Superstore – S03E09 : Golden Globes Party

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique de l’épisode 9 de la saison 3 de Superstore.

09.jpgÉpisode 9 – Golden Globes Party – 16/20
I’ve seen less sparkles at a pride parade.

Je me suis pas mal désintéressé de la cérémonie des Golden Globes cette année, mais il est marrant de voir la série continuer à respecter le calendrier comme ça. Et puis, ça m’a donné l’espoir d’entendre parler de 2018 pour le Bingo Séries, même si je ne l’ai même pas eu.

Bref, comme la cérémonie approche, les employés révèlent qu’ils ont pour tradition de la regarder tous ensemble chez Amy. Le truc, c’est que personne ne s’attendait à ce qu’elle l’organise avec son divorce. C’est assez gênant… mais la fête a finalement lieu là-bas et se déroule bien loin du magasin. La série prend rarement le risque de s’éloigner autant du magasin pour si longtemps, et voir tout le casting dans des habits différents est surprenant (enfin, rassurons-nous, Sandra n’a pas d’autres vêtements).

Pour une fois, on découvre plus en détail la vie perso du casting, et Glenn a une femme pour de vrai, elle s’appelle Jerusha et elle est aussi gênante que lui. Si Amy a géré ses cocktails, je suis jaloux des titres qui s’inspirent des nommés des Golden Globes, personne n’a l’air de vouloir leur faire honneur et ce n’est que le début d’une soirée catastrophique. Au beau milieu du mois de janvier, Amy envisage un barbecue… logique. Bon, le problème, c’est qu’il ne s’allume pas et qu’elle finit par faire chauffer sa viande aux micro-ondes. Je ne préfère même pas imaginer le résultat.

Pendant la soirée, Kelly révèle qu’elle ne se sent pas à sa place… et elle n’est pas aidée par son look digne des Golden Globes, avec une robe à paillettes qui permet beaucoup d’excellentes blagues. Jonah fait tout ce qu’il peut pour l’intégrer, mais la différence d’âge et sa méconnaissance de la pop-culture différente n’aide pas. Elle ne souvient même pas de Wazaaaaaaa. Que faire d’elle ?

Bon, à la fin, elle est finalement intégrée par Matteo et Garrett, donc tout n’est pas perdu pour elle. Cette soirée est l’occasion de voir l’ensemble du casting et de faire progresser leur vie, nous voyons donc également Sandra et Jerry ! Ce dernier a pas mal de séquelles de son coma, mais ça permet de bons gags malgré tout. Un autre bon gag est le créneau « impossible » de Vicky. Elle m’a fait de la peine.

Bref, Amy organise une soirée catastrophique qui termine en prise d’otages par Dina alors que Glenn et sa femme couchent ensemble dans la chambre d’Amy, à sa demande. C’est aussi gênant pour tout le monde qu’hilarant pour nous. Dina, vegan, finit même par manger de la viande pour faire plaisir à Amy. Si cette dernière fait de plus en plus pitié à chaque épisode, elle a de la chance de pouvoir compter sur Dina qui se dit sa meilleure amie. Et effectivement, elle finit la soirée avec.

Du coup, c’est particulier. Si l’épisode m’a fait rire, il n’empêche que la série se moque de plus en plus d’Amy qui s’isole chaque fois un peu plus. La semaine dernière, c’était son compte instagram, aujourd’hui, sa fête. Cela devient triste à force et j’espère qu’ils vont vite lui faire reprendre du poil de la bête, car ça finira par n’être vraiment plus drôle.

The Good Place – S02E09 : Best Self

Spoilers

Ci-dessous, la critique complète de l’épisode 9 de la saison 2 de The Good Place.

09Épisode 9 – Best Self – 17/20
Also love isn’t a triangle, it’s a five-dimension blob.

Le groupe est inquiet de se faire rattraper par Shawn maintenant qu’ils ont réussi à s’échapper, donc ils pressent Michael de faire le nécessaire pour les emmener vers le Bon Endroit. Si ce n’est pas censé être simple, Michael ne met que quelques instants à créer une montgolfière qui les emmènera là-bas.

Il n’en faut pas plus pour que les humains soient nostalgiques de leur quartier. Jason regrette déjà ses diarrhées, Eleanor veut récupérer son portable, Chidi une bibliothèque et Tahani de l’espace.

Bon, bien évidemment, les choses ne peuvent être aussi simples et pour partir, ils doivent tous être la meilleure version d’eux-mêmes. On sent tout de suite le piège qui se pointe : tout le monde passe, sauf Chidi qui stresse de ne pas être la meilleure des neuf cents versions. Eleanor réussit à convaincre Chidi qu’avec tout le bien qu’il a fait, il est forcément la meilleure des versions… mais cette fois, c’est Eleanor qui se met à culpabiliser de ne pas être la meilleure version d’elle-même.

Elle sait très bien que la meilleure version était celle où elle était en couple avec Chidi. L’épisode prend donc le temps de traiter la relation Chidi/Eleanor, mais aussi le triangle Janet/Jason/Tahani. Tout le monde se dispute sans pouvoir plus rentrer dans le ballon.

Michael finit donc par leur révéler que le ballon n’est de toute manière qu’un leurre : il n’a aucune idée de comment aller vers le Bon Endroit. Cela déprime tout le monde qui se retrouve à court d’options… et se met à boire. Ouais, bien sûr, c’est la meilleure des solutions. J’ai surtout bien ri de voir tout le monde avec les verres des fêtes américaines quand Tahani se retrouve avec une coupe.

Tahani et Jason mettent fin à leur relation, Chidi et Eleanor parlent de la leur qui est toujours à ses balbutiement et si on ne voit pas bien où va la série, c’est intéressant de les voir enfin faire la fête et y passer la nuit ; quitte à faire des discours et déclarer Michael humain.

Ils ont même le temps de danser et de faire un pique-nique avant que Shawn envoie un message pour définitivement casser le peu d’ambiance qu’ils avaient. Et alors qu’ils imaginent chacun leur Enfer personnel, Eleanor apporte une fois de plus la solution à tous les problèmes en se moquant de Tahani – d’ailleurs, celle-ci s’en prend plein la tête de la part d’Eleanor et c’était bien drôle ; ça me rappelle qu’on ne verra jamais leur relation amoureuse et c’est bien dommage car il y avait beaucoup à faire avec ça.

La solution ? Parler au manager, bien sûr. Le groupe d’humain va devoir se rendre au Mauvais Endroit, le traverser, accéder à un portail et convaincre un juge qu’ils méritent d’aller au Bon Endroit. Tout ça n’est pas gagné, mais on a envie d’y croire avec eux.

L’épisode nous fait donc passer les personnages d’un désir d’aller vers le Bon Endroit à un désir de se rendre dans le Mauvais Endroit, et ça fonctionne à merveille. Les sentiments sont mêmes là quand les personnages se décident finalement à prendre le train et regarder leur quartier s’auto-détruire. Cette fois encore, la série tourne définitivement une page très importante de son histoire en changeant définitivement son décor. Je ne sais vraiment pas comment ils vont tenir une saison 3 s’ils sont renouvelés – et s’ils ne le sont pas, je vais être bien triste.

En tout cas, c’était un bel épisode de transition devant lequel on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose, mais durant lequel tout est renversé et change du tout au tout dans les attentes vis-à-vis de la suite de la série.

09-2

Burden of Truth (S01)

Synopsis : Joanna Hanley, avocate dans une grande ville des États-Unis, revient dans sa ville natale pour s’occuper du cas d’un groupe de jeunes filles atteintes d’une mystérieuse maladie.

01-2

Pour commencer, Burden of Truth fait partie de ces séries surprises dont je n’ai jamais entendu parler avant mais qui se sont imposées à moi du jour au lendemain. Concrètement, Yodabor l’a évoquée sur Twitter en disant qu’elle n’était pas au courant de son existence, et paf j’ai aussitôt su que je voulais la voir parce qu’elle marquait le retour de Kristin Kreuk… En tant qu’actrice, mais aussi en tant que productrice exécutive. Et si la série est si confidentielle, c’est qu’il s’agit d’une production canadienne.

Je ne suis pas le plus grand des fans de cette actrice – je n’ai jamais vu sa version de Beauty and the beast – mais je l’aimais beaucoup dans Smallville et après toutes ces années, je suis curieux de voir ce qu’elle est devenue. J’ai regardé la bande-annonce et je ne sais pas trop ce que je suis en droit d’attendre. Cela ressemblait à une série assez classique, mais en même temps le casting est sympathique et cette affaire de maladie peut avoir un impact top sur le long terme. On verra bien. Cela ne me coûte pas grand-chose d’essayer, à part beaucoup de temps et le sacrifice d’une série en retard. Des broutilles quoi.

Comme d’habitude, cette page contiendra mes avis sans spoiler et la critique complète sera accessible en cliquant sur le titre.

S01E01 – Wake Up Call – 16/20
Une petite série canadienne qui ne révolutionne rien, mais qui réussit bien à fixer son cadre et ses personnages. Le casting est bon (Kristin Kreuk vieillit bien), la petite ville sympathique, le mystère prenant. Je ne peux rien dire de vraiment négatif sur cet épisode, mais je n’irai pas non plus en faire un éloge. Je conseille la série à ceux qui cherchent à se divertir sans trop se prendre la tête. On est à la limite du guilty pleasure, mais c’est trop bon pour n’être que ça. Dans tous les cas, il suffit de se laisser porter.
S01E02 – The Bind That Ties – 16/20
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple avec une intrigue prenante, peu de moyens, mais tout ce qu’il faut pour garder son audience, hein ? C’est un peu le crédo de cette série. Comme la semaine dernière, je me suis laissé porter par cet épisode sympathique. L’intrigue avance bien, sans trop de détours et réussit à captiver.
S01E03 – Still Waters – 16/20
Régularité parfaite pour la série qui en est à son troisième 16 en trois semaines. D’épisode en épisode, je m’attache à l’intrigue et son mystère, ainsi qu’à son ambiance toute particulière. J’ai envie de revenir à Millwood à chaque épisode. Sans chercher à être exceptionnelle, elle veut bien faire et elle fait bien. Je suis vraiment convaincu par la série qui s’avère être une vraie bonne surprise pour l’instant… en espérant que ça dure !
S01E04  – Family Ties – 17/20
La série continue de me passionner, avec même un rebondissement que j’aurais dû voir venir mais qui m’a pris par surprise. Le rythme s’intensifie légèrement en fin d’épisode et donne véritablement envie de découvrir la suite et d’avoir le fin mot de l’histoire. Du coup, je m’attache encore un peu plus à la série, qui se gagne un point au passage par rapport aux semaines précédentes. Tout est proposé avec beaucoup d’honnêteté, tant dans l’écriture de l’intrigue que celle des personnages.

Burden of Truth – S01E01 : Wake Up Call

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du pilot de Burden of Truth.

01.jpgÉpisode 1 – Wake Up Call – 16/20
Our girls are sick, Joanna, it’s already personal.

Ah les USA et ses matchs de foot… de foot ? Eh bien oui, la série se démarque déjà comme une production qui n’est pas américaine. Avec la mise en place d’un match de football comme on le pratiquerait chez nous, on comprend bien qu’on est au Canada. La maladie mystérieuse du synopsis est toutefois présente dès le départ avec une musique un peu intrigante et une pom-pom girl qui tremble… puis s’effondre dans ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, mais qui est donc la terrible maladie qui va être le cadre de cette saison.

Le générique m’a beaucoup rappelé Ghost Whisperer et Kristin Kreuk n’est plus si jeune, mais toujours aussi jolie. Elle a dans cette série un appartement de rêve qui lui fait néanmoins faire 50 pas rien que pour s’asseoir à son buffet. Qu’importe, elle est rapidement présentée comme une avocate très importante digne de Suits, mais travaillant avec son père pour s’assurer que l’on ait une bonne dose de drama à venir dans les épisodes suivants. Soyons honnêtes, cette introduction n’a rien d’exceptionnel, mais elle fonctionne bien.

Son père la renvoie dans sa ville natale, Millwood, qui a tout d’une Smallville cette fois. Elle s’installe dans le classique motel américain (même si on n’y est pas, je sais, les clichés ont la vie dure, c’est tout) et prend aussitôt rendez-vous chez le docteur. C’est clairement son médecin de famille même si elle ne l’a pas vu depuis près de vingt ans. C’est pour elle un simple moyen d’obtenir plus d’informations sur le vaccin qu’elle soupçonne de provoquer la maladie des jeunes filles. Contrairement à ce qu’indiquait le synopsis et toutes les attentes de ce genre de série, Joanna est en fait la grande méchante : son but est de protéger la société pharmaceutique ayant vendu le vaccin, pas l’inverse. Du coup, on sent bien que ce pilot va la faire progressivement changer d’avis et devenir une gentille provinciale avec le cœur sur la main. Cela ne sera pas très compliqué, car elle est loin d’être un requin.

En effet, elle se rend ensuite au lycée où elle tombe sur une actrice qui m’a paru totalement hors de son rôle habituel de Shadowhunters. Il s’agit de son ancienne amie, Diane, mais très vite, l’ancienne amie devient hostile quand elle comprend que Joanna n’est pas de son côté dans l’affaire du vaccin. Diane est en fait contre le vaccin maintenant qu’elle le soupçonne d’être dangereux.

À la barre, Joanna retombe sur celui qui est clairement son ex même s’il n’est pas (encore) présenté comme tel, un certain Billy avec qui elle a été en cours. Elle défend son cas à la perfection et remporte le combat contre Billy. Pourtant, il est difficile pour elle de voir toutes les filles malades avoir autant de symptômes : c’est grosso modo la naissance de TOC.

Joanna a ensuite une stratégie totalement vicieuse, mais totalement convaincante : elle contacte les victimes et leur fait signer des papiers interdisant de futures poursuites en échange de 50 000$, reçu le jour-même. En cas de refus, elle augmente la somme. C’est terrifiant, mais tellement la manière dont ça se passerait que c’est crédible. Et l’éthique, on peut se la mettre où je pense.

Malheureusement pour elle et malgré tout son professionnalisme, elle ne réussit pas à convaincre tout le monde. Si le père de la pom-pom girl du début, Taylor, refuse, Joanna peut toutefois convaincre facilement et rapidement sa fille de signer, puisqu’elle a déjà dix-huit ans et peut prendre ses propres décisions. Ses propres décisions lui donnant son propre argent. Sympa pour ses parents.

Par la suite, Joanna retombe sur Diane qui ne sait plus si elle doit être ou non son amie, mais refuse de manger avec. Il faut dire que Joanna a tout de la grande méchante avec 17 ans d’absence au compteur et un retour où elle n’est pas du bon côté de la frontière bien/mal dans la tête des habitants. Et Diane ne sait pas qu’elle a promis à Billy que sa firme le détruirait s’il continuait de s’attaquer à eux.

Qu’à cela ne tienne, l’épisode se poursuit avec Joanna qui se rend au café Lucy où sa serveuse, Wendy, présente très clairement les symptômes et finit par avoir une attaque devant elle, traumatisant notre pauvre Joanna qui dans le fond n’est pas si méchante. On sent bien que la série fait tout son possible pour humaniser son héroïne et nous faire accrocher à sa vision des choses. Cela fonctionne plutôt bien en ce qui me concerne – même si elle reste une grande méchante.

La bonne nouvelle pour Joanna, c’est que Wendy est lesbienne et que les lesbiennes de la ville ont refusé d’avoir le vaccin HPV de sa firme. Du coup, celui-ci ne peut être responsable de la maladie – à moins que Wendy ne mente vis-à-vis de sa petite amie. Elle n’a tout de même pas l’air bien sure d’elle.

Joanna se rend ensuite au bar avec celui qui est autant son ex que son futur love interest – mais aussi l’oncle de Wendy, parce que la ville est toute petite. Maintenant qu’ils peuvent être réconciliés, tout va bien, mais une nana sort de nulle part et donne un coup de poing à Joanna à cause de… son père. Pas clair, mais ça permet d’introduire un élément d’intrigue pour la suite.

Après ce coup, Joanna rentre au motel avec Billy, puis téléphone à son fiancé parce que oui, elle a un fiancé resté en ville. Elle ne lui dit pas vraiment la vérité sur ses sentiments vis-à-vis de cette affaire, même si elle lui avoue se sentir insatisfaite du sentiment de victoire qu’elle devrait sentir. Il n’a pas l’air de s’en inquiéter plus que ça et ça me rappelle très franchement un téléfilm de Noël à ce stade (Christmas Inheritance sur Netflix, si vous voulez tout savoir). Joanna part ensuite faire un tour en ville et on nous rajoute une couche de mystère avec sa maison d’enfance où elle n’ose pas mettre les pieds et un flic surpris de voir qu’elle ose revenir en ville.

Donc si on résume Joanna s’est barrée du jour au lendemain sans rien dire à ses amis, elle n’a jamais remis les pieds en ville et tout le monde semble avoir une dent contre sa famille. Oh, cela sent bon le petit secret glauque à découvrir dans la suite de la série !

Pour conclure l’épisode, Taylor débarque au motel de Joanna pour l’accuser de tous les maux, ce qui n’est pas arrangé par le fait qu’elle découvre qu’elle n’obtiendra pas d’argent maintenant que la compagnie de celle-ci est innocentée. Du côté de Joanna, cela permet une prise de conscience définitive qui la décide à rester en ville pour résoudre le mystère de cette maladie. L’épisode se termine avec Joanna qui propose son aide à Billy pour découvrir l’origine du virus.

Bon, j’en oublierais presque de me faire un vrai avis sur la série. Elle a déjà son ambiance, avec des musiques plutôt sympathiques, une ville classique, et de manière générale, une intrigue très classique pour ce type de série. En même temps, elle n’a pas spécialement besoin de beaucoup plus : la formule est assez efficace.

Ce ne sera probablement pas une série qui me bouleversera, mais le mystère est bon, on est sur une intrigue de saison plutôt que sur du procédural et les personnages ne sont pas détestables. Le casting n’est pas mauvais. En fait, c’est ça, l’ensemble n’est pas mauvais, il est même bon. Rien de plus, rien de moins. Une série sympathique à consommer, que j’aurais plutôt diffusée au beau milieu de l’été. J’y reviendrais pour la suite, même si je prendrais peut-être un peu de retard dessus avant de la continuer – je me vois bien regarder ça dans le train par exemple. Je m’avance beaucoup ; on sait tous très bien que je vais vite reprendre du retard avec toutes les séries qui débarquent.