Debris – S01E04

Épisode 4 – In Universe – 19/20
Cet épisode est vraiment exceptionnel, car pour la première fois, j’aperçois toutes les possibilités offertes par la mythologie de la série. Si le fil rouge n’avance pas énormément, on sent que la série entre déjà dans la cour des grands. La photographie est magnifique, la musique l’est tout autant et n’a plus rien à envier à Fringe… Les personnages ont droit à une vraie évolution et les dynamiques sont bien plus intéressantes à suivre, alors que l’intrigue de la semaine reste bluffante d’inventivité et d’innovation. Cette fois, j’accroche au point d’en faire un coup de cœur, et j’espère vraiment que la série sera renouvelée !

Spoilers

Un homme a du mal à respirer lorsqu’une pluie étrange se met à tomber sur la ferme où il réside. Lorsqu’il quitte le champ sur lequel la pluie s’abat, il meurt sur le coup.


 

Something you’re not willing to believe, but every word of it is true.

Allez, la série me plaît tout de même assez pour que j’arrête de me le réserver pour le dimanche soir. Elle mérite mieux que ma somnolence – même si elle continuera de l’avoir, je suis sûr. Puis, en vrai, le mardi soir aussi je somnole. La première scène de cet épisode est sympathique, principalement grâce au personnage de Sophia. À peu près sûr d’avoir déjà vu cette actrice ailleurs avant, franchement.

Ce n’est toutefois pas elle qui brille le plus dans cette scène, c’est son collègue qui prend cher quand une flamme vive semble soudainement s’éteindre. Son collègue s’étouffe alors, avant d’entendre qu’il n’est pas le seul. Tout le monde semble être en sérieux manque d’oxygène, d’un seul coup, y compris dehors.

Dehors, il pleut des cordes, et ça semble être une pluie qui fait germer les champs tout autour, tout en provoquant des jeux de lumière étranges. L’homme réussit à traverser le champ sous la pluie, atteint un endroit où il ne pleut pas et… meurt sur le champ, clairement en manque d’oxygène à nouveau. C’est étrange comme tout ce début d’épisode, et ça promet déjà : on a un nouveau cas étrange et mystérieux, le quatrième d’affilée. J’aime que la série parvienne à surprendre à chaque épisode, même si le délire des débris n’est pas encore mon kiff, je dois dire.

La série fonctionne bien grâce à ses personnages également. Cette semaine, on nous permet de les apprécier davantage avec un peu d’humour quand Bryan achète des lunettes de soleil et oublie d’acheter une bouteille d’eau pour Finola. Ce n’est pas le gag du siècle, mais ça fait sourire et ça fonctionne. Les deux agents sont en route pour le cas de la semaine où la pluie continue de tomber. Le problème, c’est que cette pluie semble être un poison, ce qui fait que le débris est considéré de classe 3.

Le scientifique sur place confirme ma première théorie : le débris change l’atmosphère et prive d’oxygène les gens qui le traversent. Le problème, c’est qu’il va bien falloir enquêter là-dessus. Bryan et Finola endossent donc leur plus belle tenue de cosmonaute et se rendent à leur tout dans le champ, où les bourgeons sont devenus de jolies fleurs qui n’ont rien à faire là. Finola pense alors à récupérer une plante pour ses recherches.

Ils nous confirment que la lumière y agit différemment, de même que l’eau. Sous la pluie, tout le monde peut donc survivre. En revanche, une fois en-dehors de son champ d’action, les personnes se mettent a priori à mourir. C’est la théorie qui se développe le plus vite dans cet épisode puisque le duo d’enquêteurs trouve tout un tas de travailleurs (illégaux ? immigrés en tout cas) dans une serre, à l’abri de la pluie.

On y retrouve notamment Sophia, à la recherche de son fils de huit ans, Arturo. Bryan ne met pas longtemps à le retrouver, mais il le retrouve à proximité d’un tas de cadavres : d’autres travailleurs ont voulu s’enfuir en voiture, puis à pied quand ils ont constaté que les voitures ne démarraient pas. Grossière erreur. Bryan le ramène à sa mère, tandis que Finola fait la rencontre d’un homme qui affirme vivre dans la ferme et s’inquiète bien sûr pour le reste de sa famille, dont son neveu Antonio.

Il a bien raison de s’inquiéter parce que Finola fait des découvertes scientifiques peu rassurantes juste après ça : l’atmosphère sous la pluie est composée en grande partie de chlore. En d’autres termes – merci Bryan pour la simplification – il semblerait donc que la pluie soit en train de terraformer notre planète de manière à développer une nouvelle atmosphère.

Le chlore à la place de l’oxygène ? Ma foi, je ne sais pas trop pourquoi Finola s’inquiète pour les habitants de la ferme, ils pourront vivre dans une piscine à vie. Hum. Pas idéal, je sais, surtout que le tonton d’Antonio ne peut pas vivre avec eux et que la pluie se transforme peu à peu en tempête, inquiétant tous les scientifiques sur place.

Alors qu’une évacuation est à envisager, Finola prend tout son temps à faire la connaissance de l’oncle, lui prélevant du sang pour tenter une comparaison d’ADN entre lui et l’enfant. Le but est surtout d’essayer de trouver une solution pour inverser les effets du débris tombé durant la nuit précédente et les empêchant désormais de respirer sur leur planète d’origine. C’est con, tout de même. Et il est intéressant que pour une fois il soit question de vie extraterrestre, parce que Finola souligne qu’il existe des théories selon lesquelles la vie pourrait se développer sur d’autres planètes avec beaucoup de chlore. Et peu d’oxygène – même s’il y en a dans l’eau qui tombe.

Bref, le type mort aurait mieux fait de faire demi-tour en début d’épisode. En tout cas, en attendant, la tempête menace et les scientifiques veulent de plus en plus mettre un terme à l’activité du débris. Cela pose un cas de conscience à Finola : elle veut absolument avoir plus de temps pour trouver un moyen d’inverser le processus mis en place par le débris et empêcher la population de l’exploitation agricole de mourir.

C’est effectivement ce qu’il risque d’arriver, et Bryan est OK avec ça, préférant se concentrer sur les personnes qu’ils arrivent à sauver plutôt que celles pour qui ils ne peuvent plus rien faire. Effectivement, c’est moins bien parti pour ceux de cette semaine, et c’est logique d’avoir parfois des coups durs pour les personnages. En même temps, la série nous a habitué à un certain espoir et à des héros surdoués.

C’est encore le cas cette semaine : alors que la transformation provoquée par le débris n’est pas terminée et que d’autres aspects risquent de changer chez les personnes contaminées, Finola comprend qu’il n’y a qu’un seul moyen de les sauver. La technologie humaine n’est pas encore au point pour les sauver ? Ce n’est pas grave ! Il y a la technologie des débris !

La chance, c’est que Finola se souvient du débris 489 qui va lui permettre de tester une solution pour sauver tout le monde. C’est un débris qui permettrait de les garder en suspension le temps de trouver un vrai remède, mais en même temps, personne n’a jamais fait de tests sur des humains avec les débris. Il y a un début à tout. J’aime beaucoup que cela provoque de grosses tensions entre Finola, qui veut sauver tout le monde, et Bryan, qui a moins de cœur qu’elle et suit les protocoles aveuglément.

On sent bien que la série provoque volontairement une tension entre ses personnages, mais c’est une tension sacrément efficace qui les rend plus chouette l’un et l’autre. Ma préférence va évidemment à Finola, mais je vois le point de vue de Bryan aussi, et il n’est pas surprenant après les trois premiers épisodes. J’aime beaucoup le fait que Finola insiste pour dire qu’il est important de savoir ce qui arrive à nos proches quand elle envisage aussi d’aller parler à l’oncle d’Antonio pour tout lui expliquer.

Elle se laisse convaincre par Bryan de ne rien lui dire et de le garder dans le doute, puisqu’elle est censée rester un « blip » dans sa vie, pas un souvenir important. Si elle fait ce que Bryan lui demande, elle va vite le regretter. En effet, le lendemain matin, elle a un appel de sa boss qui lui révèle que son père est probablement en vie et que les américains le savaient depuis un moment. Y compris Bryan.

Wow. Je pensais que le secret serait tenu plus longtemps et qu’il serait révélé différemment. Là, Finola se retrouve seule à se raccrocher à son téléphone, et sa boss lui demande en plus de ne rien dire à personne pour ne pas avoir à justifier qu’elle écoute les communications américaines.

En tout cas, forte de cette nouvelle information, Finola se décide à révéler à l’oncle d’Antonio, désormais menotté, ce qui est en train de se passer. Elle n’hésite pas à lui donner l’information que toute sa famille va être suspendue, figée, comme cryogénisée en attendant de trouver une solution plus viable. Et bien sûr, cette cryogénisation les empêche également de voir le temps passer.

L’oncle court alors à travers la pluie, préférant prendre le risque d’être suspendu à son tour pour pouvoir vivre ensuite avec sa famille. C’est une jolie scène, et c’est tout de même le minimum. J’aurais fait pareil, et je suis sûr que j’aurais fait exactement pareil. Il n’ose pas dire à sa famille ce qu’il se passe, et comme on a pu lire les doutes sur son visage, j’ai eu un peu peur.

Les notes de musique au moment où le débris arrive ? Elles avaient un vrai côté Fringe, j’adore ! J’aime bien aussi le fait que Bryan prenne le temps d’observer un à un tous les gens figés dans le temps et y découvre l’oncle. Toute la famille est ainsi réunie au moment d’être figé, et c’est un joli choix qui est fait par le personnage.

Vraiment, c’est un excellent épisode, à la fois pour son intrigue sur le débris, finalement neutralisé, et pour les personnages, parce qu’on sent bien que Bryan évolue peu à peu tout en restant aussi convaincu que possible d’avoir raison. Et Finola aussi. Elle a désormais le secret de savoir qu’il a un secret, et elle a bien du mal à rester bosser avec lui.

Elle décide donc de partir seule de la ferme et le début d’épisode où ils bossaient ensemble paraît bien loin. Et la musique ! Cette musique ! C’est forcément du Giacchino, non ? Non, je n’ai pas vu son nom dans le générique final. Quelle fin d’épisode, wow, c’était hyper prenant, je trouve !

Autrement, une scène nous éloigne aussi du cas de la semaine pour se concentrer sur le patron de Bryan, comme d’habitude. J’ai vraiment du mal avec cette intrigue pour l’instant. Comme il y a un adolescent handicapé dans le tas, j’imagine que Craig Maddox – c’est son nom – fait de la merde avec les « méchants » de la série pour le guérir ? On verra ça plus tard, il n’était vraiment pas le point important de l’épisode, et tant mieux. Il est toutefois celui qui accepte l’utilisation du débris 489 pour tenter de sauver la famille d’Antonio…

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