Station 19 – S04E07


Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20
Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré dans les séries. En plus, dès les premières secondes, on a aussi ce qu’il faut en émotion avec les conséquences de la semaine dernière.

Spoilers

Les pompiers viennent en aide au gourou d’une secte persuadé qu’il peut voler, alors que Maya prend quelques jours pour aider Carina à faire son deuil.


Cet épisode fait suite au crossover de la semaine dernière :

If you don’t put your mask back on, you’re gonna be high on covid.

Carina est en pleine dépression et ne parvient pas à trouver de position confortable pour elle. Quand c’est trop confortable, elle a envie de pleurer, et elle n’en peut plus de pleurer. L’actrice joue si bien son deuil. Maya l’oblige alors à crier, ce qui est bien une manière hyper américaine de gérer les choses, mais qui ferait du bien à Carina – en plus, les pleureuses italiennes aussi existent, donc ce n’est pas si américain comme gestion du deuil.

J’ai tellement de peine pour elle, et pour Maya qui ne sait pas comment lui venir en aide, parce qu’aucune aide n’est possible. Bon, en revanche, Carina est hyper inactive alors qu’on sait bien qu’en cas de décès il y a un milliard de démarches administratives. Et en temps de pandémie + à l’étranger, je ne sais pas comment elle peut faire.

Elle non plus elle ne sait pas comment faire : elle n’a pas encore prévenu ses parents. Comment on annonce à son père le décès de son enfant, par meurtre, comme ça, à distance… En fait, Carina prend soudainement conscience de tout ce qu’elle doit faire, de son envie de crier et de son incapacité à le faire. Bref, elle finit à nouveau dans la douche.

Maya prend donc le relai autant qu’elle peut et passe un tas d’appel, tout en tentant de lui faire un sandwich parce qu’il faut bien que Carina mange un peu. Elle ne dort pas, elle ne crie pas, et elle a bien besoin de Maya pour passer tous les appels annonçant le décès d’Andrew. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas appeler les parents de Carina pour autant – et aussi que bon, il faudrait commencer par le père quoi.

Le problème, c’est que Carina traverse toutes les étapes du deuil et Maya a bien du mal à la comprendre et la suivre. Elle la réconforte trop, et Carina ne veut surtout pas être dans une position trop confortable par crainte de se remettre à pleurer. C’est horrible pour Maya qui se retrouve en permanence rejetée alors qu’elle ne veut qu’aider. Elle fait tout bien comme il faut Maya, c’est étonnant venant d’elle, mais ça fait un sacré épisode touchant.

Sans trop de surprise, Carina passe par une phase où elle se blâme pour ce qui est arrivé à son frère, parce qu’elle n’a pas réussi à l’empêcher de monter dans le train. Je comprends un peu mieux pourquoi cette intrigue était casée dans l’épisode de la semaine dernière finalement, parce que ça marche bien pour le développement de Carina, qui fait désormais partie du casting de cette série. Elle est tellement touchante, et Maya aussi.

Carina finit par passer le coup de fil à son père, et ça se passe encore plus mal que prévu : son père est déjà au courant, depuis deux jours, mais il ne l’a pas appelé. On en arrive alors aux grands remèdes pour les grands maux : Maya emmène Carina à la caserne, déclenche l’alarme du camion (bon dieu, elles vont finir sourdes) et la force à hurler. La scène a fonctionné sur moi, peut-être parce que je suis fan de Carina depuis le départ, mais c’est tellement triste, franchement. En tout cas, grâce à tout ça, Carina trouve enfin le sommeil – et Maya prend le risque insensé de lui faire un câlin à ce moment-là ? Beaucoup trop mignon, certes, mais aussi beaucoup trop risqué.

Loin de tout ça et de ce deuil atroce qui mériterait tout l’épisode tellement l’actrice est incroyable, Vic est déprimée elle aussi, mais pas tellement pour Andrew, donc. Elle le connaissait, mais pas apparemment pas assez. Elle est plutôt obsédée par ce qu’il s’est passé à la mi-saison, et pour se changer les idées, elle préfère faire du jogging et être réconfortée par son beau pompier heureux de lui annoncer qu’il vient de passer sa matinée à courir en espérant la croiser à nouveau.

Cela marche pour lui autant que pour elle qui lui confie qu’elle avait bien envie de le croiser pour accepter son rencard cette fois, et il n’en faut pas plus pour qu’il tende la main vers elle. En temps de pandémie, c’est déjà quelque chose d’assez énorme.

Quand elle revient à la caserne, elle est en tout cas heureuse de l’annoncer à Travis et Emett. Oui, Travis se fait tester à l’hôpital par Emett, ça tombe bien dis donc. J’ai eu du mal à le reconnaître avec sa tenue, mais j’aime bien le fait qu’il soit encore hyper impliqué dans la vie de la caserne. En plus, ça aide aussi à normaliser énormément le PCR d’avoir ce genre de scènes (c’est plutôt un antigénique, cela dit ?).

Cela normalise aussi énormément l’amitié entre Travis et Emett. Ils sont ex, mais ils ont l’air de bien vivre tout ça, partageant leurs anecdotes de vie et les facilités à mentir ou se convaincre des mensonges de ses proches. Cela tombe bien, parce que la série nous ramène justement le père de Travis. Il tente de se faire pardonner et d’évoquer son mensonge de vie à travers plein de prétextes, ce qui ne plaît pas du tout à Travis. Le fils envoie donc son père se faire voir et part en intervention.

En parallèle, Andy et Robert sont toujours bien heureux au lit, et c’est un peu abusé parce que j’imagine qu’ils sont toujours chez Maya où Carina est en pleine dépression. Enfin, laissez-moi reformuler : ils ont raison et droit d’être heureux, mais ils pourraient être plus discrets, peut-être. Je ne sais pas, un peu de respect pour le mort ? C’est perturbant, j’imaginais un peu plus de focus sur Andrew. Bon, bref, on a ce qu’il fallait avec Carina.

Leur couple fonctionne bien en tout cas, même s’il y a toujours des problèmes : Maya reste avec Carina, laissant ainsi Andy en charge de la caserne, ce qui place Andy en boss de son mari. Et c’est toujours perturbant quand elle lui rappelle qu’il n’est qu’un bleu, quoi. Il est de retour en bas de l’échelle après tout, donc c’est bien normal que Jack insiste pour qu’il soit remis à sa place par Andy.

C’est bien. Et c’est important pour Jack qui est déjà assez énervé de constater que lui aussi est lieutenant mais ne peut être mis en position de capitaine lorsque Maya est absente. Le pauvre. Il passe une sale journée en plus, parce que du coup, c’est lui qui se retrouve dans le feu de l’action pendant l’intervention. Et quelle intervention. C’est quelque chose, tout de même : cette semaine, il se retrouve ainsi forcé de « danser plus fort » pour plaire à un gourou menaçant de se suicider en sautant d’un toit devant tous ses disciples dansant bizarrement aussi.

Cela amuse Vic de voir Jack danser comme ça, alors elle le prend en photo avant de s’occuper d’un disciple qui se blesse en tombant d’un arbre. C’était marrant à voir, surtout que l’homme voulait continuer de danser, et les scénaristes ont bien fait de choisir Jack, parce qu’il avait bien besoin de ça pour décompresser.

Oh, il est pourtant plutôt dans une position de vie relativement chouette, puisqu’en début d’épisode on l’a vu avec sa nouvelle famille en visio avec la grand-mère, et tout allait bien. Le problème, c’est qu’il s’empêche d’être heureux et que le gourou le sent bien. Dès qu’il en a l’occasion, le gourou saute donc et se fait acclamer par ses disciples heureux de le voir survivre à sa chute. En effet, il saute pour prouver qu’il est capable de voler, mais seulement une fois que les pompiers ont mis en place ce qu’il fallait au sol pour le sauver.

En revanche, il y a un autre problème avec cette intervention, souligné dès le départ par Robert : ils ont besoin de bosser avec la police. Ce n’est pas bien grave en théorie, et ça commence plutôt normalement, mais inévitablement, le collègue du sale flic raciste absolument atroce introduit il y a deux épisodes finit par arriver lui aussi sur place – précisément au moment où Dean se fait lécher le front par un disciple.

Dean est inévitablement énervé, surtout qu’il voit les flics se comporter bien différemment avec les disciples de cette secte, blancs. Les excuses du collègue du flic ne suffisent pas tellement pour Miller, même s’il apprend que le flic raciste est suspendu. Robert fait ce qu’il peut pour tenter de convaincre Dean de rebosser avec le reste des flics, mais il a du mal à s’y faire malgré tout. C’est une scène qui fonctionne bien : bien sûr que ça pose des problèmes pour travailler ensemble tout ça.

Pourtant, le flic semble faire tout ce qu’il faut, mais bon, ça n’empêche pas Dean d’entendre les autres flics appeler les membres de cette secte « monsieur » quoi. Cela change beaucoup de la manière dont il a été traité, et ça le refait changer d’avis sur ce qu’il veut faire face à tout ça, même lorsque Vic et Ben font ce qu’ils peuvent pour le convaincre de tenter de changer le système. Dean en a marre d’être celui censé faire les efforts pour changer le système cependant. Effectivement.

Suite au décès d’Andrew, Ben a envie de reprendre le travail, mais en y allant le plus lentement possible, évidemment. Andy lui permet donc de rester à l’accueil de la caserne, ce qui n’est pas la garantie d’une journée pépère, loin de là. Ben se retrouve ainsi à enfreindre les règles une fois de plus pour venir en aide à un homme atteint du HIV qui s’est salement coupé le doigt.

L’homme est terrifié à l’idée d’aller à l’hôpital alors qu’il est immunodépressif, alors Ben fait ce qu’il peut pour lui venir en aide à l’intérieur de la caserne, évidemment. L’intrigue était principalement bavarde, mais elle fonctionne bien, avec un homme très sympathique et donnant ses conseils comme il peut à Ben pour qu’il gère le covid, le stress, ses deuils.

Celle qui est pourtant la plus à-même de tout gérer est cependant Vic, apparemment : son flirt avec son pompier se déroule à merveille dans cet épisode. Elle brise les protocoles pour obtenir le numéro de celui qu’elle espère voir devenir son mec et il l’envoie balader parce qu’il est sur le point de rencontrer quelqu’un… et ça tombe bien, parce que ce quelqu’un, c’est Vic ; et il lui ramène des fleurs.

Malgré tout, ils décident d’attendre le mercredi suivant pour se voir, histoire d’avoir eu un test covid avant. Mouais, ils en font toutes les gardes, sont-ils vraiment à ça près quand Vic en a fait un le matin même ?

 

2 commentaires sur « Station 19 – S04E07 »

  1. Bonsoir,

    Un épisode pas très passionnant en ce qui me concerne, quelques bonnes scènes cependant.

    L’intervention n’était pas des plus intéressantes mais bon c’était distrayant.

    Le début de l’épisode avec Travis, Vic et Emmett m’a plu. Je suis toujours contente de voir Emmett 😀
    Ensuite Travis & son père: ça va bien finir par péter cette histoire! Et puis, la façon dont Montgomery père regarde ou plutôt reluque Emmett quand celui-ci s’en va! Sérieux???!!!!

    Andy et Sullivan sont pour moi sans intérêt. Je ne pense pas qu’ils étaient chez Maya, mais plutôt chez Sullivan.
    J’ai aussi jubilé quand Jack a demandé à Sullivan de s’asseoir à la place du ‘bleu’. La tête de Sullivan…

    La partie avec Ben était bien. Mais cela ne suffit pas à me faire apprécier le personnage. De plus il se dit chirurgien, mais il me semble qu’il n’a pas terminé son internat en chirurgie…..

    Dean et la police: c’est intéressant et j’attends de voir comment cela va évoluer.

    Et il y a Carina. Toutes ses scènes étaient bouleversantes. J’aime ce personnage même si je ne suis pas une fan absolue du couple qu’elle forme avec Maya. Je ne déteste pas mais je n’aime pas plus que ça.

    Voilà, c’est tout.

    Bonne soirée!

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    1. Et voilà, c’était passé en spam ! Désolé !
      J’ai beaucoup de mal avec les interventions cette saison… Emmett est un personnage sympa, je trouve ça bien qu’ils lui trouvent un rôle en parallèle comme ça, ça fonctionne. Le père de Travis qui mate Emmett, c’était clairement en trop, oui, pas devant son fils, quoi.

      Il me semble qu’il y a une réplique sur Maya et Carina quand ils sont au lit Andy et Sullivan, non ? C’est déjà mieux s’ils ne sont pas chez elles ouais… Je vois que je ne suis pas le seul à cultiver un mépris pour le couple et particulièrement le perso de Sullivan, ça me rassure !

      Ahahah merci pour le fou rire sur Ben, c’est un bon résumé !
      Je suis un fan inconditionnel de Carina. Elle pourrait se mettre en couple avec un tronc d’arbre que je trouverais l’alchimie dingue et le ship très intéressant aha ! Cela dit, force est de constater que j’aime bien le personnage de Maya quand elle est en couple et pas du tout quand elle est célibataire… Y a un truc qu’il faudra que je creuse !

      Merci pour le commentaire 🙂

      J'aime

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