The Magicians – S03E05

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du 5e épisode de la 3e saison de The Magicians.

05.jpgÉpisode 5 – A Life in the Day – 18/20
Well hello there, little plot development.

Merveilleux, alors que j’ai rencontré Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta ce lundi, en leur demandant s’il n’avait pas envie d’avoir plus de scènes ensembles, cet épisode les fait interagir dès le début. Enfin, plus ou moins, parce qu’ils ne parlent que peu entre eux. Kady se retrouve en hôpital psychiatrique suite à l’épisode de la semaine dernière, entre son overdose et sa dépression d’avoir perdu Penny. Alice lui propose donc de tenir la clé et c’est merveilleusement bien joué.

Elle aurait pu lui expliquer qu’elle verrait Penny quand même, car la surprise ne fait pas le moindre bien à Kady qui

À Fillory, Margo continue de vouloir tuer la reine des fées alors que celle-ci… organise son mariage, rien que ça, avec un homme de la montagne qui flotte (qui ne flotte plus sans magie). Et sans lui demander son avis, évidemment. Margo n’est pas trop heureuse, mais le mariage lui permet de recontacter son prince de l’an dernier. Elle envoie aussitôt un lapin pour demander de l’aide.

À Brakebills, Quentin et Eliot travaillent ensemble sur la quête de la saison et la trouvaille de la prochaine clé. Alors qu’ils avancent vite, ils reçoivent le message de Margo, les forçant à se retrouver rapidement à Fillory. Que tous les deux et sans aucune affaire de survie. Et bien sûr, ils sont dans le passé, sinon ce n’est pas drôle.

La bonne nouvelle, c’est qu’à défaut de pouvoir aider Margo, ils récupèrent la magie. Leur quête du jour est de résoudre un puzzle impossible censé montrer la beauté de la vie. Ce qui est bien, c’est qu’ils n’hésitent pas à envoyer un message à leur moi futur, sachant que c’est perdu d’avance. Ils savent juste que le puzzle sera résolu, et que c’est peut-être grâce à eux.

Ils passent deux semaines à tenter de résoudre le puzzle, puis un an. À vivre tous les deux. Et à tomber amoureux l’un de l’autre, forcément, malgré la présence d’Arielle et de Lunk, son premier fiancé. Il se tapent sur le système l’un l’autre, Quentin finit avec Arielle, donne naissance à un fils, voit Arielle mourir, voit son fils grandir et partir. Oui, oui, en un épisode (une journée) la série nous présente la vie entière de Quentin et Eliot. Celui-ci finit par mourir.

En creusant sa tombe, Quentin retrouve une pièce manquante du puzzle, qui suffit  à lui donner la clé tant attendue. On se fiche à peine de lui déjà. C’est à ce moment-là que Jane débarque : comme prévu par le livre, le puzzle est donc déjà résolu quand elle arrive. Quentin renonce à la clé et lui donne, car il est de toute manière trop tard. Drôle d’épisode tout de même. Leur faire perdre un an ou deux, je veux bien, mais la mort d’Eliot, ce n’est pas rien.r

Margo rencontre sa belle-famille, à commencer par la reine, puis le Prince Fomar, le petit frère de son futur époux – yep, c’est aussi Andy d’Imaginary Mary, et ça m’a bien fait rire de le retrouver. Enfin, elle rencontre le Prince Micah, celui qui lui est promis. Et c’est comme un coup de foudre : le prince Micah est beau, mais en plus, il vient d’une société matriarcale. Du coup, il plaît beaucoup à Margo qui consent finalement bien rapidement au mariage. Margo, quoi.

Comme il survit à une tentative d’assassinat, Margo fait emprisonner le prince de l’an dernier et reprend ses préparatifs de mariage. On sent bien qu’elle ne peut et ne va pas s’en tirer comme ça. C’est donc presque sans surprise que Micah se fait décapiter au beau milieu du mariage par son propre frère, Fomar, donc. Il s’agit toujours d’un simple adolescent, mais la tradition veut que le mariage continue avec le suivant dans la lignée. Margo a beau tenter tout ce qu’elle peut, le mariage doit avoir lieu.

Et il a lieu. Pour retarder autant que possible la terrible nuit d’amour, elle invente une tradition terrienne, comme toujours, celle de devoir ouvrir tous les cadeaux de son mariage ou il arriverait quelque chose de terrible aux bijoux de famille de Fomar. Bref, The Magicians et Margo, quoi. C’était drôle, jusqu’à ce qu’elle reçoive une lettre l’informant de la mort de Quentin et Eliott, et lui offrant au passage une clé.

Avec celle-ci, elle retrouve Jane, dans une bulle temporelle. Celle-ci l’envoie à Brakebills où elle peut déterrer son corps et récupérer la clé, et finalement empêcher Eliott et Quentin d’aller vivre leur vie. Et tant pis pour ce beau baiser entre eux qui du coup ne se produira pas ailleurs que dans une réalité parallèle. Tordu, mais la série s’en sort comme ça.

On retrouve également Alice avec Julia, et alors que l’ambiance n’est pas forcément au beau fixe, Alice est possédée à son tour par on ne sait quoi pour passer un message à Julia : il faut aider Alice. Rien que ça. Elles vont donc boire un verre ensemble, une scène qui est un genre de magie rien que par son existence.

Alice lui propose de tenir la clé de la vérité et de se regarder dans un miroir pour comprendre d’où vient son pouvoir. Et elle n’aime pas la réponse : sa magie vient de Reynard. Sa mère lui a donné une graine du pouvoir de Reynard et gère-le comme tu peux. Julia n’a pas spécialement envie de garder cette graine de magie, et Alice aimerait bien la récupérer… les voilà donc qui envisagent un moyen de parvenir à ce transfert. Intéressant come développement et comme nouveau duo.

L’épisode se termine sur cette pauvre Kady en hôpital psychiatrique, tentant de s’évader car elle y est retenue contre son gré. Eh oui, après tout, elle a passé le début d’épisode à parler à Penny, c’est-à-dire pour les caméras de surveillance à elle-même. Et comme en plus elle l’a menacé de mort… bon, en revanche, personne ne se pose de question sur Alice et sa clé, apparemment, surtout qu’elle a bien dit « je vais vous laisser tous les deux », mais bon.

Enfin, de retour à Fillory, Margo comprend qu’elle est bien marié à un ado, alors que Quentin et Eliott se souviennent également toute la vie qu’ils ont vécu, et ça me laisse tout plein de questions sur la possible existence de cette réalité parallèle. C’était une très jolie scène de conclusion où la performance des acteurs était vraiment bonne. Je reste curieux de la suite.

Bon, très peu de Penny cette semaine, mais la série est parvenue à rebondir malgré tout. La quête continue avec une clé de plus et je suis pressé de voir où ça va, comme toutes les semaines.

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Ma rencontre avec les acteurs de The Magicians (Olivia Taylor Dudley & Arjun Gupta)

Salut les sériephiles !

Article 100% sans spoiler.

Ce n’est plus vraiment un secret pour quiconque me suit sur le moindre réseau social car j’en ai beaucoup parlé, mais lundi dernier, j’ai eu la chance d’être invité par Le Sérigraphe et Syfy rue de la Paix à Paris pour… interviewer Olivia Taylor Dudley et Arjun Gupta, deux acteurs de la série The Magicians (respectivement Alice & Penny).

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C’est une série que je suis chaque jeudi et dont j’avais bingewatché les premières saisons l’an dernier. En d’autres mots, on m’a proposé de vivre un petit rêve éveillé et je me suis jeté sur l’occasion quitte à finir en avance mon #WESéries pour préparer l’interview et à décaler les stats de la semaine de 24h. Voilà vous savez tout de la tambouille interne !

Enfin pas vraiment, car cela faisait une dizaine de jours que je mourrais d’impatience et d’incertitude, le temps de savoir si ça allait vraiment se faire ou pas. Le temps aussi de voir tout un épisode de la série centré sur Penny, comme si c’était fait exprès pour jouer sur mon impatience.

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Autant vous dire que lundi matin, j’étais au taquet dès le réveil pour me rendre à Paris. Passée la mini-crise cardiaque de voir qu’il neigeait, je me suis senti soulagé de découvrir que le RER n’était pas (trop) ralenti. À 11h40, j’entrais donc dans un somptueux palace parisien, le Park Hyatt Paris Vendome, pour interviewer les acteurs dès 11h50.

Coup du hasard, j’ai pu rencontrer très vite les acteurs car ils étaient libres : la personne qui devait les interviewer avant moi a eu – si j’ai bien compris – moins de chance que moi avec la neige. Du coup, j’ai pu assister à la fin de leur retouche maquillage, mais aussi à un bon moment de off avec eux, surtout le temps que tout le matériel soit installé.

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Et ils sont très sympathiques ! J’ai trouvé Olivia Taylor Dudley un peu plus effacée et pas mal occupée avec son portable, mais ça ne m’a pas trop surpris car c’est comme ça que je l’imaginais après avoir regardé quelques-uns de ses interviews (faut pas croire, le stress m’avait fait préparer ce rendez-vous quand même). En plus, il neigeait alors clairement entre Paris sous la neige et moi, je sais très bien quel est le plus intéressant pour son instagram.

Arjun Gupta était quant à lui bien plus ouvert à la conversation, il a rapidement posé son portable pour… me dire qu’il adorait mon pull. Oh, ben déjà que l’aimais beaucoup Arjun Gupta puisque Penny est mon personnage préféré (bon, dans la première saison, parce que depuis, il y a Margo qui est passée par là, j’avoue), mais là, j’étais totalement fan. Il sait comment faire pour se faire des amis, quoi. Sinon, si vous voulez lui faire un cadeau vestimentaire un jour, il aime le rouge et le noir (il exile sa peur et va plus haut que ces montagnes de douleur – de rien). Quant à Olivia Taylor Dudley, offrez-lui de quoi supporter la neige, apparemment, elle n’avait pas du tout ce qu’il fallait pour !

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Même dans cette scène, elle est mieux équipée pour la neige, par exemple.

Arjun Gupta m’a ensuite demandé mon prénom de lui-même et a su le caser habilement dans l’interview, m’a demandé d’où je venais (tentant de me dire le nom de la seule gare de Paris qu’il connaît et espérant connaître ma banlieue lointaine aha), puis tout un tas de petites choses comme ça qui ont permis de faire de l’interview un moment très chouette et loin du côté mécanique que je m’en imaginais. Oui, non, parce que soyons clairs, un « press junket », dans l’idée, c’est passer 10 à 15 minutes avec une ou plusieurs stars et puis s’en va. Je pense que d’autres se seraient tout de même moins investis que ça et j’avais peur que ce ne soit qu’un moment « bâclé » avec une dizaine de questions impersonnelles.

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Là, au contraire, j’ai pu avoir de vrais échanges avec eux, autant en off que pendant l’interview, et rien que pour ça, je vous assure que c’était carrément chouette et que j’en avais pour mon heure et demi de transport aller-retour et pour la masse de flocons que je me suis pris dans la tronche. Ils ont pris le temps de répondre à toutes les questions prévues sur mon bloc-notes (une bonne dizaine), ainsi qu’à quelques-unes supplémentaires que j’ai improvisées dans le feu de l’action (attendez, faut s’y croire à un moment). J’ai trouvé vraiment chouette d’avoir le temps de tout demander alors que je m’étais énormément limité en me disant que 10 minutes, ça passerait à toute vitesse. Comme j’ai eu pas mal de temps off avant alors que je pensais que ce temps ferait partie du temps de l’interview, je n’ai même pas eu à devoir choisir des questions plutôt que d’autres et on a pu mener une vraie conversation pas trop précipitée.

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Bref, je ne retire que du positif de l’expérience, et je n’ai pas encore parlé assez du cadre avec des viennoiseries et salades de fruits à disposition. Après l’interview, j’ai demandé une photo qu’ils ont acceptée avec plaisir (ça change tellement des photos précipitées des conventions !) et Arjun Gupta m’a dit qu’il avait adoré mon bloc note – plus habitué à voir des portables que des notes écrites. Bon, on ne lui dira pas que c’est que je n’avais juste pas confiance en ma batterie et en la technologie pour un moment comme ça ; ça, ça reste entre nous.

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L’interview vidéo (merci Sériz d’avoir filmé) n’est pas encore en ligne sur le Sérigraphe, mais ça ne saurait tarder, surveillez le blog, je vous mets le lien dès que je l’ai, surtout qu’elle sera accompagnée d’un peu plus de détails sur les moments en off 😉 En tout cas, la saison 3 sera diffusée prochainement sur Syfy et comptez sur moi pour parsemer d’anecdotes de l’interview mes critiques des épisodes à venir !

Critiques : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

PS : ça n’a rien à voir, mais n’oublions pas qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Tequi ! Joyeux anniversaire 😛

The Magicians – S03E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du quatrième épisode de la 3e saison de The Magicians.

04.jpgÉpisode 4 – Be the Penny – 20/20
Wai–

Bon, donc, Penny est mort, je le refuse à 100%, même s’il se transforme en fantôme et fait tout ce qu’il peut pour être repéré par Kady et les autres (Damn it). Quentin apprend la mort de Penny et… il explose de rire. Entre temps, nous comprenons que Penny n’est pas un fantôme (il ne revit pas sa mort en boucle), mais une simple projection astrale.

Personne ne pleure sa mort et c’en est gênant, autant qu’hilarant. Heureusement qu’il n’est pas réellement mort, sérieusement, car je serais hyper frustré de devoir dire adieu à ce personnage comme ça. Il est génial de voir Quentin lutter à trouver quoi dire sur Penny, mais encore plus drôle de voir Penny réagir à la réaction de tous ses amis.

Tout aussi génial est que l’épisode s’attache uniquement au point de vue de Penny. Concrètement, les scénaristes avaient le choix entre nous monter tout l’épisode sans Penny (et ça m’aurait fait m’arracher les cheveux vu tous les trucs WTF qui se passent à cause de lui) pour révéler à la fin qu’il était là depuis le début – ou le monter comme ils l’ont fait. Et je préfère mille fois le choix fait, qui permet de me rappeler que Penny était l’un de mes personnages préférés avant de disparaître à l’arrière-plan cette saison.

Personne ne le connaît vraiment… et c’est marrant. Frustré d’être dans l’incapacité de communiquer avec ses « amis » qu’il déteste à peu près autant qu’il les aime, Penny passe l’épisode à passer de l’un à l’autre, aidé par ses pouvoirs de Travelers. Alors oui, cela fait que les transitions sont toujours aussi foireuses, mais cette fois on a une excellente excuse et les scénaristes – autant que les monteurs – s’en amusent énormément.

À la recherche d’aide, Penny se rend à la bibliothèque et découvre Eliot sympathisant avec des cannibales. Tristesse : il a beau avertir Eliot comme il peut, il ne peut rien faire pour l’empêcher de manger un corps humain. Excédé de voir Eliot dire que c’est bon, il se barre.

Il découvre donc qu’Alice est possiblement la plus dépressive vis-à-vis de sa mort… ou pas : elle parle en fait de son père. Excellent. Elle est en pleine crise d’adolescente, malgré ses 23 ans. Cette fois c’est moi qui me suis dit que ça devenait long, mais heureusement Quentin a la bonne idée d’envoyer un lapin à Margo, pour lui annoncer la mort de Penny.

C’est encore elle qui a la meilleure réaction, à regretter de n’avoir jamais eu l’occasion de coucher avec lui – et à être sûre qu’ils auraient couché ensemble un jour ou l’autre. Pendant ce temps, Kady souffre et fait de la merde, donc Penny ne reste pas voir ça, pour mieux y revenir quand Julia reçoit un message céleste d’aller aider Kady, en pleine overdose. Alors qu’il est soulagé de voir Kady s’en sortir, il rencontre un autre étudiant de Brakebills coincé sur le plan astral, Hyman Cooper, le fantôme pervers de Brakebills. Cette fois, c’en est fini de se demander ce qu’il se passe dans l’épisode : à eux deux, ils expliquent concrètement ce qui est en train de se passer pour Penny.

J’ai définitivement adoré cette manière d’écrire l’épisode : il est difficile d’avoir vraiment le temps de s’ennuyer quand le personnage de Penny guide l’épisode, à passer d’une situation à l’autre. Les coupes sont bien plus logiques et marrantes que d’habitude et l’épisode m’a paru passer à toute vitesse, en apportant les réponses au fur et à mesure et sans jamais perdre de vue l’intrigue de fond, qui est la quête des sept clés.

Hyman, quant à lui, est un ajout vraiment sympathique au casting : il se comporte comme un vrai téléspectateur se comporterait une fois balancé dans la série : il est un peu paumé dans l’intrigue qui part dans tous les sens, mais il y va de ses commentaires méta, de son ship Julia/Quentin et de ses jeux de mots pervers ; bref, j’adore.

Comme il faut toutefois que l’épisode avance, un bibliothécaire vient rendre visite à Kady pour lui indiquer que Penny ne s’est pas rendu à la bibliothèque pour y servir son contrat d’un billion d’années. Ce bibliothécaire révèle donc que l’esprit de Penny est probablement coincé quelque part et qu’il faut donner à manger le corps de Penny à des créatures pour le libérer. Kady hésite, mais Alice, finalement très présente cette semaine maintenant qu’elle a réglé son problème de Lamprey, fait tout pour la convaincre de donner le corps de Penny à la bibliothèque.

Oui, mais non : Penny n’a pas spécialement envie de se faire bouffer et de se retrouver à bosser toutes ces années. Il demande conseille à Hyman après l’avoir retrouvé en train de mater Julia sous la salle de bain – une scène étonnamment non tournée ! – et celui-ci lui propose d’apprendre à projeter son esprit dans d’autres objets. Ce n’est pas comme s’il pouvait se projeter dans son propre corps, car celui-ci est mort.

Penny apprend donc à être un penny et à le déplacer, et plutôt que de tenter de faire comprendre sa présence comme ça aux autres, il se décide à posséder des êtres vivants pour leur parler. Il tente donc avec le lapin envoyé à Margo, toujours sur son bateau en train de rentrer à Fillory.

Plutôt que de s’attarder éternellement sur le bateau, le voyage se fait sans nous car ça n’intéresse pas trop Penny, et c’est tant mieux. En attendant, Margot est persuadée qu’Eliot peut très bien avoir perdu la vie et est en train de s’éclater au paradis avec Penny. Bizarrement, Penny n’a pas l’air trop d’accord, mais il est impressionné de voir Margo se comporter comme une véritable reine.

Cela lui donne alors l’idée de réutiliser le Margolem, le double de Margo créé la saison passée (ou il y a deux ans ? Je ne sais même plus avec eux !) pour communiquer avec les autres magiciens de Brakebills. C’est un échec lamentable mais hautement comique où Quentin tue la poupée vivante – excellent jeu de la part des deux acteurs.

Finalement, les magiciens, toujours en pleine quête des sept clés et ayant déjà oublié Penny qu’ils laissent le soin de s’occuper à Kady, partent à la recherche du fantôme d’un ancien étudiant (Lance Morrison) détenant des réponses sur la clé. La bonne nouvelle ? Il peut voir Penny. Bon, d’après Hyman, il est surtout motivé pour l’attaquer, mais c’est une bonne nouvelle.

Hyman en est terrifié, mais finalement Lance est juste homosexuel. C’est son copain qui lui donne la clé, avant que Lance ne la donne à son père. Ce dernier tue son fils, et comme Lance est un fantôme, il revit tout ça en boucle. Cette boucle a lieu devant Julia & Quentin qui comprennent donc que la clé a été récupérer par le père. Quant à Penny, il n’arrive pas à faire dire son nom, malgré des tentatives hilarantes. C’est là la clé de cet épisode qui combine de manière attentive et maligne drama & humour.

Finalement, la solution pour Penny, c’est peut-être la clé car celle-ci révèle des choses invisibles. Celle d’Eliot ? Elle fait apparaître son père, quand Penny comptait dessus pour faire passer un message : il faut dire qu’il se sait désormais en pleine course contre la montre car Kady hésite à… brûler son corps, pour éviter de l’envoyer à la bibliothèque et quitte à le coincer éternellement.

Cela permet toutefois d’apprendre qu’Eliot et sa famille échappent de peu aux cannibales et sont en fuite ; et que leur solution miracle pour atteindre les portes de la bibliothèque (la clé) ne leur est pas d’un grand secours.

Contrairement à nous, Penny ne s’en soucie que peu et retourne auprès de Quentin et Julia, qui font comme ils peuvent pour retrouver la deuxième clé. Quentin fait croire qu’il a encore un peu de magie alors que Julia, qui en a encore beaucoup, localise la clé… mais pas assez rapidement. On a là la seule faille de l’épisode puisque Penny s’en va avant que Julia ne voit la clé, mais que nous assistons tout de même à sa découverte de la clé… L’épisode était censé pourtant se dérouler du point de vue de Penny, mais bon. On va dire qu’on peut le voir parce que les fées le voient. Eh oui ! Julia trouve la clé, ce qui est une bonne chose, mais elle est observée par des fées, ce qui est très mauvais présage pour la suite.

Pendant ce temps, ailleurs sur une plage, Kady envisage de brûler le corps de Penny. C’est le dernier jour pour le faire avant que la bibliothèque ne récupère son corps. Alice arrête Kady dans son geste incendiaire, car elle ne veut pas que Penny souffre éternellement. Kady cède et laisse Alice gérer son sort… ce qui ne plaît pas à Penny, qui décide d’être la bougie et brûle son corps. Il ne voulait pas travailler éternellement (ou presque) pour la bibliothèque.

Le dernier acte de l’épisode se déroule alors sans Penny et reprend normalement la série : on y apprend que Brakebills est mise en vente, que le doyen est viré et que les étudiants sont probablement expulsés, ce qui fait marrer Julia puisque que Quentin a désormais un point commun avec elle.

Eliot revient toutefois à Brakebills, sortant de nulle part en ouvrant la porte. C’est là qu’il nous révèle que la clé qu’il possédait faisait apparaître la chose la plus terrifiante de son possesseur (d’où le monstre de fumée de l’épisode 2). Celle que Julia vient de récupérer fait quant à elle apparaître la vérité, mais quand Eliot s’en sert, rien ne se passe. Il remarque cependant que Penny se trouve dans un coin de la pièce, et lui dit bonjour. QUOI ?

L’épisode est coupé alors que Penny s’aperçoit qu’Eliot peut le voir, et il est coupé en plein milieu de réplique comme s’il n’était pas entier, parce que nous sommes devant The Magicians et qu’ils aiment nous torturer comme ça. Ma foi, c’est une fin bien ficelée, je commençais à m’inquiéter qu’ils aient vraiment tué Penny, et finalement il assistait bien à cette dernière scène malgré tout, assis dans un coin, probablement muet et dépité.

Que voulez-vous que je dise de plus ? J’ai adoré cet épisode, Penny est de nouveau mon personnage préféré (ou pas, il y a Margo quand même) et les 40 minutes sont passées hyper vite. J’adore cette saison et je suis curieux d’en savoir plus sur la prochaine clé et les dynamiques que ce Penny astral va provoquer – il n’est pas du genre à aimer parler à tous les magiciens, mais il ne va plus vraiment avoir le choix, maintenant qu’il est coincé avec la clé.

The Magicians – S03E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du troisième épisode de la 3e saison de The Magicians.

03.jpgÉpisode 3 – The Losses of Magic – 17/20
You remember my daughter Alice. She used to be dead, but she’s not anymore.

Bon, le résumé de l’épisode précédent (et une conversation avec Yoda) m’ont éclairé l’intrigue Alice que je n’avais pas bien écoutée la semaine dernière apparamment : son chat était une alarme pour la prévenir de l’approche des Lamprey qui lui veulent du mal et possèdent les gens.

Alice capture un nouveau chat et rend visite à ses parents. Elle y retrouve une certaine Carole devenue obèse depuis la disparition de la magie – c’était marrant comme idée. Le nouveau chat d’Alice n’aime pas bien Alice qui aussitôt s’imagine que le Lamprey est en elle. En fait, il est en Quentin qui comme par hasard se pointe chez les parents d’Alice à son tour, prétextant auprès de Julia qu’il rend visite à son père.

Bien sûr, Quentin pourrait tout à fait s’en prendre à Alice sans problème, mais il reste un peu trop longtemps inactif et le père d’Alice remarque que sa nuque bouge toute seule. Le voilà donc démasqué, et il disparait, laissant Alice totalement flippée avec ses hilarants parents. Autant avant je ne les avais pas trop trouvés drôles car trop gênants, autant dans cet épisode, ils sont excellents dans leur rôle.

Finalement, Alice retrouve Quentin débarrassé du Lamprey et ce dernier espionne les parents d’Alice pendant qu’elle a le dos tourné (et s’est recouverte de scotch pour qu’il ne la possède pas, oubliant bien évidemment son visage parce que ce ne serait pas trop pratique de respirer avec du scotch sur la tronche. Humph.

Alice et Quentin retournent dans le salon et tentent de trouver une solution au problème du Lamprey voulant se venger d’Alice. Celle-ci révèle alors à sa mère, insupportable et ne se préoccupant pas trop du problème de sa fille, qu’elle a tué toute la famille du Lamprey quand elle était un Niffin, cet être rigolo qu’elle est devenue en faisant une overdose de magie.

Stéphanie (la mère) s’en va après qu’Alice s’étiquette elle-même comme un monstre. C’est Quentin qui s’occupe d’aller la récupérer et apprendre que la maison va leur être retirée car personne n’a payé les taxes depuis plusieurs mois. Stéphanie tente d’embrasser Quentin, laissant tout le monde persuadés qu’elle est possédée par le Lamprey.

Finalement, ce n’est pas elle, ce qui laisse Alice et son père penser qu’il s’agit de Quentin, mais ce n’est pas lui non plus. Bref, sans surprise, c’est le père d’Alice le problème et malgré son cœur fragile, Alice prend le risque de l’électrocuter. Elle fait bien : le Lamprey sort de son corps – ce qui permet de le tuer – et son père survit. Toue cette intrigue aura néanmoins permis de revenir sur la période où Alice était un Niffin et sur les nombreuses connaissances et aptitudes qu’elle avait en tant que tel, ce qui est intéressant pour la suite j’imagine.

Reste que Quentin a des œufs de Lamprey en lui, mais il les vomit rapidement, grâce à l’aide d’Alice. Les deux ont une conversation charmante où elle lui reproche de la voir encore comme elle était avant d’être Niffin. Cela ne durera pas : le père d’Alice s’effondre et meurt en fin d’épisode. Au regard de Stephanie, il est très clair qu’elle considère sa fille comme responsable de cette mort et, ma foi, elle n’a pas franchement tort…

Voilà qui conclue une première intrigue, je peux donc passer à la seconde. Sur son bateau, Eliott apprend que les îles de Fillory aiment bien changer de place pour le principe. Cette introduction est un peu inutile, mais heureusment, l’épisode nous donne de quoi faire car le bateau est rapidement en danger : en effet, des pirates comptent bien l’envahir et le récupérer. Par chance, Eliott se rend compte que la clé de l’épisode précédent permet d’ouvrir une porte magique dans le bateau.

Nous n’en saurons pas plus, mais dans le château, Margo pète un câble sur son trône car elle galère à faire respecter les ordres des fées, demandant concrètement de jeter la nourriture pour planter des champignons non comestibles. Forcément, ça pose problème dans le royaume, mais pas autant que la nouvelle d’Eliott capturé par des pirates.

Margo réussit à obtenir l’aide de la reine des fées pour s’embarquer à la recherche d’Eliott, car la disparition du roi, ça la fout mal pour la réputation du royaume. Du coup, elle se retrouve à son tour en mer et c’est plutôt marrant car elle se retrouve à négocier avec les pirates, alors que son conseiller suggère qu’il pourrait récupérer l’œil de Margo à la fée. C’est intéressant et, bien évidemment, il y arrive trop vite pour que ce ne soit pas louche – je crains le pire, faudrait pas qu’il ait passé un marché avec la reine des fées.

En attendant, Margo négocie avec le roi des pirates : une femme très attirée par Margo. Cette dernière rentre dans son jeu, une scène une fois de plus très drôle et réussie, et peut ainsi retrouver le roi Eliott… Qui a bien changé, remplacé par son valet.

Il faut toujours négocier la liberté et c’est assez facile : le roi des pirates demande à Margo que son bateau puisse coucher avec le leur. Oui, oui, vous avez bien lu. Le problème, c’est que c’est plus un viol qu’une relation consentie, et qu’un bateau violé est dangereux pour l’équipage, allant parfois jusqu’à dériver et n’être plus jamais revu.

Margo demande au bateau ce qu’il veut, mais c’est un bateau, il n’est pas bien bavard. Ce qui n’est pas cool, c’est que la reine des fées l’écoute. Finalement, tout va bien, la fée tue tous les pirates… mais souhaite récupérer l’œil de Margo. Quand celle-ci refuse d’expliquer comment elle l’a récupéré, la fée décide de s’en prendre au hasard à un des hommes de Margot, et ça tombe sur le mauvais. Forcément.

Elle lui murmure quelque chose à l’oreille : une chanson qu’il déteste et qui le rendra fou. Tu m’étonnes. Une soirée avec les lacs du Connemara en tête et je ne réponds déjà plus de moi (ouais, de rien, c’était cadeau la référence à la terre brûlée au vent des landes de pierre…).

Margo rend donc son œil à la reine des fées, mais pas avant de l’avoir détruit. C’est tellement triste : elle ne retrouvera pas son œil. Quant à la reine des fées, elle affirme qu’elle a d’autres moyens de surveiller Margo et la laisse rentrer au royaume en bateau, avec une semaine de navigation et quelques cadavres devant elle. Un seul problème : la reine des fées n’a pas l’air de s’inquiéter plus que ça de l’absence d’Eliott, sa femme et sa fille. C’est un peu abusé quand même.

Enfin une dernière intrigue se déroule en parallèle de ses deux-là, car il faut gérer la disparition de Kady avec la batterie volée la semaine dernière. C’est Julia qui retrouve finalement Kady, et découvre au passage l’état catastrophique de Penny. Le plan de Kady est très clair dès le départ : invoquer un démon pour soigner Penny. Julia n’est pas trop pour, mais elle accepte malgré tout d’aider. En achetant des ingrédients pour cela, elle se fait arrêter par une SDF possédée lui affirmant qu’elle rate les signes et qu’ils vont devoir la pousser plus que ça.

Pendant ce temps, Penny est définitivement dans un sale état et Kady fait tout ce qu’elle peut pour le sauver. Bref, on n’avance pas vraiment dans leurs scènes qui sont juste là pour nous montrer un couple mignon et nous faire flipper sur la survie de Penny, qu’ils n’ont pas intérêt à tuer.

En ce qui concerne Julia et Kady, c’est le retour du filtre bleu sombre dégueulasse. La batterie qui leur permet de faire un enchantement est assez efficace pour ramener le démon. Ce dernier s’avère drôlement gentil et opère directement Penny, sans même s’inquiéter de son paiement, ce que je trouve louche dans ce genre de série.

J’ai bien ri de voir la projection astrale de Penny échappant à la douleur, mais beaucoup moins quand le cliffhanger de l’épisode nous laisse Kady en train de pleurer la mort de Penny. Ce dernier, en projection astrale toujours, se contente d’un « shit » bien placé. Bon, donc, il est toujours là en train d’observer ce qu’il se passe, ça me laisse l’espoir qu’il ne soit pas vraiment mort. La série est tellement tirée par les cheveux qu’ils trouveront bien un moyen de le ramener, même sans magie. Parce que je refuse qu’il meure.

Une fois de plus, la série nous laisse avec un épisode très bon du côté narratif, ses trois intrigues avançant rapidement dans des territoires toujours inconnus mais bien maîtrisés. En revanche, la structure de l’épisode en elle-même laissait plus à désirer avec une absence de transition entre chaque scène assez dérangeante à la longue. On a l’impression que chaque intrigue est découpée à la hache ; ça manque de minutie et de détails, comme souvent avec The Magicians.