Suits – S08E03

Épisode 3 – Promises, Promises – 17/20
En surfant sur l’absence de ceux qui ont été ses personnages principaux avec de très bonnes intrigues, Suits parvient à faire oublier qu’ils ne sont plus là… ou plutôt, ils font comme s’ils étaient encore là, en quelque sorte, et ça fonctionne. Je retrouve le peps qu’il manquait à la série ; et cette saison est en train de me rappeler ce que j’aimais tant dans les premières saisons.

Saison 8


Spoilers

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I don’t wanna keep any secret with my partner.

Que cet épisode commence bien ! Harvey avoue à Robert la vérité sur sa promesse à Alex, c’est une bonne chose de les voir communiquer – et c’est rare dans cette série d’avoir des personnages qui communiquent. Oh, ça ne dure qu’un petit temps parce qu’Harvey rencontre ensuite une femme de ménage en larmes dans les toilettes, et celle-ci ne lui explique pas vraiment ce qui ne va pas. La communication a ses limites.

Le lendemain toutefois, elle revient le voir pour lui dire que David Fox, le propriétaire de l’immeuble de la firme, ne lui paye pas ses heures supplémentaires, dont elle a besoin pour payer l’opération de sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’Harvey parte en guerre contre David Fox, ce qui est une bonne chose, parce que j’avais beaucoup aimé son épisode où il s’était fait remettre en place par Donna et Rachel.

Malheureusement, résoudre le cas d’Anna, la femme de ménage, est un danger beaucoup trop grand pour la firme : il ne peut se le permettre sans être en guerre avec David Fox, et Donna le lui explique, même s’il le sait déjà et que Zane l’avait mis en garde. C’est plutôt sympa comme intrigue, parce que ça a tout à voir avec l’absence de Mike cette saison. Harvey qui se met à s’occuper des plus pauvres ? C’est vraiment une histoire pour Mike, ça.

C’est excellent ça, parce que ça ramène tout un tas de bonnes choses dans la série. Harvey retourne à la clinique pour contacter Nathan et Oliver, mais ceux-ci n’y sont pas et Harvey continue donc de travailler sur le cas d’Anna. Tout cela est une vraie catastrophe : David Fox décide tout simplement de casser les ascenseurs de la firme, parce que c’est beaucoup trop drôle de les faire galérer.

Harvey se retrouve donc logiquement à se faire remettre à sa place par Zane, mais aussi Louis et Donna qui ne veulent pas d’un combat contre Fox. Donna conseille aussi à Harvey d’appeler Mike pour trouver une solution, mais finalement, il le fait simplement en se demandant ce que Mike aurait fait à sa place. Il envoie donc Donna régler l’affaire et celle-ci le fait avec diplomatie en trouvant une solution où chacun est gagnant, chacun est perdant. C’était une jolie intrigue ramenant Mike dans la série sans avoir à utiliser l’acteur et c’était plutôt bien écrit.

Pendant ce temps, Louis débarque dans le bureau d’un Zane en pleine gueule de bois pour faire en sorte que Katrina obtienne une promotion, promotion qu’il lui avait promis. Comme d’hab, Katarina se sent complétement débordée par la nouvelle qu’elle doit à présent être manager pour prouver qu’elle peut avoir sa promotion. Elle cache clairement quelque chose, cela dit, mais c’est la seule que l’on voit travailler dans cette série, et s’épuiser dans son travail.

Elle envoie toutefois Brian au casse-pipe en lui faisant assister à une réunion compliquée qu’il n’a pas eu le temps de préparer. Il aurait pu l’annuler, mais il ne le fait pas sur conseil de Donna qui est sûre que Katrina viendra assister à la réunion au bon moment. Et pourtant, comme on voit la réunion, on sait bien que ça va mal se passer pour Brian. Effectivement, Brian

Katrina ? Elle n’est pas si méchante, elle a juste des migraines. Vous voyez, elle est humaine, c’est une des rares de la série et ça fait du bien de voir qu’ils sont tous férus de travail mais ont aussi leurs limites. En fait, ça fait du bien de retrouver des « débutants » dans la série, parce que les temps de Mike et Rachel sont loin, et ça faisait partie du charme de la série perdu au passage. Bref, vous aurez compris que j’adore toujours autant Katrina et que Brian se fait une place dans mon cœur aussi. De là, à les shipper… hum, hum.

Brian se fait engueuler par Louis pour Katrina et celle-ci apprécie beaucoup le geste, et encore plus le geste suivant qui consiste à l’aider à régler le cas sur lequel elle travaille. Elle l’envoie donc seule au tribunal où il gère malgré un client ne souhaitant pas le voir. Pour avoir la conscience tranquille, Katrina débarque ensuite dans le bureau de Louis et lui raconte toute l’histoire, persuadée de faire ainsi une croix sur sa promotion. Bien au contraire, Louis voit en elle une excellente partenaire pour la firme, parce qu’elle s’arrange pour que tout finisse bien, parce qu’elle est honnête et parce qu’elle a au passage permis à Brian de s’affirmer.

Moui, elle a aussi fait un nombre incalculable d’erreurs au passage, mais tout est pardonné en un claquement de doigts. De toute manière, j’aime beaucoup la fraîcheur que cette intrigue apporte à la série, alors moi aussi je pardonne tout.

Enfin, les scénaristes s’éloignent enfin du cas Samantha cet épisode, mais cela ne veut pas dire qu’on ne la voit pas du tout. Bien au contraire, en début d’épisode, on retrouve Alex en pleine galère avec Gavin Andrews qui n’obtient pas ce qu’il veut et est énervé d’apprendre que Samantha est en train de négocier avec un concurrent direct de Gavin, Delta Airlines.

Incapable de faire le job seul, Alex envoie donc Louis interdire à Samantha de continuer avec Delta Airlines, et celle-ci s’exécute… mais pas sans mettre en place une relation bizarre avec Louis. Elle est hyper directe avec lui, et elle le dragouille presque. Bref, elle sait comment parler avec Louis en lui montrant qu’elle est loin d’être aussi inoffensive qu’elle n’y paraît. C’était drôle, même si bizarre à voir.

Evidemment, elle avait raison depuis le départ concernant Gavin : celui-ci manipule Alex de manière à le forcer de faire quelque chose d’illégal. Samantha n’en est pas du tout surprise et sous-entend qu’elle a dû couvrir un meurtre pour lui. Merveilleux. Alex trouve tout de même une solution pour paralyser Gavin en reprenant la gestion de son compte en banque, et l’épisode se termine presque bien pour lui car il tient une vraie victoire sur Gavin.

Presque bien ? Oh, Samantha lui parle de la promesse de Zane… et lui ne parle pas de celle d’Harvey. Bref, on a le même cliffhanger que la semaine dernière, mais ça fonctionne bien !

Saison 8

The Affair – S04E06-07

Épisode 6 – 18/20
Malgré quelques longueurs, cet épisode s’avère plus surprenant qu’une bonne partie de la saison en offrant de nouvelles révélations en cours de route. C’est bien simple, c’est toute la psychologie d’un personnage qui est remis en question dans la seconde partie de cet épisode, avec une journée bien remplie et pleine d’inattendus. En plus, la série en profite pour réaffirmer son principe de base et le perspectivisme. Les différences de point de vue et de récit d’une personne à l’autre, ça change toute une histoire ; et la vérité est parfois impossible à découvrir.

Saison 4


Spoilers

06

I know you know how to leave.

Allez, nous y revoilà, avec une bonne semaine de retard pour ne pas changer.

Noah – Alors que je prépare tranquillement mon programme pendant mes temps de pause, Noah continue de vouloir nous faire croire qu’il est un professeur merveilleux passionnant Anton. Ce dernier est un vrai petit génie, une fois de plus, et il fournit un excellent devoir à Noah qui se sent forcé d’aller immédiatement le montrer à Janelle. Celle-ci est en train de se faire engueuler par son boss, donc Noah prend la décision de l’interrompre, allant jusqu’à parler au big boss pour féliciter le travail de Janelle. Genre.

Bien que ce soit totalement un motif pour le renvoyer, il y a genre zéro conséquence si ce n’est que Janelle lui demande de frapper la prochaine fois, même si c’est pour lui donner un devoir de son fils sur le mal-être de celui-ci. Sans trop de surprise, cela permet à Janelle de revenir vers lui et de continuer à flirter avec.

Celui-ci refuse parce qu’il doit aller à un concert d’Ed Sheeran avec son fils, mais son fils est lui aussi dans son propre mal-être ; et il refuse de le voir une fois de plus. Oh, il finit par lui faire face pour lui dire de se casser, parce que c’est ce qu’il sait faire de mieux. Pensez-vous que Noah va se laisser déprimer par la crise d’adolescent de Trevor ? Pensez-vous qu’il va essayer de le comprendre, de l’aider, de l’élever ? Eh bien, non, il décide de se rendre chez sa boss.

Normal, quoi. Janelle est bien contente de le voir et elle lui raconte toute sa vie, s’énervant sur le devoir d’Anton qui la critique beaucoup et qui se ment à lui-même. Anton a peur d’aller à Princeton et il s’invente des excuses, mais elle sait qu’il peut y aller ; et Noah ne pense pas autrement. En même temps, il ne va pas dire le contraire d’elle quand sa seule intention est de coucher avec.

Il y arrive presque, mais ils sont interrompus par le retour d’Anton et son père. L’ex de Janelle le rencontre ainsi et ça tourne vite à la dispute familiale sur Princeton. C’est complétement con, mais ça sonne terriblement vrai ces disputes sur une orientation qui ne devrait pas être si problématique. En tout cas, Anton découvre qu’il n’aurait jamais dû faire confiance à Noah en lui confiant son devoir.

Malheureusement, Noah s’extirpe de cette situation de merde et se rend au commissariat où quelqu’un essaye de le joindre. Quelqu’un ? Alison ! Reste à savoir ce qu’elle fout là.

Alison – Oula, nous n’avons eu que 20 minutes de Noah, ça craint d’avance. On commence cette partie de l’épisode avec Alison rendant visite à sa mère avec sa fille. Malheureusement pour elle, sa mère est harcelée autant qu’elle la harcèle pour qu’elle trouve un mari. Curieuse, Alison laisse le téléphone sonner un moment avant de regarder de quoi il peut bien s’agir.

Le mystère s’épaissit assez vite quand le coup de fil semble la concerner, la stresser et l’intriguer. En effet, Alison est bonne pour… rencontrer son père, rien que ça. Celui-ci l’a en effet retrouvé et souhaite lui parler. Un peu d’histoire pour tout comprendre : la mère d’Alison était nourrice pour un homme qui a trompé sa femme avec elle, et tada, ça fait une Alison. Je ne vois pas bien l’intérêt de tout ça, mais on apprend donc qu’Alison a des frères, que son père s’est remarié et qu’il est malade. Eh oui, il a besoin d’un rein et avoir une fille lui est bien utile.

Bon, il a l’air tout gentil le monsieur, et sa nouvelle femme révèle même qu’il a sauvé Alison de la noyade, ce dont elle se souvient évidemment. Athena, sa mère, a une version totalement différente : elle dit avoir été violée quand elle était adolescente, être tombée enceinte et n’avoir eu aucun autre choix. Une histoire bien triste, donc, mais qui ne l’empêche pas de rire à l’ironie de la situation quand elle apprend que le père d’Alison cherche un rein.

Rire n’était pas la meilleure des idées pour cette pauvre Alison encore un peu plus perdue. En toute logique, elle décide de trouver un moyen de parler avec Ben, mais comme celui-ci semble filtrer ses appels, elle se rend sur son lieu de travail où elle rencontre… la femme de Ben – mon dieu, c’était Faith d’Unreal, en plus. Oh, quelle belle journée pour Alison.

Heureusement pour elle, elle a reçu un billet d’avion de Noah : elle n’est pas sans option pour changer d’air et combattre la crise d’angoisse qui monte en elle. La journée ne fait toutefois que commencer : une fois dans l’avion, elle rencontre un type charmant avec qui elle sympathise, n’ayant pas trop le choix de faire autrement après s’être réveillée sur son épaule. Elle se bourre la gueule comme elle peut dans l’avion et le monsieur charmant s’avère être un connard de plus aux mains baladeuses, ce qu’elle n’apprécie pas du tout.

Une suite d’événements et de gestes maladroits la mènent alors à blesser une autre passagère, à balancer son verre de vin rouge à la tronche de son agresseur et à se faire arrêter par le personnel de l’avion. Logique. Logique, mais pas génial pour elle qui se retrouve en cellule à Los Angeles où elle ne connaît a priori que Noah.

Celui-ci vient la chercher et décide de la ramener chez lui, tout en la questionnant sur ce qui a bien pu lui arriver. Malheureusement pour elle, la journée n’est donc pas terminée : elle repart en crise d’angoisse dans la voiture et Noah ne voit pas d’autres solutions que l’amener… auprès de Vik ! Aha, excellente mauvaise idée Noah, amène donc ta maîtresse chez ton ex-femme.

Helen se débarrasse bien vite de Noah quand elle voit qu’Alison n’est pas prête à lui parler de ce qui lui arrive, puis elle l’interroge à son tour. Je l’ai déjà dit devant beaucoup trop d’épisode, mais il est fou de voir à quel point Helen est un personnage que j’adore. Elle explique en effet à Alison qu’il serait peut-être temps qu’elle arrête de se voir en victime permanente et qu’elle prenne assez confiance en elle pour être une héroïne – ou en tout cas pour assumer sa vie et pour retourner engueuler Ben de lui avoir menti.

J’adore Helen. J’aime beaucoup aussi Alison cette année. Ce sous-entendu qu’elle a une vie de merde parce que son père a violé sa mère est un chouilla capilotracté, mais il a une certaine cohérence avec le reste de la série qui rend la psychologie du personnage intéressante… Et qui me donne envie de continuer malgré les longueurs de cet épisode.


Épisode 7 – 17/20
Purée, mais pourquoi j’aime tant cette saison ? Est-ce qu’il m’a fallu quatre ans pour enfin trouver que la série exploitait son potentiel ou est qu’il a fallu quatre ans pour qu’elle le fasse ? Bien que la chronologie des événements soient très floues dans cet épisode, le fil rouge de la saison se dévoile pleinement et réussit à m’intéresser. Bref, vivement la suite.

Saison 4


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My life is a total fucking wreck.

Helen – Enfin un nouveau segment sur Helen, il était temps. L’épisode commence mal avec une Helen dans les magasins qui s’impatiente de voir un vendeur l’ignorer, qui passe un test de grossesse négatif et qui se découvre donc en pré-ménopause, ce qu’elle vit bien mal. Rien que ça ? Rien que ça, oui, ça et le fait qu’elle se remet à fumer pour supporter la passive-agressivité de Vik.

C’est un charmant cocktail d’événements qui la pousse à passer un peu de temps chez Sierra. Les deux femmes n’ont rien en commun, bien au contraire, mais c’est précisément ce qui les rapproche. Elles sont totalement différentes, mais parviennent à communiquer malgré tout, au point où Helen finit par accepter l’invitation de Sierra à sa retraite pour la pleine lune.

Dans la voiture de Vik les amenant à cette retraite, Sierra se confie à Helen sur ses remords d’avoir couché avec un homme marié dont elle adore la femme (ben voui, pff) avant de la complimenter tellement que je ne comprends pas comment Helen peut ne pas avoir la puce à l’oreille. Franchement. Bref, qu’importe, elles passent ensuite à la retraite spirituelle menée par Gaia, une ex-petite amie de Sierra qui finit encore à poil cette semaine, parce qu’elle n’aime pas porter de vêtements. OK.

Elle essaye de faire dire à Helen que Vik est malade, mais celle-ci se replie sur elle-même, évidemment. Pourtant, lors du repas de groupe où chacune confie ses peurs sur la vie, Helen est loin de se replier. Au contraire, elle apporte les beaux et meilleurs conseils, devenant le gourou attitré de la soirée qu’elle critiquait tant. C’est une intrigue totalement perchée pour la série et pour le personnage, mais ça marche assez bien d’avoir une Helen si sûre d’elle et ayant toutes les réponses. On sait bien que ça ne pourra pas durer, mais tant qu’on reste dans les apparences, elle gère.

Durant la nuit, elle révèle sa ménopause à Sierra qui sait bien que c’est un énorme problème, et elle arrive ainsi à faire parler Helen. Celle-ci s’est toujours sentie désirée, elle a toujours eu l’impression que les autres avaient besoin d’elle, Noah, bien sûr, ses enfants aussi. Et plus l’épisode passe, plus il est évident que Sierra instaure une tension sexuelle entre elles.

Eh oui, Sierra n’aime pas les labels et Helen s’avère bisexuelle. Tout cela nous est présenté comme si de rien n’était, et d’une certaine manière ça rétablit l’équilibre par rapport à Vik… mais bon, quand même. En plus, Helen est une putain d’hypocrite ensuite à faire la morale à Sierra parce qu’elle a couché avec un homme marié, alors même qu’elle vient de tromper elle-même son mari.

La fin de sa partie mène Helen à prendre conscience qu’elle a peur de mourir et encore plus peur de voir Vik mourir. Oui, plus personne n’a besoin d’elle maintenant qu’elle est en ménopause (techniquement, une jolie psychanalyse rapide de la condition féminine pendant des siècles, non ?), mais elle est loin d’être aussi libre qu’elle le pensait : c’est elle qui a désormais besoin des autres, et notamment de Vik.

Noah – Humph. J’aurais préféré une partie sur Cole, franchement. Noah essaye d’apprendre à Trevor comment conduire sur un parking désert, mais les problèmes de communication entre eux ne disparaissent pas si rapidement. En plus, Noah est complétement jaloux de la relation de ses enfants avec Vik… jusqu’à ce qu’il apprenne de la part d’Helen que Vik est en train de mourir. D’un coup, d’un seul, toute sa perspective change, mais c’est vrai que c’est assez fou qu’Helen ne prenne pas la peine de lui partager ce genre d’information méga importante sur la manière dont ils élèvent leurs enfants. Enfin, bon.

Noah rentre ensuite chez lui où Anton s’est invité et incrusté parce que sa porte était ouverte. Anton est là parce qu’il veut des conseils de la part de Noah, et parce qu’il envisage de rejoindre les Marines pour… décevoir ses deux parents à la fois, plutôt qu’un seul en prenant la mauvaise décision d’orientation. C’est n’importe quoi et Noah lui conseille plutôt d’aller voir à quoi ressemble Princeton pour se faire une idée.

Il le ramène donc chez lui pour qu’il parle avec sa mère, et le père débarque une fois de plus alors que Noah est encore là où il ne devrait pas être. Malgré tout, il donne son avis sur l’éducation d’Anton alors que l’ex de Janelle est de plus en plus violent.

Le soir venu, Noah déprime et essaye de prendre des nouvelles de Whitney, mais elle ne répond pas et Janelle débarque chez lui parce qu’Anton lui a dit où il habitait… alors qu’il avait dit avoir trouvé l’info dans les dossiers de sa mère. Enfin bref. Janelle a décidé d’emmener son fils voir Princeton, quitte à perdre sa carrière au passage en ne se rendant pas à une réunion importante, et Noah lui propose donc d’emmener lui-même Anton à Princeton.

Ben voui, on se rapproche du fil rouge des scènes d’introduction avec Cole comme ça. Et effectivement, ça ne manque pas : un problème d’avion fait qu’Anton et Noah n’arrivent pas à New-York, mais en cours de route, ils sont déviés et Noah reçoit un tas d’appels manqués de Cole. Il l’informe donc qu’Alison a disparu, et ça relance l’intrigue pour les prochains épisodes. Je suis curieux de voir où ça va et ce qu’Alison a bien pu faire suite aux bons conseils d’Helen. C’est étrange tout de même.

Ah, et aussi, la série n’y va pas de main morte sur les placements de produit cette semaine : Clearblue, Amazon, ridicule.

Saison 4

Suits – S08E02

Épisode 2 – Pecking Order – 17/20
Une fois n’est pas coutume, je suis parfaitement accroché à cette série qui se renouvelle bien cette année : on prend les mêmes intrigues et on recommence une huitième fois, certes, mais on le fait avec de nouveaux personnages ou de nouvelles dynamiques qui permettent à cette saison de retrouver un souffle que la série ne trouvait plus depuis deux saisons. J’espère que les audiences suivront, car j’aime beaucoup cette nouvelle formule.

Saison 8


Spoilers

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Now go, and return to me… a king.

Comme d’habitude, je prends du retard dans mon visionnage, mais pas trop : je suis curieux de voir qui réussira à avoir son nom sur le mur cette saison, au point de regarder cet épisode dans la voiture me ramenant en région parisienne, rien que ça. Et cet épisode ne procrastine pas sur le sujet avec Sheila forçant Louis à se battre à son tour pour gérer la firme tout seul alors qu’Harvey était prêt à le laisser à Zane.

Cela n’arrange pas les affaires de Louis qui imaginait pouvoir s’incruster et prendre le pouvoir au milieu de la bataille. En plus, il ne parvient pas à raconter la vérité à Sheila qui se monte tout un film et le voit déjà au sommet de la firme. Tout cela finit par ramener Louis chez le psy parce qu’il ne parvient plus à entrer en érection à cause de son propre mensonge. Je vous jure que quelque chose ne va pas bien pour moi, parce que je trouve Louis vraiment drôle et sympa dans ce début de saison, alors que ça fait sept saisons qu’il me soule dans la majorité de ses scènes (enfin, il y a eu des moments où je l’aimais malgré tout).

Dans cet épisode, on explore plus en avant sa relation avec Sheila, et c’est génial à voir, aussi parce que j’adore Sheila. Elle tente de le pousser désespérément vers une promotion dont il ne veut pas et il finit par le lui avouer, mais elle n’est pas prête à l’entendre. Elle se débrouille donc pour voir le psy de Louis en cachette, sous une fausse identité, est vite grillée par celui-ci et mise face au fait que Louis a grandi et veut désormais l’amour plutôt que le pouvoir.

Cela fait du bien à Sheila qui ouvre les yeux – qu’est-ce que je l’aime – et retourne voir Louis. S’il ne veut pas de sa promotion, il veut quand même être respecté et compte bien le faire savoir.

Oh, la bataille de pouvoir continue aussi avec Alex fayotant déjà comme il peut auprès de Zane, même s’il fayote bien mal. Il apprend donc qu’il a besoin de lui récupérer un client et se rend auprès de Katarina pour savoir lequel : elle lui conseille un ancien client de Samantha, mais elle est terrifiée de l’existence de Samantha. Merveilleux.

En plus, Alex se débrouille bien et réussit à se faire embaucher comme avocat perso de la compagnie qu’il veut récupérer comme clients. Cela dit, il n’est pas officiellement avocat, ce qui lui permet de parler à l’ex-femme du client qui est une harpie dans son divorce – encore un personnage secondaire que j’aime beaucoup, donc.

Cette semaine, on nous propose un nouveau cas à régler, et c’est celui de Max Lounded, un ancien client de Mike (qui ainsi n’est pas trop absent) qui a besoin de 50 millions de dollars que son partenaire ne lui file pas, contrairement à ce qui était prévu. Comme il parle à Harvey de son affaire devant Zane, on sait tout de suite que ça va partir en vrille et ça ne tarde pas. Harvey veut s’occuper de l’affaire seul, avec une confiance aveugle en Max, alors que Zane envoie Samantha s’occuper de tout ça, dans le dos d’Harvey, évidemment.

Cette semaine voit aussi la rencontre entre Samantha et Donna, et c’est génial parce que ça part immédiatement dans une relation où chacune montre les crocs et où Donna prend l’avantage grâce à son rôle de PDG face à Samantha demandant une augmentation. L’augmentation avait pour but d’aider Harvey dans son affaire délicate, mais elle débarque là-dedans de la pire des manières, pour changer. Cela énerve Harvey, mais on est tellement habitué à le voir énervé que c’est plus marrant qu’autre chose. Je crois que j’aime vraiment bien le personnage de Samantha.

Se mettre Donna puis Harvey à dos ? Elle gère tout et ça lance Donna en pleine recherches pour savoir qui elle est… sauf que personne ne sait qui elle parce qu’elle ment à tout le monde sur ses origines. Donna se sert donc des contacts de Gretchen pour obtenir plus d’informations, et de vraies informations cette fois, alors qu’Harvey tient Samantha occupée en la faisant bosser avec lui.

Le plus sympathique est que même s’ils se détestent, ils forment un bon duo. Franchement, Samantha se retrouve au milieu de tout le monde, mais cela faisait un moment que la série avait besoin d’injecter un nouveau personnage dans son milieu, je crois. Depuis le départ de Jessica, et même un peu avant, on tournait en rond sur les mêmes intrigues… et l’arrivée de nouveaux réguliers fait du bien, même si Mike et Rachel manquent toujours un peu.

Samantha fait tout pour être détestée, en plus, agissant dans le dos d’Harvey et lui avouant finalement qu’elle était là parce que Zane lui demandait de la surveiller. Elle ne devrait donc pas s’offusquer que Donna fasse la même chose, et pourtant, elle n’apprécie pas trop les recherches qui se font dans son dos. Le plus drôle reste que Zane débarque ensuite dans le bureau de Samantha pour l’engueuler à son tour, parce qu’elle ne montre pas assez à Harvey ses bons côtés.

Elle retourne donc voir Harvey pour ne pas s’excuser, mais faire comme si et expliquer qu’elle n’a pas fait que de la merde dans son travail. Évidemment, cela fonctionne bien et fait même plaisir à Harvey car elle lui fait du bon boulot : Max est content même s’il n’est plus à la tête de son investissement, Nick – son partenaire – ne peut plus enfreindre la loi comme il le faisait jusque là grâce à elle.

Même Donna et Gretchen apprennent à lui faire confiance puisque Katarina leur confirme qu’elle fait beaucoup trop bien son job… cependant, elle est du côté de Robert quoiqu’il arrive, donc il faut vérifier que Zane et Harvey sont bien à la même page. Oui, elles ignorent aussi Louis, et celui-ci vient justement le faire savoir à Zane et Harvey qui étaient en train de se révéler qu’ils avaient fait la même promesse à Alex et Samantha…

Ces deux derniers se confrontent enfin sur l’affaire entamée par Alex au cours de cet épisode, et ça se passe aussi mal que ça pouvait, avec une Samantha qui ne fait que mettre en garde Alex sans en dire plus. Je suis intrigué et prêt à revenir voir la suite la semaine prochaine, surtout qu’on nous laisse aussi sur Harvey cherchant une solution au problème de la double promesse. Sinon, Louis et Sheila se réconcilient définitivement en commençant à essayer de faire un enfant – et en fait, je me dis que j’aime Louis parce que j’aime Sheila, et qu’elle fait vraiment ressortir le meilleur de lui !

Saison 8

The Affair – S04E05

Épisode 5 – 15/20
Non seulement cet épisode est lent dans son exécution, mais en plus il a l’audace de se concentrer sur deux personnages que j’adore… pour me les faire détester à chacune des grandes décisions qu’ils prennent. Malgré des approfondissements psychologiques de chacun, j’ai peine à être convaincu par les choix des personnages, surtout dans la deuxième partie de l’épisode, d’ailleurs. Frustration – mais pas un mauvais épisode pour autant, j’étais scotché à mon écran après tout.

Saison 4


Spoilers

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Listen mom. Helen and I… are working on getting a baby. A grand-children.

C’est reparti pour The Affair après deux honteuses semaines de pause, autant dire que j’étais pressé de voir ce que la série réservait. Et elle réservait de bonnes surprises avec un Vik toujours aussi chiant à ignorer ses problèmes et une absence d’introduction parce que l’intro nous montrait en fait Helen avant la grande surprise :

Vik – Oui, cette semaine commence par s’inquiéter du point de vue de Vik, en nous faisant d’abord croire que c’est celui d’Helen. Vik se rend auprès de ses parents après l’avoir envoyé balader. C’est très long et chiant comme scène, mais il est intéressant de le voir leur apprendre qu’il a une assurance-vie… dont l’argent leur reviendra. Sympa pour sa femme, surtout qu’il essaye d’avoir un enfant avec, quand même. Quant à ses parents, et surtout sa mère, elle refuse totalement d’envisager l’option cancer pour lui, ce qui ne l’aide pas à l’accepter, je pense.

On suit ensuite Vik au travail, dans une opération délicate où il se retrouve à devoir apprendre à des parents le cancer possible de ses enfants. C’est ce qu’on appelle une journée de merde, surtout que la réaction de la mère est excessive.

Plus tard dans la journée, c’est à l’échographie d’Helen d’occuper l’emploi du temps de Vik… et bien sûr, elle n’est pas enceinte, parce qu’elle n’a pas fait toutes les injections qu’elle devait faire. Eh oui, en toute logique, elle est apeurée de devoir élever un nouvel enfant toute seule. Tu m’étonnes.

Il se rend ensuite au travail, mais bug au moment d’y retourner pour de vrai préférant aller… s’acheter une nouvelle voiture magnifique et beaucoup trop chère. Il décide donc de rentrer chez lui avec ce petit bijou, mais son allée est une fois de plus bloquée par les poubelles de Sierra et… paf, il se retrouve à l’emmener dans un roadtrip sur les jolies routes de Californie.

C’est tellement n’importe quoi tout ça qu’il se retrouve en excès de vitesse et avec une nouvelle amende – je valide quand même le point « Lieu où je rêve de partir en vacances » du Bingo Séries, parce que la Californie et ces jolies routes, c’est un grand OUI. J’ai beaucoup de mal avec ce nouveau Vik au visage fatigué, encore plus avec Sierra qui force Vik à boire et à se confier sur sa vie… ET ENCORE PLUS AVEC VIK QUI SE CONFIE. Le pire, c’est que c’est bien écrit : c’est souvent le cas des patients de cancer, ça, se rétracter avec ses proches, mais se confier à la mauvaise personne.

Rapidement, Vik se retrouve en larmes dans les bras de Sierra, parce qu’il n’a jamais fait le moindre choix pour lui et parce qu’il va bientôt mourir et il veut juste offrir un bébé à ses parents avant tout. Et sans surprise, ça finit sur un baiser avec Sierra, puis une scène un brin plus hot. Pauvre Helen, sérieusement, Vik est dans l’abus le plus total – même si, au moins, il recommence à vivre.

Il rentre alors chez lui, tout hésitant et toujours en pleine crise de vie… et bien, cet épisode aura réussi à me faire changer d’avis sur Vik, me voilà bien plus mitigé sur ce personnage maintenant. Cette crise ne devrait pas durer éternellement de toute manière, mais à cramer le reste de sa vie comme ça, je ne sais pas s’il va nous passer la saison.

Cole – En parlant de crise de vie, Cole arrive de son côté à Morro Bay, la ville où son père avait fait un roadtrip il y a quelques années. Son but ? Faire du surf. Bon, ce n’est pas très original tout ça comme ça. À peine arrivé, il fait estimer la planche de son père parce qu’il cherche à savoir qui a bien pu la construire. Tout cela le mène dans un magasin avec le logo que la planche, magasin qui est une galerie d’art.

Là-bas, il rencontre une femme, Nan, qui s’avère être la créatrice de la planche de surf et qui est toute heureuse de le rencontrer, reconnaissant immédiatement son père en Cole. Elle l’invite donc à une soirée de vernissage parce qu’elle est heureuse de le rencontrer. Elle est hyper chelou la vieille, très tactile et pas du tout honteuse de lui dire qu’elle était amoureuse de son père et de lui présenter Delphine, sa jeune protégée bien sexy.

Je crois qu’elle a tout compris la vieille. Une fois qu’il est bien high, elle en profite pour l’interroger sur sa vie et sur la crise qui le mène ici. Tellement perché, Cole ne capte même pas qu’il a oublié d’annoncer le décès de son père ; et il le fait donc de la pire des manières possibles. Bouleversée, Nan se barre et lui dit de demander sa chambre à Delphine.

Oh, Delphine lui donne… avant de se déshabiller. Enervé, Cole retourne auprès de la propriétaire des lieux pour se plaindre de sa drôle de conception de l’hospitalité. Il la retrouve en train de lire les lettres d’amour de son père ; et ces lettres sont nombreuses. Dix ans de relations épistolaires, pas mal pour un amour d’été interrompu parce que Gabriel, le père de Cole, s’est senti coupable de laisser sa femme seule et enceinte derrière lui.

Cole passe alors le reste de la nuit à… penser à Alison. Il demande donc à Nan de l’aider à s’exorciser de son amour pour Alison. Mouais. Ca sort de nulle part cette saison quand même, et on nous sort du Lord Huron en fond sonore, ce n’est pas si génial. Les taches pour oublier une relation et en faire le deuil sont toutefois sympas : se trouver dans la nature, dire ce qu’on aime sur la personne, brûler la liste après l’avoir entouré de galets représentant ce qu’on en déteste…

C’est intéressant concernant la psychologie de ce personnage, surtout sur le dernier point, mais ça a le problème d’enchaîner sur un quatrième point qui est de coucher avec quelqu’un d’autre. C’est tant mieux pour Delphine, on va dire, mais c’est tout de même moyen puisque Cole est toujours marié. Décidément, cet épisode semble vouloir justifier le titre de la série à tout prix.

Le lendemain, il se confronte à Nan pour lui dire qu’il est énervé de voir que son exorcisme n’a pas marché – il se dit donc toujours amoureux de son ex-femme et ma frustration grandit de secondes en secondes dans un épisode très lent, très calme et très silencieux. Cette fois, Cole a pris sa décision : il rentre chez lui, mais pour larguer sa femme parce qu’il est toujours amoureux d’Alison. Non mais sérieusement, qu’est-ce qu’elle a de si exceptionnel cette Alison ? Et en quoi Nan est-elle si exceptionnelle aussi ? Allez savoir, mais Delphine lui voue un culte, Gabriel s’est suicidé quand il a perdu son amour (le jour de l’anniversaire de Cole, en plus, sympa) et Cole… remercie son père. Ben voyons !

Saison 4