Suits (S06B)

Spoilers

Avis : J’ai l’habitude de faire un seul article par saison, mais Suits fait les choses tellement bizarrement avec une pause de mi-saison aussi longue que la pause entre les saisons que je me perds dans les épisodes, alors autant y aller franco et tout diviser en deux. Vous pouvez retrouver mon avis sur le début de la saison 6 ici.

Alors, je ne vais pas mentir, j’avais oublié pas mal de choses avant de lancer, à commencer par la storyline de Louis qui demande le mariage, mais l’avantage avec Suits, c’est que tout revient assez vite entre deux « goddamn » et « shit » et autres jurons. Je ne crois pas que la série mérite beaucoup plus d’intro que ça à ce stade, alors c’est parti pour la critique des épisodes !

Moyenne de la mi-saison : 14,7/20

Saison 6ASaison 6B | Saison 7A | Saison 7B | Saison 8A

Capture d'écran 2017-01-26 22.29.40.pngÉpisode 11 – She’s Gone – 14/20
Told you it was worth the wait

Oh, ils ont osé nous faire le coup du rêve dès les départ, avec Donna/Harvey. C’était grillé à 100 km, mais quand même appréciable de les voir ensemble comme ça. Limite, ça m’a donné envie de les shipper alors que je n’ai jamais pu piffrer Harvey (sauf peut-être pendant ses crises d’angoisse). Pff, ceci est le pire début de critique du monde, il faut que je mette un peu d’ordre dans mes pensées. Jessica manque à l’épisode. Voilà, c’est dit, et l’épisode porte vraiment à merveille son nom. Autant il y a des séries qui gèrent bien le départ de leur personnage, autant là, Jessica est tellement intégrée à l’ADN de la série, qu’il est dur de ne pas s’attendre à la voir débarquer mettre un terme aux incessantes et prévisibles disputes entre Louis et Harvey. Évidemment, ces deux-là veulent être calife à la place du calife et s’en prennent même au père de Rachel qui leur propose son aide. C’était une partie d’intrigue vraiment lourde et ralentissant le rythme de l’épisode, même si j’ai aimé retrouver une nouvelle fois Katrina Bennet et les caprices de Louis. Heureusement, le personnage grandit (un peu) et comprend ses erreurs, mais malheureusement, comme d’habitude, Harvey lui tombe dessus pour passer ses nerfs. J’aimerais bien avoir un punchingball comme Louis à portée de main, moi aussi. Je ne peux pas en dire autant pour Anita Gibbs, que j’espérais ne jamais revoir, un peu comme Mike. Cette reprise nous permet donc d’en savoir un peu plus sur le sort de Mike libéré de prison : le voilà désormais qui se retrouve forcé d’être prof dans sa paroisse. Je trouve que c’est une bonne idée, très en accord avec le personnage. En revanche, toute l’intrigue pour lui donner de l’autorité là… C’est totalement déconnecté de la réalité, voire même risible (le coup du livre sur la table, mon dieu, comme si ça fonctionnait). Je suis un peu perplexe sur ce qu’ils en feront, mais j’ai aimé l’impact que ça avait sur Harvey. Sans Jessica, ni Mike, il est tout perdu et le cliffhanger est génial. Je m’attendais à voir Donna tomber dans ses bras, pas à ce coup bas final sur la famille d’Harvey. C’est un peu anti-Donna de réfuter l’idée d’une grande famille, mais en même temps, ça promet une suite de saison intéressante. L’autre vraie bonne surprise vient de Rachel qui a enfin finit de pleurnicher et prend en main son destin dans la firme en profitant de la générosité de Gretchen. Cette dernière est vraiment un bon ajout au casting, j’ai l’impression que ça ne fait pas longtemps qu’elle est là, mais je suis sûr qu’en fait, ça doit bien faire plus d’une saison déjà. Comme je le disais dans l’intro, je me perds dans les saisons avec leur hiatus bizarre, je n’aime pas ça. En plus, avec Suits, les premiers et derniers épisodes sont toujours meilleurs entre deux gros ennuis… Et, quand même, je m’inquiète car si la reprise n’est qu’à ce niveau-là, le coup de mou avant la fin de saison risque d’être violentissime ! En même temps, pour une fois, les perspectives semblent vraiment intéressantes, alors j’espère me tromper.

12Épisode 12 – The Painting – 13/20
What exactly is my job?

Comment dire ? Cet épisode n’est pas mauvais, mais il tombe un peu comme un cheveu sur la soupe pour le duo Mike/Harvey, qui est évidemment au centre de l’épisode et pour qui tout se passe tranquillement, c’est-à-dire avec quelques remous prévisibles. Mike change donc à nouveau de boulot et se retrouve sous-payé pour un super job. Rien de bien étonnant vu la manière dont ça s’était passé la semaine dernière, mais c’est quand même sacrément cool la ville d’un héros de série où les jobs te tombent dessus comme ça. Je suis un peu sceptique sur ce nouveau travail de Mike et sur ce que ça va apporter à la saison dans son ensemble. Évidemment, pour l’instant, ça se passe bien, avec une nouvelle nana un peu sexy (Marissa) pour créer du conflit et un nouveau bestie (Oliver) pour mieux l’aider (et le trahir dans quelques épisodes ?). Bref, schéma classique, avec introduction des personnages, des problèmes et création de relations dans la résolution des problèmes. Prévisible, mais efficace. De son côté, Harvey se barre chez lui. Il a un frère et une maman avec qui se réconcilier ? Après six saisons, pourquoi pas, après tout, il serait peut-être temps. Malheureusement, ça passe par de nouveaux flashbacks, comme par hasard se déroulant juste avant le début de la série. Cela paraît un peu forcé, dirons-nous. L’épisode se déroule sans trop de surprise de ce côté-ci : Harvey débarque dans sa famille, ce qui fait plaisir à tout le monde. Très vite, cependant, les choses tournent vinaigre, avant de se résoudre en fin d’épisode. C’est sympa, ça se regarde, mais la raison pour laquelle Harvey fait la gueule à sa famille est toujours aussi enfantine et ne fait pas justice au personnage. Et comme je n’ai de toute manière jamais trop aimé Harvey… je me suis contenté de chanter tout l’épisode sur cette chanson passant en boucle et déjà sur-exploitée par Walking Dead il y a une saison ou deux. Il reste donc peu de temps pour le reste du casting. Rachel sert de plante verte à Mike, Donna continue de tout gérer à la firme où la plante verte est Louis. En définitive, depuis quelques saisons, Suits est passée en vitesse de croisière. Il ne faut plus en attendre quelque chose d’exceptionnel, mais la série continue de faire son job en divertissant et en créant quelques rebondissements qui restent agréables. Après tout, pourquoi toujours chercher à faire mieux quand on peut se contenter d’être bon ? Il faut juste que j’arrête d’en attendre un peu trop et que j’espère un retour de Jessica, un jour ou l’autre.

13.pngÉpisode 13 – Teeth, Nose, Teeth – 15/20
When did you get so sassy?

Wouhou, les scénaristes ont meilleure mémoire que moi : Rachel et Mike remettent le sujet du mariage sur le tapis ! Cependant, ça ne sert que l’introduction. Le reste de l’épisode développe des problèmes persos pour un peu tout le monde et ça lui permet d’être vraiment intéressant à suivre. Louis (re)commence à stresser par rapport au bébé qui arrive et surtout par rapport au père. C’est d’ailleurs lui qui donne le titre de l’épisode, magnifique réplique d’Harvey sur ses premières pensées face à Louis. Mike continue de s’intégrer dans son boulot et de remonter le niveau de la clinique où il bosse, mais ce n’est pas passionnant, surtout que ça finit sur un nouvel échec de son pote. Rachel, elle, se voit refuser le droit de passer le barreau et s’en plaint à Louis, qui a donc enfin grandit dans cet épisode en allant demander directement conseil à Harvey, qui prend les choses en main. Une fois de plus, Rachel remet son sort dans les mains des autres, c’est un peu frustrant à force de ne pas la voir régler ses problèmes toute seule, mais bon, il fallait bien donner quelque chose à faire aux autres. C’est d’autant plus frustrant que cela se termine sur la classique scène où elle se rend compte qu’elle n’avait pas toutes les infos et vient régler ses comptes avec Harvey. Je sais bien que c’est comme ça que les personnages fonctionnent, mais cette routine finit par être dommageable pour le personnage de Rachel. Finalement, c’est Donna qui sauve totalement l’épisode, aussi bien dans son excellente relation amicale avec Rachel que dans sa relation un peu malsaine avec Benjamin. Le robot Donna était une bonne idée sur le papier, mais ça marche moyen quand elle se parle à elle-même, même si le dialogue est à mourir de rire. En fait, c’est tout ce côté léger qui m’a convaincu face à cet épisode. Je ne sais pas trop où cette intrigue va nous mener, mais j’adore le fait que l’on va revoir Benjamin, parce que son personnage m’a toujours bien fait rire. Contrairement à la semaine dernière, cet épisode n’était pas si prévisible ni routinier, parce qu’il a eu la bonne idée de recentrer les choses sur l’ensemble du casting plutôt que sur le duo Mike/Harvey. Cela fonctionne beaucoup mieux et était bien plus agréable à suivre. Quant au cliffhanger, il est plutôt classique et voit Mike trouver un moyen de redevenir avocat, après avoir été frustré de ne pas pouvoir l’être. Classique, mais efficace.

14.pngÉpisode 14 – Admission of Guilt – 15/20
Holy shit, you are ready!

Louis a été capitaine du Glee club ? Vraiment ? Ooook. Hormis ce détail, cet épisode poursuit ses storylines sans vraiment surprendre. Mike rassure son nouveau meilleur ami Oliver sur ses capacités en tant qu’avocat et galère dans son nouveau job où son patron n’est pas vraiment ravi de la charge de travail que Mike rajoute à sa clinique. On le comprend, mais bon, le parti pris de la série est clairement de soutenir les actions de Mike. Harvey gère le deal avec le type de la semaine dernière, mais doit aussi gérer Rachel malheureusement pour lui. Celle-ci réussit son examen sans même passer l’oral et cela ne lui va pas car elle sait ce que ça signifie (et pour une fois, je la rejoins). Cet épisode s’amuse à réunir enfin Mike et Harvey sur le même cas de la semaine, tout en faisant de même avec Katrina et Rachel, un duo tellement sous-exploité dans la série que je n’en crois pas mes yeux ! Évidemment, elles fonctionnent toujours aussi bien (quoiqu’en dise l’idiote qui vire la firme après cette présentation) et c’est un vrai plaisir à suivre. De son côté, Donna continue de travailler sur le Donna, et cela continue d’apporter un peu d’humour supplémentaire à la série (et de scènes où Benjamin déprime face à l’ampleur du boulot). En parallèle, elle s’occupe encore et toujours de soutenir Louis dans son job, mais malheureusement pour elle, c’est un échec. Que j’aurais dû voir venir, puisque cela permet de montrer que le Donna est prêt. Magique. En tout cas, je me suis de nouveau rendu compte dans cet épisode que Jessica me manquait. C’est étrange car je devrais m’y être habitué et elle ne manquait pas la semaine dernière, et peu celle d’avant, mais nous y revoilà. Le personnage manque vraiment dans les interactions de chacun. En définitive, l’épisode était un peu long parce qu’il n’y a pas grand-chose de neuf, mais le peu qu’il y a (Rachel/Katrina) est vraiment bon. Quant au cliffhanger, je n’ai pas vraiment accroché à cette intrigue qui est pourtant celle de la mi-saison, alors il ne m’a pas plus traumatisé que cela.

15Épisode 15 – Quid Pro Quo – 14/20
Welcome back to the bar, Mike

Donna félicite Benjamin pour son excellent travail et lui prépare les premières réunions pour le Donna. Je la sens pas cette machine, je sens qu’elle va n’apporter que des emmerdes d’ici la fin de saison. Elle en parle donc au nouveau relou, Stu, mais cela est une affaire de gain de temps pour les scénaristes, car bien sûr il en demande trop. Donna cartonne de toute évidence beaucoup trop vite en femme d’affaire, et effectivement tout cela se retourne contre elle. Je ne m’attendais pas à une telle violence néanmoins, donc chapeau bas aux scénaristes et wow, me voilà devenu Team Benjamin ! Je trouve quand même que Stu n’est pas le meilleur des associés, mais bon. Une seconde intrigue voit Mike refuser finalement l’illégalité du plan d’Harvey, créant un nouveau rebondissement retardant son retour à la firme. Bien sûr, Harvey refuse d’abandonner et embarque avec lui Louis, puis Rachel, qui dépasse un peu de son cadre habituel, tandis que Mike s’enfonce dans son affaire sans parvenir à gagner, à cause d’Harvey. Comme cela ne suffit apparemment pas, Mike découvre qu’Harvey est aussi responsable du fait que Rachel est mêlée à tout ça. Finalement, elle parvient à le convaincre et Mike fait tout ce qu’il faut pour redevenir un avocat. Quant à Louis, il parvient une fois de plus à bousiller une de ses relations, mais cette fois, parce qu’il est trop honnête, sur les conseils de Rachel. Bon, ce n’était pas un épisode des plus passionnants, mais il fonctionne et fait avancer le fil rouge de la saison. On s’approche néanmoins de la fin sans vraiment discerner de gros truc à venir, alors je suis un peu mitigé sur la saison en elle-même. En tout cas, la série prouve qu’après six ans, elle a encore beaucoup à raconter. Oh et pour conclure, parce qu’il faut bien en parler, ils ont apparemment annoncé un spin-off centré sur le personnage de Jessica. Je ne sais vraiment pas quoi en penser après son départ. Je n’imaginais pas un spin-off à Suits.

Capture d'écran 2017-03-03 13.31.13.pngÉpisode 16 – Character and Fitness – 17/20
You’re in.

Six semaines et puis s’en va, c’est déjà la fin de cette seconde mi-saison et, pour tout vous dire, je n’avais pas percuté, sinon je l’aurais vu bien plus tôt. Tant pis, je me suis exposé 24h aux spoilers et j’ai eu du bol, je n’ai vu qu’une photo en rapport à Donna, et qui n’en disait pas trop. Je n’aime pas prendre du retard dans mes visionnages, mais bon, la semaine prochaine, j’ai un concours au moins aussi difficile que ce pour quoi se bat Mike, et moi je n’ai pas une mémoire visuelle aussi développée que la sienne, hein (ça me serait tellement pratique, pourtant). Bref, et si je commentais l’épisode ? Je l’ai trouvé très inégal, et plus que la coupure de mi-saison, même si j’y mets finalement la même note. Il y a un côté cyclique très appréciable dans cette série, qui fait que le début et la fin de saison sont toujours à peu près au niveau, avec des passages à vide entre deux (là où dans les premières saisons, ça me paraissait hyper rythmé en binge-watching et parce que l’attrait de la nouveauté faisait bien son job). Quoiqu’il en soit, cette saison se termine sur un épisode qui divise un peu trop ses personnages et ses intrigues à mon goût. Je vais commencer par Louis, qui lors de l’épisode précédent révélait sa pire action sur les bons conseils de Rachel. Bon, ben, Rachel aurait mieux fait de se taire, parce que du coup il se fait larguer comme une merde. Tellement, d’ailleurs, que c’est par un message vocal qu’on n’entend même pas, et que l’actrice a juste droit à une petite scène nous expliquant qu’elle ne veut pas être avec un colérique comme lui. Oui, il fallait peut-être s’en rendre compte avant, on parle de Louis, ce n’est pas spécialement un côté caché de son caractère. Comme je n’ai jamais accroché à ce couple en carton tout au long de la saison, je suis soulagé plutôt que triste, et prêt à tourner la page. Cela dit, c’était beaucoup de longueur dans l’ensemble de la série si c’est juste pour en arriver à ça. Dans l’attente de sa sentence, Louis bosse sur l’affaire du Donna pour permettre à Donna de réussir à lancer son produit avec Benjamin. Là encore, j’ai eu une grosse impression de « tout ça pour ça ? » et de précipitation un peu brouillonne. Je ne sais pas, je trouve que l’on manque de scènes, on ne voit même pas Donna prendre sa décision finale et l’annoncer à ses partenaires (même s’il est évident qu’elle va suivre le conseil d’Harvey de prendre l’argent et lâcher l’affaire). C’est d’autant plus énervant que le développement du personnage est enfin pris en compte : cela fait six ans que l’on voit Donna être badass sans vraiment connaître ses failles et développer quelque chose d’autre du personnage. Elle est clairement assez intelligente pour être plus qu’une simple secrétaire (et elle est plus qu’une simple secrétaire, y compris au niveau de la paye de ce qu’on en sait), mais cela ne semblait pas la déranger jusque-là. Oui, jusque-là, précisément, parce que maintenant elle veut quelque chose de plus. Il faudra voir comment ils vont gérer en saison 7, il y a moyen de proposer quelque chose d’intéressant. Cette sous-intrigue sur le Donna ne servait donc qu’à ça, et c’est dommage d’avoir proposé un très bon gadget qui finalement n’était qu’accessoire. Moi qui imaginais tout un tas de choses à son propos ! En plus, je trouve qu’elle est un peu injuste avec Louis dans cet épisode, et l’injustice n’est pas ce qui la caractérise habituellement. Enfin, la vraie intrigue cette semaine concerne Mike, forcément. Il est donc temps pour lui d’affronter le jury pour être de nouveau avocat, et s’il pensait que ce serait une simple formalité, ça ne l’était évidemment pas : Anita Gibbs revient s’immiscer dans sa vie une fois de plus en prenant position comme juré. C’est gros. Je n’en demande pas beaucoup plus de Suits cela dit, et comme c’est l’épisode final, il fallait bien un rebondissement et une nouvelle épreuve à affronter. Cela doit être épuisant d’être eux quand même, ils passent leur vie à marchander et tout contourner. Je sais bien que c’est le principe de base de la série, mais il y a des moments où c’est un peu fatigant, et j’ai trouvé que ça me fatiguait presque dans cet épisode, même si c’est toujours aussi bien écrit. On a même eu l’occasion de voir Rachel briller cette semaine, même si ça n’a été que de courte durée, lorsqu’elle a justifié que Mike pouvait avoir un témoin. Comme c’est la fin de saison, ce témoin, les scénaristes vont nous le chercher dans les premiers épisodes sans trop le réintroduire : le psy de la prison. Bon, une fois qu’on le remet, c’est sympa à suivre, même s’il est sacrément versatile, passant d’un « je ne sais pas si j’ai envie de témoigner » à une défense digne du plus grand des avocats et des attaques frontales envers Anita Gibbs. Les échanges de répliques sont savoureux, bien sûr, mais qu’il ait autant de répartie dans une situation qu’il ne connaît pas, c’est quand même surprenant. Surprenant, oui, mais pas autant que le retour de Jessica qui vient sauver cet épisode et fait grimper la note en flèche. En effet, Harvey passe l’épisode à remuer ciel et terre pour virer Anita Gibbs du jury qui va juger Mike, mais sans y parvenir. En dernier recours, il appelle donc Jessica qui prend le premier avion tout en dénichant rapidement le moyen de pression que ni Donna ni Harvey n’avaient trouvé. OK, normal. Il est à noter quand même qu’on a enfin trouvé un personnage dans Suits qui n’avait rien à se reprocher ! Mais qu’importe, il n’est pas destiné à revenir de sitôt. Ce retour de Jessica comme Deus ex machina fonctionne comme il se doit, avec une scène où elle est totalement badass et une scène de groupe en guise de second au revoir au personnage. J’en aurais aimé plus, mais je crois que je suis déjà consolé, puisque, oui, le spin-off sur le personnage de Jessica est officiellement commandé. Et si je n’ai absolument aucune idée de ce qu’ils vont bien pouvoir en faire, ce n’est apparemment pas le cas de son interprète, l’excellente Gina Torres, qui a proposé elle-même ce spin-off. Cela promet, je serai évidemment au rendez-vous ! Pour en revenir à Suits, l’intrigue Mike est la seule qui finit bien, malgré l’intervention un peu bacle de Jessica (elle sort de nulle part avec la solution, c’est un peu gros quand même) puisqu’il redevient avocat et accepte enfin l’offre d’Harvey de travailler de nouveau pour lui. Il leur a donc fallu six saisons pour résoudre l’intrigue entamée au cours du pilot, c’est bien joué, mais ça pourrait presque servir de fin de série. Je ne sais pas trop où ils iront passé la saison 7 (s’ils sont renouvelés pour une huitième saison, mais on n’y est pas). La saison 7, justement, qui, non contente d’être annoncée depuis juillet, promet déjà de grandes choses ! Mike négocie effectivement les conditions de son retour, et il semble bien qu’Oliver finira par intégrer la firme, car le personnage a pris beaucoup trop d’importance dans la vie de Mike pour être laissé de côté. Cela fait un novice à entraîner et assure le cycle : Jessica laisse sa place à Harvey, Harvey à Mike, Mike à… Oliver ? J’espère ne pas me tromper, surtout qu’il manquait quelque chose à Suits lors de cette demi-saison maintenant que Jessica était partie. Ne pas remplacer son personnage était un choix assumé des scénaristes, mais cela a créé quelques temps morts, je trouve. Pas dans cet épisode qui, bien que très inégal dans le traitement de ses intrigues et malgré une fin en demi-teinte (triste pour Donna & Louis, heureuse pour les autres), conclue une saison 6 à la hauteur de ce que j’attends de Suits : un bon divertissement, qui peine à vraiment surprendre, quitte même à ennuyer, en-dehors de ses épisodes-clés.

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Moyenne de la saison : 14,5/20

EN BREF – J’ai l’impression d’avoir déjà tout dit plus haut, et surtout dans la critique du dernier épisode de la saison : Suits a proposé une bonne saison 6 qui poursuivait son chemin sur un long fleuve pas si tranquille et plein de remous. Le début de saison a proposé des arcs pour chaque personne, hormis Donna, la seconde partie de saison a rétabli l’équilibre en effaçant un peu trop Rachel à mon goût. Comme prévu, l’absence de Gina Torres a été difficile à compenser, mais en même temps, moins que ce que j’aurais pensé : les personnages se sont assez vite remis de son départ (même si son retour final suggère quand même qu’ils auront toujours un peu besoin d’elle). Finalement, c’est du côté de l’écriture de la série que ça s’est senti, ou peut-être que c’est simplement moi qui y réfléchit trop. La saison 6 a su me surprendre à plusieurs moments, notamment dans sa rapidité à conclure certains fils rouges qui auraient pu être développés plus longuement. Sans l’attachement aux personnages, j’aurais peut-être déjà passé mon chemin : la série se poursuit désormais dans un train-train moins dingue qu’avant. Malgré tout, j’attends déjà la saison 7 et son spin-off, donc je pense pouvoir parler, une nouvelle fois, d’un bilan positif sans trop me tromper !

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Semaine 37 : du 12 au 18 septembre

Le calendrier des inédits se remplit petit à petit, mais c’est encore assez calme cette semaine, malgré quelques excellentes surprises, surtout jeudi dernier. Bref, un peu plus de lecture et de passages ces derniers jours sur le blog, la rentrée séries approche !

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Les inédits de la semaine

Avant d’en arriver là toutefois, il reste donc mes inédits de cette semaine, une fin de saison (qui sent la fin de série) pour Braindead, une fin de demi-saison pour Suits et un rattrapage des épisodes d’Atlanta. C’est probablement pour ça que les notes sont plutôt bonnes, surtout que c’était aussi les reprises d’AHS (pour le challenge) et Blindspot.

Fear the Walking Dead (2×11), 15/20
Braindead (1×12), 14/20
Braindead (1×13), 17/20
Suits (6×10), 17/20
You’re the Worst (3×03), 20/20
Better Things (1×02), 13/20
Blindspot (2×01), 20/20
American Horror Story (6×01), 16/20
Atlanta (1×01), 14/20
Atlanta (1×02), 13/20
Atlanta (1×03), 14/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et notamment de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Pour la première fois depuis que j’ai lancé cette catégorie, un acteur obtient ses quelques lignes sur le blog. Et il s’agit d’une actrice, qui n’est autre que Gina Torres. Déjà lors de la semaine 28, j’avais souligné à quel point j’adorais son jeu et son travail.

Je me vois mal recommencer l’historique de sa carrière du point de vue du bingewatcher que je suis, comme je fais un peu chaque semaine, vu que je l’ai déjà fait. Le personnage de Jessica reste le rôle parfait pour elle, avec le côté manipulateur/calculateur et la sensibilité bien planquée derrière et il va être temps pour les spoilers sur sa performance dans cette fin de mi-saison de Suits !

Gina Torres a incarné le rôle de Jessica à la perfection pendant cinq ans et demi, c’est pourquoi l’épisode diffusé cette semaine était un vrai déchirement : le personnage choisit de quitter sa propre firme et la ville au passage. Elle se retrouve ainsi dans les bras de son amour des dernières saisons, Jeff Malone (D.B Woodside, excellent comme à son habitude). L’actrice quitte au passage la série après cinq excellentes saisons et demi. J’aurais aimé la voir rester jusqu’au bout, surtout que cette année avait permis un peu de développement pour le personnage.

D’un point de vue objectif cependant, c’est vrai que Suits a souvent maltraité l’écriture de Jessica en la reléguant au trois ou quatrième plan dans 95% des épisodes. Je peux comprendre que l’actrice en avait marre des vols Toronto/Los Angeles pour un rôle qui la faisait pas énormément avancer.

De toute façon, elle n’est pas restée bien longtemps sans emploi : dès le lendemain de la diffusion de l’épisode, ABC annonçait qu’elle rejoignait le Shondaland en décrochant un rôle dans la seconde saison de la très moyenne The Catch. On verra bien ce que ça donne, ça ne peut qu’améliorer la série en théorie.

15Les autres actus du blog

Peu d’actus sur le blog, comme d’habitude et probablement comme tout au long de cette année scolaire très, très remplie, désolé. Il y a quand même eu un article That ‘70s show comme prévu.

Du côté des actus séries, c’est encore moins positif. Roadies est terminée à tout jamais, l’annonce est tombée cette semaine. Rien n’est encore officiel du côté de Braindead, mais ça sent tout aussi mauvais : les producteurs comme l’actrice principale se sont déjà retrouvés un job, alors je pense que je peux me faire une raison…

Pas de déprime pour autant : ces deux séries ont de très bonnes conclusions de saisons qui ne nous laisse pas sur notre faim ; les deux étant conclues comme il fallait, avec juste une légère ouverture qui nous laisse présager dans un cas le meilleur (Roadies), dans l’autre une suite qui pourrait tout aussi bien exister dans quatre ou cinq ans, ou même jamais. Ça aura été deux bonnes trouvailles de mon été et je ne regrette pas d’avoir suivi ces séries, que je vous conseille une fois de plus !

Pas de déprime non plus, parce que la semaine à venir s’annonce déjà bien chargée en inédits : outre les séries de cette semaine qui continuent, Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s Anatomy, How to Get Away with Murder et Superstore entament une nouvelle saison, sans compter les débuts de The Good Place, This Is Us et Notorious qui m’intéressent. Trop chargé, il va falloir que je fasse des choix !

On en parle dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 36 : du 5 au 11 septembre

Et c’est reparti pour une semaine de séries en tout genre, heureusement assez… vide. Heureusement oui, parce que la rentrée est chargée de mon côté, alors un emploi du temps light coté séries m’arrangeait bien.

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Les inédits de la semaine

C’est vide, notamment parce que je me suis rendu compte en préparant cet article que j’avais raté le début d’Atlanta, qu’il va falloir que je rattrape d’une manière ou d’une autre. J’ai tout de même une nouveauté du côté sitcom le jeudi, comme vous le verrez dans la liste de ce que j’ai vu cette semaine :

Fear the Walking Dead (2×10), 14/20
Braindead (1×10), 12/20
Suits (6×09), 14/20
You’re the Worst (3×02), 18/20
Better Things (1×01), 16/20

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La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Et comme la semaine dernière, c’est du côté de You’re the Worst que je suis allé chercher mon coup de cœur en Samira Wiley.

Bon, je ne suis pas sûr que la partie historique de l’article soit vraiment nécessaire pour cette actrice, puisque comme le reste du monde je l’ai découverte en tant que Poussey dans Orange is the New Black, que je m’apprête à spoiler allègrement dans la suite de l’article, donc si vous n’êtes pas à jour, il est temps de passer votre chemin.

Je n’ai pas immédiatement accroché au personnage de Poussey, surtout parce que je la trouvais un peu trop caricaturale en terme d’écriture. Dans la première saison, elle se fond vraiment dans le décor de la prison parmi d’autres, malgré sa joie de vivre qui ressortait déjà. Et puis, petit à petit, grâce à ses storylines, j’ai totalement accroché au personnage. C’est le côté bibliothécaire qui m’a plu le plus, je pense.

Quand ensuite elle décide de sortir avec Soso, que j’adorais, je suis devenu totalement fan. La suite, ceux qui ont vu la saison 4 savent très bien ce que c’est : elle est de plus en plus géniale jusqu’à ce qu’elle se fasse tuer comme de la merde sous le genou d’un gardien dans l’une des scènes les plus mémorables de la série. Et vu que j’ai vu la série un bon mois et demi après sa sortie, elle ne rentrait plus trop dans la catégorie performance de la semaine, mais l’épisode final où elle occupe (inutilement, c’est vrai) les flashbacks aurait mérité de lui faire remporter ce titre, ne serait-ce que pour sa joie de vivre.

Ne me renseignant que très peu sur les castings – je trouve ça trop potentiellement spoiler – je n’ai découvert que tardivement son arrivée dans le casting de You’re the Worst, mais j’étais très impatient de voir quel type de rôle ils lui donneraient. Cette actrice semble faite pour la comédie avec son sourire et sa joie de vivre communicative ! La retrouver dans une série comique (en tout cas, c’est comme ça que YTW se vend) est donc génial et pas franchement une surprise.

Elle joue donc une psy qui semble avoir elle-même son paquet de névroses et que l’on devrait revoir par la suite, puisque Gretchen a carrément besoin de parler de ses problèmes à quelqu’un, au point que ça en est limite gênant qu’elle ne l’ait pas fait avant. Quoiqu’il en soit, dès son premier épisode, le personnage est génial et l’actrice marque la série en ayant un impact direct sur deux des personnages principaux. Bizarrement, c’est sur Lindsay qu’elle provoque l’effet le plus comique.

Je suis très impatient de voir ce que Samira Wiley nous réserve pour la suite !

s05Les autres actus du blog

Pas vraiment d’autres actus sur le blog cette semaine puisque, comme je le disais, la rentrée est méga-chargée. Je le savais bien sûr, mais c’est pas pour autant que ça change grand-chose à la masse de travail que j’ai à effectuer.

Du coup, j’ai tout juste eu le temps de publier l’article sur la saison 5 de That ‘70s show, comme prévu. Bonne lecture !

À dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 35 : du 28 août au 4 septembre

Dernière semaine de vraies vacances pour moi et entrée dans le mois de septembre, ces sept jours ont été riches en bronzage et pauvres en séries, une fois de plus. Il faut dire que je ne suis pas aidé par le manque d’inédits et le lancement de… Secret Story. Et oui, j’avoue, je regarde, je suis et, pire !, j’me marre devant les aventures de la maison des secrets, au détriment des séries. J’ai malgré tout vu l’intégrale d’Utopia, mais je ne suis pas prêt d’écrire mon article dessus, parce que c’est la rentrée. Si vous avez l’occasion (c’est-à-dire, si vous avez Netflix), je vous la conseille malgré une fin ouverte (annulation) vraiment frustrante.

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Les inédits de la semaine

Comme je le précisais en introduction, c’est toujours la disette du côté des inédits, mais c’est une disette de qualité contrairement à la semaine dernière. En effet, Roadies propose un épisode final sympa et You’re the Worst marque son grand retour pour une saison 3 qui promet déjà de rester au niveau. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, j’ai encore deux mois pour changer d’avis.

En attendant, cette semaine, j’ai vu :

Fear the Walking Dead (2×09), 16/20
Braindead (1×10), 15/20
Roadies (1×10), 16/20
Suits (6×08), 14/20
You’re the Worst (3×08), 17/20

118401La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Un peu comme la semaine dernière, il n’y a pas eu de performance vraiment remarquable au cours des sept derniers jours. Cependant, Aya Cash a repris avec toujours autant de brio son rôle de Gretchen dans You’re the Worst et a réussi à me provoquer un bon fou rire, c’est donc elle qui sera à l’honneur cette semaine.

Si l’actrice a commencé dans des petits rôles à droite, à gauche, je l’ai découverte dans The Newsroom, où elle était une guest très rafraichissante. Je n’ai jamais vu Traffic Light en revanche, une autre série où elle semble avoir un rôle plus important. Peu importe, sa présence dans Newsroom est largement suffisante pour me marquer et c’est avec plaisir que j’ai vu qu’elle était castée dans You’re the Worst en tant qu’actrice principale.

Et c’est exactement pour ça que j’ai commencé la série qui m’a rapidement convaincu. Certes, elle va parfois un peu trop loin dans le cul sans vrai intérêt scénaristique, mais autrement, elle est à mourir de rire et ce couple très XXIe est tordant. Du moins, en saison 1. Aya Cash réussit en saison 2 l’exploit de transformer cette comédie en quelque chose de bien plus puissant. Le scénario fait de You’re the Worst un message contre la dépression et ce parti pris risqué n’aurait pas pu fonctionner sans le talent de cette actrice.

Jouer une dépressive n’a rien de simple, mais elle a tout simplement détruit mon cœur en quelques scènes l’an dernier et rien que pour ça mérite d’entrer dans le top de mes actrices préférées. Cette saison 3 reprend toutefois un peu plus tard et la voilà guérie, a priori, de cet épisode dépressif qui n’était pas le premier de sa vie.

Oui, mais est-ce que cela veut dire qu’Aya Cash est moins brillante parce qu’elle n’a pas à jouer un personnage dévasté ? Non. Au contraire, même. Elle brille par son humour retrouvé, par la débrouillardise du personnage qu’elle parvient parfaitement à transmettre à l’écran et dans cette scène où elle récite sans problème un monologue en espagnol. Oui, vraiment, le retour de cette série n’aurait pas été aussi bon sans la puissance comique d’Aya Cash, qui parvient malgré tout dans son jeu à intégrer toutes les nuances et faiblesses de son personnage dans son humour.

Rien que pour ce jeu d’acteur incroyable, la série vaut le coup, même si vous n’accrochez pas au scénario… mais comme, en plus, j’accroche au scénario, comptez sur moi pour continuer à commenter You’re the Worst.

04Les autres actus du blog

Cette semaine marquait donc le retour de You’re the Worst (vous allez finir par le savoir) et la fin de première saison de Roadies, dont on ne sait toujours pas s’il y aura une saison 2 (au moins, il y a une conclusion).

Cependant, je l’ai dit, il n’y avait pas grand-chose à voir cette semaine, alors j’en ai profité pour faire le point sur le challenge séries, surtout qu’on entame le mois de septembre. Vous pouvez donc retrouver un bilan du mois d’Août, très très chargé de ce côté-là.

Je vous donne rendez-vous chaque mardi vers 18h pour découvrir aussi mon avis sur une nouvelle saison de That ‘70s show, rendez-vous qui a donc commencé cette semaine avec mon bilan de la saison 4.

Voilà, voilà, ça vous fait un peu de lecture et ça complète le blog qui finit par se remplir petit à petit ! Et ça va continuer tout au long de cette semaine 😉

À dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes