One Piece – S01E01 – Romance Dawn – 18/20

Franchement, c’est une adaptation très réussie pour du live-action d’un manga aussi populaires. Je ne doute pas qu’il y aura des puristes pour tout critiquer, et j’en fais un peu partie à ne pas accrocher à tous les acteurs ou au choix de changer certains procédés dans la narration, mais c’est un premier épisode fluide et qui donne bien à voir ce que proposera la série par la suite. C’est efficace, c’est fun, c’est divertissant et c’est effréné, parce qu’il se passe bien trop de choses dès ce premier épisode. Petite réussite pour Netflix, ça faisait longtemps !

Spoilers

Luffy souhaite devenir le roi des pirates. Pas simple.


Why would anyone want to become a pirate ?

J’ai déjà l’impression d’être agressé par le titre tout en majuscule de l’épisode et la miniature de Nami pour me faire cliquer sur l’image de la série sur Netflix, ça part mal cette affaire !

Gold Roger | Alvida | Kobby | Nami & Zorro | Shells Town | Cliffhangers

Gold Roger

Bizarrement, je ne m’attendais pas à un début avec une voix off et une carte, mais je trouve que ça fonctionne bien pour l’univers. Après tout, un monde de pirate sans carte, ça n’est possible ! À l’inverse, c’est sans trop de surprise que la série commence 22 ans avant le début de la série avec Gold Roger capturé. Bim. Point du Bingo Séries avec une jolie affiche « Wanted ». Je savais que je pouvais compter sur One Piece pour l’avoir !

Que cela n’empêche pas le gouvernement de faire une grossière erreur : Gold Roger est exécuté devant une foule immense dans la capitale. Avant ça, il a droit à quelques derniers mots lors desquels il assure avoir réalisé tous ses rêves et invite la foule à en faire autant : son trésor est bien caché, à eux d’aller le trouver. Je ne peux m’empêcher de penser que la fin du manga sera inévitablement de nous dire que le trésor n’est qu’une pièce – après tout, c’est le titre – mais est surtout tout le voyage et le mode de vie des pirates.

On verra bien. En attendant, la série peut commencer : la foule se met aussitôt en quête du trésor et part dans tous les sens, et Gold Roger meurt en changeant à tout jamais le monde qui entre dans l’âge d’or de la piraterie. Simple et efficace comme lancement et comme enjeux global pour la série, ça fonctionne toujours aussi bien : tout le monde part à la recherche du One Piece, le trésor de Gold Roger.

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Alvida

Une fois que c’est fait, nous sommes propulsés sur l’East Blue Sea où l’on nous introduit le personnage de Luffy. Les attentes sont énormes et la série joue totalement avec nous, en commençant par un gros plan sur le chapeau fétiche de Luffy. Eh, ça aussi ça fonctionne. Quand il relève la tête, bim, petite excitation de début de série.

Par contre, on s’éloigne déjà beaucoup du manga : on nous épargne l’enfance de Luffy et l’histoire du fruit du démon pour l’instant, en nous indiquant seulement que Luffy nage « comme une enclume ». Son caractère est le bon, par contre : il parle à un oiseau pour se présenter et tenter de le recruter, en vain, et on nous fait tout de suite comprendre que l’univers de la série sera un peu perché. Je veux dire, Luffy est taré, se parle tout seul, crie de joie, s’enferme dans un tonneau pour ne pas couler avec son bateau…

C’est tout con, mais ça marche bien comme raccourci, malgré un petit côté Pirate des Caraïbes. Autant je n’y pensais jamais à ces films quand je lisais les mangas, autant maintenant que je regarde sous forme de live-action, je ne peux qu’y penser. En effet, Luffy se retrouve dans un tonneau pris entre deux feux – ou plutôt entre deux navires. Les pirates s’attaquent entre eux à coups de canon et on nous introduit le capitaine Alvida. La capitaine Alvida. Une femme ! Bonne idée, ma foi.

Elle attaque donc avec son équipage un autre bateau dans le but de retrouver Zoro. Malheureusement pour elle, il n’est plus dans le navire ennemi et elle n’apprend pas grand-chose d’utile de la part de ses ennemis. Il n’en faut pas plus pour qu’elle montre qu’elle n’a pas de pitié et qu’elle tue le capitaine adverse. On nous introduit alors son larbin, un garçon blond aux lunettes rondes. Ouais, on sent qu’on vient d’un manga quand on voit ces lunettes excessivement grandes, mais bon, ça participe à l’humour et à l’univers. Et bien sûr, le tonneau de Luffy finit sur ce bateau lui aussi.

Durant la nuit, Luffy sort donc du tonneau pour mieux tomber nez à lunettes avec le larbin du navire – du moins, c’est comme ça que Kobby est introduit ici. Malheureusement, la série tombe alors dans un écueil que je pensais qu’elle souhaitait éviter : le flashback. Luffy raconte ainsi à Kobby qu’il est un pirate, même s’il n’en a pas l’air, et parle brièvement de son enfance pour révéler qu’il a toujours voulu être pirate. La scène sur le bateau en flashback était clairement en trop dans la narration de l’épisode. Autant le manga présentant ça dans l’ordre chronologique réussissait à nous accrocher un peu, autant cette obsession des flashbacks dans les séries depuis Lost commence à se faire vieille. Et c’est dommage, parce qu’en plus, je ne vois pas ça durer dans le temps sur toute la saison.

Bref, j’ai plutôt envie de me concentrer sur le présent de l’action, avec un Luffy qui a évidemment faim et dont le caractère loufoque va vite apparaître à tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore : alors qu’il faut être discret et que Kobby se fait le plus petit possible quand ils sortent de la cale, c’est dans un mouvement très Luffyiesque que Luffy réveille tout le navire.

Bim, l’action est relancée : Alvida est déçue de voir que Kobby le trahit, Luffy affirme qu’il sera roi des pirates et Alvida lui rappelle qu’elle est la pirate la plus puissante. Je connais déjà l’histoire, mais je me laisse facilement emporter malgré tout : le casting est franchement bon, j’adore cette interprétation du personnage d’Alvida. Elle n’est évidemment pas du tout comme je l’imaginais, mais son rôle est top – c’est bien écrit, son jeu me fait rire et apporte à la série la touche d’humour qu’il fallait.

Rapidement, Luffy défie par son caractère la capitaine Alvida, en affirmant que Kobby est libre (he’s a free elf ?) et qu’il pense qu’Alvida est un cachalot. Il n’en faut pas plus pour qu’Alvida sorte sa batte – son arme caractéristique – et tente de tuer Kobby, mais là encore, Luffy n’hésite pas à le sauver. Dès lors, la première bataille pour Luffy commence et c’est tout fun : on voit Alvida qui s’énerve à tenter de frapper Luffy, en vain. On nous révèle ainsi les pouvoirs de Luffy : c’est un homme-élastique. Il survit quand on lui tire dessus et il se déforme à l’envie à chaque coup de batte.

Alvida, hyper puissante jusque-là, est donc tournée en ridicule bien rapidement et Luffy utilise même son poing pour la faire tomber du navire. L’attaque spéciale de Luffy ? En vrai, ça passe mieux que je l’imaginais. Je pensais que ça rendrait forcément ridicule en live-action. Là, les effets spéciaux sont quand même bons – pas exceptionnels, mais ça passe – et la pause que ça impose dans la bataille ne m’a pas sorti de l’épisode.

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Kobby

Une fois Alvida éjectée du bateau – en feu, en plus ! – Luffy propose à Kobby de le suivre sur un canot de sauvetage. Ce n’est pas comme s’il lui laissait vraiment le choix, cela dit, mais bon, ça permet à l’épisode d’avancer un peu. Kobby peut ainsi poser plein de questions à Luffy sur son passé. On repart ainsi dans le flashback où l’on voit Luffy tenter de se crever l’œil, en vain, et être soigné par Shanks. Je ne suis pas convaincu plus que ça par le casting de Shanks d’ailleurs.

Il me semble qu’il est pourtant supposé être l’une des grandes attentes de la série. On va faire avec : le personnage est toujours top avec Luffy et il donne de bonnes leçons au petit qui veut devenir un pirate. Malheureusement, Luffy n’en fait qu’à sa tête et n’est pas très obéissant : il décide donc de manger un drôle de fruit qu’il trouve dans la cale du navire et qui fait partie du trésor de Shanks.

Shanks, lui, ne surveille pas assez Luffy, tout occupé qu’il est à se prendre la tête dans un bar et à se résigner à faire face aux pirates débiles qu’il croise sur son chemin. J’aime la leçon qu’il tente de donner à Luffy ensuite sur le fait que la violence ne peut pas tout résoudre (un comble, dans cet univers de pirate) et la mise en scène menant à la révélation du pouvoir de Luffy est plutôt bonne.

On revient dans le présent ensuite où Luffy explique qu’il a mangé le Gum Gum Fruit, un fruit du démon. Soit. Les différents éléments de la série sont plutôt bien introduits et vraiment, je trouve très cool l’acteur choisi pour incarner Luffy. Il fonctionne vraiment en Luffy, c’est chouette. Quant au caractère du personnage, il me soule souvent dans le manga, mais pour le moment, j’accroche bien à l’humour qu’il apporte – c’est un peu plus dosé, peut-être.

S’il affirme qu’il veut aller sur Grand Line, Kobby lui fait remarquer qu’il a besoin d’une carte pour ça. C’est la première fois que Luffy s’en rend compte et il est vite convaincu que Kobby lui sera utile pour ça. Il écoute tout de même son rêve de rejoindre la marine et décide de mettre au point un plan qui permettra à tous les deux d’obtenir ce qu’ils veulent.

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Nami & Zorro

Cet épisode introduit également le personnage de Nami, il le fallait bien. Ce scénario est un peu trop éclaté à mon goût, parce que plutôt que de suivre une trame linéaire comme le manga, il fait le tour de plein de choses en parallèle. C’est l’avantage d’une série, c’est sûr, mais ça complexifie un peu le nombre de personnages pour un premier épisode. Cela me donne l’impression que la série s’adresse avant tout à des lecteurs du manga ou des fans de l’animé – tout est expliqué pourtant, mais ça me paraît aller trop vite pour tout ingérer d’un coup.

Nami, donc, est introduite comme une damoiselle en détresse sur un canot. Elle est secourue par deux pirates complètement débiles qui se laissent berner par un coffre sur le canot de sauvetage de Nami. Le coffre est évidemment vide et elle profite de leur faim d’argent pour leur voler leur navire. Simple et efficace. L’actrice ? J’adore sa voix et elle joue bien, mais vraiment, la couleur des cheveux, c’est too much pour que j’accroche pour l’instant. Ils auraient pu trouver un roux plus naturel – même si ça collait moins au manga.

Contre toute attente, cet épisode propose aussi de faire un détour par l’île de Sixis. C’est l’avantage d’une adaptation : ils peuvent déformer un peu le matériel d’origine. Plutôt que de suivre le début de l’aventure de Luffy uniquement, on nous introduit donc déjà d’autres personnages. Je ne sais pas si je suis convaincu, mais il faut faire avec : nous découvrons donc le personnage de Zorro (grosse attente pour le casting, j’ai hâte de voir ce que ça va donner) être contacté par Baroque Works par l’intermédiaire de Mr 7. Y a pas à dire, ce costume est ridicule sur papier, mais c’est encore pire en vrai !

Mr 7 explique à Zoro qu’il est intéressé par ses talents et souhaite le recruter, mais ce n’est pas trop le délire de Zoro, qui refuse un tatouage sur le visage s’il n’est pas le numéro 1 – avec son doigt d’honneur. OK. Niveau écriture, le personnage de Zoro est vraiment top et badass. L’acteur a un peu plus de mal à me vendre le personnage pour le moment. Quoiqu’il en soi, il nous tue Mr 7 en quelques secondes. Les combats n’ont jamais été si courts dans One Piece, non ?

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Shells Town

En parallèle, Luffy et Kobby arrivent à Shells Town où le but est pour Kobby de rejoindre la marine et pour Luffy d’obtenir une carte. Une fois en ville, Luffy est terrifié de constater qu’il existe des dizaines d’affiches « Wanted », parce qu’il y a beaucoup de pirates et pas son visage sur les affiches. Et ça, ce n’est pas normal pour lui. Kobby, lui, est juste terrifié par l’existence même des pirates.

J’aime bien l’amitié improbable entre eux et je trouve que ça fonctionne bien, comme dans le manga en soi, d’avoir cette relation entre eux. Et puis surtout, on en arrive à un moment bien fun où tout le monde est réuni dans la même taverne. En effet, alors que Luffy se remplit l’estomac en présence de Kobby, Nami débarque et drague un type de la marine – le plus petit possible (et c’était fun) – alors que Zorro arrive au bar.

C’est par lui que l’action va reprendre, quand un type s’en prend à une enfant qui était sympa avec Zorro et lui offrait de la nourriture. Zorro n’apprécie pas du tout l’attitude de ce Malfoy en carton (désolé, mais c’est ce qu’il m’a renvoyé) et il est toujours aussi badass. Il tente donc de forcer le blond à manger une boulette de viande qu’il vient de faire tomber par terre et le blond veut aussitôt l’attaquer.

C’est une mauvaise idée : Zorro n’a même pas besoin de dégainer l’un de ses trois sabres pour le mettre à mal, tout en explosant aussi la tronche de tous les marines qui essaient de l’arrêter. Luffy est fan de Zorro à peu près aussitôt, Nami en profite pour assommer un garde, Kobby se planque sous une table. Franchement, l’action est sympa et mène à la révélation que Zorro se bat vraiment contre Malfoy : le blond lui propose tout ce qu’il veut parce que son père lui donnera.

Son père ? Le capitaine Morgan, richissime marine… Qui lui doit de l’argent. En effet, Zorro ramène le corps de Mr 7 pour collecter la prime. C’est son business : récolter les primes. Le problème ? Il a attaqué des marines, et ça, c’est récompensé par sept jours sur une croix, sans nourriture et sans eau. Un petit régime, donc. Zorro préfère encore ça plutôt que d’être embauché par les marines comme Morgan lui propose.

Alors que Zorro fait face à cette punition, Luffy et Kobby retournent dans leur canot pour passer la nuit. Plutôt que de dormir, ils papotent et c’est l’occasion pour Kobby que le monde ne fonctionne pas en noir & blanc, mais en nuances de gris. Il est surpris d’avoir vu un marine être méchant avec une petite fille, parce que ça ne correspond pas à sa vision du monde : un pirate a protégé la petite, contrairement à la marine dont c’est le but.

Le lendemain, le blondinet revient évidemment voir Zorro qui est désormais sur une croix pour se foutre de lui. Il est absolument insupportable et mérite vraiment ce qui est sur le point de lui arriver. Nous n’y sommes pas encore cependant. Pour l’instant, on voit plutôt Nami s’infiltrer parmi les marines avec l’uniforme et Luffy tenter d’entrer dans la base en passant par les canalisations. Malheureusement pour lui, Luffy se contente d’atterrir devant Zorro crucifié.

La conversation s’engage entre eux malgré la volonté de Zorro de ne pas lui parler, et ça fonctionne vraiment bien. Il n’y a pas à dire, le matériel d’origine est génial : on nous révèle ainsi que Zorro est un chasseur de pirates qui souhaite de devenir le meilleur en combat de sabre là où Luffy souhaite être le roi des pirates. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir, le caractère sympa et un peu naïf de Luffy suffit à faire le reste : il libère Zorro pour qu’il puisse suivre son destin et repart par les égoûts.

Il tombe alors dans une salle pleine de cartes où Nami se trouve justement. Elle essaie de voler la carte de Grand Line en se faisant passer pour une marine, sauf que ce n’est pas si simple : elles sont en fait toutes dans le bureau de Morgan et Nami sait certes mentir, mais elle se fait vite griller. Comme elle sait se battre, ce n’est pas un souci. Bref, Luffy tombe sur elle quand elle est déjà hors de danger et il lui dit aussitôt qu’il a tout entendu et qu’elle cherche sa carte.

Si Nami n’est pas tout à fait d’accord avec ce possessif, elle suit malgré tout Luffy qui se balade ensuite dans le bâtiment comme s’il était tout à fait normal d’y être. Vraiment, c’est un personnage marrant Luffy, il n’y a pas à dire, sa simplicité d’esprit et sa volonté de toujours demander ce qu’il veut comme si c’était normal de l’obtenir le rend hyper sympathique et attachant.

Bon, pas pour Nami, qui a juste peur qu’il les fasse repérer, ce qui ne manque pas d’arriver. Une fois face à face avec Morgan, donc, Nami se retrouve à reprendre ses mensonges pour expliquer qu’elle emmenait Luffy en prison – et Morgan la croit. Luffy est fasciné et trouve aussitôt qu’ils forment une super équipe, mais c’est encore avant de savoir que Nami est une voleuse professionnelle qui a réussi à voler les clés de Morgan.

Bon, s’il est fasciné et qu’il demande à Nami de rejoindre son équipage – comme il l’a fait à Kobby et Zorro plus tôt – Nami refuse. Elle veut bosser seule et refuse d’être associée aux pirates, car elle les déteste. Elle accepte tout de même que Luffy la suive jusque dans le bureau de Morgan où elle cherche la carte pendant qu’il joue avec tous les objets du bureau. Cela lui permet de découvrir le coffre caché de Morgan, et c’est bien drôle à voir.

Bon, ils sont tout de même pressés par le temps quand Morgan apprend qu’ils sont là et débarquent à la porte du bureau. Ce n’est pas vraiment un problème pour Luffy cependant : il décide d’utiliser ses pouvoirs pour arracher la porte du coffre. Nami lui vient en aide et hop, les voilà qui passent par la fenêtre avec le coffre entier. C’est con. Mais c’est marrant. Surtout qu’ils sont en haut d’une tour. Pas de quoi s’inquiéter avec les pouvoirs de Luffy cependant.

Pendant ce temps, Zorro suit sa vengeance personnelle. Il avait promis qu’il ferait gémir le fils de Morgan et ça ne manque pas. C’est assez simplifié, en même temps, par le fait qu’il le retrouve complètement nu en train de s’amuser avec son sabre (non, c’est pas une image, je parle d’un vrai sabre). Quand il s’apprête alors à quitter le bâtiment, il tombe dans la cour intérieure sur Nami et Luffy en train de se battre avec tous les gardes.

La scène d’action est vraiment très sympa à suivre. C’est ce que doit se dire Zorro, parce qu’il décide finalement de rejoindre Luffy et Nami pour les aider à se battre contre les marines. Le ménage est vite fait et nos trois héros se retrouvent alors à se battre contre Morgan qui est amusé de les voir tous les trois ensemble. Si Luffy affirme qu’ils sont un équipage, les deux autres refusent et hop, on enchaîne sur un combat plutôt bien mené.

Les chorégraphies sont stylées, les pouvoirs de Luffy plutôt bien exploités et les trois sabres de Zorro révèlent chacun où ils vont dans ce combat qui est sympathique à suivre. Bien sûr, le trio finit par gagner, même si Nami est plutôt occupée à chercher comment embarquer le coffre. La solution est pourtant simple : il suffit d’utiliser les bras de Zorro tout simplement.

Ils se rendent donc tous sur le bateau de Nami – même s’ils ne sont toujours pas un équipage. Luffy refuse de partir sans Kobby, toutefois, et c’est con parce que les marines cherchent toujours à les arrêter. Parmi eux, il y a une fois de plus le fils de Morgan, ridiculisé encore un peu plus par Zorro qui lui a refait sa coupe. Il y avait tant de possibilités pour le ridiculiser, c’est presque la version gentille.

Toujours est-il qu’il compte bien les arrêter… jusqu’à ce que Kobby le frappe. Malgré tout, Kobby ne souhaite pas partir avec Luffy. Eh, ça fait beaucoup de mangas d’un coup dans ce premier épisode, tout de même. C’est efficace cependant, et j’aime bien que ça aille si vite. Kobby refuse donc de les suivre alors qu’ils partent sur Grand Line parce qu’il souhaite mener sa propre vie et devenir un marine. La prochaine fois qu’ils se verront, ils seront ennemis… mais pour l’instant, let’s go, ils sont amis et il les aide à s’enfuir.

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Cliffhangers

Plusieurs cliffhangers viennent ponctuer ce premier épisode, et je crois bien que… je n’ai pas été assez loin dans les mangas finalement ? Je n’ai aucun souvenir de Garp qui reçoit un coup de fil (enfin, d’escargot) et apprend que la carte de Grand Line a été volée par trois pirates. Par contre, j’ai très hâte de voir l’arc de Baggy le Clown et je suis content d’en avoir un aperçu dès cette fin d’épisode. Le clown affirme qu’il s’agit de sa carte et qu’il va la récupérer, et franchement, la folie de Baggy est parfaite pour Jeff Ward. Je suis content de le retrouver, même si ce rôle est très, très loin de celui qu’il avait dans Agents of S.H.I.E.L.D.

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One Piece (S01)

Synopsis : Embarquez pour une aventure épique aux côtés de Monkey D. Luffy, un pirate intrépide en quête du trésor légendaire connu sous le nom de One Piece. Entre camaraderie, combats et mystères, sa quête promet d’être mouvementée… comme dans le manga, donc !

Pour commencer, One Piece sur Netflix est la série que tout le monde attendait pour la rentrée, mais qui sort le dernier jour des vacances du prof que je suis. Génial, non ? Tous mes élèves l’auront binge-watchée d’ici lundi, et moi, je serai à la traîne et vais me prendre tous les spoilers dans la figure. J’ai lu les 30 premiers tomes du manga, donc je devrais être à l’abri de révélations vraiment incroyables, mais je suis vraiment curieux de voir ce que cette adaptation va donner et j’aimerais me forger mon propre avis avant d’avoir le leur.

De toute manière, je n’ai pas vu l’animé (qui cartonne) alors mon avis sera forcément différent de celui de mes élèves. Il n’empêche qu’entre la montagne de travail qui m’attend et un week-end déjà bien chargé par d’autres occupations (faut bien profiter des derniers jours de répit), je sens que je vais devoir ruser pour trouver du temps.

Malgré tout, ce qui me pousse à plonger dans cette nouvelle série, c’est que ma curiosité est plus que titillée et que je sais que tout le monde va la regarder. Si le manga prend son temps pour démarrer, je doute que la série fasse de même avec seulement huit épisodes (d’une heure, certes, mais tout de même).

Côté acteurs, le casting de Luffy me semble excellent, même si j’ai quelques réserves sur Nami et ses cheveux à la coloration beaucoup trop artificielle pour mes yeux. Par contre, Sanji, mon personnage préféré dans le manga, a intérêt à être à la hauteur de mes attentes ! Mes attentes ? Je souhaite une adaptation qui va à l’essentiel tout en conservant l’esprit du manga. Je ne veux pas d’un copier-coller, qui est de toute manière impossible, mais plutôt d’une interprétation qui sait capturer l’essence de l’histoire originale. C’est un équilibre délicat à trouver… mais j’ai envie d’y croire !

Ca ne veut pas dire que j’y crois à 100% autant. D’abord, j’ai peur que la série soit bien réalisée mais qu’elle se fasse descendre par les fans puristes et se terminent sur un cliffhanger. Ce serait dommage, même si le manga permettra toujours de compenser. Ensuite, il y a toujours le risque que le rythme ne soit pas bien géré et que je m’ennuie ou décroche – ou que ça me donne envie d’aller lire la suite du manga. Et enfin, il faut que j’évoque le pire scénario pour moi… Que la série soit tellement addictive que je veuille tout regarder d’un coup alors que je n’ai clairement pas huit heures devant moi.

Note moyenne de la saison : 

Ahsoka – S01E03 – Time to Fly – 18/20

L’épisode est très court, mais il prend tout de même le temps de fournir une intrigue complète. Je comprends pourquoi ils n’ont pas cherché à le rallonger plus que ça : l’épisode a tout ce qu’il faut et donne franchement envie de voir d’autres épisodes – pas de longueur, de l’action, de l’humour et des personnages que j’apprends à connaître. C’est un peu particulier, car je sens qu’il me manque des éléments venant de Rebels, mais en même temps, je sens aussi que je n’en ai pas forcément besoin pour être à fond.

Spoilers

Sabine, Ahsoka et Huyang sont à la poursuite du vaisseau ennemi.


I want you to see with more than just your eyes.

Qui aurait cru que je serais impatient de voir un épisode d’une série Star Wars ? Et pourtant, c’est bien le cas ! Je suis même un peu déçu que l’épisode soit si court, surtout avec un long résumé et un générique de fin interminable – même si ça me permet de le voir ce midi, évidemment.

L’entraînement | Héra | Course spatiale

L’entraînement

L’épisode reprend plus ou moins là où le précédent s’est arrêté : Ahsoka et Sabine sont toujours en train de voyager vers leur ennemi. Sabine en profite pour s’entraîner un temps avec Huyang. Si elle se rappelle les bases du combat à l’épée, elle n’est soi-disant pas à la hauteur. J’ai un doute tout de même, on l’a vue se battre avec beaucoup d’efficacité dans le premier épisode.

Cela dit, Ahsoka nous explique vite pourquoi : elle est une mandalorienne, donc elle a des réflexes et des aisances avec les armes. Cela ne pourra pas tout faire pour elle et on sent bien qu’elle est frustrée de savoir qu’elle n’est pas à la hauteur du Jedi qu’elle veut devenir. Cette information n’a aucune importance pour Ahsoka, qui, au contraire se décide à reprendre l’entraînement en main avec ses propres méthodes.

Je ne pensais vraiment pas que la série prendrait le temps de proposer ce genre de scènes – ça oscille entre l’humour et l’entraînement basique, mais ça me rappelle surtout certains épisodes de Buffy. Vous l’aurez compris, c’est un point positif à mes yeux que la série se permettent de perdre du temps à entraîner Sabine comme cela.

Comme cela ? Oh, Ahsoka lui propose de s’entraîner à l’aveugle pour voir si elle est capable de sentir sa présence. Cela donne un moment très sympa et aura probablement une importance dans les combats d’ici la fin de la saison. En attendant, ça permet de chouettes moments où Sabine s’enferme un peu trop dans la colère pour son bien.

Après cet entraînement, Sabine et Ahsoka prennent le temps de papoter un peu de ce qu’il se passe. Le problème de Sabine est donc qu’elle ne sent pas la Force comme Ahsoka le fait – elle a ainsi peur de ne pas avoir ce talent. Ce n’est toujours pas un problème pour Ahsoka, qui affirme que l’entraînement et la discipline sont ce qui permettent d’utiliser la Force. C’est dommage de ne pas avoir présenté le personnage d’Ahsoka par-là la semaine dernière. Concrètement, je trouve qu’elle est bien plus intéressante quand elle est posée et explique les choses à sa Padawan que quand elle s’enferme des rancoeurs ou des intrigues qui la font passer pour l’adulte reloue.

Dans cet épisode 3, c’est tout l’inverse : elle affirme qu’elle souhaite que Sabine se découvre elle-même et atteigne son plus grand potentiel. Elle est heureuse de lui enseigner ce qu’elle sait, même si l’académie n’aurait jamais choisi Sabine pour en faire une disciple. Ma foi, c’est un beau message aussi pour tous les fans : on peut tous devenir des Jedi puisque la Force est en chacun de nous. Bon, après, quand on voit Sabine s’efforcer à bouger une tasse en vain, elle ressemble plutôt à une enfant qui joue à avoir des pouvoirs qu’autre chose. On a tous fait ça après avoir vu un épisode de Charmed, non ?

L’entraînement | Héra | Course spatiale

Héra

Pendant ce temps, Héra se retrouve coincée dans une réunion avec l’hologramme de la Chancelière et quelques sénateurs, dont un certain Xiono qu’elle ne semble pas aimer. Son but est de faire un compte-rendu sur ce qu’il s’est passé dans l’épisode 2. Héra est évidemment inquiète de devoir annoncer que Thrawn est lié à tout ça et serait vivant, mais aussi de savoir que l’Empire peut encore avoir ce genre d’usines bossant secrètement pour eux.

Xiono, lui, y voit une utilisation maligne de la menace d’un retour de l’Empire : le sénateur n’aime pas qu’on agite ce genre de peur pour financer des opérations qui permettraient d’alimenter une quête personnelle. La quête perso ? Retrouver Ezra. L’un n’empêche pas l’autre en fait. La série capitalise une fois de plus sur son passé dans Rebels, mais comme je n’ai pas regardé, il est difficile de se faire une idée de tous les enjeux qui sont, eh bien, en jeu. Pourtant, même sans les avoir, la série ne présente juste assez pour qu’un néophyte comme moi l’apprécie.

Hera insiste donc pour rappeler que Thrawn est une menace à prendre au sérieux, puisqu’elle a eu l’occasion de se battre contre lui et qu’il a tué des amis et de la famille. Oui, Hera a une famille, notamment un fils. Bien. Cela ne sera pas suffisant : la commission finit par refuser qu’elle parte en mission pour suivre leur ennemi et peut-être retrouver Thrawn. Elle l’annonce donc à Ahsoka, Sabine et Huyang, mais la communication est vite interrompue.

L’entraînement | Héra | Course spatiale

Course spatiale

Si la communication est interrompue, c’est parce que nos héros sont arrivés à destination : les communications sont volontairement brouillées et ça termine vite en bataille spatiale. L’avantage, c’est que Sabine n’a pas besoin de maîtriser la Force pour maîtriser les tirs de lasers depuis le vaisseau, pas vrai ? Eh bien, pas vrai. Ahsoka en profite pour une autre leçon : Sabine doit apprendre à anticiper les mouvements des ennemis, surtout qu’elle ne peut pas stabiliser le vaisseau – elles essuient aussi des tirs.

Huyang continue d’apporter un bon humour dans l’épisode à être un robot assez froid et détaché de la situation, tandis que la course poursuite a du mal à représenter vraiment quelque chose pour moi. Concrètement, j’ai l’impression qu’Ahsoka tourne un peu en rond autour d’une planète en attendant qu’Huyang puisse lui révéler un objet immense dans l’espace : un anneau dans l’espace.

Il s’agit de celui de Morgane et Ahsoka finit par le voir et s’en approcher. C’est une déception pour Sabine : alors qu’elle commençait à se faire la main sur le missile du vaisseau et détruire des vaisseaux ennemis, le fait de s’approcher du cercle fait que leurs ennemis abandonnent les poursuites.

En effet, Morgan oblige sa disciple à faire demi-tour : elle est déçue de son inefficacité à se débarrasser des nouveaux arrivants. Cela dit, elle n’est pas beaucoup plus forte que sa disciple, malgré un vaisseau mille fois plus grand et puissant, elle ne parvient pas du tout à leur tirer dessus. Ainsi, Huyang peut en profiter pour copier des données en s’approchant du vaisseau ennemi. Ce dernier finit tout de même par atteindre sa cible, mettant à mal le vaisseau d’Ahsoka. Huyang finit KO, le vaisseau incapable de s’échapper.

Et plutôt que de se concentrer sur la destruction totale du vaisseau, la disciple de Morgan se fait avoir comme une bleue : elle se laisse distraire par une diversion d’Ahsoka. C’est un peu extrême et too much pour moi : Ahsoka sort du vaisseau et se bat dans l’espace avec ses sabres laser dans sa combinaison d’astronaute. Et comme ça, elle parvient même à détruire un vaisseau ! On se fiche de nous là, ou bien ?

Pendant ce temps, Sabine répare une partie du vaisseau et parvient ainsi à les faire repartir en direction de la planète. J’aime bien l’idée en tout cas, surtout quand Ahsoka demande à Sabine de revoir ses priorités et de penser à la survie générale plutôt qu’à celle d’Huyang. C’est simple, mais ça fonctionne et permet de placer une fois de plus Ahsoka en position de leader qui sait ce qu’elle fait. Elle sait si bien que nos héros s’en sortent dans cet épisode : ils contournent quelques baleines aériennes extraterrestres et vont se cacher dans une forêt rouge (12 monkeys ?) en coupant toute l’électronique du vaisseau.

Je profite de cette pause dans l’action pour souligner à quel point la série est visuellement parfaite – la course poursuite dans l’espace et les grosses créatures, c’était magnifique. En plus, ça parle aux fans apparemment : la dernière fois que Sabine a pu en voir, c’est le jour de la disparition d’Ezra. C’est donc pour ça qu’elles ont échangé un sourire avec Ahsoka en plein moment dramatique alors ! Le drama continue, d’ailleurs : ces baleines, nommées Purrgil, sont des animaux migratoires suivants des voies intergalactiques. Et le vaisseau circulaire ennemi à la possibilité de voyager à travers les galaxies grâce à son hyper moteur.

Bref, c’est clair : les méchants ont un plan de conquête surprise sur le feu. Et ils souhaitent conserver l’effet de surprise, ce qui explique qu’on termine l’épisode sur un bon cliffhanger : le maître demande à ses droïds de traquer le vaisseau d’Ahsoka, planqué dans la forêt.

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The Winter King – S01E02 – 16/20

Le premier épisode était lent et mettait tout en place, ce second en profite largement. S’il est toujours lent et trop peu centré sur le personnage pourtant central de son histoire (j’ai bien compris que ça risquait d’être pour la saison 2 ce que je veux voir), il est aussi implacable avec l’ensemble des personnages et beaucoup plus difficile à supporter. La série gagne en violence et, même en sachant les grandes lignes de l’histoire, c’est dur de le vivre avec eux ! Ce n’est pas exactement le genre de séries que je regarde habituellement, mais ça ne me fait jamais de mal de sortir de sa zone de confort quand la qualité est là. Et elle l’est.

Spoilers

Le roi Uther est sur son lit de mort et prend de mauvaises décisions.


The old country has no sway over me.

Eh bah, je ne pensais pas que MGM faisait si bien les choses, je suis surpris par la qualité graphique du nouveau logo – au point d’avoir envie de le dire ici oui. En vrai, c’est juste de la perte de temps, mais je suis nostalgique comme ça, que voulez-vous ? Ah oui, vous voulez la critique de l’épisode 2. C’est parti pour 54 minutes (dont le logo et le résumé du premier épisode). Le résumé n’était pas trop en trop pour essayer de se remettre tous les visages en tête.

Arthur | La décision du roi | Gundleus | Derfel

Arthur

L’épisode commence à Gaul, exactement là où le précédent s’arrêtait – Arthur n’a même pas encore eu le temps de se rhabiller, c’est dire. Merlin ne tarde pas à expliquer la nouvelle situation du royaume à Arthur, histoire de le convaincre de venir avec lui. On sait déjà que c’est ce qu’il se passera de toute manière.

Cela dit, il faut tout de même convaincre Arthur de revenir, ce qui n’est pas aisé. Après tout, il s’est fait bannir. Lui, il voit ça comme une chance car il a enfin pu être libre – sans famille, femme, enfant, et même religion. Bim, dans ta gueule Merlin. La scène est sympa comme tout pour nous réintroduire le personnage d’Arthur. Franchement, en une scène, l’épisode est déjà beaucoup plus sympathique et intéressant que la semaine dernière ; et je dis ça malgré un zoom dramatique à la Feux de l’amour sur le visage déterminé d’Arthur. Ah, Iain de Caestecker est toujours si merveilleux. Ouais, vous êtes prévenus, je vais passer toutes les critiques à me rattacher à ça, hein !

En attendant, Arthur refuse donc de suivre Merlin qui se sent bien bête d’avoir fait tout ce chemin pour un tel échec. Et s’il ne le sait pas encore, la décision d’Arthur est encore plus urgente pour Merlin que prévue : au royaume, Uther va de plus en plus mal.

Arthur | La décision du roi | Gundleus | Derfel

La décision du roi

Pendant ce temps, Derfel continue sa petite vie au royaume. Il est nourri par le désir de vengeance sur l’homme qui a tué sa mère et on sent bien que c’est une mauvaise chose pour la suite de sa vie lorsqu’il s’en confie à Nimue. Il agira quoiqu’elle lui dise…

De son côté, le roi Uther continue de vouloir faire de Mordred son héritier direct, même quand sa fille essaie de le faire changer d’avis. Finalement, elle prend conscience qu’elle préférerait voir Arthur sur le trône, mais c’est trop tard : son père est déjà mourant et a pris sa décision. Il convoque ainsi une bonne partie des officiels du royaume pour s’étouffer devant eux, mais aussi et surtout pour désigner trois tuteurs à son fils : Bedwin (un religieux), Owain (champion du royaume et meilleur ami d’Arthur, donc) et… Gundleus.

Le choc n’est pas que celui de Derfel : plusieurs voix s’élèvent contre cette décision puisque le roi Gundleus a été un traître pour le royaume. Ce n’est pas un problème pour le roi qui a trouvé le remède idéal : si Gundleus trahit son oncle et revient du bon côté (le sien, donc), il pourra se marier avec Norwenna qui s’apprête à être une reine sans roi quand lui est un roi sans femme. C’est que ça tombe bien…

Dommage pour Derfel, hein ? Les enjeux sont bien plus intéressants comme ça en tout cas : Gundleus n’hésite pas à trahir son oncle et donne des infos délicates sur ses opérations militaires. En fait, il est prêt à partir en guerre contre lui. C’est tout de même trop pour Derfel qui n’en a rien à faire de tout ça et veut juste tuer Gundleus.

Dès qu’il voit une opportunité, il tente de s’en saisir, mais comme on pouvait s’en douter, Nimue veille au grain pour l’en empêcher. C’est là la vraie surprise : elle empêche Derfel de faire de la merde, mais n’hésite pas à en faire elle-même. C’est la druide du royaume, alors elle peut se permettre quelques libertés supplémentaires : si Derfel en était à devoir prouver sa valeur (et son passé) à Gundleus pour pouvoir lui parler, Nimue, elle, n’hésite pas à cracher à la figure de son futur roi et lui rappeler que les dieux ne sont pas dupes. Et les dieux écoutent la conversation si l’on en croit l’orage qui gronde.

Bien sûr, Derfel en veut à Nimue de l’empêcher de commettre son attentat, parce qu’il était motivé à mourir pour venger sa mère lui. Nimue ne veut évidemment pas qu’il meure et on nous vend tout ça comme un amour impossible difficile à vivre. Cela dit, ça semble toujours plus simple à vivre que la vieillesse du roi : on enchaîne sur une scène où il est clairement sur son lit de mort et où il donne ses dernières instructions à Morgan – la forçant à promettre la protection de son frère avant de perdre les pédales et demander à voir Merlin dont il vient de dire qu’il l’avait trahi.

Les dernières volontés d’Uther ? Il a certes tourné le dos aux dieux, mais il se repend et souhaite être enterré selon les traditions à Avalon. Bon. La scène est un chouïa dramatique par rapport à ce qu’on sait de ce personnage qui a été assez détestable en deux épisodes, par contre. La petite musique toute intense pour marquer son décès alors que c’est juste nécessaire pour que l’histoire avance, ce n’était pas ultra efficace pour moi. Je voulais avancer, pas perdre mon temps à entendre Morgan pleurer. Ceci étant dit, j’ai trouvé plutôt chouette la manière de filmer la mort d’Uther.

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Gundleus

Plutôt que de le voir mourir, nous avons ainsi son point de vue avec le visage de plus en plus flou de sa fille – qui finit par se retirer et le laisser seul avec un plafond si flou qu’il est noir. Et une fois que c’est fait, on enchaîne avec l’enterrement, tout aussi imbitable et long. Il n’y avait pas besoin d’insister aussi longuement dessus… On a compris que c’était un traumatisme pour le royaume.

Si jamais ce n’était pas clair, on a encore une scène pour nous rappeler ses exploits guerriers et pour voir les personnages endeuillés plus de trois semaines après. Malgré le deuil, ils sont aussi inquiets pour l’avenir du royaume (il serait temps après trois semaines) : Gundleus n’est toujours pas revenu. Morgane, contente de ne pas être mariée, espère ainsi la mort de Gundleus pour protéger Norwenna. Les inquiétudes sont légitimes en tout cas : Merlin comme Nimue ont de plus en plus de visions terribles du futur – c’est toujours enflammé et sanglant.

Le lendemain matin, elle se réveille sur un nouveau cauchemar bien dramatique qui l’avertit juste à temps de l’arrivée de chevaux ennemis. Et ça ne manque pas : Gundleus est bien de retour. Non seulement il est en vie, mais en plus il vient avec une femme que personne ne connaît et qui ne dit rien qui vaille. Malgré tout, Lady Morgan est bien obligée de l’emmener auprès de Mordred. C’est son protecteur après tout.

Tout le monde est clairement méfiant de Gundleus, malgré ses promesses et ses histoires de trahison de son oncle. Quand il demande à porter le bébé, on sent bien que ça va partir en vrille. Et ça ne manque pas : Gundleus refuse qu’un bébé règne sur la Grande-Bretagne. Il le poignarde sans la moindre hésitation.

C’est aussitôt le chaos, avec tout le monde qui se donne des coups d’épées dans tous les sens et Morgan qui demande aussitôt à Derfel de fuir vers la rivière. Ladwys, c’est le nom de la nouvelle, remarque aussi la protection des dieux qui est sur la tour et sur Nimue. Cette dernière veut les éloigner et fait usage de sa magie comme elle peut pour créer une barrière de feu. Malheureusement, c’est peu efficace sur Gundleus qui n’en a rien à faire des dieux qu’elle invoque et de leur protection qu’elle est sûre d’avoir.

Là, les choses deviennent sérieusement dérangeantes à regarder, puisque Gundleus décide aussitôt de violer Nimue. Oh, Derfel entend Nimue hurler et vient aussitôt la protéger, mais j’ai bien peur que ce soit trop tard pour elle. En fait, ça ne l’était peut-être pas à ce moment-là, mais ses cauchemars sont sur le point de se réaliser malheureusement. Quant à Derfel, il est sur le point de réussir à tuer Gundleus quand Ladwys l’assomme.

Au réveil de Derfel quelques instants plus tard, Nimue est en train de se faire violer par Gundleus, devant un parterre d’ennemis qui en rit. C’est juste atroce. Clairement, j’ai trouvé la scène mille fois plus dur que le reste du massacre et de la journée catastrophique de Derfel et Nimue. Clairement, Derfel aurait mieux fait de le tuer quand il en avait l’occasion finalement.

Ainsi, après son viol, Nimue peut assister à la destruction complète de son village et au meurtre de tout le monde, un par un. C’est violent, mais Derfel parvient tout de même à la faire fuir par la rivière, comme prévu. Pas sûr qu’elle soit heureuse de survivre après tout ça.

Cela dit, je parle de la mort de tout le monde, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Gundleus souhaite en effet asseoir définitivement sa légitimité de roi – et de monstre. Il traque donc la reine Norwenna jusque dans la maison où elle se planquait pour obtenir d’elle qu’elle le respecte. Il vient de tuer son fils, mais malgré tout, elle est forcée de faire ce qu’il veut : elle est peut-être reine, mais elle n’a plus de mari au sang royal ni d’héritier. Elle est à peu près rien pour le royaume, donc.

Lui, en revanche, il prend le pouvoir. Et il va loin pour ça : il n’hésite pas à lui demander de s’agenouiller et d’embrasser son épée, pour mieux la tuer une fois qu’elle est soumise à lui. Putain, mais quel bâtard. Il était difficile d’apprécier Gundleus avant. Désormais, c’est carrément mission impossible. Le seul survivant de ce massacre est finalement Bedwin, chargé de porter le message de la mort de la reine et des actions de Gundleus. Il veut s’assurer de pouvoir être le roi. Et bien sûr, il fait de Ladwys sa reine, en lui donnant aussi le collier de Nimue. Après tout, elle a perdu tous ses pouvoirs maintenant qu’il a couché avec elle.

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Derfel

Bien sûr, Nimue ne vit pas bien du tout la suite de sa journée. Elle a beaucoup de mal à supporter le fait que Derfel veuille à tout prix la sauver de cet Enfer, parce qu’elle préférerait la mort à une journée de plus. Et on la comprend. Elle tente donc de se suicider dans la rivière, mais c’est en vain. Son désir d’aller dans l’autre monde s’explique aussi parce qu’elle pense avoir perdu toute sa valeur. En effet, elle sait très bien que Merlin a pris la décision de l’élever quand elle était enfant uniquement parce qu’elle voyait les dieux – et il l’a su puisqu’il l’a récupérée après une presque noyade dont elle a été sauvée par les dieux.

Si je comprends tout à fait son désir d’en finir plutôt que de vivre avec tout ce qui lui est arrivé, j’ai plus de mal avec cette partie de l’intrigue tout de même. Les scénaristes ne s’y attardent que momentanément cependant, préférant faire en sorte que Nimue et Derfel soient retrouvés par d’autres survivants du village, dont Lunete. Alors que celle-ci apprend la mort de son père par le couple, Derfel découvre surtout que Mordred est toujours en vie.

Je m’en doutais un peu : il y a eu échange de bébé avant, parce qu’il faudrait être cinglé pour donner le futur roi à un protecteur qui avait aussi le potentiel d’être un grand ennemi. Bon, par contre, les parents du vrai bébé qui s’est fait tuer se retrouve à devoir veiller sur le roi et c’est tout bonnement atroce pour eux. Le père avait prêté serment avec Uther, promettant de protéger le bébé Mordred quoiqu’il arrive. La mère est évidemment pleine de ressentiments, comme on peut se l’imaginer puisqu’elle vient de perdre son enfant. L’angoisse.

Cela dit, la supercherie ne peut qu’être de courte durée. Les hommes de Gundleus se rendent compte eux aussi que le bébé tué n’est pas le bon – c’est facile avec cette histoire de pied malformé. Gundleus et ses hommes se mettent aussitôt en quête des quelques survivants du village et ça aussi ça ne peut que mal tourner pour nos héros. Nimue continue de lire les présages des dieux, et ils sont mauvais.

Cela ne manque pas : le bébé Mordred se met à pleurer au moment où il faudrait rester bien silencieux pour ne pas être vus par les ennemis. Cela force Derfel et le père du bébé mort à faire demi-tour pour s’attaquer à leurs ennemis. Et hop, Derfel devient ainsi un meurtrier – et un héros pour le village. En plus, il tue un des spectateurs du viol de Nimue, ce qui est un plus pour lui ;  une manière de prendre sa revanche donc.

L’épisode se termine donc sur un bon cliffhanger : le village a survécu, Nimue a vu un deuxième oiseau qui lui a assuré que Derfel avait survécu… mais les mauvais présages semblent continuer pour eux. Ils se retrouvent à devoir fuir sur une plaine très à découvert, alors que Gundleus est à leur trousse, juste derrière eux. Et lui, il est à cheval avec une partie de ses hommes, contrairement à eux.

La course poursuite est de courte durée et nos héros sont vite face à l’ennemi, forçant un cercle de protection dérisoire pour Mordred. Alors que tout semble perdu pour eux, des lances semblent surgir de nulle part et leur sauver la vie. C’est ainsi que la série révèle que, finalement, Arthur a décidé de rentrer au pays.

Ils ont juste oublié de nous montrer comment et pourquoi il avait changé d’avis pour ménager l’effet de surprise. Bon. Je me sens un peu arnaqué, moi qui suis venu juste pour voir cet acteur ; mais la série a clairement regagné en qualité cette semaine, alors… Je suis satisfait quand même !

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