Historias de Upa Next – S01E05

Épisode 5 – Lala y Tara – 12/20
Zéro nostalgie sur cet épisode qui tente de surfer sur la tendance et sur 2022, avec ce qui semble être une pâle copie des effets visuels d’Euphoria et la première chanson de ce revival. S’il était temps d’avoir un peu d’artistique dans cette mini-série, les nouveaux personnages sont trop clichés pour vraiment m’attacher. Pour l’instant, en tout cas.

Spoilers

Lala et Tara se rencontrent pour la première fois, un peu par accident.

 

No peligroso

« Mais qu’est-ce que je suis en train de regarder ? » est probablement la première chose que je me suis dit devant cet épisode qui commence par une nana en plein cosplay en live sur un réseau social à la Instagram. Je n’ai absolument rien contre le cosplay, bien au contraire, et pas grand-chose contre les influenceuses, mais elle m’a paru super clichée. Le coup des lentilles, c’était pour me tuer, qui fait ça ? Bon, elle a un super look en vrai, mais encore une fois, sur un épisode de cinq minutes, c’est bizarre que ce soit ça l’introduction.

Niveau construction, c’était étrange en plus : on la voit se préparer et sortir de chez elle, et hop, on enchaîne sur un plan d’une main de quelqu’un en train de taguer dans la rue. Ce n’est toutefois pas la main de la même personne. Celle en cosplay, c’est Tara. Celle qui tague, c’est Lala. Deux clichées bien stéréotypées comme il faut, et rien dans l’épisode ne va changer ça. Lala est donc une jeune fille qu’on nous dira probablement mal dans sa peau, avec un look qui ne ressemble à rien mais qui est visuellement très coloré. J’abuse, ça ressemble à un look urban street tout ce que vous voulez de plus classique, en vrai.

Bien sûr, elle tague pour exprimer son art jusqu’à ce que la police passe dans le coin et mette la sirène. C’est bien connu, les flics te prennent en flag en mettant la sirène alors qu’ils sont super loin de toi et que tu ne les as pas vus. Pourquoi essayer de t’avoir par surprise et en flag quand on peut te laisser le temps de t’enfuir ?

Voilà donc Lala qui fait tout ce qu’elle peut pour se cacher de la police et finit par entrer dans une boutique où elle tombe sur Tara. C’est comme cela qu’elles se rencontrent, et ces deux looks décalés doivent vite s’apprivoiser. On sent bien une certaine tension amoureuse dès le départ, et ça ne fait que s’installer durant tout l’épisode.

Elles apprennent à se connaître par la force des choses : Lala a besoin de passer un peu de temps dans la boutique pour ne pas être arrêtée (mais pas à un instant elle ne pense à au moins retirer son pull visible à trois kilomètres), Tara est à son travail ; par défaut, elles se parlent. Il y a un peu d’humour tout de même quand Tara semble balancer Lala à la police qui vient effectuer sa recherche jusque dans la boutique. Evidemment, Tara couvre finalement Lala, je n’en ai jamais douté, mais l’humour était sympathique.

Tout aussi rapidement, parce qu’il ne reste jamais que trois minutes d’épisode, les filles apprennent à se connaître mieux, avec Tara qui confie à Lala qu’elle travaille dans cette boutique pour pouvoir se payer l’inscription dans l’école de Carmen Arranz, une école de danse et chant qui l’intéresse beaucoup. Je ne vois pas bien pourquoi elle lui raconte ça, genre, ce serait pas ma première conversation avec une inconnue recherchée par la police.

On note au passage que le sac de peinture de Lala a disparu sans crier gare pendant l’épisode ? Bref. Lala demande à Tara de lui chanter une chanson pour voir si elle vaut vraiment quelque chose… et là, on comprend tout le jeu de séduction entre les deux. C’était déjà visible avant, mais là, la série se tape un délire à la Euphoria, avec une Lala complètement fascinée par la voix de Tara au point que le monde change de couleur.

Le problème, c’est que la chanson est sympathique, mais pas au point de fasciner à ce point. Complètement hypnotisée, Lala se retrouve un peu ridicule quand Tara claque des doigts devant elle. Elle sort donc de la boutique nerveusement, clairement énervée de s’être laissée aller comme ça… mais tout de même suffisamment intéressée par Tara et par son monde pour chercher des informations sur l’école de Carmen Arranz. Oui, oui, la nana qui tague dans les rues parce qu’elle n’a rien à faire décide de rejoindre une école d’art parce qu’elle a un crush, en gros.

Vraiment, c’était cliché et pas bien qualitatif cette semaine. Je crains un peu la série si elle se concentre trop sur des personnages comme cela. Nous verrons le prochain (et dernier ?) épisode à présent.

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