9-1-1 Lone Star – S03E14

Épisode 14 – Impulse Control – 15/20
Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.

Spoilers

Les excès de colère peuvent ruiner des vies, et ce n’est pas les personnages de cette série qui vous diront le contraire.

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She really doesn’t.

Le mystère des drive de fastfood s’épaissit pour moi quand je regarde ce début d’épisode avec un client de fastfood qui s’énerve contre le serveur qui a mal pris sa commande, est sûr d’avoir raison et finit par vouloir lui sauter dessus quand il insulte sa femme, de manière totalement désinvolte. En vrai, ce vendeur m’a énervé aussi, mais de là à lui sauter dessus comme ça à travers la fenêtre ? Je crois que cet homme mérite un peu ce qui lui arrive. Bloquer le drive, ça aurait été déjà suffisamment drôle comme ça.

Là, le pauvre, ça se retourne contre lui : le client reste bloqué dans la fenêtre du drive et se retrouve à devoir attendre l’arrivée des pompiers pour en être décoincé. Et tant pis si en plus du lubrifiant, il faut de la graisse de fastfood pour s’en sortir. Franchement, j’ai hésité pendant toute la scène : est-ce que ça me faisait rire ? Est-ce que ça m’angoissait ?

C’est franchement déprimant de voir tous les gens qui filment avec les portables. Clairement, ça ferait un carton sur les réseaux sociaux, et en plus, on nous informe que ce père de famille colérique est un habitué de ce genre de problèmes. C’en est presque surprenant que son fils ne le rentabilise pas. Nos héros s’énervent un peu des réactions du public, mais grosso modo, ils ignorent tous les problèmes qui s’ensuivent et enchaînent les phrases comiques.

Clairement, le tout est écrit pour nous faire rire aussi – jusqu’à la phrase assassine du vendeur à la fin – et c’est drôle, je vois que c’est drôle… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me rendre compte que c’était super triste : les gens filment vraiment désormais, et personne n’a envie d’être filmé comme ça, dans des situations d’urgence.

Le point d’intérêt pour les scénaristes est toutefois d’avoir l’occasion de faire parler Owen du psy qu’il allait voir pour gérer sa colère. Ses collègues l’entendent et sont ravis qu’il en dise tant de bien, parce qu’il a clairement besoin d’y retourner, ayant frappé trois hommes de plus depuis sa dernière session imposée par sa hiérarchie. Les pompiers envoient donc Marjan au front pour en faire prendre conscience à Owen, même s’il est totalement dans le déni et trouve encore le moyen de justifier ses actions.

La vérité, c’est qu’il s’énerve trop facilement et souvent pour rien. Et c’est bien que Marjan lui fasse enfin remarquer, allant jusqu’à parler de sa vie commune avec Catherine qui a bien dérapé depuis leur engueulade. On voit bien qu’Owen commence à y réfléchir, et l’idée fait son chemin, surtout quand la deuxième intervention voit les pompiers intervenir pour… s’occuper du même père de famille.

Ne maîtrisant toujours pas sa colère, il décide cette fois-ci de s’en prendre à l’adversaire de catch de son fils. Autant dire que ce n’est pas sa plus brillante idée, surtout quand il se retrouve coincé dans les gradins, les fesses à l’air une nouvelle fois. Les pompiers eux-mêmes ne résistent pas à l’idée d’en faire des blagues, même si Marjan essaie aussi de rassurer le pauvre père de famille sur la durée de vie des memes.

Ce qui devait arriver arriva toutefois : son pantalon craque devant tous les portables de tout le monde, et j’ai juste tellement de la peine pour lui – même s’il a l’air horrible à ne pas maîtriser sa rage. La série s’apitoie un peu sur son sort, à raison, je trouve, et ça me fait de la peine. C’est intéressant de réussir à nous attacher à ce personnage, en plus, même si c’est un peu brouillon de le faire grâce à un parallèle avec Owen.

Sa relation avec Catherine ? Pas si calme et épanouie qu’il l’espérait : Catherine a décidé de rompre suite à une dispute clairement provoquée pour des broutilles – ce quiproquo de l’épisode précédent devrait plutôt être une situation risible… Mais je la comprends tout de même : Owen s’est emporté trop rapidement, sans la laisser parler, ça doit être plus que blessant. Catherine accepte toutefois de revoir Owen au moins une fois, pour envisager de reprendre sa relation avec lui. Elle y met toutefois une condition : elle voudrait qu’il entame une thérapie pour mieux gérer ses excès de colère. Celui qu’il a eu contre elle n’était pas si énorme pourtant ; mais c’était suffisant pour lui faire peur pour la suite, apparemment.

Bien sûr, cela provoque un autre excès de colère chez Owen, et donc une rupture bien plus définitive cette fois. Catherine lui laisse l’opportunité de la rappeler toutefois, seulement s’il accepte vraiment son besoin d’une thérapie – pour sa colère autant que son entêtement.

Ce n’est toutefois pas encore la goutte d’eau dont il a besoin pour se bouger vraiment. Non, la vraie goutte d’eau ne vient que lors de la troisième intervention, qui nous présente à nouveau Al, le père de famille ayant la fâcheuse tendance à se coincer dans le derrière. Alors qu’il se rend chez le psy, en compagnie de toute sa famille, il se trouve pris à parti par un chauffard qui essaie de lui rentrer dedans sans trop de raison, le pousse à l’excès de vitesse, le double avec une bière à la main, puis le nargue avec un flingue.

Il finit par provoquer un accident – et pas un petit accident, le genre bon gros carambolage… Et pourtant, c’est lui, ce mec bourré avec un flingue, que les secours décident de soigner et sauver en premier. Al ne le supporte pas, considérant que sa famille, avec des blessures légères, méritait bien plus l’attention des secours. Clairement, ce genre de situation est énervante pour de vrai, bien plus que les autres raisons pour lesquelles on l’a vu s’énerver.

Et même s’il était en chemin pour sa thérapie, même s’il voulait voir le monde d’un œil nouveau et avec positivité… apprendre de la part de Mateo que l’homme allait survivre le fait vriller vraiment. Il utilise donc le flingue de cet homme pour le tuer, devant tous les pompiers. Owen comprend bien sûr ce qu’il en est une demi-seconde avant que ça n’arrive, et dix bonnes secondes après nous, mais c’est trop tard : Al tue l’homme, sans trop hésiter, et devant sa famille dépitée.

C’est finalement cette situation qui pousse Owen à aller consulter en fin d’épisode, et c’est une très bonne chose. L’autre très bonne chose, bien plus surprenante, vient du côté de Nancy et Mateo.  Nancy voit son patient mourir sans rien pouvoir faire lorsqu’il se fait tirer dessus trois fois par Al ; Mateo ne peut que culpabiliser de ne pas avoir compris juste avant ce qu’allait faire Al… et les voilà tous les deux à être ravagés par des remords et une culpabilité alors qu’ils étaient irréprochables.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ces personnages se rapprochent et aillent prendre un café ensemble. Franchement, je ne m’y attendais pas, mais c’est un couple qui pourrait vraiment fonctionner. Et puis, j’aime beaucoup Nancy, la voir heureuse, ça me ferait plaisir : c’est typiquement le genre de personnage qui a su gagner mon affection avec le temps.

L’épisode propose de s’immiscer à nouveau dans la vie perso de Tommy, histoire de continuer l’intrigue de l’épisode précédent où elle apprenait à vivre sans Charles. C’est l’anniversaire de ses jumelles, organisée par Tommy avec brio – et avec l’aide de Grace et Judd. C’était fun comme tout à voir, et ça fait du bien après l’horreur de son intrigue perso à la mort de Charles.

C’est d’ailleurs le premier anniversaire des filles sans leur père, et ça s’avère plutôt violent quand les scénaristes en profitent pour remuer le couteau dans la plaie une nouvelle fois. La vie de Tommy n’est pas simple du tout, clairement. En effet, elle voit débarquer son beau-frère chez elle sans qu’il ne s’annonce à l’avance. Julius est le petit frère de Charles dont nous n’avons jamais entendu parler avant, mais il y a une raison à cela : Tommy le déteste. Charles arrivait encore à le supporter… Mais l’aurait-il supporté en apprenant qu’il ne viendrait pas à son enterrement ?

Pas sûr. Tommy est sûre d’elle en tout cas : elle ne veut pas de lui dans sa vie et dans celle de ses filles. Elle le vire de chez elle, plutôt poliment à vrai dire, étant donnée la situation. Le lendemain, elle est en plus forcée de se justifier auprès de Judd, ce que j’ai trouvé abusé. Je pense bien qu’elle a ses raisons et probablement ses torts, mais voir un de ses amis lui tomber dessus comme ça, j’ai eu de la peine pour elle.

Dans le fond, Judd a raison et est bien placé en tant que meilleur ami pour lui faire remarquer… mais je me serais plutôt attendu à cette approche de la part de Grace. Je crois que c’est ce qui m’a déstabilisé. En même temps, c’est toujours un plaisir d’avoir une vraie amitié homme/femme dans une série, pour une fois. Et puis, ça fait avancer Tommy, l’air de rien, même si elle paraît ne pas changer d’avis.

Elle finit par le faire, évidemment, quand les filles la supplient également, à travers une lettre qu’elles souhaitent envoyer à leur oncle, en sachant très bien que Tommy la lira. C’était mignon de la part des petites, et ça fait que Tommy est forcée de se confronter à Julius, parce que ses filles ont raison : Julius fait l’effort de se pointer désormais, et elle ne le laisse pas faire en continuant de lui en vouloir de ses absences précédentes.

La scène avec Julius est aussi prévisible que bien écrite, ce qui est paradoxal : concrètement, Tommy invite Julius pour lui reprocher son absence à l’enterrement de son grand-frère et évacuer sa colère. Julius lui explique alors qu’il était là, devant l’Eglise, et qu’il n’a pas osé, pas pu, entrer dans l’Eglise. C’est triste comme tout, les deux personnages rouvrent la blessure du deuil qu’ils ont en commun, s’excusent, se pardonnent et… s’embrassent ?

Trop de whisky, trop de deuil, trop de dérapage. La scène nous dégomme le personne de Tommy en quelques minutes, parce qu’évidemment, elle est toute perturbée par ce baiser. Cela doit faire plus ou moins un an que son mari est mort, elle se retrouve à embrasser le frère de celui-ci, c’est perturbant, tout de même.

Malgré tout, elle demande à Julius de garder les jumelles toute une journée quand elle part travailler, et elle ne le regrette pas. Il est génial avec les petites, raconte des histoires sur Charles qu’elle ne connaît pas et tout se passe tellement bien qu’elle décide de faire comme si ce baiser n’avait jamais existé, avant de proposer à Julius de rester vivre avec elle et les filles le temps qu’il sera à Austin avec son groupe – parce que bien sûr, il est dans un groupe de musique l’oncle cool.

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