Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.


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