The Mandalorian – S01E04

Épisode 4 – Sanctuary – 16/20
La série s’en tire mieux à nous faire comprendre les différents enjeux et à proposer un casting un peu plus large. Franchement, ça fait du bien et ça me conforte dans mon choix d’être resté quand je trouvais que la série était juste sublime à regarder. Les épisodes sont très stand-alone, même s’il y a pourtant une intrigue fil rouge… Je continue d’avoir un peu de mal avec l’équilibre global de la série, mais c’est efficace, même si j’ai un peu décroché à un moment.

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Spoilers

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You haven’t shown your face to anyone since you were kid?

Je termine cette toute petite semaine série par un épisode qu’on m’a allègrement spoilé sur Twitter, mais que j’ai quand même envie de voir. Eh, je n’ai rien vu de la semaine, c’est la catastrophe, il faut bien que je me rattrape tout de même ! Et puis, j’ai envie de rester à jour dans cette série Star Wars, même si je pense que ça n’aura aucun lien avec le film à venir tout bientôt dans les salles obscures.

Cette semaine, on reprend bien loin de nos préoccupations actuelles sur une planète où l’on suit une femme bossant dans une sorte de rizière et sa fille s’amusant sur place.

La petite vie paisible est toutefois interrompue par l’arrivée d’une autre race qui saccage tout sur son passage, sans pour autant trouver la femme et sa fille. Du coup, ils se contentent de tout détruire.

Pendant ce temps, Baby Yoda continue de toucher à tout ce qui clignote dans le vaisseau, ce qui est plus mignon qu’exaspérant. C’est sans trop de surprise que Mando décide alors qu’il faut qu’ils se planquent à l’abri de leurs ennemis. Pour cela, il ne trouve rien de mieux à faire que de se rendre sur la planète du début de l’épisode, Sorgan. On s’y attendait un peu, honnêtement, de même que je voyais venir de loin la réaction de Baby Yoda quand Mando lui dit de rester l’attendre à l’abri : il le suit, évidemment.

On ne sait pas trop comment il fait, d’ailleurs : il a de toutes petites jambes et son berceau ne fonctionne plus maintenant qu’il a été détruit. C’est quand même assez dingue qu’il tienne le rythme sans que Mando ne le porte. Ils arrivent assez vite dans une taverne pour se restaurer, sauf que Mando repère aussitôt une femme sur laquelle il se renseigne bien vite, comprenant qu’elle peut être une menace.

Et cela ne manque pas : elle quitte vite le bar, mais il la suit pour avoir plus d’informations sur elle, ce qui mène une fois de plus à une baston sans explication, une fois de plus. La baston est toutefois interrompue par Baby Yoda buvant sa soupe, et c’était hilarant. La femme est finalement une ancienne connaissance de Mando, elle aussi réfugiée sur Sorgan. Et elle n’a pas l’intention de partager, forçant donc nos héros à envisager de partir.

C’est là qu’il faut que j’avoue que j’ai décroché, alors que nos héros sont contactés par des hommes qui disent avoir besoin de l’aide de Mando. Assez vite, on comprend que ces locaux veulent l’aide du Mandalorian pour se débarrasser des brigands extra-terrestres qui s’en prennent à leur village. On en revient donc au début d’épisode.

Bien sûr, Mando et Baby Yoda se retrouvent hébergés dans le village et c’est la paysanne du début d’épisode qui s’occupe d’eux. Baby Yoda joue avec sa fille alors qu’elle s’occupe plus particulièrement de Mando, espérant bien réussir à percer sa carapace, apparemment. Ce n’est pas chose aisé apparemment, parce qu’il ne montre jamais son visage à personne, et qu’il ne l’a pas fait depuis l’enfance. Pourtant, il finit par retirer son casque pour manger, en étant encore en vue des enfants du village… mais personne ne le regarde. Ca n’a pas de sens !

Bon, il n’empêche qu’il est là non pas pour manger, mais pour retrouver les brigands qui s’en prennent à sa nouvelle amie. Il part aussitôt en quête de traces, dans la forêt, avec l’ancienne guerrière, Cara Dune, avec qui il s’entend toujours, finalement. Pas de bol, ils trouvent des traces, mais pas celles qu’ils espéraient : ce sont celles d’AT-ST, une grosse machine beaucoup trop puissante pour eux.

Malgré tout, les habitants du village refusent de le quitter, forçant Mando et Cara à leur apprendre à se battre. Pourquoi pas. Une fois de plus, on est donc sur un épisode qui semble se refermer sur lui-même plutôt que de traiter une intrigue large, mais ça marche beaucoup mieux que dans les premiers épisodes, probablement parce qu’il y a du dialogue et un peu plus de personnages, quoi. La musique est toujours au top, comme cela s’entend lors de la scène où tout le village s’entraîne à se battre.

Le reste de l’épisode se passe donc de nuit et voit tous les personnages se battre, de même que l’AT-ST s’arrêter juste avant le piège qui lui est tendu. C’est con, ça. Du coup, ça part en vrille avec de jolies explosions et l’AT-ST qui n’avance pas et est vraiment problématique. Finalement, Cara décide en quelque sorte de se sacrifier en forçant la machine à avancer, prenant ainsi beaucoup trop de risques.

Le suspense est un peu plus présent que d’habitude, parce qu’on sait bien que Mando va survivre, mais on n’est pas encore tout à fait sûr pour Cara.

Je ne la voyais pas mourir pour autant, alors c’est sans vraie surprise qu’elle survit et que la machine est explosée par Mando une fois tombée dans le piège grâce à Cara. C’est assez sympa, même si cette destruction de la machine met fin bien trop rapidement à la bataille à mon goût.

Le lendemain (ou quelques jours plus tard ?), le retour à la paix est donc bien rapide : les villageois n’ont plus peur des brigands qui se sont enfuis après avoir perdu leur machine, Baby Yoda peut faire semblant de manger une grenouille devant des enfants-acteurs pas si doués que ça (mais pas facile de tourner avec Baby Yoda, j’imagine) et Mando est forcé de constater que son petit protégé se sent bien sur cette planète.

Alors que la journée est paisible, on apprend donc que cela fait déjà quelques semaines que la bataille a eu lieu. Si Mando pourrait vivre en paix ici, et même sans son masque d’après Cara, il s’y refuse et est inquiet de se dire que la rumeur de la bataille pourrait apporter d’autres troubles. Il décide donc de se barrer… en laissant Baby Yoda derrière lui. Hein ? Il est inquiet que certains viennent rendre visite au village, donc il se casse, sans son protégé ? Il a une drôle de logique !

Alors que Mando dit adieu à sa veuve préféré, il n’a pas idée qu’un chasseur de tête s’approche et essaie de tuer Baby Yoda. Heureusement, Cara est assez réactive pour protéger le petit en tuant le chasseur de tête. Cette fois, Mando comprend qu’il ne peut abandonner Baby Yoda dans le village : c’est lui qui est recherché et ses ennemis savent qu’il est là.

C’est donc bien avec Baby Yoda que Mando s’en va, sans avoir retiré son masque, sans abandonner son protégé et en refusant aussi que Cara vienne avec lui. Dommage, ça fonctionnait bien toutes ces interactions encore cette semaine !

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The Mandalorian – S01E03

Épisode 3 – The Sin – 17/20
Finalement, j’ai de plus en plus l’impression que cette série est un très long film découpé en plusieurs parties, et j’ai bon espoir qu’à force je sois à fond dedans. Pour l’instant, cet épisode m’a apporté quelques informations supplémentaires et, surtout, la joie d’une musique qui m’a paru plus intense et meilleure qu’avant encore. La technique est vraiment au point, les émotions commencent à s’en mêler et l’histoire s’emballe un peu dans le deuxième tiers de l’épisode. Ouf, c’est subitement meilleur !

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Spoilers

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Such a large bounty for such a small package.

Rien de mieux pour un dimanche soir que de se remettre à cette série, non ? Trente petites minutes, ça passe assez vite au moins, et puis, qui sait ?, je vais peut-être changé d’avis avec ce nouvel épisode. J’ai vraiment envie d’y croire et de me dire que ça va dépasser les jolis décors… ça ne peut pas être que ça ! Et puis, beaucoup semblent vraiment hypés par la série sur Twitter…

Vous aurez compris, ce n’est pas encore mon cas en début d’épisode, mais j’ai beaucoup aimé voir bébé Yoda sortir enfin de son berceau dans cet épisode, dès le départ. Le Mandalorien reçoit l’ordre de le livrer et il semble vraiment envisager de le faire, ce qui est tout de même surprenant après les efforts qu’il s’est donné pour ne pas le tuer.

Très vite cependant, on repart sur une scène où le Mandalorien marche avec le berceau à ses côtés. Et franchement, heureusement que bébé Yoda et les clins d’œil à l’univers Star Wars sont faits un peu partout dans cette scène, parce que ça aurait pu traîner en longueur. Seulement voilà, bébé Yoda est chou, alors le voir quelque peu apeuré par le marché de cette planète, c’était marrant.

Clairement, le parti pris semble être de nous montrer le point de vue du bébé Yoda en début d’épisode, e ça fonctionne à peu près, avec une musique bien fichue pour faire monter le suspense au moment où le Mandalorien amène Yoda auprès de la personne qui lui a passé commande. Il parle du futur maître Jedi comme d’un atout, avant de donner la somme promise au Mandalorien. On change alors de point de vue : on reprend la vue du Mandalorien qui voit Yoda s’éloigner avec un dernier regard pour cet allié d’un épisode.

Finalement, le Mandalorien s’en va avec son argent sans un regard en arrière. Le revoilà donc solitaire, et en quête d’une intrigue, mais le saut contenant son métal précieux attire rapidement les regards, alors l’espoir était permis. Finalement, tout ce qu’il fait de son pactole, c’est l’emmener pour qu’il soit fondu afin de renforcer à nouveau son armure, toujours sous les regards de convoitise d’autres Mandaloriens.

Comme prévu, il y a tellement de convoitise que ça finit en petite baston entre notre héros et un autre, mais ils sont stoppés avant que quoique ce soit de regrettable n’arrive. Au moins, on apprend à connaître mieux les coutumes et les traditions des Mandaloriens, ce qui me paraît être une construction plus approfondie que les deux premiers épisodes. This is the way, comme dirait l’autre.

Pendant que sa nouvelle armure est en construction, notre Mandalorien a de nouveau droit à quelques flashbacks de son enfance où ses parents se sont faits assassinés juste après l’avoir mis à l’abri. Comme c’est la deuxième fois qu’on voit ça, et qu’on en voit plus aujourd’hui, j’imagine que ça va gagner en importance dans les épisodes à venir.

En tout cas, sa nouvelle armure a la classe. Il attire tous les regards à lui tellement il brille, surtout quand il retourne au bar auprès de son ami lui donnant ses jobs. Il l’appelle Mando, ce qui m’arrange pour la critique, à vrai dire, et ne souhaite pas vouloir lui donner tout de suite de quoi se remettre au travail… mais il est bien forcé de lui donner une nouvelle cible quand Mando insiste.

Une fois en possession de celle-ci, Mando demande quand même ce qu’il va advenir de l’enfant. Son interlocuteur n’en sait rien puisque c’est contre les règles de la guilde, mais ça ne calme pas les inquiétudes de Mando qui pense que les commanditaires ayant récupéré bébé Yoda bossait pour l’Empire, même si l’Empire n’est plus. Si Mando suit les conseils qu’on lui donne, à savoir oublier bébé Yoda et apprécier ses récompenses, ce n’est pas si évident finalement.

Oui, ça signifie qu’on a enfin de la vraie émotion dans cet épisode quand on comprend que Mando s’est attaché à bébé Yoda pour de vrai. Il s’en rend compte dans son vaisseau au moment de partir, parce que Yoda avait touché à une manette et que ça casse les habitudes de notre héros. Celui-ci décide ainsi de faire demi-tour pour récupérer l’enfant… C’est toutefois trop tard : il ne trouve que son berceau, dans une poubelle.

Dès lors, il se décide à espionner le bâtiment pour savoir si l’enfant est en vie, et surtout s’il peut le récupérer. Quand il comprend que oui, il passe aussitôt à l’action, et le suspense était déjà meilleur que dans les épisodes précédents, même si on se doute bien de l’avancée des choses. En plus, Mando a une meilleure armure maintenant.

Finalement, il retrouve Yoda qui a subi quelques expérimentations d’un scientifique jurant n’avoir fait que le protéger et lui éviter la mort. Bien, ça me rend curieux ces expérimentations, mais on n’en saura pas beaucoup plus tout de suite. Après une bonne scène d’intrusion du Mandalorien dans la base ennemie, on assiste alors à une scène où il s’en exfiltre. Les Stormtroopers prennent chers, mais comme il s’agit probablement des deux ou trois mêmes figurants à chaque fois, ce n’est pas bien grave.

Outre le lance-flamme dans son poignet, on découvre aussi que Mando possède des missiles dans l’avant-bras capables de trouver leur cible, seuls, de manière téléguidée. C’est bien gros.

En tout cas, s’il s’en sort sans problème, le Mandalorien déclenche aussitôt une alarme sur les radios de l’ensemble de la ville. Comme on est au cœur d’un marché noir avec plein de chasseurs de primes, il attire l’attention de tous ses amis et ennemis en un rien de temps et se retrouve donc pris en embuscade dans une rue. J’ai du mal à croire qu’il n’est pas prévu le coup à l’avance quand même. Après un dernier regard à bébé Yoda – comme c’est attendrissant – il décide finalement de s’attaquer à toute la ville et de s’enfuir. Le pire, c’est qu’il se débrouille plutôt bien.

Malheureusement pour lui, son ami (son seul espoir paraît-il) est un bon tireur, capable de le stopper net. Il force donc Mando à utiliser son arme la plus puissante, celle capable de pulvériser à vue, puis son lance-flamme. À court de munitions, il se penche sur Yoda pour un énième dernier regard… mais ils sont finalement secourus par une armée de Mandaloriens appréciant moyennement que l’on s’en prenne à l’un d’eux. Ah, c’est intéressant ça, ils se détestent cordialement, mais ils s’entraident face à l’ennemi, donc. J’aime bien l’idée !

En revanche, la fin était super prévisible : Mando retourne à son vaisseau pour mieux tomber sur son ami lui reprochant d’avoir brisé le code des chasseurs de prime. Clairement, Mando n’en a rien à faire : il lui tire dessus et se barre, se créant ainsi un ennemi à long terme, qui survit grâce à un paiement en métal bien placé.

Reste à voir maintenant ce que va faire Mando, parce qu’il est clairement un fugitif avec un enfant considéré comme un butin précieux. Il continue de former équipe avec Yoda, comme prévu, lui donnant même un bout de son vaisseau pour qu’il s’amuse. Je doute qu’il aille accomplir sa mission, puisqu’il ne pourra pas récupérer le paiement auprès de son ancien pote là, mais il faudra bien qu’il fasse quelque chose du reste de la saison. Je suis un peu plus motivé à continuer déjà, c’est bon signe.

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The Mandalorian – S01E02

Épisode 2 – The Child – 14/20
Très franchement, la série manque d’un but et semble tourner en rond, à révéler la destination de son personnage principal peu engageant seulement au compte-goutte. Clairement, les scénaristes se basent sur la popularité de la franchise, du héros et de la révélation du précédent cliffhanger pour attirer les foules… mais ce n’est pas glorieux. C’est lent, et je cherche encore les répliques et les enjeux. Au moins, c’est un peu plus fluide que la semaine dernière. Et beau, toujours.

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I’m a Mandalorian, weapons are part of my religion.

30 minutes pour une série d’envergure comme ça, qui se situe plutôt du côté du drama, ça me surprend quand même beaucoup ; je trouve ça assez contreproductif. Cela dit, c’est ce qui me motive à revenir : les épisodes sont courts pour l’instant, alors je me dis que je peux bien les regarder et voir ce que ça donne.

Après le cliffhanger de la semaine dernière, nous retrouvons cette fois le Mandalorian accompagné de bébé Yoda qui le suit partout, comme un Pikachu bien dressé. La scène d’introduction de cet épisode est déjà beaucoup trop longue à mon goût avec une longue marche qui se termine finalement par le Mandalorian étant attaqué par d’autres mercenaires, qui n’étaient pas sans me rappeler un personnage de The Orville.

Evidemment, le Mandolarian s’en sort sans le moindre mal et nous protège bébé Yoda, c’est sans surprise et franchement sans saveur. Heureusement qu’il y a bébé Yoda, il est beaucoup trop chou et ça permet de maintenir légèrement l’intérêt sur un épisode hyper silencieux. Et j’ai rien contre le silence (si) et les épisodes silencieux quand ils sont bien foutus mais là, c’est juste long.

On voit donc le Mandalorian être blessé, ce qui fascine Yoda, mais ce dernier est remis dans son berceau par le personnage principal qui n’apprécie pas de le voir fouiner. Le lendemain, ils reprennent la marche (mais vers où ?) et tombent sur un vaisseau ennemi en train de démanteler celui du Mandalorian, légèrement vexé de ce rebondissement.

Alors bon, euh, ça fait de l’action admettons, ça permet de découvrir une race alien de nains encapuchonnés, les Jawas, mais à part ça, la série manque toujours d’explications et d’une raison d’être, je trouve. Et de dialogues surtout ! En tout cas, le Mandalorian s’attaque au vaisseau de Jawas et tente de grimper à bord en marche, alors que bébé Yoda parvient à suivre un vaisseau énorme depuis son berceau qui vole, c’est gros.

La débilité du Mandalorian aussi l’est : il s’attaque donc à un vaisseau énorme, tente pendant trois minutes de l’escalader pour finalement… ben se faire assommer et jeter par-dessus bord en arrivant au sommet où l’attend une bonne partie de l’équipage, ce qu’on voyait arriver depuis un moment puisqu’ils l’attaquaient de là.

Finalement, le Mandalorian se réveille donc sans vaisseau, alors il emmène bébé Yoda – qui a tout de bébé Groot dans le rôle qu’il joue à manger n’importe quoi et roter, non ? – auprès de son guide spirituel qui lui explique ce qu’il sait des Jawas et l’emmène auprès d’eux.

Les Jawas sont durs en affaire : ils refusent de rendre ce qu’ils ont pris du vaisseau sans une contrepartie. Comme notre héros refuse de donner son armure et de vendre ses armes, il se trouve embarqué dans une mission qui consiste à récupérer un œuf. Ce n’est pas si simple : il doit récupérer l’œuf d’une énorme bête qu’il réveille dans une grotte.

On enchaîne donc avec une nouvelle scène d’action, avec un bébé Yoda légèrement en danger et un Mandalorian qui se fait à nouveau mettre KO. Les producteurs semblent juste vouloir nous faire de grands signes en criant « Eh, les effets spéciaux sont chouettes et il a des lance-flammes intégrés à son armure, aimez-nous ! ». Bon, ça et « Eh regardez bébé Yoda est déjà super-puissant ! ».

On le voyait venir depuis la première scène d’action de l’épisode, mais effectivement, le Mandalorian découvre à quel point Bébé Yoda maîtrise déjà la force : il est capable d’arrêter une attaque de la bête et de la faire léviter quelque temps, assez longtemps pour que le Mandalorian la tue et vole l’œuf. Il peut alors revenir auprès des Jawas qui étaient en train de perdre espoir et de s’en aller, persuadé qu’il avait échoué. Bon, ben écoutez, on est content pour les Jawas qui se partagent ce jaune d’œuf, mais ça ne nous dit toujours pas trop le but de ce personnage.

Comme il retrouve son guide spirituel, on a quand même quelques répliques sur la fin d’épisode, ça change. Les deux personnages essaient donc de comprendre la force de Yoda et réparent le vaisseau pendant que le bébé dort profondément. Une fois que c’est fait, le Mandalorian essaie de recruter son nouvel ami, mais celui-ci refuse, le remerciant simplement d’avoir apporté la paix dans la vallée.

Ben fais chier, j’aurais bien aimé le voir rester parce qu’un peu de dialogues faisait du bien. Je veux dire, l’acteur porte un masque ET ne parle pas, à ce stade-là, je ne comprends pas pourquoi avoir casté un grand acteur. Un passant dans la rue aurait fait le taf ! Et puis, est-ce que ce sera ça à chaque épisode ? Je veux dire, l’espoir d’avoir des interactions et des trucs un peu plus engageant, pour finalement comprendre que non ?

On ne peut même plus dire que c’est parce que le Mandalorian est un solitaire, parce que c’est lui qui a proposé de faire équipe là… Il quitte finalement la planète simplement en compagnie de bébé Yoda, et on n’en sait pas plus sur sa destination, puisqu’il ne va pas aller livrer Yoda maintenant qu’il s’est attaché et comme il refuse de le tuer.

Contrairement à la semaine dernière, on finit donc l’épisode sur une absence de cliffhanger marquant et ça donne l’impression d’avoir vu ce qu’il y avait à voir. Bébé Yoda étant chou, je reviendrai probablement, mais je ne comprends pas comment dans un univers aussi riche et complexe que celui de Star Wars, on peut se contenter d’un début si pauvre et avare en informations. Il ne se passe pas grand-chose d’intéressant, surtout que ce n’est pas comme si on pouvait craindre quoique ce soit pour le seul personnage principal ou pour bébé Yoda…

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The Mandalorian (S01)

Synopsis : La série se situe entre les films Le Retour du Jedi et Le Réveil de la Force. Elle suit le Mandalorien, un chasseur de primes qui traverse des territoires non contrôlés par la Nouvelle République.

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01

Pour commencer, je ne pensais vraiment pas me lancer dans l’aventure d’une série Star Wars, parce que je ne suis pas un fan ultime de la franchise… Seulement voilà, c’est l’une des premières nouveautés de la plateforme Disney + et elle fait tellement parler d’elle que j’ai envie de tester pour me faire un avis moi aussi. Et puis, quand j’ai vu que l’épisode ne durait que 38 minutes, je me suis dit que je n’avais rien à perdre à la tester.

En plus, Ming Na est annoncée dans un rôle de cette série, donc clairement, ça me faisait une raison de plus de la regarder. Et j’aime l’idée d’une plateforme de streaming qui propose un épisode par semaine. Pour le reste, on verra bien si je la continue ou non ; si je craque pour Disney + ou non ; si ça me remet dans l’univers Star Wars… ou non !

Note moyenne : 15,5/20

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
J’ai quand même beaucoup eu l’impression, durant l’épisode, d’être devant un fanfilm très bien foutu sur Youtube. C’est étonnant, car le budget est pourtant être là et se voit. Les maquillages, les effets spéciaux, les transitions à la Star Wars, tout est réussi, mais je ne me suis pas débarrassé de cette impression – c’est étrange, j’ai eu du mal à entrer dans l’univers, finalement. Et forcément, ça fait que l’histoire m’a laissé perplexe, elle aussi. Peut-être que le principal problème vient du fait que le casting est très réduit, alors que j’ai plutôt l’habitude de voir l’équipe du Firefly quand il s’agit de suivre une sorte de western intergalactique. Parce que oui, c’est tout à fait ce que c’est, ce premier épisode : un héros solitaire qui vit un western dans l’espace !
S01E02 – The Child – 14/20
Très franchement, la série manque d’un but et semble tourner en rond, à révéler la destination de son personnage principal peu engageant seulement au compte-goutte. Clairement, les scénaristes se basent sur la popularité de la franchise, du héros et de la révélation du précédent cliffhanger pour attirer les foules… mais ce n’est pas glorieux. C’est lent, et je cherche encore les répliques et les enjeux. Au moins, c’est un peu plus fluide que la semaine dernière. Et beau, toujours.
S01E03 – The Sin – 17/20
Finalement, j’ai de plus en plus l’impression que cette série est un très long film découpé en plusieurs parties, et j’ai bon espoir qu’à force je sois à fond dedans. Pour l’instant, cet épisode m’a apporté quelques informations supplémentaires et, surtout, la joie d’une musique qui m’a paru plus intense et meilleure qu’avant encore. La technique est vraiment au point, les émotions commencent à s’en mêler et l’histoire s’emballe un peu dans le deuxième tiers de l’épisode. Ouf, c’est subitement meilleur !
S01E04 – Sanctuary – 16/20
La série s’en tire mieux à nous faire comprendre les différents enjeux et à proposer un casting un peu plus large. Franchement, ça fait du bien et ça me conforte dans mon choix d’être resté quand je trouvais que la série était juste sublime à regarder. Les épisodes sont très stand-alone, même s’il y a pourtant une intrigue fil rouge… Je continue d’avoir un peu de mal avec l’équilibre global de la série, mais c’est efficace, même si j’ai un peu décroché à un moment.
S01E05 – The Gunslinger – 15/20
Bon, j’aime bien, c’est joli à voir, mais chaque épisode développe son histoire indépendante et a du mal à dessiner du long terme. L’avantage, c’est que c’est très simple à comprendre, même pour les néophytes de l’univers (dont je fais partie). L’inconvénient, c’est que j’ai du mal à m’attacher aux personnages, puisque tous les personnages que j’aime bien sont voués à disparaître en moins de trente minutes avec un changement de décor à chaque épisode… On se balade dans l’espace, mais on erre sans trop savoir où on va.
S01E06 – The Prisoner – 16/20
Heureusement que cet épisode fait 40 minutes, parce que j’ai eu énormément de mal avec le début qui patine à installer l’intrigue malgré le renfort d’innombrables clichés. Seulement, voilà, les clichés sont efficaces et permettent d’aboutir aux meilleures scènes de la série, tant du côté de l’histoire que du côté du développement des personnages, y compris le personnage principal.
S01E07 – The Reckonning – 17/20
Définitivement, cette saison a été écrite comme un long film avec quelques longueurs, ce qui explique son rythme peu accrocheur et ses personnages trop peu développés à mon goût. La longue période d’exposition étant terminée, on peut donc passer la seconde et voir un peu mieux certaines pièces d’un puzzle s’emboîter. Pourtant, on n’aurait pas cru que tout ça pouvait former un seul ensemble tant tout est déconnecté.
S01E08 – Redemption – 16/20
J’ai eu du mal à accrocher à cet épisode parce que mises à part deux ou trois scènes d’émotions bien réussies, il y a surtout des longueurs et des gags qui font sourire, mais n’accrochent pas plus que ça. En fait, mon plus gros problème, c’est qu’il y a quelques incohérences dans l’écriture (à mon sens en tout cas, tout ça fait toujours débat). Bref, c’est une conclusion sympathique et j’attends désormais la suite, parce que cet épisode fournit quand même des choses qui auraient été très bienvenues pour… un premier épisode.

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