Je m’inquiète un peu d’avance de savoir qu’il n’y aura que treize épisodes et que les scénaristes n’ont pas du tout réduit le nombre d’intrigues, bien au contraire. C’est un début de saison efficace pour replacer tout le monde dans son contexte, nous redonner nos petites habitudes et apporter juste assez de nouveautés et de nouveau souffle pour que la série continue de fournir sa dose de drama habituelle. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir passé plusieurs mois sans la série : c’est juste un épisode de plus, quoi.
Spoilers
Un nouvel étage VIP ouvre au Grey Sloan.
– Do I want to know ?
– Non.
Des mois sans Grey’s Anatomy et pourtant, il suffit de trois secondes pour être replongé immédiatement dans l’ambiance. Comment font-ils pour avoir toujours les mêmes chansons lors des scènes de sexe de début d’épisode alors que c’est toujours une chanson différente ? Et comment font-ils pour commencer tant d’épisodes par du cul sans pour autant répéter exactement la même chose ?
Cet épisode commence donc par Simone couchant avec Bryant, sauf que ce n’est pas si bien que ça : ils se rendent compte qu’ils n’ont plus de préservatifs. Je ne vais pas mentir, je regarde ça à près d’une heure du matin et ce n’est pas ce à quoi je m’attendais comme début de saison. J’avoue que j’ai ri et même que j’ai fini en fou rire quand Lucas ouvre la porte de la douche de la salle de bain pour papoter avec Simone comme si de rien n’était alors qu’il est à poil. Putain. Grey’s est de retour – cette salle de bain chez Meredith, combien de gens ont été interrompus pendant leur douche au juste ? Pourquoi est-ce que personne n’a installé de verrou (ou ne s’en sert) ?
Cela me tue de savoir que les scénaristes osent un début de saison pareil, et ça me tue qu’on enchaîne avec plein d’autres couples qui couchent ensemble ailleurs. Amelia n’a pas le droit à une scène de cul par contre : Toni n’est pas encore rentrée à Seattle au début de l’épisode. Si elles ont échangé plein de SMS, Toni n’a pas du tout pardonné à Amelia d’avoir couché avec une autre. En vrai, c’était tellement abusé cette coucherie de fin de saison qu’Amelia mérite de ramer, et pas qu’un peu. Pas de quoi s’inquiéter, elles vont bosser ensemble de toute manière.
J’avais complètement oublié où on en était pour Ndungu et Jules, j’avoue, mais écoutez, c’est cool de savoir qu’ils vont bien et sont heureux en couple. Ils se rendent ensemble au boulot, et tant pis si Jules est en retard ou est grillée bien vite par Ben quand elle échange son café avec son nouveau mec.
Tant qu’on en parle : Ben n’est plus chef des résidents, puisqu’il laisse ça à Miranda alors que Miranda est, en plus, toujours dans son délire de reprendre les études. C’est beau d’avoir tant de motivation.
Nous retrouvons Jo et Link dans leur vie de parents et… putain. Voir Link me rappelle à quel point je l’ai détesté la saison précédente. Il est toujours accro aux médocs, en plus, et JO croit vraiment qu’il l’aide quand il la débarrasse de ses antidépresseurs alors que ce n’est pas le cas. C’est terrible.
Tout le monde est habillé sur son 31 au début de cet épisode, et pour cause. Il y a un nouvel étage qui ouvre à l’épisode – the Olympic Floor. Drôle de nom pour une aile VIP, mais ça plaît de ouf à Catherine apparemment. Nous voilà avec un hôpital qui ressemble fort au cabinet de Private Practice et la promesse d’un nouveau lieu avec plein de nouveautés qui ressembleront à ce que la série a toujours fait de toute manière. Meredith brille par son absence : elle fait une petite visio avec Richard pour s’excuser du retard de son avion, alors que Catherine voulait vraiment qu’elle vienne pour présenter le programme. Elle n’a pas vraiment besoin d’elle pourtant : il y a Seth, un médecin qui aide à financer ce nouveau projet.
L’inauguration est interrompue en cours de route par une notification reçue par tout le monde : il y a eu une collision de deux avions à l’aéroport. Cela ne concerne étonnamment pas Meredith qui arrive à l’hôpital à temps pour aider à gérer l’urgence. Elle commence pourtant par s’occuper d’un ado qui a attendu plus de six heures, cela dit, tout en croisant la route de Seth. J’aime beaucoup comment Mer est hyper pragmatique sur l’aile VIP. Elle n’en a rien à faire et elle le dit bien. J’ai eu l’impression qu’elle avait pris un coup de jeune – ou c’est peut-être juste que l’actrice est en forme. Elle m’a bien fait rire avec ses mimiques en tout cas.
Il y a eu une collision entre deux avions, alors Miranda se retrouve à devoir traiter l’homme qui a fait de la merde en disant à un avion que la voie était libre alors qu’elle ne l’était pas. Bon, le pauvre : il a reporté indéfiniment un problème médical et c’est pour ça qu’il n’a pas été à son top au moment de bosser.
Bien sûr, c’est un cas dramatique qui mène Ndungu et Miranda à devoir l’opérer au beau milieu de l’ascenseur. Bizarrement, Jo ne semble pas se sentir si à l’aise en voyant l’arrêt cardiaque du patient et tout le sang qui gicle. Miranda le remarque, et je suis si triste que la série continue sur cette voie. Que vont-ils faire de Jo si elle ne peut plus opérer et panique à chaque fois qu’il est question de mourir ? C’est trop triste pour le personnage – même si c’est totalement OK comme réaction, bien sûr.
Ndungu et Bailey parviennent à sauver la vie du type, mais bien sûr, Miranda se rend compte qu’elle ne pourra peut-être pas étudiante comme elle l’espérait. Si son but est d’aider à réparer le système avec son nouveau diplôme, elle rate la deadline pour s’inscrire et comprend qu’elle ne pourra pas tout gérer à la fois. Alors qu’elle envisage d’abandonner, Ndungu la convainc de déléguer davantage. Le type remplace déjà Owen et Teddy à la fois, gère à merveille quand il s’agit de remettre les patients qui s’énervent aux urgences de ne pas être soignés en premier et il accepte maintenant de reprendre le rôle de chef des résidents.
C’est une catastrophe ambulante Ndugu, franchement ! En gros, il accepte de devenir le chef de sa petite-amie secrète du moment alors même que Ben lui a fait comprendre qu’il était au courant et qu’il ferait mieux de dire les choses avant que ça lui pète à la gueule. Il ne faudra pas longtemps pour que ça pète, donc.
En parallèle, Amelia et Toni se retrouvent à devoir soigner l’une des pilotes des avions. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas réconciliées. Elles se retrouvent ainsi à se disputer sur qui doit agir en priorité, et Toni essaie trop de prendre le lead sur Amelia là où la neuro semble un peu plus prioritaire, tout de même.
Quand la patiente fait un arrêt cardiaque, Toni revient tout de même aider Amelia qui est obligée de garder la patiente immobile. Tout semble se passer plutôt bien et elles arrivent même à bosser ensemble… Mais la patiente finit tout de même en arrêt cardiaque. C’est horrible : c’était son premier jour en tant que capitaine sur un avion et elle meure. C’est Toni qui prononce le décès, Amelia ayant du mal à lâcher prise sur ce cas. Comme je la comprends.
Elle ne lâche jamais l’affaire, Amelia. Le soir, elle se rend donc chez Toni pour la convaincre de la reprendre et s’excuser une fois de plus d’avoir couché avec Cass. C’est plutôt fun et ça se passe bien : Toni la pardonne et elles s’embrassent. Voilà une crise vite résolue qui n’aura pas servi à grand-chose finalement.
Alors que tout l’hôpital bosse sur le cas des deux avions, nous découvrons que Kwan, lui, n’a rien à faire. Il apprend donc le français et, en vrai, ce n’est pas si mal. Après, j’ai trouvé ça si ridicule qu’il se fasse passer pour un autre (Benson, travailleur indépendant), puis qu’il se retrouve à devoir diagnostiquer sa prof à distance. Elle a mal quand elle touche ses cheveux, mais elle demande à son étudiant de continuer à parler français ? Elle est folle, elle.
Elle accepte de se rendre à l’hôpital quand Kwan insiste, et là-bas, il la retrouve pour s’occuper d’elle. Comme il est viré, il est obligé de passer par Simone et d’utiliser son nom. Cela mène à quelques scènes plutôt drôles et bien jouées. C’est important d’avoir un peu d’humour au milieu d’un épisode si intense en drama. Les deux médecins sont géniaux et cachent à tout le monde que Kwan est là – et particulièrement à Richard. Bien sûr que c’est Richard qui vient voir ce qu’il se passe et ce que Simone fait dans une pièce avec les rideaux baissés. Elle s’attribue les mérites du diagnostic de Kwan pour éviter les problèmes.
Elle se rend ensuite dans les vestiaires pour se changer et y croise Lucas, une fois de plus torse nu. Elle lui demande de la distance et il prend le tout plutôt bien, comprenant bien qu’il s’agissait juste d’un coup d’un soir entre eux et qu’elle est toute perturbée en sa présence. Le truc, c’est que si elle est si perturbée, c’est parce qu’elle a beau être amoureuse de Bryant, elle ne sait pas s’il est le père de son enfant ou non. Oui, oui, Simone fait un test de grossesse et découvre qu’elle est enceinte. JE LE SAVAIS. C’était tellement prévisible que j’avais même cru qu’elle en avait pris conscience en fin de saison dernière, dans l’avant-dernier épisode. Allez. Vous ne m’aurez pas, chers scénaristes de Grey’s, je connais vos trucs et astuces.
Enfin, je pensais. Trente secondes plus tard, ils m’ont eu lorsque Jo balance à Lincoln qu’elle a démissionné. Ce n’est peut-être pas au niveau du « I quit » d’Izzie en fin de saison 2 il y a une vie, mais franchement, c’était une belle claque. Comme j’étais en train de soupirer fort de Link volant des anti-douleurs pour son épaule, j’ai juste repris mon souffle dans une grande inspiration choquée. Comment ça on ne la voit démissionner ? Mais putain, que va-t-elle faire ? J’ai peur de la possible errance quand je vois celle de Kwan dans cet épisode, entre cours de français et partie de jeux vidéos avec Bryant.
Enfin, nous découvrons bien sûr la première patiente VIP de l’Olympic Floor dans cet épisode. Elle est prise en charge par les nouveaux de l’an dernier, Catherine et Richard. Il s’agit d’une riche complètement à côté de la plaque qui pense que l’argent peut lui acheter la santé alors que ça ne se passe pas exactement comme ça.
La patiente réclame le docteur Grey ou le docteur Sloane (si elle savait, la pauvre) pour faire sa chirurgie parce que c’est le nom de l’hôpital, elle demande un traitement de faveur (logique) et souhaite passer avant tous les patients des deux avions. Cela n’arrange pas du tout Meredith : Catherine l’oblige à faire l’opération quand elle préfère s’occuper de son patient.
Puisqu’elle est obligée de gérer cette VIP, Meredith fait bien savoir tout le bien qu’elle pense d’elle. Cette riche la réclame ? Très bien, elle aura le service Meredith, hein. Grey insiste donc pour que les internes puissent apprendre sur ce cas en s’en occupant, même si c’est contraire aux ordres de Richard. Meredith arrête même l’opération en cours de route pour aller s’occuper de son autre patient, dont le cas est bien plus urgent et s’empire.
Bien sûr, Charlie refuse que Mer s’occupe de lui un temps, mais finalement, il accepte son aide. Elle l’opère donc, puis lui trouve ce qui ressemble fort à un cancer. Il faut attendre le résultat des examens pour savoir, mais Mer lui promet déjà l’impossible : d’être là pour lui et de s’occuper de lui sans le faire attendre et sans le décevoir. Mouais. Ce n’est pas cohérent avec la médecine ça. C’est peut-être l’un des aspects les plus terrifiants : devoir attendre sans savoir ce qu’il en est. Charlie, qui n’a pas de parents mais est depuis deux semaines en famille d’accueil, demande à rester seul pour réfléchir à tout ça.
Mer, elle, est plutôt énervée de voir que son hôpital n’est plus à la hauteur de ses attentes. C’est la première fois en plus de vingt ans qu’elle se retrouve à ne pas s’occuper correctement d’un de ses patients. Selon elle, le Grey Sloan a toujours géré à merveille tous les cas et patients : c’est la première fois qu’elle se retrouve à devoir donner la priorité au mauvais patient. Devant Catherine et Richard, elle explique donc à Seth tout le mal qu’elle pense de ce programme.
Pourtant, Catherine lui annonce que Seth est le nouveau chef des chirurgiens de l’hôpital. Il remplace donc Teddy et sera là chaque jour à l’hôpital – pas comme Meredith. Aha. C’est une vraie phrase de vipère et Mer fait alors ce qu’elle fait de mieux : elle se barre. Richard la rattrape, mais tout ce qu’il dit (principalement des histoires d’argent) ne suffit pas à convaincre Mer qui prophétise l’implosion de ce centre VIP. Hâte de voir ça !


