Station 19 – S06E05


Épisode 5 – Pick Up the Pieces – 15/20
L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.

Spoilers

Les tensions persistent dans les couples, alors que Jack essaie de se reprendre en main en passant par la clinique.


I’m going to die on my own terms.

Allez, pour une fois, je peux regarder un épisode dès le vendredi après-midi, alors autant en profiter pour faire comme si ce blog réussissait à tenir le rythme des diffusions. On commence par une étonnante scène où Andy se prépare pour un rencard dont on n’a pas beaucoup entendu parler avant – mais pendant qu’elle se prépare, elle préfère parler d’Eli avec sa mère, alors tout est dit. La conversation en visio était plutôt marrante, en vrai.

J’aime bien ce genre de début d’épisode qui nous montre que, si, les personnages aussi utilisent les mêmes technologies que nous. Bon, après, je reconnais que c’est chiant de devoir se taper les SMS entre Ross et Sullivan, mais eh, c’est une représentation efficace d’une relation dans tout ce qu’elle a de plus inintéressant pour nous.

Andy a toutefois l’œil pour remarquer que Sullivan n’est pas si heureux dans sa relation du moment. Elle essaie de lui en parler, parce que c’est tout à fait ce qu’on fait avec son ex-mari moins d’un an après le divorce ?, et finit par évoquer le kiné avec qui elle a eu le rencard la veille. Elle a tout le temps de le faire quand ils se rendent à une intervention Crisis One pour tenter d’empêcher un certain Raphaël de se suicider.

Il a de bonnes raisons de le faire, parce qu’il leur déclare qu’il est malade et qu’il va devoir mourir à petit feu dans une grande douleur. Allons bon. Autant dire que cette situation de crise occupe Andy et Sullivan pour une bonne partie de l’épisode, parce que ce n’est pas évident de sauver une vie qui ne veut pas l’être.

Carina en sait quelque chose avec sa femme qui ne veut pas être soignée, d’ailleurs. Contre toute attente, Carina parvient à rétablir à peu près le dialogue avec Maya dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais, nous sommes bien d’accord, mais il était temps que Maya se mette à l’écouter un peu, parce que Carina se défonce pour garder sa relation avec elle intacte quand tout ce que fait Maya, c’est se défoncer la cheville.

Et quand je dis que Carina se défonce, elle ne fait pas les choses à moitié : elle prépare la cuisine, balance des pétales de rose, allume des bougies… Cela fait beaucoup d’un coup. On ne me fera pas croire que Carina a pu organiser tout ça, faire la cuisine et mettre toutes les bougies sans que Maya ne s’y attende. C’est super mignon comme scène, c’est génial de les voir se réconcilier (mais bordel, pourquoi autant de bougies au sol quand on est pompier ET pourquoi ne pas manger d’abord ?).

L’avantage, c’est que maintenant qu’elles sont réconciliées, Maya peut retrouver le sourire. Ceci étant dit, c’est trop rapide de faire la paix et l’amour sans régler le problème qui existe en profondeur entre elles. Maya reprend malgré tout le boulot, comme si de rien n’était.

Elle est appelée sur une intervention dans une suite avec une alarme insupportable et des produits toxiques qui ont fuité, activant une évacuation de l’oxygène dans une salle où du personnel est enfermé. C’est problématique.

En parallèle de tout ça, Travis continue de galérer dans la course à la mairie. Il faut dire qu’il est loin d’être prêt à faire face à tout ce qui l’attend, parce que Vic n’est pas une super directrice de la com. En début d’épisode, elle a besoin de Theo pour lui rappeler un rendez-vous important pour la campagne, et je crois que ça résume tout. Eli reviendra, c’est évident, parce que Travis a vraiment besoin de virer Vic.

Il faut encore que celle-ci se rende compte du problème, par contre. Ce n’est pas son job et elle n’y arrive pas ; ce qui surprend Theo aussi. J’ai aimé la scène où il lui disait que si elle était mauvaise à ça, c’était peut-être un signe pour qu’elle change de stratégie. Elle ne le fait toutefois pas, et c’est bien dommage : il y a vraiment besoin, parce qu’elle n’est même pas prête pour les coups bas de base – genre, Dixon qui balance à la presse que Travis a été arrêté après s’être battu, alcoolisé, contre un autre pompier.

Evidemment que Dixon balance. Et comme Ross débarque à la caserne en même, Travis imagine aussitôt que sa cheffe est là pour le surveiller. Elle affirme pourtant que ce n’est qu’une coïncidence et qu’elle est là parce qu’elle a décidé de faire une rotation dans toutes les casernes de Seattle, pour surveiller ce qu’il se passe. Et ça tombe bien : quand Beckett n’arrive pas à faire en sorte que ses pompiers ouvrent les portes scellées pour éviter les fuites chimiques, elle écoute la conversation que le pompier a avec le manager des lieux. Je dis conversation, mais en vrai, Beckett se contente de hurler sur tout le monde dans cette intervention et ça fait que je comprends pourquoi, en fin d’épisode, Theo se plaint de nouveau de lui à Ross. Il fait mal son travail, il est un facteur de risque et Theo ne veut pas revivre ce qu’il a vécu avec Michael. Vraiment, j’aime bien Théo.

En attendant, le manager confie à Beckett qu’il est dépité parce que son ingénieur n’est pas sur les lieux, alors qu’il devrait y être. Son ingénieur ? C’est Raphaël, l’homme qui souhaite se suicider. Et ça tombe bien, Ross fait la connexion entre les deux cas et s’arrange pour prévenir Andy à temps. Il y a quand même pas mal d’action avant, Raphaël tombant par accident de l’immeuble – mais eh, il est sauvé par Sullivan qui n’hésite pas à sauter aussi, comme il a son harnais. C’est beau, tout ça.

Raphaël arrive à temps pour sauver tout le monde à l’usine, et tout est bien qui finit bien. Ou presque. Raphaël ne veut plus mourir, mai sil voit aussi que l’un des employés de l’usine convulse sur un brancard. Difficile de ne pas se sentir coupable… mais eh, une autre employée se sent coupable aussi, alors ils partagent un câlin et une haine de la hiérarchie, c’est mignon comme tout.

Dans tout ça, j’en oublie presque Ben qui retrouve Jack devant la caserne, endormi dans sa voiture. Il décide de l’emmener à la clinique en hommage à Dean où Jack est prise en charge par les anciennes patientes de Carina. Autant d’habitude, elles me saoulaient un peu, autant cette fois-ci, j’ai trouvé qu’elles étaient hilarantes en volontaires un peu maladroites.

Elles s’occupent aussi de celle que je soupçonne être la petite sœur de Jack. Elle voue une fascination pour lui à partir du moment où elle entre avec de faux symptômes – une douleur quand elle pisse, c’est pratique, il n’y a pas beaucoup de tests à faire pour prouver qu’elle ment – et fait une fixette à le regarder non-stop.

Il ne semble même pas s’en rendre compte, en plus : il est trop occupé à se faire sermonner par Ben, alors que la jeune femme qui le fixe est là aussi, à tout écouter. Carina la trouve bizarre, mais bon, elle fait ses examens et lui annonce qu’elle n’a ni MST, ni bébé dans son ventre. En retour, la jeune femme lui fait remarquer qu’elle a perdu son temps et s’en excuse, tout en lui expliquant à demi-mot qu’elle était là pour une autre raison.

Elle laisse donc une enveloppe pour Jack, dont Carina se débarrasse aussi vite que possible. Elle la donne à Ben, ne faisant clairement pas le lien avec la famille de Jack alors que… bon, c’est un peu évident que c’est ça, non ? C’est finalement Andy qui se retrouve avec l’enveloppe et la donne à Jack, en estimant mal ce dont il s’agit. Avant même que Jack n’ouvre l’enveloppe, il lui avoue déjà qu’il compte parler à Ross pour récupérer son poste. Yay. L’enveloppe ? La jeune femme s’appelle Brooke, elle est bien sa sœur et elle lui laisse une photo de lui bébé, ainsi que de quoi la contacter s’il le souhaite. Parce qu’elle le souhaite, elle.

Il reste encore quelques intrigues à conclure, tout de même, notamment du côté de Travis et Vic. De manière assez logique, Eli débarque à la caserne pour donner ses conseils à Travis et Vic en profite aussitôt pour lui laisser son job, expliquant qu’elle préfère de toute manière recruter de nouvelles femmes pour devenir pompier à Seattle. Eli peut donc s’installer définitivement dans son poste, et il fait d’une pierre deux coups : il peut recommencer à draguer Andy grâce à ça.

Ah lala. Cela fait au moins un couple qui est heureux en commençant à batifoler pour cette fin d’épisode, parce que c’est moins joyeux que ça pour les autres. En effet, Sullivan et Ross continuent de se tourner autour sans assumer leur relation ou les sentiments qu’ils ont tandis que Maya et Carina se disputent à nouveau, parce que Carina voit les choses comme moi : Maya a besoin d’aide et dire que tout va bien ne suffit pas à faire en sorte que tout va bien.

Grâce à cette dispute, on termine en plus sur un cliffhanger énervant : Carina fait finalement un test de grossesse sans Maya, parce que sa femme préfère s’entraîner et la ghoster de nouveau. C’est énervant, vraiment.

 

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