Les Anneaux de Pouvoir – S01E05

Épisode 5 – Partings – 16/20
Légèrement mieux que la semaine dernière, c’est sûr, mais encore un peu trop prévisible par moments et pas assez logique à d’autres pour que je sois totalement convaincu par ce qui est proposé. L’épisode, même s’il est long, est toujours un régal pour les yeux, il y a toujours quelques personnages que j’adore – et d’autres que je n’aime pas trop – et c’est intéressant de faire peu à peu les liens avec Le Seigneur des Anneaux. Bref, c’est toujours une réussite !

Spoilers

Numénor se prépare à la guerre, Bronwyn et Arondir aussi – et Nori, pas du tout.

You are Sauron, are you not?

Les journées d’hier et aujourd’hui furent chargées, mais tout de même, c’est le week-end et j’ai bien envie de voir la suite de la série – si on peut encore appeler ça une série quand l’épisode du jour dure 1h12. C’est plutôt le film de la semaine, mais c’est très bien comme ça, car j’ai beaucoup aimé le début de cette saison et que je suis curieux de voir dans quoi on s’embarque. En plus, un petit film pour un samedi soir, c’est très bien.

Bref, une fois le générique passé, nous reprenons comme je m’y attendais en fin d’épisode la semaine dernière sur l’intrigue des hobbits. C’était inévitable, après un épisode sans voir Nori et son étranger. Il n’est plus si étranger que ça : il parle désormais sacrément bien la langue et peut ainsi apprendre à connaître d’avantage les Pieds-Vélus… Le tout face à une vue magnifique.

Quand il découvre tout ce que Nori lui dit des dangers auxquels les hobbits sont confrontés, il se sent lui-même un danger pour sa nouvelle amie, mais elle le contredit immédiatement, lui assurant qu’il est un homme bon puisqu’il est capable de les aider. Une fois rassuré, l’étranger peut recommencer à aider les Hobbits à migrer.

La migration est une jolie scène, menée au son d’une petite chanson toute magnifique (mais pas bien crédible qu’elle puisse chanter comme ça en portant une charrette) et permettant surtout de nous montrer toujours plus de vues incroyables de la Nouvelle-Zélande. Ce début d’épisode ne dure pas bien longtemps, mais nos héros traversent toute la Terre du Milieu.

On dirait bien qu’ils sont seuls parfois durant cette migration, mais pourtant une autre scène nous révèle qu’ils sont toujours avec le reste des Pieds-Vélus. Un problème se pose toutefois bien vite durant la migration : Nori et sa meilleure amie trouvent des traces de loup. Ceux-ci ne tardent pas à se montrer – avec un look de sanglier un peu dans leur manière de charger… et ça permet comme je m’y attendais de révéler l’utilité d’avoir un magicien pour migrer.

Si une bonne partie des Hobbits souhaitent se débarrasser de l’étranger, il leur est bien utile face aux loups qui attaquent. Il utilise un peu de magie pour les faire s’enfuir, sauvant du même coup la vie de Nori, et de Malva, celle qui réclamait justement qu’on abandonne la famille de Nori derrière. Voilà donc Nori toute heureuse de voir tout son peuple se mettre à parler de l’étranger avec éloge. C’est sûr que c’est bon signe pour qu’il reste plus longtemps.

Malheureusement, sa magie semble le blesser, alors il plonge son bras dans de l’eau qu’il glace avec un petit sortilège. Nori veut l’en empêcher, et elle apprend à ses dépends que la magie est parfois imprévisible. À deux doigts de se transformer en Reine des Neiges, Nori se met à avoir peur de l’étranger. On ne va plus s’en sortir ! Et on ne la verra pas plus cette semaine – ma foi, tant mieux comme je ne l’aime pas plus que ça, mais c’est abusé de la voir si peu.

En parallèle de tout ça, d’étranges êtres que j’ai d’abord pensé être des elfes parce que tous de blanc vêtus se rapprochent du cratère par lequel l’étranger est arrivé en Terre du Milieu.

Autrement, nous retrouvons Arondir et Bronwyn dans une scène similaire au cliffhanger de l’épisode précédent : Bronwyn motive comme elle peut les troupes des hommes de son village à se battre contre les Orques. Contrairement à Numénor, par contre, il y a un dissident : un vieil homme propose plutôt de reprendre le chemin et de se rendre aux Orques pour survivre… Et il a du succès. Je doute vraiment qu’ils puissent survivre, moi.

Quand on les voit se rendre à Sauron directement, c’était à peu près sûr d’ailleurs. Je veux dire juste avant, Sauron (si c’est bien lui ?) demandait à ses troupes de se préparer à faire la guerre, mais pas avant de nous avoir révélé que lui ne brûlait pas face au soleil. Finalement, Sauron est prêt à accepter le vieillard, Waldreg, dans ses rangs… mais il exige un pacte de sang pour ça. Un pacte de sang ? Waldreg doit tuer le jeune pote de Theo.

C’est bête, ça, surtout qu’on avait l’occasion de savoir s’il s’agissait bien de Sauron, mais finalement, la question reste sans réponse.

Theo, lui, se fait entraîner au tir à l’arc par Arondir, ce qui leur permet de nouer une amitié plus solide qu’auparavant. Après, Arondir lui a sauvé la vie peu de temps auparavant, ça doit aider. Theo lui révèle finalement qu’il a une clé qui intéresse Sauron.

L’intrigue peut ainsi avancer – Arondir sait désormais ce que Sauron veut, et il sait aussi que Sauron sait que Theo a la clé. Ils n’ont plus beaucoup de temps pour se préparer à faire face aux Orques. Cela déprime tellement Bronwyn qu’elle décide de se rendre à son tour aux Orques : c’est un peu gros. Il y a moins d’un épisode, elle était prête à tout pour éviter de répéter l’histoire de son peuple. Désormais, elle est prête à trahir des décennies de rédemption de son peuple juste pour éviter d’être confrontée aux Orques.

C’est de toute manière trop tard : Arondir souhaite l’empêcher de se rendre et papote avec elle devant tout le village qui ne dit rien jusqu’à ce qu’ils entendent l’armée des Orques sonner la charge. Oups.

À Numénor, il y a tellement de volontaires pour partir à l’Ouest que Isildur se retrouve mis de côté – il ne fait plus partie de la Garde de la Mer, ou de n’importe quelle autre Garde d’ailleurs. Par conséquent, il se retrouve dans la réserve et tente de supplier son père de le mettre en haut de liste pour partir à la guerre. Bizarrement, il a une position qui est l’exacte opposée de sa sœur : Eärien demande à son nouveau copain de convaincre le consul Pharazôn de parler à la reine pour arrêter la guerre.

Elle n’est pas la seule à le vouloir : tout le palais semble considérer que la reine est cinglée de partir en guerre sur les demandes d’une elfe. Il me semblait que le présage divin de l’épisode précédent suffirait pourtant à lui donner toute sa légitimité. Ce n’est pas le cas, mais elle ignore le problème : la reine préfère préparer la guerre avec Galadriel et Halbrand.

Ce dernier n’est pourtant pas ravi de ce qu’il passe et s’oppose un peu à la volonté de la reine – mais c’est mal connaître Galadriel. Il refuse de lui venir en aide, alors qu’elle fait tout pour elle, et je ne vois pas trop pourquoi il fait son chieur comme ça. Il voulait aller sauver son peuple, elle trouve une solution et non, il se met à penser que c’est une mauvaise idée de partir comme ça et refuse de mêler son peuple à la guerre contre les Orques.

Galadriel n’est pas du genre à se laisser impressionner pour autant, et sa scène suivante nous le rappelle bien. Nous la voyons en effet entraîner des soldats de Numénor – c’est une elfe guerrière, c’est bien normal. En échange, l’homme qui parviendra à la toucher sera promu lieutenant. Galadriel s’amuse bien de ce qu’il se passe pendant l’entraînement. Elle se bat avec grâce et beauté, se prenant pour Néo de Matrix par moment, et ridiculise quelque peu l’armée de Numénor. C’est peu rassurant de les voir submerger par Galadriel seule. Finalement Valandil, aka Kai de NCIS Hawai’i, est promu lieutenant alors que Galadriel découvre qu’Halbrand lui cache des choses – et des talents en maniement de l’épée.

Bien sûr, si Galadriel prépare la guerre, il va de soi que le copain d’Eärien essaie de convaincre le consul de ne pas partir en guerre, en profitant pour dire qu’il est honteux de suivre les conseils d’une elfe. Pharazôn dévoile que son intérêt dans la guerre est tout autre : c’est un intérêt marchand. C’est une idée intéressante, ma foi. De son côté, la reine est mise en garde par son père qui lui demande de se méfier des ténèbres qui l’attendent sur la Terre du Milieu.

Tout Numénor se met à alors faire la fête pour profiter des derniers instants avant la guerre. Tout Numénor ? Pas Isildur. Il souhaite parler à nouveau à Valandil pour se réconcilier avec lui – ayant bien sûr en tête de se faire embaucher par ce lieutenant. Le problème ? Même si Valandil est prêt à se réconcilier ; même s’il déclare à Isildur devant Ontamo qu’il est toujours son meilleur ami, Valandil n’est pas prêt à recommander Isildur pour autant. Il veut garder sa crédibilité de lieutenant. Sympa.

Isildur n’a donc plus d’autres choix que d’essayer de voyager clandestinement sur l’un des bateaux de la flotte. Cela lui permet de surprendre le copain de sa sœur en train d’essayer de détruire le bateau. Malheureusement, il y arrive et l’explosion qui s’ensuit est impressionnante. Isildur prend le temps de sauver le terroriste, que j’imaginais capable de le dénoncer. Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe, c’est déjà ça.

Heureusement, il reste d’autres navires. Galadriel essaie donc de convaincre la reine de ne pas se laisser impressionner par un acte clairement terroriste, mais elle est désormais mise à mal par Pharazôn qui a changé d’avis. Elle a donc vraiment besoin de convaincre Halbrand de l’aider : il reste trois bateaux et ils ne quitteront Numénor que si Halbrand affirme à la reine le soutien de ses hommes sur la Terre du Milieu.

En tentant de le convaincre, Galadriel a le droit de découvrir sa petite backstory, sans vraie précision. L’avantage, c’est que ça permet aussi à Galadriel de montrer sa principale faiblesse : elle veut venger son frère, et elle est prête à tout pour ça, incapable de s’arrêter dans sa lutte. J’aime vraiment bien son personnage et son accent, avec ses phrases alambiquées d’elfe.

Elle a les mots justes pour convaincre Halbrand de partir en guerre, nous laissant sur un cliffhanger finalement assez similaire à celui de la semaine dernière : tout Numénor est prêt à partir sur la Terre du Milieu. La différence, c’est que cette fois, ils s’en vont vraiment – y compris Isildur, vu comme un héros depuis qu’il a sauvé une vie. Bon, c’est un héros qui se retrouve à devoir nettoyer les écuries, parce qu’il ne faut pas trop abuser, il est là juste grâce à son père.

Qu’importe : ce qui compte, c’est d’être là, sur le même bateau que Galadriel qui se fait un petit bain de soleil.

Sinon, Elrond est toujours dans cet épisode, mais j’avoue que je n’ai pas trop capté sa première scène où il était plus question d’une table que de l’intrigue en cours – juste histoire de nous dire qu’Elrond est fidèle à son amitié avec les nains. Le vrai intérêt de la scène est de le faire parler à un autre elfe qui nous explique l’origine et la naissance du Mithril : c’est un subtil mélange du pouvoir d’un elfe, des ténèbres et d’un éclair.

Elrond garde le secret de Durin comme il peut face à cet elfe qui comprend bien ce qu’il en est, mais qui souhaite une confirmation quand même de la part d’Elrond. Je ne vois pas bien l’intérêt de leur conversation, franchement : le mec insiste pour avoir la confirmation et Elrond passe son temps à dire qu’il a promis de ne rien dire… Mais s’il dit qu’il a promis de ne rien dire, il dit implicitement ce qu’il en est non ?

Genre, la question est vraiment : « ont-ils trouvé le Mithril, oui ou non ? » et la réponse « J’ai promis de ne rien dire ». Mais si la réponse est non, il n’y a rien à promettre ? Donc c’est forcément oui. Ce n’est que moi ? C’est débile. Elrond passe le reste de l’épisode à se renseigner sur le Mithril pour comprendre ce dont il s’agit exactement. L’architecte lui assure alors que le Mithril est leur seul remède pour éviter l’extinction qui a commencé si l’on en croit la mort de leur arbre, mettant à mal Elrond dans sa promesse, dont il reparle à nouveau. Allez, on va dire que le secret qu’il garde est le lieu où est gardé le Mithril… mais vraiment, je n’aime pas ce personnage. Oui, je vais le dire à chaque épisode, désolé.

On enchaîne donc sur une scène où Elrond essaie de demander à Durin un moyen de briser sa promesse. Il révèle toute la vérité à Durin, tout simplement, promettant une mort assez atroce à tous les elfes de la Terre du Milieu s’ils n’étaient pas protégés à temps par le Mithril. Cela confie un sacré pouvoir et une sacrée responsabilité à Durin : il a le sort de tous les elfes entre ses mains. Bon, ça, c’est ce qu’il dit. La vérité, c’est que le père de Durin est encore en vie, et que c’est lui qui prend les décisions.

Peu importe la décision, cependant : ils sont observés par un autre elfe qui n’hésitera pas à trahir Durin, lui.

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