Les Anneaux de Pouvoir – S01E04

Épisode 4 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.

Spoilers

Il est temps de comprendre pourquoi Numénor ne respecte plus les elfes comme avant – et de savoir si Adar est vraiment un grand méchant.

Cease comparing me to a horse.

Est-ce que je me fais au générique ? Peut-être bien. Petit à petit, ces grains m’hypnotisent. Une fois que c’est fait, l’épisode reprend au royaume de Numénor où la reine nous fait un petit baptême de tous les bébés, interrompu par ce qui ressemble bien à un tremblement de terre. Elle a beau tenter de minimiser ce qu’il se passe, on a u beau tsunami qui vient renverser tout Numénor et… vraiment, c’était inattendu ?

Tellement que les scénaristes se ravisent et nous ramènent dans les rues de Numénor où le peuple critique la reine qui a eu la drôle d’idée d’accueillir l’elfe et de la recevoir pour le thé – ou pas.  Franchement, tout ça ressemblait fort à une réunion d’extrême droite, et c’était bizarre d’avoir un homme inquiet de voir les elfes voler le travail des habitants de Numénor ? Il n’y en a eu qu’une seule ? Non loin de là, pendant le marché de la ville, nous suivons alors deux nouveaux personnages, encore. Le problème, c’est que parmi ceux-là, il y a un homme un peu plus vieux, barbu et clairement très riche qui en profite pour venir faire sa politique anti-elfes.

Ce n’est pas un tsunami que Miriel, la reine, devrait craindre : c’est le renversement par son peuple. Eärien observe tout ça, avant de se faire draguer par un certain Kemel (le fils du barbu ?). Ils sont interrompus quand elle est forcée de retourner au travail ; mais Kemel ne lâche pas l’affaire pour autant : il la retrouve le soir-même pour continuer de la charmer. Je ne sais pas où ils vont avec cette sous-intrigue, en revanche.

Pendant ce temps, face à la reine, Galadriel fait ce qu’elle peut pour convaincre la reine que son allié a bien raison d’être violent et que l’aide de la reine pourrait tout changer pour eux. Elle a toujours pour volonté de gagner la guerre sur les Terres du Milieu, mais elle n’arrive pas à grand-chose avec Miriel. Celle-ci est tout aussi bornée que Galadriel alors elle refuse de l’aider – et elle pense que son allié doit être jugé.

Non seulement, elle n’accorde pas ce que Galadriel demande, mais en plus, elle finit par la faire emprisonner pour sédition quand l’elfe demande un entretien avec le vrai roi de Numénor, remettant Miriel à sa juste place de régente. Au moins, l’avantage, c’est que Galadriel se retrouve en cellule avec son pote. Elle peut ainsi passer sa journée à faire les cent pas sous son regard. Les deux personnages peuvent donc papoter, et il cherche à comprendre ce qui peut bien faire en sorte qu’elle soit en prison.

Cela permet à Galadriel de… passer pour une débile ? A quel moment elle a besoin de lui pour comprendre que l’histoire du roi est LE problème qui a énervé Miriel ? C’était juste évident. Bref, ils sont interrompus eux aussi par des soldats qui proposent à Galadriel une escorte pour la ramener chez les elfes en bateau. Elle ne l’entend toutefois pas comme ça : elle compte bien parler au roi de Numénor, tout de même. Elle réussit donc à s’évader, sans trop de problème d’ailleurs, au point que c’en est amusant.

En parallèle, nous retrouvons de nouveau Isildur sur son bateau où il continue d’être appelé – provoquant sensiblement le même accident que la semaine dernière. Cette fois, ça le fait virer, et il entraîne dans sa chute deux de ses potes qui n’avaient rien demandé et ne le prennent pas super bien d’être viré de la carrière qu’ils ont voulu faire toute leur vie.

Eärien aussi est surprise de voir son frère être viré, même si elle sait qu’il souhaite aller à l’Ouest depuis un moment.  Leur conversation ne dure pas longtemps avant qu’ils apprennent la fuite de Galadriel. Si les soldats semblent partir vers la mer, il est pourtant évident que ce n’est pas le plan de Galadriel. Miriel le comprend bien, elle l’attend donc dans la chambre de son père, toujours aussi malade.

Il est donc temps pour un petit récit de la part de Miriel, parce que Galadriel connaît désormais le secret de la santé fragile du roi. Elle en profite pour négocier toute la vérité, et Miriel l’emmène dans une pièce cachée du royaume où son père conservait un Palantir, une pierre de vision permettant de mieux comprendre pourquoi Numénor ne fait plus confiance aux elfes.

La vision que la pierre montre ? Le tsunami impressionnant du début d’épisode, mais avec moins de classe et de budget. J’aime bien cette explication pour nous faire comprendre exactement le problème de Miriel : elle a peur que Numénor ne coure à sa perte en suivant les ténèbres, et donc la guerre proposée par Galadriel. Cette dernière est forte par contre, parce qu’elle met aussitôt sur pied un beau discours sur la peur et la foi. Malgré tout, Miriel préfère la peur, parce que la foi, ça va deux minutes quand il est question d’un peuple entier. Eh, j’aime bien Miriel, ça fait une leader de qualité.

Galadriel est forcée de se résoudre à rejoindre son peuple, sans son allié… mais je ne le sens pas pour Numénor quand même. Je pense que Miriel a pris la mauvaise décision, même si c’est la plus sage. Et ça se confirme rapidement : Miriel observe une neige de fleurs d’arbres blancs qui semble bien indiquer la fin prochaine de Numénor. C’est en effet le signe que les Valars, qui ont donné cette île à Numénor, pleurent. Et si les Valars pleurent, ils peuvent bien décider de détruire toute la cité pour se consoler.

Le discours de la reine change d’optique d’un coup : elle fait revenir Galadriel à ses côtés pour annoncer qu’elles partiront ensemble en Terre du Milieu pour défendre les hommes du Sud, pris d’assaut par Sauron. Une bonne chose, ça. Le truc, c’est que ça motive les potes d’Isildur (et ce n’est que maintenant que je capte qu’il s’agit de Kai de NCIS Hawai’i avec des cheveux longs !) à s’engager pour protéger la reine… Isildur se propose à son tour, choquant sa sœur et son père, mais lançant un véritable mouvement. Franchement, je pensais qu’il serait le premier à lever la main ! Cela fait une bonne fin épique cela dit.

Loin de Numénor, nous retrouvons également Arondir dans cet épisode. C’est une intrigue qui m’intéresse bien plus, mais l’arrivée d’Adar n’est pas si exceptionnelle que ça : contrairement aux orques, je trouve qu’Adar est loin de faire peur. Certes, il aurait bien besoin d’un shampoing et d’une manucure, mais autrement, il n’est pas si flippant que ça ?

J’attendais plus de prestance de sa part ; et le voir tuer un orque n’aidait pas à le faire paraître pour un méchant. Je veux dire… Tout le monde s’en fout de la vie des orques, même les orques. Du coup, nous découvrons un aspect trop humain pour ces créatures. Il est ensuite révélé qu’Adar parle le langage elfique ; et il s’intéresse à la vie d’Arondir. Mais attendez, pourquoi il prend la peine de parler à un elfe rebelle ?

Et alors qu’Arondir aurait une belle occasion de tuer Adar, la scène se termine sur Adar le libérant pour qu’il puisse délivrer un message au reste des hommes, planqués dans une tour. Le garde-poste où les humains se réfugient ne donne pas envie, par contre. On y retrouve la copine d’Arondir, Bronwyn (c’est pratique le X-Ray), qui tente de rationner quatre pommes de terre pour cent-cinquante hommes. C’est mal barré, cette affaire. Son fils souhaite l’aider en faisant demi-tour, ce qu’elle refuse… mais Theo est plus borné qu’elle.

Il emmène donc son meilleur pote, Rowan, dans le village voisin pour récupérer toute la bouffe disponible. Au passage, il en profite pour faire un détour par la caverne, alors que la ville fantôme ne donne pas trop envie de s’attarder. Elle est pleine de bœufs égorgés, c’est peu appétissant. Theo aurait mieux fait de s’enfuir tant qu’il le pouvait : s’il souhaite récupérer des sacs de blé dans la taverne, il ne voit pas que des nuages permettent aux orques de sortir des maisons tout autour. Pire, il y en a un dans la taverne.

Rowan se barre en courant, Theo est attaqué par un orque et… il s’en sort, contre toute attente. Il faut dire qu’il a toujours sur lui la poignée, l’objet au symbole de Sauron. Grâce à ça, il perturbe l’orque qui le laisse s’enfuir – mais pas très loin. Theo se planque comme il peut dans un puits, ce qui est bien risqué. La scène était sympa, même si prévisible de bout en bout.

En plus, il est un peu idiot Théo : il attend la nuit pour sortir de son puits, et j’ai trouvé ça bien débile parce que bon, il est recherché par des orques qui comptent bien le trouver pour ne pas décevoir leur chef. La scène de la fuite est une jolie scène en plan séquence, cependant, j’ai beaucoup aimé la suivre, parce qu’elle était haletante. Bon, après, Theo prend vraiment beaucoup de risques. Et plutôt que de s’enfuir les mains vides, il prend le temps de piquer un sac de blé.

Sans trop de surprise, il est alors retrouvé par un orque qui envisage de lui couper le bras, mais il est sauvé de justesse par… Arondir. La scène était bien foutue, car j’ai sincèrement pensé qu’il avait perdu son bras. Par contre, voir Arondir débarquer comme ça, c’est abusé : il n’est même pas un minimum blessé ?

Bon. Il sauve Theo, c’était cool à voir, mais j’ai moins aimé la scène suivante : ils s’enfuient à travers bois, poursuivis par les orques qui les attaquent avec des flèches. En chemin, il tombe sur Bronwyn qui, inquiète pour son fils après avoir réceptionné Rowan et sa viande, a décidé de partir à la recherche de Theo. J’ai franchement cru qu’elle allait se prendre une flèche pendant toute la scène, y compris une fois « à l’abri » en plein milieu d’une clairière à la lumière du jour.

Je l’avais dit que c’était débile de sortir de nuit ; mais j’ai eu peur qu’elle se prenne une flèche quand même. Finalement, Bronwyn et Arondir peuvent se retrouver au soleil, dans l’avant-poste où tout le monde s’est réfugié. Ca m’a donné une petite vibe de The Outpost, avec plus de frics dans les décors…

Arondir peut enfin donner le message d’Adar à Bronwyn : son peuple peut survivre, seulement s’ils abandonnent les terres et acceptent Adar comme nouveau souverain. Ce n’est pas gagné, cette affaire, surtout qu’en parallèle, Theo se fait menacer par un vieil homme avec le signe de Sauron sur le bras. Il lui annonce le retour de Sauron prochainement, notamment annoncé par l’étoile filante. Pas de Nori dans cet épisode, d’ailleurs, c’est abusé, parce que ça veut dire qu’on passera beaucoup de temps avec les hobbits plus tard et… bof ?

Pendant ce temps, Elrond contemple avec joie de voir les nains et les elfes travailler ensemble, et il remercie l’architecte qui avait prédit tout ça. Je n’ai absolument pas confiance en l’architecte, surtout qu’il semble vouloir manipuler Elrond pour le faire se méfier de Durin. Je ne vois pas encore pourquoi il ferait ça, mais le problème, c’est qu’il a raison : Durin semble bien vouloir éviter l’architecte, comme s’il avait son propre plan.

Sa femme ment totalement à Elrond sur la localisation de Durin, mais Elrond est plus malin que ça. Il voit le mensonge à des kilomètres – littéralement. D’abord, il détruit l’alibi que la femme donne en quelques remarques simples, puis il se place à bonne distance pour lire la vérité sur ses lèvres quand elle retrouve Durin. Si j’ai bien aimé cette utilisation du pouvoir de l’elfe, je trouve ça un peu abusé qu’il puisse si bien lire sur les lèvres.

En plus, il se rend sous un lac où il tombe sur une porte secrète, dont l’ouverture se fait au rythme de la comptine des enfants de Durin. C’en est presque trop simple (et comment pourrait-il penser à ça ?). Elrond se met donc à farfouiller sans autorisation dans une mine secrète de Durin, et il est évidemment surpris par le prince. D’abord énervé comme n’importe quel nain qui se respecte (et là, pour le coup, il a presque raison, moi aussi je déteste Elrond en plus), il finit par se laisser convaincre de raconter toute la vérité à Elrond.

Il lui fait toutefois jurer de ne rien dire à personne d’autre, un serment qui met en péril la paix future entre nain et elfe, forcément, avant de lui montrer un nouveau minerai bleu/argenté… On comprend assez vite qu’il s’agit de mithril, qui protègera Frodon dans un futur pas si proche. Bon. Cela ressemble fort à du fan service, je suis à deux doigts d’envisager la fin de saison où Galadriel se retrouve avec le cadeau qu’elle offrira à Frodon.

La scène est toutefois interrompue par un effondrement de la mine au-dessus laquelle Durin et Elrond sont. Ils mettent donc un bon moment à sauver les quatre nains, permettant à la femme de Durin de nous faire un chant de prière pour la vie des nains. Tous survivent, mais les rêves de Durin sont anéantis : son père refuse que l’extraction du Mithril continue. Par chance, son ami Elrond est toujours là pour s’occuper de lui, lui raconter une petite histoire et lui dire de passer du temps avec son père… avant de le ridiculiser devant sa femme en racontant sa vérité sur leur rencontre.

C’est censé être de l’humour entre eux, écoutez, nous n’avons pas exactement les mêmes amitiés. Durin se rend ensuite auprès de son père, suivant le conseil d’Elrond et j’ai bien cru que le roi était mort. Ce n’est pourtant pas le cas, et le roi parle ainsi à son fils de succession, avant de lui conseiller d’écouter la voix en lui.

D’accord, mais… Et Gandalf ? Déjà que la semaine dernière, on n’avait pas eu grand-chose sur les Hobbits, je crains vraiment le prochain épisode, parce que je n’ai pas envie d’avoir à subir ça !

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