The Haunting of Bly Manor – S02E08

Épisode 8 – The Romance of Certain Old Clothes – 18/20
C’est un très bon épisode, je dirais même qu’il est excellent, mais il est beaucoup trop mal situé dans la saison. Franchement, ça aurait presque fait un bon premier épisode. Enfin, non plus, d’ailleurs. Un bon film ? Même pas sûr. J’ai beaucoup aimé, malgré le fait que ce soit prévisible. Vraiment, la saison 2 ne vaut pas la saison 1, mais elle fut meilleure que ce que je l’imaginais. Maintenant, j’ai hâte de la finir.

> Saison 2


Spoilers

Tell your God that I do not go.

Le début de l’épisode est exactement le même que la dernière scène de l’épisode précédent et j’espérais qu’on pourrait au moins avancer un peu… mais non, pas du tout. À la place, on part dans un flashback en noir et blanc sur la vie de cette dame du lac sans visage qui est, on l’aura deviné, Viola Lloyd. Aînée d’une sororité de trois, Viola a eu une vie probablement difficile, avec une première sœur décédée rapidement et une deuxième nommée Perdita.

La narratrice nous raconte toute la vie de Viola et Perdita, les deux sœurs étant orphelines assez jeunes dans leur vie. Elles en profitent pour faire quelques fêtes, avant d’inviter un cousin lointain à venir les aider à faire face à tous les prétendants voulant récupérer l’héritage des deux sœurs. Calculatrice, Viola fait alors tout ce qu’elle peut pour garder le pouvoir et le contrôle du manoir Bly.

Elle fait en sorte d’arriver en retard, après avoir géré quelques affaires de loyers impayés, et hop, elle se marie rapidement avec Arthur… mais pas sans oublier de promettre de lui obéir. Evidemment. Même reprise par le prêtre, elle ne corrige rien du tout, elle n’est pas dingue. Le problème, c’est qu’après ce mariage, elle ne parvient plus à dormir. Elle passe ainsi son temps à se lever de sa chambre – dans l’aile interdite de 1987 – pour aller marcher.

Peu à peu, elle tombe amoureuse de son mari, toutefois, et elle lui fait même une petite fille, Isabel. Bien sûr, Perdita est témoin de tout ça… et elle commence à fantasmer sur son beau-frère. Ah. Décidément dans cette série, toutes les personnes mariées couchent avec les belles-sœurs et les beaux-frères, c’est fou. Perdita est bien aidée dans son entreprise par le fait que sa sœur tombe soudainement malade.

Eh, on se plaint des masques anti-covid, mais franchement, les masques qu’ils se tapaient pour la peste, c’est pire que tout. Bon, ce n’est pas ce qu’elle a pour autant : elle a juste une maladie aux poumons. Le problème, c’est que le médecin ne sait pas comment la guérir, et c’est fou, mais ce n’est pas avec les sangsues qu’elle guérit. Elle refuse toutefois la dernière injonction, persuadée qu’elle ne mourra pas.

Le temps passe, Isabel grandit et veut apprendre à grandir. Elle est élevée par sa tante et son père, et elle est celle qui leur demande de faire une démonstration de danse de l’époque. Ce n’est pas exceptionnel pour nous, mais il est assez évident que Perdita tombe amoureuse, vraiment. Et comme toujours dans cette série super gênante, Viola les surprend, ayant survécu pendant des années contre toutes les prédictions des médecins.

Elle refuse de mourir, elle refuse d’aller auprès de Dieu, mais elle refuse aussi que sa sœur danse avec son mari. Elle n’hésite pas à lui foutre une bonne droite pour avoir osé l’envisager, d’ailleurs. Et elle ne meure toujours pas, préférant se déplacer dans le manoir en chantant la chanson du premier épisode et en étant le fantôme que l’on avait l’habitude de voir depuis la saison.

Eh, il y avait vraiment de quoi faire un bon film d’horreur avec cette histoire, rien qu’avec cette partie de l’histoire, je veux dire. Rien d’original, mais l’actrice est douée pour jouer la malade à la voix rauque et sa maladie fait de la peine. Elle la traîne pendant près de six ans, et juste avant celle-ci, elle demande à son mari de prendre soin de ses vêtements. Le but est simple : elle veut que seule Isabel puisse les porter plus tard. Elle met tout sous clé et demande à son mari de lui promettre de ne donner cette clé qu’à son fils.

Malheureusement, Arthur est aussi le gagne-pain du manoir, et il doit partir de plus en plus loin pour trouver de l’argent. Perdita, elle, en profite pour se débarrasser de sa sœur. Après tout, c’est logique : Viola a passé des années à la maltraiter, la frapper, la détester et en être jalouse. Bien sûr, Perdita se ment et s’assure qu’elle le fait par pitié, quand en fait, elle en a juste assez. J’ai beaucoup aimé cette scène, franchement.

Arthur se remet de ce deuil comme il peut, l’endurant avec virilité si l’on en croit la narratrice de cet épisode. Pour le coup, la narratrice gère bien dans cet épisode, et je comprends mieux pourquoi il restait deux épisodes quand le précédent faisait l’affaire. Bref, forcément, Perdita et Arthur finissent par se marier, et Perdita obtient ce qu’elle veut… même s’il est flou de savoir précisément ce qu’elle veut.

Pour elle, la vie n’est pas si belle non plus. Elle a certes Arthur, mais elle a toujours sa sœur qui la hante. Oh, pas physiquement, mais mentalement : Viola reste là, toujours, comme une ombre, empêchant Isabel de voir sa tante comme sa mère. Pour ne rien arranger, Perdita ne parvient même pas à avoir d’enfants par elle-même et la situation financière du manoir empire, laissant le couple quasiment dans le besoin.

Il y a pourtant un coffre plein de richesses dans le grenier : celui des affaires de Viola. Arthur refuse de se servir de cela pour s’enrichir, mais Perdita fait tout pour le convaincre de l’ouvrir. Mari aussi fidèle que possible étant donné les circonstances, Arthur refuse, seulement, comme sa sœur, Perdita Lloyd semble être plutôt très têtue. Elle se débrouille donc pour retrouver les clés et ouvrir le coffre contenant les affaires de sa sœur – des draps en soie, des robes magnifiques, des bijoux précieux… Et une robe qui nous étrangle Perdita.

Ben ça alors. J’avoue, je me suis fait avoir par le jumpscare, je m’attendais à ce que Viola débarque derrière elle, mais pas à ça ! La série prend alors le parti de revenir en arrière, le jour où Viola est morte, pour nous montrer son réveil, recouverte d’un linceul. Elle se découvre enfermée dans sa chambre, les portes refusant de s’ouvrir, les fenêtres donnant sur une noire et elle comprend rapidement qu’elle est… morte. La plus jolie des mortes, probablement.

Le seul problème, c’est qu’elle comprend aussi qu’elle est coincée dans le coffre où elle a mis toutes ses affaires… D’où le titre de l’épisode. Dormir, se réveiller, marcher, dormir, se réveiller, marcher… Et se décomposer lorsqu’elle se voit dans le miroir. Bref, elle est dans un enfer personnel, et elle ne semble pas rêver des masses. Elle a tout de même un objectif dans cette après-vie : celui de sortir du coffre et de voir enfin sa fille l’ouvrir pour récupérer son héritage.

Pas de bol pour elle, après une attente interminable, c’est finalement Perdita qui ouvre le coffre. La haine s’empare d’elle et elle n’hésite pas tellement à tuer sa sœur. Le seul problème de cette vengeance, c’est qu’Arthur devient superstitieux. Il considère aussi que le coffre porte malheur et, avant de déménager, il décide de le jeter au fond du lac, avec tout ce qu’il contient, même le fantôme de Viola. Oui, mais ça, elle ne peut pas le savoir.

Quelle vie triste pour Viola, et quelle mort triste aussi. Arthur et Isabel continuent une vie loin de Bly, mais Viola, elle, y reste pour l’éternité. Dormant. Se réveillant. Marchant. Marchant du lac à sa chambre vide, pleine d’espoir d’y voir sa fille, avant de faire demi-tour pour retourner au fond du lac dormir. Oublier. Se réveiller. Marcher. Le refrain de l’épisode est entêtant, ça fonctionne bien. Et bien sûr, chaque fois qu’elle se réveille, elle oublie la fois précédente.

Entre temps, une décennie passe, la peste éclate dans le visage et hop, elle tue un médecin. La foi suivante, c’est un vicaire. La fois d’après, le fameux petit garçon. Elle est heureuse de trouver un enfant dans le lit de sa fille, parce qu’elle sait qu’elle cherchait un enfant… mais elle a oublié peu à peu qui elle cherchait exactement. Elle embarque donc l’enfant avec elle, pour rien.

Toutes les personnes mourant dans le manoir finissent par rester coincés sur place (c’est peu crédible, d’ailleurs, puisqu’avec la peste, il doit y en avoir des gens) et s’effacer, les visages disparaissant peu à peu et les morts restant hanter la maison. Perdita reste dans le grenier, les autres s’effacent aussi… et chaque fois que Viola tombe sur quelqu’un sur son chemin, elle le tue et l’emmène avec elle. Pas de bol pour Dani, elle finit par tomber sur elle. Moui, on verra, je compte toujours sur Jamie pour débarquer et la sauver.

> Saison 2

 

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