The Falcon and the Winter Soldier – S01E01

Épisode 1 – A New Order – 16/20
C’est un épisode introductif et il ne fallait de toute évidence pas trop en attendre. Côté personnages, je reste assez sceptique parce que je ne suis pas fan des principaux pour l’instant, mais je trouve qu’il y a de bonnes idées, notamment du côté de la fin de l’épisode. En attendant d’en voir plus, ça commence de manière plutôt solide, avec un budget qui promet déjà de belles scènes plus tard dans la série. Que demander de plus ?

Spoilers

Quelques mois après le retour d’un Steve Rogers bien âgé, Sam Wilson s’est vu proposer le bouclier de Captain America et Bucky doit s’adapter à sa nouvelle vie solitaire.

Je viens de voir un homme sur le pare-brise.

Oula, 50 minutes d’épisodes ? Nous ne sommes plus du tout habitués, je me sens décontenancé. L’épisode commence plutôt bien, avec Sam s’habillant et récupérant le fameux bouclier sur son lit, même s’il a l’impression de ne pas le mériter. Il ne l’utilise donc pas et préfère mener une mission « subtile » dans l’espace aérien tunisien : pour cela, il saute donc d’un avion avant de déployer ses ailes.

Pourquoi pas ? C’est étonnant comme début de série, parce que ça fait longtemps que nous ne l’avons pas vu en action ce héros, et j’ai bien l’impression qu’il n’a jamais eu la moindre mission solo avant. Là, il est là pour venir s’attaquer à des francophones luttant pour supprimer leur accent et qui ont pris pour cible un avion américain. C’est qu’ils ne sont pas très gentils les francophones.

Au moins, ça nous permet de découvrir une excellente scène d’action pour commencer cette série, et ça change vraiment de WandaVision : cette fois, nous sommes directement dans l’ambiance super-héroïque, avec des scènes incroyables à regarder. J’en oublie donc d’écrire une critique construite faute de notes, mais disons que Sam parvient à s’infiltrer dans l’avion sans le moindre souci, et qu’une fois que c’est fait, ça se tape dans tous les sens.

On a des balles de flingues qui ripostent, un héros qui a des gadgets cool et un bouclier qu’il forme avec ses ailes ou des plans qui semblent vraiment avoir été filmés au saut d’un avion. Il y a des caméras qui ne trompent pas ? Le script est improbable, mais ça fait une série d’action digne d’un film pour le moment.

Visuellement, c’est magnifique, ça explose de tous les côtés, il y a des balles tirées sur Falcon depuis une combinaison qui permet de voler, des hélicoptères qui explosent et sans cesse une menace de franchir les frontières de la Lybie. Et ça, ce n’est pas possible. Par chance, Falcon finit par trouver la solution pour sauver le capitaine américain qui avait été kidnappé dans le premier avion, mais c’est bien après cinq minutes d’action.

Et là-dessus, il n’y a pas à dire : le budget Disney fait vraiment la différence avec les séries de network – mais là, ils ont un budget de fou pour seulement six épisodes. Cela va être compliqué pour les autres concurrents de rivaliser avec un script pareil. Enfin, un script… L’idée est vraiment ici de nous faire une série d’action, hein. Côté scénario, c’est encore maigre : on retrouve ensuite Sam en Tunisie, attablé avec un certain Torres qu’on ne connaît pas il me semble, mais qui a un sourire tout sympathique. Il nous introduit quelques éléments d’intrigues avec un groupe terroriste qui veut abolir les frontières dans le monde et les scénaristes s’amusent bien avec des rumeurs sur Steve qui serait à surveiller le monde depuis une base sur la Lune.

Rapidement, pourtant, Sam se retrouve à faire un discours en l’honneur de Steve à Washington, et on ne sait pas bien ce qu’il foutait en Tunisie finalement. Pourquoi pas, hein ? Le discours de Sam ? Il nous permet de savoir que nous sommes quelques mois après Endgame et que Sam refuse le bouclier de Captain America. Définitivement.

Oh, c’est ce qu’on veut nous faire croire avec un bouclier mis sous verre et un Sam qui est remercié par l’armée pour ça. D’accord, mais bon, ce bouclier est une arme inestimable franchement… Qui peut croire que ça va être laissé dans un musée ? Et ce musée, c’est totalement une idée d’attraction pour les Disneyland, non ? Franchement, je vois bien une attraction « musée » comme le StudioTour Harry Potter. Il ne faudrait pas grand-chose pour me convaincre d’aller dans le musée en l’honneur de Captain America dans lequel Sam se déplace.

Même quelques mois après le retour de bien des personnes – Sam compris – sur Terre, on sent bien que c’est encore un peu le bordel, mais comme Sam reste dans un musée désert, on a du mal à saisir où on est exactement dans le monde d’après, comme dirait l’autre.

Ailleurs dans ce même monde où un filtre jaune dégueulasse semble être la norme, nous suivons Bucky assassiner des gens dans un hôtel. Oui, il semble être retombé dans ses travers, puisqu’il dit carrément « Hail Hydra », avant de tuer un pauvre innocent tremblant trop pour réussir à ouvrir sa porte de chambre d’hôtel. Le pauvre.

Tout ça n’est heureusement qu’un cauchemar, à moins que ce ne soit un souvenir. En tout cas, Bucky se réveille soudainement, et ça nous permet de découvrir qu’il s’est coupé les cheveux et dort au sol, sans lit. Pourquoi pas. On voit que je n’ai vraiment rien suivi à la promo de la série parce que je suis surpris de la coupe de cheveux de Bucky, non ?

En tout cas, ça lui va bien mieux… mais ça ne veut pas dire qu’il va mieux : il a toujours besoin de voir une psy, parce que quand même, il a une sacrée vie d’une centaine d’années, l’air de rien, et il a enchaîné les combats encore et encore. Bref, il se fait chier quoi, et il essaie de trouver une voie pour se repentir. On découvre ainsi qu’il a trois règles pour avancer dans une liste de repentance : rien d’illégal, pas de victime, et l’assurance d’assumer sa vraie identité de James Barnes.

En flashback, il s’attaque à une femme politique qu’il a aidé à obtenir du pouvoir en tant que soldat de l’Hiver. La série nous maintient quelque peu dans le doute : il assure n’avoir rien fait d’illégal quand on le voit pirater une voiture électrique, il assure ne pas avoir fait de victime, alors qu’il frappe un assistant et… Il est finalement bien le super-héros gentil que l’on va pouvoir suivre.

Il n’a pas forcément une vie qui va être super intéressante par contre : sa psy vérifie son portable pour constater qu’il n’a toujours pas de vie sociale. Il refuse de répondre à Sam, n’a pas d’ami et n’a de contact qu’avec sa psy. On nous laisse en tout cas croire ça, avant qu’on ne le suive rendre visite à un  certain Yori.

Je ne pense pas savoir qui il est, mais je vais avoir un vrai problème dans les critiques de cette série, parce que je n’ai jamais suivi ni Falcon, ni le Winter Soldier dans mes lectures de comics. En tout cas, Yori est un vieil homme bougon qui refuse de partager ses poubelles vides avec son voisin (Unique – c’est un nom bon pour les comics, ça, non ?) et qui force Buck à accepter un rencard avec une serveuse méga sexy dans leur restaurant favori. Yori a aussi un fils mort, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus pour l’instant, parce qu’il ne sait pas comment il est mort. Ah.

Dans la soirée, Bucky se rend donc à son rencard et offre des fleurs à la jolie serveuse qui n’a pas tout à fait terminé son service. C’est l’occasion ensuite de découvrir qu’il a tenté les rencontres en ligne, mais qu’à 106 ans, ce n’est pas si évident de comprendre le monde. Tu m’étonnes. La serveuse est loin de savoir dans quoi elle s’embarque, surtout qu’il lui ment sur la raison pour laquelle il porte des gants.

C’est toutefois chouette de les voir ensemble et de les voir jouer à la bataille navale en mode jeu d’alcool. Malheureusement, la serveuse parle à Bucky de son passé, de ses parents (des questions plutôt banales) et… du fils de Yori.

C’est chouette de voir que Bucky passe du temps avec Yori d’après elle, mais il ne faut pas être un génie pour rapidement deviner que Bucky est juste coupable de la disparition de son fils. Et ça ne manque pas : le fils est l’homme qu’il a tué à l’hôtel, au nom d’Hydra, alors qu’il n’avait absolument rien fait. C’est si triste.

Pendant ce temps, en Louisiane, Sam rend visite à sa sœur, Sarah. Bon, il a une sœur et des neveux alors ? Ils sont toutefois quelque peu en désaccord sur le bateau de leurs parents pour le moment. En effet, Sarah gère les finances familiales depuis la mort des parents, et elle n’apprécie pas tellement d’avoir son frère qui vient faire de l’ingérence et lui proposer de l’argent. Il a l’air assez chiant, franchement, et je ne sais pas trop vers quoi se dirige la série pour l’instant.

Autant la première scène était prenante alors qu’on ne savait rien de l’intrigue, autant tout ce qui suit pour le moment est tout de même moins efficace. Je ne sais pas trop quoi penser de cette intrigue familiale, mais j’imagine qu’on la met en place pour qu’on s’attache au héros… et pour qu’il puisse avoir des neveux à aller sauver d’un grand méchant les ayant kidnappés ou quelque chose comme ça.

En attendant, Sam essaie de profiter de sa notoriété d’Avenger pour aider sa sœur à avoir de nouveau de l’argent… sauf que même si le banquier est fan de lui, ça ne fonctionne pas comme ça. Ben oui, il a un trou de cinq ans dans ses propres finances, et déjà avant ça, ça ne semblait pas brillant. Pendant ces cinq années, sa sœur a dû se débrouiller seule pour élever ses enfants et est apparemment devenue veuve.

Marrant, j’aurais cru qu’on avait vu son mari plus tôt pourtant. J’aime bien l’idée d’un impact financier sur la disparition pendant cinq années et l’idée que le monde a du mal à se remettre de cette crise sans précédent, mais je trouve tout de même que tout va un peu trop bien. Franchement, on peut facilement oublier le bordel que ça a dû être.

Le frère et la sœur rentrent donc bredouille, mais bon, pas d’inquiétude, Sam va à nouveau pouvoir faire du bénévolat : il reçoit une vidéo de Torres, son pote vu en début d’épisode qui n’est pas peut-être pas aussi tunisien que je le pensais puisqu’on le retrouve cette fois en Suisse. Remontant la trace du réseau terroriste, il s’est en effet retrouvé embarqué via une application digne de Pokemon Go dans un mouvement de foule bien étrange. Tous les gens suivent la main rouge et les sifflements d’inconnus pour finir devant une banque où les attendent des masques.

Ces masques sont distribués pile à temps pour que tout le monde en mette un au moment où la banque est cambriolée. Forcément. Torres est un personnage qui risque d’être sympathique, parce qu’il fait un chouette héros ici, à tenter d’arrêter le vrai cambrioleur. Le malfrat s’en tire malgré tout en lui cassant la gueule, mais au moins Torres peut le filmer et envoyer sa photo à Sam.

Le criminel est toutefois masqué sur la vidéo, alors il y a peu de possibilités de faire quoique ce soit pour l’instant ? De toute manière, leur appel en visio est interrompu par Sarah qui vient prévenir Sam qu’il doit absolument allumer la télévision. En effet, on y voit un énième homme politique annoncer que les États-Unis ont besoin d’un nouveau héros incarnant les valeurs de l’Amérique dans cette période sombre post-Endgame. Il leur présente donc le nouveau Captain America, un anonyme… blanc, évidemment ; et avec le bouclier remis par Sam en début d’épisode.

« Ah les bâtards » fut ma réaction à voix haute, parce que pas un instant je n’ai vu ce twist arriver, et j’aime énormément cette idée qui va permettre d’aborder de front le racisme, déjà sous-entendu lors du rendez-vous à la banque. C’est une excellente idée et ça fait un bon cliffhanger.

4 commentaires sur « The Falcon and the Winter Soldier – S01E01 »

  1. Bon, pas super convaincue pour le moment mais c’est clair qu’on voit que le budget est là. La scène d’intro est incroyable, les effets spéciaux sont dingues. Je ne suis pas sure d’accrocher autant qu’à WandaVision tout de même

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    1. Pareil… mais je ne veux pas arrêter un avis définitif tout de suite, je sais que j’aime l’acteur qui incarne Sam et l’intrigue proposée à la fin m’intéresse vraiment, alors j’ai espoir que ça m’accroche sur la durée ! Et puis, le spectacle de cette première scène, wow !

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      1. Ah oui par contre je vais continuer en espérant qu’ils me fassent mentir 😂

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