Riverdale – S05E10

Épisode 10 – The Pincushion Man – 12/20
Je retrouve le Riverdale que j’aime avec cet épisode, parce que j’ai pleuré de rire. Vraiment. Tout est ridicule, tout est expédié sans qu’on ne sache pourquoi l’idée est venue aux scénaristes et rien ne va. Du coup, tout va. Jamais déçu, j’en ai fini par être surpris d’un truc vraiment logique. Sinon ben, ça ne va nulle part non plus a priori, étonnante fin de mi-saison là.

Spoilers

Les scénaristes se souviennent qu’ils ont lancé des intrigues pour chaque personnage lors du saut dans le temps, et ils sont bien emmerdés de devoir essayer de les gérer en plus du reste maintenant. Ah, et comme c’est une mi-saison, on a aussi une évasion de prison.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

You didn’t crash on purpose, did you ?

AH BEN ENFIN ! Je suis à jour dans la série (pour peu de temps puisque l’épisode 11 va sortir) et Jug embrasse enfin Tabitha. Il était temps. Cela se fait sur une chanson de Duran Duran après un épisode où on n’a pas pu la voir elle, ça n’a aucun sens, c’est gratuit et ça aurait été plus logique dans l’épisode 8, mais bon.

On enchaîne sur sa carrière d’auteur qui patine toujours autant, avec un magazine qui veut publier un extrait de ce qu’il écrit… mais pas un de ceux qu’ils ont déjà. Cela nous confronte à nouveau Jug à un syndrome de page blanche. Il en retire l’idée que la meilleure solution est pour lui de se droguer à nouveau, comme à l’époque de sa première panne d’écriture. Il demande donc de l’aide pour cela à Tabitha, car il veut être surveillé.

C’est bien drôle, parce qu’il fait ça après… avoir rompu avec elle ? Il souhaite qu’ils restent amis parce qu’il a foiré toutes ses relations précédentes ? DAFUQ. Seulement, quand c’est Jess, l’ex de Jug, qui débarque avec ses champignons hallucinogènes chez Pop’s, Tabitha refuse de laisser Jughead gérer l’affaire tout seul. Elle se présente donc à Jess comme la nouvelle copine de Jug et se comporte comme telle même après son départ.

On nous rappelle aussi que Jug a des problèmes d’argent d’ailleurs, malgré ses deux jobs et son absence de loyer à payer. Eh, ça m’a fait rire. Tabitha surveille donc Jug lorsqu’il prend des champignons… mais pas en permanence, hein, seulement de temps en temps. Comme il fait ça dans le bunker en plein milieu de la forêt, il y a franchement une chance sur deux pour que ça parte en vrille en cours de route sans qu’elle ne soit là pour savoir ce qui lui arrive.

Ce n’est pourtant pas ce qu’il se passe : elle revient à temps pour le voir danser à moitié à poil au lieu d’écrire la suite de son roman, comme prévu. Désespérée pour lui, elle décide donc de le menotter et de se barrer à nouveau. BEN OUI. Laisse un type drogué menotté sans surveillance, quelle bonne idée.

On se retrouve alors à devoir suivre un étrange fantasme de Jug qui parle à la fois à Jess, puis à Betty, avant de coucher avec elle. Ou Jess. Ou l’extraterrestre qui les mate ? Allez savoir.

Une chose est sûre, le lendemain matin, Jug n’est plus menotté et a écrit un nouvel épisode nommé Transsubstantiation quand il voit à nouveau une étrange lumière l’éclairer. Quand Tabitha décide de venir le libérer, par contre, elle trouve bien le script imprimé par une imprimante magique et invisible… Mais aussi une menotte en sang, beaucoup de traces de sang et pas de Jug. Oups.

Allez, pour reprendre l’enquête fil-rouge de cette saison, Betty a totalement pardonné à Glen ? Ecoutez, je ne sais pas. On a fini l’épisode précédent sur une Betty révoltée et là, elle est toute calme après avoir couché avec lui, à écouter ce qu’il souhaite faire de l’enquête. C’est tellement… Riverdale, quoi.

Glen ne veut donc pas voir Jughead approcher de l’affaire (plutôt une bonne idée) et suppose que tous les meurtres ne viennent pas du même tueur. En fait, il soupçonne même le père de Betty d’être responsable de quelques-unes des morts sur lesquels ils enquêtent désormais de manière officielle. Le FBI est dans la place, yay.

On repart donc sur l’intrigue du père de Betty et celle-ci écoute les interrogatoires de son père, parce que pourquoi pas, c’est si logique d’enquêter sur la disparition de ta sœur en enquêtant sur ton père. Elle découvre donc que son père trouvait ses victimes comme les prostituées trouvent aujourd’hui les clients : sur un site internet. OK.

Loin de cette intrigue, je me retrouve à regretter ce que j’ai écrit dans les épisodes précédents : Juniper et Dagwood deviennent hyper chiants dès qu’ils ont une ligne de dialogue. En effet, ils ont poussé un autre gamin de l’école du haut des escaliers parce qu’il leur a dit que Polly était morte. Et ils n’en ont rien à foutre. Forcément. Ils ont probablement le gène du serial killer eux aussi.

Cela intéresse drôlement Glen quand Betty lui en parle, mais c’est parce qu’il est en fait là pour étudier sa famille et la propension à combattre les gènes chez eux. Une baffe plus tard et voilà que Betty est de nouveau célibataire.

Vous vous souvenez quand Veronica a déclaré à Archie qu’elle divorçait ? En fait, la décision était apparemment unilatérale, parce que Chad n’a pas du tout envie de se séparer d’elle finalement. Roh, qu’il aille comprendre qu’il a envie de se faire Kevin ou Fangs ailleurs, sérieux. À la place, il fait suivre Veronica et a donc des photos de Veronica en train d’embrasser Archie.

Cela motive bizarrement Veronica à rentrer au plus vite à New-York pour lui parler en personne, parce qu’elle est persuadée d’être responsable de leur accident d’hélicoptère. Le lien entre les deux ? Aucune idée. Ecoutez, elle vend ça comme un truc logique : elle a voulu la mort de on mari, elle est restée avec lui par pitié et culpabilité, et maintenant, elle veut divorcer donc doit le faire en personne. Ils ont vraiment sorti les rames pour que ça paraisse logique par rapport à d’habitude.

Une fois à New-York, Veronica découvre que Chad a fort envie de la séduire à nouveau. Bordel, elle est mariée à un Hiram avec encore moins de charisme, c’est n’importe quoi. Il lui fait toute une soirée romantique, avec dîner à la chandelle et petite danse romantique… Et non, toujours pas, mec, t’es juste creepy. Tellement, d’ailleurs, que Veronica se demande si son mari n’a pas volontairement fait en sorte que l’hélicoptère s’écrase.

EUH ? Tu viens de manger ce qu’il t’a offert et tu te demandes s’il a voulu te tuer pour que vous soyez ensemble à jamais ?? Drôle de sens des priorités. C’est en tout cas sans surprise que le lendemain matin, Veronica découvre qu’il n’a pas signé les papiers du divorce. Pire encore, en bon ersatz d’Hiram, il a piégé Veronica en ayant des affaires louches dans sa boutique. Si elle divorce, il n’hésitera pas à la balancer aux autorités. Super. Elle n’a plus qu’à faire de même ?

Non, elle préfère appeler son Archie-chou et lui expliquer qu’elle passera quelques jours de plus à New-York finalement. Il le prend plutôt mal, mais ce n’est pas non plus comme s’il avait le choix. Oui, de son côté, Archie reste bien sûr à Riverdale pendant ce temps. Il n’est pas pour autant sans intrigue, puisqu’il voit débarquer son ancien sergent, celui qui l’a refourgué à Riverdale une fois qu’il ne servait plus à rien. Le militaire débarque pour lui dire qu’il souhaite lui donner une médaille, mais Archie ne comprend vraiment pas pourquoi il mériterait une médaille après avoir perdu dix de ses hommes.

Il s’oppose même à l’idée en classe face à ses recrues, c’est dire. La vérité finit par être suggérée par une journaliste du New York Times : la mission aurait été piégée depuis le début. La journaliste souhaite donc parler à Archie pour voir ce qu’il en est et lui faire quelques révélations sur les coulisses de ce qu’il s’est passé… Soit, mais Archie semble avoir tourné la page de cette mission il y a bien longtemps. Il en parle tout de même à son oncle en prison, parce que pourquoi pas ?

Contre toute attente, Reggie se fait réembaucher par Hiram. Ce dernier lui reproche de l’avoir trahi lors du match, mais Reggie s’en excuse alors tout va bien. Je ? Il l’a littéralement viré par crise d’égo, évidemment que Reggie a fait sa vie ensuite ?

Du côté de Cheryl, le bonheur est apparemment parfait avec Minerva. La grand-mère lui reproche donc d’être trop heureuse avec sa nouvelle copine, ce qui explique que les arbres ne sont plus assez rentables pour la famille Blossom. Le problème de tout ça, c’est que ça laisse Nana vulnérable aux propositions indécentes de Reggie qui débarque pour récupérer les plantations Blossom afin d’en faire profiter Hiram. Arrêtons de réfléchir.

Cheryl prend très mal d’apprendre que les érables sont vendus par sa grand-mère, mais elle s’en fout pas mal : elle a fait déclarer Nana sénile plusieurs années auparavant. Le contrat n’est donc pas valable, et tant pis pour Reggie qui était félicité par Hiram juste avant d’apprendre ça. Pour s’en sortir de cette affaire, Reggie décide de foutre le feu aux érables… avec des effets spéciaux tellement mauvais que même moi je me sens capable de faire mieux ??

Au moins, ils ne font pas la même erreur du côté d’Hiram. Lui, il décide de faire s’évader de prison tous les prisonniers, parce que ça ne l’arrange pas tellement d’avoir une prison à cet endroit. Bon, les histoires sordides d’Hiram, ça fait longtemps que j’ai arrêté d’essayer de les comprendre. En tout cas, l’évasion de la prison est un point tournant important pour l’épisode. On nous y annonce que Pénélope s’évade avec joie – alors qu’elle a demandé à y aller elle-même.

Bon, c’est une chance : elle peut courir chez sa fille la prévenir que les flammes approchent grandement de la maison. Nana en déduit aussitôt que c’est de la faute de la malédiction et qu’elles devraient sacrifier Minerva pour s’en sortir.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Minerva se barre bien vite. On pourrait croire que l’urgence de la situation presse ensuite les femmes Blossom à appeler les pompiers (enfin… il ne doit rester que Fangs dans la « caserne », mais c’est mieux que rien). Il n’en est rien. Pénélope décrète qu’il faut au contraire prier pour que le vent souffle dans un sens contraire.

Venant d’elle, pourquoi pas. Par contre, Cheryl n’y trouve absolument rien à redire ??? Et pour prier, elles… ALLUMENT DES BOUGIES ? POUR LUTTER CONTRE UN INCENDIE ? Mais qu’elles crèvent toutes les trois ! Le pire, c’est encore que le vent se lève. Une tempête permet donc de sauver les personnages, et le lendemain, Hiram est quand même heureux car tout s’est plus ou moins déroulé comme prévu.

Au lycée, Kevin nous balance que Toni est obligée de rester au lit parce qu’enceinte, pour justifier sa disparition subite. C’est du coup à lui et Archie de se coller aux visites du lycée pour les réunions parents-profs. Joie. Tout cela part en vrille quand les tolards en fuite décident de s’attaquer au lycée. Pour quelle raison ? AUCUNE PUTAIN D’IDÉE, mais Archie peut ainsi avoir quelques scènes où il se bat et parvient à en mettre KO.

Il sauve aussi de justesse la vie de Kevin, alors que les quelques parents (11 !!) venus assister à la visite observent tout ça sans dire un mot. Cela n’a aucun sens, hein. Pourtant, la série parvient à en trouver et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé ça bien joué : les prisonniers sont payés par Hiram pour foutre le bordel dans tout Riverdale, et en particulier au lycée.

C’est raccord avec tout ce qu’on sait. J’aurais pu le deviner si je n’avais pas posé mon cerveau à côté il y a deux épisodes. On apprend tout ça de la part de l’oncle d’Archie qui vient évidemment à la rescousse pour sauver son neveu. Ce dernier se retrouve à devoir convaincre son sergent qu’il n’a que des idées de merde, sans pour autant désobéir directement aux ordres. L’avantage de tout ça, c’est qu’il va finir par mériter sa médaille ! Pourtant, le lendemain, il déclare qu’il n’acceptera pas la médaille et sera même prêt à dire toute la vérité… mais qui Washington croira-t-il ?

Il y a pire dans le genre intrigue débile : les jumeaux ont droit à un double gâteaux même s’ils ont failli tuer quelqu’un. De leur grand âge, Alice leur permet aussi d’aller ouvrir la porte de la maison, dans un quartier qui craint de ouf si on en croit les premiers épisodes de cette saison. En fait, ça craint tellement qu’il y a deux prisonniers en pleine évasion derrière la porte : Chip et Charles.

Ceux-ci débarquent avec des flingues (ça, ça n’a aucun sens) pour un repas de famille. C’est l’occasion pour Betty d’apprendre que sa mère a continué d’aller voir Charles en prison régulièrement et qu’elle avait l’intention de les y marier. Autant le faire maintenant qu’ils sont en train de s’évader et de retour dans la maison familiale. WTF.

Betty ne dit rien et le mariage a bel et bien lieu, juste avant que Glen ne débarque. Bien sûr que les jumeaux ouvrent la porte pour Glen, qui est RAVI de se retrouver au sein de la famille Cooper. Ils sont tous si cinglés. Il assiste donc au mariage de Charles, son ancien pote de promo du FBI… Mais… MAIS ? Vas-y, je laisse tomber.

J’ai explosé de rire, et puis c’est tout. Le pire dans tout ça, c’est que Betty se retourne à nouveau contre Glen, balançant que son mec (ex ?) fait des recherches sur la famille Cooper et le mettant encore plus dans une situation de merde vis-à-vis de Charles en train de le braquer. Tout ça se termine donc en petit jeu proposé par Charles aux jumeaux : Monsieur Pelote.

Le but est de transpercer Monsieur Pelote (Glen, donc) avec une aiguille (un couteau de cuisine). Betty parvient quand même à convaincre Charles que ce n’est pas cool de traumatiser les jumeaux, avant d’accepter de planter un couteau dans Glen. Une fois que c’est fait, elle balance le couteau – toujours propre et sans trace de sang, hein – sur Chip. Oh non, le pauvre ! On a connu des nuits de noces plus joyeuses : Charles se fait lui tirer dessus par sa mère qui voulait juste le désarmer à l’origine. Sérieusement, qu’est-ce que je regarde ?

Le lendemain, on apprend que Charles et Glen sont encore en vie. En revanche, on n’apprend rien du sort du nouveau beau-frère de Betty. L’épisode se termine de ce côté-là sur Betty qui continue l’enquête sur la disparition de Polly toute seule, en entrant sous couverture comme camionneuse. MORT.

Compteur d’Archie à poil : On n’a pas eu le temps pour ça, dommage !

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