’est donc Nyko qui y passe en premier, guérisseur des Grounders que l’on connaissait depuis pas mal de temps et qui a droit à une fin un peu bâclée, protégeant Luna d’une mort certaine. Luna étant Luna, elle en profite pour se barrer alors que le sort de l’humanité repose sur elle. Joie. Raven réussit à la convaincre de rester, se trouvant au passage une utilité après avoir été laissée pour compte à cause de sa jambe.

L’histoire des drones est un bon prétexte à ce développement et à celui de Murphy qui se retrouve tiraillé entre Skaikru et son désir de survie avec Emori. Les graines d’un conflit à venir sont clairement plantées, notamment avec Abby (qui n’est pas loin de se suicider inutilement dans cet épisode). Cette partie de l’épisode permet à ce gros groupe de découvrir le laboratoire de Becca, ouvrant de nouvelles perspectives pour la suite, tout en les protégeant des actions de Roan qui part en vrille à Polis.

Dans la capitale, justement, Octavia est enfin confrontée par Kane sur toutes les conneries qu’elle fait depuis quelques épisodes. J’adore le personnage, mais force est de constater qu’elle ne fait pas du bien pour la paix à long terme, instaurant un climat de peur plutôt que de respect… ce qui est un peu synonyme chez les Grounders. Il n’est donc pas surprenant de la voir se faire virer et partir à la recherche d’Indra, qu’elle ne trouvera pas.

Bellamy est parti en chasse avec un obscur inconnu et s’est fait capturer par les hommes de Polis où il est ramené auprès de Roan et Kane. Ce dernier doit alors réparer les erreurs du figurant accompagnant Blake et qui a beaucoup trop parlé, mais c’est peine perdue : avec toutes ces histoires d’arche pouvant sauver les Skaikru et de Nightblood caché, Roan n’a plus confiance et rompt l’alliance avec Skaikru, gardant Kane & Bellamy comme otage, ordonnant de capturer également Octavia & Indra, puis de tuer tous les autres, Skaikru comme Trikru. Cool, des figurants en moins et des actions qu’il ne regrettera pas du tout.

La guerre est ainsi lancée et Octavia s’enfuit pour prévenir l’arche que l’armée de Polis arrive pour s’en prendre eux (il est évoqué qu’Indra fait de même avec Trikru). Skairippa se fait rattraper en route par Echo et ses hommes, et après un excellent combat entre les deux, elle se fait transpercer par l’épée de la guerrière Azgeda et tombe dans un ravin. Octavia est donc laissée pour morte aux yeux d’Echo qui l’annonce à Bellamy. Octavia étant Octavia et The 100 étant malgré tout une série, O survit et remonte sur son cheval. Reste à savoir si elle arrivera à temps pour prévenir l’arche et si elle survivra à ses blessures une fois fait.

Je suis légèrement déçu par cette survie vraiment trop énorme pour être pleinement crédible dans une série qui jusque-là ne s’est jamais (trop) foutu de nous à ce niveau-là. Cela aurait été une belle mort pour le personnage, mais je ne suis pas sûr que le fandom s’en serait remis cette fois, déjà qu’ils votent encore pour Lexa. Non parce que sa survie est déjà difficile à avaler, mais qu’en plus son cheval la retrouve… Ce n’est pas un chien, normalement, un cheval.

Bon, allez, admettons, l’épisode était vraiment top et ne s’est pas gêné pour tuer quelques personnages tout en s’assurant de foutre la merde niveau politique, et c’est après tout tout ce que j’aime dans cette série.

05.pngÉpisode 5 – The Tinder Box – 15/20
Azgeda is coming. Army. War is here.

Vont-ils retrouver des téléphones portables et tous se mettre à draguer en ligne dans cet épisode ? Si à la vue du titre, la question pourrait presque paraître légitime, on se doute bien que non, malgré tout.

Maintenant que j’ai fait cette blague pourrie, je me sens prêt à commencer la critique.

L’épisode commence au bunker où toute la technologie semble impeccable après pas loin de cent ans sans avoir servi, et quand je dis impeccable, je ne parle pas que du fait que ça fonctionne mais aussi que c’est propre. Pourquoi pas, mais j’aimerais bien avoir une chambre qui prenne aussi peu la poussière, moi aussi. Enfin bon, ce n’est pas trop l’intérêt de cette scène qui développe deux situations en parallèle.

D’un côté, Abby et son fidèle Jackson craignent de ne pas réussir à reproduire le nightblood, ce qui serait sacrément con quand même, de l’autre Raven a une migraine (c’était déjà suggéré la semaine dernière) qui lui fait croire qu’elle s’envole… quand en fait, elle a une attaque cérébrale. Oh, ça sent les conséquences de la City of light, et je me suis dit que ça allait être joyeux si ça se généralisait (Raven étant la première à en avoir été déconnectée, et étant aussi la seule à avoir gardé autant de connaissances de son passage là-bas. J’entendais d’ici le « We didn’t save anyone » de Clarke. J’étais très loin du compte, lol).

Octavia est toujours bien mal en point cette semaine (logique) et sans trop de surprise, elle tombe sur celui que je voyais comme son futur love interest, Ilian. À Arkadia, on découvre que le troc continue avec Niylah, qui trouve ainsi le moyen de revenir dans la série, l’air de rien. Parce que quand je dis que ça continue, moi, je trouve surtout que ça commence, mais bon. C’est très mignonnet entre Clarke et elle, jusqu’à l’arrivée d’Ilian et Octavia. Qu’il est mignon lui aussi de l’avoir ramenée, ça permet à Clarke de la sauver avec un massage cardiaque (mouais, toujours pas convaincu par super-Octavia) et à O’ d’annoncer la guerre.

Du coup, tout le monde s’empresse de vaquer à ses affaires, laissant à Ilian le loisir de traîner dans la base de ceux qu’il tient pour responsable de la mort de sa famille. Bien joué Clarke, tu as juste oublié l’essentiel sur ce coup-là et ça va te revenir dans la gueule.

Arkadia fait ce qu’elle peut pour prévenir la guerre qui arrive évidemment à leur porte, et Monty propose un plan digne de Pike qui ravit énormément sa chérie, forcément. Je n’aime pas bien l’insistance autour de Monty depuis deux épisodes, ce n’est vraiment pas bon signe dans une série comme The 100. Ou peut-être suis-je juste trop parano.

Clarke se propose de parler à Roan pour lui retourner le cerveau, un grand classique de la série et un art dans lequel elle excelle, alors on comprend bien la confiance aveugle de Monty. Et il faut dire qu’à eux deux, ils mettent sur pied un plan qui fonctionne merveilleusement bien et permet effectivement la discussion, alors même que l’armée est bien plus nombreuse qu’eux. On notera au passage que ce n’est pas une armée bien maligne de n’avoir même pas un éclaireur, mais bon, ils ont pris la confiance en pensant tuer Octavia. Ma pauvre Echo, si tu savais.

Bon, je passe le moment moyen où Riley pique sa crise et celui pas beaucoup plus crédible où Bellamy décrète qu’Octavia est forcément en vie, quand n’importe qui d’autre aurait pu réussir à prévenir Arkadia. Comme il faut occuper un peu l’épisode, Clarke et Roan mettent un temps dingue à trouver une solution évidente : partager le vaisseau. Ils se décident à le faire au beau milieu de la fameuse cave de l’an dernier, réutilisation sympa d’un lieu déjà vu.

Pendant ce temps, Monty échange sa place avec Bellamy (non, je n’ai pas du tout imaginé le coup fourré venir) pour que celui-ci aide Echo à convaincre Riley de ne pas buter Roan. Tout ceci est très efficace dans la montée en tension, car j’ai bien peur que Roan ne passe pas la saison, vu qu’il est déjà embauché ailleurs. Fort heureusement, il ne meurt pas des mains de Riley, et toute cette intrigue qui occupe pourtant une bonne partie de l’épisode est finalement… parfaitement inutile.

En effet, une autre sous-intrigue de l’épisode dévoile toute cette importance à ce moment-là, celle qui voit Octavia être soignée par Niylah (c’est donc pour ça qu’elle est de retour !) et apprendre qu’Ilian est à Arkadia aussi. Elle comprend aussitôt que c’est la merde et elle a bien raison, car il prévoit juste de tout faire péter. Et avec des arguments absolument pas convaincants, Octavia est tout simplement incapable d’empêcher Ilian d’accomplir son plan.

Ainsi, si finalement tout le monde survit à l’épisode (j’ai vraiment cru que Monty allait y passer tant le début ressemblait à un adieu au personnage, j’ai même cru qu’il allait se faire buter parce que tout le monde se précipiterait à Arkadia en oubliant les otages, mais non, il survit pépère), l’épisode surprend avec la destruction d’Arkadia, longuement mise en scène histoire qu’il soit bien évident que c’en est fini de toute cette partie de la série.

Ce n’est jamais que la base même de The 100 que d’avoir l’arche. Personne ne tue Ilian, alors que pourtant il y aurait de quoi, et les scénaristes ne nous pondent heureusement pas la mort de Jasper – car oui, j’ai envisagé un instant de voir Jasper en feu sortir de l’arche. Ils en auraient été capables à une époque, mais je crois que j’en attends vraiment trop d’eux désormais. En effet, Octavia survit beaucoup trop facilement (une fois de plus) elle aussi, et la série finit par manquer vraiment de crédibilité.

Cela fait quelques épisodes de cette saison (et à vrai dire, les deux derniers de la trois aussi) que je trouve que les facilités scénaristiques se multiplient et c’est bien dommage, car ils proposaient jusque-là des enjeux sérieux avec des vraies conséquences. Cette année, j’ai l’impression qu’ils sont frileux de la gâchette après les révoltes des fans l’an passé sur les morts de Lexa et Lincoln. Si c’est ça, le fandom a vraiment diminué l’intérêt et la justesse de la série, et c’est bien dommage.

En même temps, je comprends que CW essaye de les calmer aussi si l’impact sur les audiences est négatif, mais, franchement, la série était plus prenante quand elle tuait ses personnages principaux sans crier gare (plus prenante, peut-être, mais surtout plus crédible, car là, j’ai l’impression d’en revenir à une banale série ado où l’on sait que tout le monde va survivre, avec une structure à la semaine qui oublie parfois son fil rouge – ou l’étend inutilement).

En revanche, j’aime assez le jeu de pouvoir qui s’est déroulé dans cet épisode, comme toujours, et la démonstration, une fois de plus, que quand deux grands pouvoirs s’opposent, il faut se méfier des dégâts que peuvent faire les petits. Du coup, ça redonne des points à l’épisode, car il y avait au moins l’élément de surprise de ce côté-là : à leur place, j’aurais tué Monty, et même Kane, mais sauvé le vaisseau. Au moins, cette fois, c’est sûr : tout le monde sera Nightblood ou les humains ne seront plus.

Les quatre premiers épisodes partent ainsi en flammes en même temps que la liste des 100 personnes et mes espoirs d’une fin de saison qui repart à cent personnages. Jolie surprise pour conclure l’épisode, donc.

J’aimerais pouvoir en dire autant de Raven, mais bon… Les scénaristes ont pété un sérieux câble. Son attaque cérébrale lui donne en fait la solution : il faut simplement dire adieu à la gravité pour réussir à créer du Nightblood (jolie dédicace possible à Finn avec la notion de « spacewalk », mais ils ne la font même pas). Avec son euphorie, elle est juste insupportable et ça semble beaucoup trop sauter le requin comme disent les ‘ricains. Même les informations qui suivent ne sont pas bien crédibles malgré de jolis termes scientifiques, tant Raven paraît d’un coup être investie de super-pouvoirs.

Pourtant, quand il s’agit d’intégrer le fait qu’ils sont en train de tuer Raven comme ça après quatre saisons, les choses sont beaucoup moins claires pour moi, car j’adore le personnage et je trouvais vraiment bien son évolution – notamment sa jambe qui ne guérit jamais. Bon, la disparition de son mec de la saison 2 en cours de route était un peu grosse, mais à part ça, ils avaient réussi à construire un bon personnage. Son côté totalement dingue cette semaine m’a rebuté, mais je n’ai pas pour autant envie de la voir quitter la série. Je dois être un peu schizo.

De ce côté de l’intrigue, on notera aussi des coupes budgétaires assez importantes dans le casting, avec simplement une mention de Luna, en train de dormir quelque part dans le bunker, et la disparition de Murphy et Emori. Je pense que le budget est parti en flammes avec la destruction d’Arkadia (j’ai commencé avec une blague pourrie, c’est normal de finir comme ça).

Quant au cliffhanger… J’ai beaucoup moins de doute sur la survie d’Abby (ils trouveront bien une solution) que sur la survie de Raven. Et j’ai aimé la manière dont ils ont justifié que ça ne touchait que Raven et Abby. Clarke n’a pas fini de culpabiliser d’avoir voulu sauver sa maman à Polis. Bref, c’est un épisode qui me laisse très mitigé : le rythme était celui de d’habitude la tension a fini par prendre un peu et la surprise a explosé en fin d’épisode, mais entre temps, la crédibilité et la cohérence générale ont encore pris un coup qui affaiblit mon avis général sur la série.

Alors, la note baisse, en espérant que les scénaristes me prouveront le contraire et me feront regretter de demander plus de crédibilité dans les blessures et morts. Je suis tellement attaché aux personnages que la mort d’un d’eux me fera de toute manière beaucoup trop chier – sauf si c’est Jaha, ou Ilian, allez.

06.pngÉpisode 6 – We Will Rise – 16/20
It’s the end of the world Kane, darkness is all we have left.

The 100 est enfin de retour après une bien trop longue semaine de pause !

Les personnages n’ont pas eu tant de répit : Arkadia est toujours en flamme sous la pluie au début de cet épisode. Jasper en profite pour continuer à voir la vie du bon côté et être insupportable, cette fois avec Jaha, qui traverse une petite crise de foi en arrière-plan de cet épisode.

Pendant ce temps, la foule s’en prend à Ilian, qui est protégé par Kane, allez savoir pourquoi. Il veut juste éviter que ça ne parte trop en vrille, en gros, mais ça fait un moment que c’est le cas pourtant et ça manque d’éléments concrets pour nous expliquer son comportement, je trouve.

Raven s’entraîne à s’envoler dans l’espace sans y parvenir pour autant, malgré les encouragements de Murphy (non). Elle finit par s’énerver violemment après lui et ses blagues stupides et c’est Luna qui parvient à la calmer. La relation entre ces deux-là est une des choses les plus étranges de cette saison, mais ce réconfort tout maternel de Luna était sacrément beau et, finalement, crédible bien que surprenant. Murphy ne pardonne pas si facilement à Raven qui s’en est pris physiquement à lui – mais bon, ces deux-là remontent à la saison 1 quand même – et laisse sa place à Luna, qui ne l’entend pas de cette oreille et tente de le raisonner. À eux deux, ils parviennent à focaliser l’attention de Raven et à trouver la solution à leurs problèmes. Comme la semaine dernière, l’écriture est bonne, mais l’on sent de plus en plus cette saison que les problèmes sont créés juste pour être surmontés en fin d’épisode.

Du côté d’Arkadia, tout n’est pas entièrement détruit, à commencer par la chambre de Clarke et ses dessins de Lexa. Les scénaristes jouent un jeu dangereux : Clarke entretient désormais sa relation avec Niylah, contre l’avis de la moitié du fandom qui veut la voir avec Bellamy et de l’autre moitié qui veut la voir célibataire à vie dans la glorification de Lexa. De mon côté, j’aime beaucoup la transition proposée avec les dessins de Clarke représentant Lexa (non, ils n’ont pas brûlé). Quant à Niylah, c’est un bon personnage qui mérite des approfondissements, mais que j’apprécie de plus en plus à chaque fois. Elle est tout dans la douceur, ce qui est un contraste avec la majorité des personnages que l’on connaît, et donc plutôt une bonne chose. Jusque-là, on n’avait que Monty qui avait ce type de caractère, et encore.

Octavia, à l’infirmerie parmi les nombreux blessés, révèle qu’elle en veut toujours à Bellamy pour la mort de Lincoln. C’est décidément un épisode qui prend le temps de faire le deuil des personnages perdus l’an dernier (ou il y a un mois ou deux, pour les personnages). Clarke savait bien que ça prendrait du temps à O, mais Bellamy lui répond assez justement que le temps, ils n’en ont plus. Ces scènes permettent de concrétiser un peu l’évolution des dynamiques et ne font pas trop forcées, même si le simple fait qu’on voit autant leur but est un peu dérangeant.

Octavia est ensuite aidée par Niylah, ce qui est une bonne chose car ça développe les deux personnages à la fois. O se retrouve alors seule à l’infirmerie avec Ilian dont les gardes ont disparu, et bien sûr la conversation n’est pas des plus amicales.

L’ensemble d’Arkadia n’est pas mieux, avec un discours de haine à l’encontre d’Ilian se faisant entendre de la part du papa d’un gentil petit garçon de cinq ans. CINQ. CIIIIINQ. Pardon, c’était tellement ridicule, je suis traumatisé. Bon, ce nouveau personnage est le Pike 2.0 en gros, et c’est donc un peu énervant.

Monty avertit ainsi Kane, et c’est frustrant, car j’aurais aimé le voir monter en grade, faire un grand et beau discours pour apaiser la haine. Les scénaristes ont fait évoluer Monty, mais en même temps, il doit rester ce pion de second rang et c’est un peu énervant à force. Après son sacrifice du dernier épisode, il aurait pu se faire entendre un peu plus. Mais non, il n’est pas un leader et les scénaristes ne veulent de toute évidence pas qu’il le soit. Et Harper est aux abonnées absentes cette semaine, dommage.

Octavia, encore elle, part ensuite en vrille et veut se venger d’Ilian, du moins en théorie : elle veut surtout se venger de ce qui est arrivé à Lincoln, donc elle livre le prisonnier à la foule en colère. Et quand elle se retrouve dans la position de Pike, prête à abattre Ilian de la même manière que l’avait été Lincoln, elle explose en larmes et s’enfuit. Je sais bien que tout ça, c’était il y a un an pour nous et qu’on a eu le temps de l’accepter, mais ça continue de me faire mal pour les personnages.

Autant j’ai apprécié le dessin de Lexa, autant le flashback du headshot de Lincoln, ce n’était peut-être pas si nécessaire. On sent que ça remue le couteau dans la plaie, et pourtant, je n’ai jamais été fan de Lincoln. Pendant un instant, j’ai cru qu’ils n’avaient plus le droit de le montrer à l’écran aussi, puisqu’ils tardent à nous montrer son visage. En tout cas, ils n’ont pas eu le budget pour Pike, clairement, et ça m’est bien égal.

Avec l’aide de Jaha et Kane qui font équipe pour la première fois depuis bien longtemps, et la complicité inutile de Monty, Ilian peut quant à lui s’enfuir à son tour. Bref, Arkadia est parti en vrille cette semaine, pour finalement rentrer dans les rangs bien gentiment.

Avant tout ça, Clarke, Bellamy et Roan ont pris la décision d’aller porter le carburant au bunker de Raven et compagnie. En effet, Arkadia est désormais totalement allié avec Azgeda pour créer du Nightblood. Il y a bien sûr quelques péripéties en cours de route avec Trikru qui en veut encore à Azgeda qui, dans sa déclaration de guerre, a détruit quelques villages en chemin pour Arkadia lors du dernier épisode.

Ces péripéties ne m’ont pas passionnées, j’avoue, car l’on sait bien que ni Clarke, ni Bellamy n’y passeront. Il restait un peu de suspens autour de Roan, mais c’est assez vite clair qu’il est bon pour survivre lui aussi, et il ne reste plus qu’à regarder d’un œil distrait une bonne course poursuite en jeep/camion, ce qui n’est clairement pas ce qui m’intéresse dans la série. En plus, l’absence d’Echo dans la garde rapprochée du roi n’est pas hyper logique, même si on peut imaginer qu’elle est repartie pour Polis afin d’y assurer l’ordre. Cela dit, quand on voit les mauvaises décisions qu’elle prend, Roan pourrait changer de second.

Sans vraie grande surprise, l’épisode se termine sur une mauvaise nouvelle supplémentaire : une flèche de Trikru a suffi à percer un baril en métal (?) et le carburant est perdu à jamais. Clarke en informe alors Murphy & Luna, qui sont chargés d’annoncer à Raven la mauvaise nouvelle, qui ne pouvait pas plus mal tomber car elle avait enfin réussi à trouver le moyen de sauver tout le monde avec tout le carburant dont ils disposaient. Du coup, elle prend assez mal la nouvelle et fait une nouvelle attaque cérébrale (je ne sais comment la qualifier en fait) bien plus violente qu’il y a deux épisodes. Inutile de préciser que Murphy court chercher Abby – que l’on n’a pas vu de l’épisode, donc, de même que Jackson ou Emori.

C’est marrant comment ils profitent de ce bunker pour cacher la moitié du casting comme si de rien n’était. Autant avec Arkadia ou Polis, c’est crédible parce qu’on connaît la taille gigantesque dont ils disposent, autant on ne connaît du bunker que la salle principale (et l’endroit où Luna dormait désormais) alors il y a une information qui nous manque. Et puis même si c’est crédible ailleurs, il y a des personnages qu’on ne voit plus depuis quelques épisodes sans explication, comme Miller et son copain. Ce n’est pas du tout frustrant après leur évolution à peine forcée en saison 3.

Si l’épisode ne monte pas beaucoup plus haut en terme de note, c’est justement à cause de toutes ces absences du casting (mais avec tant de personnages en même temps…) qui donnent envie de lire des dizaines de fanfics sur chacun d’eux (et en même temps, dur d’imaginer ce que peuvent faire Abby, Miller ou Emori dans ce bunker). Pour ça et parce que leur schéma narratif devient vraiment trop répétitif avec chaque semaine des personnages confrontés à un problème dont la solution est trouvée vers la 30e minutes histoire de laisser le temps de créer un nouveau problème.

L’évolution générale et les dynamiques entre personnages restent excellentes, mais je trouve ça trop schématique et ça ne me dérangeait pas autant avant. C’était peut-être le cas quand même, mais ça me semblait moins gros, peut-être par manque d’habitude. Si c’est vraiment ça, alors je vais peut-être me lasser et finir par descendre de plus en plus mes notes en saison 5. Oui, il y a une saison 5, c’est officiel !

Oh, et pour conclure, je dois dire que le changement de générique fait mal à voir : Arkadia y est désormais détruite et la nuit tombée ! C’est un bon choix de la part de la série de se mettre à jour comme ça; j’ai adoré les différents changements proposés au sein du générique pour coller au mieux à la situation proposée. On dirait une deuxième moitié de saison, déjà, mais il est possible que ça le soit.

07.pngÉpisode 7 – Gimme Shelter – 16/20
Why don’t you make a fire? You’re good at that.

Comme prévu et malgré quelques détours, il semblerait bien qu’Ilian et Octavia soient faits pour être ensemble. Alors qu’ils s’enfuient d’Arkadia, ils sont surpris par de la pluie radioactive, enfin, et c’est l’excuse parfaite pour les mettre à moitié nus dans une grotte. Ben, tiens. On notera l’absence de traces de coups sur le corps d’Ilian. Son visage est toujours tuméfié de tous les coups qu’il s’est pris dans l’épisode précédent. Même si Octavia ne veut pas lui parler, ils finissent par faire un peu plus connaissance.

Octavia se laisse consumer par ses regrets et ses envies de vengeance au point de tenter de se suicider. Ilian la sauve et, bien sûr, puisqu’ils sont toujours à moitié nus, la tension sexuelle grimpe aussitôt d’un cran. Déprimée, elle l’embrasse alors pour sentir quelque chose d’autre. Sans grande surprise, cela finit en scène de sexe censurée pour ces deux-là. Depuis l’introduction d’Ilian, il était à peu près sûr qu’on en arriverait là et ce n’est pas si mal fichu. Il aura fallu moins d’une saison pour qu’Octavia tourne la page Lincoln et, en même temps, on sent bien que tout ça n’est pas encore résolu.

Ce n’est pas franchement un couple de rêve sur le papier, mais cela reste intéressant à voir. Il est juste dommage qu’Ilian soit à ce point détesté de tout le reste du monde. Au petit matin, le couple se sépare, mais Octavia baisse les armes et décide de le ramener chez lui. Oh, ce couple n’a pas fini de nous surprendre.

Après des épisodes et des épisodes d’entraînements inutiles, Arkadia se fait malgré tout surprendre et c’est le chaos. Il y a un connard qui s’en prend à Harper et finit au sol. Bellamy et Kane ont la gentillesse de le sauver quand même, avant de se déshabiller comme le reste du casting. Oh, les scénaristes ont donc trouvé l’excuse parfaite pour foutre tout le monde à poil. Bien joué.

Harper passe le reste de l’épisode à culpabiliser de ne pas l’avoir aidé, alors qu’il a juste tenté de lui arracher ses vêtements pour se protéger, hein. Du coup, elle pleure sa mort. Mouais. Une fois de plus, l’écriture est un peu étrange : où est Monty pour la réconforter ? Nulle part, et la pauvre se retrouve à devoir se contenter de Kane qui, lui, n’a qu’une radio pourrie pour parler à sa chérie… Même Niylah aurait été plus crédible dans le rôle de Kane vis-à-vis d’Harper.

Bellamy quant à lui décide une fois de plus de jouer au héros : comme il ne peut trouver Octavia, il décide d’aller sauver un duo pris au piège de la pluie noire. Pas de bol pour lui, sa jolie jeep se retrouve coincée dans la boue et il doit reconnaître son incapacité à sauver tout le monde. Pas facile tous les jours la vie de héros. Il finit par rentrer à la base pour apprendre qu’Octavia n’a pas donné signe de vie. Voilà, voilà, les scénaristes ne sont vraiment pas cool avec notre petit Blake.

Clarke arrive au bunker et apprend d’Abby qu’à défaut d’aller dans l’espace, la moelle épinière de Luna peut suffire à créer du Night Blood, si on est prêt à le tester sur un humain. C’est marrant, ça me rappelle Mount Weather comme solution, hein. Et apparemment, Abby aussi vit mal la comparaison et la solution qu’elle vient de trouver.

Emori entend tout, parce que c’est Emori, et parce qu’il faut bien nous rappeler qu’elle est là, aussi, et qu’elle est le sacrifice le plus évident pour tester le transfert du sang de Luna, grande absente de l’épisode, une fois de plus. Clarke part ensuite en expédition avec elle en direction de la villa d’Allie où se sont installés Murphy et Emori. Ah ben oui, ça a de la gueule forcément, et surtout ça explique où ils ont disparu.

Murphy était juste en train de danser et faire la cuisine. J’approuve, je fais pareil. Avec cette explication sortant d’un peu nulle part, j’ai même cru un moment qu’ils allaient nous sortir Miller de derrière un placard (hum, mauvais jeu de mots pour un homo ?), mais non, il est toujours aux abonnés absents. Je comprends de moins en moins comment ils gèrent le casting, sérieux.

Ce retour à la vie moderne est une claque pour Clarke qui peut enfin prendre une douche chaude et retrouver le plaisir d’un bon lit deux places. Son réconfort est toutefois de courte durée, parce que faudrait pas que l’actrice prenne trop ses aises : alors que dans la cuisine, Emori s’active pour se casser, elle se fait surprendre par un Natif agressif. Malgré les protections de la villa largement mises en avant juste avant, celui-ci a réussi à pénétrer dans la baraque en cassant une vitre et s’attaque à elle pour de la bouffe. Incapable de le maîtriser, elle est finalement sauvée in extremis par John.

Elle prétend alors connaître son agresseur et vouloir le tuer, mais il paraît très vite clair qu’elle ment afin d’avoir un cobaye. C’est une sacrée performance de la part de l’actrice et je continue d’apprécier de plus en plus ce personnage. Et ça me fait chier, j’aime vraiment tout le monde dans cette série, les prochaines morts vont être dures. Clarke finit par en arriver après un long, long, temps de réflexion à la conclusion qu’elle tient son cobaye et Abby finit l’épisode en lui injectant du Night Blood, en présence aussi de Roan, même si nous n’avons pas la moindre idée de ce qu’il a pu faire de son épisode sans Clarke. Les scénaristes révèlent alors qu’Emori mentait et ne connaissait pas ce type. Ce dernier rebondissement est vraiment sans surprise tant c’était évident et c’est dommage de finir là-dessus, même si ça offre un cliffhanger intéressant sur la survie ou non de ce cobaye.

Quant à « Memori », ils sont plus amoureux que jamais dans leur désir commun de survie. Purée, ne me les tuez pas, plus ça va, plus je les adore.

En conclusion, cet épisode prend le temps d’approfondir un peu les personnages d’Octavia, Bellamy et Memori avec trois intrigues qui se déroulent en parallèle et permettent aussi de voir quelques moments de transcendance pour Ilian, Kane et Harper. La multiplicité des intrigues et l’arrivée de la pluie noire aide à camoufler un peu l’écriture routinière de la saison. Cette fois, il ne s’agit pas vraiment de trouver une solution à un problème, mais plutôt d’attendre la fin du problème pour la pluie. Quant au cobaye, tout cela se déroule sans surprise, car on sait bien dès le départ qu’ils trouveront quelqu’un sur qui tester.

Il y a de fortes chances que le test échoue… et que quelqu’un d’importance décide de tester une deuxième version de ce remède. Ou pas, on verra, c’est une supposition en l’air, comme j’avais pu le faire précédemment pour Octavia et Ilian. Bon, autrement dit, The 100 continue son jeu de domino et d’écriture stratégique pour que tout se mette peu à peu en place. Cette semaine, c’est bien fait, malgré un casting de plus en plus variable et de moins en moins logique.

Cependant, la seule solution que j’y vois, c’est de tuer quelques personnages… et ça, non merci.

Capture d'écran 2017-03-30 12.39.59.pngÉpisode 8 – God Complex – 18/20
I’ll be here if you come back. When. I mean, when.

Comme d’habitude, cet épisode se divise en trois intrigues traitées de manière inégale en termes de temps et d’importance. En revanche, contrairement à d’habitude, les scénaristes surprennent par des rebondissements qui viennent une nouvelle fois renverser la donne.

Tout d’abord, une première intrigue concerne la rédemption de Bellamy, encore et toujours. La semaine dernière n’a pas suffi, il faut maintenant ramener le personnage à un point où il est capable de lâcher prise et d’oublier sa culpabilité. Facile : il suffit pour ça de lui fourrer un Jasper toujours aussi insupportable dans les pattes.

Cette intrigue est de loin celle qui m’a le moins plus dans l’épisode, même si j’ai apprécié les références à la première saison de la série, du « whatever the hell we want » à la quête des fruits hallucinogènes. C’est une bonne chose d’en revenir à ces éléments-clés du passé, car cela solidifie la série de manière agréable, lui donnant un suivi plus crédible que l’invention perpétuelle de nouveaux éléments.

De plus, il était intéressant de voir Jasper marquer des points malgré son fichu caractère depuis Maya. Le personnage a beaucoup trop changé, mais ce côté « recherche du fun » était après tout ce qui le caractérisait en saison 1. Quant à Bellamy, il ne se ressemble plus du tout et le voir enfin lâcher un peu de lest était plutôt positif également, même si je n’aime pas du tout la manière dont c’est finalement amené. Il faut qu’une figurante sexy que nous n’avons jamais vu le drague pour qu’il change d’avis, et ça, c’est un peu n’importe quoi et contre-productif par rapport au personnage. Dans le même genre, j’aurais aimé voir Harper passer de son stade de dépressive du début d’épisode à fêtarde. Pourtant, la fête est une bonne chose et j’aurais aussi apprécié qu’on s’y attarde un tout petit plus longtemps, pour les voir profiter de la vie. La scène de 4×4 en début de saison 3 où ils chantent tous ensemble reste l’un de mes moments préférés dans cette série et je n’aurais pas été contre un développement dans ce sens. Cependant, on a déjà passé beaucoup de temps sur Bellamy cette saison, et j’espère qu’on avait là une conclusion (même s’il serait intéressant de connaître leurs hallucinations dans Arkadia).

La seconde intrigue se déroule bien loin d’Arkadia. La production a enfin remis la main sur l’ensemble du casting censé se trouver dans le bunker de Becca, et c’est ainsi l’occasion de les voir tester les radiations sur leur cobaye. Cette première scène de l’épisode se déroule pour ma part sans la moindre surprise avec un début d’expérience rassurant qui finalement foire totalement et laisse ce pauvre type mourir dans d’atroces souffrances.

Il faut alors trouver un nouveau cobaye et cela tombe, comme prévu, sur Emori ; surtout qu’ils ont l’excuse de son mensonge pour se rassurer. Clarke découvre en effet qu’elle lui a menti sur l’identité du premier cobaye et, apparemment, ça justifie de tenter de la tuer, n’en déplaise à Murphy. Le couple est emprisonné aussitôt. Ce n’est pas trop du goût de Luna qui se ridiculise un peu dans sa révolte vouée à l’échec et son combat contre Roan.

Tout cela m’a un peu laissé perplexe tant l’intrigue restait prévisible, mais j’ai aimé là encore la référence au passé de la série. Raven dresse la première le parallèle évident avec Mount Weather et, une fois de plus, cela permet de solidifier l’ensemble de la série tout en expliquant assez rapidement et facilement les enjeux de cette nouvelle décision de Clarke, surtout que ça vient de Raven qui s’était bien fait torturée en fin de saison 2.

Ma scène préférée est un peu centrale dans cette intrigue : Emori demande à Murphy d’arrêter de la protéger. Elle est prête à se sacrifier, mais elle veut encore le protéger pour qu’il ne soit pas le prochain sur la liste. C’est merveilleux et hyper bien joué de la part des deux acteurs. Les supplications de Murphy à Clarke, notamment, sont magistrales et s’appuient elles aussi sur les relations passées entre les deux personnages. Je n’en demandais pas tant.

De ses supplications, j’en ai tiré l’évidence du sacrifice de Clarke. Franchement, je n’en attendais pas moins vu les doutes de l’ensemble des personnages et sa scène avec Roan ; mais la petite phrase bien placée de Murphy l’a vite confirmé. Clarke décide de se sacrifier et tester le nightblood elle-même. De manière moins prévisible, le personnage d’Abby semble bien différent cette semaine. Elle hésite à sacrifier Emori, là où je m’attendais à la voir se faire stopper par Clarke. Bon, ça, à la rigueur, ça colle à peu près au perso.

En revanche, la voir péter un câble et détruire le laboratoire, ce n’est pas des plus crédible et on va mettre ça sur son cerveau désormais défectueux comme celui de Raven. Franchement, elle n’a pas hésité dix secondes à lui injecter le nightblood et la clé de la City of Light en fin de saison 3, là où les risques étaient infiniment plus grand ; alors il n’y a pas trop de raisons d’en arriver à de tels extrêmes (même si ça reste une réaction compréhensible de parents). J’ai envie de noter également que personne ne semble en vouloir à Abby, pas même Emori et Murphy libérés, alors qu’elle vient juste de tuer tout le monde. La libération de Memori est également une aberration, car je doute qu’ils pardonnent si facilement la situation dans laquelle on les a fichus – et notamment à Miller qui a suivi aveuglément les ordres (franchement le faire revenir pour ça, ce n’est pas cool).

J’ai aussi envie de dire qu’ils abandonnent bien vite le combat : il suffit d’attendre la prochaine pluie noire pour savoir si Clarke survit ou pas. Et de toute manière, l’espèce humaine est déjà sauvée car Luna survit, de même que des enfants nightblood (on sait qu’il en reste qui ne faisaient pas partie du conclave, normalement). Je dis ça, je ne dis rien.

Et effectivement, je ferais mieux de ne rien dire car de toute façon, la dernière intrigue de cet épisode permet de trouver une nouvelle voie vers la salvation. L’intrigue Jaha/Kane, redevenus de grands amis, apporte en effet une solution qui avait été un peu trop vite écartée en début de saison.

Si je déteste Jaha, je suis assez content de le voir, pour une fois, avoir raison de persister sur son délire de secte quand il se rend compte que la religion de Niylah reprend les mêmes termes et symboles que celle-ci. Ce que j’aime surtout dans cette intrigue, c’est la manière dont toutes les pièces du puzzle s’emboîtent de manière évidente alors qu’à aucun moment je n’y avais pensé avant. Pourtant, j’avais tout en main moi aussi. Il me reste toutefois le souci du rapport entre Becca et la secte, mais les hommes que l’on voit à la fin du 3×07 pour l’accueillir sortent peut-être du bunker, et de là, tout se tient.

Cette intrigue voit également le retour d’Indra, égale à elle-même, c’est-à-dire beaucoup trop violente et agressive pour être un bon leader politique, même si elle se laisse convaincre par Kane de temps à autre. Agressive ? Et bien oui, Trikru est toujours en guerre contre Azgeda, et donc contre Skaikru. Je n’ai pas trop aimé la manière dont Indra tue tous les Azgeda sur son chemin, car cela va encore provoquer des remous politiques et des combats par la suite, ni la manière dont les relations avec Gaia, sa fille, semble soudainement apaisées.

En revanche, j’ai adoré la façon dont Gaia était réintroduite, avec toutes les réponses que cherchaient nos héros, l’air de rien. Cela s’inscrit tout à fait dans la mythologie de la série et justifie un peu mieux l’invention du personnage de Gaia. C’est peut-être le plus gros point faible de cette saison finalement, le fait que le personnage-clé sorte de nulle part en début de saison. Toutefois, comme je ne la voyais pas obtenir une telle importance, c’est plutôt réussi je pense, car ce sont finalement tous les éléments de peu d’importance (la secte, le bunker inefficace, Gaia, la religion Trikru…) qui permettent d’apporter une nouvelle solution.

Cette dernière est efficacement trouvée par Monty, qui prend encore de l’importance dans cet épisode. Harper s’en rend bien compte et n’a pas l’air d’aimer ça beaucoup plus que moi. La scène du couple ressemblait fortement à une scène d’adieu et Monty a tellement pris du grade cette année que je me retrouve à sursauter pour lui à chaque scène. Je ne donne pas cher de sa peau ou de celle d’Harper, il me paraît de plus en plus évident que l’un d’eux ne passera pas la saison. Ils sont censés être bien plus secondaires que ça, et finalement, ils ont éclipsé Miller & Bryan qui avaient pris un peu d’importance l’an dernier, mais pas autant. C’est un peu la même chose pour Memori qui éclipsent Jasper (surtout), mais je vois moins l’un d’entre eux y passer. Peut-être à tort.

Enfin, l’absence d’Octavia ne m’a pas du tout dérangé, contrairement à ce que j’aurais pensé si on m’en avait parlé a priori.

Donc si je résume : l’épisode est très solide car il s’appuie sur les fondations de la série à de nombreuses reprises, tout en proposant un renversement de la situation avec la découverte du bunker et l’échec du Nightblood. La découverte du bunker, aussi immense soit-il, ramène de plus une ancienne problématique sur le devant de la scène : il va falloir faire une liste de qui peut survivre. Et comme cette fois, c’est Trikru qui garde le temple, il y a fort à parier qu’Azgeda va être mis de côté. La merde géopolitique est bonne pour un nouveau traité et de nouveaux combats, et j’aime beaucoup cette perspective.

C’est un épisode d’autant plus réussi que pas un instant je n’imaginais le retour de cette secte dans la série ou l’échec de la solution Nightblood. Je voyais déjà Clarke survivre aux radiations dans la machine et j’ai aimé la manière dont ils ont réussi à me surprendre !

Capture d'écran 2017-04-27 16.43.14.pngÉpisode 9 – DNR – 17/20
Not much point of fighting at the end of the world…

J’ai l’impression que ça fait un an que je n’ai pas regardé The 100, je suis tellement heureux qu’ils soient de retour après cette pause de trois semaines ! Si l’épisode a mis plus de temps à me happer que d’habitude, je l’ai fini sur les rotules. Alors, ma séance chez l’ostéopathe ce matin n’a pas aidé car j’ai fonctionné comme un zombie toute la journée, mais cet épisode, vraiment, m’a vidé émotionnellement. Je m’explique.

Plusieurs intrigues s’entremêlent cette semaine et aucune n’est de tout repos. Oh, nous avons bien Octavia et Ilan qui commencent par jardiner puis passer la journée au lit à nous dire que l’hiver (la mort) arrive. Non, sans déconner, la référence à Game of Thrones me paraît inévitable. Peu importe, tout ça n’est qu’une introduction pour nous faire croire qu’Octavia se repend. Finalement, Ankara (oui, oui, c’est un prénom, pas une ville), une pote d’Ilian, décide de s’en prendre à elle.

Il n’en faut pas plus pour qu’Octavia se réveille, le déclic se fait et paf, la revoilà guerrière. L’évolution de ce personnage est folle, elle se consume à petit feu à chaque meurtre, je le sens de plus en plus mal pour son futur.

À Arkadia, Jaha est de retour avec Monty pour déclarer l’existence du bunker. C’est intéressant, mais je n’ai pas aimé du tout la mise en avant, une fois de plus, de Monty dans sa relation avec Harper. Finalement, c’est elle qui a fini par me saouler. Elle est clairement en pleine dépression et décide donc de rester faire la fête avec Jasper plutôt que de se rendre au bunker. Autrement dit, elle décide de se suicider. Cela mène à une scène très forte entre Monty et elle qui a tout de la pire rupture dans une série. Il lui balance quand même qu’elle est lâche avant de se barrer. Oh Harper, mais ressaisis-toi.

Ils sont tout un groupe de jeunes à agir comme ça, car la vie sur Terre est trop compliquée à gérer, trop douloureuse. Monty ne peut tolérer ça, mais sa petite amie et son meilleur ami en sont là. Jaha essaye bien de les forcer à venir, mais sans surprise, ça ne fonctionne pas. C’est Bellamy le plus intelligent sur ce coup, c’est très bon de le retrouver : il fait prendre conscience à Jaha que ce n’est pas sa décision de les forcer à survivre. Il les a bien envoyés mourir sur Terre, après tout. C’était une bien jolie scène, avec même une apparition inattendue de Wells. Et puis, me sentir de nouveau Team Bellamy après tant de temps, c’était cool.

La majorité d’Arkadia se met donc en route pour Polis et le bunker, sans savoir ce qui les y attend. Avant cela, Bellamy prend le temps de dire au revoir à Jasper et Harper, tous deux dans une fête perpétuelle qu’il avait rejoint la veille malgré tout. Cette scène d’au revoir, particulièrement entre Bellamy et Jasper, était déchirante, à coup de répliques entendues et ré-entendues tout au long de la série. Oh, ce « Whatever the hell you want » m’a cloué sur place. Je suis tristesse infinie, sachez-le.

Monty décide finalement de rester à Arkadia auprès d’Harper et Monty. Ce sacrifice parfaitement romantique est très joli, puisqu’il dit rester au cas où ils changent d’avis. J’aime bien l’idée, mais… l’amoureux transi qui reste pour sauver sa copine, on sait tous que ça va mal finir. Je suis à peu près convaincu que Monty va finalement mourir pour sauver une Harper comprenant trop tard qu’elle tient effectivement à la vie, comme Monty le souligne justement dans cet épisode. Je tiens à dire direct que ça va être atroce et que je ne suis pas prêt non plus. DNR. Oui, ne me réanimez pas, je suis un cas perdu avec cette série. En plus, ce DNR de Jasper me rappelait évidemment LOST et ce n’était pas une bonne chose.

Il est quand même question de suicide collectif et il est à peu près sûr que tous ne pourront survivre. La série a été assez avare en cadavre cette année, je crains le pire, franchement.

Pendant ce temps, Clarke, Roan, Abby, Miller et Jackson arrivent à Polis pour découvrir le bunker. C’est évidemment un piège pour tuer Roan, puisque Trikru est toujours en guerre contre Azgeda. Clarke sauve juste à temps Roan (ben évidemment) mais Azgeda était déjà sur le coup. Echo dirige à merveille ses troupes, organisant un blocus autour du bunker et gardant tout le monde en otage.

Tout le monde, sauf Wanheda, que le roi Roan demande à voir, bien sûr. À six jours de la fin du monde (enfin, ce sera probablement en avance histoire de rajouter du drama), Roan est bien remis de sa blessure du début de saison et est drôlement prêt à écouter Clarke.

Celle-ci parvient à le convaincre de parler pacifiquement à Indra. Oh, le pacifisme grounder est relatif, bien sûr. La réunion au sommet se fait en présence des treize colonies et se conclut sur la décision de faire la guerre pour récupérer le bunker, faute d’une Lexa pour convaincre tout le monde de ne pas se taper sur la gueule.

Oh Lexa, que tu manques à cette série. C’est fou quand même l’impact de ce personnage. Lincoln est totalement zappé désormais, de même que Finn par exemple, mais Lexa est encore le moteur d’une bonne partie de la série. Qu’est-ce qu’elle me manque !

Ils m’ont fait espérer son retour improbable en plus, puisque Clarke se fait pote avec Gaia pour devenir la nouvelle commandeur (ça aurait été pratique l’an dernier quand même). C’était sans compter sur la connerie infinie d’Abby qui a peur que la flamme tue Clarke et révèle qu’elle n’est Nightblood que grâce à la science. Bordel.

C’est Roan qui pousse Abby à révéler ce qu’elle sait, alors qu’Abby était quand même prête à le tuer en début d’épisode et est désormais sa prisonnière. Du grand n’importe quoi Abby cette saison !

Finalement, Roan, qui a tout prévu, décide d’éviter la guerre en organisant à Polis les Hunger Games un dernier conclave entre les treize clans (y compris Skaikru donc). Le vainqueur gagnera le bunker pour son clan et basta. La bataille se fera dans l’ensemble de la ville. Et alors que Clarke et Bellamy se rendent compte qu’ils sont dans la merde, Octavia débarque, prête à faire la guerre. Oh…

Ce conclave est une bonne idée je trouve, mais ça va rapidement se résumer à Octavia/Indra/Echo. Et si Octavia doit tuer Indra, on aura franchi une ligne de non-retour. Et puis, je n’ai pas envie qu’Echo ne meurt non plus. Genre, l’idée est géniale, mais je ne suis pas sûr d’avoir envie de la voir.

Une dernière partie de l’épisode traite elle aussi du suicide, plus directement encore, et c’est probablement celle qui m’a le plus épuisé émotionnellement. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai toujours eu un gros faible pour Raven. Je n’aime pas bien son évolution cette année, forcément, car tout est fait pour la diriger vers sa mort prochaine. Je refuse toujours de croire qu’ils vont se séparer d’elle, je me dis qu’une fois dans l’espace, elle va nous trouver une nouvelle solution à tous leurs problèmes…

Et pourtant, plus on avance, plus il me paraît évident qu’elle ne survivra pas. Elle continue de partir en vrille tout au long de l’épisode, sous la surveillance de Murphy et Emori. Ces deux-là sont égaux à eux-mêmes, donc parfaitement géniaux tout du long. Ils craignent d’avoir été abandonnés derrière par Clarke & co, donc ils se préparent à aller survivre seuls dans le bunker de Becca.

Finalement, Miller et Jackson débarquent juste avant leur départ, s’excusant de leur retard et proposant de les amener. Avant d’en venir à la scène qui m’a achevé, parlons justement de Miller et Jackson. Cet épisode nous les montre en train de se draguer très ouvertement, avec les sourires complices qui vont bien. Je suis hyper mitigé sur cette intrigue, parce que nous n’avons pas de news de Bryan depuis des plombes et Miller est déjà en train de le remplacer. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont proposer comme intrigue autour de ces relations. Jackson n’avait jamais eu de vie personnelle jusque-là, je suis donc surpris… mais en même temps, ça colle très bien aux deux personnages comme relation. Si ça peut permettre de revoir plus souvent Miller, je ne suis pas contre. Alors en revanche, si c’est pour nous faire un code 307 (= la mort de Lexa), non merci.

J’envisage déjà le pire, oui, mais cette série me veut du mal, je crois. Il n’y a qu’à voir la scène finale entre Raven et Murphy. Raven a décidé d’aller se suicider dans l’espace, parce qu’il n’y a que là qu’elle se sent bien. C’est une information que l’on se traîne depuis la saison 2 et c’est absolument génial comme conclusion pour le personnage, mais j’ai du mal à digérer sa décision quand même. Et Murphy aussi. J’ai adoré leur scène où Murphy s’excuse du mal qu’il lui a fait et où elle l’absout véritablement. Leur relation dans cet épisode était juste parfaite. C’est peut-être l’amitié la plus improbable mais la plus réussie de la série, avec jamais la moindre ambiguïté…

C’était une vraie scène d’adieu. Il reste encore quelques épisodes, mais j’ai du mal à voir Raven revenir de certains points de non-retour qu’elle a franchi. Elle passe l’épisode à voir Becca et à lui parler. Ce retour de l’actrice est sympa, mais ces hallucinations sont vraiment mauvais signe.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce retour, mais il m’a épuisé et vidé. Je ne sais pas si je vais tenir la fin de saison à ce rythme-là.

Capture d'écran 2017-05-04 13.36.24.pngÉpisode 10 – Die All, Die Merrily – 20/20
The rules are not the problems, Marcus, the game is.

Cela faisait bien longtemps qu’un épisode de série ne m’avait pas retourné le cerveau comme l’a fait ce nouveau volet de The 100. Je me sens complétement arnaqué, trahi et stupide de ne pas l’avoir vu venir. Il y avait des indices, bien sûr, mais quand même…

Comme prévu, cet épisode se consacrait au conclave, des Hunger Games version CW. Et franchement, pas la peine de nous pondre une saga de films pour que ce soit efficace, cet épisode réussit parfaitement à faire monter la tension et les enjeux, avec pas mal de surprises malgré sa prévisibilité par ailleurs.

Déjà, dans les surprises, il faut que je parle des tributs. Bien sûr, Octavia défend Skaikru, mais j’ai été surpris par le choix de mettre un inconnu au lieu d’Indra parmi les Trikru. Bon, c’était sûrement pour ne pas tuer trop de gens importants d’un coup, parce qu’à côté de ça, nous avions Roan (je m’attendais à Echo !), Ilian et… Luna dans les tributs. Oui, Luna débarque de nulle part dans cet épisode, avec toujours sa vendetta habituelle contre le reste de l’humanité. Elle demande donc à avoir l’accès au bunker pour tous les regarder crever.

Sympa la meuf.

Sans perdre trop de temps, l’épisode prend le temps des préparatifs : Octavia se fait les tatouages de Lincoln, reçoit une épée d’Indra (qui prévoit clairement une alliance si elle gagne) et des conseils de Kane et Bellamy. Ce dernier lui propose la stratégie de la fille sous le sol : il suffit de se planquer et de tuer le dernier. Cela paraît une bonne solution. Leurs adieux se contentent d’un May we meet again.

Ailleurs, Clarke envisage un temps de tricher avec Jaha, mais Marcus leur fait remarquer que ce serait particulièrement con. Clarke tente également une alliance avec Roan, mais celui-ci l’envoie bouler. Pourtant, il est rapidement évident que les paroles de la blonde ne tombent pas dans les paroles d’une sourde en qui concerne Echo.

Un premier quart de l’épisode s’achève donc autour de cette préparation et il est ensuite temps pour le sort d’être favorable à nos héros de chaque clan. Le début du conclave est très esthétisé et c’est une réussite je trouve de nous montrer chacun des personnages à son début. Bien sûr, à ce stade, il est difficile de ne pas espérer une alliance ou une pirouette à la Katniss pour ne pas tuer tout le monde. Les scénaristes le savent bien et décident d’en jouer assez vite.

En théorie, nous savons vite quels sont les clans qui finiront le combat, et pourtant, Trikru tombe assez vite. Ce n’est qu’une demi-surprise comme nous avons un quasi-figurant pour le faire, mais tout de même ! Les tributs tombent les uns après les autres, souvent de la main d’un Roan drôlement bien soigné de sa blessure de la saison dernière.

L’épisode suit avant tout Octavia, forcément, et nous la voyons échapper autant que possible à tous les combats, tout au long de l’épisode : Trikru, Luna, Ilian… Oh, ce dernier lui propose une alliance, qu’elle refuse. Il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui sauve la vie. Et quand elle accepte enfin son aide, il se prend une flèche dans le cou. Putain, le coup de l’arc me fera sursauter à chaque fois, dans toutes les séries, depuis Dollhouse.

Bon, à propos de cet arc, il faut bien que j’en parle : Echo fait de la grosse merde. Par crainte de voir son peuple perdre, elle décide d’entrer en cachette dans l’arène pour tuer tout le monde, sauf Roan. J’ai trouvé qu’il s’agissait d’une excellente idée, qui correspondait bien à ce que l’on sait d’Azgeda. Bien sûr, Bellamy découvre le pot à rose et va se confronter à la guerrière. J’ai beau avoir envie de les shipper, il faut reconnaître que c’est de plus en plus compliqué. Roan déshonore finalement Echo en la surprenant.

N’empêche que, même si j’adore Echo, elle a tué Ilian et je la déteste pour ça. Je l’ai même insultée si vous voulez tout savoir. Octavia est forcée d’achever son nouveau copain et cela marque la première grosse perte de cet épisode. Elle entend ensuite Bellamy parler avec Roan et ainsi les adieux de son frère, qui a toute confiance en elle pour gagner. C’était mignon tout plein, on va dire.

Roan épargne finalement Bellamy qui ne parvient pas pour autant à sortir de l’arène sans se faire mystérieusement enlever… J’ai trouvé un peu dommage cette scène qui rend difficile d’être pleinement à fond dans la fin du conclave. Clairement, on comprend dès lors que ça va partir en cacahuète à un moment et qu’ils s’entretuent pour rien. Oh, j’ai eu l’espoir que le massacre s’arrête là cependant.

C’était avoir beaucoup d’espoir : Octavia et Roan font alliance contre Luna et, bien sûr, ils se retrouvent tous les trois pour le combat final. Luna est beaucoup trop forte, nous l’avons vu dans tout l’épisode, et elle réussit sans trop de mal à les maîtriser. Quand en plus, la pluie acide s’en mêle, c’en est fini de nos héros. Et c’est ainsi que Roan se fait achever. Oh !

Je n’ai jamais adoré ce personnage, mais c’est une fin quand même bien violente pour un acteur adoré et… pour un autre ship avec Clarke. La blonde n’est pas Wanheda pour rien, elle finit par collectionner les amants morts. Bon, certes, Roan n’a jamais eu l’occasion de l’être, mais cela faisait une saison et demi (déjà !) que leur flirt était permanent.

Il reste donc Octavia et Luna. La fin n’a pas énormément de suspens avec le classique coup du « je suis caché dans l’armoire, suis mes traces de sang… ET NON, j’étais derrière, CREVE PETASSE ». Je caricature cependant d’excellentes scènes en disant ça : j’ai adoré la relation entre Luna & Octavia cette semaine. Toutes les deux se battaient pour Lincoln et ses idées. Comme en plus Octavia achève Ilian, cela remuait pas mal de choses de parler autant de Lincoln. Le personnage d’Octavia évolue donc à la perfection.

Lorsqu’elle gagne le conclave, elle annonce à Gaïa qu’elle veut partager le bunker équitablement entre les clans. C’était bien la peine de tuer tout le monde. Bref, la meilleure solution est atteinte à quelques épisodes de la fin de saison et à trois jours de la fin du monde…

Difficile de ne pas sentir l’anguille sous roche, mais difficile aussi de l’imaginer précisément. Pendant que tout le monde se concentrait sur le conclave, Skaikru a investi le bunker et scellé la porte derrière lui. Clarke a décidé de s’y installer avec son peuple et fuck le reste de la planète… enfin, le reste de la planète, moins Bellamy, qu’elle a pris le temps de faire enlever. Kane en revanche, le mec de sa mère !, il peut rester à crever à la porte. Sérieusement ?

Clarke a fait beaucoup de merde dans les saisons précédentes, mais elle y était toujours forcée à un moment ou un autre. J’aurais dû me douter que la voir se rapprocher de la ligne de conduite de Jaha était mauvais signe, de même qu’apprécier un peu plus Jaha.

Clarke vient donc de condamner Kane, Octavia (dont elle ne connaissait pas le sort, OK), Jasper, Monty, Harper (qui l’ont choisi ?), Raven et tous ses alliés, avec bien peu de remords apparents. OH PUTAIN CLARKE MAIS TU FAIS DE LA MERDE !

Voilà, le temps où j’étais de nouveau capable d’apprécier Clarke vient de s’évaporer, je crois. Il reste encore une bonne brochette d’épisode dans cette saison et je suis du coup particulièrement ravi de voir qu’ils ont une approche innovante. Tout ce que j’imaginais est remis à zéro, avec de nouvelles alliances et dynamiques.

Il va falloir que ceux en-dehors du bunker se trouvent une nouvelle solution, car je doute que la série sacrifie la moitié de son casting comme ça… Ce serait absolument dingue de finir la saison sur leur mort à tous, mais j’ai du mal à l’imaginer. Tel que c’est parti, j’imagine plutôt des difficultés à l’intérieur du bunker (qui forcera peut-être à sortir ?) et une géopolitique qui va encore être bien complexe avec d’anciens alliés qui voudront se tuer. Et puis surtout, les 12 clans restants vont vraiment former une alliance cette fois.

En conclusion, cet épisode m’a totalement laissé bouche bée, cela faisait longtemps que des scénaristes ne m’avaient pas baladé à ce point… sans compter que le taux de la mortalité de la saison vient de monter en flèche d’un coup, quoi !

vlcsnap-2017-05-14-17h07m58s443.pngÉpisode 11 – The Other Side – 19/20
Yesterday we were right. Today, we have to live with being wrong.

The 100 avait beaucoup de travail à faire pour que je pardonne à Clarke après l’épisode précédent, mais force est de constater qu’ils ont trouvé un très bon moyen d’y parvenir. J’étais impatient de voir l’épisode, parce que je n’ai pas pu le voir suite à un emploi du temps très chargé (je vous en parle dans l’article à la semaine très vite) avant dimanche. Et qu’arrivé dimanche, quelqu’un avait déjà eu l’occasion de me dire qu’un personnage important mourrait (je hais les spoilers, vraiment ; mais bon, comme cette phrase est valable un peu pour la moitié des épisodes de The 100).

Alors bon, déjà, ils nous pondent que Clarke et Jaha ont fait en sorte de récupérer Bellamy, Marcus et Octavia, mais c’est un peu gros qu’ils n’aient trouvé que Bellamy alors que c’est le seul qui était là où il ne devait pas être ! Cette première scène est toutefois forte en stress et émotions. Bellamy et Abby finissent par contacter l’extérieur et Clarke découvre sa connerie.

Seulement, il est déjà trop tard car Jaha s’en mêle et refuse de partager le bunker. Il parvient à faire emprisonner Bellamy avec l’aide de Miller, devenu sacrément méchant maintenant qu’il a sa barbe. Bellamy passe une bonne partie de l’épisode à tenter de se libérer de ses chaînes, se déchirant les poignets au passage.

De son côté, Clarke déprime et justifie ses (mauvais) choix comme elle peut, une intrigue qui heureusement ne prend pas tout le temps de l’épisode, mais seulement deux scènes. La première voit Abby sembler d’accord avec sa fille et Jaha, même si on sent bien que ses doutes vont forcément la faire changer d’avis. La meilleure scène pour Clarke est toutefois celle qu’elle passe dans les bras de Niylah, qui incarne une fois de plus la douceur loin des prises de tête politique. J’aime vraiment beaucoup le personnage et la relation. Finalement, tout est dans le non-dit entre elles. Les sentiments ne sont jamais explicités, mais la Grounder est toujours là en cas de besoin, à l’écoute. Je trouve que cela est mieux pour Clarke, ça vaut bien plus que les longs discours et les prises de tête géopolitiques avec Bellamy (ou même Lexa… oui, j’ai écrit ça). Les scénaristes ont réussi à leur développer une relation aux antipodes de ce que Clarke a pu connaître avec Finn ou Lexa, une relation qui n’en est pas vraiment une finalement, mais qui est pleine de sincérité. Bref, je suis vraiment convaincu, c’est comme ça.

Sans grande surprise, Abby décide de piéger Murphy qui devait surveiller Bellamy. J’ai de la peine pour Murphy, qui est forcé de redevenir le connard lâche qu’il était. J’aurais aimé qu’il libère Bellamy, même s’il est vrai que Clarke avait parfaitement raison de le mettre à cette position. J’ai adoré ce résumé du personnage comme un survivant prêt à tout pour survivre, c’était très juste.

Une fois Murphy inconscient, Bellamy et Abby piègent Jaha qui passe pour un bon con. Juste avant d’ouvrir la porte, Clarke confronte Bellamy, au point d’essayer de lui tirer dessus. J’ai sursauté comme un bleu sur mon siège de bus, je m’attendais même à ce qu’elle tire vraiment dans sa jambe, j’ai même envisagé qu’elle le tue à cause du spoiler que l’on m’avait dit. Oui, ça ne m’aurait pas traversé l’esprit autrement, mais avec Clarke, tout est possible tellement elle était déterminée et tellement le personnage est parti loin la semaine dernière. Finalement, elle laisse Bellamy ouvrir la porte.

De l’autre côté de cette porte du bunker, il ne s’est pas passé grand-chose pendant l’épisode. Octavia et Indra ont passé l’épisode à attendre, même s’il a aussi été révélé qu’Echo s’était fait bannir par son roi. Cela me paraît à des années lumières cet épisode d’Hunger Games ! Puisque j’adore le personnage d’Echo, j’étais heureux de la voir approuver le plan d’Octavia.

Quand la porte s’ouvre, Bellamy retrouve donc sa sœur, ce qui permet de jolies réconciliations (enfin) et un « I love you ». Seulement, Octavia fait de la merde et vire Echo. Comme la fin de saison approche (seulement 13 épisodes ?!), il est évident qu’elle fait une grosse erreur en ne permettant pas à Echo de rentrer dans le bunker. Ou alors c’est simplement parce que je l’adore.

Octavia a donc finalement eu raison d’attendre son frère et Bellamy a eu raison de garder confiance en la diplomatie de sa sœur. Cette dernière est clairement la nouvelle Heda des treize clans réunis et elle annonce à Jaha, Kane (qui réapparaît pour le fun), Abby, Clarke et Bellamy que la problématique de début de saison est de nouveau valable. Il n’y a pas de place pour tout le monde dans le bunker et il va falloir décider qui se fait virer. Malheureusement, je suis déjà spoilé par l’annonce du départ d’un acteur, mais bon…

Au-delà de cette grosse intrigue nous rabâchant toutes les deux minutes qu’il faut sauver la race humaine (leurs mots, pas les miens), Raven doit surtout se sauver elle-même. La petite voix dans sa tête lui fait apparaître Sinclair. J’ai bien aimé ce retour, même si comme l’autre fois, je trouve un peu aberrant que ce ne soit pas Finn qui apparaisse. Bon, quoiqu’il en soit, ça fonctionne très bien ce désir de survie pour Raven et j’ai aimé ce trio improbable qui donne de bonnes scènes sur les choix radicaux de Raven.

En quelques scènes, elle trouve la solution à son problème médical (et à celui d’Abby, du coup, même si plus personne n’en parle). Raven choisit la vie (et le congélateur), risque tout pour se soigner et y parvient (en revanche, elle a l’intelligence de trouver une solution pour survivre, mais elle prépare pas du tout son réveil du congélo, elle est un peu conne, tout ça pour ajouter du suspens. Ce n’est finalement pas elle qui y passe toutefois et il faut regarder du côté d’une dernière intrigue pour le savoir.

Et la dernière intrigue, c’est bien sûr la fête d’Arkadia, qui m’a mis plus mal à l’aise que jamais et a fini par me faire verser une larme, comme je suis mignon tout plein quand je m’y mets. Bon, l’épisode débute sur la mort de Riley. Tant mieux. Ce personnage aura été aussi inutile qu’insupportable tout au long de la saison. Ici, il ne sert qu’à mourir et offrir une porte de sortie à tout le monde : l’overdose. C’est osé pour une série de traiter le suicide collectif à la drogue, mais The 100 met les deux pieds dans le plat.

Monty décide de se barrer, comprenant son impuissance. Une nouvelle scène avec Harper permet de nous offrir une nouvelle rupture, de manière un peu trop répétitive. Cela dit, Harper a clairement la meilleure réplique de l’épisode, ce « you’re not enough to make me wanna live and I’m not worth dying for » était parfait. Cette scène était belle et puissante, ça fonctionnait très bien. Je me doutais un peu qu’Harper hésitait encore, depuis le départ, j’étais persuadé qu’elle changerait d’avis au dernier moment. Le dernier moment n’était pas encore tout de suite, mais un peu plus tard dans l’épisode.

C’est durant la nuit que tous les jeunes restés faire la fête décident de leur overdose finale… Y compris et surtout Jasper, devant la lune rouge radiation. Monty le trouve juste à temps pour tenter de l’empêcher de se suicider, mais Jasper a pris sa décision et refuse une dernière fois de survivre. Quel gâchis ! Deux saisons que j’espérais sa rédemption pour le voir simplement s’enfoncer un peu plus à chaque fois. Il était mon personnage préféré en saison 1 et les scénaristes l’ont emmené dans une spirale dépressive terrifiante. Ces derniers mots à Monty ne disent pas autre chose : il lui demande de ne pas porter sur la conscience cette mort. Putain, je n’aimais pas Maya, mais ça aurait été peut-être mieux qu’elle survive finalement. N’empêche que ça fait deux saisons qu’on est là-dessus, c’est très bien joué de la part des scénaristes. Je suis dégoûté du suicide de Jasper et, en même temps, j’en suis soulagé. Ils ne gâcheront pas plus le personnage qu’avec ce suicide collectif. Je suis triste de ne plus revoir le personnage, de ne pas avoir droit à un arc où on le retrouve fun et cool. La fin de saison 3 m’avait fait espérer du positif pour son personnage, mais non. Au moins, il meurt dans les bras de Monty, il ne pouvait pas en être autrement, et à nouveau, l’importance du « I love you » final souhaité par Jasper en dit long.

Oui, j’ai versé ma larme à voir Monty effondré de la mort de son meilleur ami. Le personnage de Monty prend cher depuis deux ans, ses deux parents sont morts (il a tué sa mère deux fois quand même LOL), son meilleur ami est mort et sa petite-amie lui a fait vivre l’enfer, est complice du suicide de son meilleur ami et comprend finalement qu’elle l’aime au moment de mourir.

Harper choisit comme prévu de survivre. Cela devrait être un soulagement, mais je ne sais pas comment elle va pouvoir revenir de cette connerie. Elle a beau dire à Monty qu’elle l’aime, celui-ci ne l’aime plus. Il ne lui répond pas et il est à peu près certain qu’il lui en voudra toujours pour Jasper.

Bref, c’était encore un épisode bien condensé pour la série, qui nous laisse avec la perspective d’une dernière journée sur Terre où Skaikru a 12h pour choisir qui survit, où Raven est seule à des kilomètres de Polis (mais plus proche du bunker de Becca cela dit) et où Monty et Harper ont des choses à régler et une capitale à rejoindre. Ajoutons-y Echo et quelques troubles politiques qui ne vont pas manquer de semer la zizanie pour arriver à un épisode final avec de très bonnes bases. Je suis pressé de voir ça ! 

12Épisode 12 – The Chosen – 18/20
There’s only room for a hundred arkadians in this bunker

La fin de saison approche à grands pas, je sais donc que je ne suis particulièrement pas prêt pour les rebondissements à venir, mais je fais comme si. C’est donc parti pour un nouvel épisode, qui commence sur un véritable chaos dans le bunker, avec Skaikru viré des lieux un peu brutalement (mais ils l’ont cherché). Miller semble mal en point, mais il est dans les bras de Jackson… ils vont finir en couple ces deux-là. On découvre un papa à la recherche de son fils, John à la recherche d’Emori et la découverte par Skaikru de la situation tendue : 300 d’entre eux sont voués à mourir. Oh, ça va être tendu. Jaha fait son relou comme d’hab (et ce n’est que le début de cet épisode), mais oui, c’est le bon choix, même s’il est horrible.

Pas le temps de souffler : dans son coin, Raven est soulagée d’apprendre qu’elle a sa place et qu’on va venir la chercher. Marcus apprend au passage qu’Abby est malade, les scénaristes n’ont pas donc oublié cette histoire.

Très vite, les pions se mettent en place : Bellamy et Clarke vont chercher Raven. C’est bien Clarke, tu te casses une fois de plus au lieu d’assumer les conséquences. Bon, elle met un peu sa vie en danger avec 23h pour faire un aller-retour de 20h. Pire que mes trajets en bus interminables de la semaine dernière leur délire. Sans grande surprise, Murphy et Emori décident de partir avec eux. Je trouve ça particulièrement parfait, car il est dès lors évident qu’ils vont finir tous ensemble dans le bunker de Becca. Cela ne manque pas : Murphy révèle son plan à Bellamy. Pas de bol, il le fait sans vérifier qu’il n’est pas écouté, et bien sûr Écho écoute tout. Ah putain, Murphy, t’es plus malin que ça d’habitude.

Allez, je vais commencer ma critique par ce groupe-là, parce que ses troupes s’agrandissent au fur et à mesure. Le couple Memori est toujours choupi tout du long, Murphy faisant tout ce qu’il peut pour survivre avec Emori. C’est une vraie bonne surprise dans la série, ce couple, mais du coup, j’ai toujours peur qu’ils s’en prennent à eux. Cela ne manque pas non plus de se produire, mais Echo arrive juste à temps pour sauver la vie d’Emori (et des autres) quand leur camion se fait attaquer par… on ne sait pas bien à vrai dire, probablement des Trikru qui n’ont pas eu leur place dans le bunker.

Avant l’accident, Bellamy et Clarke ont droit à leur petite scène de réconciliation et, après celui-ci, Echo s’arrange pour avoir sa place dans le bunker de Becca. Voilà, le shipper Echo/Bellamy que je suis est ravi de cette situation. Sans camion, notre petit groupe passe un appel désespéré à un ami et tombe bien évidemment sur Monty et Harper. Je le sentais venir, il faut bien le dire, et ça fonctionne parfaitement. C’est de toute manière le bon choix pour ce nouveau couple : jamais Harper n’aurait pu accéder au bunker (entre la dose de radiations qu’elle s’est déjà bouffer et le fait qu’elle n’était même pas sur la liste de Clarke à l’origine, elle avait peu de chance de gagner la loterie… mais on y revient après dans la critique).

Du coup, il faut dire ce qui est, j’ai aimé cette partie de l’épisode. Le combat dans la neige (des cendres ?) m’a fait regretter de ne pas avoir mis un point neige dans le Bingo (oui, en plus, j’avais hésité), mais ça rendait très bien avec le sang. Le second bunker se remplit super vite et tous comprennent qu’ils en sont là : ils ont le choix entre abandonner Raven sans certitude d’avoir une place dans le bunker de Polis ou se rendre auprès d’elle pour tenter de survivre un peu plus longtemps… Le choix est vite fait.

Les voilà qui débarquent donc auprès de Raven qui se sera fait chier tout l’épisode à regarder un compteur de 23h défiler pendant 10h, comprenant qu’il est trop tard pour aller jusqu’à Polis. Clarke nous sort de derrière les fagots un ultime plan : leur petit groupe peut retourner dans l’espace pour survivre. Et avec Monty et Raven à leur côté, retourner sur l’Arche semble a priori tout à fait possible, quitte à survivre dans le bunker en attendant. Cela sent bon le sacrifice ultime d’un personnage la semaine prochaine, mais cette intrigue m’a laissé bouche bée, il faut bien l’avouer. Cela promet une saison 5 dans l’espace (sauf retournement de situation, encore), ça me laisse bien curieux, surtout avec Echo et Emori dans le tas.

Du côté de Polis, les Arkadians font de la merde tout au long de l’épisode, poussés par Jaha. Ils s’en prennent d’abord à Niylah qui ne leur a pourtant rien fait et qui est sauvée in extremis par Octavia. Celle-ci a vraiment gagné en potentiel depuis la mort de Lincoln et fait de loin une bien meilleure Heda que Clarke (et même que Lexa, je dois bien l’avouer) en mettant tout le monde d’accord. Elle s’oppose enfin à Jaha, publiquement, et déclare la mort de son peuple s’ils ne sont pas capables de se décider au plus vite à choisir qui seront les cent à survivre.

C’est la thématique de l’épisode et ça prend pas mal de temps et prises de tête. Les dirigeants décident d’organiser la loterie proposée par Jaha pour savoir qui seront les 364 personnes à sacrifier, une bien mauvaise idée qui heureusement n’aboutira pas mais aura permis de bonnes scènes : le père de Miller décide par exemple de sauver son fils en ne mettant pas son nom dans l’urne, Abby décide elle aussi de se sacrifier pour sauver une vie de plus et Jaha… nous fait du Jaha, donc de la merde, et met au point un plan pour s’attaquer aux Grounders. C’est la pire des idées du monde et heureusement Marcus finit par lui faire entendre raison.

Seulement, il est déjà trop tard puisque les Grounders sont aux portes du bunker pour venir chercher les cent qui survivront et les Arkadians sont prêts à se battre. Marcus et Jaha décident alors de gazer tout le monde et de sauver les cent personnes sur la liste de Clarke. Et c’est tout. Du coup, Abby reste contre son gré. J’ai un gros doute sur le sort de Miller, parce que la scène va trop vite. Je crois qu’il est sur la liste, mais j’ai un doute. Bryan est toujours aux abonnés absents, ce qui est bien dommage, et Jackson devrait s’en tirer, puisque c’est l’un des deux médecins de Trikru, je pense que Clarke lui avait fait sa place.

Du côté des sacrifiés, il ne reste donc plus grand monde que l’on connaît, car Niylah est graciée par Octavia. Les places de Bellamy et Clarke sont vacantes, mais je ne sais pas s’ils vont oser les remplacer pour autant. Il reste donc le père cherchant son enfant et prenant la tête de la révolution Arkadians… pas sûr que ce soit très intéressant de les voir la semaine prochaine, mais on devrait quand même voir les humains succomber aux radiations. Charmant programme.

Je ne sais pas bien ce qu’ils nous réservent pour le dernier épisode car nous avions déjà là une bonne fin de saison : Monty a eu le temps de dire à Harper qu’il l’aimait (zut, ma théorie tombe à l’eau), Clarke a compris que son nightblood était possiblement un échec en se prenant une dose de radiation, Octavia est la meilleure leader possible. Je suis toujours spoilé sur le départ d’un acteur néanmoins, donc je me doute que nous sommes loin d’avoir vu les derniers rebondissements du côté de Polis. Je suis aussi très intéressé par l’évolution des relations du casting qui est supposé aller dans l’espace, surtout autour d’Echo, il faut bien le dire.

Seulement, tout ça pourrait faire l’objet de longs développements en saison 5. Il y a fort à parier que le final se terminera par les rayons nucléaires tuant les humains et le groupe dans l’espace, avec peut-être aussi un cliffhanger à Polis. Hop, ce n’est jamais qu’une théorie et je risque fort de me tromper, la série parvenant à me surprendre à chaque fois. Vivement la semaine prochaine, même si je n’ai pas envie d’être privé plusieurs mois de la série ensuite.

14Épisode 13 – Praimfaya – 18/20
 Now we know the many ways we might die today. Why don’t you tell us the way to live?

Et voilà, c’est déjà le dernier épisode de la saison et il y a énormément à faire encore. Finalement, les scénaristes prennent le pari d’ignorer rapidement le bunker pour se concentrer uniquement sur les huit qui veulent retourner dans l’espace. C’est intéressant, mais ça finit par être un peu prévisible malgré le suspens de savoir s’ils survivront tous.

Avant cela, Bellamy et Octavia se disent adieux dans une scène très touchante où le grand frère n’a même pas le temps de dire adieu à sa sœur. On sent bien que les scénaristes savent qu’ils n’ont pas le temps de tout gérer, Clarke n’a ainsi pas le droit de dire au revoir à sa mère, mais Bellamy a le temps de caser sa petite référence mythologique. Oui, parce que voyez-vous, pour cette fin de saison, Bellamy se révèle hyper littéraire : il cite Prométhée, puis les oxymores. Bon, Bellamy passe encore, mais alors qu’Octavia le corrige sur la comparaison avec Prométhée, faut m’expliquer parce qu’elle était censée vivre sous une trappe et n’avoir jamais eu le moindre cours. Mais bon.

Côté bunker, on ne sait pas trop quelle est la réaction d’Abby ou des autres au réveil, mais Indra encourage Octavia à faire un discours d’unification pour que ça ne parte pas en vrille. C’est l’occasion de savoir que Gaia, Jackson et surtout Miller sont bien en vie et sain et sauf dans le bunker quand les radiations anéantissent Polis. Le bunker survit donc sans souci. Next.

Oui, next, justement, il reste une heure et demi avant que les radiations n’atteignent l’île de Becca. Tout le monde s’active donc autour d’une Raven qui énumère tout ce qui pourrait mal se passer dans l’épisode, histoire que l’on sache que, de toute façon, il y aura des choses qui se passeront mal dans leur mission pour retourner dans l’espace.

On commence tout d’abord avec les premières tensions entre eux et plus précisément entre Monty et Murphy. Ceux-ci sont en mission pour aller récupérer au bunker de Becca de quoi tous les sauver (une batterie ? J’avoue, je n’ai pas saisi le mot, j’étais trop dedans). Bien sûr, ils s’engueulent, parce qu’autrement, ce ne serait pas Monty et Murphy. Il n’empêche que Monty se retrouve forcé d’enlever ses gants malgré les radiations pour sauver tout le monde. Il se défonce totalement les mains et je suis curieux de voir quelles seront les conséquences !

À ce moment précis de l’épisode, je me suis dit que ça allait être Murphy qui se sacrifierait pour tout le monde. C’est tellement celui qui fait tout pour survivre tout le temps que ça serait apparu logique. Heureusement, il n’en sera rien. Bon, Monty s’évanouit quand même et Murphy doit ramener la batterie tout seul, avant de faire demi-tour en espérant avoir le temps de le sauver.

Pendant ce temps, Bellamy et Clarke discutent oxymores et sont très clairement plus en couple que jamais. Dîtes ce que vous voulez, je ne suis pas Bellarke non plus, mais il y a dans cet épisode un couple qui sait qu’il risque d’être séparé, et c’est assez magnifique. Clarke lui donne les mots dont il a besoin et cela fonctionne à merveille car, quelques minutes plus tard, alors que Raven perd tout espoir dans une énième crise de foi, Clarke se révèle incapable de l’aider… C’est donc Bellamy qui prend le relai et permet à Raven de trouver une nouvelle solution.

Super Raven est donc le cerveau incontesté de l’épisode, envoyant tout le monde en mission et s’assurant sa place à bord, mais aussi, enfin, son space walk qu’elle a tant désiré. Jolie conclusion de saison et d’arc narratif, mais un peu flippant quand même.

Clarke et Bellamy décident donc de partir ensemble pour une mission à la tour radio afin de réactiver l’électricité sur l’arche. Cela ne peut être si simple et ils sont aussitôt séparés par les scénaristes : Bellamy se rend aider Murphy à récupérer Monty, Clarke se lance en mission solo. Dès lors, on sent bien que ce sont des adieux non-dits entre eux. Ils n’ont plus que 20 minutes devant eux et Clarke a un aller-retour de 20 minutes à faire à la tour radio.

Pendant ce temps, Echo nous pète un boulon et décide de partir en vrille totale. J’ai envisagé un instant qu’elle trahisse à nouveau tout le monde, mais non, elle envisage juste de se suicider. Normal. Alors que Monty est sauvé à temps par Murphy et Bellamy, ce dernier doit alors convaincre Echo de rester parmi eux. Bon, les mots qu’il utilise ne sont pas forcément les meilleurs (il la traite de lâche, ce qui n’est pas la meilleure chose à dire à quelqu’un qui veut déjà se tuer), mais cela fonctionne. Raven découvre malgré tout ce qu’Echo s’apprêtait à faire et moi je ne peux pas m’empêcher de voir se dessiner un putain de triangle entre Raven, Bellamy et Echo. On verra si le futur me donne raison.

Clarke, elle, arrive à temps à la tour radio, mais le plan de Raven ne fonctionne pas. Elle doit donc grimper au sommet de la tour, voyant les ondes mortelles de Praimfaya se rapprocher, pour tourner manuellement la parabole. Inutile de préciser qu’il s’agit là d’un sacrifice/suicide. Comme il s’agit de Clarke, je me doutais qu’une pirouette scénaristique la sauverait, mais j’ai quand même eu un grand moment d’inquiétude. Après tout The 100 serait tout à fait capable de la tuer. Ce ne sera pas le cas.

Bien sûr, tout le monde pensera néanmoins qu’elle est morte, à commencer par Bellamy qui accepte de la laisser derrière. Là encore, dans ses réactions et sa reprise de l’oxymore de Clarke (« it’s the only choice »), ne venez pas me dire qu’il n’y a pas d’amour entre eux (mais je le shippe toujours avec Echo, promis).

Les sept restant montent donc à bord et ont chacun leur petit moment de gloire, surtout les couples. Murphy et Monty sont même réconciliés parce que Monty a compris les choix de Murphy, c’est dire ! Raven a droit à sa petite marche dans l’espace et Clarke rétablit l’électricité sur l’arche pile à temps. Elle réussit un peu miraculeusement à redescendre de la tour et finir dans le labo de Becca, je vois mal comment (y en a pour 20 bonnes minutes en théorie et cette idiote pète même son casque au point de se prendre les radiations). Elle s’évanouit une fois arrivée et on nous la laisse pour morte.

Le suspens n’est pas terminé pour les sept de l’espace qui arrivent à court d’oxygène et doivent encore rétablir l’arrivée d’oxygène de l’arche, justement. C’est Bellamy qui s’y colle pendant que tout le monde partage son oxygène de manière très jolie. J’ai particulièrement aimer voir Emori décider de partager le sien avec Raven. C’est la première fois qu’on la voit faire quelque chose qui n’assure pas sa survie à court terme (au contraire, même).

Finalement, après un petit suspens, tout le monde peut bel et bien survivre. Je m’attendais vraiment à voir un personnage mourir du manque d’oxygène, mais tant mieux. Bellamy et Raven prennent la tête du groupe en l’absence de Clarke. Ces deux-là, Monty, Murphy, Harper, Emori et Echo sont donc sain et sauf pour voir la planète orange.

Les possibilités scénaristiques sont immenses : la politique dans le bunker, la survie dans l’espace, et 5 ans de séparation où les radios ne fonctionnent pas. Cette séparation, la série en a souffert durant toute sa première saison et elle n’est apparemment pas prête à le vivre une nouvelle fois.

Du coup, petite avancée rapide de 2 199 jours, soit six ans et sept jours, pour retrouver une Clarke en pleine forme au soleil. Bien sûr. Sa tentative de se transformer en Nightblood a fonctionné et elle a survécu aux radiations. Je n’en attendais pas moins comme pirouette scénaristique. En revanche, le reste est plus surprenant : elle a gardé contact un temps avec le bunker où la politique a mal tourné. Elle a ainsi fini par perdre contact avec eux… Impossible de savoir donc ce qu’il s’est passé ou qui a survécu à ces six années. Frustrant. En parallèle, elle n’a jamais réussi à contacter Bellamy qui la pense donc toujours morte.

En six ans, il a eu le temps de refaire sa vie avec Raven, Echo ou les deux, et surtout d’être papa. Et oui, ne perdons pas le Nord : certes, ils sont dans l’espace, mais ils sont tous en couple sauf ces trois-là. Bien sûr, les relations ont eu le temps de se faire et se défaire, mais je ne serais pas surpris que la saison 5 voient les personnages devenir parents. Surtout que ce bond dans le temps permet de passer les inconvénients de la grossesse et d’avoir des enfants de 4/5 ans plutôt que des bébés sur le tournage. On verra, je vois loin.

Toujours est-il que Clarke, elle, n’a pas tourné la page et tente tous les jours de le contacter, même si ça fait un an qu’il pourrait déjà être revenu sur Terre ! Alors qu’elle déprime, elle entend puis voit soudainement un vaisseau tomber de l’espace… Elle s’en va réveiller Maddie, une nightblood enfant qui a survécu également et à qui elle donne des leçons (bien sûr qu’elle ne pouvait être la seule survivante sans perdre la boule !) pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Bien sûr, nous sommes dans The 100, la nouvelle n’est pas si bonne : le vaisseau qui débarque est énorme et ne vient pas de l’arche. Il a une jolie mention « prisonnier » sur lui et le suspense est total quant à son contenu. Du coup, ça ne rassure pas Clarke.

Il y aurait donc un autre vaisseau qui aurait survécu 105 ans dans l’espace avant de revenir sur Terre. Un nouveau groupe pour faire la guerre ? Pourquoi pas ! Surtout que nous ne savons pas ce qu’il est advenu du bunker et de l’espace. Et c’est inquiétant après six ans alors qu’ils en avaient pour cinq ans. J’espère que la saison 5 proposera des flashbacks sur cette période car moi, ça me motivait bien de suivre tout ça.

Ce cliffhanger, je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis frustré en tout cas, ça c’est sûr, et je ne vais jamais pouvoir attendre huit mois pour voir la suite ! C’est pire que l’an dernier !

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EN BREF – Si tout le monde avait été déçu de la saison 3, je ne l’avais été que moyennement, c’est donc hyper confiant que j’ai entamé cette saison 4. Et je ne me suis pas trompé, puisque les scénaristes ont su cette année encore proposer une excellente intrigue, tant du côté politique que du côté des romances. Cette année aura été un peu avare en morts avant de tout nous donner d’un coup dans ces derniers épisodes particulièrement marquants (le conclave !).

Côté écriture, il y a une légère lassitude en cours de route, avec un schéma constructif parfois trop apparent et quelques facilités scénaristiques (l’accessibilité à la tour de Polis dans les premiers épisodes, l’oubli total de Pike ou la disparition de Bryan quand même très frustrante me reviennent en tête), mais, dans l’ensemble, c’est resté passionnant à suivre d’un bout à l’autre, avec de belles prises de tête et surtout de grosses surprises dans les décisions prises. Je pense que si cette saison avait été la dernière, Clarke n’aurait peut-être pas survécu… Et ça aurait été osé.

Je me serais imaginé à peu près treize fins de saison totalement différentes en cours de diffusion, et c’est quand même une prouesse de leur part de réussir à surprendre à chaque fois. Certes, il y a des choses prévisibles, mais dans l’ensemble, c’est quand même extrêmement bien mené. Et surtout, ça ne nous perd jamais en cours de route niveau explication, même quand Clarke semble prendre la décision la plus stupide du monde.

Je suis un peu frustré de cette ellipse de six ans, surtout que personne ne nous explique ce que Clarke a bien pu manger quand même, parce que c’est cool d’être Nightblood, mais ça ne fait pas pousser les tomates du jardin détruit aux radiations. La saison 5 va devoir poser de nouvelles bases et elles sont nombreuses, tant les conséquences sont incertaines. Je suis du coup impatient de découvrir tout ça et j’espère que la saison trouvera le moyen de ne pas me décevoir (parce que je me fais déjà tellement de films sur de possibles couples, enfants, mariages, morts…) et ne fera pas trop durer le suspens sur l’un ou l’autre des groupes, tout en proposant des flashbacks !

Donnez-moi une saison 5 de 22 épisodes sérieux, y a tellement de matière à exploiter !

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Teachers (S02)

Spoilers

Ci-dessous, retrouvez mon article sur l’excellente saison 2 de Teachers.

Avis : J’ai attribué la note de 18,5/20 à la première saison de Teachers, je pense que ça ne surprend donc personne que je sois là pour la reprise et si vous êtes là par hasard sans n’avoir jamais vu un seul épisode… Foncez la regarder !

J’ai l’impression que la première saison était il y a une éternité et je ne me souviens que peu de choses, si ce n’est « Do the maths people » et de bons gros délires loufoques. Malgré cela, je suis plus qu’impatient de retrouver l’école et ces personnages de profs totalement cinglées qui donne envie de retourner en classe (et ça tombe bien, je veux être prof – pour des élèves plus vieux, certes).

Je n’attends pas grand-chose de cette seconde saison, si ce n’est un fou rire minimum par épisode. Non, je n’abuse pas du tout, ce n’est pas grand-chose, si ?

Note moyenne de la saison : 17,5

capture-decran-2017-01-18-19-22-40Épisode 1 – First Day Back – 18/20
Do you ever feel like an old Tupperware whose lid is lost and doesn’t get filled with leftovers anymore?

Je crois que je surnote légèrement cet épisode parce que c’est un épisode de retour, mais tant pis, je le fais de bon cœur. Comme prévu, j’ai adoré retrouver chacune des profs et leur directeur. L’épisode était tout bonnement excellent.

La structure classique d’intrigue A et B est abandonnée au profit d’une exposition des nouvelles situations de chacun pour cette nouvelle année scolaire. C’est tant mieux, cela permet de retrouver tout le monde (à l’exception des élèves évidemment) à parts égales.

Miss Snap se voit confier la Hell Class et son monde s’en voit chambouler. Il va falloir travailler et gagner en autorité, une intrigue marrante et très bien menée d’un bout à l’autre de l’épisode, même si c’était un peu prévisible. Cela promet de grandes choses pour la suite.

Mary-Louise est probablement celle qui a le moins d’intrigue, car rien ne change pour elle. Elle est donc drôle malgré elle, et c’est tant mieux.

Pendant ce temps, Caroline découvre que son prince charmant le plus parfait n’est autre que le proviseur. Et ça fonctionne très bien de nous mettre ces deux névrotiques ensemble, c’est totalement « out of box » comme la série sait si bien le faire et la conclusion est épique.

Mrs Feldman oublie que c’est la rentrée et passe sa journée sur la route, prétendant au besoin avoir une diarrhée alors même qu’elle donne cours en FaceTime.

Mrs Cannon se retrouve à enseigner les arts sans budget (dure réalité) ni salle fixe et Deb est délocalisée en dehors des bâtiments dans une roulotte.

Enfin voilà quoi, c’était un retour réussi, et je l’ai su dès cette première scène chantée qui n’inspirait que du bon et qui m’a aussitôt mis le smile. VITE, la suite !

02.pngÉpisode 2 – Stranger Danger – 17/20
Remember : PERVERTS ARE EVERYWHERE

On s’éloigne des préoccupations de l’épisode 1 et je ne sais pas si c’est dommage de ne pas suivre un fil rouge Hell Class/Trailer Class ou si c’est au contraire une excellente chose fidèle à l’ADN de la série.

Cette semaine, l’intrigue de base est donc qu’un inconnu s’infiltre dans l’école pour boire le café gratuit de la salle des profs. De cette idée déjà bien délirante en elle-même découle tout un tas de blagues qui fonctionnent plutôt pas mal : Deb apprend à ses élèves comment reconnaître les pervers et en fait trop comme d’hab (elles le font toutes, mais elle, quand même), Mary-Louise & Miss Snap décident de monter un groupe de défense pour les femmes (la partie un peu décevante de l’épisode en elle-même, mais avec d’excellentes répliques, Mrs Cannon et looks pour sauver le tout), et Caroline trouve l’amour grâce à un mannequin qu’elle nomme et trimballe partout avec elle – jusqu’à ce qu’il la trahisse avec Mrs Feldman.

Enfin, le proviseur embauche un vigile et part en mode commando tout seul dans son délire, ce qui fait qu’il passe pour un pervers. L’épisode avait un bon rythme, trois sous-intrigues (donc une de plus que d’habitude) et j’ai encore passé un beaucoup trop bon moment devant la série, qui m’a bien fait rire… et du coup, je mangeais devant, c’était n’importe quoi, autant vous le dire !

03.pngÉpisode 3 – School Sweet School – 19/20
I’m gonna read that… again.

Bon, la série gagne à être vu en binge-watching, je crois, j’ai toujours un peu de mal à re-rentrer dans les épisodes chaque semaine, et comme ils sont assez courts, perdre 30 secondes, c’est vraiment dur. Oui, c’était totalement de l’ironie !

Cette semaine ne déroge pas à la règle de cette seconde saison, avec une multitude d’intrigues permettant d’exploiter un peu tout le monde. Deb ramène son mari à l’école quand son mari (Damien, donc) fait livrer la maison à l’école. Celui-ci va alors avoir une influence positive sur l’ensemble des profs à l’exception de sa femme. C’est donc un épisode qui parvient à réunir tous les personnages autour des problèmes de couple de Deb, et ça fonctionne à merveille.

Mrs Cannon vit un vrai échec avec sa classe d’art et décide donc de créer sa propre ligne de boucles d’oreilles, qui sont absolument horribles. Ses collègues n’osent pas lui avouer la vérité et se retrouvent forcées de les acheter, ce qui permet de bons gags vu que tout vient évidemment des poubelles, dans lesquels on retrouve tout ce que Mary-Louise se voit forcer de jeter.

Le problème de Mary-Louise, cette semaine, c’est qu’un de ses élèves aime se mettre des objets ronds autour du pénis, ce qui est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode en ce qui me concerne. La toute fin de l’épisode est notamment géniale, avec Miss Snap qui ferait mieux de vérifier ce qu’elle met dans la bouche… Mon dieu, quoi.

Et si j’ai une intrigue la plus drôle, j’en ai également une la plus évocatrice pour moi, celle de Mrs Feldman. La pauvre n’a pas préparé son cours, comme d’habitude, et se retrouve à improviser face à des élèves qui, eux, ont lu le livre qu’ils devaient lire. Et quand on est prof, il arrive toujours un moment où on est censé savoir un truc qu’on ne sait plus, et il n’est pas toujours évident de reconnaître sa limite, alors j’ai adoré la voir se lancer dans des questions hyper larges.

Drôle et efficace, ce nouvel épisode permet toujours quelques fous rire. Si seulement la série pouvait être plus connue, car elle le mérite vraiment !

04.pngÉpisode 4 – Held Back – 18/20
Oh my God, I don’t even need therapy, I just fixed myself.

C’est le retour de Hot Dad ! Mary-Louise part en vrille totale à sa vue, comme toujours, et cherche à savoir dans quelle classe son fils sera lorsqu’il redoublera. C’est plutôt drôle à voir, puisqu’elle s’associe avec Deb pour trouver la réponse (Deb qui, elle, pète un câble sans café). Pas de chance, Hot Dad lui préfère Caroline, du coup elle se lance dans une opération passive-agressive génialissime avec un bon détournement des films d’horreur.

Cela permet de découvrir que Caroline continue de voir le directeur (le chien de Miss Snap en dit long sur leur relation !) et de conclure sur un rapprochement entre Hot Dad et Mary-Louise… ruinée par le directeur.

Miss Snap s’est donc achetée un chien qu’elle a appelé Ryan Gosling. Évidemment. Cela la force à aller voir la psy de l’école quand le directeur décide de mettre un peu d’ordre dans l’école. C’est de loin l’intrigue la plus drôle de l’épisode, et c’est pourtant considéré comme une sous-intrigue vu le titre, tout est dit sur la qualité de l’épisode.

Cela fonctionne un peu moins avec Miss Feldman qui est forcée par le directeur de suivre le programme. Elle part alors en plein délire toute seule, imaginant Miss Cannon l’aider à résoudre un problème.

Sans ça pour casser le rythme, j’aurais passé l’épisode à rire franchement, cette saison 2 est géniale.

05.pngÉpisode 5 – Snap Judgement – 17/20
And then my boring week was blessed with the most magnificent trainwreck of all

Miss Snap se lance en politique pour représenter les profs et elle fait des promesses faciles à tout le monde. Mary-Louise se lance dans une opération de conversion des profs qui est marrante et toutes ses collègues habituelles lui viennent en aide. L’intrigue occupe tout l’épisode sans B-story, et c’est une excellente chose car cela fonctionne merveilleusement bien.

Il est dur de ne pas penser à l’élection américaine, mais c’est marrant et le message est sacrément fort. Ryan Hansen est l’acteur parfait pour incarner le macho misogyne cliché et il le fait avec beaucoup d’humour.

L’épisode gère à merveille les doubles standards, les clichés et la victoire de Miss Snap aussitôt flinguée par un connard sexiste qui lui dit comment se comporter. Il va même jusqu’à oser la parodie de Game of thrones, dans une scène peut-être un brin trop décalée et loufoque, mais parfaitement réussie.

Cet épisode est un petit bijou anti-sexiste qui en plus parvient à faire rire plus d’une fois. Tout bon et dans la lignée d’une saison excellente et sans faute.

06.pngÉpisode 6 – Brokebitch Mountain – 16/20
Yes, it’s because teachers are paid crap. It’s part of the 1%’s conspiracy to keep the masses dumb and compliant.

Mrs Feldman n’a plus d’argent et ça la rend totalement dingue. Elle tente de se calculer un budget, mais sa classe lui fait comprendre qu’elle est trop pauvre pour espérer s’en sortir. La critique n’est pas subtile, mais elle a le mérite d’être assez efficace : les profs sont sous-payés et pas qu’en France. Rassurant, dis donc.

Cela finit par une scène très « cheesy » comme ils disent là-bas, à savoir qu’elle est tellement mignonne que ça donnerait presque envie de pleurer, avec son élève qui arrête de bégayer en chantant. Tout ce que j’en retiens cependant, c’est vive la Finlande, les gars.

Une autre intrigue voit Caroline croire à nouveau en l’amour grâce à ses élèves, et plus particulièrement Craig & Amy qui « sortent ensemble ». Pas forcément la meilleure des intrigues, c’était toutefois l’occasion de quelques bonnes répliques (« don’t be that girl ») et situations qui prêtaient à sourire.

Enfin, l’autre point était une réflexion sur les règles. Parodiques à l’extrême dans les réactions du proviseur, cette intrigue m’a bien plu. Elle ne m’a pas vraiment fait rire, mais elle est assez juste malgré tout et il est bon de voir des séries aborder un sujet aussi tabou que ça sur le ton de l’humour.

Je ne suis pas tout à fait certain que la conclusion soit vraiment la meilleure, mais je prends. Je n’ai pas tout à fait accroché à l’épisode, mais je suis plutôt crevé et de mauvaise humeur en ce moment, alors je n’étais pas dans les conditions idéales. J’ai malgré tout ri et adoré l’intrigue de Feldman, alors ça valait le coup de le voir.

07Épisode 7 – Thirty-One and Done – 16/20
You guys know who Lou Bega is, right?

C’est l’anniversaire de Chelsea et comme tous les profs, elle ne le vit pas si bien quand ses élèves tentent de deviner leur âge. Elle découvre au passage qu’elle est la plus vieille de ses collègue et que prendre de l’âge est son pire cauchemar. Les choses ne font qu’empirer quand Mary-Louise lui rappelle toute la journée que c’est son anniversaire ou quand elle se flingue les cheveux toute seule.

Par ailleurs, la photocopieuse est en panne : Feldman fait lire le manuel de la photocopie à ses élèves, puis innove avec le lecteur DVD. C’est la guerre dans l’école, pour trouver des activités pour les élèves ou pour savoir qui est responsable de la panne. Les grands classiques des écoles.

Pour oublier les différents et pour l’anniversaire de Chelsea, les profs se rendent donc à une soirée universitaire.

Toutes, sauf Mary-Louise qui, quant à elle, s’arrange pour revoir son Hot Dad autant qu’elle peut, au point d’accepter un baby-sitting. Elle est toujours aussi dérangeante dans son affection pour lui, mais quand en plus il est OK pour qu’elle passe la soirée avec lui, elle ne peut que se faire des films, tenter de l’embrasser et tomber dans les vapes. Bien joué. Elle empire encore les choses en s’enfuyant et se prenant la vitre.

De leur côté, Chelsea et les filles passent la pire des soirées où chacune se sent vieille à sa manière, et pour oublier ça, elle finissent en soirée déjantée qui casse la photocopieuse. Brillant. Ce n’est pas le plus drôle des épisodes, mais il est efficace et fait toujours autant rire.

Je n’en demande pas plus, mais comme en plus il fait avancer certaines intrigues, j’approuve !

08.pngÉpisode 8 – Getting Drilled – 19/20
Oh Deb, I’m so sorry that you are mentally ill.

Une tempête éclate en ville et cela affecte bien sûr l’école : une tornade approche et l’école part en chaos total, malgré un plan bien révisé qui foire à merveille avec le caractère de chacun des profs (vive Sharknado, cela dit !).

Dans le genre chaos total, la tête de Deb est pas mal non plus : elle transporte avec elle le cadavre de son chat empaillé. Le directeur n’a d’autre choix que de les envoyer en thérapie de groupe, qui part en vrille elle aussi puisque ses profs sont incapables de rester normales trente secondes. Cela tombe bien car leur thérapie est tout sauf normal : elles finissent donc en parcours d’obstacles.

Entre la tornade et le parcours d’obstacles torturant Chelsea, cet épisode était l’un des meilleurs. Les gags étaient tous hyper perchés mais fonctionnaient à merveille justement parce qu’ils étaient abusifs.

En plus, cela permet de réaffirmer la cohésion du groupe malgré ses différences et la fin de nous prouver que la série sera toujours la même de ce point de vue-là. C’est juste génial comme fonctionnement et les six profs ont eu leur moment de gloire dans cet épisode.

Bref, Teachers est toujours aussi efficace, et clairement, c’est mon humour.

09.pngÉpisode 9 – In Security – 16/20
That’s what hypocrisy looks like

Bam, trois épisodes dans la journée, ça valait le coup de prendre un peu de retard dans la diffusion rien que pour la dose de rire.

Deb se voit forcée d’entraîner l’équipe de Kickball de Fillmore, et ça entraîne pas mal de situations marrantes, avec notamment la coach Beist de Glee. Cela dit, c’est rapidement devenu lourd de la voir entraîner une équipe incapable de faire quoique ce soit, tombant trop vite dans le cliché.

De son côté, Mary-Louise essaye de faire comprendre à Feldman l’importance du drapeau américain de l’école quand elle doit se faire remplacer un matin pour la cérémonie (c’est ça pour elle) du lever de drapeau. Elle le voit tellement sacré qu’elle est forcée de brûler le drapeau chaque fois qu’elle le désacralise. Un peu lourd également comme intrigue et, surtout, hyper américain.

Pendant ce temps (heureusement il reste une intrigue excellente), des vols sont commis en toute impunité à l’école et le directeur veut les stopper. Avec l’aide du garde, Tobby compte bien y arriver : tout ce que les caméras révèlent, c’est que Cecilia n’est pas si Vegan que ça, que Chelsea a des problèmes de sous-vêtements et que Caroline est la pire des voleuses : elle fait le ménage pendant la nuit. Quant à Tobby, il danse dans les couloirs. C’était bien drôle comme intrigue et ça change un peu des problèmes habituels de la série.

La conclusion est toute trouvée avec Mary-Louise, mais j’ai aimé voir ces deux personnages devenir potes, c’était une évolution cool. Dommage que ça ne continue pas par la suite avec cette fin, il y avait un bon running-gag potentiel quand même !

Bref, un épisode un peu en-dessous, mais qui se rattrape de manière inattendue !

10.pngÉpisode 10 – Lunchtime! The Musical – 20/20
Don’t tell me looks don’t matter

C’est déjà la fin de saison pour mes professeurs préférées ! Comme j’ai passé quelques semaines sans regarder les épisodes, j’ai l’impression que la saison a défilé à une vitesse incroyable. Il faut dire que dix épisodes, c’est bien peu.

Pour bien conclure la saison comme il se doit, les scénaristes bouclent la boucle avec un musical, c’est à la mode cette semaine après le crossover Supergirl/Flash et c’est déjà la manière dont ils avaient entamé la saison. La seule différence, c’est qu’eux, ils savent ce qu’est un musical et ils nous pondent un épisode de dingue avec du rythme, une histoire, des chorégraphies réussies, bref, ils font un vrai musical.

Il n’y a pas de vraie explication concernant ces morceaux chantés, mais qu’importe, l’univers déjanté de Teachers s’y prête à merveille. Tout part d’un problème simple : Chelsea ne rentre plus dans ses jeans et, puisqu’elle est élue, elle décide de bannir la junk food de l’école. Elle est alors placée dans le rôle de la méchante pour le reste de l’épisode, avec un besoin de maigrir ridicule mais hilarant.

Ses chansons sont géniales et approfondissent ce problème existentiel (ou pas), pour la faire suivre un classique arc de rédemption qui la verra recommencer à manger n’importe quoi. Pendant tout ce temps, elle négligera complètement Mary-Louise, qui a pourtant bien des problèmes.

En effet, Hot Dad est volontaire pour servir les repas à la cantine cette semaine. C’est l’occasion d’une excellente chanson romantique en début d’épisode et d’une révélation de sentiments sans cesse retardée pour Mary-Louise. Cela fonctionne à merveille et il est dur de ne pas vouloir que ce couple se concrétise.

Comme les scénaristes font à peu près bien les choses néanmoins, la femme de Hot Dad sort de nulle part juste après que Mary-Louise avoue ses sentiments pour lui. Paye ton cliffhanger, il y a intérêt à avoir une saison 3.

Miss Feldman, elle, est contre la tyrannie de la nourriture imposée par Chelsea. Elle a donc le droit à sa petite histoire de réclamation et de révolte… mais aussi à la chanson la plus traumatisante de l’épisode lorsque Tobby se met à son tour à chanter. Et ce n’est pas beau à voir, parce qu’il tente d’être… sexy ?

Enfin, Deb a un énorme bouton sur le visage, offrant un côté plus gothique à cet épisode (ou pas), Caroline chante la non-importance des apparences (pour les moches) et Cecilia… se fait rembarrer chaque fois qu’elle tente de chanter, forcément.

Cet épisode est probablement le meilleur de la série, les chansons sont toutes très bien écrites et rythmées, j’ai eu le smile pendant les 23 minutes parce que, oui, cet épisode est en plus plus long que les autres !

Une fin parfaite à une autre excellente saison.

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EN BREF – Cette série est toujours aussi déjantée et mon dieu que ça fait du bien ! Malgré quelques épisodes un peu plus faibles en seconde partie de saison qui explique une légère baisse de note par rapport à la saison 1, ces dix épisodes conservent un excellent niveau et s’achèvent sur le meilleur épisode de la série, l’air de rien. Cette année voit une évolution notable des relations de chacune et l’introduction de quelques éléments d’intrigues qui se retrouvent d’un épisode sur l’autre, renforçant encore la qualité globale de la série. J’en redemande, c’est léger et pas prise de tête, un vrai coup de cœur qui se confirme !