Grey’s Anatomy – S19E11

Épisode 11 – Training Day – 18/20
Une fois de plus, la série excelle par sa capacité à utiliser l’actualité pour nourrir son récit. Bien sûr, cette fois encore, c’est extrêmement dérangeant et terrible à suivre : toute une partie de l’épisode nous montre à quel point les États-Unis sont partis en vrille. C’est une intrigue extrêmement captivante, qui donne ensuite envie de se jeter sur l’épisode suivant… mais eh, malgré ma semaine de retard, je ne peux pas le regarder tout de suite.

Spoilers

Addison revient à l’hôpital pour aider à la clinique.


I’m not worried about the window.

Il était plus que temps que je regarde cet épisode, surtout que j’ai super peur d’être spoilé, mais bon, la vie étant ce qu’elle est, je regarde au rythme que je peux les séries en ce moment. En tout cas, voilà un drôle de début d’épisode qui aurait été parfait pour un Bingo Séries soins dentaires, parce que la routine matinale des personnages n’est plus de coucher ensemble apparemment, c’est de se laver les dents. Ce n’est peut-être pas plus mal, hein. Miranda galère donc à ce que Prue se lave les dents (c’est chouette, ça fait un moment qu’on ne la voyait plus) tandis que Simone le fait en organisant son mariage à distance avec Tray.

C’est l’occasion d’apprendre, par Mika, sous la douche, que la colocation n’a plus d’eau chaude, parce que Lucas a oublié de payer la facture d’eau. En 2023. Pardon, mais toutes les factures sont prélevées automatiquement désormais. Franchement, ça paraît juste être une manière de faire en sorte que Lucas soit torse nu à l’hôpital ensuite, sortant d’une douche brulante. Tout ça est évidemment une manière de recycler les premières saisons où la colocation était importante, mais bon.

Assez vite, on arrive donc à deviner que Lucas est sur la paille, ce qui est un comble avec sa famille tout de même. On le voit bien, parce qu’il n’arrive pas à se concentrer sur ses patients, préférant regarder son portable quand il a des notifications. Il se retrouve à bosser avec Nick et Maggie – et ces deux-là sont tout aussi concentrés que Lucas.

Ils parlent inévitablement de Meredith qui ne leur donne plus vraiment de nouvelles : Magie a ses updates de la part de Zola, Nick a juste des messages quand elle se perd dans Boston. Ma foi, ça ressemble à Mer, ça. Malgré tout, Maggie n’apprécie pas de voir Lucas si déconcentré et être au téléphone en permanence. L’ironie du sort, c’est que Maggie pourrait l’aider à débloquer certaines situations.

Elle ne le fait pas, cependant. C’est finalement Nick qui prend Lucas sous son aile, et ça semblait sortir de nulle part. Amelia ne l’aide pas plus que ça, et Nick comme Lucas sont dépités du départ de Meredith, ce qui explique aussi qu’ils finissent par se trouver dans les couloirs de l’hôpital. Lucas se confie à Nick, qui décide de l’aider à gérer ses angoisses et de l’aider à progresser en médecine.

Bon, ils n’ont de toute manière pas de quoi bosser : ils doivent faire une greffe de poumon à une patiente, sauf que le donneur a un accident en chemin vers l’hôpital. C’est Winston qui se retrouve à gérer avec Owen ce patient.

D’ailleurs, pendant ce temps, à l’arrivée à l’hôpital, Owen n’écoute absolument pas Teddy, et je comprends pourquoi parce que je ne la supporte plus… mais c’est hyper insupportable de sa part à lui tout de même, de lui laisser les enfants sans leur dire au revoir juste pour aller s’occuper d’un patient aux urgences. Franchement.

Owen reprend donc son travail sans supervision, et il déteste voir que Winston a dû gérer les urgences comme il pouvait en son absence. Il a ainsi retravaillé toute la manière de trier les patients et s’est mis les infirmières dans la poche bien plus qu’Owen n’a jamais réussi à le faire. Et tout continue de faire en sorte que je le déteste.

L’intrigue avec les patients finit moins mal qu’elle ne partait : la greffe ne peut pas avoir lieu ce jour-là, mais le patient survit et pourra possiblement donner son poumon plus tard à… celle qui est folle amoureuse de lui. Bien sûr, l’une est la patiente de Lucas, l’autre le patient de Simone, alors ça se termine sur une scène où la patiente déclare son amour et Simone gère très mal le parallèle qu’elle pourrait faire avec sa vie.

Elle finit donc par prendre une décision radicale et demander à Tray de rapprocher la date du mariage pour que ça puisse avoir lieu le mois suivant, dans le jardin de sa grand-mère. Allez, refaites-nous le mariage d’April et Jackson, on a bien compris où vous vouliez en venir.

En parallèle de tout ça, la vraie intrigue du jour est beaucoup plus poignante et nous montre où en sont les USA dans l’horreur de l’interdiction à l’avortement. La bonne nouvelle, c’est que pour cela, on nous ramène Addison dans l’équation. Je suis vraiment content de la revoir, comme à chaque fois. La mauvaise nouvelle, c’est qu’Addison se retrouve à devoir gérer des trolls : elle est devenue une véritable star avec son projet – sauf que c’est une star avec des haters anti-avortement.

C’est une belle évolution pour Addison, mais ça me fait de la peine de la voir complètement fatiguée par la situation. Elle passe clairement la pire année de sa vie, et même si elle fait tout ce qu’elle peut pour sourire auprès de Miranda ou Teddy qui l’accueille en tant que cheffe… mais bon, gérer des trolls en ligne, c’est problématique.

C’est d’autant plus problématique quand les trolls en ligne finissent par être des trolls sur place, avec plein de manifestants énervés par la situation. Ce ne sont pas les seuls à venir : il y a également des médecins d’autres États qui débarquent pour apprendre auprès d’Addison, car ils ont pris l’obstétrique comme spécialité et qu’ils ne peuvent plus apprendre dans leurs états. Rien que ça, c’est une conséquence à laquelle je n’avais jamais pensé. Si nos internes sont évidemment jaloux de voir d’autres médecins débarquer à l’hôpital pour bosser avec Addison, je trouve que c’est une situation totalement dingue.

C’est loin de s’arrêter là, en plus : Addison vient donc bosser dans la clinique de Miranda, et elle attire des manifestants énervés avec elle. On découvre plus tard dans l’épisode que c’est parce qu’une infirmière a posté une photo en ligne d’Addison. Elle est vraiment épiée à ce point. Addison est désormais parano au point de désactiver la localisation de son portable en permanence et de s’excuser de la présence de manifestants auprès de Teddy.

Etonnamment, la situation fait que Teddy redevient appréciable : en tant que cheffe, elle semble bien gérer la situation des manifestants violents. Oui, ils le sont : ils balancent carrément des briques par les fenêtres, et c’est Kwan qui s’en prend une sur la tête, le pauvre. L’escalade de la violence est terrifiante. C’est bien d’avoir une série pour nous rappeler où en sont les USA, franchement, parce que ça y est, la question de l’avortement semble avoir redisparu de bien des considérations dernièrement.

Pourtant, elle continue d’être plus qu’importante ; et elle l’est aussi pour les médecins qui gèrent comme ils peuvent les avortements. Il est donc important d’avoir une représentation d’un de ces médecins avec Addison. La pauvre craque complètement dans l’épisode, et on comprend bien pourquoi : elle confie à Bailey qu’elle entend tous les jours parler de médecins qui sont agressés à cause des soins qu’ils apportent, mais aussi que ses informations ont fuité en ligne, qu’elle est épuisée et qu’elle a mise sa famille en danger. Bordel.

En parlant de bordel, Teddy doit toujours gérer ce qu’il se passe dans son hôpital, quitte à devoir faire taire toutes les voix qui viennent lui parler de la clinique et attendent ses choix. Levi explique finalement que les patients de la clinique débarquent dans l’hôpital, à défaut de pouvoir accéder à la clinique, qui est prise en otage, à ce stade. C’est d’autant plus problématique qu’à l’intérieur, il y a une femme enceinte qui se retrouve à devoir accoucher plus tôt que prévu – et pas au bon endroit.

Bon, bien sûr, elle est bien entourée : elle est dans une clinique avec les meilleurs personnages de la série. Je suis bien content de voir Carina être intégrée à l’épisode, pour une fois : c’est elle qui se retrouve à devoir lui annoncer qu’il est temps d’accoucher, même si elle ne veut pas que son enfant naisse aux cris des protestants. Miranda improvise comme elle peut et se retrouve à chanter « Le lion est mort ce soir » pour que le bébé puisse entendre autre chose.

Carina, Mika et même Kwan suivent et se mettent à chanter aussi. Le ridicule de la scène – accentué par une figurante qui protège ses cheveux quand tout le reste du casting non – fonctionne malgré tout : l’accouchement est problématique, avec un bébé ayant l’épaule coincé, et les chants sont suffisants pour apaiser la situation. Finalement, c’est Addison qui débarque pour aider à l’accouchement, parce que les chants ont réussi à la remotiver. C’est déjà ça, parce que Jo et Carina semblaient dépassées par la situation. C’était top d’avoir Jo et Carina, hein, mais je reste frustré par ce que l’épisode montre – elles mériteraient plus de temps d’écran et d’échanges avec Addison.

Le bébé finit par naître et tout est bien qui finit bien. Cela permet aussi à Addison de retrouver le sourire, et ça, c’est vraiment cool. Et pendant ce temps, à l’hôpital, les patientes de la clinique obtiennent les soins qu’elles voulaient de la part de Levi, Teddy et Richard. Tout le monde se mobilise pour l’accès à la santé élémentaire, quoi. C’est fou de se dire que l’on sait faire, que l’on sait protéger des gens et qu’on préfère faire passer des lois de merde. Bref, Teddy gère bien son rôle de cheffe, c’est cool.

L’épisode prend aussi le temps de nous montrer un Link très inquiet pour Jo, et c’était une bonne idée également. Toutefois, je n’aime pas bien l’esprit que ça apporte sur la fin d’épisode : la crise semble gérée, même Owen semble trouver Teddy de nouveau attirante, mais tout le monde passe trop de temps à dire que ça va bien.

C’est donc sans surprise que ça se termine super mal, lorsque les docteurs peuvent enfin sortir de la clinique par la porte de derrière. Je le sentais que ça allait mal terminer, ça se voit, on le sent que ça arrive… Mais tout de même. Addison se retrouve à parler avec l’infirmière, enceinte, qui a posté sa photo et qui tient à s’en excuser. Une voiture débarque alors et Miranda comprend ce qui est sur le point de se passer.

C’est ainsi que l’infirmière se fait renverser par la voiture, passant sur le capot et retombant au sol, et qu’Addison se fait bien dégommer la main (jamais bon pour une chirurgienne) et projeter également à terre. Putain, faire revenir Addison pour ça, ils n’ont pas intérêt à aller trop loin. Bien sûr, la scène se passe devant tout le monde : Miranda, Jo, Carina, Mika, Kwan… Il y a des médecins pour venir en aide aux nouvelles patientes.

Il y a aussi des manifestants pour venir vomir leur haine sur nos médecins. Bordel. J’ai toujours dit que c’était top que la série puisse mettre en avant des sujets sociaux… mais c’est fou comme c’est dérangeant aussi. L’épisode fout vraiment mal.


 

Grey’s Anatomy – S19E10

Épisode 10 – Sisters Are Doing It for Themselves – 17/20
C’est toujours un plaisir de retrouver la série aussi en forme après dix neuf saisons. Très clairement, ce qui a été mis en place en septembre dernier fonctionne très bien et donne envie de suivre beaucoup plus les nouveaux personnages que les anciens. Bon, c’est peut-être aussi parce qu’ils ne restent presque plus que des personnages que je ne supporte pas chez les anciens…

Spoilers

Simone n’est pas ravie que Lucas refasse sa vie, tandis qu’Owen essaie toujours d’obtenir le droit d’opérer à nouveau en solo.


When you live in someday, you miss today.

La nouvelle lubie de Lucas ? Se venger de Simone en ramenant sa nouvelle copine à la colocation, Cara. Oui, il a trouvé quelqu’un pour se faire du bien, et ce quelqu’un n’est pas Simone. Sans qu’on ne sache pas bien pourquoi, elle semble donc en vouloir à Lucas de faire ça, alors que c’est juste bien fait, en fait. Cela dit, Simone va finir par croire ce que lui dit Trey sur ses colocataires : Mika essaie de s’incruster dans le mariage de Simone, voulant être un peu plus qu’une colocataire. Entre ça et Lucas qui les empêche de dormir, la journée semble compliquée pour Simone.

De son côté, Maggie est toujours aussi insupportable. On la retrouve chez Amelia, où elle se tape l’incruste au point d’emprunter les vêtements de sa sœur après avoir vidé de leur bouffe les placards de la cuisine. Bizarrement, Amelia semble ne rien lui dire et la supporter, y compris quand elle essaie de s’immiscer dans sa vie de couple. Cela fait beaucoup. Heureusement, Maggie finit par s’en rendre compte elle-même en fin d’épisode. Elle demande donc à Amelia une dernière nuit avant de se rendre à l’hôtel… mais Amelia lui rappelle qu’elles sont sœurs, même si Meredith n’est plus là. Ah lala.

Contre toute attente, et sans que ça ne fasse vraiment envie à vrai dire, la série nous ramène Catherine Fox dans cet épisode. Elle est toujours cancéreuse, donc elle obtient des soins à domicile, mais cela ne l’empêche d’aller travailler à l’hôpital. La bonne nouvelle, c’est que ça redonne une intrigue à Levi.

Ainsi, Levi se rend à l’hôpital avec Jo, pour mieux y croiser Carlos. Jo m’a fait mourir de rire à essayer de remonter le moral de Levi, avant de se rendre compte qu’il ne valait mieux pas qu’il croise Carlos en descendant de son vélo. J’aime beaucoup retrouver l’amitié Jo/Levi, c’est une relation qui fonctionne.

Dans le même genre, Levi en chef des internes, j’ai fini par m’y faire et c’est plus efficace qu’en début d’épisode. J’ai bien aimé le voir se retrouver coincé avec Lucas et Kwan, d’ailleurs, parce que Catherine Fox les embauche dès qu’elle les croise, pour gagner du temps – à la base, Levi les voulait avec Linc, mais le pauvre est toujours snobé par tout Seattle apparemment.

Assez vite, les internes sont toutefois morts de rire : Catherine est de retour pour aider à la réparation du pénis d’un homme qui a dû attendre six mois d’être prêt à se faire opérer. Levi est devenu bien plus sérieux qu’avant, refusant de rire avec eux et les obligeant à faire toutes les blagues avant de quitter la pièce dans laquelle ils sont. Cela fait toutefois plaisir de voir les deux internes être capables de s’entendre, même si ça serait mieux de ne pas les voir s’entendre sur des moqueries envers un patient. Personne n’a envie d’être le patient dont on se moque.

Bref, le patient est assez attachant, en plus, à tout vouloir cacher à sa femme – un truc qui me fascine toujours, six mois de mensonges !, ça me paraît impossible. Dans le même genre, ça me paraît impossible de voir Jo débarquer en plein milieu de la journée de Levi pour lui faire un point sur tout ce qu’elle a appris de Carlos. Il n’aime pas les séries avec des vampires, désolé, je refuse qu’il sorte avec Levi.

Finalement, l’opération du patient se déroule à merveille – bon, si on laisse de côté que Kwan s’avanouit à la vue du pénis du patient qui saigne énormément (ça arrange Lucas qui peut faire faire une partie de son travail par Kwan comme ça) – et sa femme débarque à l’hôpital. Il ne s’est pas rendu compte qu’elle savait tout depuis le départ : elle gère l’assurance. Quand elle le dit à Catherine, on voit bien que cette dernière capte subitement ce qu’il en est de sa propre situation.

En fin d’épisode, c’est donc sans surprise que Richard confronte Catherine, parce qu’il a compris qu’elle n’allait pas si bien que ça. Elle finit donc par lui dire toute la vérité sur son cancer qui progresse. Ah lala. La fin de journée reste positive pour elle, car elle a le soutien de Richard. Dans le même genre, ça faisait plaisir de revoir Levi sourire et prendre confiance en lui. Il est en effet heureux de ne pas être celui qui s’est évanoui dans le bloc opératoire. Cela booste assez sa confiance pour qu’il demande un rencard à Carlos – pour le lendemain.

Pendant ce temps, Teddy continue d’être une cheffe. Elle est insupportable. Vraiment. Ce ne devrait pas être une surprise à ce stade de la série. Sans trop de surprise, elle n’est pas très forte à son nouveau job et Owen lui fait des coups dans le dos. Celui du jour ? Appeler la commission médicale dans son dos pour être réévaluer et réobtenir, temporairement, sa licence. Il faut pour cela que Teddy trouve quelqu’un pour le superviser. Sans surprise, Bailey refuse… ce qui laisse Teddy demander à Lincoln. Belle idée.

Ce n’est évidemment pas une belle idée du tout : les patients sont terrifiés par la présence de Lincoln, d’autres veulent qu’Owen travaille plus vite, bref, la journée est loin d’être une réussite. Les patients d’Owen refusent tous son aide. Quand il en a enfin un sur lequel il peut intervenir, parce qu’il est inconscient, Owen décide d’intervenir, évidemment… mais il le fait sans faire tous les tests nécessaires et conseillés par Lincoln. Cela ne me dit rien qui vaille.

Il finit par le laisser dans les mains de Winston, sous le regard choqué de la personne venu là pour vérifier son travail. Voilà qui promet. Celui-ci s’en va donc, sachant qu’il a vu ce qu’il avait à voir. On sait tous qu’Owen a merdé, mais quand Bailey en profite pour se moquer de lui, il recommence une fois de plus à se justifier. C’est une excellente chose, car ça permet à Bailey de lui faire remarquer qu’il est pète-couilles à ne jamais s’excuser de ses erreurs et à passer son temps à se justifier. Si au moins il pouvait se réconcilier avec Teddy, on avancerait un peu.

Il essaie donc d’aller la voir dans son bureau pour s’excuser enfin de tout ce qu’il a franchement planté. C’est un bon début, et ça permet à Teddy de se libérer elle aussi du poids de tout ce qu’elle a fait de mal. Bon, tout, je ne sais pas, mais en tout cas le couple souligne qu’ils s’aiment encore. Sans grande logique, la scène se termine avec Owen qui récupère son poste de chef des chirurgies d’urgence. C’est n’importe quoi que ça puisse se passer comme ça pour lui.

Une autre intrigue médicale voit Jules se retrouver à bosser avec Richard. Alors que tout semble bien passer et qu’elle sympathise avec la patiente, cette dernière se met à cracher du sang. Ce n’est jamais bon signe quand on est censé être en rémission d’un cancer. Son mari le comprend bien, mais Jules ne peut rien lui dire de l’état de sa femme : celle-ci ne veut pas que son mari soit au courant qu’elle est en train de mourir.

En effet, ni Maggie, ni Winston ne trouvent de solution pour soigner la patiente. Elle a trop de complications pour être sauvée, il faut donc se faire une raison. C’est plus facile pour Richard, Maggie ou Winston que pour Jules. La pauvre se retrouve face au mari voulant des nouvelles – et elle ne peut rien dire. La scène nous faisait tous travailler, évidemment. Jules s’en prend ensuite à Weber, lui demandant pourquoi ils ne font rien…

Ils ne peuvent rien faire, si ce n’est tuer plus vite la patiente. C’est du pur Grey’s Anatomy cette intrigue, avec un couple qui continue de planifier un voyage alors qu’ils savent très bien qu’ils ne le feront jamais. J’ai eu tellement de peine, surtout pour le mari. Il n’y a pas pire que de savoir qu’on va se retrouver seul, j’imagine. Certes, il a l’occasion de lui dire au revoir à sa manière, mais ça reste terrible comme intrigue. La femme meurt, évidemment, dans les bras de son mari. C’est déjà ça.

Amelia, elle, récupère Simone et Mika pour s’occuper d’une de ses patientes. Celle-ci est admise à l’hôpital pour voir si elle a ou non un cancer, ses sœurs étant sûres qu’elle en a un. C’est en fait la fête pour ses sœurs : elle ramène leur troisième sœur dans une boîte contenant ses cendres et sont ravies de se retrouver à l’hôpital pour le premier cancer de leur petite sœur. Toutes en ont eu un dans la famille.

La patiente a peur d’avoir un cancer, mais elle a surtout peur de finir dans une boîte transportée partout par ses sœurs. C’était une intrigue plutôt marrante comparé au reste de l’épisode qui était bien plus lourd. A son réveil, la patiente apprend qu’elle n’avait pas de cancer. Elle est soulagée, contrairement à ses sœurs, et elle en profite donc pour souligner à ses sœurs qu’elle ne veut pas avoir de cancer. Cela n’a rien de positif, contrairement à ce qu’elles voulaient. C’est une famille bien bizarre, avec une sœur qui finit par avouer qu’elle transporte une litière pour chats depuis 15 ans, pas les cendres d’une de ses sœurs. NORMAL.

On ne va toutefois pas terminer la critique de l’épisode là-dessus, hein. Terminons plutôt par Simone qui est dégoûtée de voir que Lucas se remet bien vite de leur rupture (en même temps, ils n’ont jamais rien été) dans les bras d’une autre. Elle rentre toutefois chez elle pour être mieux réconfortée par Mika, Jules et Kwan, tous présents pour essayer des vêtements récupérés à un vide-garage, soi-disant pour le mariage. C’était sympathique comme tout cette fin.


 

Grey’s Anatomy – S19E09

Épisode 9 – Love Don’t Cost Anything – 18/20
OK, les nouveaux internes sont arrivés à un stade où les intrigues commencent vraiment à bourgeonner et montrer tout l’intérêt qu’elles apportent à la série… Et ça me plaît énormément de voir ça. Plus on avance dans cette saison, plus je me retrouve à me dire que ça irait mieux si on virait définitivement tous les anciens. L’avantage, c’est une fois de plus de savoir que la série s’est renouvelée vers le meilleur. J’aime beaucoup cette saison, malgré quelques schémas répétitifs et recyclés.

Spoilers

Simone doit gérer le retour de son ancien fiancé, Teddy sa nouvelle charge de cheffe.


So you wanna go see the hole on the roof ?

Alors que la déco de la maison des internes commence à ressembler à quelque chose, ils décident d’organiser une fête grandiose tant que la maison est à peu près vide. Soit ? Est-ce que ça justifie cette guirlande immonde là ? Probablement pas.

L’ambiance n’est pourtant pas à la fête pour tout le monde dans cette maison. En effet, Lucas a le cœur brisé, clairement, et Simone ne s’entend pas du tout avec son fiancé. Elle lui reproche d’être resté silencieux quand elle n’allait pas bien et qu’elle aurait eu besoin qu’il la soutienne. L’engueulade entre eux dure un bon moment et fait bien du bruit. Que c’est étrange d’avoir Simone dans la chambre de Meredith !

L’engueulade fait tellement de bruit que Mika et Lucas commencent à regretter d’avoir emménagé avec Simone, je pense. Cela dit, Mika est plutôt cool à donner des conseils romantiques à Lucas. J’étais loin de me douter qu’elle se doutait de quelque chose… mais en même temps, elle vit avec eux, c’est normal. Si elle lui conseille de dire ce qu’il ressent (le bon conseil), à l’étage, Simone et son fiancé, Trey, se calment soudainement et se réconcilient. Juste assez pour faire la fête, quoi.

Cela faisait longtemps que la maison n’avait pas été aussi remplie. Dans une longue tradition de grand n’importe quoi, Levi est invité à la soirée des internes lui aussi. Il s’y rend avec Helm, qui fait tout ce qu’elle peut pour l’aider. J’ai beaucoup aimé les retrouver tous les deux, mais ils sont rapidement séparés. En effet, Mika est évidemment heureuse de voir Helm à la soirée, et elle se précipite pour lui parler. Allez, mettez-les en couple – on a carrément une réplique où Mika demande à Helm si elle veut voir le trou dans le toit, on sait ce que ça veut dire.

« Mettez-les en couple » est le crédo de la soirée des internes, je crois. Ainsi, Lucas me fait vraiment de la peine à traîner son âme en peine et ses peines de cœur tout autour de Simone. Celle-ci n’a même pas parlé de lui à son fiancé, putain. Bon, comme Trey s’avère encore plus débile que prévu à expliquer à sa fiancée qu’elle n’est pas à sa place à Seattle car elle vaut beaucoup mieux que le service de Grey Sloan, Lucas a tout de même sa chance avec Simone.

Il la suit dans sa chambre pour parler avec elle et pour lui faire la plus belle des déclarations, assurant qu’elle est parfaite même quand elle s’énerve. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Simone craque pour Lucas… C’est un peu bateau comme déclaration, mais elle est dans tous ses états Simone, après tout. La série va bien plus loin que parfois cependant : elle enchaîne sur une scène où Lucas et Simone sont clairement en plein préliminaires contre la porte de la chambre quand Trey débarque derrière la porte de la chambre.

Il confesse son amour à Simone qui a juste peur d’être surprise par lui dans cette position si délicate. C’était terrible comme scène, parce que Lucas reste silencieux pour elle, alors qu’il la voit changer d’avis et se tourner à nouveau vers Trey. Pas évident à vivre, tout ça. En plus, Simone a beau se justifier comme elle peut, Lucas pose la bonne question : est-elle amoureuse ?

Lucas est prêt à s’effacer si c’est le cas, mais seulement si c’est le cas. Putain, il est encore plus parfait avec ce genre de répliques. On peine à comprendre pourquoi Simone ne le choisit pas et lui préfère son fiancé – malgré le passé entre eux. Trey l’a laissée partir, ne l’a pas suivie, lui reproche ses choix et ses fréquentations… Eh, faut te réveiller Simone, laisse-le tomber. Je ne dis pas que Lucas est parfait – c’est clairement une relation qui ne pourra pas durer sur du long terme – mais bon, Trey est juste horrible.

Vexé, Lucas rejoint ensuite Mika et Helm autour d’un verre, mais le problème est qu’elles le partagent avec Simone et Trey, Trey étant soudainement plein d’envie de parler de leur passé, c’est juste super gênant. Pour ne rien arranger, Simone finit par accepter de se réconcilier avec Trey, affirmant qu’elle continuait d’espérer qu’il revienne la chercher et au point de le laisser lui refaire sa demande en mariage. Elle ose accepter, juste devant Lucas. Le pauvre. Il m’a fait de la peine, ce chien battu et Simone n’a pas eu ma sympathie sur cette scène (l’actrice, si, elle excelle).

Mika, en revanche, a tout gagné avec son intrigue. J’adore Helm, j’adore les scènes de danse, et Mika qui réconforte Lucas en le forçant à danser en fin de soirée ? C’est tout à fait ce que j’adore faire moi-même. Bref, c’est un épisode réussi pour elle. Par contre, je m’attendais vraiment à voir Helm et Mika s’embrasser, pas à ce que l’on voit Levi embrasser le premier venu.

Le premier venu s’appelle Carlos, c’est un infirmier et la drague entre eux semble suffisante pour que Levi retrouve le sourire le lendemain matin. Il était temps que l’on retrouve ce Levi là, alors j’espère qu’on aura plus de sa bonne humeur par la suite – il semble un bien meilleur manager après une soirée charmante comme ça. Par contre, bon, je ne suis pas convaincu par le Carlos en question. Faut toujours qu’il se retrouve avec des mecs qui ne lui vont pas.

Vous savez quoi ? Maintenant que Teddy est cheffe, je trouve qu’elle est… encore plus chiante qu’avant ? Je ne pensais pas que ce serait possible, et pourtant, c’est le cas. On ne la voit pourtant même pas à l’hôpital, juste chez elle. Et Owen qui se fout de sa gueule parce qu’elle est épuise par sa première journée alors que Miranda et lui ont fait ce job pendant des années ? Il n’a rien arrangé.

Rien ne s’arrange jamais avec Teddy et Owen de toute manière. Ben et Miranda s’invitent chez eux, et c’est d’autant plus n’importe quoi que leurs enfants ne s’entendent pas : la gamine de Teddy et Owen a encore une fois mordu Pru. On n’en entend plus parler dans Station 19 !

Le dîner est horrible, pour changer : Teddy et Owen n’ont pas du tout envie de parler des enfants, pour une fois qu’ils peuvent se faire une soirée entre adultes, quand Ben aimerait au contraire envie d’évoquer ce problème. Comme en plus Teddy et Owen se détestent toujours (mais que font-ils en couple ?) pour l’histoire de licence médicale. Cette histoire n’en est même qu’à son début : Owen découvre ensuite que Teddy est prête à briser sa promesse de lui rendre son boulot et son poste de chef.

La musique a beau être humoristique, ce naufrage est horrible à suivre en vrai. Bon, je reconnais, j’ai ri quand il était question de voir Miranda s’énerver de ce couple passant tout son temps à s’engueuler et se mordre. Pas étonnant que leur gamine morde les autres s’ils passent leur temps comme ça. Miranda qui reprend le contrôle d’une situation, ça faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu, et ça fait du bien. Vraiment. Elle donne une belle leçon à Owen et Teddy… mais ils sont incapables de l’écouter correctement apparemment.

Le pire, c’est qu’en rentrant chez eux, Miranda et Ben se retrouvent aussi à s’engueuler. En effet, Ben n’apprécie pas de voir Miranda reprendre le boulot. Même si elle délègue beaucoup, ce n’est toujours pas suffisant pour lui. Outch.

Pendant que la fête et ce dîner ont lieu, Kwan et Jules se retrouvent bloqués aux urgences. C’est le rôle des internes, après tout. J’aime beaucoup la relation qui s’établit entre eux – ils ne sont pas exactement un couple, surtout que la compétition prend clairement le dessus sur leur relation. Jules se défonce donc pour avoir un accès à la chirurgie de Maggie, accès que Kwan avait déjà eu.

Il va vite le perdre, contrairement à elle. Jules est du genre Izzie-Jo-Meredith, elle s’attache aux patients. Kwan est plus détaché, évidemment. Quand la patiente apprend qu’elle a, en plus de la chirurgie cardiaque à venir, une métastase au cerveau, c’est la catastrophe. Elle n’a pas d’assurance maladie et n’a pas les moyens de payer autant de chirurgies…

Kwan lui propose alors le divorce, parce que ça lui permettrait de souscrire à d’autres aides financières si elle était divorcée, tout en protégeant son mari de la faillite. Le système américain ne me vend toujours pas du rêve et je trouve ça terrible de me dire que c’est un modèle qu’on suit de plus en plus.

La patiente envisage en tout cas le divorce, contrairement à son mari. Cela énerve Maggie de voir Kwan balancer une telle solution sans passer avant par un supérieur hiérarchique, alors elle le dégage de son cas médical. Pourtant, la solution qu’il apporte est la bonne : le couple accepte de divorcer, dans une cérémonie digne d’un mariage. L’émotion est là – même si Amelia la casse un peu à trop expliciter les choses. Finalement, le divorce a donc lieu juste avant l’opération.

Pour autant, Kwan n’a toujours pas le droit de se rendre à l’opération, parce qu’il refuse de s’excuser. Jules lui conseille de le faire, pour mieux le regretter quand il l’attaque pour ça. Finalement, il finit par révéler que c’est parce qu’il connaît le poids des dettes médicales, sa mère en ayant fait les frais – et lui aussi. Il recadre donc Maggie, même si c’est sa boss. Jules essaie de s’excuser, mais il l’envoie bouler. La suite au prochain épisode.

En parallèle de tout ça, une autre patiente arrive à l’hôpital : Whitney. Elle est enceinte jusqu’au cou, en train d’accoucher, mais ne va pas bien du tout : elle n’en est pas heureuse, car sa femme n’est pas là pour elle, contrairement à sa promesse. Elle raconte donc toute sa vie et ses angoisses à un Lincoln qui voulait juste rentrer chez lui avec Scout. C’est un échec.

Juste avant ça, il s’est pris des œufs dans la gueule parce qu’il est le meurtrier d’une star du foot et Amelia lui a remis Scout par surprise dans les pattes, parce qu’elle était bipée par Maggie pour son cas de métastase au cerveau. Soit. J’ai aimé aussi que la série se souvienne qu’Amelia était en couple, pendant que Jo tombait de plus en plus amoureuse de lui.

La fin d’épisode voit ainsi Amelia souligner que Lincoln n’était pas parfait pour elle (putain, mais si !)… mais qu’il l’est possiblement pour Jo. Allons bon, on se retrouve avec Amelia qui donne son consentement au couple Jo/Lincoln maintenant ? On est foutu, ça va forcément arriver.

Sinon, Maggie semble encore espérer que son couple tiendra le coup. Je n’en suis vraiment pas si sûr, moi.


 

Grey’s Anatomy – S19E08

Épisode 8 – All Star – 15/20
Le problème quand ça fait vingt ans qu’on regarde une série, c’est qu’elle n’arrive plus à surprendre autant qu’avant, à force d’employer les mêmes recettes jusqu’à la nausée. Cela dit, il faut bien reconnaître que dans l’ensemble, ça fonctionne. L’absence de Meredith ne se fait absolument pas sentir, comme je m’y attendais, et la série va clairement compenser avec quelques fils rouges pour les épisodes à venir. C’est une bonne idée, et ça fonctionne.

Spoilers

Il est temps pour Maya de se reprendre en main, tandis que la caserne fait face à un incendie dans le quartier d’enfance de Theo.


And if I were you, I’d ask for the moon. And the stars. And Pluto.

Peut-on vraiment appeler un épisode « All Star » quand on perd Meredith ? Apparemment, oui. Bon, ils ont toujours la voix off, hein. Ils ont du bol d’avoir réussi à me faire adorer les nouveaux internes, on va dire. Les premières scènes où ils refont toute la déco de la maison continuent de me les faire adorer d’ailleurs. Ils repeignent et remettent au goût du jour une maison qui commençait probablement à s’encroûter – même si elle a beaucoup changé quand même en vingt ans. Avec un canapé jaune vif cette fois-ci, c’est un sacré lifting cette fois. Je me demande à quel point les changements sont approuvés par Meredith, Amelia ou Maggie, tout de même.

Le tirage au sort de la meilleure chambre m’a fait rire autant que toutes les situations qui précédaient : en une minute, on nous donne déjà plein de détails sur la vie en commun de tous les personnages. C’est un bon moyen de rapprocher Simone et Lucas, mais aussi d’en faire des potes avec Mika. Tout ça fonctionnait bien, même si c’est un enfer pour la critique – je vais donc laisser de côté les détails, hein.

Sinon, on en revient à l’intrigue entre Richard et Teddy, avec sa proposition débile. Le manteau de Teddy est horrible non ? Pardon, je ne commente pas souvent les vêtements, mais là vraiment, je n’ai pas aimé du tout. BREF. Je n’avais pas capté que Richard voulait qu’elle soit cheffe à la place de Mer. Bordel. C’est la pire des idées du monde, on parle de Teddy !

Richard n’a-t-il pas vu les trois ou quatre dernières saisons ? Tout le monde passe l’épisode à parler de cette proposition avec Teddy : Richard, bien sûr, Owen, qui y voit l’opportunité de redevenir chef des traumas (alors qu’il y a huit épisodes, il avait quitté l’Etat ?), mais aussi Bailey qui profite d’une occasion improbable (les enfants qui se mordent) pour parler avec Teddy. C’était marrant comme idée.

En tout cas, on voit que Bailey ne veut pas redevenir cheffe, peu importe ce que ça lui apporterait. Elle rappelle à Teddy qu’elle est en position de force dans les négociations et lui propose ses solutions pour accepter le poste avec un tas d’avantages au passage. J’ai bien aimé voir Richard être dépassé par la demande de Teddy d’un assistant et d’une paie énorme. Finalement, ça nous mène à une scène où Richard peut être un peu condescendant avec Teddy.

Son but ? Lui faire croire qu’il accepte le poste de chef à sa place pour lui faire revoir à la baisse ses propositions. Ils ont une manière de considérer les négociations salariales bien à eux, ces scénaristes, tout de même. On notera au passage que le tableau des opérations est devenu un écran, parce que pourquoi pas.

Alors que Teddy est sur le point de devenir cheffe, Amelia débarque sans prévenir dans le bureau pour demander à son tour d’être envisagée pour le poste. On sent bien que c’est une arnaque, mais Richard se laisse rouler dans la farine : Amelia révèle finalement à Teddy, une fois que c’est bien Teddy qui a le poste de cheffe (bordel), qu’elle a été envoyée là par Bailey pour aider Teddy à obtenir ce qu’elle souhaitait. L’abus est total.

Meredith a déménagé, mais ça ne l’empêche pas de donner des nouvelles à ses sœurs, évidemment. Leur intrigue se poursuit comme si de rien n’était : Maggie et Winston se font toujours la gueule et sont désormais en cessez-le-feu. Ils ne se parlent plus, pour éviter de s’engueuler. Cela ne s’annonce pas vraiment bien pour leur futur. Et pour le mien, aussi, d’ailleurs. J’aime beaucoup Winston (et sa manière de rembarrer Owen était épique) mais Maggie est vraiment insupportable. Je me souviens qu’elle a eu une période où je l’aimais bien, pourtant, seulement, c’était il y a si longtemps que je n’arrive plus à m’intéresser à son couple. C’est gênant, tout de même – c’est le syndrome Teddy.

En début d’épisode, nous apprenons à l’attitude de Jo qui insiste pour lui faire un petit-déjeuner (alors qu’elle ne cuisine pas) que c’est une grande journée pour Lincoln : il va pouvoir opérer The Tank, une star du football américain. Il est tout stressé et aimerait que Niko soit avec lui, mais on ne nous dit pas exactement pourquoi Niko n’est plus là. En tout cas, tout le monde s’avère soudainement fan de sport dans cet épisode, alors qu’ils n’ont jamais parlé de football américain.

C’est l’occasion de donner quelques lignes à des personnages sous-estimés par l’épisode, comme Levi, et pour relancer une compétition entre les internes. Tous veulent être sur le pont pour participer à l’opération de ce patient qui est une véritable star, mais ce sont finalement Kwan et Simone qui obtiennent la chance de pouvoir l’opérer. Tout se déroule à merveille : ils sont fans de la star qui s’avère super gentille avec eux (normal, mieux vaut être sympa avec les gens qui vont avoir les mains à l’intérieur de vous) et s’entendent bien avec sa mère.

L’opération se fait avec la galerie ouverte pour que tout le monde en profite, et à nouveau tout se déroule sans le moindre problème. Seulement, bon, on est habitué avec cette série : quand tout va trop bien, c’est qu’il y a un problème ailleurs. Alors que le joueur de football allait très bien s’en tirer, son cœur s’arrête soudain de battre.

Après deux heures à tenter de le ranimer, Linc et Winston n’ont plus d’autres choix que de le déclarer mort, ce qui affecte beaucoup ses médecins, inévitablement. En revanche, on ne revoit pas Levi ou Bailey pour le pleurer, par exemple. Ce sera une intrigue qui reviendra dans la suite de la saison, de toute manière. En effet, Linc vient de tuer (ou pas) une star du football américain. Alors que Kwan et Simone préviennent sa mère, Linc prévient la presse.

Cette dernière s’empare aussitôt de l’affaire pour traiter Lincoln de meurtrier et refaire la soirée de Teddy. Tout s’annonçait bien pour elle, mais elle se retrouve directement à devoir gérer une crise pour sa première soirée en tant que cheffe. Ouais, apparemment, y avait zéro délai entre la signature et la prise de position. Ce décès aura donc son importance dans la suite de la saison, pour encore faire souffrir l’hôpital du point de vue médiatique. Cela faisait longtemps que ce n’était plus arrivé.

Les scénaristes profitent aussi de l’occasion du décès de ce patient pour nous ramener une dispute entre Maggie et Winston, d’ailleurs. Maggie souhaite réussir à changer les idées de son mari, mais elle le fait avec le pire timing possible ; ce qui lui permet de lui rappeler que c’est sa méthode quand lui est plutôt du genre à pleurer ses patients. Allez bim. Les échanges de politesse sont plutôt bien pensés par les scénaristes, même si je ne vois pas comment les personnages ont pu vivre ensemble sans se rendre compte de tout ça avant. Bref, il faut attendre avant de se marier trop précipitamment, je crois – mais là, j’ai l’impression que c’est quand même un sujet de base qui n’avait pas été abordé entre eux.

Le décès de The Tank fonctionne mieux pour Lucas et Simone en revanche. Elle a besoin de réconfort et n’hésite pas une seconde à embrasser Lucas dans LE fameux ascenseur de la série. Le seul problème, c’est qu’on est dans Grey’s Anatomy. L’épisode se termine donc par le retour surprise du fiancé de Simone, à qui elle présente Lucas comme un colocataire. Pas exactement le début de relation qu’il devait imaginer, le pauvre. La série utilise une formule qui a fait ses preuves, on va dire, on est vraiment sur du Meredith/Derek/Addison de base là. J’espère toutefois que ça ne trainera pas trop en longueur.

Pendant ce temps, Jules et Jo (j’ai l’impression de voir deux variants du MCU à ce stade) s’occupent de la même patiente : une femme enceinte de son troisième enfant qui est débordée mais vient finalement à l’hôpital après cinq jours de saignement qui finissent forcément par l’inquiéter. J’ai bien accroché à cette intrigue qui nous amène le sujet de la dépression postpartum de manière originale : la patiente a peur de retomber dedans avec son troisième accouchement.

Contre toute attente, même si on sentait bien que quelque chose la travaillait énormément depuis le début de l’épisode, elle finit par demander l’avortement à Jules. La série nous refait de la pédagogie sur la nécessité de l’avortement, un sujet sensible aux USA en ce moment. Je découvre qu’il n’y a apparemment pas de délai légal de réflexion dans la situation de Sierra, ce qui me surprend un peu car je croyais vraiment qu’ils l’avaient aux États-Unis.

La pédagogie est ailleurs toutefois : la série propose toute l’intervention de l’avortement mené par Jo, avec tout plein de commentaires. Jo explique à sa patiente tout ce qu’elle fait pour limiter ses angoisses, alors qu’elle est au téléphone avec son mari pour pouvoir donner tout son ressenti, étape par étape. Vraiment, la procédure paraît super simple présentée comme ça.

Et pour renforcer mon impression que Jo et Jules ne sont que deux versions d’un même personnage, on apprend que le passé de Jules est catastrophique niveau parental et que c’est pour ça qu’elle est si humaine avec ses patientes. Allons bon.